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  • Il y a cent ans… la réhabilitation attendue d’un innocent

    Il y a cent ans… la réhabilitation attendue d’un innocent

    Un grand nombre d’habitants de la commune varoise était persuadé de l’innocence de Benjamin Reynier dit « Min ». Mais pas un ne souffla mot devant le poids de la Justice qui de par ses us et coutumes impressionne tout un chacun. Les paysans parlent peu, se méfient de la maréchaussée, et ont le respect envers la justice comme le moineau l’a pour l’épouvantail. La vérité viendra huit années plus tard, quand le fossoyeur, par un testament, soulagera sa conscience. Il indiquera avoir aperçu une robe et un chapeau d’enfant dans une cabane.

    Ce n’est pas le fait de les avoir remarqués, qui fera la différence, mais qu’ils aient été retrouvés, le 8 octobre, soit 19 jours après l’arrestation de Benjamin Reynier et sa mise en détention préventive. Les vêtements avaient été retrouvés par des douaniers. Détail troublant, qui plus est quand le fossoyeur affirmait avoir entrevu lesdits vêtements dans un endroit fréquenté par Joachim Guis et quelques personnalités « honorables » de la commune. Là où le bât blesse, les vêtements furent récupérés à une place où ils auraient certainement été découverts, s’ils s’y trouvaient bien avant… sur le lieu de découverte du corps de Joséphine.

    J’ai passé mes plus belles années au bagne pour un crime que je n’avais pas commis

    Benjamin reynier. 14 juillet 1922

    Le procès à charge débuta. Le juge de paix de Beausset déclara à la barre qu’il avait ouïe au café que Reynier était coupable, le maire Paul-Louis Ramel affirma que « quelqu’un qu’il ne nomme pas désigna Reynier comme coupable au juge d’instruction ». L’identité du soi-disant témoin ne fut jamais révélé. Le secrétaire de mairie vociféra que « si j’étais un juré, je le condamnerai sans hésiter. C’est un républicain. Il a proféré des menaces contre le maire », raconte le journal Le Détective dans son no 134. L’expert ne put déterminer si la tâche relevée sur les vêtements de l’accusé était de l’argile ou bien du sang. Dans son rapport, le praticien nota que son corps était d’une propreté « extraordinaire pour un travailleur ».

    La presse agricole helvetique en faisait ses gros titres, jusqu’à la libération de leur confrère. (Crédits : La Gruyère)

    Malgré la déposition de Célestin Pons, Antoine Don, Gustave Barrère, Alice André et Victorine Don certifiant avoir observé « Min » dans sa vigne alors que deux heures sonnaient au clocher à Saint-Cyr-sur-Mer. Onze témoins jurèrent l’avoir vue œuvrer de deux à six heures… Le jury de Draguignan le reconnut coupable, avec des circonstances atténuantes. Il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité.

    « Méry allait jusqu’à révéler l’identité d’un des deux assassins. L’un était le curé du village, l’autre un gris bonnet de l’endroit, il s’agissait d’un conseiller municipal. Or — coïncidence étrange ! — les initiales du mouchoir trouvé jadis près du cadavre sont les initiales du curé » (La feuille qui ne tremblait pas : Zo d’Axa et l’anarchie). (Crédits : DR)

    Les journaux de l’époque rapportent les dires de Reynier lors d’une entrevue :

    On m’enferma dans la cellule des condamnés à mort… Le lendemain, le président des assises m’adressa la parole à travers le guichet, « M. Reynier, vous êtes innocent, nous le savons, mais il faut avoir du courage ». J’ai fait un bond pour lui saisir la gorge à travers les barreaux.

    Quelques jours après, je reçus la visite du Préfet Paul Laugier-Mathieu. « Je suis convaincu de votre innocence, me répéta-t-il. Nous ferons tout ce qui sera possible pour la prouver. »

    Quelques jours après, M. Laugier-Mathieu était déplacé et muté dans le Nord. Et Reynier fut envoyé au dépôt de Saint-Martin-de-Ré. Il monta à bord de La Loire avec 599 autres forçats. La traversée dura 127 jours avant d’atteindre la Nouvelle-Calédonie, et Nou.

