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  • « Bonne fête Papa ! »

    « Bonne fête Papa ! »

    Sous le soleil de l’Orne, un paisible hameau répond au nom de Berd’huis. Nom loin de la rue Pinceloup, l’église du village prend place. Il est midi, lorsqu’Ozalee étreint son père Sépa. Le souffle coupé, non pas du fait de la fête commerciale, c’est l’attention qui tira une larme de crocodile au patriarche. Puisqu’elles sont souvent plus marquantes que les cadeaux eux-mêmes. Mais savez-vous à quand remonte cette fête ? Connaissez-vous son origine ? Moins démonstratifs, les pères ne sont pas insensibles aux attentions.

    « Bonne fête, Papaaa », sourit Ozalee en embrassant son papounet.

    « Merci ma fille », sourit-il, heureux.

    « Tu sais d’ailleurs… », commence-t-il à son accoutumé

    « Oui, mais cette fois c’est à mon tour », interrompit malicieusement son épouse Séki.

    « J’ai bossé dessus », sourit-elle.

    Alors que l’école tire sa saison à sa fin, petits et grands se remémorent les porte-clés, poèmes ou encore les fameux cendriers, même quand le père ne fume pas. Souvenez-vous la fierté d’offrir ce cadeau. Un sage dit, un jour, d’après mes sources : « Ce n’est pas le nombre de personnes qui vont goûter (aux gâteaux), mais le nombre de personnes qui pourront témoigner du geste ». Revenons à nos moutons, pardon… à nos pères.

    Le pape Pie IX photographié par Adolphe Braun le 13 mai 1875. Si la fête des Mères est inscrite dans la Loi, celle des Pères n’y est pas.

    Une semaine après les 24 h du mans qui voyait la victoire de Ferrari 58 ans après leur dernière, c’est le troisième dimanche de juin de fếter les darons, pères, papounet, papa… Dans les couloirs de l’histoire et du temps, la fête des Pères est née il y a plusieurs centaines d’années, au XVe siècle. Le pape Sixte IV décrétait par décision la fête religieuse des pères en 1479. Instaurée le 19 mars, six jours avant l’Annonciation, les catholiques célébraient Joseph, le père nourricier adoptif de Jésus. Elle perdure à cette date jusqu’au XIXe siècle, la Saint-Joseph était dédiée aux pères de famille. Jusqu’au pape Pie IX. Ce pontificat change la date au mois de juin.

    L’idée germe dans le cerveau de Marcel Quercia en 1949. Le coup de Poker de la marque Flaminaire a eu l’effet escompté. (Crédits : DR)

    Aux États-Unis, elle prend plus de présence à l’année 1910, quand Sonora Smart Dodd fille d’un ancien combattant William Jackson Smart veut honorer son père. En métropole, il faut attendre 1952 pour que Marcel Quercia, dirigeant de la société bretonne « Flaminaire » s’enflamme avec cette idée lumineuse. Cette fête des Pères s’étale sur le calendrier du 23 février en Russie jusqu’au 26 décembre en Bulgarie, 53 pays ont chois la même date du 18 juin. Date qui célèbre aujourd’hui le 83e anniversaire de l’appel du général de Gaulle depuis la BBC durant la Seconde Guerre mondiale. En Espagne comme au Portugal, la fête est restée attachée à la Saint-Joseph.

    En Italie le 19 mars sont fêtés les pères, comme en Espagne. Religieusement la date de célébration n’a pas changé. C’est le jour de « La Festa del papa » explique le site Tendance Poitou. Ils réalisent le gâteau le beignet de Saint-Joseph. (Crédits : Tendances-Poitou)

    À chacun son attention, des desserts, des fromages, des gâteaux, une simple attention à son intention, car le plus dur des métiers comme dit ma mère est celui d’être parent. « On fait de son mieux avec les outils que l’on a, sans jamais savoir si on fait bien. Il n’existe pas de repos, pas de dimanche, pas de vacances, pas de RTT… » Bonne fête à tous les Papas.

  • Être sous la coupe de quelqu’un sème la zizanie

    Être sous la coupe de quelqu’un sème la zizanie

    Ce n’est pas au vieux signe que l’on apprend à faire la grimace ! La langue française comprend et entend de nombreuses expressions françaises. « Semer la zizanie », « à la saint-glinglin », « être sous la coupe de quelqu’un » ou encore « faire faux bond ». Mais connaissez-vous réellement leurs origines ou significations ? Vous avez sûrement entendu quelqu’un ou quelqu’une dire d’une personne qu’elle est chafouin. La véritable définition est une personne qui a une physionomie basse et sournoise, le saviez-vous ?

