Il y a cent ans… François le Tatoué était exécuté

Un fait-divers à l’image des westerns, ou lors d’une partie de cartes, un des protagonistes se lève sors son revolver et accusant son partenaire de jeu de tricheur, l’abattait de plusieurs balles. Il n’est pas rare d’entendre, ici et là, évoquer par les médias des règlements de compte, sous fond de trafic de drogue. Il serait, selon le ministère de l’Intérieur, responsable de 60 morts et 250 blessés en 2020. Le nombre d’homicides étant de 1026 en 2021 soit une augmentation de 4,3 % sur une année malgré les deux périodes de confinements.

Replongeons, dans le Paris du début du XXe siècle, le 14 avril 1922. Ce fait-divers tient place dans le XVIIIe arrondissement de la capitale française, au numéro 9 de la rue Germain Pilon. La tocante s’approchant de vingt-deux heures, deux clients d’un débit de vins étaient accaparés par une partie de cartes, quand la porte s’ouvrit. Un bras muni d’un revolver parut, et avant que quiconque ait pu prendre conscience de la dangerosité de la personne, sept détonations retentissaient. L’un des joueurs, touché mortellement, glissait de la banquette sous la table.

Le suspect, dit l’homme au revolver était aussi bon tireur que l’individu « Dudule » remis à la police pour un meurtre identique. (Crédits : Tom und Nicki Löschner/Pixabay)

Les témoins qu’étaient les clients présents disparurent tels des moineaux affolés par un péril. Les dirigeants de l’établissement accoururent et ne purent que constater qu’un cadavre gisait dans leur bar. Il s’agissait de François Jodice, dit le tatoué, âgé de 26 ans, et selon les fores de l’ordre un dangereux repris de justice. L’homme jouant avec le défunt, connu que par son prénom, René âgé de 30 à 35 ans avait également pris la poudre d’escampette. Transporté à la morgue, le défunt portait sur la peau des œuvres représentants des étoiles, revolvers, signes cabalistiques et même des chaussettes. Le médecin légiste affirmait dans son rapport que seules deux balles avaient joint l’épaule droite, les autres atteignaient le visage.

Romuald Pena

Journaliste et curieux de nature, j’aime les mots et ce qu’ils chantent aux oreilles qui les entendent. « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité », assurait Pablo Neruda. Ainsi j’apporte des faits, des faits, encore et toujours des faits, car : « Nous ne pouvons être condamnés à pire, à juger les autres, à être des juges. » (Le Testament d’Orphée, de Jean Cocteau)

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