    Gabriel Randon de Saint-Amand, dit Jehan-Rictus écrivit à propos de l’affaire Reynier, dans son journal qu’il tint du 21 septembre 1898 au 6 novembre 1933. (Crédits : BnF/Gallica)

    En 1892, après huit années de bagne, une lettre arriva au père de Benjamin : le testament du fossoyeur Mestre. Il fut publié dans le journal parisien L’Éclair en ce 17 février 1891, les patronymes des personnes ayant été effacés au préalable. L’original nommait deux habitants de la commune. Joachim Guis attenta un procès en diffamation contre Clovis Hugues et Gérard Richard, et le paternel de Benjamin Reynier, le 23 mars 1892. Les polémiques enflaient au sujet des sieurs Joachim Guis, du maire Paul-Louis Ramel et d’un certain Monge. Les journaux de Nouvelle-Calédonie réclamaient sa grâce. En 1894, sa peine passe de perpétuité à 20 ans de bagne. Deux ans s’écoulaient quand il fut déclaré libre. Émile Loubet signa la grâce présidentielle le 14 juillet 1899. « Les manifestations organisées en son honneur étaient si bruyantes, si enthousiastes que le gouverneur craignit une émeute »

    Il faudra attendre près de quarante ans, pour que Benjamin Reynier soit reconnu innocent des crimes reprochés. Il a failli être guillotiné, passa quinze ans à Nou au bagne, avant d’être réhabilité en 1922. (Crédits : Journal du Lot)

    À son arrivée à Marseille, 20 000 personnes l’acclamèrent. « Je suis gracié, mais cela n’efface pas le verdict infamant de la cour d’assises ». Un projet de modification de l’article 443 du Code pénal, ouvrant la voie aux procès en réhabilitation, état déposé sous la troisième république. Malgré le travail acharné de ses avocats, Me Marcel Ricard, du barreau de Marseille et de Me Arnaud de Toulon, l’homme attendu en vain. La cour d’Aix, après la plaidoirie de Me Louis Martin, sénateur du Var, le réhabilita enfin. Le ou les coupables ne furent jamais appréhendés. Tous les protagonistes présumés de l’histoire, l’évêque de Fréjus qui déplaça le curé de Saint-Cyr, le prêtre en question, Joachim Guis, Monge… tous morts et enterrés, si bien que seuls les soupçons, les ragots de café restaient, car plus un seul témoin n’était.

  • Il y a cent ans… Benjamin Reynier était réhabilité

    Il y a cent ans… Benjamin Reynier était réhabilité

    Benjamin Reynier a passé trente années de vie dans la peau d’un ignoble personnage pour les parents de la victime. Il est condamnée à mort, puis la peine est commuée aux travaux forcés à perpétuité pour le viol, suivi du meurtre de Joséphine Audrique, jeune bergère âgée de 7 ans. L’affaire jugée en 1884 expédia un homme de 30 ans, qui devait se marier, au bagne de Nouméa. La peine fut écourtée à quinze années avant de le gracier. Il faudra attendre près d’un demi-siècle pour qu’il soit enfin réhabilité le 8 juin 1922.

    Des combats politiques de l’époque, lettre anonyme de dénonciation, ragots de café… conduiront un innocent en enfer. Il faudra l’acharnement de deux amis Baptistin Bernard et Étienne Matter, une campagne de presse a charge contre la Justice déclarée coupable d’avoir envoyé un innocent en prison, rivé à la chaîne des maudits, pour qu’enfin l’honneur d’une personne soit lavé, au moins coté de la Justice française.

    Le bagne de Nou, en Nouvelle-Calédonie où Benjamin Reynier passa les plus belles années de sa vie, plus de quinze. (Crédits : DR)

    Il faut remonter au 14 septembre 1883, en Provence du côté de Saint-Cyr-sur-Mer. La famille Audrique vit de l’autre côté de la route, où loge Benjamin Reynier dans le quartier des Côteliers. Il est 12 h 30 lorsque Joséphine cri « On va au bois », à Benjamin, sous-entendu au bois des Baumelles. Il est situé à quatre kilomètres après un difficile chemin accidenté. Pour parcourir ce trajet, il faut compter 45 minutes mentionnait la justice. Le père de famille se mettait à faire des fascines de bois mort avec son épouse, quand après peu de minutes, il s’inquiétait de ne plus voir la chevelure rousse de sa fille.

    La maison de Benjamin Reynier, dans le quartier Côteliers de Saint-Cyr-sur-Mer. Son plus grand crime était d’être propre selon les minutes du procès. (Crédits : DR)

    Le père déclarait à l’instruction qu’à deux reprises, il entendit son enfant crier, d’une voix étouffée « Papa, papa ! ». L’enquêteur demanda s’il avait suivi les cris désespérés, à quoi il répondit que « non, monsieur, il faisait beaucoup de vent ce jour-là, c’était bien difficile ». La journée de labeur finit, le couple rentre aux Coteliers sans leur fille, qu’ils affirment perdue. La presse raconte que ce sont « les gens de Saint-Cyr qui partent à la recherche de l’enfant » et que « Benjamin Reynier, accompagné du voisin Cordeil » prennent la direction de la gendarmerie de Bandol « le maire Ramel et son premier adjoint n’ayant pas jugé utile d’alerter la police ». Alors que Reynier et Cordeil rentrent de Bandol, ils interrogent la mère, car la fillette reste introuvable : « Sûrement, on l’a tuée », répondit-elle.