    Tandis que les artichauts poussent, que les poireaux montent à graines, M Phot observe la montagne de travail à effectuer dans son jardin. L’ampleur est de taille, les herbes non désirables squattent les espaces réservés. « C’est la zizanie », s’exclame-t-il à juste titre. L’étymologie vient du latin « zizania » qui signifie ivraie. Oui, mais encore ? Il faut remonter au XVIIIe siècle pour comprendre.

    Comment ne pas semer la zizanie, demande Sépa ? En respectant les accords toltèques du livre de Don Miguel Ruiz répond Mme Kharéson : Que votre parole soit impeccable. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. Ne faites aucune supposition. Faites toujours de votre mieux.

    Pendant un temps certain, la croyance sur l’ivraie enivrante, Lolium temulentum, était tenace. Tous étaient certains qu’elle fut la seule espèce d’ivraie dont les graines étaient toxiques à hautes doses. Elle conduisait des effets comparables à l’ivresse, à faible dose. Issu du latin populaire ebriaca (herba, planta), proprement « (herbe, plante) ivre », parce que l’ivraie passait pour procurer une sorte d’ivresse affirme l’Académie française. Mais c’est surtout parce qu’elle se propageait dans les champs de céréales en se mélangeant au « bon grain » qu’elle semait la zizanie.

    À la Saint-glinglin

    Souvenez-vous de votre grand-père qui vous disait « je l’aurai à la saint glinglin » lorsqu’il demandait une augmentation de salaire. Fortuitement, ce jour existe que dans les songes. Il faut décomposer l’expression. Elle vient de « seing » ! Au temps des règnes de Philippe Auguste et Louis VI dit le Gros, remontons. L’étymologie est issue du latin signum qui est la marque, le signe, et ainsi le signal. Quant au « glinglin », il est à l’origine de l’est de la France. Une forme dialectale de la région de Metz pour résonner, sonner. Un bruit qui imite le son des cloches. Au temps, dire que le temps de l’augmentation ne viendra jamais.

    Jouons à la belote

    Quand une personne vous pose un lapin pour un date vous êtes véner, logique. Cette personne vous a fait faux bond. Comme quand Novak Djokovic remporte le tournoi de Roland-Garros pour son 23e titre de grand chelem, il n’a pas fait faux bond, il a tenu ses engagements. Pas comme une balle jaune qui lors du rebond par dans une direction non attendue.

    Ne pas dépendre de quelqu’un pour ses choix, ne pas être sous la coupe, sans pour autant oublier d’écouter les conseils ou son intuition. (Crédits : gepharts3d/Pixabay)

    Au tennis comme à la belote, vous pouvez vous retrouver sous la coupe de quelqu’un. Lorsqu’une personne coupe le jeu, il est dit que régulièrement le joueur suivant est sous la coupe de quelqu’un. Il est de façon exagéré sous le joug de cette personne. C’est exagéré, car vous avez toujours le choix d’accepter ou non, plus ou moins facilement, avec votre libre arbitre.

  • L’Espagne touchée comme les autres par les cyberattaques

    L’Espagne touchée comme les autres par les cyberattaques

    La société espagnole Hiberus victime d’une cyberattaque. L’entreprise a détecté il y a quelques jours qu’un groupe de cybercriminels avait infiltré via une cyberattaque une partie du réseau de l’entreprise. Cette attaque des systèmes d’information a été contenue et l’entreprise fonctionne désormais normalement, relate l’entreprise. De l’autre côté, l’université publique Pompeu Fabra a alerté les Mossos et l’agence catalane de cybersécurité suite l’incident informatique de ce mardi 13 juin 2023.

    En octobre 2021, l’université de Barcelone, l’UAB ne répondait plus, totalement déconnecté de l’Internet. Mais hier, c’est l’université Pompeu Fabra de Barcelone qui réussissait à rétablir la connexion au réseau internet après plusieurs heures. L’établissement avait établi un plan de mesures préventives pour éviter un incident informatique qu’elle a pu détecter. En attendant la résolution de l’incident, l’équipe informatique décidait de préserver les données de l’université en coupant la connectivité avec le monde extérieur.

    « Les mesures prises visent à assurer le bon fonctionnement de l’infrastructure informatique de l’université. En ce sens, la collaboration de l’ensemble de la communauté universitaire est sollicitée afin de minimiser les risques éventuels et de garantir le développement normal de la vie universitaire », assure le communiqué.

