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  • Il y a cent ans… l’affaire du collier de Jane Marnac

    Il y a cent ans… l’affaire du collier de Jane Marnac

    Cette histoire rappelle l’affaire du collier de la Reine, où, selon l’œuvre d’Alexandre Dumas, les quatre mousquetaires sauvaient la réputation de la Reine, évitant une guerre toute souhaitée. Le véritable fait est lorsque le cardinal de Rohan tombe en disgrâce auprès de Marie-Antoinette d’Autriche, pour des mœurs licencieuses. Soucieux de regagner sa confiance, l’homme d’Église est prêt à tout. Il acquiert, en qualité de prête-nom un somptueux collier de 650 diamants, pesant 2 800 carats, sur les conseils avisés de Mme de La Motte.

    « Tu imagines chérie, l’histoire du collier de la Reine me fait penser à celui de Jane Marnac », s’écriait Sépa.

    « De qui parles-tu ? », rétorqua Séki

    « L’affaire du collier de la Reine, est une histoire de bijoux qui a failli coûter la tête du cardinal de Rohan »

    « Ah, bon. Je croyais que c’était la Reine qui… »

    « Oui, mais ça n’a pas arrangé son impopularité, surtout quand on sait que nous sommes à trois ans de la Révolution française. Je parcourais le site du Château de Versailles et j’ai lu l’histoire du fameux collier »

    « Raconte, ça m’intéresse », souffla Séki

    « Alors, je la fais courte. Le cardinal de Rohan est tombé en disgrâce auprès de Marie-Antoinette d’Autriche, pour des mœurs licencieuses. Il se fait avoir par Mme de La motte, descendante d’un fils naturel d’Henri II de Valois, qui se prétend amie de la souveraine. Pour recouvrer ses bonnes grâces, elle lui fait acheter un collier de 650 diamants, pesant 2 800 carats. Et sers de prête-nom pour la reine, sur les conseils de Mme de La Motte. »

    Les colliers font briller les yeux de celles qui les portent, et ce ceux qui les convoitent. (Crédits : Château de Versailles)

    « Son prix est astronomique malgré une baisse à 1,6 million de livres. Moyennant un échelonnement du paiement en quatre fois sans frais sur deux ans, les bijoutiers, Böhmer et Bassenge remettent le collier au cardinal le 1er février 1785, lequel le donne à Mme de La Motte, qui disparaît avec ses complices. »

    « Non ? Il s’est fait piquer le collier », questionna Séki.

    « Oui »

    Le cardinal sera jugé devant le Parlement de Paris en mai 1786. Contre toute attente, il est blanchi. Jeanne de Valois-Saint-Rémy connue sous le nom de Mme de La Motte, et ses complices sont arrêtés et jugés. Elle sera marquée au fer rouge du « V » de voleuse. Bien qu’innocente, la reine fait finalement figure de coupable. Le scandale, c’est elle ! Elle a voulu la perte du cardinal qu’elle déteste.

    « Tu ne me dis pas tout, vas-y raconte la suite… comment elle s’appelle, Jarnac ? Marnoc ? »

    « Jane Marnac, je ne peux rien te cacher, s’amusa Sépa. Alors écoute, je vais te lire l’article d’une chronique sur une autre affaire de collier qui s’est déroulé, il y a cent ans »

    Il prit une gorgée de son café au lait sucré d’une cuillère de miel, se racla le gosier et adoptant sa plus belle voix conta l’histoire du collier de perles de Jane Marnac. Le 25 avril 1922, artiste de théâtre et de cinéma, elle est à l’affiche de la pièce la « Belle Angevine », à Paris. Elle décidait, raconte L’Écho de Paris de se séparer d’un de ses colliers, car il « avait cessé de me plaire ». Elle confia ledit collier à un certain M. Moch, tout en glissant qu’elle avait un « crush » pour un collier que « j’avais admiré au cou d’une personne se sa connaissance ». Comble du bonheur, cette dernière souhaitait s’en défaire.

