Tandis que les opérateurs, derrière le ransomware Lockbit 2.0, revendiquaient l’attaque menée sur le Département de l’Ardèche, ils assument également celle effectuée sur le Collège ostéopathique de Bordeaux. Comme sur l’entreprise d’agencement, de décorations sur mesures pour les professionnels, Sadeco. Une partie des systèmes informatiques et téléphoniques du Département de l’Ardèche était impactée par une offensive informatique perpétrée dans la matinée du mercredi 6 avril 2022.
Le dimanche 10 avril 2022, LockBit 2.0 affiche de nouvelles victimes. Le Ransomware-as-a-Service est prolifique, au vu du nombre grandissant des victimes affichées sur leur site de fuite. Ils ne sont pas tendres quant aux commentaires en ce qui concerne les négociations et intervenants. « Cet idiot […] ne peut payer que 100 000 $ pour 200 gigaoctets de données classifiées d’une société qui gagne des milliards. Je me demande combien il veut obtenir pour lui-même en escroquant centuryaluminum.com ? Si ceci est lu par la direction qui a engagé cet idiot pour négocier, écrivez-moi une tox pendant que vous avez le temps de sauver vos actions NASDAQ », soulignent-ils.
« Nous n’avons pas crypté l’entreprise, nous avons juste identifié les faiblesses […] et pris 100 gigaoctets d’informations privées, comme un garant de payer pour notre humble et utile travail, nous ne voulons pas que les gens meurent de faim », écrivent-ils après l’attaque menée sur l’entreprise Scoular. (Crédits : capture d’écran)
Le Collège ostéopathique de Bordeaux affirme accueillir 12 000 patients chaque année, et autant de données. Quelles sont les informations copiées, encryptées que le RaaS à en sa possession ? De la même manière, l’entreprise Sadeco basée dans le Pas-de-Calais à Saint Martin Lez Tatinghem, spécialiste en agencement pour professionnels, fabrication sur mesure et décoration est également victime. Les deux sociétés ont été contactées par la rédaction, sans réponses à la parution, logiquement fermées le dimanche, qui plus est jour de scrutin présidentiel en France.
Des documents classifiés, qui proviendraient d’Iran, révèlent des recherches secrètes sur la manière dont une cyberattaque pourrait être utilisée pour couler un cargo ou faire sauter une pompe à essence dans une station-service. Les fichiers internes, obtenus par Sky News, comprennent également des informations sur les dispositifs de communication par satellite employés par l’industrie maritime mondiale, ainsi qu’un système informatique qui contrôle des éléments, tels que les lumières, le chauffage et la ventilation dans les bâtiments dits « intelligents » du monde entier.
Les documents semblent révéler un intérêt particulier pour la recherche d’entreprises et d’activités dans les pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni, la France et les États-Unis. Une source de sécurité ayant connaissance de la liasse de 57 pages, composée en cinq rapports, a déclaré qu’elle avait été compilée par une unité cybernétique offensive secrète, appelée « Shahid Kaveh ».
Attaques ciblées d’une précision chirurgicale
Celle-ci fait partie du commandement cybernétique d’élite du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) de l’Iran. Les opérations seraient dirigées par un individu qu’il nomme Hamid Reza Lashgarian. Sky News, relate la source qui a confié les documents, sous couvert d’anonymat, croit que Téhéran récolte ces informations pour identifier les objectifs d’éventuelles cyberattaques. « Ils créent une banque de cible à utiliser au moment opportun ». L’ambassade d’Iran à Londres n’a pas répondu à une demande de commentaire sur ces allégations, souligne la télévision britannique.
Sur la plupart des dossiers figure une citation qui semble être celle du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Elle se lit comme suit : « La République islamique d’Iran doit devenir l’un des pays les plus puissants du monde dans le domaine de la cybernétique. », explique Deborah Haynes.
De plus la mention « Hautement confidentiel» trône en tête de chaque rapport. « Ils sont censés être plutôt clandestins. Ils travaillent sur des cyberopérations offensives à l’échelle mondiale », déclarait la source. (Crédits : capture d’écran YouTube)
Seules deux des pièces comportent une date d’achèvement. L’un, qui porte sur ce que l’on nomme un système de gestion de bâtiment — qui contrôle des choses les lumières, le chauffage et la ventilation dans les bâtiments intelligents — est du 19 novembre 2020. Les premières inspections et compilations des données sembleraient authentifier les documents.
L’autre, porte sur une entreprise allemande, WAGO qui produit des composants électriques, est daté du 19 avril 2020. Or, le 8 juin 2021, Eduard Kovacs relate, sur securityweek, « deux vulnérabilités découvertes dans des contrôleurs industriels fabriqués par WAGO, une compagnie allemande spécialisée dans les solutions de connexion électrique et d’automatisation, peuvent être exploitées pour perturber les processus technologiques, ce qui, dans certains cas, pourrait entraîner des accidents industriels, selon la société russe de cybersécurité positive Technologies. »
Le message transmis semble clair, la République Islamique d’Iran veut peser dans le cyberespace. (Crédits : capture d’écran YouTube)
Les vulnérabilités ont été repérées dans l’automate programmable (PLC) WAGO PFC200 et ont été corrigées par le fournisseur. L’une des failles, identifiée comme CVE-2021-21001 (classée critique), a été décrite comme un problème de traversée de chemin lié à un composant CODESYS utilisé par l’appareil. Elle permet à un attaquant authentifié, ayant une entrée réseau au dispositif ciblé, d’accéder à son système de fichiers avec des privilèges élevés, ce, en envoyant des paquets spécialement conçus.
« En exploitant cette vulnérabilité, les attaquants peuvent accéder au système de fichiers de l’automate avec des droits de lecture et d’écriture. Les modifications du système de fichiers de l’automate peuvent entraîner une perturbation des processus technologiques et même conduire à des accidents industriels », explique Vladimir Nazarov, responsable de la sécurité ICS chez Positive Technologies. Le second problème, identifié comme CVE-2021-21000, affecte l’organisme iocheckd de WAGO. Il est conçu pour vérifier les entrées/sorties de l’API et afficher la configuration de l’API. Un attaquant non authentifié ayant un accès réseau à l’appareil peut tirer parti de cette faille pour provoquer une condition de déni de service. Les lignes indiquent de nombreuses informations sur les tankers, ainsi que les pompes à essence. (Crédits : capture d’écran YouTube)
Deux études, l’une sur les pompes à carburant dans les stations-service et l’autre sur les communications maritimes, comportent des captures d’écran d’analyses (prises sur l’Internet) datant de l’année précédente. Les auteurs semblent s’appuyer sur des recherches de sources ouvertes plutôt que sur des informations privilégiées. Par diagramme les rapports illustrent un navire stable dans l’eau, un autre un bateau incliné sur un côté, un dernier montrait comment des commandes pouvaient être envoyées à distance depuis un centre de contrôle à terre via une liaison satellite. Le rapport stipule que : « Ces pompes sont utilisées pour amener l’eau dans les réservoirs […]. Tout problème pourrait entraîner le naufrage du navire ».
Le mat du couloir
Le plus récent des documents porte sur les dispositifs de gestion des édifices. Ceux-ci reflètent les systèmes informatiques qui contrôlent l’éclairage, la ventilation, le chauffage, les alarmes de sécurité et de diverses fonctions dans un bâtiment dit « intelligent ». Les feuillets énumèrent les entreprises qui assurent ces services. Parmi elles, Honeywell aux États-Unis, le groupe français d’équipement électrique Schneider Electric, le géant allemand Siemens et KMC Controls. Le rapport le plus long (22 pages) portait sur des équipements électriques fabriqués par la société allemande WAGO, mais pas seulement. Le premier, Seagull 5000i, fournit des services de téléphone, de télécopie et d’autres données via une liaison satellite.
Le système d’intérêt suivant est appelé Sealink CIR. Le majeur objectif de ce dossier n’était qu’une recherche de documentation sur deux dispositifs, annoté d’un tableau de résultat grâce à des « Google dork ». Suite à ces révélations, la journaliste Déborah Haynes interrogeait le général Sir Patrick Sanders, principal officier militaire chargé de superviser les cyberopérations britanniques, sur l’ampleur de la menace que représente l’Iran dans le cyberespace. « Ils font partie des cyberacteurs les plus avancés. Nous prenons leurs capacités au sérieux. Nous ne les surestimons pas. C’est un acteur sérieux et il s’est comporté de manière vraiment irresponsable dans le passé », répondait-il.
Comme un joueur d’échecs, placer ses pièces possède une importance stratégique. Il serait manqué de discernement en pensant que les opérateurs des différents pays ne choisissent pas leurs finalités. L’Iran avait subi l’une des premières cyberattaques connues, avec le ver informatique Stuxnet. (Crédits : DR)
Les soupçons d’organisation de l’opération « Olympics Games » se portent vers les Israéliens et les Américains. Le but fut l’attaque des centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, à Natanz en 2010. Des opérateurs informatiques liés à l’Iran sont soupçonnés d’avoir ciblé le parlement britannique en 2017, le résultat est que des milliers de comptes de messagerie, y compris ceux de députés, avaient été affectés.
