Société

Quand le réchauffement climatique affecte le prix des protections périodiques …

Une information périodique que les femmes seules peuvent comprendre. Entre les tampons avec applicateur, les serviettes hygiéniques, les cups, les culottes menstruelles… le budget mensuel est non négligeable. Tous usent du coton, comme les cotons-tiges, les tissus, la bonneterie, la passementerie. Mais c’était sans compter la hausse des températures sur terre. Que vous croyiez ou non au réchauffement climatique, peu importe, les faits sont là. La sécheresse fait chuter la production du coton, donc sa rareté fait grimper les prix.

Troisième pays producteur derrière la Chine et l’Inde, les États-Unis ont vu la production du coton upland chuté. « Les cultivateurs de coton du Texas ont subi des pertes record en raison de la chaleur et de la sécheresse l’année dernière », explique un article du New York Times. À lui seul l’état du Texas produit la moitié des USA en coton. L’enquête poursuit en soulignant que « les agriculteurs texans ont abandonné 74 % de leurs cultures, soit près de six millions d’acres, en raison de la chaleur et de la sécheresse du sol, caractéristiques d’une méga-sécheresse aggravée par le changement climatique. »

La sécheresse affecte la production agricole, dans n’importe quel pays sur terre. (Crédits : Sven Lachmann/Pixabay)

En septembre 2022, un article de La Presse au Canada évoquait déjà le problème de sécheresse. Les estimations étaient catastrophiques. La production américaine atteint le niveau le plus bas depuis 2015, en baisse de 21 % sur un an, et le Texas subit une chute de 58 %, selon les dernières estimations du ministère américain de l’Agriculture.

La production en milliers d’acres de coton upland entre 1970 et 2013. L’acre est une unité de mesure de superficie utilisée en Grande-Bretagne et en Irlande. En France elle l’était particulièrement en Normandie. Elle est toujours utilisée aux États-Unis comme au Canada, elle vaut environ 40,46 ares, soit 4 046 m2. (Crédits : ICTSD)

Dans le nord-ouest de l’État, où « le coton est roi » et l’eau rare, la récolte 2022 « pourrait être l’une des pires de ces 30 dernières années », s’inquiète Darren Hudson, professeur d’économie agricole à l’université Texas Tech. Sur la tendance de 2022 à 2031, le prix du coton devrait retrouver le prix de 2001. Pour plus de données sur l’agriculture de l’OCDE, c’est ici.

Avant d’afficher, capsule ouverte, le coton prêt à être récolter, il existe un processus complet qui dure de cinq à six mois. (Crédits : Jim Black/Pixabay)

Les dernières données des économistes du National Cotton Council indiquent que la superficie de culture de coton aux USA devrait baisser. Une chute de 170 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 11,4 millions d’acres (1 acre vaut 0,405 Ha). Moins de surface, autant de demande, conclut à faire grimper le prix des tampons et serviettes hygiéniques aux États-Unis de 13 %, celui des couches lavables de 21 %. Quant aux boules de coton et les bandages de gaze leur augmentation est respectivement de 9 et 8 %.

Sera-t-il possible d’acheter les denrées en cas d’augmentation des prix de manière exponentielle ? Car, mêmes présents dans les rayons si les prix des produits explosent, personne ne pourra les acheter. Comme durant la période de l’après 2ne Guerre mondiale, période où les tickets de rationnement étaient présents. (Crédits : France inflation)

Tous les médias évoquent une augmentation des prix des biens de consommation, pour le mois de mars, donc les produits d’hygiène féminine aussi. « Nous allons rester à des niveaux de prix qui sont très élevés […] il n’y a aucune raison que les prix s’enflamment à partir du mois de mars », rétorque le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur BFMTV. Comme Libération l’explique, l’application des nouveaux tarifs pourrait engendrer une explosion des prix en grandes surfaces, malgré les déclarations optimistes de Bruno Le Maire. D’autant que les négociations annuelles entre fournisseurs et distributeurs prennent fin le 28 février 2023.

Elise Dardut

Épicurienne, je reste une jeune femme à l’aise dans son corps et dans sa tête. Je pense par moi-même, j’agis par moi-même, j’entends les conseils et n’écoute que mon intuition. « Le jour où l’homme aura la malice, la finesse et la subtilité de la femme, il sera le roi du monde… mais ce n’est pas pour demain », me chantait mon grand-père. Il m’a appris que « les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » (Coco Chanel) Depuis, je m’évertue, pour qui veut bien entendre et écouter, à distiller des graines ici et là, au gré du vent. Un proverbe indien explique que « si vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Si vous enseignez à une femme, vous enseignez à toute la famille » Il est temps d’inverser les rôles et admettre l’équité, non ?

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