    L’actrice belge interprétait en 1922 La Belle Angevine de Maurice Donnay et André Rivoire, au théâtre des Variétés. (Crédits : DR)

    Elle lui confia le bijou composé de 137 perles, évalué à 150 000 francs. Peu de jours passent lorsque Moch déclarait qu’il était obligé d’engager le collier pour 50 000 francs, et qu’il avait besoin de cette somme pour recouvrer une dette contractée par le jeune personne. En échange, Jane Marnac devait recevoir une hypothèque sur l’hôtel particulier qu’elle possédait. « L’hypothèque, le collier, je les ai vainement attendus », soufflait l’actrice. Manque de chance, la jeune souffrait et partit un mois plus tard. Jane Marnac voulut récupérer son bien, sauf que… Moch avait engagé les perles « comme je l’avais autorisé »

    C’est alors que dans une vente aux enchères, elle le vit. La propriétaire l’avait acquis pour 95 000 francs. « J’avais remis à M Moch une perle montée en bague. Inutile de dire dans cette affaire que je n’ai pas touchée un sou, que dis-je, un sou, même pas un centime ». L’épilogue est à la hauteur de l’affaire. « Le plus drôle, c’est que jadis ce collier me déplaisait ; maintenant, je vous l’avoue, je serais heureuse, bien heureuse d’en rentrer en possession. »

    « C’est dingue. Comme quoi, c’est lorsque l’on perd quelque chose que l’on se rend compte de sa valeur »

    « Oui, c’est pour ça je mesure chaque jour la chance de t’avoir à mes côtés », coupa Sépa

    « Rhooo, tu es bête », rougit-elle malgré les cinquante années de mariages consommés, tout en l’embrassant tendrement sur la joue.

  • Il y a cent ans… une brève histoire de sports

    Il y a cent ans… une brève histoire de sports

    Le sport évolue sans cesse, tant pour sa pratique elle-même que pour l’ouverture de l’équité. Les pistes en tartan voient leurs athlètes au sol pour récupérer des efforts effectués. Or, plusieurs femmes s’effondraient à la fin de l’épreuve de 800 m en 1928, déclarée trop dangereuse pour le sexe faible, elle est interdite jusqu’en 1960. C’est en 1922 au stade Pershing de Paris que se produisent les jeux mondiaux féminins, et à Monte-Carlo les Olympiades féminines… du chemin a été parcouru depuis.

    Le 24 avril 1922 se déroulait une rencontre internationale de hockey. L’équipe de France dominait la Suisse par 3 buts à rien. Le noble art produit deux matchs, l’un en Angleterre mettant aux prises Charles Ledoux et Tommy Harrison, puis pour le titre de champion de France des poids moyens entre Maurice Prunier et Balzac. La Coupe de Paris verra s’affronter sur terrain vert les équipes du Club athlétique des sports généraux face à l’Union sportive suisse qui ont battus respectivement, le Red Star 2 à 0 et le Club Français 3 à 1.

    Dépasser les 30 kilomètres par heure au volant d’une quadrilette était une prouesse, en 1922. Ici, une Peugeot Quadrilette type 161 de 1922. Pour 9900 francs vous pouviez acquérir une Cyclecar avec capote phare et roue de rechange, une usure des pneus presque nulle, quatre cylindres, trois vitesses, deux places et une marche arrière. (Crédits : Thomas Bersy)

    Le sport automobile pensait déjà faible consommation. Le troisième concours du bidon de cinq litres organisé par Auto-Médica et Vélo-Sport fertois remportait un véritable succès. Imaginez que votre véhicule terrestre à moteur doit parcourir à une moyenne supérieure de 30 km/h la plus grande distance avec en tout et pour tout 5 litres de carburant. La vitesse n’a pas de comparaison avec celle atteinte par la Bugatti Chiron ni sa consommation moyenne de 22, 5 litres aux 100 kilomètres, le résultat de l’épreuve est pour les 750 cm3 :

    • 1. Marcel Grémillon sur Peugeot 198, 360 km
    • 2. Henri Petit sur Peugeot 185, 578 km
    • 3. Mme Lavie sur Peugeot 153, 260 km