    Diplômes universitaires falsifiés

    La police nationale ibérique annonçait sur Twitter avoir arrêté 20 personnes qui ont acquis des diplômes universitaires falsifiés. Une organisation proposait moyennant finance de faux documents avec les cachets de plus de 30 universités.

    La société technologique Hiberus cyberattaquée

    L’entreprise de conseil en technologie Hiberus atteste avoir subi une attaque, qui a affecté ses systèmes d’information. Des documents relatifs aux contrats de travail et aux fiches de paies semblent être exfiltrés relate Escudo Digital. Ce que confirme la firme dans son communiqué. Les conséquences pourraient être la divulgation des données volées.

    Selon le désir, la somme a débourser allait de 300 à 1000 euros. Les exfiltrations de données peuvent servir à créer de faux diplômes, pièces d’identités… L’administration suisse était ciblée par des cyberattaques de type déni de services, chaque offensive dépeint une volonté de nuire. (Crédits : Policia Nacional)

    Selon Hiberus, la cyberattaque a été maîtrisée et, dès qu’elle en a eu connaissance, elle a activé toutes les mesures de réponse immédiate, « y compris nos équipes d’experts en cybersécurité et des collaborateurs externes pour garantir la sécurité de nos systèmes ». Elle indique avoir procédé à la révision et à la mise à jour de ses systèmes antivirus et que des mesures « correctives » qu’elle a mises en œuvre consiste à notifier l’incident à l’Agence espagnole de protection des données et à la police nationale. « Dans le cadre des mesures préventives de l’entreprise, nous travaillons déjà à l’amélioration et à l’évolution de nos systèmes de sécurité. »

  • Cyberattaques contre l’administration suisse

    Cyberattaques contre l’administration suisse

    L’administration suisse a fait les frais de plusieurs attaques par déni de services (DDoS). Les allocutions du président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, à l’étranger sont souvent suivies d’une cyberattaque. Ainsi le conflit armé se trouve d’un côté, le conflit cybernétique de l’autre. Plusieurs entités de l’administration suisse étaient inaccessibles le lundi 12 juin 2023. La raison en est une attaque DDoS contre les systèmes de l’administration fédérale. Les sites WEB en question sont à nouveau accessibles.

    À trois jours de l’allocution du président ukrainien par vidéo, au parlement suisse ce jeudi 15 juin à 14h, la chambre subissait une attaque DDoS. Le groupement NoName057(16) a revendiqué en ligne cette attaque. Ce groupe était également à l’origine de l’attaque sur parlament.ch rendue publique la semaine dernière.

    En effet jeudi 8 juin 2023, le président du Conseil national, Martin Candinas, alertait ses collègues de l’accessibilité intermittente du site du parlement helvétique. Peu de temps après les autorités affirmaient que « La cause en était des attaques contre l’infrastructure du site web, qui ont pu être neutralisées par des mesures appropriées. Aucun système interne ni aucune donnée n’ont été touchés ».

    Hasard du calendrier ou non, l’attaque contre l’État suisse s’est produite le 12 juin, « Jour de la Russie ». C’est un jour férié qui marque la proclamation, en 1990, de la souveraineté de la Fédération de Russie vis-à-vis de l’URSS, explique Le Matin. (Crédits : Le Matin)

    Le Temps révélait la cyberattaque contre la société de solution informatique allemande Xplain. « Compte tenu des informations actuelles, l’attaque par rançongiciel contre l’entreprise Xplain, dans le cadre de laquelle une partie des données volées a été publiée sur le darknet, pourrait également concerner des données opérationnelles de l’administration fédérale. Des analyses approfondies sont en cours », affirme le Centre national pour la cybersécurité. Ce qui est sûr, le groupe russophone NoName057(16) n’est pas un inconnu outre Rhin. Des attaques DDoS avaient visé l’Assemblée nationale française.

    Six fichiers compressés de plus de 2.5 GB de données sont accessibles sur le site de fuite du ransomware Play. (Crédits : capture d’écran/Play)

    Le 31 mai dernier, une attaque contre le stationnement payant était-elle une coïncidence à la venue du président français à Bratislava ? Quoi qu’il en soit le stationnement payant était en dysfonctionnement toute la journée.

    Les membres du groupe CyberTriad revendiquaient l’origine de la cyberattaque.

