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  • Un réveillon aux pâtes carbonara (épis. 15/46)

    Un réveillon aux pâtes carbonara (épis. 15/46)

    Dans deux jours, Flavien fête Noël à l’autre bout du monde, seul face à la nature. Il aura son cadeau bien avant la date : un renard de Magellan. Après les réjouissances, les plats à la carte sont copieux : des névés, un dénivelé positif, des chemins presque vierges de tout passage. La nostalgie le tient, c’est son troisième Noël sans sa famille autour. Pour autant, il peut se vanter d’avoir pris le petit déjeuner avec des flocons de neige illuminant le ciel.

    « À midi, sur le bord de la lagune j’aperçois un renard de Magellan, le fameux dont Darwin parle dans son récit ! » Le culpeo se positionne près de la zone de pique-nique. Il doit être coutumier du fait, pense l’observateur. Trêve de plaisanteries, « je ne traîne pas. J’attaque la grande randonnée avant 13 h. » Le sentier demeure introuvable durant les premiers kilomètres. Précautionneux, il use de son GPS pour tracer sa voie, afin d’éviter les grosses courbes de niveau.

    Une verticalité incroyable

    Les personnes qui tentent ce trek ne sont pas nombreuses. « J’arrive dans une tourbière où je réussis à discerner une sente, il n’y a pas beaucoup de monde qui fait ce trek… » pense Flavien. Les heures s’enchaînent. Le forcené se trouve nez à nez avec quelques cairns. Ces « tas de cailloux » indiquent le chemin à suivre dans les endroits où un balisage « classique » n’est pas pratique ou voyant.

    Avant d’attaquer le dénivelé positif, quelques torrents sont à traverser. Un refuge, pas mentionné sur les cartes de Flavien se découvre.

    « Je passerais bien une nuit ici, mais il n’est que 16 h 30, il faut que j’avance si je veux réussir à faire le trek en 3 jours. »

    Quelques dizaines de pas engloutis « je découvre le col qu’il me faut passer pour rallier l’autre vallée où je compte poser ma tente. »

    Il semble infranchissable, surtout avec les nombreux névés subsistant en cette fin d’année. « En me rapprochant, ça semble faisable. » Il poursuit en direction des 250 m positifs, d’une verticalité incroyable.

    « J’attaque les névés de côté, en pas chassés, pour éviter de dévaler la pente. Là-haut ça caille, mais la vue commence à être sympa. J’enchaîne un col voisin à plus de 800 m après avoir traversé un éboulis très grossier. » (Crédits : Flavien Saboureau)


    Il est 18 h quand il s’attelle à la descente. La hantise de ne pas trouver de bivouac plat et sec augmente. « Je trouve un spot idéal près d’un torrent, ce qui me permettra d’avoir de l’eau pour la cuisine », se réjouit-il. Le temps se couvre, le froid tombe. « Je croise les doigts pour qu’il y ait un fin manteau neigeux au réveil. Je protège les côtés de la tente au cas où je m’endorme très tôt. Cette journée pleine d’incertitudes m’a épuisé. »

    Réveillon de Roi pour Noël

    « Il est 21 h 41. Je viens de finir de manger mes pâtes carbonara lyophilisées. À la maison tout le monde doit être sorti de table, les enfants avec leurs cadeaux. » Pour marquer le coup, des branches de Nothofagus betuloides et Chiliotrichum diffusum sont à l’entrée de la tente. « C’est la première fois que je fête un réveillon seul, pas dingue comme situation, mais je n’avais pas le choix si je voulais faire ce trek avant de partir d’Ushuaïa. » C’est le troisième réveillon de rang sans sa famille, les deux précédents étaient sur Amsterdam.

    Installé sur son bivouac à 550 m d’altitude, il tombe quelques flocons de neige durant son petit déjeuner. « C’est sûrement la seule fois où j’en ai vu le jour du réveillon », s’amuse-t-il.

    La tente se plie malgré l’humidité des quelques flocons. Il descend plein ouest. « La sente se distingue à peu près, mais la traversée d’une rivière me pose quelques soucis », assure-t-il.

    Arrivé au point prévu, impossible de trouver quelconque sente ou indication. Le GPS sort de son sommeil. « J’essaye de le suivre, mais je ne suis pas assez assidu et je me retrouve à littéralement escalader une forêt de lengas ».

    Elle a brûlé, il y a quelques années. Sur les 300 m de dénivelé positif « je m’échine à m’arrimer aux troncs, parfois trop cramés… » (Crédits : Flavien Saboureau)


    Après deux heures de concentration pour se dépêtrer de cet amas de branches, il retrouve un semblant de sentier, il est 14 h. L’estomac crie famine. « Il fait faim depuis quelque temps », lâche-t-il. À peine arrivé où il prévoit de pique-niquer, un condor le repère. « Il se rapproche en tournoyant à une cinquantaine de mètres par moment. Cela dure cinq minutes, incroyable ! » Flavien mange sur le pouce. Cette mésaventure lui fait perdre beaucoup de temps sur sa prévision. « Le paysage est remarquable, un semblant de cirque me fait face. »

    En direction du col du papillon

    Désormais, direction le Paso Mariposa, à 920 m. Il s’engage dans la vallée. Voyant les quantités de neige restantes, « je commence à appréhender de ne pas avoir de crampons. » Surtout qu’il n’y a pratiquement aucune trace. Traversant trois ou quatre névés d’une centaine de mètres, son arrivée au col s’effectue sous un soleil radieux. « Finalement, bien que molle, la neige était bonne pour pouvoir y aller sans crampons. »

    « Il n’y a presque pas de vent en ce 24 décembre, les conditions sont idéales pour la plus alpine des étapes. » Il redescend jusqu’au Paso Valdivieso, et profite du spectacle de condors profitant des courants ascendants. « Je suis à 620 m, et le bivouac espéré est à 250 m, il y a encore du chemin », souligne Flavien. D’autant que la tocante sonne 17 h 30.

    Il suit le cours d’un torrent de montagne. « Les berges sont recouvertes par de magnifiques coussins de sphaignes, dans lesquelles poussent des lengas aux formes incroyables. » C’est un des plus beaux paysages qu’il a pu observer. Il touche enfin au but. Le site de bivouac indiqué sur son GPS. La zone est inondée compte tenu du travail des castors. Il s’emploie à trouver en vain un lieu idéal. « Je ne trouve rien de plat et sec alors je continue mon chemin entre les nombreux troncs abattus par les castors », se désole Flavien. (Crédits : Flavien Saboureau)


    Il est déjà 20 h, le soleil passe derrière les montagnes. « Je suis un peu stressé de ne pas savoir si je vais trouver une zone de bivouac. » Finalement, quelques dizaines de minutes plus tard, sa bonne étoile lui sourit. Enfin un endroit plat. Il est situé dans un méandre de rivière. « Ouf ! Je peux souffler et commencer à monter la tente avant que la pluie annoncée demain ne fasse son apparition. » À suivre…

  • Soixante-dix ans d’existence pour la… TVA

    Soixante-dix ans d’existence pour la… TVA

    Un anniversaire bien calme pour celle qui s’attache à tous. Riche et pauvre, célibataire comme mariée, femme et homme, tous égaux. « Salut ! TVA bien ! » chantaient Les Inconnus. C’est le seul impôt que chaque citoyen sur le territoire français paye. La taxe sur la valeur ajoutée est partout. Elle affiche ses taux en France et en Europe. Elle diffère selon l’endroit, selon le produit. Elle rapporte gros, deux cent deux milliards en 2023, soit sept milliards de plus qu’en 2022.

