Il y a cent ans… les prémices de la guerre civile chinoise

Impressionnant, quand L’Homme libre explique, le 12 mai 1922 que la guerre des généraux reprendrait près de la grande muraille. L’opinion prévaut à Pékin, la publication du décret de destitution de Chang-Tso-Lin fait considérablement du bruit. La guerre ensanglante la Chine du nord. Pourquoi, les jeunes Chinois se battent-ils entre eux après avoir crée la Ligue de la jeunesse communiste chinoise (CYLC) ? Surtout lorsque Xi Jinping dans un discours-fleuve parlait le 10 mai 2022 de cette même jeunesse cent ans après. Quel est le leitmotiv poussant les jeunes à prendre les armes, il y a un siècle ?

Le rêve du peuple est selon les écrits de 1922, de rétablir un gouvernement central puissant qui serait capable de défendre les intérêts du pays, qu’ils soient à l’extérieur comme à l’intérieur, adopter le système fédératif pour la république, supprimer le système des Toukuins, les gouverneurs militaires cumulant la fonction des gouvernements civils, administrant les provinces sans contrôle du gouvernement. De plus le rêve était de licencier les armées dites non régulières, dont la solde, l’équipement et l’armement épuisaient les ressources du pays. Une élection du parlement national central et les provinciaux, une révision de la constitution, une réorganisation administrative, financière et technique, voici en quelques mots le programme du général Ou-Pei-Fou.

« Ce n’est qu’en visant haut qu’on peut regarder loin, […] . La jeunesse vigoureuse a besoin d’idéaux et de croyances fermes. Les jeunes Chinois de la nouvelle ère sont plus confiants, plus autonomes et plus riches dans l’esprit de réflexion et d’analyse. » (Crédits : capture d’écran/CCTV)

Est-ce que le discours a évolué depuis la fin de la guerre civile ?

La proclamation à Pékin du régime communiste chinois, le chef de l’État porte en premier lieu le titre officiel de « président du gouvernement populaire central de la République populaire de Chine » puis celui de « président de la République populaire de Chine », simple rhétorique. Xi Jinping, en poste depuis 2013, fêtait les 100 ans de la création de la CYLC, ce mardi 10 mai 2022. Elle fut créée une année après la fondation du Parti communiste chinois. En parlant de la jeunesse de son pays, la République démocratique de Chine, le président admettait qu’« avec l’influence de diverses pensées sociales, ils ont inévitablement quelques confusions dans des aspects tels que l’idéal et la réalité, les doctrines et les problèmes, l’égoïsme et l’altruisme, l’intérêt personnel et l’intérêt public, la nation et le monde. C’est pourquoi une éducation et une orientation approfondies et méticuleuses sont particulièrement nécessaires pour les aider à observer la société avec un regard vif, à penser à la vie avec un esprit clair et à créer l’avenir avec sagesse. »

La communication est plus aisée avec les moyens actuels. Alors à savoir si le fond comme la forme ont changés, évolué sûrement, tout dépend alors de votre façon de regarder.
Existe-t-il des similitudes entre différents États ? Le crédit social chinois peut-il s’exporter en Europe, comme un État policier en France ? (Crédits : capture d’écran/CCTV)

Wu Peifu est Toukuin du Hounan et du Houpeï, est l’un des « derniers généraux lettrés de la vielle chine », mais il compte des adversaires tel le maréchal Tchang-So-Lin, et pour allié le général Tcheng-Tchouin-Ming, gouverneur civile et commandant en chef de l’armée du Canton, siège de l’armée du sud. Les deux entités réunies remportaient une victoire éclatante sur celles du maréchal Tchang-So-Lin. Ce dernier se réfugiait en Mandchourie et proclamait l’indépendance de ce son pays. Le gouvernement du Kuomintang, dirigé par Sun Yat-sen à Canton, revendique la souveraineté sur la République de Chine face au gouvernement des seigneurs de la guerre qui tient le nord du pays. Ce sont les prémices de la véritable guerre civile chinoise qui durera de 1927 à 1950.

Elise Dardut

Épicurienne, je reste une jeune femme à l’aise dans son corps et dans sa tête. Je pense par moi-même, j’agis par moi-même, j’entends les conseils et n’écoute que mon intuition. « Le jour où l’homme aura la malice, la finesse et la subtilité de la femme, il sera le roi du monde… mais ce n’est pas pour demain », me chantait mon grand-père. Il m’a appris que « les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » (Coco Chanel) Depuis, je m’évertue, pour qui veut bien entendre et écouter, à distiller des graines ici et là, au gré du vent. Un proverbe indien explique que « si vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Si vous enseignez à une femme, vous enseignez à toute la famille » Il est temps d’inverser les rôles et admettre l’équité, non ?

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