Les infections des systèmes d’information en France sont à nouveau légion. ClOp qui a reçu un coup d’épée avec l’arrestation de six de ses membres, affiche une nouvelle attaque d’entreprise. La France n’est pas épargnée. Entre Everest et Conti, pour ne citer qu’eux, ce n’est pas moins de dix-huit attaques. Elles sont publiées sur leur site de fuite respectif, ainsi que les opérateurs revendiquent au mois de juin 2021. Mais d’autres offensives sont tout aussi préoccupantes, comme celle du fabricant de stockage et de mémoire informatique, ADATA.
Quand ADATA, l’un des principaux producteurs de stockage de mémoire à Taïwan, a souffert d’une attaque de ransomware fin mai, le choc est là. Les cybercriminels affirment avoir dérobé des données sensibles à hauteur de 1,5 To. La firme taïwanaise fabrique des modules DRAM, des lecteurs flash, des disques durs, des cartes mémoire…
Quand l’attaque touche la mémoire
Le premier à être touché par la cyberattaque est Aqualung Trading. C’est avec assurance que le ransomware Mount Locker affiche 800 Go. Puis, comme indiqué précédemment, Tendriade fait partie d’un « lot » de cinq objectifs. L’agglomération de Saint-Avold sous le coup d’un versement de 80 000 dollars, la mairie de Pont-Saint-Esprit paralysée dès le 3 juin 2021, puis la firme PRB est ciblée à son tour.
L’invasion a été détectée très tôt ce vendredi 4 juin 2021 au matin. « Il y avait un message sur les écrans, et une demande de rançon. Il est hors de question de payer », indique encore le chef d’entreprise, Jean-Jacques Laurent. Ce sponsor historique du Vendée Globe précède « Demarne Frères ». Le groupe LV revendique le vol de plus de 40 Go de données au spécialiste des produits marins. Les Deux-Sèvres (79) subissaient début du mois des attaques. La première concerne les archives départementales, puis la seconde, Deux-Sèvres habitat. « On nous annonce un black-out complet de trois à cinq semaines », notifiait dans la Nouvelle République Fabrice Ouvrard, le directeur.
Les opérateurs derrière le ransomware « Everest » frappent fort en France. Le cabinet Rémy Le Bonnois n’est que le premier. L’imprimerie Lamazière (12 Go), Epsilon hydraulique (44 Go), Always international (4 Go). La revendication porte aussi sur Altech France, Xefi, le groupe Confiance Immobilier, sans afficher à l’heure actuelle, le 26 juin 2021, le poids des renseignements dérobés. Les premières données d’« Assurance et courtage lyonnais » sont divulguées. Des contrats, devis, coordonnées, process… sont ainsi mis au jour pouvant profiter à des personnes peu scrupuleuses. De son côté « Conti-Ryuk » s’est infiltré chez Voltalia, Cerfrance, Traon, Maître Prunille, Iserba, Brangeon, Au Forum du Bâtiment, Dirickx, STAM, FunBreak.
(Crédits : capture d’écran)
Le groupe a indiqué s’être introduit chez Xoriant, un développeur de logiciels d’ingénierie. Tandis que ClOp revendique, malgré l’arrestation de huit membres présumés, celle du bureau KSS Architects aux États-Unis.
Disque dur et barrette de mémoire
L’infection d’une entreprise taïwanaise concerne de nombreuses personnes à travers la planète. ADATA, qui fabrique des modules de mémoire DRAM hautes performances, des cartes mémoire flash NAND et d’autres produits, a été avili par le ransoware « Ragnar Locker ». Les différentes manufactures sont disque dur, stockage externe (HDD, SSD, boîtiers), cartes mémoire, lecteurs, clés USB, des produits de jeu (souris, clavier, casque) et des solutions industrielles.
Il existe de grandes probabilités pour que tout un chacun ait un de leurs composants dans son domicile. La société a été classée deuxième fabricant de mémoire DRAM et de disques SSD (Solid State Drive) en 2018. « ADATA a été touché par une attaque de ransomware le 23 mai 2021 », a déclaré la société dans un communiqué. L’industriel de mémoire taïwanais a démantelé tous les systèmes concernés après avoir décelé l’agression et a prévenu toutes les autorités internationales compétentes de l’incident pour aider à retrouver les responsables. (Crédits : capture d’écran)
« La société a suspendu avec succès les systèmes affectés dès que l’attaque a été détectée, et tous les efforts nécessaires suivants ont été déployés pour récupérer et mettre à niveau les systèmes de sécurité informatique associés, avant d’ajouter. Nous sommes déterminés à nous consacrer à rendre le système plus sûr que jamais, et oui, ce sera notre pratique sans fin pendant que l’entreprise avance vers sa croissance et ses réalisations futures. » Samedi 19 juin 2021, les acteurs du ransomware ont publié sur le site de fuite les hyperliens de téléchargement d’un nouvel ensemble de documents d’entreprise ADATA, en prévenant les parties intéressées que ces derniers ne devraient par survivre longtemps. Le service de stockage MÉGA a fermé le compte, refusant ainsi l’accès à tous les fichiers partagés publiquement.
C’est un pavé dans la mare qui va effrayer de nombreux parents tout autour du globe. Un homme, de citoyenneté britannique, a été appréhendé dans la ville de Benidorm, en Espagne, le 20 juin 2021. La police nationale a arrêté un pédophile présumé qui est accusé d’avoir eu accès illégalement aux caméras de surveillance domestique de plus de 70 familles dans différents pays, et d’avoir ainsi obtenu plus de 1 000 enregistrements d’enfants nus. Le détenu s’est proposé en baby-sitter à domicile et a travaillé comme professeur d’anglais privé.
Imaginez que les dispositifs que vous venez d’aménager pour sécuriser votre résidence soient utilisés à mauvais escient, et à votre insu. Dans le film « Une souris verte» de Mathias Ledoux, un informaticien installait des webcams et les piratait. Cette œuvre cinématographique dans lequel joue Edward Furlong, est une fiction, l’information dans cet article est une réalité crue et nue.
Plus de 1000 enregistrements vidéos
Un professeur d’anglais arrêté pour avoir filmé des enfants en tenue d’Adam. Il aurait harcelé sexuellement au moins onze mineurs ayant accédé à des chats vidéo. Il les enregistrait dénudés et les menaçait parfois. L’homme était très actif sur les réseaux profonds du Net. Ainsi, il avait organisé un système de vente de matériel pédopornographique en échange de bitcoins, ou d’images d’abus capturés par leurs clients, rapporte la police espagnole dans un communiqué.
Tout commence lorsque des agents de la « Task Force Argos », le département de la police de l’État du Queensland, en Australie, ont trouvé des images sexuelles, de ce qu’ils soupçonnaient être un enfant de la région du Pacifique. Ces spécialistes, dans la poursuite de ce type de crime, après analyse, déclaraient que les images avaient été modifiées et téléchargées depuis l’Espagne. Les forces de l’ordre ibérique ont été informées et ont coopéré avec les officiers australiens pour identifier et arrêter l’auteur.
La « Task Force Argos » est une branche du service de police du Queensland, chargée d’enquêter sur l’exploitation et l’abus d’enfants en ligne. (Crédits : DR)
Lors de la perquisition, des images d’abus sexuels, des preuves d’utilisation de cryptomonnaies et de transferts d’argent vers la Roumanie ont été trouvées, par l’intermédiaire de personnes impliquées dans la prostitution de mineurs.
La police a également saisi une grande quantité de matériel informatique pour une analyse plus approfondie (huit disques durs, deux clés USB, deux téléphones mobiles et un ordinateur portable). Il a été ensuite découvert que l’homme aurait mis en place un réseau de trafic d’images pédopornographiques sur le dark web.
Les personnes concernées se voyaient proposer du contenu en échange d’un paiement en bitcoins ou de représentations d’abus perpétrés sur des enfants par eux-mêmes. Il est encore accusé de recel en tant qu’intermédiaire entre producteurs et consommateurs, contre commission.
Des échanges commerciaux ont été trouvés par les services de police, car, même virtuel, l’argent laisse des traces. (Crédits : MichaelWuensch/Pixabay)
Il est également désigné comme harceleur présumé d’une des victimes dont il avait rendu publiques les nouvelles scènes en photographie. Les agents allèguent aussi qu’il a été engagé par un adulte, pour obtenir des images sexuelles d’une cible pour 80 dollars par cliché.
Les caméras sont-elles vraiment sécurisées ?
Les caméras de surveillance IP (Internet Protocol) sont un dispositif de vidéosurveillance relié à Internet, par Wifi (sans fil) ou par câble Ethernet (filaire). Les vidéos sont lues depuis un moniteur, comme un ordinateur de bureau ou portable, une tablette ou un mobile. Elle permet de voir en direct les données enregistrées. Ces dispositifs sont très courants pour guetter les activités des enfants lorsque les parents ne sont pas à la maison et peuvent être consultés via des applications mobiles. Le nombre de caméras de vidéosurveillance est en constante augmentation, tout comme la caractéristique du rendu visualisable. Par exemple, les entrées d’immeubles résidentiels à Moscou sont équipées de caméras IP qui fournissent une bonne qualité d’image, même dans le noir.