    Une rumeur indique que le « Made in France » ne s’exporte pas. Il existe des choses inventées en France et adoptées partout sur terre ou presque. La taxe sur la valeur ajoutée est imaginée en France. Le premier impôt en France reste l’objet de débats agités sur son caractère inégalitaire. Maurice Lauré est prisonnier en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. « Revenu de captivité, il devient numéro deux de la Direction des impôts et écrit en 1952 son livre fondateur : La Taxe sur valeur ajoutée », racontait Denys Brunel, l’un de ses anciens collaborateurs au journal La Croix. La TVA voit le jour le 10 avril 1954.

    D’inspecteur des finances à banquier

    Elle représente plus d’un tiers des recettes fiscales. Elle oscille entre 2,1 et 20 %. Maurice Lauré, polytechnicien devenu inspecteur des finances est le « papa » de la TVA. Son constat dans les années 50 est que de plus en plus d’activités économiques donnent lieu à des échanges, et son livre. « Il faut généraliser l’impôt sur le chiffre d’affaires et sur les salaires », explique Jean-Marc Daniel dans les lignes de Le Point. Maurice Lauré sera aussi directeur de la Société Générale.

    L’histoire de France sert toujours. En 1639 Louis XIII est en guerre. Il veut récolter d’avantage de revenus. Les producteurs normands de sel apprennent qu’ils vont payer la gabelle. C’est la révolte des « va nu-pieds ».

    Cette envie travers les étages de la gouvernance française. Mais le polytechnicien change son fusil d’épaule. Il décide d’un trait de génie de taxer la valeur ajoutée produite par une entreprise.

    C’est l’apothéose financière. Elle représente 37,5 % quand les impôts sur le revenu sont à 24,1 %, et 18,4 % pour les sociétés. Mais l’accouchement s’effectue dans la douleur, car la contestation existe.

    Pierre Poujade donne son nom au mouvement qui défend artisans et commerçants : « Les Poujadistes ». (Crédits : Marek/Pixabay)

    Une nouvelle mise en œuvre d’impôt touchait 1 000 000 de commerçants, 700 000 artisans et un million et demi d’agriculteurs qui ne payent rien à l’époque. La France compte en 1954, 42,88 millions d’individus. Le ministre de l’Économie et des Finances qui porte ce projet deviendra Président de la République deux décennies plus tard : Valéry Giscard d’Estaing.

    Un taux équivalent en Europe

    Un tel engouement est à noter. Chaque pays comprend la manne financière engendrée et adopte la TVA. Elle oscille entre 17 % au Luxembourg pour atteindre 27 % en Hongrie. Les taux réduits sont sensiblement égaux, hormis la Hongrie qui affiche 18 %.

    Ce qui est intéressant est que les jeux de cartes comme la pornographie se trouvent taxés à 33 % jusqu’en 1992. 20 ans plus tard, François Hollande assure ne pas être opposé à la création d’une TVA à 33 % sur les produits de luxe.

    Le taux dit majoré atteint 33 % entre 1970 et 1992, il concerne les produits dits « immoraux ». La réglementation européenne fixe par directive la possibilité d’avoir trois taux différents par État membre de l’Union européenne (UE).

    Mais les gouvernements trouvent une parade à cette disparition, les droits d’accises. Ces taxes indirectes sont accouchées en 1993, à l’ouverture du marché unique. Un taux minimum est décidé, l’État peut choisir de rester à ce taux, ou d’augmenter ses recettes fiscales (Crédits : Alexa_Fotos/Pixabay).


    Je vous le donne en mille, il existe trois types de marchandises ou les États membres de l’UE : l’alcool, le tabac et l’énergie. Dans la législation s’ajoutent une définition des catégories de produits couverts et les modalités d’application de la taxe. Puis les taux minimaux à appliquer consultables. Une possibilité d’interaction avec le champ d’application des éventuelles exonérations. Enfin les règles générales concernant la production, le stockage et la circulation de ces produits dans l’UE.

    Le « retour » de la TVA sociale

    L’actuel ministre des Finances Bruno Le Maire est l’un des partisans de ladite TVA sociale. Le Point relate que l’homme d’État défens ce projet dans son libre « La Voie française » (éditions Flammarion, 2024). Elle pourrait permettre de diminuer les cotisations sociales et patronales en augmentant (en contrepartie) le taux de la TVA. « Est-ce normal que celui qui travaille paye systématiquement pour tout et pour tout le monde ? Je l’affirme : nous ne pouvons plus continuer à financer notre protection sociale uniquement sur ceux qui travaillent », répond Bruno Le Maire à une interview de Sud-Ouest.

    Aux prémices des années 70, les gouvernants français songent à varier le taux de TVA pour remédier à une crise des finances publiques. La dévaluation de la monnaie semble inéluctable. Le général de Gaulle s’y oppose sous le conseil de Raymond Barre. La TVA sociale est née. Elle se substitue à la dévaluation de la monnaie qui aura cours en 1969 quand même.

    Les années 90 voient l’apparition de deux nouvelles taxes. La contribution sociale généralisée (CSG) et de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) impactent les revenus. La première s’applique dès 1991, elle rapporte plus de 100 milliards chaque année. La CRDS créée par l’ordonnance du 24 janvier 1996 devait s’éteindre 13 ans et un mois plus tard.

    (Crédits : Alexa_Fotos/Pixabay)

    L’impact est moindre quand « c’est pour votre bien et votre sécurité ». Existe-t-il un parallèle entre la CSG, CRDS et la vidéosurveillance algorithmique prônée en Auvergne-Rhône-Alpes sous couvert de Jeux olympiques. C’est ce que dénonce la quadrature du net sur la surveillance biométrique, comme dénonçait Pierre Poujade avec la « Gestapo Fiscale ». Une fois les mesures installées, il n’existe pas de retour en arrière, l’histoire le démontre.

  • De l’enseignement scolaire à l’éducation sexuelle

    De l’enseignement scolaire à l’éducation sexuelle

    Un sujet à prendre avec des pincettes : l’éducation sexuelle au sein de l’école. Sur les réseaux sociaux, nombreuses affirmations sont relayées. Celle qui fait grand bruit est la loi « Evras » en septembre 2023. Or depuis le mois de mars 2024, le rapport du Conseil Supérieur des Programmes (CSP) est disponible. Sur 65 pages, l’éducation à la sexualité le conseil parle de l’école élémentaire jusqu’au lycée. Est-ce le rôle de l’école d’éduquer les enfants sur la sexualité ? Pourquoi ne pas enseigner le respect des enfants aux adultes ?

    « C’est la famille qui éduque, l’école instruit normalement », martèle la psychologue clinicienne, Marie-Estelle Dupont lors d’une émission sur Cnews. Le ministère de l’Éducation nationale se nomme ainsi depuis 1932, un siècle avant, il est le ministère de l’Instruction publique.

