Il y a cent ans… se déroulait le crime de l’avenue des Gobelins

Les faits divers, et les techniques de la Police scientifique ont évolué au fil du siècle. Le plus dur dans une investigation est sans doute de prouver l’origine du crime face à un faible faisceau d’indices. C’est ainsi que le 5 avril 1922, et malgré une très sérieuse enquête, la police n’a pu établir pour quel mobile l’Égyptien Leibowitz a été assassiné, mardi, avenue des Gobelins. Une accumulation de dette aurait la primeur des suppositions chez les forces de l’Ordre parisiennes, pour expliquer sa mort.

C’est au 10 bis avenue des Gobelins, dans le XIIIe arrondissement de Paris que Mme Garry, maman d’un artiste peintre connu, habitait depuis un certain nombre d’années avec son fils, M. Charley Garry, et sa jeune femme. Ce dernier, chargé de mission par le ministère des Colonies, était parti pour l’Afrique du Nord laissant à Paris sa conjointe et sa mère. Or l’épouse était appelée à l’Île de Ré pour affaire de famille. La mère de famille, Mme Garry restait donc seule dans son appartement, mais recevait quotidiennement la visite d’une de ses nièces, Mme Suzanne Guichard. Le portrait dressé par le journaliste de l’époque en faisait une jeune femme élégante, aimant à rire et à bien vivre.

Cette jeune femme avait fait la connaissance d’un Levantin, nommé Paul Leibowitz. Il était sans situation bien définie, mais portant « beau et mis avec élégance, en dépit d’une absence de pécune qu’il ne cherchait pas à dissimuler. » (Crédits : L’Homme Libre/BnF Gallica)

Dans l’après-midi de ce mardi 4 avril 1922, Mme Suzanne Guichard recevait de son ami un pneumatique ainsi conçu : « Viens ce soir, 6 heures, avenue des Gobelins : je vous réserve, à ta tante et à toi, une bonne surprise. » L’expéditeur était présent, mais gisait dans une mare de sang. Quelle ne fut pas l’horreur de la jeune femme en arrivant chez sa tante de trouver, le corps de son amant au milieu de l’atelier. Les cris poussés attirèrent les voisins qui accoururent, tandis que la concierge envoyait chercher la police. Qui plus est lorsque dans une pièce attenante à l’atelier on découvrit, le corps de Mme Garry. L’enquête a établi que Leibowitz était un individu criblé de dettes et il est supposé qu’il a tué pour voler sa victime. La nièce a été gardée à la disposition du commissaire de police.

Fidel Plume

Équilibriste des mots, j'aime à penser qu'il existe un trésor au pied de chaque arc-en-ciel. Un sourire éclaire la journée de la personne qui le reçoit. Elizabeth Goudge disait : « La gratitude va de pair avec l'humilité comme la santé avec l'équilibre. »

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