En mai 2020, les ordinateurs du terminal portuaire iranien de Shahid Rajee ont « planté », provoquant l’arrêt du trafic, à la suite d’une cyberattaque qui semblerait provenir d’Israël. Celle-ci aurait été menée en représailles à une tentative iranienne de piratage des systèmes d’approvisionnement en eau d’Israël. Ainsi, chaque pays entreprend, ce, pour diverses raisons, de connaître les tenants et aboutissants des projets des ennemis, des alliés… Outre l’intervention iranienne, d’autres cyberattaques comptent. L’offensive massive de Solarwinds, qui a téléchargé un virus sur des milliers d’appareils informatiques du gouvernement américain, et l’infection par ransomware, sur Colonial Pipeline. Le dernier évènement est celui dit « Pégasus », qui révèle que le Maroc aurait utilisé un produit de la firme israélienne NSO, ce que condamne l’Algérie. Seraient-ce les seuls à effectuer de genre d’opérations ? (Crédits : DR)
Non ! Depuis que les systèmes d’information envahirent l’espace public, comme privé, des personnes bien, comme malintentionnées, testaient leurs vulnérabilités. Ainsi, il y a près de 30 ans en France, une affaire atypique défraie la chronique au début des années 1990. Dans le service des soins intensifs, d’un hôpital parisien, une femme se trouve entre la vie et la mort. Ses fonctions vitales sont gérées informatiquement. La femme décédera sans qu’aucune alarme n’ait retenti. Après des mois d’enquête, l’époux de la victime est arrêté, soupçonné d’avoir éteint l’alarme… à distance par ordinateur. L’histoire digne d’un film d’espionnage est pourtant bien réelle et paraît tirée d’un film de série Z en 2021. Dans leur rapport, les policiers parlaient « d’une modification criminelle des seuils d’alarme d’une centrale informatique dans un hôpital ». Cet acte intentionnel a même entraîné la mort d’une seconde personne, le voisin de chambre de la victime. Un cas alors inédit en France.
C’est le sujet brûlant, voire explosif du moment, ce quelque soit le pays ou continent. Une discussion peut devenir un pugilat, un concours de mots, qui ne révèlent en fait que l’incapacité d’écoute, et sans jugement, des arguments des uns et des autres. Chacun campe sur sa position, même sans connaissance… mais quel est le thème ? Le vaccin contre le SARS-CoV-2, tout simplement ou presque. Il est à ajouter le « pass sanitaire ». Tâchons de placer en lumière les faits, et uniquement les faits.
Donc, qu’est-ce qu’un vaccin ? L’Académie de Médecine explique que c’est une préparation antigénique immunogène, utilisée dans la prévention ou le traitement de maladies infectieuses, qui mettent en jeu le système immunitaire. Il est nécessaire de clarifier « antigénique immunogène ». Le premier adjectif caractérise une substance qui possède deux propriétés : la spécificité antigénique est la capacité d’être reconnue soit par des anticorps, soit par des récepteurs cellulaires, et l’immunogénicité, celle de déclencher une réaction de la part du système immunitaire (une substance qui ne possède que la première propriété est qualifiée d’haptène). Puis, le second dispose de la propriété d’induire une réponse immunitaire lorsqu’il est introduit dans un organisme qui en est dépourvu (NDLR du latin immunis, exempt de).
Il était une fois… les vaccins
C’est à Edward Jenner que l’on doit, en 1796, la première tentative de vaccination systémique contre la variole. Pour autant, il faudra attendre Pasteur, un siècle plus tard, pour pouvoir aborder et comprendre le problème de la vaccination. Il est nécessaire d’appréhender la genèse de la question afin de faire évoluer la science pour le bien de tous.
C’est là que la réflexion de Louis Pasteur fit la différence. Le médecin français démontre l’origine des maladies infectieuses, tout en apportant des protections contre elles. Ce, par l’injection de germes atténués, déterminant une maladie bénigne inapparente, laissant une immunité active solide et durable, les anticorps.
Le virus (poison en latin) représente un agent infectieux réduit à son strict minimum. Pour se multiplier, le virus, environ vingt fois plus petit qu’une bactérie, doit rentrer dans la cellule hôte et parasiter ses fonctions de réplication. Les virus sont tous à l’origine de maladies : poliomyélite, grippe, rage, Sida, variole…
(Crédits : Edward Jenner/Pexels)
L’étape décisive fut franchie en 1885, lorsque Pasteur appliqua, pour la première fois, une vaccination antirabique au petit Joseph Meister sévèrement mordu par un chien atteint de rage. Une décennie passe quand, en 1896, Sir Almroth Edward Wrigth expérimente le premier vaccin tué contre la typhoïde et, vingt ans plus tard, en 1915, Fernand Widal suggère l’emploi d’une vaccination triple associant au bacille typhoïdique les bacilles paratyphoïdiques A et B. En 1884, Robert Koch découvre le vibrion cholérique, et Jaume Ferran i Clua, puis, Waldemar Haffkine, en 1892, tente d’immuniser les sujets par des bacilles vivants.
Vaccin
Auteur / Année
Vaccin
Auteur / Année
La Variole
Edward Jenner / 1798
Infections à Méningocoque / La Rubéole
Emil Claus Gotschlich / Stanley Alan Plotkin / 1969
Le Charbon
Louis Pasteur / 1881
La Varicelle
Michiaki Takahashi / 1973
La Rage
Louis Pasteur / 1885
Hépatite B
Philippe Maupas, puis Maurice Ralph Hilleman / 1976
La Fièvre Thyphoîde
Sir Almroth Edward Wright / 1896
Infections à Pneumocoque
Robert Austrian / 1983
Tuberculose (BCG)
Albert Camette et Camille Guérin / 1921
Méningite bactérienne haemophilus influenzae de type B
John B Robbins / 1985
La Coqueluche / La Diphtérie
Thorvald Madsen / Gaston Ramon / 1923
Hépatite A
1992
Le Tétanos
Gaston Ramon / 1927
Zona / Infections à Rotavirus de l’enfant (gastro-entérites)
2006
La Grippe / La Fièvre Jaune
Jonas Salk / Max Theiler / 1937
Papillomavirus humains
2007
La Polomyélite
Jonas Salk / 1954
Infections à Méningocoques B
2014
La Rougeole
John Franklin Enders / 1963
La Dengue
2016
Les Oreillons
Michiaki Takahashi / 1966
L’histoire des vaccins à travers les âges a permis à l’humanité d’augmenter de manière significative l’espérance de vie à la naissance, bien que l’accès aux soins modernes soit hétérogène selon les continents, les ressources et les individus. Le Covid-19 sera-t-il ajouté au tableau ? (Source : Vaccination info-services)
Ce n’est qu’en 1923 que les premiers résultats de vaccination contre la coqueluche à germes entiers furent rapportés par Thorvald Madsen. À la même époque, Ramon découvre l’anatoxine diphtérique, puis tétanique, tandis que Albert Calmette et Camille Guérin découvrent le BCG. Un livre sorti en 2009, écrit par Nizar Ajjan « La vaccination : Manuel pratique de tous les vaccins » était considéré comme la « bible ». Il fut conçu pour faciliter la consultation et la recherche d’informations utiles, cet ouvrage annonce aussi les progrès à venir en matière de prévention des maladies transmissibles.
Les types de vaccins
L’académie de médecine distingue différents genres de vaccins. Les inactivés, les atténués (exemple : rougeole, rubéole, oreillons), ceux composés de sous-unités (exemple : hépatite B), les vaccins polyosidiques (exemple : pneumocoques) et les vaccins conjugués formés d’une unité oligosaccharidique couplée à une protéine (exemple : Haemophilus influenzae de type b). Le centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins (CPIAS) Auvergne-Rhône-Alpes met à disposition un fascicule afin de mieux saisir les différences.
Clarifions la compréhension. En parlant de « virus entier », les scientifiques utilisent un virus qui ne peut pas induire de maladie. Atténué, il est injecté « vivant », il peut être répliqué (Ex. : fièvre jaune, rougeole, oreillons, rubéole). Lorsqu’il est inactivé, le virus ne peut donc pas se multiplier (hépatite A, rage, poliomyélite, grippe).
Les bactéries sont des êtres vivants microscopiques constitués d’une unique cellule entourée d’une paroi et dépourvue de noyau. Beaucoup d’entre elles ne sont pas nocives, mais d’autres sont à l’origine de maladies graves, comme la peste, le choléra, la tuberculose ou, moins terrible, l’angine. (Crédits : Arek Socha/Pixabay)
Ensuite un vaccin « à vecteur viral » contient une version affaiblie d’un virus rendu inoffensif pour l’humain, dans lequel une partie du matériel génétique du virus a été introduit (Ebola). Lorsque le vecteur viral pénètre dans nos cellules, il donne des instructions pour fabriquer la protéine Spyke. Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine est étrangère et produit des lymphocytes T et des lymphocytes B pour la neutraliser, explique le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Le vaccin du laboratoire suédois britannique AstraZeneca utilise cette méthode.
Ce dernier contient une infime quantité d’adénovirus, du chlorhydrate de L-histidine monohydraté, du chlorure de magnésium hexahydraté, du chlorure de sodium, de l’édétate disodique dihydraté, de la L-histidine, de l’éthanol, du Polysorbate 80 et du saccharose.
D’autres usent de protéine recombinante. La première est une sous-unité protéique, l’injection d’une protéine immunogène produite de manière dite « industrielle » va induire la réponse immunitaire. Ce type de vaccin nécessite la présence d’un adjuvant et de plusieurs doses pour être immunogène. Comme le sont les vaccins contre l’hépatite B et la coqueluche.