    Éducation ou enseignement, parents ou professeurs

    L’enseignement est la transmission d’un savoir, une discipline, une science, un art. L’éducation est l’action d’élever, de former, d’instruire une personne (enfant, adolescent, adulte), en cultivant ses qualités physiques, intellectuelles et morales. Les deux définitions de l’Académie française semblent proches. L’éducation et l’instruction sont deux concepts étroitement liés. Pour autant, ils sont distincts dans le champ de la pédagogie et philosophie de l’éducation.

    L’instruction se réfère à l’acquisition de connaissances et de compétences spécifiques. C’est la transmission d’informations et de savoirs académiques. Elle est mesurable par des évaluations ou des examens qui attestent du niveau de connaissance atteint par l’individu.

    En revanche, l’éducation va au-delà. Elle s’intéresse au développement intégral de la personne, ici l’enfant. Cela concerne les valeurs, les croyances, l’éthique, des compétences sociales et émotionnelles.

    Ce qui va jusqu’à la capacité à vivre en société. L’éducation vise à former non seulement un esprit savant, mais aussi un citoyen responsable, autonome et éclairé, capable de réflexion critique et d’empathie. (Crédits : Thomas G./Pixabay)


    Pour une enfant, ses parents sont les piliers biologiques, légaux et sociétaux. Qu’ils soient géniteurs ou adoptants, ils assument un rôle significatif dans l’éducation et le soutien de l’enfant. Ils contribuent à son développement et à son éducation. « On devrait avoir une instruction en biologie et en éducation civique, pas une éducation à la sexualité en maternelle ou en primaire », appuie Marie-Estelle Dupont.

    L’éducation à la sexualité des enfants

    L’éducation à la sexualité (EAS) se base sur le Code de l’éducation depuis la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001. La circulaire n° 2018-111 du 12 septembre 2018 vient renforcer le système. Le rapport publié le 5 mars 2024 est la base de la prochaine étape connue au mois de mai 2024, sans doute une proposition de loi. La première étape de l’éducation sexuelle s’effectue, il y a 51 ans. La rentrée 1973 se fait avec la « circulaire Fontanet ». Elle institue l’information sexuelle dans le secondaire, au collège et au lycée.

    Comme le raconte l’institut national de l’audiovisuel (INA), les premiers cours sur la sexualité datent d’un demi-siècle. C’est au corps enseignant d’aborder ces questions. Par exemple la reproduction des êtres vivants, la prévention des violences sexistes et sexuelles. Quant à l’égalité entre les filles et les garçons, une mention de droits et de devoirs mérite d’être ajoutée.

    Dès 2001, les premiers cours sont distillés. Ce qui peut-être choquant est que les élèves de primaire sont loin de réfléchir aux problèmes d’adultes ou d’adolescents. À quoi cela sert-il qu’un enfant de trois ans sache identifier un pénis et des testicules plus qu’un « zizi », et une vulve et un vagin en place d’une « zézette » ?
    À « développer le vocabulaire du soin et de l’hygiène » (Page 10) indique le rapport. Est-ce vraiment nécessaire ? (Crédits : fancycrave1/Pixabay)


    Maurice Berger, pédopsychiatre, et Sophie Audugé porte-parole de SOS Éducation affirment dans l’article « Éducation à la sexualité: et si on laissait les enfants tranquilles? » paru dans Le Figaro que « nommer n’empêchera pas un adulte […] d’avoir recours à des procédés de séduction, de violence ou de chantage ». En maternelle, des enfants de trois à six ans devront faire leurs cahiers de vie pour comprendre sa propre histoire. Alors que la plupart ne savent ni lire ni écrire. (Page 16). En CM1 et CM2 (cours moyen), l’enfant devra « prendre conscience des changements […] liés à la puberté et des effets produits ». Donc des enfants âgés de 9 à 10 ans vont entendre des explications sur l’érection, la pénétration, l’éjaculation, la menstruation… jusqu’à la jouissance sexuelle.

    Mais pour quoi faire ?

    « L’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité contribue notamment à la prévention des violences sexistes ou sexuelles. Elle sensibilise les élèves aux formes de harcèlement ou d’emprise pouvant leur être associées », expliquent les rapporteurs en page quatre. La circulaire du 12 septembre 2018 mentionne trois séances annuelles pour contribuer à l’apprentissage du respect dû au corps humain.

    En page 44 et 60 le terme pornographie est abordé. « La pornographie représente des actes sexuels fragmentés […] et dépourvus de toute dimension affective ou sentimentale ». Nikita Belluci évoque la performance dans les films pornographiques. Les films X sont des fictions. Ils ne sont pas une image à l’éducation, ni pour les hommes, ni pour les femmes.

    « Si tu veux un reportage animalier, ça prend deux heures, le temps que tout le monde fasse ce qu’il a à faire », relate l’actrice.

    Le bien-fondé du rapport est de protéger les enfants, les adolescents de la perversion des adultes. Ainsi identifier ce qui est interdit, ce qui est autorisé, le consentement, les conduites à tenir, les contraceptions, les MST, l’IVG (page 56, 60)… et pouvoir dire non.

    (Crédits : Pablo Valerio/Pixabay)


    Il indique le fait d’avoir le choix entre dire « oui » et dire « non ». La prise de conscience de mots et de gestes déplacés, de violence qui abuse de « l’intégrité personnelle et corporelle » (Page 26). Afin d’aider à « comprendre qu’il existe un droit au respect de son corps de la part de toute personne (jeune, adulte, familière ou non-familière. » Il ne reste plus qu’à attendre le mois de mai pour connaître la suite. Ne faut-il pas laisser les enfants profiter de leurs innocences d’enfants, et éduquer les adultes, tout simplement ?

  • Fuites et attaques en France, Allemagne et Argentine

    Fuites et attaques en France, Allemagne et Argentine

    Les fuites sont le résultat de maladresse, d’erreur « informatique » ou volontaire. Celle concernant la ville de Fréjus, les « Macron leaks », ou celle du groupe IBIS. Les données personnelles des agents et élus révélées dans le sud de la France. L’équivalent de 10 Go de correspondances laisse fuiter des données sur le parti politique Renaissance. Faille de sécurité dans les terminaux de check-in IBIS à Hambourg. L’attaque de type ransomware de la commune de Morón en Argentine est une autre menace.

    La sécurité des données est un problème majeur. La fuite des infos de 43 millions de personnes de France Travail est un exemple criant. Elle suit la divulgation des informations du tiers-payants des sociétés Viamedis et Amelys.

    Vos données sont exposées

    Mercredi 27 mars 2024, un incident numérique sans précédent diffuse des informations hautement confidentielles. Plus d’un millier de personnes sont concernées. Un document de 1 298 pages détaille salaires, primes, adresses, informations bancaires relate VarActu.

    Le document partagé via un lien est depuis supprimé par les services compétents de la ville. Chaque personne eut accès à l’ensemble des données de chaque collègue.