    La calomnie

    Le lendemain à 8 heures, le corps sans vie de Joséphine est retrouvé. « La fillette était presque nue. Le corps était mutilé. On avait écrasé le visage à coups de pierre. L’enfant avait été odieusement violée. » Les médecins légistes Bouley et Courgit conclurent que l’atrocité était le fait de deux hommes, car ils découvrirent sur le corps de la fillette, deux traces de mains droites. Que les criminels devaient avoir sur le visage et les mains des égratignures occasionnées par les ongles de Joséphine ! Les gendarmes affirmèrent, au même titre que le Parquet qu’elle avait été entraînée par une connaissance, et que l’assassin devait habiter le pays.

    L’affaire a fait les gros titres de la presse française comme étrangère, toutes convaincues de l’innocence de « Min ». La foule attendait à Marseille l’enfant du pays arrivant du bagne, innocent des crimes dont la justice l’accusait par le navire. Il traversa le globe sur l’Armand Béhic. (Crédits : Journal du Lot)

    La campagne de diffamation « venimeuse, sournoise » du maire Paul-Louis Ramel et de ses amis commença. Une tension existe en 1883 sous la troisième République entre mes « Républicains » et les « Cléricaux ». Quarante-huit heures après la découverte du corps, un docteur examinait Reynier. Aucune trace n’était décelée, mais une lettre anonyme scellait l’avenir de Benjamin. Se rendant auprès du juge d’instruction à Toulon pour protester, car il avait eu vent de ladite lettre, il fut mis sous mandat de dépôt quatre mois avant son procès. Tandis que de nombreux témoins affirmaient avoir vu Benjamin Reynier à l’heure dite du crime, la vindicte d’une certaine bourgeoisie semblait vouloir couvrir des criminels, quitte à envoyer un innocent à la guillotine ou au bagne à vie. À suivre…

  • Il y a cent ans… avait lieu la bataille contre la pornographie

    Il y a cent ans… avait lieu la bataille contre la pornographie

    Un sujet que l’on pense contemporain, pourtant le 7 juin 1922, Charles Gide présidait le second congrès contre la pornographie. Déjà en 1908, les congressistes avaient demandé aux pouvoirs publics de les aider à lutter contre « l’immoralité » et au besoin de prendre la charge de défendre le patrimoine moral de la France. La définition, il y a un siècle de la pornographie est l’excitation à la débauche par l’image ou par la plume, à travers des « feuilles immondes dont la voie publique est encombrée »…

    L’Académie française la définit comme une « représentation directe, voire brutale, de scènes, de sujets à caractère sexuel, et délibérément obscènes » qui lui-même est tiré du mot pornographe du XVIIIe et XIXe siècle « emprunté du grec pornographos, “auteur d’écrits sur la prostitution”, composé à l’aide de pornê, “femme de mauvaise vie, prostituée”, lui-même dérivé de pernanai, “exporter, vendre”, et graphein, “écrire” ». Paul Gaultier considérait la pornographie au même titre que la criminalité adolescente, l’alcoolisme, la dépopulation, le suicide, en qualité de grands fléaux dans son livre « Les maladies sociales ».

    François Rabelais, serait un précurseur de la pornographie moderne, « Pantagruel » a d’ailleurs été condamné en 1533 comme ouvrage « obscène » par la Sorbonne. Ci-dessus, fresque murale peinte à Pompéi, à la réputation galvaudée de ville de débauche. (Crédits : DR)

    La ville de Pompéi enseveli sous les frasques du Vésuve conserve depuis l’an 79 la vie telle qu’elle était. Ses murs sont couverts représentations diverses. Entre un homme se vantant de ses prouesses, une liste stipulant les tarifs des prostituées, les inscriptions et fresques érotiques, se retrouvent en grand nombre dans la cité ensevelie endormie. Elles lui ont longtemps valu la réputation d’une ville de débauche où les femmes étaient vouées avant tout au plaisir masculin. Il s’agit en fait d’une « équivoque archéologique » martèle l’historienne Éva Cantarella. Les femmes qui n’avaient ni le droit de vote ni celui d’être élues, avaient énormément d’influence sur la société au vu des inscriptions signées de leurs mains, explique le magazine ça m’intéresse.

    La bienséance

    Eugène Le Breton signait un article dans L’Ouest-Éclair, où, expliquait-il que pour lutter contre cette gangrène, il fallait pour « résister victorieusement aux assauts de la pornographie, pour vaincre la pornographie, mère du vice, du crime, de la débauche, de la souffrance et de la misère, et par surcroît, ennemie née de l’Art, de l’art plastique et de l’art littéraire, il faut l’union des forces morales du pays et des pouvoirs publics ». Les images sont pléthores au sein de l’Empire romain, des peintures murales, mais également en Chine. Le journaliste concluait que si l’on veut que la France soit forte, prospère et peuplée, c’est d’abord la moralité publique qu’il faut défendre, c’est la conscience nationale qu’il faut élever ce sont les âmes des enfants qu’il ne faut pas laisser corrompre.