Concernant la seconde, il s’agit simplement d’un virus dépourvu de tout pouvoir infectieux qui imite la structure du virus, capable d’induire la réponse immunitaire (papillomavirus, hépatite C). Le CPIAS Auvergne-Rhône-Alpes souligne que pour les vaccins à ADN, le gène d’une protéine immunogène est inclus dans une molécule d’ADN. Après pénétration dans la cellule, ce gène va intégrer le génome cellulaire et être traduit en ARNm, puis en protéine immunogène. (Crédits : Nothing Ahead/Pexels)
Cette protéine va provoquer la réponse immunitaire. Développée dès les années 90, il n’existe pas de résultat probant chez l’Homme pour VIH, VHB, VHC, tuberculose ou paludisme. Enfin, ceux utilisant l’acide nucléique, autrement dit les ARNm. Une molécule d’Acide RiboNucléique est incluse dans une nanoparticule lipidique qui va fusionner avec la paroi cellulaire et libérer l’ARNm dans le cytoplasme. L’ARNm est transcrit en protéine immunogène excrétée par la cellule. Cette protéine va provoquer la réponse immunitaire. À suivre…
Parfois, la durée d’une situation aussi courte soit elle vous marque à jamais. Elle crée en peu de temps un souvenir mémorable qui restera gravé, bien des années plus tard. Les séries « Columbo », « Amicalementvôtre », « Chapeau melon et bottes de cuir » sont emblématiques d’une époque. J’imagine facilement que vous vous rappelez votre premier jour de collège, votre premier baiser, le cadeau merveilleux que vous eussiez espéré un soir de Noël ou d’anniversaire, le premier chagrin, la première chute… Mais comment se forment ses souvenirs ?
Ah ! La mémoire ! Quel outil magnifique, malléable et façonnable ! Utile à l’écolier, au physionomiste d’une entrée de discothèque, d’un musée… Puis, avec les années, ils s’envolent, se raréfient. Mais que sont-ils ? Des moments de bonheur s’ils sont partagés.
Parler pour ne rien dire et s’en souvenir
Le lieutenant Columbo, policier de la brigade criminelle de Los Angeles, est un personnage de fiction mythique. Avec son air nonchalant, son aspect négligé, un fouillis capillaire ordonné, et cette phrase désormais culte « Quand je vais dire ça à ma femme », pour les plus de 30 ans. Par ailleurs, l’épouse de l’acteur apparaîtra à l’écran à différentes reprises, mais aucune fois vous ne verrez l’épouse du lieutenant. Elle fait partie de votre mémoire, sans n’avoir jamais existé.
Cette expression est issue du soap-opéra aux 13 saisons et 129 épisodes. Le premier date du 20 février 1968 sur la chaîne NBC, et se clôture le 30 janvier 2003 sur ABC. Le personnage joué par Peter Michael Falk a tenu en haleine de nombreux téléspectateurs à travers le monde. Le concept était original, car la série commence toujours par le meurtre et chacun suit, pas à pas, son enquête. Tout autant le sobriquet du Basset Hound paresseux comme pas deux, « le chien ». Avez-vous d’autres souvenirs de cette série ?
Ce n’est pas un hasard si elles ressurgissent intactes, parfois au détour d’une phrase ou d’un générique. Elles activent ce que les neurosciences appellent la mémoire émotionnelle et la mémoire procédurale : celle qui ne passe pas par l’effort conscient, mais par l’automatisme. Une musique, une silhouette, une réplique suffisent à réveiller tout un faisceau de réminiscences.
(Crédits : NBC Televisions)
Le cerveau associe alors images, émotions, contexte et sensations, les reliant dans des réseaux neuronaux durables. Ainsi, Columbo ou Amicalement vôtre ne sont pas seulement des objets culturels ; ils deviennent des déclencheurs mnésiques, des raccourcis vers un passé partagé. La fiction, bien écrite, ne s’efface pas : elle s’imprime. Selon la génération, certains évoquent Le Prisonnier, d’autres Game of Thrones, Breaking Bad, The Boys, Entrevias ou L’Agence tous risques… Aussitôt, des images surgissent : un générique fredonné sans y penser, un canapé un peu usé, un rendez-vous tacite à heure fixe.
Ces soap-opéras ne se regardent pas distraitement. Ils rythment les semaines, accompagnent l’enfance ou l’adolescence, et laissent derrière elles des traces tenaces, presque tendres. Ils appartiennent à ces souvenirs qui reviennent sans prévenir, chargés d’odeurs, de silences et d’émotions intactes.
Amicalement vôtre, ou en anglais « The persuaders », est une série britannique de 24 épisodes de 50 minutes diffusées entre le 17 septembre 1971 et le 25 février 1972. Elle le sera en France, sur la deuxième chaîne, qui deviendra Antenne 2 le 6 janvier 1975. Elle met en scène deux individus riches et quelque peu désœuvrés. L’aristocrate britannique Lord Brett Sinclair, quinzième du nom, incarné par Roger Moore, puis Daniel Wilde dit « Danny », personnage interprété par Tony Curtis. (Crédits : DR)
Lorsque vous écoutez le générique de la série, elle évoque des souvenirs de votre enfance, non ? Une dernière, où les héros et antihéros se côtoient, « Chapeau melon et bottes de cuir ». La bande-son doit ouvrir vos écoutilles. Vous plongez un dimanche après-midi, chez vos grands-parents. Notre mémoire peut enregistrer un événement, une phrase, une action, un automatisme… en seulement quelques secondes. Toutes nos réminiscences sont liées aux neurones. Précisément la mémoire se compose de cinq systèmes interconnectés, avec des réseaux neuronaux distincts. Je vous sens largués, pas de panique, j’explique !
La création de souvenirs
La mémoire est semblable à une recette de gâteau, elle contient plusieurs constituants. Ainsi, les ingrédients sont rangés à divers endroits du cerveau. Comme le sont le sucre, les œufs, le yaourt, la farine et la levure sont rangés dans un placard, chacun à sa place. Une situation enregistrée sera décomposée en odeur, son, goût, image, et toucher. Ainsi, sentir le parfum de l’aimée sur vos vêtements, et son visage vous apparait. L’hippocampe, pas le poisson, fixe ces informations et peut le relier entre elles, afin de créer le souvenir.
L’Hippocampe est le siège de bien des rêves. Concernant celui se trouvant dans nos océans, il possède la particularité de la gestation. A contrario des êtres humains, c’est la femelle qui pond et dépose les œufs dans la poche ventrale du mâle.
Revenons à nos moutons. L’influx nerveux sert à restituer l’anecdote passant de neurone en neurone grâce à des molécules, fondant les traces mnésiques. La répétition crée des liaisons entre neurones ; elle est plus efficace lorsque le sujet à mémoriser suscite de l’attention, de l’intérêt ou des émotions. Dans un système d’information, l’indexation permet de trier ses données. Relier les souvenirs et apprentissages disparates au cours de son existence s’avère nécessaire, pour que les nouvelles infos se greffent aux autres savoirs. Ainsi, vous vous remémorer des mots de passe compliqués, ou des phrases de codes pour entrer dans un club privé ou clandestin à l’époque d’Al Capone.
À cette alchimie s’ajoute la distinction entre les différentes formes de mémoire. La mémoire épisodique conserve les scènes vécues, situées dans un temps et un lieu précis : un parfum, un rire, un soir d’été. La mémoire sémantique, elle, emmagasine les connaissances, les mots, les concepts, indépendamment de leur contexte d’acquisition. Quant à la mémoire procédurale, elle agit en silence : elle permet de marcher, de conduire, de taper un code sans y penser, comme un courant marin discret, mais constant. Enfin, la mémoire perceptive s’ancre dans les sens ; elle reconnaît une voix, une silhouette, une musique, parfois avant même que la conscience ne s’en mêle.
Ainsi, le souvenir n’est jamais une entité figée. Il ressemble davantage à une mer intérieure, traversée de courants, de strates et de reflux. Chaque rappel modifie légèrement la trace initiale, comme une vague redessine le rivage. En médecine, on sait que l’émotion joue ici un rôle clé : elle agit comme un catalyseur biologique, facilitant la consolidation mnésique par des mécanismes neurochimiques précis. Ce que l’on ressent intensément s’imprime plus profondément. Le cerveau juge l’information digne d’être conservée. (Crédits : Redforest_Nate/Pixabay)
C’est pourquoi certaines réminiscences ressurgissent sans effort, tandis que d’autres s’étiolent. La mémoire ne se contente pas de stocker : elle sélectionne, hiérarchise, oublie. Et cet oubli n’est pas une défaillance, mais une fonction vitale. Comme l’océan ne conserve pas chaque vague, le cerveau ne peut tout retenir. Il ne garde que ce qui fait sens, ce qui relie, ce qui touche.
Les poupées russes de la mémoire
Le premier jour d’école, le premier baiser, ou encore le tout nouveau vélo, toutes ces informations sont issus de cinq systèmes interconnectés, impliquant des réseaux neuronaux distincts, et composant la mémoire.
La mémoire de travail est au cœur du système.
La mémoire sémantique et la mémoire épisodique sont deux systèmes de représentation consciente à long terme.
La mémoire procédurale permet des automatismes inconscients.
La mémoire perceptive est liée aux différentes modalités sensorielles.
On entend parfois le terme « mémoire à long terme », qui dépeint toutes les mémoires sauf celle du travail, également appelé « opérationnelle ». Cette dernière est celle du présent (ou à court terme), octroie de manipuler et s’approprier des informations pendant la réalisation d’une tâche ou d’une activité, ce qui est nécessaire lors d’un apprentissage. On la sollicite en permanence.
Quand vous rencontrez votre crush et que votre batterie de smartphone est vide, tout est fini ! Que nenni ! C’est grâce à elle que vous retenez son numéro de téléphone le temps de le noter. Vous répétez intellectuellement les nombres en recourant à une boucle phonologique, ou bien par la méthode d’image mentale, simple, non ?!? Les informations qu’elles véhiculent peuvent être rapidement effacées, ou stockées dans la mémoire à long terme, c’est la mémoire tampon. Comme l’explique le film Vice-Versa avec les différentes boules de couleurs.
Le processus suivant use deux types de mémoires étroitement imbriquées l’une dans l’autre, la sémantique et l’épisodique. La première est celle du langage, des connaissances sur le monde et de soi. Elle s’érige et se réorganise tout au long de notre vie. Les rencontres, l’apprentissage et la mémorisation de concepts génériques (sens des mots, savoir sur les objets), et individuels (savoir sur les lieux, les personnes…) sont essentiels à sa construction. L’épisodique est celle des moments vécus. Quand l’oncle baroudeur raconte à table ses péripéties de voyage, il l’utilise.