    L’occasion est donnée de connaître salaires, les frais de représentation, primes, les avancements du personnel, adresses de domicile, numéros de Sécurité sociale, URSSAF, les RIB, le nom des banques et le montant de l’impôt sur le revenu

    La commune martèle que « tout usage frauduleux ou diffusion de ce document confidentiel et interne pourra faire l’objet de poursuites […] »

    Une enquête interne est diligentée annonçant que des mesures seront prises dans les prochains jours.

    (Crédits : Pexels/Pixabay)


    Si les 1 298 pages ne sont plus accessibles, l’ensemble est potentiellement téléchargé. L’utilisation frauduleuse ou la diffusion, même partielle peut engendrer des poursuites pénales.

    Les « Macron Leaks » à nouveau en circulation

    L’affaire politique française est constituée par le piratage de près de 10 Go de données. Des milliers de courriels et documents étaient publiés sur internet, juste avant la fin de campagne en 2017. Radio France explique que les fichiers sont composés de messageries électroniques personnelles et professionnelles de cinq personnes. Anne Christine Lang, Alain Tourret, Cédric O, Quentin Lafay, et le conseiller politique Pierre Person.

    Mr SaxX relate que « les fichiers circuleraient au moins dans 2 différents forums/canaux du darkweb, repères de cybercriminels, de chercheurs en cybersécurité et autres agences de renseignements » à l’heure de l’écriture du post sur X (ex-twitter).

    De nombreuses voix dénonçaient des opérations d’ingérence de la Russie pour déstabiliser les élections françaises.

    Si certains conflits perdurent sur le sol, l’offensive cyber est bien réelle. Ainsi différents états alliés ou ennemis, différents groupes cybercriminels ou hacktivistes s’en prennent à la France.

    « Ils vont prendre la France comme un terrain de jeu dans le cyberespace dans les prochaines semaines », continu Mr SaxX

    Ce qui semble être le cas, quand vous naviguez sur différents réseaux comme telegram. Pour autant tout se passe sous les radars des différents médias. Est-ce utile que tout à chacun le sache ? (Crédits : Mandy Klein/Pixabay)


    Les entreprises les plus exposées étant nos commerçants, nos collectivités territoriales, les millions de sites d’associations et particuliers qui se feront pirater et contribueront à leur insu à cette vague redoutée d’attaques informatiques en tout genre.

    Cyberattaque par ransomware de Morón en Argentine

    Une méthode bien connue : l’attaque cybernétique de type ransomware. Un courriel arrive infecté et patatras. Le chiffrage des informations, dont la clé de déchiffrement se monnaye. Un message vous demande de vous connecter au réseau au darkweb via Tor.

    « El acceso a la red municipal y a cada uno de los servidores que se utiliza fue afectado por un programa de secuestro de datos. La maniobra perpetrada por hackers anónimos fue denunciada judicialmente », relate Lucas Ghi, maire de Morón sur X (ex-Twitter).

    Le site web de la commune est hors service depuis dimanche 31 mars.

    Une rançon s’affiche, avec une sanction : la diffusion des informations en cas de no paiement. Fort heureusement, la commune argentine dispose de sauvegarde. La restauration prendra cependant plusieurs jours.

    La municipalité indique que l’ensemble sera opérationnel vendredi 5 avril.

    (Crédits : Tiempo)

    Une plainte est déposée auprès du tribunal compétent. La commune argentine se veut confiante. La municipalité de Morón informe que les numéros d’urgence, tels que le 911, 100 (Pompiers), la Défense civile ne sont pas affectés.

    Une fuite découverte par hasard

    Cocasse est le mot. Une faille de sécurité trouvée sur le terminal d’entrée de l’hôtel IBIS Budget, à Hambourg en Allemagne. Cette trouvaille accidentelle est l’œuvre de Martin Schobert (Pentagrid).

    Juste après un congrès de hackers outre-Rhin, un utilisateur recherche une forme spécifique d’un numéro de réservation. Un bug apparaît.

    « Si un invité n’entre pas dans une carte d’identité de réservation mais entre ‘—————————————————- Toute autre séquence de tirets est acceptée si elle est suffisamment longue pour permettre le bouton de soumission », explique Pentagrid. L’explication est documentée en vidéo.

    Le terminal d’enregistrement fuit des informations sensibles : le numéro de la chambre et le code. Cela permet à une personne mal intentionnée de pénétrer dans n’importe quelle chambre. « Adieu vos effets personnels, surtout dans un hôtel bas de gamme comme celui-ci qui n’est pas équipé de coffres-forts dans les chambres. Et je vous parle pas des agressions en pleine nuit ! » ajuste Korben. (Crédits : Pentagrid)


    La vulnérabilité est depuis corrigée par le groupe Accor. Ainsi sur une facture, une confirmation de réservation jetée peut donner accès à ladite chambre. Pentagrid recommande pour les hôtels franchisés que « le terminal soit désactivé tant que le problème n’est pas résolu. » Dès que la mise à jour du logiciel est disponible, l’installer et vérifier que le problème n’existe plus.

  • La France renonce au méridien de Paris pour Greenwich

    La France renonce au méridien de Paris pour Greenwich

    Il y a plus d’un siècle, la France renonçait à son méridien pour celui d’outre-Manche. Elle adoptait le 9 mars 1911 celui de Greenwich, tout près de Londres. L’Europe en 1911 est divisée en trois zones horaires. C’est ainsi que dans la nuit du 10 au 11 mars, à minuit et dix minutes (environ), qu’il est minuit. Un recul réel de 9 min 21 s. Le temps de l’entrée en vigueur du système international. Toutes les aiguilles s’alignent à la verticale. La loi adoptée par la chambre des députés et votée par le Sénat le 11 février 1911 est exécutée.

    La Terre divisée en 24 fuseaux horaires de 15 degrés, il lui fallait un point d’origine. L’Europe se découpait en trois parties. L’Occidentale (Belgique, France, Espagne, Hollande, et Îles britanniques), la Centrale (Allemagne, Autriche, Danemark, Italie, Norvège, Suède et Suisse) et l’Orientale (États du Danube, Russie, Turquie…).

    Une mise à l’heure de l’horloge

    Dans « Le tour du monde en 80 jours » de Jules Verne, la question des fuseaux horaires est déjà un casse-tête. L’adaptation cinématographique de 2004 joue d’ailleurs avec les décalages horaires pour l’intrigue.

    Jusqu’à la fin du XIXe siècle, chaque territoire possédait sa propre heure. Imaginez que d’une rive à l’autre d’une ville comme Bordeaux, vous n’ayez pas la même heure.

    Le premier pays à unifier ses tocantes sera la Nouvelle-Zélande en 1868. Il faut patienter huit années pour obtenir le dispositif actuel.

    Le Canadien Sandford Fleming, ingénieur de son état, visualise un système de vingt-quatre fuseaux horaires.

    Ils divisent la Terre selon les longitudes. De cette façon, l’heure soit la même à l’intérieur de chaque portion de « quinze degrés ».

    (Crédits : 12019/Pixabay)


    En 1884, l’International Prime Meridian Conference, à Washington, en impose le principe. Elle fixe comme référence universelle le méridien de Greenwich. La commune est une du faubourg de Londres où se situe l’observatoire royal anglais.