« La confiance n’exclut pas le contrôle. » Les utilisateurs, comme les fabricants, privilégient la facilité d’utilisation à la sécurité de l’appareil. C’est le motif pour laquelle les caméras de surveillance peuvent être aisément piratées en forçant leur accès. Pour palier, mettre à jour régulièrement son firmware et utiliser des mots de passe sécurisés — les changer souvent —. Les enfants, adolescents sont les plus grands utilisateurs des moyens d’information, comme la visio, les webcams, et les moins bien informés sur les dangers. (Crédits : Marc Thele/Pixabay)
Éteindre les fonctionnalités inutilisées, activer l’accès « HTTPS », ajuster vos matériels pour isoler votre réseau interne de l’extérieur. Vous pouvez également vérifier vos différentes caméras IP, sur votre smartphone, votre tablette, votre ordinateur de bureau ou portable. Si vous croisez quelqu’un dans la rue avec un bout de sparadrap sur son smartphone, ou du papier collé avec du scotch sur le haut de son écran, ne vous moquez pas. Car sans sombrer dans la paranoïa, il sécurise sa vie privée, tout simplement, à condition de ne pas l’étaler sur les réseaux dits sociaux.
Le premier tour des élections départementales et régionales s’est déroulé ce dimanche 20 juin, jour de fête des Pères. À en croire tout ses femmes et hommes politiques, ils sont ravis des résultats en général. Les pourcentages sont élevés pour certains partis, et moindres pour les autres. Quelles sont les modalités d’un scrutin, entre votants inscrits, votes blancs, suffrages exprimés… et la grande gagnante est l’abstention. Puis vient la langue de bois sur les chiffres sortis des urnes.
La plupart des médias parlent exclusivement des élections. Certains se félicitent du score reçu par les votes des électeurs, très bien. Pour autant, ils se réfèrent aux suffrages exprimés, non aux pourcentages des voix des inscrits.
Le verre à moitié vide ou à moitié plein ?
Prenons l’exemple de la plus grande région de France, la Nouvelle-Aquitaine présidée par Alain Rousset, et ses 4 352 411 inscrits. Une abstention record de 64, 09 % (2 789 312) fausse quelque peu les résultats réels du premier scrutin. En effet, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur seuls 1 491 556 individus sur les 1 563 099 ont vu leurs votes « exprimés » (39 219 blancs et 32 324 nuls), soit tout juste plus du tiers (34, 27 %).
« Il y a toujours une surprise dans chaque élection, cette fois, c’est nous. Ce soir, nous sommes dans l’euphorie alors que les sondages nous donnaient à 2 %. Bravo aux électeurs qui ont eu envie d’aller voter pour nous, cela mérite le respect », explique Eddie Puyjalon (tête de liste Mouvement pour la ruralité/Résistons avec Jean Lassalle) Sud-Ouest. Le parti recueille 7, 30 % des suffrages exprimés (108 832 voix) et seulement 2, 5 % des inscrits. « Il y a la satisfaction de dépasser les 5 % et de voir que le RN, malgré le battage des media et des sondages, est bien moins haut que prévu », se réjouit Clémence Guetté (tête de liste LFI/NPA).
Le président de la région Nouvelle-Aquitaine brigue un cinquième mandat après être arrivé en tête des suffrages exprimés au premier tour. (Crédits : Stéphane Lefèvre/La Montagne)
Cependant en pourcentage d’inscrits, elle chute à 1, 94 %. Tout est une question de point de vue. La maire de Poitiers, Léonore Moncond’huy s’exprimait dans Centre-Presse : « Les élections régionales donnent des résultats très contrastés. Si Alain Rousset récolte 30 % des voix en Nouvelle-Aquitaine, à l’échelle de Poitiers, c’est bien moindre. Et ici, Nicolas Thierry se retrouve à hauteur de 25 %. La force porteuse, ici, c’est l’écologie […]. »
Les résultats sont comparables lorsque les données de départ sont équivalentes. (Sources : ministère de l’Intérieur)
L’édile a raison, la tête de liste Europe-Écologie-Les Verts (EELV) est créditée de 25, 2 % contre 23, 52 % pour le président sortant. Respectivement, ils recueillent 7, 68 (3 353 voix) et 7, 17 % (3 129 voix) chez les Pictaves.
Des conditions d’élections particulières
Pour être choisi au 1er tour des départementales, le binôme doit obtenir au minimum la majorité absolue des suffrages exprimés (soit plus de 50 %) et des suffrages équivalent à minima 25 % des électeurs inscrits. Si aucun duo n’est élu dès le 1er tour, il est procédé à un second tour.
Au second scrutin, les deux paires arrivées en tête peuvent demeurer. Les autres peuvent se maintenir seulement s’ils ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Le binôme qui obtient le plus grand nombre de suffrages au second tour est élu. Les candidats se présentent en binôme composé d’une femme et d’un homme (art. L. 191). Une fois élus, les deux membres du binôme exercent leur mandat indépendamment l’un de l’autre. Pour être élu au premier tour de scrutin, un binôme doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages au moins égal au quart des électeurs inscrits.
Au second tour, la majorité relative suffit. En cas d’égalité de suffrages, l’élection est acquise au binôme qui comporte le candidat le plus âgé (art. L. 193). Quant aux régionales, l’élection est acquise au premier tour si une liste recueille la majorité absolue des suffrages exprimés. (Crédits : Paolo Berretta/Pixabay)
Pour qu’une liste puisse se présenter au second tour, elle doit avoir obtenu au premier tour un nombre de voix égal à 10 % du nombre des suffrages exprimés au niveau de la région. Si aucune liste ou si une seule obtient ce score, les deux arrivées en tête peuvent être présente au second tour (art. L. 346 et L. 558-19). Les fusions sont possibles en incluant des candidats de listes ayant obtenu au moins 5 %.
La loi électorale prend en compte comme vote exprimé (ceux permettant aux politiques d’occuper la place qu’ils convoitent) tous sauf les blancs et nuls. De plus heureusement que le pourcentage d’inscrit n’est pas pris en considération, il n’y aurait en France, peu de gens au second tour des régionales. En Corse, une bataille aurait lieu entre Gilles Simeoni (29, 19 % exprimés / 16, 37 % inscrits) et Laurent Marcangeli (24, 86 % / 13, 94 %) ainsi qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur avec Thierry Mariani (36, 38 % / 11, 75 %) et Renaud Muselier (31, 91 % / 10, 30 %).
(Crédits : AFP/François Lo Presti)
Le président sortant des Hauts-de-France, et candidat à l’élection présidentielle, Xavier Bertrand est l’un des douze sur les cent cinquante-cinq candidats de toutes les régions de France à dépasser les 10 % des inscrits.
Donc si les différents candidats s’évertuent à motiver les personnes ne souhaitant pas se déplacer aux urnes, cela en vain. Il est peut-être temps de revoir sa copie, ou du moins le sujet. Car en plein championnat d’Europe de football, lorsqu’une équipe n’obtient pas les résultats escomptés, c’est l’entraîneur qui est remercié. En exemple les élections présidentielles de 2017, où Emmanuel Macron recueille 66, 10 % des exprimés, mais seulement 43, 61 % des inscrits, avec un taux d’abstention de seulement un quart (25, 44 %) et 8, 59 % de blanc et nul. Marine Le Pen obtient 33, 90 % des exprimées (22, 36 % inscrits). Serait-il nécessaire de moderniser le code électoral en prenant en compte les véritables votes inscrits et non exprimés ?
La police ukrainienne a arrêté six personnes, membres présumés du célèbre gang du ransomware « Cl0p », saisissant de l’argent, des voitures ainsi qu’un certain nombre d’ordinateurs portables. Les entreprises Bombardier, Shell, Qualys ou l’université de Stanford font partie des 57 multinationales infectées. Le CHU de Rouen avait été attaqué le 15 novembre 2019, elle serait liée à l’entité TA 505. C’est un coup de filet qui met fin, momentanément, aux agissements d’un groupe de cybercriminels.
« L’organisateur du groupe Kievien, âgé de 36 ans, avec son épouse et ses trois connaissances, a mené des cyberattaques contre des entreprises étrangères », indique la police ukrainienne. Selon les données préliminaires de l’enquête, c’est au minimum une cinquantaine de sociétés, universités, hôpitaux… qui ont souffert des agressions. Les vidéos des perquisitions et d’arrestations, filmés par les forces de l’ordre Ukrainienne n’ont pas besoin de sous-titre.
Attaques cybernétiques, blanchiment d’argent…
D’après l’ANSSI, le collectif TA505 est « un groupe cybercriminel actif depuis 2014, ciblant principalement la finance et des représentations gouvernementales, mais aussi, et c’est nouveau depuis 2019, des structures dans les secteurs de la recherche, de l’énergie et de la santé ». Les premiers bugs remontent au week-end du 16 novembre 2019. Le CHU de Rouen se réveille alors avec des ordinateurs en panne, infectés par des codes malveillants très virulents qui paralysent tout le système de l’hôpital, écrivait France 3 Normandie.
Plusieurs experts soupçonnent que Cl0p est piloté par un groupe cybercriminel bien connu, « TA505 ». De plus, des liens techniques ont été découverts entre le rançongiciel Cl0p et au moins deux outils utilisés par TA505, nommés Amadey et FlawedAmmyy, selon l’ANSSI.