    Ne pas confondre sexualité et pornographie. Le second est une oeuvre cinématographique où les acteurs effectuent des performances filmées et scénarisées, évoquant des fantasmes plus ou moins avouables. L’autre est la recherche du plaisir charnel de deux individus, à travers le désir. (Crédits : Scott Webb/Pixabay)

    Que penser alors de la bienséance, à l’heure où l’affaire menant à la démission d’un député européen hongrois faisait les gros titres, il y a deux ans ? Une orgie sexuelle impliquant vingt hommes adultes se déroulait en Belgique, le vendredi 27 novembre 2020. Deux jours après, Jozsef Szajer officialisait son retrait de la vie politique et du Parlement européen. « Je regrette profondément cette violation des restrictions anti-Covid, c’était irresponsable de ma part. Je suis prêt à payer l’amende prévue dans ce cas », avait-il expliqué. Ce qui est cocasse, est que c’était un proche du président hongrois Orban, membre fondateur du Fidesz, le parti national conservateur au pouvoir, et fervent opposant aux droits LGBT.

    La lutte contre la pornographie continue

    Deux associations de protection de l’enfance réclamaient aux FAI français de bloquer l’accès à des sites pornographiques, accusés de ne pas empêcher l’exposition des mineurs à leur contenu. La cour d’appel de Paris a confirmé le 19 mai 2022 le rejet de la demande. La promulgation de la loi du 30 juillet 2020 permettrait en réalité à l’Arcom (Ex CSA) de mettre en place des mesures pour interdire leur accès aux mineurs. Dans la loi, il est précisé que les sociétés concernées « ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités en se contentant de demander à un internaute s’il est majeur ». Pour cela, les sites web visés ont plusieurs moyens d’agir : le scan de la pièce d’identité, l’estimation de l’âge du visiteur à partir d’un selfie ou encore l’analyse des informations partagées sur les réseaux sociaux. Le danger ne crie gare que lorsqu’il arrive. Entre les fuites de données, le « revenge porn », le logiciel PimEyes, la vie privée existe-t-elle encore ? Alors pourquoi ne pas imaginer, dans un futur proche ou éloigné, que pour visiter n’importe quel site, il vous soit demandé un scan de votre CNI. Attention, de la pièce d’identité à la reconnaissance faciale, il n’y a qu’un pas, mais c’est pour votre bien !

  • Il y a cent ans… la météo était capricieuse

    Il y a cent ans… la météo était capricieuse

    Un torrent de grêlon déferla ces derniers jours en France, comme le 6 juin 1922. Nombreux sont les témoignages de cette catastrophe tant sur les bâtiments, que sur la faune et flore sauvage, sans oublier les vignes, vergers ou champs cultivés. Au total samedi 4 juin 2022, 65 départements ont été mis en vigilance orange pour risque d’orages. Elle a été levée partout en France le lendemain matin, laissant place à la constatation des dégâts et la désolation.

    Les agriculteurs sont pris entre le marteau et l’enclume, car dépendant des caprices du temps. Les épisodes ont déversé à divers endroits des grêlons dévastateurs atteignant la taille d’une balle de ping-pong ou de tennis. Qu’est-ce qu’un grêlon ? Selon Météo France, nous pouvons parler de cela lorsqu’il se forme des particules de glace supérieure à 5 mm de diamètre. À l’instant où les particules ne dépassent pas le demi-centimètre de diamètre, sont plutôt opaques, tombent d’un cumulonimbus et rebondissent au sol sans se briser, on parle de grésil. De plus, les épisodes de grêle surviennent généralement lors d’orages violents, au sein de cumulonimbus. Moins d’un sur dix des fameux nuages produisent de la grêle atteignant le sol.

    Comme le découvrit Newton, avec l’histoire dite de la pomme, la gravité s’exerce sur Terre. Lorsque la particule possède un poids déployant une force plus conséquente que celle des courants ascendants du nuage, elle tombe : c’est l’averse de grêle. Logiquement, plus les cumulonimbus sont violents, plus ils génèrent de gros grêlons. (Crédits : MétéoFrance)

    Au vu de leurs tailles et formes, faisant la liaison entre la « terre » et le « ciel », il existe de forts courants ascensionnels et descendants entre la base du cumulonimbus, chaude et humide, et son sommet très froid. La glace se forme dans cet ascenseur nommé « colonne d’ascendance » autour de petites particules solides appelées noyaux glaçogènes. Ces impuretés proviennent d’éléments soit naturels (poussière, suie volcanique…), soit artificiels (rejets des réacteurs d’avion…).

    https://twitter.com/BaptisteC22/status/1533173586877358083?ref_src=twsrc%5Etfw
    L’histoire retient l’orage du 13 juillet 1788 comme d’une violence inouïe. Des landes jusqu’en Belgique, il laissera 1059 villages dévastés, ruinant une partie des récoltes céréalières d’une moisson qui s’annonçait déjà médiocre. La grêle tombera à Poitiers, Chartres (7 h), Rambouillet (8 h), Paris (8 h 30), Douai (11 h), Utrecht (14 h 30).