    En 1100 cm3, le podium est composé de :

    • 1. M Neuilly sur Mathis 93, 520 km
    • 2. M Godard sur Mathis 86, 140 km

    Pour les voitures légères à quatre places, M Remoncol sur Peugeot parcourt 45, 200 lm et sur les cinq places et plus, M Lavie sur Renault affiche 76, 250 km. Il met en exergue les quadrilettes pour un triple succès. L’évolution de l’économie de carburants est impressionnante en une seule année, car l’année 1921 M Petit parcourait 117, 1 km. Cette année la distance arpentée augmente de 81, 260 km.

  • Il y a cent ans… le stade toulousain était champion de France

    Il y a cent ans… le stade toulousain était champion de France

    La rencontre de la finale du Championnat de France de rugby opposait le Stade Toulousain face à l’Aviron Bayonnais, le 23 avril 1922. Surnommé en l’année 1912 la « Vierge Rouge », le club de la ville rose pour avoir remporté tous ses matchs, il faudra attendre une décennie pour voir le deuxième titre national. L’aviron bayonnais obtenait la couronne en 1913 devant au SCUF, 31 à 8. Les deux équipes du sud-ouest rêvaient toutes deux d’accrocher le bouclier de Brennus une seconde fois, après tant de temps.

    Toulouse, favori de la rencontre, jouait à domicile devant plus de 20 000 aficionados. Il est 14 heures, la foule remplissait les gradins et tribunes, faute de place dans l’enceinte, des spectateurs montaient sur les toits avoisinants, sur les arbres, sur les panneaux publicitaires, nommés panneau-réclame, en ce temps-là. La météo de ce 23 avril était maussade. À l’entrée des compétiteurs, une pluie abondante tombait sans discontinuer jusqu’à la mi-temps. Durant la première période, les équipes s’échangent les possessions, mais à ce jeu Toulouse marque un essai dans le premier quart d’heure. À la suite de plusieurs remises en touches, Henri Galau s’empare du ballon et s’écroulait dans l’en-but adverse. Il ne sera pas transformé, Toulouse mène à la pause 3 à 0.

    La marque de Struxiano fouette les Bayonnais qui donnaient quelques signes de lassitude. Ils attaquent avec fougue et par deux fois le cuir pénètre dans les buts de Toulouse qui dégage en touche. La recette du match dépassait les 160 000 francs d’époque. (Crédits : Pete Curcio/Pixabay)

    De retour sur le terrain, Bayonne profite de l’avantage du vent. Les avants de l’Aviron acculent l’adversaire, si bien que le ballon entre dans les buts toulousains, mais Chilo le touchait à temps évitant la marque. Les Basques semblaient accuser le coup, et commettent des fautes. Un coup franc accordé aux Toulousains est face aux poteaux. Malgré le vent contraire, Struxiano dit L’Intraitable réussit le coup de pied et assomme les adversaires. Grâce aux actions défensives de Philippe Struxiano et François Borde entre autres, la marque affiche 6 à 0, plus rien ne sera marqué, en dépit des tentatives acharnées de l’Aviron. « La victoire revient à l’équipe la plus riche en avants de classe, en joueurs rompus à la tactique savante d’un capitaine tel que Struxiano », concluait le journaliste.

  • Les centres hospitaliers du GHT victimes d’une cyberattaque

    Les centres hospitaliers du GHT victimes d’une cyberattaque

    Le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Cœur Grand Est subit une attaque informatique. Il comprend 9 établissements, 287 000 habitants, 12 pôles territoriaux, et 450 millions d’euros de budget consolidés. Les GHT ont été créés par la loi de modernisation du système de santé en 2016. La cyberattaque découverte ce mardi 19 avril 2022 touche l’ensemble des établissements. Une rançon de 1,3 million de dollars américains est demandée, par le groupe d’opérateurs américains Spy industrial.