Les opérateurs de Cl0p continuaient d’engranger les victimes, en mars 2021, en s’attaquant à leurs appliances de transfert de fichiers (FTA) Accellion. Après l’expert français des géosciences CGG, Steris, CSX ou également Bombardier, ils venaient d’ajouter à leur tableau de chasse Qualys. Et là encore, sur l’infrastructure de l’éditeur, on trouve les traces d’une FTA Accellion. (Crédits : Police ukrainienne)
Et pourtant, celle-ci n’était pas configurée pour gérer directement l’authentification : les outils d’Okta étaient là pour cela. La FTA en question répondait encore au moteur de recherche spécialisé Shodan le 18 février 2021. Après les infections et la mise en ligne des données ainsi exfiltrées, des plans d’un radar de détection précoce aéroporté installé sur le jet militaire phare de la société Bombardier, de type AWACS, ont pu être copiés.
En décembre dernier, Cl0p s’en était pris à un détaillant sud-coréen, E-Land, et aurait dérobé deux millions de données de cartes de crédit sur une année. Les policiers de Corée du Sud ont apparemment identifié les suspects peu après. La cyberpolice ukrainienne estime les dégâts causés par le groupe à plus de 412 millions d’euros. Comme d’autres groupes criminels, Cl0p exfiltre des renseignements volés et les publie sur le dark web. Ils exercent une pression sur les entreprises et organisations ciblées. Les forces de l’ordre ukrainiennes affirment aujourd’hui être parvenues à fermer l’infrastructure utilisée par les délinquants pour « propager le virus ».
« Il a été établi que six accusés ont mené des attaques de logiciels malveillants de type ransomware sur les serveurs de multinationales américaines et sud-coréennes », a déclaré la police nationale ukrainienne mercredi 16 juin 2021. (Crédits : Police ukrainienne)
Tandis que plusieurs entreprises françaises et internationales respirent suite à la disparition, momentanée ou définitive, des opérateurs derrière « Avaddon », d’autres souffrent en silence. Le ransomware « Conti-Ryuk » frappe fort en s’attaquant à huit firmes sur l’hexagone pour le seul jour du 17 juin 2021. Dans le même temps, les données personnelles comprenant le nom, l’âge, l’e-mail et le numéro de téléphone concernant 1,2 million d’individus inscrits à Pôle Emploi auraient fuité.
Les attaques cybernétiques croissent de jour en jour. Pas assez de sociétés affichent une hygiène et philosophie de la sécurité, pourtant nécessaire. Au départ vecteur de machine à cash, elles peuvent aussi servir de monnaie d’échange, de pression à différents niveaux d’infrastructure.
Multiplication des attaques cybernétiques sous plusieurs vecteurs
Le groupe d’opérateurs derrière le ransomware Avaddon est l’un des plus prolifiques. Le 11 juin 2021, il ajoutait un trophée de premier plan, à savoir la « Valley National Bank ». Elle est une holding bancaire régionale dont les actifs s’élèvent à 42 milliards de dollars et qui exploite 230 succursales dans le New Jersey, à New York, en Floride, en Alabama ainsi qu’à Long Island.
Tandis que le compte à rebours affichait moins de 72 heures avant la publication de l’ensemble des données, black-out complet. Avaddon n’est plus. La raison de la fermeture soudaine n’est pas claire. La plus plausible est le rapprochement des forces de l’ordre à leur recherche, comme le bureau fédéral d’investigation (FBI) et le centre australien de cybersécurité (ACSC). Ils auraient décidé de prendre leur magot et de disparaître.
La clé permettant le déchiffrement de toutes les données sur les différents systèmes d’information est disponible. Il est à souhaiter que les différentes cibles, et autres tendent à accroître considérablement l’accès aux différentes sources. (Crédits : capture d’écran Emsisoft)
BleepingComputer a reçu un message prétendant venir du FBI, contenant un mot de passe et un lien vers un fichier ZIP protégé. C’est au total, 2 934 clés de déchiffrement, où chacune correspond à une entité spécifique. Emsisoft a publié un paléographe sans frais que toutes les cibles infectées puissent utiliser pour récupérer leurs documents gratuitement. « Les récentes actions des forces de l’ordre ont rendu nerveux certains acteurs de la menace : voilà le résultat. Une personne est tombée, et espérons que d’autres tomberont aussi », a déclaré Brett Callow, analyste des menaces chez Emsisoft, à BleepingComputer.
Vingt-et-une attaques au mois de mai
Acer finance, Le Volcan et Axa sont les entreprises touchées par le chiffrement d’Avaddon. Au mois de mai, pas moins de 21 attaques par ransomware sur le territoire français. Elles sont Acer Finance (12 mai/Avaddon), Axa Asie (15 mai/Avaddon), Mauffrey (18 mai/Conti-Ryuk), Arca Assurances (20 mai/Prometheus), Despretz (23 mai/Prometheus), Le Volcan (26 mai/Avaddon), Syndex (26 mai/Avaddon), Alma SAS (28 mai/LV), Cabinet Rémy Le Bonnois (31 mai/Everest), et Assurcopro (31 mai/Everest).
Quant à Berger-Levrault, le 14 mai 2021, l’impact aurait été limité au réseau interne de l’entreprise et affecte également la téléphonie et la messagerie électronique. Fraikin communiquait le 25 mai, avoir fait l’objet d’une attaque de ransomware. Elle assurait qu’aucune donnée « n’a été touchée, volée, détruite, ni corrompue par ce virus ». Le 3 juin 2021, la compagnie Tendriade est partie intégrante d’un lot de cinq infectées par les opérateurs derrière le ransomware Revil. (Crédits : Capture d’écran))
L’accalmie sera de courte durée. Dès le 8 juin, c’est l’organisation « LV » qui s’attaque à l’entreprise Demarne Frères. Les opérateurs revendiquent l’usurpation de plus de 40 Go de données (finances, comptabilité, documents bancaires, assurances, bases clients).
Une accalmie de courte durée
Les sociétés Funbreak et STAM le sont à leur tour et respectivement le 7 et 10 juin par « Conti-Ryuk ». Puis hier et aujourd’hui vendredi 18 juin 2021, « Conti-Ryuk » affiche avoir infecté Voltalia, Maître Prunille, le groupe Iserba, Cerfrance Côtes-d’Armor, Brangeon groupe, Au Forum du Bâtiment SAS.
Mais c’est une révélation qui affole plus d’un million d’âmes en France. Un particulier est en possession du nom, âge, e-mail et numéro de téléphone de 1,2 million de personnes inscrites à Pôle emploi. Il y a quelques jours, un individu connu pour son business de commercialisation de données piratées dévoilait vendre plus d’un million de comptes appartenant à des sociétaires de l’agence pour l’emploi.
Quelques heures après son annonce, il décidait de la retirer. « Je traite principalement avec de grosses structures commerciales qui économisent de l’argent sur la sécurité des données de leurs clients, explique-t-il. Ils embauchent des programmeurs bon marché et stupides qui font des erreurs triviales ». Bref, la sécurité internet à deux vitesses pour ce vendeur d’informations volées.
Fuite de données
Cette personne extrait des données qu’il affirme écouler « à différentes agences de marketing et à des particuliers ». Concernant Pôle Emploi, l’application pour smartphone semble être une des pistes de la faille permettant l’interception d’informations de plus d’un million d’assurés hexagonaux.
Les opérateurs offrent 48 heures aux entités touchées pour se manifester et prendre contact en vue d’un règlement. (Crédits : capture d’écran)
« Quelqu’un m’a écrit en MP et m’a expliqué qu’il s’agissait d’une base de données gouvernementale sur les chômeurs. J’ai fait preuve d’empathie : je ne l’ai vendu à personne et je l’ai retiré de la vente […] Dans une période aussi difficile, les institutions étatiques comme Pôle-emploi sont d’une grande utilité pour la société, et j’ai décidé de ne pas ruiner leur réputation. » Heureusement que certains malfaiteurs ont un sens moral… Ainsi, Jean de la Fontaine écrivit dans la fable du Corbeau et du Renard : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».
C’est à nouveau le ransomware Ryuk qui serait à l’origine de la panne du ministère du Travail et de l’Économie sociale, le 9 juin 2021. Le 10 mars 2021, l’agence pour l’emploi espagnole (SEPE) avait été knock-out durant plusieurs semaines. Des dommages sont relatés au niveau de l’intégration, mais les bureaux de la Sécurité sociale et de l’immigration continuent de fonctionner. Les systèmes d’information sont la proie des cybercriminels, à but lucratif pour eux-mêmes, comme parfois pour des entités étatiques.
Trois mois seulement après avoir subi une des plus grandes cyberattaques de ces dernières années, qui avait mis à terre le Service public de l’emploi (SEPE), le ministère du Travail a reçu une seconde infection par procédé identique.
L’incident est décrit comme « critique »
Des employés du ministère ont confirmé à El Confidencial qu’il s’agit du rançongiciel « Ryuk », qui chiffre les données et demande une rançon en contrepartie du déchiffrement. Le même type d’opération a été utilisé pour laisser hors jeu le SEPE pendant plus de deux semaines, mais également Everis et Cadena SER, en 2019.