    Les averses de grêle, de façon générale, durent peu de temps et ne touchent que des superficies limitées. Mais dans certains cas, ces averses se multiplient au même moment à travers une même région. Sur une surface de 100 kilomètres carrés, de telles averses peuvent déverser en moyenne 300 milliards de grêlons en 5 à 10 minutes, ce qui correspond à une masse d’environ 50 000 tonnes. Le 6 juin 1922, dans la région comprise entre Saint-Pierre-sur-Dives et Mézidon, éclatait un orage d’une violence sans nom. Le sol était recouvert en quelques minutes d’une couche de 3 centimètres de grêlons. Les chaussées sont défoncées, des toitures entièrement jetées à terre, les récoltes ravagées sur plusieurs milliers d’hectares.

  • Il y a cent ans… les tanks débarquaient en Irlande

    Il y a cent ans… les tanks débarquaient en Irlande

    La paix fragile laborieusement édifiée selon les journaux par David Lloyd Georges n’aura été qu’un léger armistice. Car l’Irlande ne connaissait pas la trêve de la Pentecôte en ce 5 juin 1922, les troupes anglaises débarquaient, emplies de munitions et de tanks. Les incendies, meurtres, combats, tout le sinistre appareil de la guerre civile se mettait en place. Le casus belli est le traité anglo-irlandais, mais la guerre d’indépendance irlandaise mourrait dans l’œuf avec le gouvernement de Lloyd Georges.

    Tandis que les Anglais mettaient pied à terre en Irlande, les autorités britanniques arrêtaient un bateau à vapeur américain transportant du, mais. Venant de New York, les cales du navire, après visite, révélaient qu’en dessous de ladite cargaison se trouvait une importante quantité d’armes. Dans le même temps, des individus dérobaient dans les magasins de la mine se Sutton-Manor, non loin de Manchester 13 000 détonateurs, puis dans une mine de Shirdley 19 livres de poudre et 760 détonateurs étaient volés.

    La bataille de Pettigoe et Belleek a été le plus grand engagement militaire entre l’Armée républicaine irlandaise et les forces d’occupation britanniques en Irlande, ce depuis le soulèvement de Pâques de 1916. Pettigoe est à la fois commune de l’Eire et de l’Irlande du Nord (Crédits : An Sionnach Fionn)

    Peu avant midi, dans la ville de Pettigoe, un officier anglais annonçait au commandant sinn-feiners qu’il disposait d’un quart d’heure pour évacuer la commune. Une centaine obtempérèrent, mais des irréductibles se barricadèrent, mitrailleur en batterie prêtent à faire feu. Les troupes anglaises ouvrirent le feu par l’artillerie avant d’attaquer à la baïonnette. Six obus furent tirés, permettaient de débusquer les francs-tireurs irlandais cachés ici et là.

    Des volontaires de l’Armée républicaine irlandaise, en 1922. Ils portent un mélange entre les uniformes de l’IRA et des vêtements civils, typiques de la fin de la période révolutionnaire. (Crédits : An Sionnach Fionn)

    Un second contingent britannique débarqué de l’île de Boa traversait le bras de mer, pour arriver peu après 14 h. Ils prirent les sinn-feiners par-derrière. D’après la communication des troupes britanniques, il faisait état de trente morts et autant de blessés côté irlandais, l’arrestation du commandant et seize de ses hommes, contre un seul décès côté anglais.

  • Il y a cent ans… un tour d’Europe

    Il y a cent ans… un tour d’Europe

    La conférence de Gènes terminée, celle de La Haye pointe le bout de son nez. Le 4 juin 1922, les dissonances, rancœurs amertumes et tensions apparaissent ici et là. De la persécution religieuse en Russie, sept membres d’une même famille « pètent les plombs » en Italie, les fascistes de Mussolini sèment la pagaille, l’état de santé de Lénine préoccupe, l’organe gouvernemental russe en passe de s’effondrer, Poincaré chahuter dans la presse outre-Manche.