    Ce nouveau groupe de malfaiteurs réclame 1,3 million de dollars américains au groupe hospitalier s’il ne souhaite pas voir les fichiers volés diffusés sur Internet. De plus, ils ne réclament pas l’argent directement aux sociétés victimes de leurs actes malveillants, mais propose de vendre le butin du vol à tout un chacun, pour tout savoir sur leurs adversaires commerciaux.

    Avant tout les victimes représentent 3 370 lits et places d’hospitalisation, 5 831 agents, 287 000 habitants sur le territoire du Groupe Hospitalier Cœur Grand Est. Au sein du GHT, les centres hospitaliers de Verdun Saint-Mihiel (établissement support qui a le rôle de « pilote »), de Bar-le-Duc, de Haute-Marne, de Saint-Dizier, de Vitry-le-François, de Montier-en-Der, de Wassy, de Joinville et le Centre Hospitalier Spécialisé de Fains-Véel. Si la prise en charge des patients n’a pas été affectée, des données administratives ont été volées, indiquait le groupement sur France-Bleu.

    Au total 28,7 GB d’informations sensibles tels numéros de sécurité sociale, coordonnées bancaires… ou encore, dossiers médicaux. L’entreprise touchée par l’offensive informatique, n’est pas maître de son destin. Puisqu’ils ne demandent par de rançon aux victimes, mais s’adressent aux potentiels acheteurs… (Crédits : capture d’écran)

    « La cellule de cyberveille du ministère de la Santé, l’ARS Grand Est et les services de police spécialisés sont en soutien du GHT Cœur Grand Est ». Une plainte va être déposée. Le Service Veille ZATAZ a pu constater dans les propos des pirates plusieurs faits inquiétants. « Ils expliquent permettre aux “concurrents” de tout savoir, et le cas échéant, de couler/ruiner la victime », explique Damien Bancal.

    « Grâce à nos informations, vous pouvez refuser de vous associer à un partenaire sans scrupules, révéler les secrets de vos concurrents et de vos ennemis et gagner des millions de dollars en utilisant des informations privilégiées », revendique Industrial Spy. Ils affichent également une citation qui serait de Nathan Mayer Rothschild : « Celui qui possède l’information, possède le monde ».

    Il existe trois types de vente sur le site d’Industrial Spy. Le Premium, accessible sept jours, avant, s’il n’est pas acheté, déplacé dans la section général. Mis à un prix bas et plus accessible. La dernière étape est dans le domaine libre, diffuser gratuitement sans être effacée des bases de données du site de fuite. (Crédits : capture d’écran)

    Sur leur site de fuite sur le Darknet, il explique que « vous pouvez y acheter ou télécharger gratuitement des données privées et compromettantes de vos concurrents. Nous publions des plans, des dessins, des technologies, des secrets politiques et militaires, des rapports comptables et des bases de données de clients. Toutes ces données ont été recueillies auprès des plus grands sociétés, conglomérats et entreprises du monde entier, quelle que soit leur activité. Nous recueillons des données en utilisant la vulnérabilité de leur infrastructure informatique. »

  • Il y a cent ans… le salut des bolcheviks au roi Victor-Emmanuel

    Il y a cent ans… le salut des bolcheviks au roi Victor-Emmanuel

    La conférence de Gênes focalise en ce mois d’avril 1922, toutes les attentions. Il faut souligner qu’elle avait pour but de rétablir l’ordre monétaire international, qui était complètement désorganisé par la Première Guerre mondiale. Lesdits accords de Gênes de mai 1922 sont issus du sommet du même nom, qui s’est tenu en Italie du 10 avril au 19 mai 1922. Elle regroupait des représentants de 34 pays. Alors la visite d’un roi, n’est pas grand-chose, quelques soldats dans la rue, un peu de musique, à peine plus imposante que la venue d’un ministre dans une préfecture française.

    Sauf, que le 22 avril 1922, en plus du cérémonial classique et usuel, un événement historique allait se dérouler, le salut de la délégation bolcheviste au Roi d’Italie, Victor-Emmanuel III. Les bolcheviks sont les membres d’une des deux factions du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, créé en 1903 sous la direction de Lénine. En 1918, le parti bolchevique prendra le nom de Parti communiste. La nervosité gagnait Leonid Krassine, Gueorgui Vassilievitch Tchitchérine et Maxime Maximovitch Litvinov, car peu habitués au protocole. Ces derniers étaient invités à bord du cuirassé Dante Alighieri par Sa Majesté.