    Mettre les pendules à l’heure

    La France vit avec une multitude d’heures locales. Elles évoluent selon les cadrans solaires et par conséquent de la longitude des lieux. N’en déplaise à Marty McFly dans la trilogie « Retour vers le futur », la faille spatio-temporelle de 9 minutes et 21 secondes offre, en 1911 quelques songes supplémentaires aux Français.

    L’heure vissée au méridien de Greenwich résulte d’une suite de conférences. En 1883 à Rome en Italie, puis à Washington en 1884, la France défend d’une manière peu convaincante le méridien de Paris. Si bien qu’après près de trois décennies, elle abandonne la bataille au profit du britannique.

    Imaginez qu’avant la loi du 14 mars 1891, chaque commune avait sa propre heure. De Valenciennes à Bidart, ou de Brest à Beaulieu-sur-Mer, l’heure diffère.

    Depuis le 9 mars 1911, la loi stipule que le temps moyen de Paris est l’heure légale en France.

    (Crédits : Gerd Altmann/Pixabay)

    C’est aussi un avantage d’avoir chaque pendule à la même heure. L’unification concède le premier bienfait de mettre les horaires de trains en concordance, du nord au sud et de l’est à l’ouest. Tout comme les paquebots, sauf pour la Marine. Le ministre, M. Théophile Delcassé en charge indiquait qu’une période de transition courrait du 10 mars au 30 juin.

    Synchronisation des montres

    Une bataille de communication pour ne pas perdre la face. Une énième Conférence internationale se déroulait à l’Observatoire de Paris en octobre 1912. Elle prévoyait la création d’une Commission internationale de l’heure. En 1919, Paris est désignée comme futur Centre horaire international. Le décret du 9 août 1978 abroge la loi du 9 mars 1911.

    « Il s’en faut de 65 millièmes de seconde que la France soit strictement rattachée au système horaire mondial » explique Pour la Science.

    Un nouveau temps international est légalisé, le temps universel coordonné, ou UTC. D’ailleurs l’acronyme GMT signifiait Greenwich Mean Time, vous le saviez ?

    Fondée sur le temps atomique et connecté à la rotation de la Terre, l’UTC (Coordinated Universal Time) est un pied de nez.

    Le bureau qui a élaboré ce temps se situe à Saint-Cloud, près de Paris… Le méridien de Greenwich n’intervient plus dans le calcul du temps.

    (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    De plus, la mesure de la seconde va être redéfinie avant 2030. « La seconde repose depuis 1967 sur la fréquence de la transition hyperfine de l’atome de césium » cosignent 37 spécialistes. Elle s’effectue grâce aux étalons primaires de fréquence à césium. L’incertitude relative de fréquence est de l’ordre de 10-16. Dorénavant la définition sera encore plus précise, car les étalons de fréquence optiques (OFS) présentent des incertitudes beaucoup plus faibles. Cela reste un peu flou, l’article explique la teneur sur 20 pages, juste pour être à l’heure.

  • Une cyberattaque concerne potentiellement 43 millions de Français

    Une cyberattaque concerne potentiellement 43 millions de Français

    France Travail (ex Pôle Emploi) est victime d’une cyberattaque entre le 6 février et le 5 mars 2024. Ce mercredi 13 mars, l’organisme alerte sur le « risque de divulgation » de données personnelles. Elle touche « potentiellement » 43 millions de personnes. Les informations personnelles sont susceptibles d’être divulguées et d’être exploitées de manière illégale. Après Almerys et Viamedis, la cyberattaque contre les services du Premier ministre, deux jours avant la révélation de France Travail.

    Fin août 2023, Pôle Emploi explique que l’un de ses prestataires est « victime d’un acte de cybermalveillance ». La potentielle conséquence est la compromission de données relatives aux « demandeurs d’emploi inscrits en février 2022 et d’anciens usagers de Pôle emploi ». Ledit prestataire est l’entreprise Majorel, qui martelait être « pleinement, investis dans la poursuite des investigations et mets tout en œuvre pour les mener à bien dans les meilleurs délais ».

    43 millions d’usagers potentiellement concernés

    À la suite d’une intrusion non autorisée, il existe un risque de divulgation des données personnelles. Elles sont susceptibles d’être divulguées, exploitées de manière illégale. Après avoir déposer plainte, les investigations sont en cours.

    Les données exposées sont les suivantes : prénom et nom, date de naissance, numéro de sécurité sociale, identifiant France Travail, numéros de téléphone, adresses e-mail et postale.

    « Les mots de passe et les coordonnées bancaires ne sont pas concernés par cet acte de cybermalveillance. Il n’existe donc aucun risque sur l’indemnisation » continu France Travail.

    Le risque « zéro » n’existe pas.

    (Crédits : capture d’écran)


    L’opérateur public indique que la base de données contient les données personnelles d’identification des personnes actuellement inscrites depuis 20 ans. Ensuite, les personnes non inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi, mais ayant un espace candidat. Un système de dépôt de plainte simplifié est mis en place.

    Quid des attaques contre les services du Premier ministre ?

    Comme l’écrit LeMagIT, « une cyberattaque d’une “intensité inédite” aux airs de tempête dans un verre d’eau » se déroule le 11 mars 2024. Le groupe Anonymous Sudan se targue des articles mentionnant leur cyberattaque. Le groupe fait parler de lui dès janvier 2023. Ils seraient un groupe d’hacktivistes pro-russe qui s’attaque à ceux qui soutiennent l’Ukraine.

    Lors d’une campagne en mars 2023, le groupe vise des installations médicales, universités et aéroports en France. « Ces attaques étaient motivées par un dessin représentant le prophète Mahomet et qui aurait fait référence aux caricatures controversées du magazine Charlie Hebdo. »

    « La principale tactique […] des attaques DDoS sur le Web à partir de serveurs publics en nuage, en dissimulant les sources d’attaque derrière et à travers des milliers de proxys HTTPS/SOCKS », explique Radware.

    Anonymous Sudan change son mode opératoire dans le second semestre 2023 explique LeMagIT. « Il s’appuie sur le botnet Skynet-Godzilla, partageant une promotion à 100 $ la journée, fin novembre dernier. »

    (Crédits : Capture d’écran/AS/Telegram)


    Les attaques visent Israël, l’Inde, la France, l’Australie en avril 2023. Puis revendique les perturbations contre Outlook, Teams, SharePoint Online, OneDrive for Business et de la plateforme cloud Azure. « Les attaques d’Anonymous Sudan se caractérisent par des attaques par DDoS Web associées à des vagues UDP et SYN floods. Les attaques proviennent de dizaines de milliers d’adresses IP uniques avec un trafic UDP pouvant atteindre 600 Gbps et des vagues de requêtes HTTPS jusqu’à plusieurs millions de requêtes par seconde. »

    Attaque versus communication

    Les attaques cybernétiques de type Déni de service (DDoS) sont légion. Avec un investissement réduit, vous disposez d’un maximum d’efficacité. En 2022, Microsoft subit 1435 attaques de type DDoS par jour. Le but est toujours de nuire. Pour un euro investi, c’est plusieurs centaines de milliers d’euros de dégâts.