La société de Conseil et de services informatiques — filiale du géant japonais NTT DATA — Everis avait reconnu dans ses comptes annuels que la cyberattaque lui a valu une perte totale de 15 millions d’euros, en termes d’« heures non productives et de coûts directs de récupération ».
Les techniciens responsables du gouvernement et du Centre national de cryptologie (CCN-CERT) dépendant du CNI (Centre national d’intelligence) « travaillent ensemble pour déterminer l’origine et rétablir la normalité le plus rapidement possible », a twitté le ministère concerné. L’offensive n’a pas touché le SEPE, mais les dispositifs internes de l’agence, quoi qu’il en soit, la portée est assez importante en termes de contamination des systèmes d’information. Il a été classé comme un incident critique, pour autant l’impact éventuel sur les services offerts aux citoyens est encore inconnu. (S. Hermann & F. Richter/Pixabay)
« Ce qui s’est passé avec le SEPE n’a pas été catalogué en tant que tel en interne, et il a été hors fonctionnement pendant deux semaines, alors imaginez ce qui pourrait se passer cette fois-ci », soulignent les spécialistes. En fonction de la gravité des attaques, celles-ci sont étiquetées à un niveau ou un autre de réponse, ce qui détermine également les ressources et l’urgence avec lesquelles agir.
Le communiqué du ministère du Travail et de l’Économie sociale veut rassurer les bénéficiaires de la Sécurité sociale et de l’immigration.
« La réponse à l’incident, qui s’est produit le 9 mars, a été immédiate dans le but de l’isoler et de minimiser ainsi son impact et sa portée. Il a été confirmé qu’il n’y a pas eu de soustraction de données et la confidentialité des paiements des avantages qu’elles font a été affectée, et que les systèmes d’exploitation et de gestion de la SEPE, ainsi que leurs serveurs, n’ont pas été endommagés par la cyberattaque », communique le ministère.
(Crédits : capture d’écran Twitter)
Pendant deux semaines, les employés du SEPE ne pouvaient pas toucher aux ordinateurs, aux imprimantes, ni même aux téléphones fixes. Ryuk a également été utilisé pour détourner les systèmes d’autres organisations en Espagne, au même titre que les mairies de Jerez et de Bilbao, ou d’entreprises dans le monde entier, de médias aux États-Unis, comme le « Los Angeles Times », d’écoles, d’hôpitaux et de multinationales comme la société française Sopra Steria.
Comment Ryuk travaille-t-il ?
Le principal vecteur d’entrée est généralement le courriel. Une personne, au sein d’une institution ou d’une firme, reçoit un e-mail contenant un code malveillant dissimulé régulièrement dans une pièce jointe. Une fois que le programme s’est immiscé, il peut rester endormi, pour s’activer à la fermeture des bureaux, ou œuvrer de suite.
L’effet domino est la suite. Il se propage vers d’autres systèmes d’information connectés au réseau pour les crypter. « Ryuk » est une évolution d’un virus né en 2017 appelé « Hermes ». Des sources du ministère du Travail espagnol assurent que, pour l’instant, il n’y a pas eu de demande de rançon.
Récemment, JBS, la compagnie brésilienne, a également subi une cyberattaque par ransomware. Elle est la plus grande institution de viande au monde en termes de ventes.
La plus grosse entreprise de viande mondiale en matière de commercialisation s’est résignée à payer le prix en bitcoin, pour un montant de 11 millions de dollars. (Crédits : Chet Strange/Getty Images)
Ainsi, le 9 juin 2021, elle a dû débourser 11 millions de dollars, rapporte le Wall Street Journal, suite à une infection par code malveillant survenue dix jours auparavant. Elle a été incapable de faire fonctionner ses usines américaines, australiennes et canadiennes pendant presque une semaine. La même chose s’est produite avec le piratage du Colonial Pipeline, plus grand oléoduc des États-Unis, le 7 mai 2021.
Toute notre vie nous courons après notre âge, soit pour le minimiser ou l’accroître. « Tu pourras quand tu seras grand ! » Phrase typique qui renvoie chacun à sa genèse ou son adolescence. Il y a un âge pour tout, dit l’adage, mais certaines choses demeurent avec l’enfance, comme d’autres nous métamorphosent en « adulte ». Ainsi jouer à la Barbie, se marier, avoir une progéniture, divorcer, se séparer, se supporter, tout est une question d’années au compteur de votre existence.
Nombreuses filles, devenues femmes aujourd’hui, ont espéré leurs mondes avec Barbara Millicent Roberts. Elle affiche fièrement ses 62 printemps, mais qui est-elle ? Ce n’est pas une cousine éloignée du pirate Bartholomew Roberts, ni la tante du prédicateur Alfred Roberts, et encore moins la grande sœur de l’actrice et productrice Julia Roberts, elle est simplement Barbie. Oui, la fameuse poupée au « corps de rêve ». La connaissez-vous vraiment ?
L’image se modèle à travers les âges
La première a été présentée à l’American Toy Fair de New York, le 9 mars 1959, par sa créatrice, Ruth Handler. La femme d’affaires qui a révolutionné l’industrie du jouet à l’aube des années soixante a eu, avec son mari Elliot, deux enfants prénommées Barbara et Kenneth. Si la Barbie caractéristique est blonde aux cheveux longs et aux traits européens, c’est qu’elle reprend la forme adulte d’une autre poupée, mais allemande, la « Bild Lilli».
Sa famille est composée de ses parents, George et Margaret Roberts, et de six frères et sœurs. La puînée Skipper, Stacie, Chelsea, Krissy, Kelly, et les faux jumeaux Tutti et Todd. La cadette est brune avec des mèches violettes. Elle a eu deux petits amis, le premier Scott, et le second Kevin. Son conjoint, Ken Carson, est né le 11 mars 1961, il vit en concubinage, car jamais marié.
Elle grandit dans la ville fictive de Willows (Wisconsin), où elle a étudié au collège, avant le lycée de New York nommé « Manhattan International High School » établissements fictionnels basés sur une véritable école, Stuyvesant High School. Coup de tonnerre dans le couple en juin 2004. Au moment où Barbie et Ken semblent filer le parfait amour… la belle le largue. « Pour être juste envers eux, ils sont ensemble depuis environ 43 ans, alors vous savez, je pense que tout le monde a besoin d’une pause », dit McKinght. Le brun est remplacé par un surfeur australien bronzé et peroxydé, Blaine, le frère d’une de ses amies (Summer).
L’idylle ne durera qu’un temps, Ken revient officiellement le 14 février 2011 dans la vie de Barbie à l’occasion de la Saint-Valentin. Pionnière avant l’heure des évolutions de la société, Barbie a eu une carrière aux plus de 200 métiers. Ainsi, elle occupa les fonctions de paléontologue, d’infirmière pendant l’opération Tempête du désert, de membre de la police montée canadienne, de caissière chez McDonald’s, de médecin de zoo, de chef d’entreprise, de secrétaire, de Catwoman et, de rappeuse…
L’âge de se marier
Il est réglementé depuis la nuit des temps. Pour autant ne pas confondre l’âge matrimonial de la nubilité. Le dernier est l’état d’un adolescent, ou d’une adolescente ayant atteint l’âge d’être marié, définit le centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL).
L’autre est le nombre d’années à partir desquelles vous pouvez vous passer de l’autorisation de vos parents, ou tuteurs. Depuis 2006, la loi no 2006-399 du 4 avril 2006, l’article 144 stipule que « l’homme et la femme ne peuvent contracter mariage avant dix-huit ans révolus. »
Au point de la Révolution française, selon le droit canonique, l’âge nubile et la majorité matrimoniale étaient de 12 ans pour les filles, et de 14 ans pour les garçons. De même un édit de Henri II, entré en vigueur en 1556, fixait la majorité maritale à 30 ans pour les sieurs et 25 ans pour les dames. Mais la loi du 20 septembre 1792 changea la donne. L’union à partir de 13 ans pour les femmes et 15 ans pour les hommes, mais avec l’assentiment des parents jusque 21 ans révolus.
La question de la majorité
Malgré la publication de cette loi, l’article 151 du Code civil stipule que « Les enfants ayant atteint l’âge de vingt et un ans révolus et jusqu’à l’âge de trente ans révolus, sont tenus de justifier du consentement de leurs pères et mères […] ».
Sous Napoléon Bonaparte, et le Code civil (1804), la nubilité passe à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons, quand respectivement, la majorité matrimoniale passera à 21 et 25 ans. Il faudra attendre plus d’un siècle pour que les hommes soient autorisés à s’unir officiellement, sans l’accord parental, à l’identique des femmes (Loi du 21 juin 1907).
La question reste simple au demeurant en France, mais plus complexe ailleurs. Effectivement, en Corée du Sud, la grossesse fait partie intégrante de la vie du chérubin et, par conséquent, de son âge. Le principe consiste à prendre en compte les neuf mois passés par l’enfant dans le ventre de sa mère et considérer qu’il a un an dès la naissance. Les années supplémentaires s’ajoutent non au jour de la naissance, mais à la nouvelle année du calendrier grégorien.