(Crédits : Disney/Pixar)
Elle permet de nous situer dans le temps et l’espace et, ainsi, de se projeter dans le futur. « Dans sa forme typique, la maladie d’Alzheimer débute généralement par une atteinte précoce de la mémoire épisodique (ou souvenir des événements personnellement vécus dans un contexte spatio-temporel particulier), qui s’étend à d’autres domaines de la cognition, et dont la sévérité est telle que la réalisation des activités de la vie quotidienne s’en trouve perturbée », soulignent Jessica Simon et Christine Bastin. La mémoire épisodique se constitue entre les âges de trois et cinq ans. Les détails précis disparaissent progressivement, tandis que les traits communs à différents événements vécus deviennent petit à petit des connaissances générales.
Les automatismes de la vie
La mémoire procédurale est celle des automatismes. Elle nous offre de conduire, de marcher, de manger, de faire du skate-board ou de jouer de la musique sans avoir à réapprendre à chaque fois. Tous ces processus s’effectuent de manière inconsciente. Personne ne peut vraiment expliquer comment nous tenons en équilibre sur une bordure de trottoir sans tomber.
La dernière et pas la moindre, s’appuie sur nos sens et fonctionne la plupart du temps à l’insu de l’individu. Elle permet de retenir des images ou des bruits sans s’en rendre compte. C’est elle qui permet à une personne de rentrer chez elle par habitude. C’est elle qui, après un déménagement, nous amène à nous retrouver au pied de l’ancien immeuble fortuitement.
Cette mémoire permet de se souvenir des visages, des voix, des lieux. Avec la mémoire procédurale, la mémoire perceptive offre à l’humain une capacité d’économie cognitive, qui lui autorise de se livrer à des pensées ou des activités spécifiques tout en réalisant des tâches devenues routinières. Ainsi, vous pouvez entendre l’impact sur la mémoire procédurale (visages, voix…), et l’épisodique avec la disparition des mouvements inconscients de la vie quotidienne, de la maladie d’Alzheimer. (Crédits : Pixabay/Pexels)
Les vacances permettent de créer des toiles de fond, des premières fois, des expériences agréables. La seule vue d’une plage peut nous transporter à ces instants gravés dans notre cerveau, notre mémoire, une fois rentré chez nous. « N’attendez pas que vos souvenirs s’effacent, que les personnes auxquelles vous tenez obscurcissent les leurs, pour partager des moments heureux de la vie ! »
Exprimer son point de vue est une chose naturelle, et essentielle. Pour autant, cette insignifiante démarche peut engendrer de nombreuses et fâcheuses querelles, envolées lyriques, noms d’oiseaux… Il arrive en certains cas que le français joue des tours aux utilisateurs de la langue de Molière. L’exemple de l’Opéra est criant de vérité. Il est à la fois, une pâtisserie, un art et un lieu. L’écoute active est donc primordiale pour une réelle compréhension, évitant tout quiproquo malencontreux.
Tandis que sonne midi à la comtoise, les verres s’entrechoquent joyeusement de ses retrouvailles tant attendues. L’odeur des châtaignes grillant dans l’âtre de la cheminée embaume la demeure de l’amphitryon. La pluie automnale vague nos souvenirs estivaux, il faut dire que dame Nature, en ce mois d’octobre, nous amène à ressortir nos pulls et écharpes en laine. Une ambiance chaleureuse règne grâce aux mets et vins de très bons crus. Le « Baccalà al pomodoro » s’annonce, c’est à cet instant que l’orage se mit à gronder.
Je suis sûr d’avoir raison
« Génial, mon plat préféré, tomate, pomme de terre, cabillaud et… », s’exclama M Phot.
« Qu’est-ce que tu racontes ? Ce n’est pas du cabillaud, mais de la morue », affirma Mme Kharéson, en l’interrompant.
Il s’en suit une algarade, jusqu’à saisir le dictionnaire pour juger de l’affaire. Chacun restant ferme sur sa vision du patronyme du poisson, tandis que le mets alléchant aux fumets délicats attiédissait, au grand dam des convives. Le couperet tomba, morue et cabillaud sont un même et unique individu, l’honneur est sauf, et le plat, froid.
Baccalà al pomodoro, est un plat typique de la cuisine italienne de la mer. Deux s’opposent, chez les champions d’Europe, au nord, se dégustent « baccalà à la vénitienne » ou la version rouge, plus répandue au centre et au sud d’Italie, avec comme recette phare : « baccalà à la livournaise ».
Le poisson issu de la famille des gadidés (Gadus morhua) vit en Atlantique Nord, du Canada à la mer de Barents. Le nom morue vient du breton mor (mer) et du vieux français luz (brochet). Cabillaud est une altération du mot bacalao, qui signifie morue en espagnol. Mais alors, quelle est la différence entre les deux ? Pour faire simple, le cabillaud se mange frais ou après décongélation, tandis que la morue est salée et séchée. (Crédits : DR)
« Comme la panthère et le léopard », affirme Conception Santos, bru et banquière de métier.
« Quoi ?!? », répondent collégialement les commensaux.
« Eh bien… La panthère, ou le léopard sont le même animal. Ils sont de la famille Panthera Pardus et possèdent des tâches de rosettes sur le corps. Je vous vois venir, ce n’est ni un saucisson, ni un vin de Bergerac, ni la marque d’officier de la Légion d’honneur », continue Conception.
En effet, une rosette est une marque, ou formation en forme de rose que l’on trouve sur la fourrure et la peau de certains animaux, notamment les chats. Les rosettes s’emploient pour se camoufler, se défendre. Les prédateurs utilisent la leur pour simuler les différents changements d’ombre et de lumière, ce qui les aide à rester cachés de leurs proies.
Est-ce nécessaire de changer de point de vue ?
Ainsi, Romain Frayssinet amène un éclairage plus qu’important sur le point de vue et le recul que tout un chacun devrait avoir. « Si admettons, là, je fais une chronique où je dis que pour combattre le coronavirus, il faut que tout le monde se mette un petit oid’ dans le uc ». Il y a au moins une personne qui va commenter : enfin ! Voilà ! Quelqu’un qui parle des vrais trucs ! »
Défendre son point de vue peut par conséquent engendrer de la violence. Imposer sa pensée est une sorte de pouvoir, où l’effroi est très efficace en persuasion. La société voudrait que, lorsqu’une majorité d’individus songe à une même et seule chose, cette frange de la population détienne la vérité. La première séquence du film « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin (1936) est sans équivoque. Il y fait une référence à la légende de Panurge, ami du géant Pantagruel, de François Rabelais.
Ne pas rester figé sur ses positions
Ainsi, il n’hésite pas à ouvrir son film en associant, par un fondu enchaîné, l’image d’un troupeau de moutons avec celle d’une foule sortant du métro. Il compare ces ouvriers se rendant à leur travail à un cheptel destiné à l’abattoir, qui, sans aucune réflexion, suive le mouvement général. Les personnes qui ont des opinions différentes peuvent susciter de la peur et de l’incertitude chez les gens bien-pensants. Comme Didier van Cauwelaert écrit, dans « L’Évangile de Jimmy », « Le doute, c’est le point de départ de l’intelligence ! ». Le plus célèbre cas est l’affaire dite de Galilée. Ce procès est l’enquête et la condamnation du savant astronome par l’Inquisition pour avoir dénigré le géocentrisme et soutenu l’héliocentrisme. L’Histoire lui donne raison.
« Un point de vue, si tu te déplaces, ça change ». Il est biaisé par notre conception de vie, du fait d’être heureux, affamé, frileux, courageux… Notre perception, nos croyances, nos expériences, nos connaissances nous influencent. Comment se rendre compte qu’au niveau de la France, la vitesse de rotation de la Terre est d’environ 1100 kilomètres par heure. Aux pôles, elle tombe à seulement trois tandis qu’à l’équateur, elle atteint 1 600 kilomètres par heure. Alors que nous ne ressentons aucune sensation de rapidité. (Crédits : Marek/Pexels)
« T’es foncedé, tu jettes quelqu’un par la fenêtre, bah… t’as jeté quelqu’un par la fenêtre », lance l’humoriste. La manière dont on voit la réalité ne la change en rien. Comme l’expression « tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » est un doux euphémisme. Le canal de nos sens, de nos compréhensions du monde sont influencés et aseptisés à nos différents ressentis, à moins de laisser libre cours à notre intuition. « Comme si on passait notre vie à voir le monde au travers d’une serrure, et le jour où tu prends ce recul, la question, ce n’est plus à quoi ressemble le monde, mais est-ce qu’on peut ouvrir la porte », conclut Romain Frayssinet. « Ne vous limitez pas à voir à travers cet espace restreint, mais ouvrez vos champs de perceptions en prenant du recul, doutez de tout, et observez ainsi le monde d’un œil neuf. »
Le 10 juillet 2021, une enquête, débutée il y a plus d’un an après de multiples plaintes, a débouché sur l’arrestation de seize personnes à travers toute l’Espagne. Les prévenus sont détenus pour des délits présumés de fraude et d’appartenance à une cellule criminelle. La « Guardia Civil » a démantelé un réseau d’escroqueries sur Internet qui usurpaient l’identité de la direction générale de la circulation (DGT) et de la Poste, entre autres. Des techniques de phishing et de spoofing sur de nombreuses victimes sont mises en place.
Une opération de Police aboutie à l’arrestation de 16 personnes à travers la péninsule ibérique. De l’usurpation d’identité aux courriels, pour détourner de fortes sommes d’argent à l’insu des victimes. « Aguas Vivas » de la Guardia Civil (Gendarmerie en France) triomphe d’une entente de malfaiteurs dédiée à la réalisation de malversations sur Internet.