    La presse britannique étrille la France et son président. Le Sunday Times titrait « La France contre l’Europe », l’Observer écrivait que « M Poincaré désire que la réunion de La Haye soit une conférence en camisole de force ». Car selon le tabloïd « il se peut que nous prenions l’engagement de garantir la frontière française d’avant 1870, mais en ce qui concerne les questions commerciales et financières, il faut que nous devenions absolument libres de favoriser nos propres intérêts comme nous l’entendons ». L’Écho d’Alger expliquait que la France pensait que l’Allemagne n’était ni désarmée, ni résignée, ni soumise et qu’elle cherche par tous les moyens à esquiver ses paiements. Le Sunday Times avec le flegme britannique donnait une leçon que « le seul remède qui puisse guérir les maux de l’Europe, c’est l’annulation des dettes de guerres interalliées et la destruction de l’œuvre financière du traité de Versailles ».

    Toutes les caméras du monde sont dirigées vers le jubilé de platine de la reine Élisabeth II, qui accéda au trône britannique le 6 février 1952. En France, Louis XIV régna du 14 mai 1643 au 1er septembre 1715, soit 72 ans, 3 mois et 18 jours. (Crédits : Brigitte Werner/Pixabay)

    En Russie, le mal dont souffre Lénine inspire de sérieuses inquiétudes, il aurait eu une attaque d’apoplexie cérébrale. Ce qui est une suspension plus ou moins complète de l’activité cérébrale, souvent liée à une hémorragie cérébrale qui, selon l’académie de Médecine est un « saignement au sein du parenchyme cérébral par suite de la rupture d’un vaisseau, constituant un accident pathologique majeur, dont le pronostic est le plus souvent grave, sinon réservé. » Si son leader est au chevet des souffrants, le pays l’est également. Le manque de ressources force les Soviets à réduire les dépenses, et le nombre de cadres chez les fonctionnaires. La situation est telle que la Tchéka ramenait à 80 000 le nombre de policiers. Quatre mille d’entre eux se retrouvaient du jour au lendemain, de l’autre côté de la barrière en devenant bandit.

    Les tensions nationalistes œuvrent en Italie, en Espagne comme en Allemagne. (Crédits : Brigitte Werner/Pixabay)

    Les fascistes de Benito Mussolini quittaient Bologne après leur démonstration de force, incendiaient deux coopératives, celle de Gagnarols et de Luvoledo. Mais comme la maison du peuple de Granarolo, les chemises noires mettaient le feu au matériel et le mobilier dans les rues des communes. Dans le village de Sasso-Carvaro, proche de Pesaro, sept personnes devenaient hors de contrôle, et « folles » selon les journaux. Après avoir incendié plusieurs maisons, ils dansaient autour d’elles. Les carabiniers aidés de citoyens arrêtaient les déments, mais ils s’échappèrent après avoir changé des coups de feu. Une escouade de carabiniers réussissait à les déloger de leurs demeures, dans laquelle ils s’étaient barricadés.

  • Il y a cent ans… l’Ukraine et les Soviets

    Il y a cent ans… l’Ukraine et les Soviets

    Le conflit armé entre la Russie et l’Ukraine affichera le centième jour demain 4 juin 2022. Il y a cent ans des accords à la suite de la conférence de Gènes avaient été trouvés le 3 juin 1922, explique le quotidien Le Gaulois. Le comité national ukrainien (CNU) et les délégués du gouvernement soviétique ukrainien. Ils faisaient contre mauvaise fortune bon cœur, et de par leurs ententes s’assuraient de jouir de leurs droits, sans interférence extérieure.

    Les échanges entre l’Ukraine et la Russie, ne date pas d’hier. Le pouvoir soviétique reprend définitivement pied en Ukraine au printemps 1919. Le 10 mars 1919, la République socialiste soviétique d’Ukraine est proclamée comme gouvernement autonome. Il faudra attendre la conférence de Gènes pour que les choses prennent un léger virage.

    La délégation russe lors de la conférence de Gênes, de gauche à droite, Rakovsky, Vorovsky, Krassine, Litvinov (Crédits : Agence Rol/BnF/Gallica)

    Les échanges furent entre Christian Rakowsky, président du conseil des commissaires du peuple de la république socialiste et soviétique d’Ukraine, et Sergei Markotun, plus connu en tant que Serge Marcotoune, président du CNU. Les idées n’étaient pas partagées entre les deux pays, seule la frontière le fut. « Le comité national ukrainien considère que les liens fédératifs entre l’Ukraine et la Russie peuvent seuls garantir la sauvegarde de leur intégrité territoriale, et leur développement économique et politique », écrivait Rakowsky. Le CNU s’opposait à toutes intrusions étrangères, ainsi qu’à toute tentative armée dirigée contre le gouvernement actuel des deux pays. « La guerre civile ne pouvant provoquer que la ruine et assujettissement des deux peuples », martelait Rakowsky.

    Extraits des Documents Diplomatiques Français 1922, Volume 1 publié par le ministère des Affaires étrangères.