Ainsi, un enfant né le 31 décembre 2021, aurait deux ans le 1er janvier 2022. Oui, vous avez bien lu. Le calcul, aussi appelé Hanguk-nai est originaire de Chine. Utilisé au Vietnam et au Japon, il l’est encore au pays dirigé par le président Moon Jae-in. Le problème soulève bien des questions, et le concept d’âge est bien ancré dans la langue et culture coréenne. L’âge des gens n’est pas seulement important pour savoir si vous l’êtes assez pour acheter des cigarettes et de l’alcool, mais pour toute une série d’interactions sociales en Corée.
Ainsi, l’âge auquel tous s’attachent est un chiffre, puis un nombre. Pour autant, s’il différencie les gens, et les affuble de sobriquets, il ne touche pas tout. La seule chose qui n’est pas altérée par notre âge est le sourire que l’on garde de l’enfance. (Crédits : Victoria Borodinova/Pixabay)
Ils utilisent un langage différent lorsqu’ils s’adressent à des personnes d’un autre âge. Ils s’attendent à ce que les gens agissent différemment, les plus jeunes devant servir les boissons ou les plus âgés devant payer les choses. Même la façon dont vous vous référez à vos amis, et familles est basée sur leur âge. S’ils ont un an de plus que vous, ils peuvent être votre nuna ou eonni (aîné), s’ils sont plus jeunes, ils seront votre dongsaeng (cadet). « L’on est vieux, lorsque le poids des bougies dépasse celui du gâteau. Soyez gourmands de gâteau et de la vie. »
Il est tout pour nous, en un instant, celui qui nous permet d’être, dans lequel se trouve notre âme, ce qui nous distingue, et ce qui nous rassemble. Ce qui fait l’existence matérielle d’un animal ou d’un homme, vivant ou mort. Une véritable usine, à laquelle nous ne prêtons pas attention, lorsque tout va bien. Qu’est-ce que la chassie ? Situez-vous la glabelle ? À quelle vitesse les ongles poussent-ils ? Vos oreilles grandissent-elles ?
Le corps possède une importance particulière, il est le lieu de tous les désirs, les fantasmes, les interrogations et le sujet préféré des publicités. Intéressons-nous à notre tête. La glabelle est un mot bien étrange, seules quelques professions ont ouï-dire de cette dernière. Emmanuel Chain, producteur, journaliste et ancien animateur de Capital sur M6, en a un, mais remplie de taroupe.
Un ensemble d‘ingénierie complexe
Cet espace se situe entre le sourcil droit et le gauche. Juste en dessous se trouvent nos mirettes, outils indispensables de la vue. Saviez-vous qu’ils sont de la même taille à notre naissance qu’à notre mort ? Vous avez sûrement entendu votre maman, avant de partir à l’école, vous chantonner : « tu as des cacas d’œil ! », tout en vous enlevant ces petites choses placées au bord de chaque paupière.
Ils sont dus à une sécrétion, ou humeur, onctueuse et jaunâtre exsudée par les glandes de Meibomius (du nom d’Heinrich Meibom, leur découvreur au XVIIe siècle), qui durcissent fréquemment à l’air libre (N.D.L.R. Elle se retrouve dans les muqueuses du nez et de la bouche).
Ces glandes sont importantes, elles sécrètent du meibum, un corps gras principalement constitué de triglycérides. Ces graisses s’ajoutent aux larmes et en composent la couche supérieure, ce pour une excellente raison.
Cette couche lipidique sert à éviter l’évaporation de l’eau des larmes, en stabilisant le film lacrymal !
(Crédits : RF..studio /Pexels)
Grâce à cela, elles hydratent, nourrissent, oxygènent et surtout lubrifient la cornée. Elles se situent dans le cartilage de la paupière. Leurs inflammations, ou blépharites, provoquent la « rougeur » de l’œil. La conséquence peut-être gênante : sécheresse, chalazion interne ou externe, concrétions et séborrhée des glandes.
La Vénus callipyge
C’est une partie de votre corps que vous ne voyez pas de prime abord, certaines personnes peuvent vous complimenter, souvent celle qui vous accompagne. Cet endroit comprend le petit, moyen et grand muscle glutéal, toujours pas ? Plus couramment, les femmes que les hommes se font épiler le SIF, à ne pas confondre avec la déesse Sif… oui, il s’agit des fesses.
Étymologiquement, du latin fissus (fendre), le mot le plus ancien est naches ou nages, issu du bas latin naticæ, venant lui de nates, fesse. « Le cerf doit avoir les nages [fesses] grosses et bien rebrassées [retroussées], les costez hauls et plains, les fesses blanches, la queue courte » (extrait du livre du roi Modus et de la reine Racio). Elles sont l’apanage de l’être humain, dû à la station debout, des vêtements portés et du fantasme féminin comme masculin.
L’ode au corps
La Vénus callipyge est un type particulier de statue grecque représentant la déesse Vénus, ou plus exactement Aphrodite, soulevant son péplos pour se mirer dans l’eau et regarder ses fesses, nécessairement superbes, par-dessus l’épaule.
Mais l’expression avoir un rhume de fesses n’existe pas, mais celui des hanches ou médicalement la boiterie de hanche, oui ! La synovite aiguë transitoire (SAT) de hanche ou « rhume de hanche » survient habituellement entre 3 et 8 ans. Elle peut être confondue avec une ostéochondrite. Le tableau clinique typique est celui d’une boiterie aiguë d’esquive associée à une douleur plus ou moins intense et à une raideur de la hanche.
Le questionnement révèle fréquemment une infection virale ORL, ou digestive (gastro-entérite) ou encore la réalisation d’une vaccination dans les deux semaines précédant l’apparition des symptômes. Courant chez l’enfant et l’adolescent, elle disparaît en quelques heures au décours de traumatismes bénins, sans fractures ou lésions articulaires. En cas de doutes ou de persistance, consultez votre médecin. (Crédits : DR)
Longtemps idéalisées, parfois retouchées, souvent discutées, les fesses n’ont pas fini de faire parler d’elles. Car de la mythologie à la médecine, elles relient l’art et la science, le culte et le soin. Mais, elles lient parfois le passé, futur et présent. En effet, les fesses, comme la vie, ne se voient bien qu’en se retournant.
Excès de vitesse à 55 km/h
D’un fantasme à l’autre, l’éternuement en est un. La vitesse de cette expulsion fut longtemps estimée à 350 km/h, elle n’est en réalité que de 55 km/h ou 15, 3 m/s, ce qui est déjà considérable. Les postillons, environ 40 000, battent tout de même le recordman du monde sur 100 m plat. La gouttelette effectue la distance reine en seulement 6, 54 secondes, contre 9, 58 secondes pour Usain Bolt.
Mais pourquoi éternue-t-on ? Pour évacuer un indésirable, tout simplement.
L’éternuement est une évacuation brusque et bruyante de l’air inspiré, par le nez et la bouche. Il se produit sous l’effet du mouvement subit et convulsif des muscles respiratoires déterminé par une irritation de la muqueuse nasale, dixit le CNRTL (N.D.L.R. Centre national de ressources textuelles et lexicales).
Des picotements emplissent tout le haut du nez, puis vient le fameux « Atchoum ». Les agents pathogènes, les toxines et les particules inhalées constituent un défi permanent pour le système respiratoire.
Le mode de défense initial est la larme mucociliaire, qui se compose de deux éléments principaux, la production et le transport du mucus.
La fonction qui en découle est mucociliaire. « Propulsion du mucus nasal par les battements ciliaires de l’épithélium respiratoire de la muqueuse nasale qui entraînent le déplacement de la couche superficielle, visqueuse, du mucus nasal. Elle réalise une barrière mécanico-chimique de protection et contribue à l’humidification et à la filtration de l’air inspiré », explique le dictionnaire de l‘’’académie de médecine.
(Crédits : Pexels/Pixabay)
En France, la formule de politesse est simple et charmante : « À vos souhaits ». Cet héritage d’anciennes croyances aurait pour origine de protéger l’âme qui risquait de s’échapper à l’éternuement. Autrefois, les personnes raffinées avaient l’habitude d’ajouter un deuxième souhait après un deuxième éternuement : « Que vos amours prospèrent », suivi d’un troisième : « Qu’ils durent toujours ».
S’empêcher d’éternuer causerait des dommages graves
Selon des chercheurs de l’université de Pennsylvanie (États-Unis), cette expectoration chasse les particules et autres pathogènes qui peuvent encombrer le conduit nasal, mais pas seulement. En provoquant une surpression à l’intérieur des poumons jusqu’au nez, l’expiration brutale d’air redynamise le système de circulation du mucus.
Ce dernier est chargé de piéger les poussières et de les éliminer (The FASEB Journal, août 2012), une remise à zéro de notre système respiratoire. Pour autant, des éternuements peuvent perturber réunion, séance de cinéma… et la tentation de les retenir est grande.
En outre, la multiplication de ces micro-lésions participe à une diminution du capital-cerveau et peuvent engendre l’apparition des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. À vos souhaits !
Plus de sept mètres d’ongle
Voici le record que possédait l’Américaine Ayanna Williams jusqu’au 3 avril 2021. La sexagénaire, originaire du Texas et détentrice depuis 2018, du record du monde des ongles les plus longs, vient de décider de se couper les ongles.
Les tâches quotidiennes étaient impossibles à effectuer, comme conduire. Ils nécessitaient trois à quatre bouteilles de vernis, sur plusieurs jours.