    En 2023, chaque attaque coûte en moyenne 500 000 dollars aux entreprises. Les personnes dernières usées de défiguration de site et de DDoS

    La communication autour de l’attaque est importante. Une attaque DDoS peut être utilisée pour camoufler une autre offensive.

    Ce qui peut étonner, est la mise en avant ce ces attaques. La France est régulièrement attaquée. L’Assemblée nationale voit son site tomber en novembre 2023.

    (Crédits : Elchinator/Pixabay)


    Comme martèle LeMagIT, la publicité faite autour de ces attaques questionne. « Les incidents cyber au sujet dont l’État ne parle pas ne manquent pas. Choisir de communiquer sur ce DDoS, et saisir l’opportunité de se positionner en victime à coût nul, n’a rien d’innocent. »

  • Quelques jours après son démantèlement, LockBit est de retour ?

    Quelques jours après son démantèlement, LockBit est de retour ?

    La coopération des différentes forces de police met hors d’état 34 serveurs du ransomware-as-a-service LockBit. Actif depuis 2019, il est reconnu comme le rançongiciel le plus nocif et le plus prolifique. Les dégâts se chiffrent en milliards d’euros. Sauf qu’après l’effet d’annonce et la couverture médiatique, il semble être de retour. La seule certitude est que la coopération policière fonctionne, que le ransomware a souffert. L’opération Cronos nuit gravement à la capacité et la crédibilité du groupe cybercriminel.

    L’action internationale coordonnée entre police et justice débouche le 19 février 2024 à une mise hors ligne de 34 serveurs. Une faille PHP est exploitée à l’insu du groupe de cybercriminels. Deux membres sont arrêtés en Pologne et en Ukraine sur demande des autorités françaises.

    Opération Cronos

    L’opération implique les services de police et de justice de plusieurs pays (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Japon, Suisse, Canada, Australie, Pays-Bas, Suède et Allemagne) avec un appui de plusieurs autres pays (Finlande, Pologne, Néo-Zélande, Ukraine). Trois mandats d’arrêt internationaux et cinq actes d’accusation sont émis par les autorités judiciaires françaises et américaines, communique Europol.

    L’exploitation qui a duré plusieurs mois a abouti à la compromission de la plate-forme principale de LockBit. C’est également d’autres infrastructures critiques qui ont servi à leur entreprise criminelle.

    Il s’agit de 34 serveurs en Allemagne, aux Pays-Bas, aux États-Unis, en Finlande, en France, en Suisse, en Australie et au Royaume-Uni.

    Les autorités ont ainsi gelé plus de 200 comptes de cryptomonnaie liés à l’organisation criminelle. Cela souligne l’engagement pris. La perturbation de perturber les incitations économiques qui poussent les attaques de rançongiciels.

    (Crédits : capture d’écran)


    La faille CVE-2023-3824 exploitée par les forces de police

    Quand les rôles s’inversent, le gendarme devient voleur. La comparaison avec le jeu enfantin s’arrête ici. Les forces de l’ordre ont exploité la faille connue sous CVE-2023-3824.

    Une vulnérabilité trouvée dans PHP à 8.0.29 est classée critique. Cela concerne la fonction phar_dir_read du composant PHAR Handler.

    La désormais célèbre faille qui a fait tomber le ransomware Lockbit lors de l’opération Cronos le 20 février 2024. Lors du chargement d’un fichier phar, et de la lecture des entrées du répertoire PHAR, une vérification insuffisante de la longueur peut entraîner un débordement de la mémoire tampon de la pile. Ce qui conduit potentiellement à une corruption de la mémoire ou à un RCE.

    Ce problème peut permettre à un attaquant d’initier une corruption de la mémoire en obligeant l’application à ouvrir une archive .phar spécialement conçue. Ainsi l’attaquant la permission de corrompre la mémoire ou de provoquer une condition de déni de service (DDoS). (Crédits : capture d’écran)


    L’exécution de code à distance (Remote Code Exécution) est utilisée pour exposer une forme de vulnérabilité. Elle peut être exploitée lorsque l’entrée de l’utilisateur est injectée dans un fichier ou une chaîne, et que l’ensemble du paquet est exécuté sur l’analyseur du langage de programmation.

    LockBit est de retour ?

    « Le 19 février 2024 […] à 6 h 39 UTC j’ai trouvé une erreur sur le site 502 Bad Gateway, j’ai redémarré nginx – rien n’a changé, j’ai redémarré mysql – rien n’a changé, j’ai redémarré PHP – le site a fonctionné. À 20 h 47, j’ai constaté que le site affichait une nouvelle erreur 404 Not Found nginx. J’ai essayé d’entrer sur le serveur via SSH et je n’ai pas pu, le mot de passe ne convenait pas, comme il s’est avéré plus tard, toutes les informations contenues sur les disques ont été effacées. »

    Celui qui semble être le CEO du ransomware explique qu’en raison de sa négligence personnelle et de son irresponsabilité, il n’a pas mis à jour PHP à temps. Il évoque cependant un autre style d’attaque comme 0day.

    Les sites avaient disparu de la toile, comme annoncé. Mais 5 jours après un nouveau site vitrine apparaît. « LockBit dispose toujours d’une infrastructure en ligne qui fonctionne toujours. Il est assez ahurissant de constater que depuis 4 ans et 170 jours, ces types se livrent à des cambriolages d’écoles et d’hôpitaux et qu’ils viennent encore d’en faire », explique Kevin Beaumont, chercheur en sécurité.

    « Aucun FBI avec ses assistants ne peut m’effrayer et m’arrêter, la stabilité du service est garantie par des années de travail continu. »


    Depuis 63 victimes sont placardées sur le site de fuite. Les derniers en date sont l’hôpital texan Ernest Health, l’agence napolitaine en immobilier de luxe, stock developement avec 1 TB d’informations, l’entreprise chinoise de communication SunWave…

  • Une arnaque au soi-disant tueur à gages

    Une arnaque au soi-disant tueur à gages

    Les limites n’existent pas. Au Luxembourg, une campagne de courriels défraie la chronique en ce début du mois de mars 2024. La police a été informée à plusieurs reprises de tentatives d’escroqueries. Des particuliers sont cordialement invités à verser de l’argent pour échapper à un supposé tueur à gages. En France, le site cybermalveillance alertait la population française déjà en juillet 2023. Qu’est-ce que c’est ? Que faire si vous recevez ledit message ? Quelles conduites à tenir si vous êtes victime ?

    Un prétendument tueur à gages vous annonce avoir été engagé pour vous agresser, ou pire pour vous éliminer. Dans sa grande bonté, il vous propose d’annuler le contrat. Ainsi contre monnaie sonnante et trébuchante, vous connaîtrez le nom du commanditaire et serez sauf. Sauf que c’est une arnaque !

    Qu’est-ce que c’est ?

    Au Luxembourg, un nombre croissant de signalements est arrivé auprès des forces de l’ordre. Votre interlocuteur vous presse, ou tente de le faire. Contre une somme considérable, il abandonne le contrat, et va même jusqu’à révéler le financeur.