La Guardia Civil démantèle un réseau d’escrocs
Cette opération a permis l’arrestation de 16 personnes dans diverses villes de la péninsule Ibérique. Elles s’effectuent à Ribeira, Madrid, Parla et Móstoles, Seseña, Villafranca de los Barros et Aranda de Duero pour les délits présumés d’escroquerie et d’appartenance à une organisation criminelle. Ils recouraient au spoofing (technique d’usurpation d’adresse de courriel), selon les forces de l’ordre espagnoles.
L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) la définit par l’« action malveillante qui consiste à utiliser délibérément l’adresse d’un autre système en lieu et place de la sienne ».
Les gendarmes de l’Internet ajoutent que cette action doit être rapprochée de l’usurpation d’identité, considérée comme un délit par le droit pénal français. L’idée est de faire passer son système d’information pour un autre. L’adresse usurpée peut être une adresse MAC (Media Access Control), une adresse IP (Internet Protocol), une adresse de messagerie, etc.
Le nombre d’e-mails envoyés par jour avoisine les 293 milliards en 2019, les prévisions pour l’année 2022 ciblent 347 milliards. Cela représente 1,4 milliard en France, sachant que chaque français possède, en moyenne, plus de deux comptes. (Crédits : PublicDomainPictures/Pixabay)
Un groupe criminel structuré et hiérarchisé. Les escrocs présumés auraient installé un « logiciel » malveillant sur l’ordinateur de leurs multiples victimes en utilisant cette technique de spoofing. C’est-à-dire l’envoi frauduleux d’e-mails à travers lesquels les attaquants supplantaient l’identité d’organismes, tels que l’Agence des impôts, le Trésor public, la DGT ou encore la Poste.
Des demandes de règlement de dettes fiscales, d’amendes routières ou de récupération de colis… pour lesquels ils devaient ouvrir un lien contenu dans le courriel reçu, pour en connaître les détails. En cliquant, une redirection s’opère à une adresse, ou à une page Web. Sur celle-ci, le programme malveillant s’installe en arrière-plan après son téléchargement. Ils auraient ainsi réussi à détourner, vers leurs comptes, d’importantes sommes d’argent, rapporte le communiqué de la Guardia Civil.
Les services de la Benemérita lors de la perquisition d’un domicile visé par l’enquête. (Crédits : DR)
L’association est parfaitement structurée et hiérarchisée en quatre échelons. D’une part, certains individus se consacrent à recevoir les montants des transferts frauduleux (niveau 1), qui sont transmis à d’autres membres de l’organisation (niveau 2). D’autre part, certaines personnes ont déplacé l’argent vers de nouveaux comptes situés à l’étranger (niveau 3) et, enfin, d’autres ont masqué le fonctionnement en ligne des comptes (niveau 4).
Plus de trois millions d’euros bloqués
Une fois installé sur le terminal, il reste en sommeil, jusqu’au moment où l’utilisateur accède à n’importe quel site Web de sa banque et exécute une transaction financière. À cet instant, le code malveillant interceptait et modifiait les données émises, de sorte que les bénéficiaires des opérations fiduciaires soient les 30 comptes bancaires appartenant au réseau criminel.
Ensuite, on répartit l’argent sur divers comptes. Mais aussi extrait du circuit par des retraits d’espèces dans des distributeurs automatiques de billets (DAB), des transferts BIZUM, des cartes REVOLUT, etc., afin de noyer les recherches d’une éventuelle enquête de police.
Les forces de l’ordre, en collaboration avec le département informatique du Conseil provincial de Cáceres, ont détecté une activité suspecte dans des comptes de messageries. C’est au sein de 68 de ces derniers, appartenant à des organismes officiels, que les enquêteurs découvraient l’infection par les chevaux de Troie « Mekotio » et « Grandoreiro ». Les véritables échanges de courriels représentent moins de 20 % de la totalité des e-mails reçus. Les spams et hameçonnages sont à 65 %, les publicités à 15 % et les virus, malware ou ransomware tout juste 1 %. (Crédits : Ryan McGuire/Pixabay)
Ils étaient en attente d’effectuer les opérations délictueuses. Les agents ont réussi à bloquer des tentatives de transfert pour un montant de 3 500 000 euros, après avoir analysé plus de 1 800 courriels. En outre, la police a élucidé 20 délits de fraude pour un total de 276 470 euros, dont elle a pu récupérer 87 000 euros.
Quelles sont les conduites à adopter ?
« En dépit de mécanismes additionnels et correctement utilisés, les courriels ne garantissent en rien l’authenticité d’un émetteur et encore moins l’intégrité d’un courriel », martèle un œil averti. C’est en cela que l’ANSSI exhorte tout un chacun à adopter cinq réflexes. Avec en préambule un conseil avisé : « N’importe qui peut vous envoyer un courriel en se faisant passer pour un autre ! Cela n’est pas beaucoup plus compliqué que de mettre un faux nom d’expéditeur au verso d’une enveloppe. N’ayez pas une confiance aveugle dans le nom de l’expéditeur ». Le premier demeure dans le fait d’être attentif à tout indice qui initierait le doute quant à l’origine réelle du courriel.
« Vous devez admettre que dans le domaine de la messagerie électronique, il n’existe pas d’expéditeur a priori de confiance », appuie l’agence nationale. Puis se méfier des pièces jointes, en ayant votre antivirus activé et à jour, mais pas seulement. Dans le cas d’un comportement anormal, exigez qu’un professionnel contrôle votre poste. Les requêtes de confirmation d’informations confidentielles (mots de passe, code PIN, coordonnées bancaires…) ne s’effectuent pas via un courriel. En cas d’incertitude, on n’a qu’à requérir auprès du correspondant la reconnaissance de sa demande, bien sûr par le biais d’un nouveau, et non en répondant à celui reçu (phishing).
La confiance doit être remise en doute à chaque ouverture du poste, et souligner toute anomalie auprès du responsable compétent. (Crédits : TheDigitalWay/Pixabay)
Une technique plus simple qu’il n’y paraît avec votre souris. Il suffit de passer cette dernière au-dessus du lien et observer l’adresse de renvoi. « De manière générale, il est préférable de saisir manuellement l’adresse dans le navigateur. » Enfin, configurez correctement votre logiciel de messagerie. « Il faut conserver vos logiciels à jour, si possible en activant la procédure de mise à jour automatique. Puis paramétrer votre logiciel de messagerie pour désactiver la prévisualisation mécanique des courriels. Dans les paramètres de sécurité en options, interdisez l’exécution systématique des ActiveX, des plug-ins et les téléchargements, soit en les désactivant, soit en imposant de vous en demander l’autorisation. Enfin, dans un environnement sensible, lisez tous les messages au format texte brut », conclut l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
Cette formidable « machine » qu’est le corps humain n’a de cesse de nous émerveiller. Pourtant, c’est à l’émergence de quelques grains de sable dans les rouages que nous prenons conscience de la complexité de ce dernier. Il serait souhaitable de prendre soin de notre carcasse, en restant à son écoute, sans le vexer. Car dans le cas contraire, il nous rappelle à son bon souvenir. Ainsi des petites choses qui paraissent anodines quand tout fonctionne sans anicroche, nous dérange à leurs apparitions.
Qui suis-je ? Je suis désagréable lorsque je m’installe, je suis incontrôlable. Souvent, les conseils de vos grand-mères, de vos amis… vous indique de boire un verre d’eau en vous bouchant le nez, ce la tête à l’envers, ou encore que quelqu’un vous effraie, vous avez trouvé ? « Oui, je suis le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique ».
Un véritable inconvénient ce hoquet
L’académie de Médecine me définit selon une : « Contraction spasmodique involontaire du diaphragme, déclenchant un mouvement thoracique inspiratoire aussitôt interrompu par la contraction de la glotte avec vibration des cordes vocales, qui détermine un bruit caractéristique. »
Le hoquet est provoqué par l’irritation du nerf phrénique (chargé d’innerver le diaphragme). La contraction, de muscles en plus du diaphragme (muscle intercostal externe, scalènes, parfois les intercostaux parasternaux et les sterno-cléido-mastoïdiens) concomitant d’une inhibition des muscles expiratoires, suivie très peu de temps après (35 ms) d’une constriction (resserrement circulaire) de la glotte, et me voilà.
« Vous ressentez une gêne à mon apparition, rassurez-vous, je disparais régulièrement au bout de quelques minutes ». Cela dit, deux catégories sont à surveiller : le hoquet isolé (secousse simple), le hoquet aigu (secousses répétitives) qui persiste moins de 48 heures, le hoquet chronique (secousses répétitives) perdurant au-delà de 48 heures.
Le Vidal associe le phénomène à un repas trop copieux, trop épicé ou pris excessivement rapidement, à l’ingestion d’air en mangeant…. Chez les nourrissons, il se produit le plus souvent après la tétée ou le biberon, avant que le bébé ne fasse son rot. Le hoquet est fréquent parmi les enfants, en particulier pour ceux qui s’alimentent un peu trop goulûment, mais pas seulement.
Stress et frébilité
Plus rarement peuvent être mis en cause un ulcère gastroduodénal, des maladies du pharynx ou du larynx, une hernie hiatale, une pleurésie, une compression du nerf phrénique par un ganglion, ou encore une infection, une intoxication ou un médicament.