Les ongles poussent aux environs de 3, 5 millimètres par mois, donc pour un doigt, la longueur moyenne annuelle est de 4, 2 centimètres. (Crédits : Rilezy’s)
La cocasserie vient que les ongles des hommes grandissent plus vite que ceux des femmes, et qu’elles représentent 54,7 % des personnes souffrant d’onychophagie.
Le nez et les oreilles s‘allongent
Lorsque vous regardez vos grands-parents, une particularité vous frappe, leur nez et les oreilles paraissent plus grands que sur les photos de leurs mariages, il y a plusieurs décennies. Rassurez-vous, c’est normal, ou presque… Newton. La loi de la gravité ou force de la pesanteur est une composante. Le pavillon auriculaire gagne en surface, point dû à l‘’’arrivée de nouvelles cellules, mais de la perte d’élasticité du cartilage. Pour ce faire, un biologiste d’outre-Rhin s’est entiché d’organe de l’ouïe de 1448 volontaires de 0 à 92 ans. La croissance est de 0, 19 mm chez la femme pour 0, 26 pour l’homme.
La nature nous envoie-t-elle un message subliminal ? Cela permet en partie de compenser la perte d’audition. Quant au nez, que dis-je cette péninsule, est également frappé de pesanteur. Une étude de l’Université de l’Iowa précise que cela serait causé par un besoin en oxygène plus important pour l’accroissement et l’irrigation des muscles, l’Univers est bien fait.
Qu’ouis-je ?
La loi de la gravité ou force de la pesanteur est une composante. Le pavillon auriculaire gagne en surface, point dû à l‘’’arrivée de nouvelles cellules, mais de la perte d’élasticité du cartilage. Pour ce faire, un biologiste d’outre-Rhin s’est entiché d’organe de l’ouïe de 1448 volontaires de 0 à 92 ans. La croissance est de 0, 19 mm chez la femme pour 0, 26 pour l’homme. La nature nous envoie-t-elle un message subliminal ? Cela permet en partie de compenser la perte d’audition. Quant au nez, que dis-je cette péninsule, est également frappé de pesanteur. Une étude de l’Université de l’Iowa précise que cela serait causé par un besoin en oxygène plus important pour l’accroissement et l’irrigation des muscles, l’Univers est bien fait.
Deux légendes sont inhérentes à notre nez. La première est l’effet Pinocchio. Dans le roman de Carlo Collodi, le personnage voit son appendice s’allonger à chaque mensonge. Que nenni, c’est au contraire un infime rétrécissement qui s’opère avec la diminution de sa température lorsque qu’un bonimenteur sévit. Ce fut démontré par des chercheurs espagnols, dont le docteur Emilio Gómez Milán. La seconde concerne le lien hypothétique entre le nez et le pénis. Scientifiquement infondée, une rumeur évoque la correspondance possible avec les doigts, plus particulièrement l’index. Evangelos Spyropoulos, médecin à l’hôpital d’Athènes, a étudié une cinquantaine d’individus mâles.
(Crédits : Anna Shvets/Pexels)
Après les avoir mesurés sous toutes les coutures, la seule relation qu’il a trouvée, c’est justement avec la taille de l’index ! Hypothèse qui pourrait s’expliquer par les gènes Hox. Inutile, mesdames et messieurs, de scruter les mains de chaque homme pour en tirer des conclusions. À supposer que ladite relation entre doigt et pénis se confirme, elle serait statistique et en aucun cas systématique.
Enfant, tous nous avons incarné les gendarmes et les voleurs, ou encore à la balle aux prisonniers. Imaginez-vous que cette fois-ci les rôles s’inversent. Mais d’autant plus inquiétant, les preuves de leurs larcins s’exposent, rendant compliqué le travail des forces de l’ordre. Voici le légendaire jeu des « gendarmes et des voleurs » version 2.0. Différents postes de police aux États-Unis comme au Royaume-Uni, bureau de procureur, avec les données des délinquants, des victimes et des personnes sous protection et anonymisation en accès libre.
Le département de police de l’Illinois aux États-Unis subit une attaque par code malveillant en 2017. Le pays de Lincoln, dont la capitale est Springfield, est à nouveau visé, via les opérateurs derrière le ransomware « Dopple ». Tous les renseignements à la disposition du procureur général de l’Illinois sont désormais diffusés, soit plus de 200 GB. Mais ce dernier n’est pas un procureur à proprement parler, il est l’équivalent du ministre de la Justice en France, le garde des Sceaux.
La police américaine infectée par les ransomwares
Sur l’Hexagone, il est un magistrat qui dirige les poursuites de la société envers la personne mise en examen. Les informations auxquelles il a accès sont gigantesques, et extrêmement sensibles. Les procès-verbaux, les enregistrements audios, les dépositions, les civilités des condamnés, leurs casiers judiciaires, les prénoms et noms des policiers, leurs adresses, mais pas seulement.
Le patronyme des victimes de délits, de crimes, de viols divulgués, avec leurs dossiers complets (adresse, témoignage, photos…). Comme le programme de confidentialité des adresses de l’Illinois (ACP). Il fournit aux victimes de violences domestiques, d’agressions sexuelles et de harcèlement criminel, ainsi qu’aux membres de leur famille, une adresse de remplacement à utiliser comme adresse de domicile, d’école et de travail, au lieu de l’adresse réelle figurant dans les registres publics.
Les rapports d’intervention des forces de l’ordre de l’Illinois font état des violences, avec victimes et auteurs présumés. (Crédits : capture d’écran)
Aucune n’est épargnée, la police de la capitale américaine en est la preuve. Les opérateurs derrière le ransomware « Babuk » affichent la couleur. Parmi ces informations sensibles figurent la liste des membres, dont certains en infiltration dans des enquêtes criminelles ou le profil « d’indics », fournisseurs de précieuses précisions pour les autorités. Si les identités de ces personnes étaient mises à jour ou partagées avec des gangs, leurs vies pourraient être en danger.
« Nous sommes conscients d’un accès non autorisé sur notre serveur. Alors que nous déterminons l’impact complet et continuons à examiner l’activité, nous avons engagé le FBI pour enquêter pleinement sur cette question », communique le département de la police métropolitaine de Washington D.C. La menace des opérateurs est explicite : « […] si aucune réponse n’est reçue dans les 3 jours, nous commencerons à contacter les gangs afin de drainer les informateurs, nous continuerons à attaquer le secteur de l’État des États-Unis, FBI CSA […] ».
Sur le continent américain, les USA subissaient déjà de nombreuses attaques en 2017 (comme la police de l’Illinois), comme le démontre cette carte. (Sources : Techtalk)
« Le fait que des données d’une nature aussi sensible aient pu être consultées par des pirates en dit long sur la qualité du service que les élus fournissent à cette ville. Ce qui est ironique, c’est qu’à une époque où les policiers sont pris pour cible par leurs dirigeants pour de prétendus méfaits, ce sont en réalité leurs dirigeants qui sont vraiment incapables de respecter les normes », a déclaré Gregg Pemberton, président du syndicat de la police de Washington D.C.
Du ransomware à la violation de données en Angleterre
À l’heure de la 5G, du tout internet et du tout électrique, la menace est plus que réelle. L’évolution des technologies a permis à des millions d’entreprises du monde entier de mettre au rancart leurs classeurs et de passer, lentement mais sûrement, au tout dématérialisé. Mais ont-ils pensé à la sécurité de leurs systèmes d’information ? C’est moins sûr !
À l’époque où les stylos et le papier avaient cours, nous pouvions enfermer les documents sensibles sous clé. Mais, comme nous avons déplacé nos activités en ligne, sur ordinateur, smartphone ou dans les nuages (Cloud computing) la protection est devenue plus difficile, au fur et à mesure.
En 2016, au Royaume-Uni, Tesco a vu ses clients se faire voler 2,6 millions de livres sterling après le piratage de plus de 10 000 comptes bancaires. La chaîne de supermarchés a été condamnée à payer une amende de 16,5 millions de livres par la Financial Conduct Authority, et a dû rembourser tous ses clients. La sécurisation des systèmes d’information a un coût, mais sûrement moins que 19,1 millions de livres sterling (22,2 millions d’euros).
(Crédits : Michaelpuche/Shutterstock)
En 2017, la chaîne de pharmacies Boots a été confrontée à une violation potentielle des données de quelque 150 000 clients. Elle a suspendu les règlements par carte de fidélité après les tentatives pour s’octroyer les mots de passe des différents comptes. L’organisme représentant plusieurs chaînes de pharmacies au Royaume-Uni avait mis en place une « équipe de crise » pour contrer les cyberattaques.
Rien n’est totalement sécurisé
Les data sont potentiellement de l’argent, comme l’explique le dernier numéro de Cash Investigation sur France 2 : « Nos données personnelles valent de l’or ». Les différents commissariats possèdent des données sur tout un chacun, car ils accèdent à de nombreux sites gouvernementaux et conservent, pour leurs enquêtes, de nombreuses informations (immatriculation, délinquant sexuel, historique judiciaire, dépôts de plainte, coordonnées…). Un site s’est intéressé au problème outre-Manche. Dans l’article, le journaliste David Janssen révèle que l’année 2020 fut prolixe.