    Victor-Emmanuel III passe en revue la garnison du château Saint-Ange, à Rome, en 1940. Il est accompagné du général Diaz (1861-1928) et de Pietro Badoglio (1871-1956), chef d’état-major général. (Crédits : General Photographic Agency/Hulton Royals Collection/Getty Images)

    Tchitchérine télégraphia au protocole à Rome, afin de ne pas commettre d’impair. À savoir s’il devait se présenter en jaquette ou redingote, en gants gris ou jaunes. L’honneur sauf, il fit part au Roi d’Italie de sa profonde admiration. Après avoir signé et dédicacé leur menu, ils les échangèrent, pendant que Krassine s’écriait qu’un Roi comme Victor-Emmanuel mériterait d’être président d’une république russe.

    Le banquet d’État donné par le roi Édouard VII au roi Victor-Emmanuel III et à la reine Hélène au château de Windsor le 18 novembre 1903.
    Photogravure d’après une peinture du banquet d’État. (Crédits Samuel Begg/Royal Collection Trust)

    À la suite de la victoire de la Première Guerre mondiale, il est appelé le « Roi soldat ». Victor-Emmanuel III fait partie de cette génération de monarques balayée par l’histoire entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale, tant par leurs propres manques que par l’émergence de nouvelles formes de vie politique dont le fascisme italien. Le Roi italien qui donna caution à Mussolini, puis à l’alignement de Rome sur l’Allemagne nazie, perdait peu à peu sa légitimité. Les têtes couronnées ne font pas rêver et la famille royale de Savoie n’a été autorisée à revenir en Italie qu’en 2002. « Il fut un honnête homme qui n’aurait jamais dû être Roi », écrit Frédéric Le Moal dans Victor-Emmanuel III, un roi face à Mussolini.

  • L’entreprise Dedalus condamnée à 1,5 million d’euros d’amende

    L’entreprise Dedalus condamnée à 1,5 million d’euros d’amende

    Une fuite de données médicales qui avait fait grand bruit dans la presse et les chaumières. Le 23 février 2021, une divulgation d’informations massive concernant près de 500 000 personnes a été révélée dans les médias, qui mettait en cause la société Dedalus. La CNIL avait annoncé dès le lendemain mercredi 24 février 2021 qu’elle avait lancé une enquête pour savoir si les établissements (dont les données ont été volées) ont manqué à leurs obligations. Elle vient d’aboutir à la délibération le 15 avril 2022 à 1,5 million d’euros d’amende.

    Une sanction qui ramène le sujet peu abordé lors du débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle entre Marine Le Pen (RN) et Emmanuel Macron (LaREM) candidat à sa succession, de la sécurité réelle de nos données. Le règlement général de protections des données (RGPD), en plus de prodiguer des consignes de sécurisation des données, impose aux entreprises ayant subi une violation de leurs données de le signaler. Or la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) déclarait ne pas en avoir été avertie. Plus inquiétant, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) avait communiqué mercredi 24 février 2021, avoir identifié l’origine de cette fuite de données dès le mois de novembre 2020, et prévenu le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran.

    Une année après la fuite, c’est 510 000 Françaises et Français qui sont à nouveau impactés par le même type d’incident informatique. Cette fois issue directement l’Assurance Maladie. Elle adressait une notification à la CNIL le 16 mars 2022 et déposait une plainte au pénal. (Crédits : capture d’écran)

    Lesdites informations étaient les nom, prénom, numéro de sécurité sociale, nom du médecin prescripteur, date de l’examen, mais pas seulement. Plus dommageables pour les personnes elles-mêmes, des informations médicales à savoir si les patients sont atteints par le VIH, cancer, maladies génétiques, en situation de grossesses, les traitements médicamenteux suivis par le patient, ou encore des données génétiques ont ainsi été diffusées sur internet.