    Le rapprochement amical entre la France et la Fédération russo-ukrainienne tenait en aboutissement le rétablissement des relations économiques des deux États. Le CNU affinait dans le sens que pour l’activité soi pérenne, d’un côté entre la France et l’Ukraine et l’Ukraine et la Russie de l’autre. Toutefois, le CNU était désireux que son activité se développe avec le gouvernement soviétique de l’Ukraine, sous réserve de la non-opposition de la France. Par le traité de Riga, la Pologne reconnaît la République socialiste soviétique d’Ukraine, fixant par la même les frontières occidentales de l’État. Un mouvement armé et encouragé par les gouvernements occidentaux subsistera néanmoins un temps sur la rive droite du Dniepr. La création de la République socialiste soviétique d’Ukraine s’effectue le 30 décembre 1922 et obtient son indépendance le 24 août 1991.

  • Il y a cent ans… l’armée fasciste de Mussolini à Bologne

    Il y a cent ans… l’armée fasciste de Mussolini à Bologne

    Sous l’ordre de leur leader, le 2 juin 1922 les fascistes italiens se pressaient à Bologne. L’histoire raconte les prémisses d’une catastrophe annoncée. Ils arrivaient par bandes, à bicyclettes méthodiquement. Des escadrons venant de Parme, de Mantoue et de l’Apennin toscan s’ajoutaient à ceux de Ferrare et de Modène. Au cœur même de ce rassemblement, une opposition entre les socialistes et les organisations agricoles soutenues par les fascistes de Benito Mussolini.

    La difficulté de résolution était de prendre des mesures de répression, mais surtout d’éliminer les raisons du conflit, sans compromettre les intérêts de la production paysanne. À la suite de la Première Guerre mondiale, la vie est dure et compliquée en Italie comme partout ailleurs. Ainsi, les fascistes comptent dans leurs 300 000 hommes de nombreux jeunes de la classe dite moyenne que la guerre a privés de leurs moyens d’existence. Sans travail, le plus clair du temps, intégrer une telle organisation permettait de toucher la solde réglée aux organisations fascistes par les associations anti-travaillistes, donc de vivre ou survivre bon gré, mal gré.

    « Rome et l’Italie sont deux termes inséparables. […] Nous rêvons l’Italie romaine, c’est-à-dire sage et forte, disciplinée et impériale. […] ce qui fut l’esprit immortel de Rome resurgit dans le fascisme […] », paroles de Mussolini le 21 avril 1922. (Crédits : DEZALB/Pixabay)

    Aux portes de Bologne, les troupes mussoliniennes s’installaient en campement quasi militaire, avec des quartiers généraux, où les précieux soldats touchaient leurs soldes. Leurs transparences s’arrêtaient à ce point. La provenance des fonds et les organisateurs militaires étaient cachés au public, strictement. L’attroupement de Bologne est une action de répressions suite à l’action de la Chambre. Le vote du parlement invalidait les députés n’ayant pas atteint l’âge légal. Sauf que les députés visés appartiennent presque tous à la droite fasciste de Mussolini.

    Le 27 octobre 1922, vingt-six mille hommes en armes marchent sur Rome. Médiocre opération militaire, mais un puissant symbole politique. Car la « Ville éternelle », siège du pouvoir, incarne une grandeur, un mythe dont la légende fasciste veut s’emparer. (Crédits : Alex1965/Pixabay)

    La presse qui doit être critiquée chaque fois doit être le quatrième pouvoir d’une démocratie. Le leader des chemises noires l’avait compris. Le comité fasciste d’Imola, chef-lieu d’arrondissement de la province, établissait une surveillance des journaux arrivant dans la ville. Tous ceux qui avait ne serait-ce qu’une ligne défavorable était immédiatement confisquée et brûlée, piétinant la « Liberté de la Presse », car dans tous conflits, la communication reste le nerf de la guerre.

  • Il y a cent ans… le Code de la route entrait en vigueur

    Il y a cent ans… le Code de la route entrait en vigueur

    Le fameux Code de la route, qui nous permet une fois en poche de passer la conduite, pour voguer sur les routes d’ici et des vacances, à nous la liberté, entrait en circulation le 1er juin 1922. Les journalistes de l’époque indiquaient que du point de vue juridique, le code a été fixé par décret, donc il n’abroge pas les lois préexistantes sur la voirie, il porte uniquement des règles de circulation routière. Le texte est commenté par M Joseph Noullens chef du service de la voirie au ministère des Travaux publics.

    Seul intérêt, ou pas selon vos capacités, il y a cent ans les discussions sur les compétences et les peines continueront comme dans le passé, car aucune disposition ne précisait les règles obscures des sanctions applicables aux contraventions. Il sera rappelle le rédacteur indispensable « aux usagers de la route, riverains, agriculteurs, piétons, cyclistes, automobilistes, voituriers ». En 1922, il était traduit en anglais, espagnol.