Le hoquet chronique peut ainsi s’étendre pendant des semaines, voire des années. Charles Osborne a hoqueté pendant 68 ans. « Je pendais un porc de 350 livres pour le dépecer. Je l’ai soulevé, puis je suis tombé. Je n’ai rien senti, mais le médecin m’a dit plus tard que j’avais eu un vaisseau sanguin, de la taille d’une épingle, éclaté dans mon cerveau », explique-t-il au magazine People en 1982. (Crédits : Annushka Ahuja/Pexels)
Charles Osborne aurait eu le hoquet plus de 430 millions de fois au cours de sa vie. Pendant le sommeil, le hoquet s’atténue fort heureusement. Il en avait que 40 par minute, qui se réduisaient généralement à vingt par minute à l’heure du réveil. Cela aussi parce qu’il avait appris l’art de respirer entre les hoquets pour en supprimer le bruit. Cette technique lui avait été enseignée à la Mayo Clinic, dans les années 50. Charles se réveille vers huit heures, pour effectuer sa promenade quotidienne. Puis, l’après-midi, il joue aux cartes avec ses amis. Une fois, son ami tire un coup de feu derrière lui. Bien que cela l’effraie, le hoquet ne s’arrête pas. Charles vit normalement, et s’est marié deux fois. Il a eu huit enfants. Il manget normalement et garde intacte la normalité de sa vie.
L’odeur de la transpiration
Une découverte va mettre une petite claque aux mauvaises odeurs. L’équipe scientifique a baptisé cette enzyme BO, pour « body odors » (odeurs corporelles). « La résolution de la structure de cette enzyme BO nous a permis de localiser l’étape moléculaire à l’intérieur de certaines bactéries qui fabriquent les molécules responsable des mauvaises odeurs », détaille dans un communiqué de presse la coautrice de l’étude, Michelle Rudden, biologiste et associée de recherche à l’université de York en Grande-Bretagne.
« Il s’agit d’un progrès clé dans la compréhension du fonctionnement des odeurs corporelles. Cela permettra le développement d’inhibiteurs ciblés, capables de stopper la production de ces effluves à la source sans perturber le microbiome des aisselles », explique la scientifique.
La transpiration est une évacuation de la sueur par des pores de la peau. Elle se compose de 99 % d’eau, des minéraux, des anticorps, des déchets (urée, acide urique…) et de l’acide lactique. Nous possédons plus de deux millions de glandes sudoripares réparties sur la surface du corps. Elles participent à sa production et s’apprécient en deux types distincts : les apocrines et les eccrines
(Crédits : Olga/Pexels)
Les glandes sudoripares eccrines sont beaucoup plus nombreuses que les apocrines, entre trois et six millions. Présentes sur l’ensemble du corps, elles prédominent à la paume des mains, à la plante des pieds et au front. Mais elles sont absentes au niveau des petites lèvres et du clitoris chez la femme, et du gland chez l’homme. Elles possèdent un canal excréteur qui débouche à la surface de la peau par une ouverture, le pore. La sueur eccrine, riche en eau et en sel (chlorure de sodium), participe à la régulation de la température du corps.
Certaines personnes plus sensibles à la chaleur que leurs semblables vont transpirer bien plus, renforçant le côté incommodant de la sudation, surtout en été. Lorsque le mercure augmente, le système nerveux végétatif commande la sécrétion de sueur, dont l’évaporation fait perdre de la chaleur. Les glandes sudoripares apocrines sont présentes dans les régions anale, génitale ainsi qu’aux aisselles.
L’effluve corporel est un trait caractéristique de l’Homo sapiens, elle est produite par la transformation bactérienne de molécules précurseurs inodores exsudées à la surface de la peau, par les glandes apocrines. La population bactérienne avoisine les 2,4 millions au centimètre carré. Les glandes s’ouvrent dans les follicules pileux et sont généralement présentes en haute densité sur des parties spécifiques du corps (aisselles, mamelons et organes génitaux externes). (Crédits : DR)
Pour autant, leur fonction exacte et leur rôle physiologique chez l’être humain restent mal connus. Le microbiote axillaire joue un rôle important dans la génération de l’odeur corporelle humaine. La mauvaise effluence est formée d’un mélange de composés organiques volatils, dont les acides gras volatils et les thioalcools sont les principaux constituants. Staphylococcus, Cutibacterium et Corynebacterium sont les genres dominants qui colonisent les aisselles. « Il est fascinant de découvrir qu’une enzyme clé produisant des odeurs existe dans seulement quelques bactéries de l’aisselle », estime le coauteur de l’étude, Gordon James. La sueur apocrine, visqueuse et de senteur particulière, est désagréable selon les nez. Plus que nécessaire chez les animaux, car elle contient des phéromones, substances odorantes influençant le comportement social et sexuel.
L’excès de sudation
L’anxiété, la colère, l’excitation, ou encore la peur sont des causes émotionnelles récurrentes, de la moiteur des paumes, des plantes de pieds, des aisselles et du front. Ceci pourrait être dû à un débordement sympathique généralisé déclenché par un stress. Si la transpiration est également fréquente pendant l’effort et dans les environnements chauds, elle l’est moins chez la femme pour des raisons physiologiques.
Bien que de tels faits soient normaux chez la plupart des personnes, l’être qui présente une réelle hyperhidrose sue excessivement. Cela touche approximativement 3 % de la population mondiale. Elle affecte habituellement les mains, les pieds, les aisselles et le visage.
Ce trouble débute le plus souvent à la puberté et constitue une gêne parfois proche du handicap. Les individus concernés éprouvent un sentiment de honte, l’hyperhidrose palmaire est fréquente et peut-être professionnellement et socialement invalidante. L’Hydrosadénite est une des conséquences de l’hypersudation. En France, elle atteint 1 % de la population adulte. Le surpoids, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le diabète, l’alcoolisme sont des facteurs associés. Elle est également retrouvée plus fréquemment lors de certaines maladies inflammatoires, comme une maladie de Crohn ou une spondylarthrite ankylosante. (Crédits : Barbara Bonanno/Pixabay)
Les causes de ce dérèglement peuvent être relativement bénignes (anxiété, sevrage, intoxication, surcharge pondérale, fièvre) ou résulter de pathologies plus graves, comme un cancer (leucémie, lymphomes) ou une affection endocrinienne (diabète, hyperthyroïdie). Diverses mesures concernant la toilette et l’habillage sont parfois suffisantes pour limiter les conséquences d’une sudation excessive. Ainsi, se laver régulièrement et bien se sécher, porter des vêtements perméables à l’air, nettoyer fréquemment les vêtements et les chaussures… Si la chirurgie est envisageable, elle est réservée aux formes extrêmes d’hyperhidrose des mains et des aisselles. Outre l’excision des glandes sudorales situées dans les aisselles, la sympathectomie thoracique est pour contrer l’hypersudation des mains. Si elle est efficace, une complication relativement fréquente appelée sudation compensatrice apparaît. La transpiration peut alors se déplacer sur le corps comme le torse, le dos ou les fesses…
C’est l’infection de plus d’un million de victimes, et jusqu’à 1500 entreprises, par le ransomware « REvil/Sodinokibi » qui fait la une des différentes presses, qu’elles soient en version papier, web, radiophonique ou télévisuelle. Pour autant, quand le tout numérique est le fer de lance des sociétés et des gouvernements de la planète, faut-il s’étonner ? Notre santé, nos comptes en banque, nos vies sur les réseaux « sociaux »… tout est data, donc tout est monnayable !
Le monde paye pour apprendre. Cette formule, souvent reprise dans les articles sportifs, illustre le futur. De nombreuses entreprises font les frais de cybercriminels. La différence se fait sur le point de vue. Ainsi, tapis dans l’ombre, ils traquent la faille, l’exploit…
Kaseya atteint par un crochet au menton
Ce lundi 5 juillet 2021, le monde se réveille groggy avec cette affaire, lorsque l’on regarde les journaux nationaux et internationaux. La firme revendique : « Avec Kaseya, proposez des services de gestion, de surveillance et de sécurité informatique de tout premier ordre. Rendez vos équipes plus productives sans augmenter vos ressources, grâce à des solutions de gestion informatiques évolutives, sécurisées et fiables. » Cela dit, la protection totale n’existe pas. Vous ne pouvez arrêter un individu voulant voler, il est primordial de prendre des dispositions. « Installer une porte blindée, de dernière génération, à l’entrée de votre domicile, ne vous dispense pas de fermer les fenêtres de derrière, restées ouvertes. »
Cyrille Chausson, sur le site « LeMagIT », écrit un article en 2019 à ce sujet. « La société propose une plateforme unifiée qui permet de centraliser la gestion des composants clés d’une infrastructure pour les PME. De la gestion des accès et des identités jusqu’à celle des terminaux utilisateurs », explique-t-il. Les grandes entreprises ont pléthores de tâches journalières, et, comme tout un chacun, délègue. Kaseya s’est fixé comme mission d’offrir une plateforme unifiée multi-usage.
La quantité des terminaux touchés peut effrayer, c’est l’effet domino observé depuis les infections des opérateurs derrière les différents ransomwares. Certains mettent la clé sous la porte, quand d’autres commencent, à l’instar de Lorenz, Hive, Grief, Prometheus ou Vice… (Crédits : capture d’écran)
Sa cible, les établissements de taille moyenne ou intermédiaire, elles comptent de 1 à 4 000 salariés. Pour ces sociétés, le management de l’infrastructure IT n’est pas un sujet pour elles. Cette dernière a besoin d’être définie pour comprendre l’ampleur de l’infection par codes malveillants. « L’infrastructure de la technologie de l’information (IT) fait référence aux composants combinés nécessaires au fonctionnement et à la gestion des services et des environnements informatiques de l’entreprise. »
Un retex (NDLR Retour d’expérience) sera effectué pas tant pour blâmer, mais pour en tirer les leçons indispensables.
L’entreprise Kaseya n’est pas une inconnue du Vieux Continent. La multinationale y réalise un tiers de son chiffre d’affaires. Le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les marchés les plus porteurs sur cette zone. La France est certes en retrait, mais avec l’Allemagne, il s’agit du pays qui connaît la plus forte croissance, assure encore le CEO (NDLR chief executive officer ou président-directeur général). La conformité avec le RGPD fait partie des préoccupations des entreprises hexagonales, attirées par Kaseya.