    De nombreux manquements techniques et organisationnels en matière de sécurité ont été retenus à l’encontre de la société Dedalus Biologie dans le cadre des opérations de migration du logiciel vers un autre :

    • absence de procédure spécifique pour les opérations de migration de données
    • absence de chiffrement des données personnelles stockées sur le serveur problématique
    • absence d’effacement automatique des données après migration vers l’autre logiciel
    • absence d’authentification requise depuis internet pour accéder à la zone publique du serveur
    • utilisation de comptes utilisateurs partagés entre plusieurs salariés sur la zone privée du serveur
    • absence de procédure de supervision et de remontée d’alertes de sécurité sur le serveur

    « Cette absence de mesures de sécurité satisfaisantes est l’une des causes de la violation de données qui a compromis les données médico-administratives de près de 500 000 personnes. Un manquement à l’obligation d’encadrer par un acte juridique formalisé les traitements effectués pour le compte du responsable de traitement (article 28 du RGPD) », martèle la CNIL. Les articles 29 et 32 font également partie des manquements. Quand les opérateurs utilisant les Ransomware-a-as-Service attaquent des entreprises, tel Conti avec la cyberattaque subie par le Costa Rica, il faut souhaiter que l’exemple de Dedalus servent aux entités privées et publiques pour protégé, à défaut de retarder voire décourager les opérateurs malveillants de voler vos données comme les miennes.

  • Il y a cent ans… les conseils beauté donnés aux Femmes

    Il y a cent ans… les conseils beauté donnés aux Femmes

    Il est cocasse de trouver des documents donnant conseil aux femmes de l’époque. Ainsi L’Écho d’Alger prodiguait, à travers la personne derrière l’écrit des dires semblent-ils avisés. On y apprend à s’enduire de crème pour les grands soirs, mais aussi comment avoir le teint frais, après de nombreuses veillées avec de tasse de consommé arrosé d’un verre de vin, mais pas n’importe lequel. Ou également de quelle manière peut-on posséder des cils bien plus épais, ou encore des ongles bien plus durs, un 21 avril 1922.

    Accrochez-vous, il y a cent ans, la mode était quelque peu… différente. À l’époque du croc top, la tenue des femmes voilà un siècle peut surprendre. Ainsi, lorsque pour une soirée ou un bal « vous devez revêtir une toilette qui découvre vos bras et vos épaules » une recette miracle de simple fard permettait de « se blanchir admirablement l’épiderme ». Avantage, il ne laissait aucune trace sur les smokings des danseurs.

    La composition était à base de 3 grammes d’oxyde de zinc dans 30 grammes de glycérol d’amidon, préconisait le journal. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    Pour avoir le teint frais, la Baronne St… conseillait de faire une sieste dans l’après-midi du fameux bal, mais pas seulement. « Si vous aviez le bonheur d’avoir une bonne assez fidèle pour veiller », vous pouviez avant de vous coucher de prendre un satisfaisant bain chaud de quelques minutes, puis en sortant et préalablement au glissement sous la couette, de déguster une tasse de consommé et un verre de vin Malaga.

    Le remède pour avoir des cils bien plus durs, il était indiqué… de les couper, « on assure qu’ils repoussent assez rapidement ». (Crédits : Mumu’s Pictures)

    La personne recommandait plus de ne jamais se frotter les yeux, de n’user d’aucun crayon ou fard, mais de les badigeonner avec de l’huile de Ricin, muni d’un minuscule pinceau. Mais un conseil pour durcir les ongles interpelle. « Rien de plus désagréable que des ongles mous, qui se déchirent », appuie la journaliste. Elle proposait, en 1922, de faire fondre, sur un feu très doux, 15 grammes d’huile de noix, une plaque de cire vierge de deux grammes environ, de 5 grammes de colophane et un gramme d’alun. Il suffisait de laisser refroidir, pour l’étendre à priori le soir pour avoir des ongles durcissant de façon merveilleuse. Dorénavant, les influenceuses proposent des conseils et autres tutos, comme EnjoyPhoenix, Sananas, Horia, Sandrea, The DollBeauty, Noemie Makeuptouch, Romy, Caroline, Elsamakeup, ou encore Naturellement Lyla, sont toutes sur YouTube. Si la « Gen Z » a recours à des médias qui diffusent leurs contenus en streaming via smartphone, les générations Y sont parents des Alpha, qui bientôt prendront la place des Z, avec des conseils à la pelle, mais comme l’adage dit « l’expérience des autres est aussi utile qu’une peigne pour un chauve ».

