Le ministère des Finances Cubain victime de ransomware

Le ministère des Finances de Cuba a dénoncé, à travers les réseaux sociaux, la cyberattaque qui a eu lieu contre son site officiel dans la nuit de dimanche 3 à lundi 4 avril 2022. La revendication ne s’est pas fait attendre, les opérateurs derrière le ransomware Cuba affichaient un message demandant à un changement de régime. Les auteurs du délit ont modifié le titre de l’article pour le remplacer par leur slogan. La publication avait pour but d’informer les Cubains sur le projet de loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique ou d’intérêt social.

C’est une attaque qui prend une tournure plus politique que les infections en général. Elle fait suite à la proposition de loi sur l’expropriation. Selon le site WEB Granma cette dernière serait un moyen d’action de l’État pour la satisfaction d’intérêts généraux, comme une forme d’acquisition de biens et de droits pour le patrimoine de l’État. Il soutient les règles établies dans la loi 118, sur les investissements étrangers, du 29 mars 2014, sur l’expropriation dans ce domaine, et renforce les garanties juridiques pour les investisseurs étrangers.

« Díaz-Canel Singaooo. Démocratie. Des élections libres. À bas la dictature. La liberté des prisonniers politiques. SOS Cuba. Allons-y. La patrie et la vie. Somos anonymes Cuba (La résistance numérique) », peut-on lire dans le message.

La ministre Meisi Bolaños a réagi à la cyberattaque sur les réseaux sociaux. « Nous dénonçons fermement le piratage du site web des Finances, montrant un contenu qui ne correspond pas aux principes et valeurs patriotiques et révolutionnaires de nos travailleurs. Nous ratifions notre soutien au Parti communiste de Cuba (PCC), à Miguel Díaz-Canel et à la Révolution », a déclaré Mme Bolaños. Le site est actuellement hors service.

Romuald Pena

Journaliste et curieux de nature, j’aime les mots et ce qu’ils chantent aux oreilles qui les entendent. « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité », assurait Pablo Neruda. Ainsi j’apporte des faits, des faits, encore et toujours des faits, car : « Nous ne pouvons être condamnés à pire, à juger les autres, à être des juges. » (Le Testament d’Orphée, de Jean Cocteau)

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