Plus de 1500 cyberattaques au 1er juillet
« Nous avions compté plus de 1 600 attaques avec ransomware en 2020. Au premier juillet, nous en étions à environ 1 500. Ce chiffre a été largement dépassé le lendemain, du fait des activités du gang REvil, avec le rançongiciel Sodinokibi », relate Valéry Marchive. La demande de rançon est de 70 millions de dollars en Bitcoins, ce qui représente 45 000 par société. Une baisse de 11 % de la somme est concédée par les opérateurs, après d’âpres discussions. Ou, comme l’écrivent les chercheurs de chez Sophos, l’oublie d’effacement des snapshots de Windows, les Volume Shadow Copies, ouvrant la voie à des restaurations simplifiées, pourraient être à l’origine de la ristourne.
« Certains facteurs se distinguent dans cette attaque par rapport aux autres. Premièrement, en raison de son déploiement massif, REvil ne fait aucun effort apparent pour exfiltrer des données. Les attaques ont été personnalisées dans une certaine mesure en fonction de la taille de l’organisation, ce qui signifie que les acteurs de REvil ont eu accès aux instances du serveur VSA et ont pu identifier les clients individuels des MSP comme étant différents des grandes organisations. Et il n’y avait aucun signe de suppression des Shadow Copies, un comportement courant chez les ransomwares qui déclenchent de nombreuses défenses contre les logiciels malveillants. »
Le Cabinet est implanté à Paris, Bordeaux, Lille et Lyon, plaide dans toute la France. Il collabore avec de nombreuses associations de victimes de dommages corporels (l’UNAFTC, l’AVIACAAM…). Rémy LE BONNOIS est membre fondateur de l’association ANADAVI. (Crédits : Capture d’écran)
Lors d’une audition à huis clos, début juin, par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, Guillaume Poupard, directeur général de l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), indiquait qu’« après avoir détecté 15 000 attaques possibles sur les serveurs de Microsoft Exchange, nous avons prévenu les quelques milliers de victimes potentielles que nous avons réussi à joindre, 3 % d’entre elles seulement nous ont répondu ». Cette situation met en exergue les disparités de statut et de fonctionnalité entre les gendarmes du genre. Une différence notable des pouvoirs de l’ANSSI de son homologue outre-Atlantique.
« Je saisis cette occasion pour vous dire qu’il manque à l’ANSSI un pouvoir d’injonction. […] Il est inacceptable que des gens auxquels on dit : “Vous êtes assis sur une bombe”, ne traitent pas la question. Une disposition légale donnant à l’ANSSI un pouvoir d’injonction serait une étape supplémentaire […] dans une logique d’accompagnement de la montée en compétences, mais il en va de la cybersécurité nationale », martèle Guillaume Poupard.
Aux États-Unis, ils peuvent utiliser un pouvoir d’injonction, récemment durci. Quand une faille du type de celle qui a affecté Microsoft Exchange est détectée, le Cybergendarme écrit à toutes les agences fédérales en leur prodiguant 48 heures pour les corriger, après quoi la sanction tombe. (Crédits : capture d’écran)
Pas moins de 28 attaques ont été perpétrées en France pour le mois de juin. Conti se taille la part du lion avec au forum du bâtiment SAS, Brangeon Groupe, Cerfrance Côtes-d’Armor, Maître Prunille, Voltalia, groupe Traon Industrie Développement, Assu2000 (29/06). Everest cible les entreprises françaises. Ils diffusent 820 GB de données relatives au cabinet Rémy Le Bonnois, mais pas seulement. L’imprimerie Lamazière, Epsilon hydraulique, Always international, Assurances et Courtage lyonnais, Alltech France, Groupe Confiance Immobilier, Xefi. REvil s’est attaqué à Tendriade, le groupe LV à Demarne Frères, Xing à Aqualung Trading. Saint-Avold Synergie, Pont-Saint-Esprit, PRB, Camaïeu, Deux-Sèvres Habitat, Sepur, CCI Bordeaux-Gironde, ou encore la commune de Villepinte et Lenaja par Grief.
L’être humain est un mammifère, pour autant il évolue à une vitesse bien moindre que tous les autres. Dans la vie, nos qualités sont nécessaires à notre survie. Les différentes espèces qui peuplent les cinq continents font preuve de propension à l’ingéniosité. L’aspect des avions est une copie de la forme des oiseaux, la résistance des cartons alvéolés est issue des mathématiciennes que sont les abeilles, la flottabilité des radeaux comme ceux des fourmis de feu…
Si les dancings, bars de nuit ou discothèques sont les lieux idéaux pour rencontrer, les salles de sports le sont désormais. La danse est une manière de se démarquer de nos congénères, d’attirer, ou d’inciter une personne à s’accoupler avec vous., la faune a recours à d’autres tours et de malice. Dans la nature pléthore d’individus usent de rusent et d’artifices pour obtenir les faveurs de leur muse, qu’elle soit de l’instant ou pour la vie.
De la danse à l’amour, il n’y a qu’un pas
Il en est un qui n’a rien à envier à Michael Jackson : le Manakin à cuisses jaunes (Ceratopipra mentalis). Il arbore une couleur prédominante noire, un plumage rouge corail sur sa tête en plus de la teinte de ses cuisses. Endémique à l’Amérique du Sud, il vit au Mexique et en Amérique centrale. Il se lance dans une danse langoureuse pour faire chavirer le cœur de sa bien-aimée.
Il se lance dans une parade nuptiale haute en couleur, car il claque ses ailes et exécute une danse qui s’apparente au « moonwalk ». Mais il n’est pas le seul à faire preuve de techniques peu communes pour susciter de l’intérêt de sa future partenaire.
Le flamant rose prélève une huile qui est sécrétée par une glande qui se trouve tout près de sa queue. Il la tamponne littéralement sur toutes ses plumes pour les hydrater et leur donner un aspect brillant, un véritable gloss. Le maquillage n’est donc pas l’apanage de l’être humain. Après le pas de danse, ou parade nuptiale, mettant en mouvement le corps entier, et que deux Flamants roses se plaisent, ils s’éloignent discrètement de leur groupe pour aller se reproduire. (Crédits : Bình Nguyễn/Pixabay)
Tous deux construisent le nid de leur poussin qui viendra au monde, un mois plus tard. Un autre oiseau, le « manakin à ailes blanches », sait conter fleurette à sa mie. Originaires d’Amérique du Sud, ils font partie de la seule espèce de manakin à pouvoir reproduire le son du violon. Contrairement à ce que vous pouvez penser, la mélodie qu’ils émettent ne provient pas de leurs cordes vocales, mais de leurs ailes.
Il les agite à une vitesse exceptionnelle de cent mouvements par minute, qu’il élève au-dessus de son dos.
En comparaison, le colibri adulte ne dépasse jamais les cinquante claquements d’ailes, quant aux moineaux pas plus de treize sur la soixantième partie d’une heure. Leurs plumes recréent les notes de musique des instruments à cordes frottées lorsqu’elles se touchent entre elles.
Ils seraient en mesure de produire pas moins de quatorze sons différents à chaque battement, selon la professeure en Biologie évolutive Kimberley Bostwick de l’Université Cornell. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’au moment propice de la reproduction, il sautille de branche en branche, agitant vigoureusement ses ailes au-dessus de son dos, espérant qu’une femelle l’entende et se joigne enfin à lui.
(Crédits : David Monroy Rengifo)
À cet instant, le nouveau-né est le plus exposé, car il ne peut pas encore se tenir debout. Pour autant, une capacité transmise de génération en génération est la faculté à se tenir debout, une heure après sa venue au monde. La durée de vie d’une girafe est de 20 à 30 ans. « Sur la base de cette nouvelle taxinomie, toutes les girafes, sauf deux sous-espèces, seraient considérées comme vulnérables, en danger ou en danger critique d’extinction. À travers toute l’Afrique, les populations ont diminué de près de 40 % en trois décennies. Il ne resterait plus qu’environ 110 000 girafes sur la planète », écrit Joshua Foer. (Extrait de l’article « Girafes » publié dans le numéro 241 du National Geographic Magazine.)
Ne pas se fier au féroce Zorille du Cap
La Zorille du Cap — non, ce n’est pas une faute de frappe — est aussi désignée sous le nom de Ratel. Elle ne semble pas si impressionnante, mais il reste somme toute un animal féroce. Elle tient sa place chez les mustélidés, à ne pas confondre avec la mustébouée, le Pokémon. Ils sont des mammifères carnivores généralement sanguinaires et nocturnes, au corps étroit et allongé, bas sur pattes, parmi lesquels on compte la belette, le blaireau, l’hermine, la loutre, la moufette (connue également comme sconse ou skunks), le putois, le vison.
Sa particularité est sa profonde résistance, due à son métabolisme, à certains venins de reptiles. Mordue par un serpent, elle sera seulement affaiblie. Et si elle perd connaissance, elle se relèvera « frais comme un gardon».
Sa témérité à se frotter a des scorpions, et d’autres animaux bien plus grands que lui, lui octroie la qualité d’être tenace. Sa peau dure possède plusieurs millimètres d’épaisseur, lui conférant une bonne protection contre les dards du porc-épic, les piqûres d’abeilles et de puissants coups de patte.
On trouve la zorille du Cap dans le sud et l’ouest du continent africain. Surnommée le « blaireau à miel », elle est d’un courage exemplaire, elle préférera combattre ses prédateurs au péril de sa vie, plutôt que de prendre la fuite. (Crédits : DR)
L’élasticité de son corps — tel un chat retombant sur ses pattes — l’autorise à se contorsionner de sorte que, saisie au cou par un prédateur, elle est capable de se retourner et de le mordre à son tour. De plus, sa faculté à courir en arrière lui permet d’échapper à ses agresseurs pour mieux les attaquer ensuite. Ses longues griffes acérées déchirent sans peine ses proies et sa puissante mâchoire peut facilement broyer une carapace de tortue. Son incroyable ténacité fait reculer lions, léopards, crocodiles et autres cobras.