  • Il y a cent ans… un vol de 220 000 francs

    Il y a cent ans… un vol de 220 000 francs

    Les gangsters feraient des scénaristes hors pair. Le 20 avril 1922, un audacieux vol était commis à bord du train omnibus 221. Il reliait la capitale phocéenne à Nice dès 8 h 10. Il faut dire que les malfaiteurs avaient tout prévu, le lieu, le montant du butin, même comment s’échapper sans encombre. L’attaque se produisait alors que le convoi venait à peine de s’engager sous le tunnel de Saint-Barthélemy que le mot action fut prononcé. Il est l’un des vols les plus spectaculaires.

    Le lendemain de Pâques, vous vous dirigez vers votre cadre de villégiature pour profiter de la promenade des Anglais, quand peu après 8 h, un braquage se déroulait dans votre train. Dans le fourgon de tête avait été placée une caisse avec à son bord la somme de 220 000 francs d’époque (soit 25 501 453,82 € selon l’INSEE). À hauteur du tunnel Saint-Barthélemy, comme le quartier du 14e arrondissement de Marseille et la gare (fermée en 2007), les deux complices armés de revolvers et le visage noirci font irruption dans le fourgon. À l’intérieur le conducteur-chef Sandigliano et le wagonnier Claudier-Peneron. Surpris les deux hommes, ne purent que céder à l’invective des deux bandits, sous le joug d’une arme à feu.

    « Leur taille moyenne, habillés proprement même avec une certaine élégance paraissaient parfaitement au courant de la marche du train 221 », insistait le journaliste. (Crédits : DR)

    En possession du magot, les voleurs sautèrent à contre-voie qui ralentit en approchant de la Blancarde (quartier du 4e arrondissement de Marseille). Les deux individus disparurent presque instantanément. Un lampiste de la PLM qui avait aperçu la scène se jeta à leur poursuite en vain. La police et la sûreté de Marseille sont à leur recherche, dans un quartier connu en 1922 comme « assez désert comprenant un remblai, qui permettait aux audacieux filous de dissimuler avec aisance », concluait l’article de L’Action Française.

  • Ransomware: cyberattaques de société italienne

    Ransomware: cyberattaques de société italienne

    Si le calme du printemps apaise les tensions, sur la toile il n’y a pas de saisons. Les offensives informatiques ne s’arrêtent pas. Au sein de l’Italie, de multiples infections font étalage de données variées et diverses. Ainsi après celle perpétrée chez le groupe Ferrovie dello Stato, le ransomware Hive ayant infiltré l’infrastructure informatique de la grande entreprise italienne. Sans oublier la maison Armani et aujourd’hui 19 avril 2022, les renseignements de Martinelli Ginetto par le ransomware Conti.

    Le transport italien et les informations de ses passagers semblent intéresser de nombreux opérateurs. Le 23 mars 2022, un incident informatique avait lieu. Les pirates auraient d’abord introduit un cryptolocker dans les systèmes pour bloquer des données, puis ont exigé une rançon de 5 millions de dollars pour les déchiffrer, obligeant la société à « suspendre la vente de billets dans les gares de toute l’Italie ». Précaution afin d’éviter d’autres risques de compromission qui pourraient mettre en crise d’autres systèmes informatiques, y compris ceux qui gèrent l’infrastructure. Une somme demandée sous un délai de trois jours faute de quoi elle doublait.