    Le message commence par « il ne s’agit pas d’une blague ou d’un canular […] Cette semaine, le client m’a contacté avec toutes vos coordonnées et m’a demandé de vous tuer. »

    Il vous presse en spécifiant vous laisser un délai de 48 heures. Mais avant, il révèle avoir, soi-disant, de nombreuses informations sur vous.

    Ainsi, il indique disposer de données : itinéraires, horaires de déplacement, habitudes…

    La seule vérité est qu’il veut vous soutirer de l’argent en s’efforçant de vous effrayer. Il joue avec vos émotions, c’est une tentative d’extorsion.

    (Crédits : Mohamed_hassan/Pixabay)


    Il précise que la police ne peut pas « résoudre le problème ». Le « kill » ou « Death Angel » scande qu’il « surveille chacun de vos mouvements ». C’est une catastrophe à la lecture d’un tel message. Pas de panique !

    Que faire si vous recevez ledit message ?

    En premier lieu, ne pas paniquer ! Le message est complètement impersonnel. Il est envoyé à des milliers d’individus dont l’adresse mail a pu être trouvée sur Internet. Comme les différentes fuites de données. Que ce soit via les ransomwares, ou des failles autres (Viamedis, Amelys, LDLC, etc.).

    Vous n’êtes pas directement visé. Rassurez, il ne faut pas répondre à un tel message. Sinon, ces individus vont penser avoir suscité de l’intérêt. Cela les encouragerait à continuer de vous importuner.

    Aucune mise à exécution, explique cybermalveillance, « des menaces proférées n’a été démontrée jusqu’alors. Vous alimenteriez donc inutilement ce système criminel. »

    Oui, mais que faire alors ?

    Vous devez le signaler à la plateforme « signal spam », puis sur une autre la signaler. La divulgation de la tentative d’extorsion se réalise sur « Pharos ».

    Une fois ces démarches effectuées, vous êtes rassurés.

    (Crédits : Mohamed_hassan/Pixabay)


    Quelles conduites à tenir si vous êtes victime ?

    Vous avez cédé à la panique et avez payé ? En premier lieu, vous êtes la victime d’une extorsion : vous êtes victime ! Cela au sens de la loi, selon l’article 312-1 du Code pénal.

    La loi dispose que « l’extorsion est le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque. »

    La peine maximale encourue pour l’extorsion est de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

    Si vous êtes victime, conservez les preuves. À savoir les messages, les justificatifs de règlement. Puis il faut déposez une plainte soit au commissariat de police, à la brigade de gendarmerie ou auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)


    Il existe aussi l’association France victimes (116 006), la plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur au 0 805 805 817. Les deux ont les appels et services gratuits. N’oubliez pas de contacter votre banque, pour tenter de faire annuler la transaction.

  • Le voyage épique du tampon

    Le voyage épique du tampon

    Mardi soir, 27 février 2024 la chambre haute adopte le projet de loi de révision de la Constitution française. Il vise à inscrire le droit à l’IVG. Il y a trois ans, le 23 février 2021, Frédérique Vidal, ministre l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, annonçait la mise à disposition gratuite de protections hygiéniques pour les étudiantes. Le tampon, simple bout de coton sauve de situation délicate de nombreuses femmes. Il intrigue depuis toujours les hommes. Sa première commercialisation date de l’année 1929, aux États-Unis.

    Le tumulte de la vie quotidienne confronte les femmes à des défis tout aussi hilarants que redoutables. Parmi eux, il en est un qui suscite à la fois rires et perplexité : devoir marcher de votre bureau aux toilettes, avec un tampon caché dans la manche de votre pull. Comme on pouvait s’y attendre, l’épreuve, aussi inattendue que cocasse, met à l’épreuve la discrétion et la dignité féminine. D’autant que ce dernier cache bien son âge (95 ans), il est bientôt centenaire.

    Le choix du bon tampon

    Le tampon hygiénique, fidèle parmi les fidèles ! L’allié des femmes, toujours prêt à venir à la rescousse au moment le plus inattendu. Il est prêt à nous accompagner dans toutes nos péripéties quotidiennes.
    Qui aurait cru qu’un petit morceau de coton pourrait jouer un rôle si important dans nos vies ? Différent selon les époques : Les Égyptiennes, aurait usé de papyrus ramolli, les Grecques de morceaux de bois entourés de ficelle, les Romaines en avance avec du coton, un ingrédient un peu moins ravageur pour les parois vaginales…

    Imaginez la scène. Tranquillement installée à votre bureau, plongée dans vos tâches quotidiennes, quand l’inévitable incident se produit. Le tampon, discrètement caché dans la manche de votre pull, décide de se rappeler à votre bon souvenir au pire moment possible.

    Panique, embarras, et peut-être même un soupçon de désespoir… mais n’ayez crainte, vous n’êtes pas seule dans cette épreuve. Un terrien sur deux est une femme.

    Chaque femme est unique, les type de tampons aussi, il faut choisir le bon. Du junior à l’ultra en passant par le super, lequel choisir ? Les tailles de tampon correspondent à la quantité de liquide absorbable.

    (Crédits : Anna/Pixabay)

    Mais attention, si le syndrome du choc toxique (SCT) est rare, il existe. Pour palier, vous devez toujours choisir le niveau d’absorption le plus bas qui correspond à votre besoin. Il est correct si le tampon n’est pas saturé au bout de quatre à six heures.

    Un Secret bien gardé

    Ah, le tampon dans la manche ! Une astuce vieille comme le monde, ou presque, mais toujours aussi efficace. Imaginez-vous en train de marcher gracieusement dans les couloirs de votre bureau, avec un petit secret bien caché dans votre manche.
    Pourquoi ? D’ailleurs, la discrétion est la clé pour naviguer à travers les eaux troubles de la vie de femme moderne.

    Ah, les regards curieux et les sourires complices ! Nous les connaissons toutes trop bien. À ce propos, que faire lorsque vous sentez les yeux scrutateurs de vos collègues se poser sur vous alors que vous tentez discrètement de rejoindre les toilettes ?
    Gardez votre sang-froid, mesdames !

    Rien de tel qu’un petit sourire narquois pour faire comprendre à tout le monde que vous avez parfaitement le contrôle de la situation.

    Trouver l’équilibre parfait Ah, l’éternel dilemme entre la praticité et la discrétion ! Comment trouver le juste équilibre entre dissimuler habilement votre tampon et ne pas attirer l’attention sur vous ?

    (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    Astuce numéro un : choisissez des vêtements amples et confortables qui vous permettent de camoufler votre précieux sans aucun problème. Maintenant que vous avez maîtrisé l’art de dissimuler votre tampon en marchant, il est temps d’explorer quelques solutions pratiques et conseils utiles pour rendre cette tâche encore plus facile. Investissez dans des pochettes discrètes spécialement conçues pour transporter vos produits d’hygiène féminine en toute discrétion.

    Le périple vers les toilettes

    C’est alors que commence le véritable défi : le périple vers les toilettes. Armée de votre tampon correctement dissimulé, vous devez maintenant traverser le bureau sans attirer l’attention sur votre compagnon de voyage inattendu.