Commissariat de police
Violation de données en 2020
Lancashire Constabulary
594
Police du Sussex
334
Humberside Police
230
Service de police d’Irlande du Nord
194
Durham Constabulary
125
Police des West Midlands
119
Leicestershire Constabulary
118
La liste est longue et compte 23 entités des forces de l’ordre. En 2021, les attaques ne cessent pas, ainsi la police du Sussex en enregistre 62, West Midlands 37, le nord du Pays de Galles 24 et le Wiltshire Constabulary 12. (Sources : VPNoverview)
Le FSB, cible de cyberattaques
La nouvelle peut surprendre et ravir les aficionados de James Bond. La fiction devient réalité, car cette dernière est issue de l’agence de presse anglaise, Reuters. Le service de sécurité de la Fédération de Russie a subi des attaques des systèmes d’information. Des opérateurs étrangers ont compromis, selon le rapport, des agences fédérales russes dans le cadre d’une campagne d’espionnage numérique. Les responsables russes qualifient de « sans précédent par son ampleur et sa sophistication ».
Chose inhabituelle, des détails techniques supplémentaires divulgués sur le fonctionnement interne des deux souches de logiciels malveillants. Le compte rendu indique également que les délinquants ont utilisé les installations de stockage en cloud des principales entreprises technologiques russes, Yandex et Mail.ru, pour exfiltrer des données. Andrei Nekrasov, chef du département principal d’organisation et d’analyse du bureau du procureur général de la Fédération de Russie, a indiqué lors d’une interview accordée à l’agence TASS, la situation de la cybercriminalité en Russie. Il indique les raisons de sa croissance continue, du travail des forces de l’ordre et des mesures proposées pour endiguer la vague de cybercriminalité.
Andreï Nekrasov est le chef du département principal d’organisation et d’analyse du bureau du procureur général de la Fédération de Russie. (Crédits : Service de presse du bureau du procureur général)
« Si ce rapport était un effort de signalisation par le gouvernement russe à un service de renseignement occidental — comme beaucoup l’ont prétendu —, alors c’était un signal très subtil », déclarait Stefan Soesanto, chercheur en cyberdéfense, à Reuters le mercredi 26 mai 2021. Ledit document a été publié conjointement par Rostelecom-Solar (division de cybersécurité du géant russe des télécommunications Rostelecom), et le Centre national de coordination des incidents informatiques (NKTsKI), une organisation de type CERT créée par le Service fédéral de sécurité (FSB) russe en 2018.
Les problèmes de sécurité liés à l’utilisation des technologies modernes sont légion. Ces dernières années, le nombre de délits commis à l’aide des systèmes d’information a atteint une telle ampleur que cela permet aux instances russes d’en parler comme d’une menace pour la sécurité nationale.
En 2020, la tendance négative n’a fait que s’intensifier. « La croissance enregistrée de ces empiétements s’est élevée à 73,4 %, et leur nombre total pour l’année a atteint 510 300. De plus, s’il y a cinq ans, ces actes représentaient moins de 2 % de la structure globale de la criminalité, l’année dernière, ils représentaient déjà 25 % de tous les crimes enregistrés dans le pays. La croissance de ces crimes a été observée dans toutes les régions, la plus importante à Saint-Pétersbourg (de 2200 en 2019 à 19 500, soit 780 %) et dans la région de Leningrad (de 3000 à 7400, soit 143 %) », recueille le journaliste Alexander Shashkov. (Crédits : WikiImages/Pixabay)
Dans un timing parfait, l’annonce a été faite alors que le Kremlin fait l’objet d’un examen de plus en plus minutieux aux États-Unis et ailleurs. Non seulement en raison du piratage de SolarWinds, que Moscou nie avoir commis, mais aussi en raison d’allégations selon lesquelles la Russie héberge sciemment des cybercriminels à la recherche de rançons. Néanmoins, le Kremlin voit un message positif dans les propos de Biden sur les règles de la lutte contre la cybercriminalité.
La xénophobie, ou la crainte de ce qui est étranger, voici ce qui a permis à de nombreuses personnes d’envahir, d’exterminer, d’accomplir des crimes contre l’humanité… En fait, tout ce que la bassesse humaine est capable de faire, la peur le permet. Le complot à travers la peur donne le pouvoir recherché, ainsi il ne saurait tarder de voir celle sur l’astéroïde Apophis. Une théorie du complot en plus ? Quelles sont-elles ? Intéressons-nous au SARS-CoV-2 et à tout ce qui l’entoure.
Considérant qu’elle risquerait d’émerger d’ici quelques années, la NASA (National Aeronautics and Space Administration) confirme dès à présent qu’Apophis ne percutera pas notre planète. Concentrons-nous ! Les théories les plus répandues concernent John F. Kennedy, Lady Di, le SIDA et sa création secrète en laboratoire, la mission Apollo, la Terre est plate, Mark Zuckerberg serait un illuminati, les traînées d’avions dans le ciel ou chemtrails, des reptiles extraterrestres aux commandes, le 11 septembre 2001, les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, Pizzagate ou encore le Deep State, Ebola. Michael Jackson, Elvis Presley et Adolf Hitler ne seraient pas morts… Le complot ne connaît pas d’origine, si ce n’est celle de l’être humain. Ainsi l’assassinat de Jules César par Brutus son fils, la conjuration des Pazzi, celui des Poudres, Ravaillac ou le fou du roi, la conjuration des Égaux avec Gracchus Babeuf, le Reichstag qui brûle, la Cagoule ou encore l’extermination des Templiers… sont des complots, non des philosophies.
Philippe IV le Bel et les Templiers
« Si toutes les théories du complot ne sont pas aussi dangereuses que dans le cas d’une pandémie (certaines sont même inoffensives), l’adhésion à ce type de raisonnement peut conduire à la violence », écritCaroline Weill. Le roi français, Philippe IV le Bel, avait contracté de nombreux emprunts auprès de l’ordre des Templiers. Ruiné, avec les caisses de l’État vides, une seule solution s’imposait, celle d’éliminer les problèmes, donc les créanciers.
Ainsi le dernier des Capétiens n’aurait plus de dettes et récupérerait le trésor des hommes à la Croix rouge, en charge de l’argent des croisés.
Accusés de tous les maux, notamment de pratiquer des obscénités, de cracher sur le crucifix en reniant le Christ, ils sont sur ordre du souverain arrêtés le 13 octobre 1307, un fameux vendredi.
Jacques de Molay, qui occupait la fonction prestigieuse de grand maître de l’ordre du Temple, assistait la veille, au côté du roi, aux obsèques de Catherine de Courtenay, épouse de Charles de Valois. (Crédits : DangrafArt/Pixabay)
La commune de Poitiers joue un rôle important dans le déroulement de l’affaire des Templiers, car c’est là que réside le pape Clément V, en 1308, avant l’installation de la papauté en Avignon. C’est donc à Poitiers que des commissions d’enquête ecclésiastiques ont été envoyées. C’est également là que les discussions entre le pape et les émissaires royaux ont contribué à légitimer partiellement les procès contre l’ordre.
Il sera arrêté dans la maison cheftaine de l’Ordre, à Paris. Au soir du 11 mars 1314, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay sont livrés aux flammes, sur l’« île aux Juifs », et de ce bûcher, Jacques de Molay lancera sa malédiction.
« Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Soyez tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »
(Crédits : Marie-Christine Potteau/Pixabay)
La malédiction du grand-maître allait s’avérer : Clément V meurt le 20 avril 1314 d’étouffement. Philippe IV le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d’un ictus cérébral et ses trois fils mourront dans les douze années suivantes sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée directe des Capétiens. Inspirée de ces faits, l’œuvre de Maurice Druon, Les Rois Maudits, parait en 1977.
La thèse de l’accident ressurgit
Le Wall Street Journal relance celle d’un accident de laboratoire à Wuhan, en Chine. Ce dernier a affirmé avoir eu accès à des données inédites du renseignement américain. Selon ces indiscrétions, trois chercheurs de l’Institut de virologie de Wuhan avaient été atteints dès novembre 2019 de « symptômes compatibles à la fois avec ceux de la COVID-19 et une infection saisonnière ». Pékin a démenti les informations du Wall Street Journal, les qualifiant de « totalement fausses ». Aux États-Unis, l’hypothèse d’une fuite du virus d’un laboratoire chinois avait jusqu’ici surtout été alimentée par l’administration précédente.
Ainsi, selon les instances sanitaires, le nombre de décès du SARS-CoV-2 serait de 3 489 658 à travers le monde. Sur 168 105 518 cas, 149 494 595 sont en rémission, soit 15 121 265 actuellement infectés, avec 96 325 patients en situation grave ou critique (NDLR Au 25 mai 2021, 15 h GMT). « Je ne suis pas un complotiste, je ne pense pas que l’on organise la peur, je pense que le ministre de la Santé a peur, il a peur pour de bon », répondait le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU, au journaliste Bruce Toussaint, vendredi 16 avril 2021.