    Capture d’écran de la discussion entre des individus et les opérateurs du ransomware Hive. « On ne sait pas qui a pris contact avec le cybergang […] puisque les identifiants pour accéder au backend ont été divulgués en ligne sur Twitch », souligne Redhotcyber. (Crédits : RHC)

    Redhotcyber révèle que l’entreprise publique, équivalente à la SNCF en France, Ferrovie dello Stato adressait elle-même un message pour les usagers de Trenitalia : « Bonjour, en raison de problèmes de sécurité du réseau de l’entreprise, veuillez éteindre les ordinateurs même s’ils sont présents en mode de travail intelligent. Merci. »

    Il semblerait que les cybercriminels auraient pénétré les infrastructures du groupe, à minima deux semaines auparavant, soulève Redhotcyber, mais le ransomware aurait été activé dans la nuit du 23 mars 2022. « Depuis ce matin, des éléments pouvant être liés à une infection par cryptolocker ont été détectés sur le réseau informatique de l’entreprise. Les activités de vérification sur le réseau sont en cours. Par mesure de précaution, certains utilisateurs des systèmes de vente physique de Trenitalia ont été désactivés. Par conséquent, il est temporairement impossible d’acheter des billets aux guichets et aux stations en libre-service, tandis que la vente en ligne est opérationnelle », communiquait la société.

    La création textile touchée

    Le 16 avril 2022, « il semble que la célèbre société de mode italienne Armani ait également été visée par les cybercriminels. L’attaque a été confirmée par la maison de mode milanaise », souligne Redhotcyber. Les systèmes d’information ont été placés hors d’usage par des cybercriminels mettant hors service certaines usines. Les spécialistes mandatés par la maison de couture auraient été occupés à repousser la menace, bien que limitée, qui a effectivement bloqué les systèmes informatiques du siège de Milan. Les usines de Mattarello-Trento et l’usine Antinea de Trissino, dans la vallée d’Agno, située dans la province de Vicence, ont rapidement repris leurs activités.

    De nombreuses indications telles les taxes, photos de l’intérieur de certains lieux, des plans, des photocopies de pièces d’identité sont publiés. (Crédits : capture d’écran)

    Le groupe de fabrication Martinelli Ginetto couvre la chaîne d’approvisionnement en textiles de maison haut de gamme et occupe une position de premier ordre au niveau mondial a été touché par le ransomware de Conti le 11 avril, et les opérateurs révèlent sur le site de fuite le 19 avril 2022 plus de 22 GB de données compressées. Le fichier Balazs contient 260 Mo d’informations et Pubblica Scan 163 Mo. Le dernier dispose de pièces d’identité, de factures dans douze dossiers différents classés par prénom. L’autre exemple affiche des plans de diverses usines, de photos, de cartes grises…

  • Il y a cent ans… la crise irlandaise jetaient des habitants à la rue

    Il y a cent ans… la crise irlandaise jetaient des habitants à la rue

    Les fêtes de Pâques se terminaient hier soir 19 avril 1922, et se déroulaient dans une atmosphère relativement calme et détendue, malgré une série de désordre qui eut lieu dans les quartiers de Belfast. Toujours sous fonds de mésentente entre catholique et protestant, des heurs, des drames, des embrasements sont légion. D’un côté des personnes, de l’autre des mitrailleuses tirant à balles réelles. De nombreux blessés, des maisons incendiées, des familles à la rue…

    Plusieurs feux ont été allumés dans le quartier de Narrowdone à Belfast, le bilan affichait une quinzaine de demeures plus ou moins détruites et surtout plongées plusieurs clans à la rue. Les autorités irlandaises ordonnaient qu’elles soient hébergées dans des locaux municipaux. La pagaille engendrée a été mise au diapason à l’arrivée bruyante et dommageable des mitrailleuses. Le lendemain, les mêmes mitrailleuses crachaient encore leurs projectiles sur les habitants, manifestants… provoquant une centaine de blessés.

    Deux officiers généraux en charge de l’organisation de l’armée de l’État libre étaient arrêtés à Kenmare, dans le comté de Kerry, par des éléments de l’armée républicaine. En protestation, ils entamaient une grève de la faim. (Crédits : Ben Kerckx/Pixabay)