    Heureusement, quelques astuces discrètes peuvent vous aider à surmonter cette épreuve avec grâce et dignité. Du choix stratégique de votre trajet aux techniques de dissimulation les plus subtiles, tout est bon pour éviter le regard inquisiteur de vos collègues.

    Vous arrivez à destination : les toilettes. Sanctuaire de discrétion où vous pouvez, enfin, libérer le précieux de sa cachette.

    À condition que cet endroit ne soit pas mixte.

    Toutefois marcher du bureau aux toilettes avec un tampon caché dans la manche peut sembler être un défi insurmontable. Comme depuis les bancs de la faculté, d’une classe de lycée ou de collège.

    (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    Un moment de soulagement mêlé d’un soupçon de fierté : vous avez surmonté ce défi avec succès. Vous êtes prête à affronter le reste de la journée avec un sourire triomphant. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seules dans cette aventure. Avec un peu d’humour et de détermination, nous pouvons surmonter n’importe quel obstacle ! Souriez, marchez avec grâce et n’oubliez jamais que nous sommes plus fortes ensemble.

  • Quelles sont les escroqueries les plus courantes sur le WEB ?

    Quelles sont les escroqueries les plus courantes sur le WEB ?

    Les fuites de données sont une manne financière en devenir pour les escrocs et cyberdélinquants. Les personnes malveillantes surfent sur les annonces des géants du WEB, mais pas seulement. Ils se servent de fausse loterie, du chantage à l’amour, des remboursements, des appels de sois disant votre banque. Ainsi la recrudescence d’arnaques ou tromperies fleurit. Mais quelles sont-elles ? Comment opèrent-ils ? Comment s’en prémunir ? Que faire lorsque vous avez innocemment ou sans prêter attention « cliqué » sur le lien ?

    « Vous avez gagné le gros lot » ou « Vous héritez de votre oncle Américain », ou etc. Toutes les possibilités pour vous arnaquer existent. Ils jouent avec vos sentiments, comme un commercial vous vend une cafetière sans vous parler du produit. Ils usent d’une ingénierie sociale, de l’OSINT à vos dépends, bref chaque année de nombreuses personnes en France sont victimes d’escroquerie par courrier électronique ou SMS.

    Le top 5 des escroqueries en France

    Plus les vecteurs d’attaques sont nombreux, plus la probabilité d’une réussite augmente. Les plus courantes sont l’arnaque à la carte vitale, la vignette Crit’Air, le faux procès-verbal via ANTAI, le vishing, les faux chèques de banque de France, qui peut engendrer une sixième : le « spearphishing ». Mais comme disait Albert Einstein, « il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue. » Les cyberdélinquants s’appuient sur la méconnaissance et la crédulité des utilisateurs.

    La carte vitale est un élément essentiel de chaque Français. Mais depuis la cyberattaque de #Viamedis et #Almerys, et la fuite de 33 millions de numéros de sécurité sociale uniques, la recrudescence des tentatives de fraudes est possible.

    Quid des tentatives de phishing ? Comme explique Damien Bancal sur Zataz « cela demanderait beaucoup de temps et d’énergie à un pirate que de regrouper d’autres données, via les réseaux sociaux par exemple. Pas sûr que l’opération soit rentable pour lui. » Donc l’usurpation d’identité semble plus accessible, il faut donc rester sur ses gardes, sans omettre une vigilance sur vos courriels, SMS et appels téléphoniques.

    (Crédits : Interpol)

    De très près suit la fameuse vignette Crit’Air. Parfois des prix exorbitants fleurissent. Alors que le tarif actuel est de 3,77 € en sus de l’affranchissement. Concernant le monde de l’automobile. Les tentatives d’arnaque aux faux PV sont nombreuses. Les délinquants se font passer pour l’agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) via SMS.

    Le monde de la banque touché

    Un nouveau mot est à inclure à votre lexique, le « Vishing ». Contraction de deux termes anglais Voice pour voix et phishing pour hameçonnage. Imaginez, il est 16 h 45, votre conseiller bancaire vous contacte. « Monsieur X, nous avons détecté des mouvements suspects ce matin. Un virement de 500 € en direction de la Côte d’Ivoire via Western Union ».

    Ledit conseiller vous confirme vos civilités pour vous conforter dans la véracité de l’échange. Une fois fait, il vous invite à vous rendre sur l’application de votre banque sur le smartphone. Il vous demande d’annuler le virement avec insistance.

    « Stop !!! C’est une arnaque ».

    Votre banquier n’a pas besoin de vous pour annuler une transaction. Il peut de son ordinateur, avec l’aval de sa hiérarchie l’effectuer. « L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiements (OSMP) a relevé une hausse de 9 % des fraudes aux virements en 2022 », explique Le Revenu.

    Ces fraudes constituent plus d’un quart des préjudices financiers, soit une somme totale de 1,19 milliard d’euros. Les principales victimes sont bien entendu, les particuliers et petites entreprises.

    Le Parisien apporte des chiffres précis. « Déjà, en 2022, le préjudice avait atteint 340 millions d’euros (+ 27 % en un an). Et au 1er semestre 2023, la facture grimpe déjà à 203 millions d’euros, selon la Banque de France. »

    (Crédits : Ralph Altrip Germany/Pixabay)

    Une conférence en ligne de Cybermalveillance en partenariat avec l’UFC-Que Choisir et l’Association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel (AFCDP) traitait d’une conférence. Son titre : « Une fraude bancaire toutes les 4 secondes : et si demain, c’était vous la victime ? » Les vecteurs sont multiples : courriel et SMS frauduleux, fausses applications, usurpation d’identité, spoofing, fraude au conseiller bancaire…

    Les désormais « classiques »

    Les tentatives hameçonnage (ou phishing) concernent plusieurs milliers de Français chaque année. Ils usent de ruses. En se faisant passer pour des sites gouvernementaux, ou d’organisations ayant pignon sur rue, ils veulent vous voler.

    Vous les avez sûrement vues passées dans vos boîte aux lettres électroniques (BAL) dans les indésirables, spams… Un message bienveillant vous indique que votre Cloud est plein, que l’espace de Google Drive est épuisé. Vous êtes en retard pour payer votre contravention.

    Un commissaire de police belge vous envoie un courriel, dans votre BAL. Une invitation à vous rendre à l’Hôtel de police pour des affaires de pédophilies, de détention d’images pédopornographiques… ou vous pouvez payer une forte somme, pour éviter l’embarras.

    « Votre livraison de colis a échoué ! » Vous devez payer des frais supplémentaires pour recevoir le fameux colis. Aujourd’hui, nous regardons nos courriels de plus en plus sur notre smartphone, ou ordiphone, avec les risques que cela comprends.

    (Crédits : Anna/Pixabay)

    En cas de doute ne cliquez pas sur les liens contenus dans le courriel, ne scannez par le QR Code, accédez par le moteur de recherche de votre ordinateur ou de votre smartphone. Mieux, contactez directement votre banque, assurance… bref celui qui vous contacte, sans passer par le lien, SMS. Pour le reste la Task-Force nationale de lutte contre les arnaques se mobilise et publie un guide de prévention contre les arnaques au format PDF (Portable Document Format), et les conduites à tenir pour connaître vos droits « Ça n’arrive pas qu’aux autres ! »