    Les sons stridents et à notes multiples étaient interdits, déjà. Le ministère des Travaux et la préfecture de police tombaient en accord pour l’autorisation de la trompe électrique et du « clakson ». (Crédits : Classic Cycle)


    Néanmoins quelques imperfections dut à son jeune âge. Le code n’autorise dans la traversée des agglomérations que la trompe. Elle est l’ancêtre du klaxon que tout un chacun use et abuse en ville. Elle était constituée d’une poire en caoutchouc. Alors que Jules Grandin à travers les données de l’Insee détermine les départements où nos amis les animaux qu’ils soient Vaches, Moutons, Cochons… les troupeaux posaient question en 1922. Le Code de la route stipulait qu’ils ne devaient pas occuper plus de la moitié de la chaussée, que la nuit ils devaient être couverts par un signal lumineux ou sonore. Qu’en cas de croisement de deux troupeaux, ils devaient être séparés au minimum de 1,5 m !

  • Il y a cent ans… un sursis accordé à l’Allemagne

    Il y a cent ans… un sursis accordé à l’Allemagne

    Après un conflit d’une telle ampleur que fut la Première Guerre mondiale, les belligérants vaincus ont des compensations à attribuer aux autres. La somme consentie était importante. Le ministre français des Finances de l’époque, Louis Lucien Klotz, se félicitait : « les contribuables n’ont pas à s’inquiéter, l’Allemagne paiera ». Ainsi la commission des réparations donnait à l’Allemagne un délai pour accepter les conditions, qui se clôturait le 31 mai 1922 minuit.

    Or le chancelier du Reich, le docteur Joseph Wirth, adressait une lettre en ce sens le 28 mai, trois jours avant l’ultimatum. Elle comportait un texte principal de six feuillets dactylographiés et d’annexes au nombre de huit. Le gouvernement allemand proposait d’examiner en fonction des bases suivantes :

    • L’état de la dette flottante du 31 mars 1922 est considéré, à partir d’aujourd’hui comme le montant maximum normal de la dette
    • Si, au 30 juin 1922, comme au dernier jour des mois suivants, le montant de la dette flottante est dépassé, des mesures seront prises pour que l’excédent soir remboursé dans le trimestre suivant. Soit à l’aide des recettes dépassant les recettes, soit par l’intermédiaire de crédits, sans accroître l’inflation
    • Dans le cas où le montant normal maximum de la dette est dépassé, le gouvernement envisagera un accroissement des impôts, si plus de six mois de l’année fiscale se sont écoulés, le gouvernement fera en sorte que le rendement ne soit pas inférieur à l’excédent de dépenses constatées
    La commission regrettait que le gouvernement allemand ne commençait pas plus tôt à prendre ces décisions. (Crédits : BnF/Gallica/Le Petit Journal)

    Elle rappelait que « le sursis actuellement confirmé demeure susceptible d’être annulé à tout moment, conformément au dernier paragraphe in fine de la décision no 1841, si la commission arrive ultérieurement à la conviction que l’Allemagne a manqué à remplir les conditions prescrites, sans préjudicier aux pouvoirs généraux qu’elle s’est réservés dans ledit paragraphe, la commission se réserve expressément le droit d’annuler le sursis. »

    132 milliards de marks-or

    La commission des réparations en avril 1921 évaluait le montant à payer à 132 milliards de marks-or. La rancune est tenace, depuis la guerre Franco-prusienne. Si la facture est très lourde, elle est aménageable, Clemenceau n’a cependant pas oublié les 5 milliards de francs-or réclamés alors par Bismarck, après la guerre de 1870. La commission étalait donc le règlement de la dette. L’Allemagne devra d’abord acquitter 50 milliards de marks sous forme d’annuités de 2 milliards, puis elle évaluera au cas par cas l’état de l’économie allemande, pour solder la suite du paiement. Sauf que l’histoire est faite de femmes et d’hommes.

    Hermann Josef Abs signe l’accord de Londres sur les dettes extérieures allemandes le 27 février 1953. (Crédits : DR)

    Si l’Allemagne cessa tout règlement suite à l’arrivée au pouvoir des nazis, elle bénéficiera d’une annulation conséquente de sa dette (environ 63 %) avec les accords de Londres, le 27 février 1953. « Les trois pays sont d’accord que le plan prévoit un règlement adéquat des exigences avec l’Allemagne dont l’effet final ne doit pas déséquilibrer la situation financière de l’économie allemande via des répercussions indésirables ni affecter excessivement les réserves potentielles de devises. Les trois pays sont convaincus que le gouvernement fédéral allemand partage leur position et que la restauration de la solvabilité allemande est assortie d’un règlement adéquat de la dette allemande qui assure à tous les participants une négociation juste en prenant en compte les problèmes économiques de l’Allemagne ». Ainsi le dimanche 3 octobre 2010, pour le 20e anniversaire de la réunification allemande, et près de 92 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a fini de payer les réparations imposées par les Alliés.