Il y a cent ans… l’armée fasciste de Mussolini à Bologne

Sous l’ordre de leur leader, le 2 juin 1922 les fascistes italiens se pressaient à Bologne. L’histoire raconte les prémisses d’une catastrophe annoncée. Ils arrivaient par bandes, à bicyclettes méthodiquement. Des escadrons venant de Parme, de Mantoue et de l’Apennin toscan s’ajoutaient à ceux de Ferrare et de Modène. Au cœur même de ce rassemblement, une opposition entre les socialistes et les organisations agricoles soutenues par les fascistes de Benito Mussolini.

La difficulté de résolution était de prendre des mesures de répression, mais surtout d’éliminer les raisons du conflit, sans compromettre les intérêts de la production paysanne. À la suite de la Première Guerre mondiale, la vie est dure et compliquée en Italie comme partout ailleurs. Ainsi, les fascistes comptent dans leurs 300 000 hommes de nombreux jeunes de la classe dite moyenne que la guerre a privés de leurs moyens d’existence. Sans travail, le plus clair du temps, intégrer une telle organisation permettait de toucher la solde réglée aux organisations fascistes par les associations anti-travaillistes, donc de vivre ou survivre bon gré, mal gré.

« Rome et l’Italie sont deux termes inséparables. […] Nous rêvons l’Italie romaine, c’est-à-dire sage et forte, disciplinée et impériale. […] ce qui fut l’esprit immortel de Rome resurgit dans le fascisme […] », paroles de Mussolini le 21 avril 1922. (Crédits : DEZALB/Pixabay)

Aux portes de Bologne, les troupes mussoliniennes s’installaient en campement quasi militaire, avec des quartiers généraux, où les précieux soldats touchaient leurs soldes. Leurs transparences s’arrêtaient à ce point. La provenance des fonds et les organisateurs militaires étaient cachés au public, strictement. L’attroupement de Bologne est une action de répressions suite à l’action de la Chambre. Le vote du parlement invalidait les députés n’ayant pas atteint l’âge légal. Sauf que les députés visés appartiennent presque tous à la droite fasciste de Mussolini.

Le 27 octobre 1922, vingt-six mille hommes en armes marchent sur Rome. Médiocre opération militaire, mais un puissant symbole politique. Car la « Ville éternelle », siège du pouvoir, incarne une grandeur, un mythe dont la légende fasciste veut s’emparer. (Crédits : Alex1965/Pixabay)

La presse qui doit être critiquée chaque fois doit être le quatrième pouvoir d’une démocratie. Le leader des chemises noires l’avait compris. Le comité fasciste d’Imola, chef-lieu d’arrondissement de la province, établissait une surveillance des journaux arrivant dans la ville. Tous ceux qui avait ne serait-ce qu’une ligne défavorable était immédiatement confisquée et brûlée, piétinant la « Liberté de la Presse », car dans tous conflits, la communication reste le nerf de la guerre.

Elise Dardut

Épicurienne, je reste une jeune femme à l’aise dans son corps et dans sa tête. Je pense par moi-même, j’agis par moi-même, j’entends les conseils et n’écoute que mon intuition. « Le jour où l’homme aura la malice, la finesse et la subtilité de la femme, il sera le roi du monde… mais ce n’est pas pour demain », me chantait mon grand-père. Il m’a appris que « les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » (Coco Chanel) Depuis, je m’évertue, pour qui veut bien entendre et écouter, à distiller des graines ici et là, au gré du vent. Un proverbe indien explique que « si vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Si vous enseignez à une femme, vous enseignez à toute la famille » Il est temps d’inverser les rôles et admettre l’équité, non ?

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