Ne pas juger un livre à sa couverture
La fourmi de feu (Solenopsis invicta) est un petit insecte. Originaire d’Amérique du Sud, son corps de couleur rouge-brun mesure entre 2 et 6 mm. Une reine produit de 800 à 2 000 œufs par jour. Une colonie mature compte jusqu’à 400 000 ouvrières. Par le biais des cargos de marchandises, cette espèce a fortuitement migré aux États-Unis en 1930, en Australie, il y a deux décennies, puis au Japon en 2017.
Elle y est à l’heure actuelle considérée comme une entité envahissante et nuisible pour l’Homme et les espèces endémiques. Détail, elle est extrêmement difficile à éradiquer. Elle résiste à des températures jusqu’à -10 degrés Celsius. Elles sont l’une des 266 genres de fourmis Solenopsis. Si c’est une variété très commune, ces dernières sont beaucoup plus agressives que la plupart d’entre elles.
Elles sont réputées pour posséder l’un des venins les plus irritants au monde (1,2 sur l’échelle de Schmidt). Ses piqûres « ardentes » (NDLR D’où le nom de fourmi de feu) provoquent de fortes douleurs, des démangeaisons, voire plus.
Les fourmis de feu peuvent dévorer leur proie jusqu’à l’os. Elles ne mordent pas, mais piquent. Sous le phénomène de « Lyse », elles procèdent à l’injection du venin sous la peau et détruisent les cellules. (Crédits : Bình Nguyễn/Pixabay)
Les peurs racontent plus de choses sur nous que nous pouvons imaginer. Certaines sont courantes, car de nombreuses personnes en souffrent, d’autres sont plus insolites, puis restent les terreurs dites enfantines. Toutes provoquent des malaises envers ceux qui les contractent. Une phobie, c’est une crainte intense et irrationnelle de quelque chose. Entre dix à vingt pour-cent de la population en a développé une ou une autre. La liste est longue, il en existe plus de 500. Mais quelles sont-elles ? Comment se manifestent-elles ?
Une peur incontrôlée d’une araignée, d’une banane, d’un trottoir… Ces peurs sorties de nulle part nous tétanisent, provoque le rire des autres tant elles paraissent hors sol. Pourtant, elles sont bien réelles et cauchemardesques pour leur hôte. Il faut vivre avec une phobie pour comprendre.
Ma phobie me fait peur
Une phobie (du grec phóbos : frayeur, crainte ou répulsion) est une peur démesurée et dépendante d’un ressenti plutôt que de causes sensées, d’un objet ou encore d’un contexte bien précis. L’avènement de cette peur panique est nommé « phobogène ». Peut-on vivre avec une phobie ? Oui
L’Académie de médecine la définit selon ce qui suit : « Crainte angoissante, incoercible bien que vécue comme irrationnelle par le patient, déclenchée par un objet ou une situation sans caractère objectivement dangereux et disparaissant en leur absence ; elle peut s’accompagner de conduites d’évitement ou de réassurance. » Les affections ainsi rencontrées toucheraient en majorité une population féminine. Il est vrai qu’on parle de phobies un peu à tort et à travers. Les phobiques ont très souvent du mal à situer le véritable niveau de leurs troubles.
Entre la définition et le vivre, il existe une distance, un tabou. De plus, vulgariser le terme ne fait « pas sérieux » et nombreux sont ceux, parmi les hommes, à refuser catégoriquement cette appellation. Il effraie et dérange. (Crédits : jplenio/Pixabay)
Voici les plus observées au sein des populations :
L’agoraphobie : c’est la peur des espaces ouverts, la crainte de ne pouvoir fuir ou de recevoir de secours
L’aérophobie : c’est la peur de l’avion, ou de voyager avec
La claustrophobie : la peur des espaces clos, tels que les ascenseurs, les avions ou les petites pièces
L’arachnophobie : c’est une crainte irrationnelle des araignées qui pousse à avoir aussi des attaques de panique
La phobie sociale : être jugé ou observé par d’autres personnes par crainte de se trouver dans une situation embarrassante
La brontophobie : elle est liée aux phénomènes naturels, comme l’orage, le tonnerre et la foudre
L’acrophobie : c’est la peur de la hauteur, nommée couramment vertige. (Pensez aux parcours d’accrobranche !)
La nyctaphobie : l’obscurité, aussi appelée kénophobie (pour les cruciverbistes)
L’émétophobie : la peur de vomir ou de se trouver à côté d’une personne vomissant
La coulrophobie : le film « Ça » en est un parfait exemple, la peur des clowns
L’éreutophobie : la peur de rougir en public
L’hypocondrie : peur excessive sur les maladies et la santé
Les racines supposent des théories. Une transmission des mémoires génétiques pourrait expliquer certaines inquiétudes, comme celle d’un enfant d’être séparé de sa mère, celle de l’obscurité, de l’eau ou encore du vide. Dans le livre « Comment soigner une phobie avec les TCC», de Christine Sarron-Mirabel, Pierre-Yves Sarron, et Luis Vera, les auteurs abordent un ensemble de facteurs à leurs provenances.
Pour autant aucun individu ne choisit de vivre avec une angoisse, une phobie. Les protagonistes justifient que les origines peuvent être multiples. À savoir, les pulsions inconscientes, le stress, la neurobiologie des peurs et phobies, un événement traumatique, le poids des pensées…
« Il apparaît que les répercussions d’une phobie des vaches pour un vétérinaire, d’une phobie des ascenseurs pour un journaliste travaillant au 40e étage, de l’avion pour un diplomate, d’une éreuthophobie pour une hôtesse d’accueil… ont plus de conséquences négatives rapidement que d’être phobique des serpents quand on est professeur de mathématiques en ville, phobique social en étant gardien de nuit, ou encore phobique de l’eau quand on est comptable. »
Des traumatismes enfouis
Elles peuvent révéler des souvenirs douloureux. Prenons l’exemple de la peur de vomir. L’émétophobie peut être liée à un phénomène anodin qui peut déclencher le dégoût, ou être attaché à une forte blessure, comme peut l’être un viol ou un abus sexuel antérieur.
Ce qu’explique Michèle Gennart dans « Psychothérapies » : « […] la patiente, que je nommerai Antonella, dans la quarantaine, s’est résolue à évoquer un événement traumatique qui lui semblait inaugural dans son histoire de malade : un viol par un camarade d’école, suivi d’un avortement. C’est depuis ce moment que son fonctionnement neurovégétatif a été durablement perturbé. […] Vie et mort, amour et destruction se mélangeant d’une façon qui fait perdre le sens. […] »
(Crédits : Mart Production /Pexels)
Il existe des phobies étranges et insolites
Des terreurs irrationnelles qui peuvent surprendre tant que nous ne sommes pas affectés. Ainsi la peur des pointes (achmophobie), des gaz dans le côlon (aéroacrophobie), des courants d’air (aérophobie), des poulets (alektorophobie), de l’infini (apeirophobie), des excréments ou de déféquer (apopathophobie), de rire (cachophobie), des fruits (carpophobie), de traverser la rue (dromophobie), des factures (votaphobie), du nombre treize (triskaïdékaphobie)… vous comprenez aisément, qu’elles peuvent prêter à plaisanter, sans avoir à moquer ceux qui en souffrent.
Les manifestations sont à l’image de la société, plurielles et diverses, tout en étant uniques. Certaines personnes peuvent, à la vue d’une araignée, fuir de la salle de bain, séance tenante, alors qu’elles prenaient une douche.
« Quand vous êtes face à un problème, nul besoin d’en faire une montagne de douleur. Soit il y a une solution et vous finirez bien par la trouver. Soit il n’y a aucune solution et, dans ce cas, rien ne sert de vous torturer. » (Dalaï-lama)
Louane souffre de bananophobie
D’autres se tétanisent à la vue d’une souris, poussant des cris stridents. Puis, au même degré que la chanteuse Louane, ont une peur panique des bananes. « C’est une vraie phobie, plaidait-elle. Il y en a qui sont arachnophobes, qui sont claustrophobes, et moi, je suis bananaphobe. Ça fait rire les gens, en général. Je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça depuis que je suis toute petite. »
Dans un article du site Vice, des commentaires surprennent. « Au pic de ma phobie, le simple fait de me retrouver dans la même pièce qu’un de ces fruits me rendait complètement fou », souligne Charlie, 38 ans. Quant à Madeleine, 22 ans, quand elle voit quelqu’un en manger « Ça me donne envie de vomir ! ». Une ex-bananophobe témoigne : « Je devais avoir 13 ans. Au début, je trouvais l’odeur repoussante. Puis, ma phobie s’est amplifiée, et plus tard, la simple vue d’une banane s’est mise à me rendre malade. Par la suite, ça s’est transformé en véritables crises de panique », martèle Lela, 59 ans.
(Crédits : Terk Olvera/Pixabay)
Les symptômes d’une crise phobique sont fréquemment des palpitations, tachycardies, tremblements ou secousses musculaires, douleurs, gênes thoraciques, sensation d’étranglement, souffle court, parfois, déréalisation ou dépersonnalisation, vertiges, frissons/bouffées de chaleur, nausées ou gêne abdominale, transpiration, picotements dans les mains ou les pieds, tremblements, etc. En cas de doute, consultez votre médecin de famille qui saura vous conseiller, comprendre et vous orienter vers la femme ou l’homme compétent si ce n’est lui-même. Rassurez-vous, rien n’est insurmontable, car Miguel de Cervantès disait « où il y a de la vie, il y a de l’espoir. »