Cette sensation réserve bien des surprises, amène à des gestes et postures que nous n’aurions jamais envisagés ni soupçonnés. « Il y a une contamination émotionnelle […] tous paranoïaques, tous peur les uns des autres, une obsessionnalité, toutes les autres pathologies n’existaient plus », explique la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Marie-Estelle Dupont. (Crédits : Capture d’écran/independent)
Dans une dépêche, il affirme « qu’il avait “très peu de doutes” que le COVID-19 provenait d’un laboratoire de Wuhan ! » Puis, dans un communiqué du 24 mai 2021, l’ex-président américain adopte un ton triomphant « maintenant, tout le monde reconnaît que j’avais raison quand j’ai très tôt déclaré Wuhan comme la source de la COVID-19 ». La vérité pourrait être révélée si et seulement si la République populaire de Chine donnait accès à toutes ses données et infrastructures. Autant croire au père Noël, à moins qu’un nouveau lanceur d’alerte apparaisse tels Julian Assange, ou Edward Snowden.
Test PCR positif au Coca-Cola
Les tests PCR positifs suite à l’ajout de Coca-Cola, comme en appui d’un article du New York Times du 29 août 2020, mis à jour le 29 avril 2021, une théorie d’un site rapporte que 90 % des gens auraient dû être négatifs lors de vérification d’infection. « En juillet 2020, le laboratoire a identifié 872 tests positifs, sur la base d’un seuil de 40 cycles. […] Dans le Massachusetts, de 85 à 90 pour cent des personnes qui ont été testées positives en juillet avec un seuil de 40 cycles auraient été jugées négatives si le seuil était de 30 cycles », a déclaré le Dr Mina.
Tout est une question de chiffre et de perspective. En Inde, au 24 mai 2021, 303 720 décès sont à déplorer, soit 0,022 % de la population. À la même date, 108 658 Français ont succombé, soit 0,16 %.
« Je pense effectivement que dans la panique il y a eu une espèce de surenchère et de focalisation sur le COVID qui n’a fait qu’apporter de l’eau au moulin aux gens, aux complotistes […] », Marie-Estelle Dupont sur la chaîne YouTube (fermée depuis par le géant du WEB) du conseil Me Di Vizio. « En temps de guerre, la vérité est si précieuse qu’elle devrait toujours être protégée par un rempart de mensonges », martèle Winston Léonard Spencer-Churchill.
(Crédits : Kaboompics.com/pexels)
Elle déclarait sur Sud Radio : « Je crois que les décisions qui sont prises au nom du bien sont quand même très souvent déconnectées de la réalité humaine et que malheureusement la vie ce n’est pas évité la mort et la santé, c’est contrôler une courbe statistique de circulation virale […] Depuis un an nous ne vivons plus pour une maladie qui n’est pas la peste noire […] L’être humain étant un mammifère, sa survie dépend des interactions et des contacts affectifs. »
La surmortalité
Dans un article du Monde, publié le 15 janvier 2021, les auteurs indiquent en titre : « la France a connu en 2020 la plus importante mortalité de son histoire récente », et écrivent que sur la totalité de l’année (2020), près de 667 400 décès ont été enregistrés, soit 9 % de plus qu’en 2018 ou 2019. Mais que représente l’histoire récente ? Estimons que l’examen de l’histoire récente réfère à l’anthropologie (la science de l’Homme) et à la sociologie (la science de la société).
Considérons la mortalité, très récente, de 2017 à aujourd’hui.
Date
Janvier 2017
Janvier 2018
Janvier 2019
Janvier 2020
Avril 2020
Janvier 2021
Décès
66 900
58 611
59 191
56 100
65 500
65 500
Évolution
-12,39 %
-11,52 %
-16,14 %
-2,09 %
-2,09 %
La comparaison des chiffres dépend toujours de l’abscisse et de l’ordonnée que vous préconisez pour votre étude et du message à faire passer. Mais également du point de référence. Comme les prévisions météorologiques depuis 1880 ou 1947, tout peut alors changer en terme de canicule. (Sources : INSEE)
Néanmoins, si l’on admet que la femme et l’homme vivent et n’existent qu’à travers ses semblables — autrement dit à l’intérieur d’un système de relations sociales, économiques et culturelles qui lient entre eux les membres d’un même groupe —, on peut considérer que l’anthropologie et la sociologie poursuivent la même finalité : précisément l’étude de l’ensemble des productions sociales et culturelles dont ils sont à l’origine. Donc à la fin du XIXᵉ et début XXᵉ siècle.
Existe-t-il des pics de mortalité de plus de 60 000 personnes avant 2020 ?
Mois-Année
01-46
01-47
01-49
01-51
02-53
02-56
01-60
03-63
03-65
12-69
01-73
01-2017
Décès
70 900
60 453
87 861
63 048
73 023
61 556
60 414
63 038
64 174
74 725
64 762
66 990
Néanmoins, des surmortalités existent en janvier 1947, mars 1955, janvier 1957, mars 1962, mars 1968, décembre 1974, janvier 1997, janvier 2000, janvier 2009… Tout dépend de la comparaison que vous souhaitez et du message à transmettre. (Sources : INSEE)
Comme suite à l’action de l’octogénaire, qui, à travers ses avocats, demandait au Conseil d’État de recouvrer ses libertés de mouvement, du fait de sa double vaccination, l’entité répondait négativement. « Le Conseil d’État considère que les restrictions de liberté sont justifiées quoi qu’il en soit pour l’instant », explique Me Clarisse Sand sur Sud Radio. Normalement, un principe en droit veut que le doute profite à l’accusé : « ici le doute doit profiter à la liberté ». Ce qui est très compliqué, c’est que nous sommes dans une situation où la loi impose un principe d’interdiction avec des exceptions. Le paradigme est inversé. Là où le bât blesse, il n’y a pas eu de débat scientifique. « Pas guidés par un désir de vivre, on est guidés par une peur de la mort. Quand vous êtes guidés par la peur, vous prenez des décisions irrationnelles, quand vous êtes guidés par le désir de vivre, vous construisez un chemin », justifie Marie-Estelle Dupont.
Gouverner par la peur
« Enfermer de force des gens bien portants ne peut et ne pourra jamais, à mon sens, être défini comme un remède », relate Marie-Estelle Dupont. Pourtant le chef de service de réanimation à l’hôpital Avicenne, Yves Cohen, exhortait le 26 mars 2021 sur LCI au contraire. « Sur le plan sanitaire, nous, nous partons pour des semaines devant nous parce qu’on n’a vraiment pas compris […] Donc, nous, on appelle fortement à un confinement réel, comme ce qui est passé en avril et mars 2020. »
Ce à quoi elle répondait : « On ne peut pas argumenter pour un confinement, surtout que si c’était vraiment efficace, on n’en serait pas au troisième. Cela rend les gens fous ! En psychiatrie, c’est terrible ce que l’on voit, monsieur. On a eu trois défenestrations en dix jours à Robert-Debré, en pédopsychiatrie, chez une population de 7-11 ans. À 7-11 ans, on ne se suicide pas, monsieur, on joue aux Pokémon. »
La peur engendre un sentiment de sécurité en ne sortant pas de chez soi, en restant en télétravail, en distanciel. N’avez-vous pas croisé des personnes qui, surprises de votre apparition à un croisement de rues, reculent pour être à bonne distance, ou cette personne qui s’écarte de peur de n’être à moins de deux mètres de vous, alors que vous portez ce magnifique masque ? (Crédits : Elliot Alderson/Pixabay)
Ou bien encore, celle qui, habituée aux remarques du monde du travail, vous indique que si elle ne s’approche pas de vous, c’est qu’elle a… une angine, voici le visage de la peur, le syndrome de la cabane. Identifiés au début des années 1950 grâce aux chercheurs d’or aux États-Unis qui restaient des mois entiers dans des cabanes et, lors de leurs retours à la vie « normale » avec femme et enfants, n’arrivaient plus à s’adapter. Il perdure au-delà du déconfinement décidé par le président de la République, Emmanuel Macron.
Le complot rend intelligent
Autre peur : le passage de l’hygiénisme à l’hyperhygiénisme. Le premier a permis de sauver des vies, notamment la mortalité infantile, mais le second devient une dérive psychopathologique, d’autant que plus nous sommes protégés et stériles, plus nous sommes faibles immunitairement. Mais jamais la peur n’a soigné, au contraire elle peut provoquer l’alexithymie.
Elle est une incapacité à identifier, ou exprimer ses émotions. Ce trait de personnalité est communément observé parmi les patients présentant des troubles du spectre autistique et des symptômes psychosomatiques.
Les neuromédiateurs qui participent à l’équilibre cérébral, la dopamine, la sérotonine, etc. se synthétisent dans l’intestin, et nos défenses immunitaires sont à 80 % sous la responsabilité de nos tubes digestifs (attention, la pensée est créatrice : se faire un sang d’encre, se mettre la rate au court-bouillon…).
(Crédits : Lucy de Luc Besson)
Alexandre Astier, interviewé sur les conspirations, est persuadé que nous sommes allés sur la lune, mais ne se sent pas crédule pour autant. « Le complot donne à des gens l’occasion de résister, d’être intelligents parce qu’on ne la leur fait pas, ils ne veulent pas gober ce qu’on leur dit, c’est hyper sain. » Autrement dit, avoir la faculté de comprendre, mais aussi l’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle. Il faut croire, mais pas trop facilement et trop naïvement, des choses même invraisemblables, ne pas être crédule en fait. Quand tout parait flou, louche, incompréhensible, cherchez toujours d’où vient l’argent, et l’endroit où le papier-monnaie se dirige, ou bien de qui nous ne pouvons parler.