    La ville confirmait ceci sur les réseaux sociaux : « En raison d’une panne de service informatique, le paiement des frais de stationnement dans les parcmètres et les applications mobiles ne fonctionne pas actuellement. Ainsi, le paiement des frais de stationnement dans les zones réglementées par le PAAS ne sera pas vérifié aujourd’hui jusqu’à 12h00. Nous travaillons à la réparation de la panne, merci de votre compréhension ». Un autre post apparaissait à 16h, le problème n’étant pas encore réglé.

  • Une amende de 121 000 euros pour un excès de vitesse

    Une amende de 121 000 euros pour un excès de vitesse

    Un Norvégien a reçu par courrier l’amende salée, une somme astronomique pour chacun. Imaginez, elle représente près de 7,5 ans de salaire au SMIC. Les pays nordiques appliquent les amendes proportionnelles ou des jours-amendes. Connaissez-vous les différences qui existent en fonction du temps et de la vitesse mesurée ? Mais surtout quelles sont les conséquences à avoir été pris en excès de vitesse par les forces de l’Ordre ? En voiture…

    Imaginez-vous un dimanche matin comme aujourd’hui, 11 juin 2023. Vous êtes préoccupé par la bataille dans la course mythique des 24 h du Mans. Vous avez un peu dormi suite à la petite coupure entre 1 h 30 et 5 h ce matin. La matinée est déjà bien avancée, votre grasse matinée était délicieuse jusqu’à ce que… vous pensez à regarder si la boite aux lettres contient du courrier. Comme dans une slow zone vous remontez le chemin jusqu’à votre poste de télévision en ouvrant la lettre qui a attiré votre regard. Vous décachetez l’enveloppe. Stupeur et effrois parcourent votre corps. Il s’agit d’une amende pour excès de vitesse de 121 000 €.

    Chaque pays possède son Code de la route. Il est important de le savoir, d’en connaître les principaux points pour éviter de recevoir des lettres au retour des vacances. Le non-changement d’ampoule sur une voiture peut être verbalisable. Sauf que sur certains véhicules, il faut aller chez son garagiste pour démonter tout l’avant. (Crédits : Alexa/Pixabay)

    Logiquement vous ressentez une montée de stress et des gouttes de sueur… jusqu’à ce que vous compreniez qu’il s’agit forcément d’une erreur informatique. Sauf que cette fois c’est vrai. Anders Wiklof a commis l’erreur de rouler, une fois de plus que la vitesse maximale autorisée relate DH. Le montant de l’amende de 121 000 euros pour un excès de vitesse commis dans les îles Åland, en mer Baltique, est conséquente. « Je regrette vraiment cette affaire, a-t-il déclaré au journal Nya Åland. La vitesse était passée de 70 à 50 km/h. Je venais juste de commencer à ralentir, mais je suppose que cela ne s’est pas fait assez vite. »

    Rassurez-vous, pas de proportionnelle en France à ce sujet. Que risquerait une personne effectuant un excès compris entre 30 et 40 km/h au-delà de la vitesse maximale autorisée :

    • Amende forfaitaire de 135 euros ;
    • Retrait de 3 points sur permis de conduire ;
    • Suspension de 3 ans du permis de conduire ;
    • Interdiction de conduire certains véhicules à moteur pour 3 ans au plus ;
    • Accomplissement d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
    À l’heure des trottinettes et vélos électriques, à Bordeaux, Poitiers, Angoulême ou n’importe où ailleurs, chaque usager de la route possède des droits et des devoirs. Au même titre que les véhicules terrestres à moteur thermiques ou électriques, le Code de la route existe, comme le partage de la route. (Crédits : Alexa/Pixabay)

    En Norvège, comme en Filande le montant des amendes pour les délits routiers est calculé sur base de la gravité de l’infraction et des revenus des automobilistes. Comme en Angleterre, la proportion est sujette aux revenus. Hugo Lloris comme toute personne n’échappe pas aux règles britanniques. En 2018, l’homme était condamné à vingt mois de suspension de permis et 56 200 euros d’amende pour conduite en état d’ivresse. En Belgique il existe un site de simulation des conséquences comme en France. Vous saviez qu’en vélo, si vous changiez de direction sans en avertir les autres usagers, vous encourriez une amende de 35 euros selon l’article R412-10 du Code de la route ? Ou encore le fait de tenir à la main votre smartphone peut vous amender de 135 euros (Article R412-6-1 du Code de la route).

  • Connaissez-vous Léon Gautier ?

    Connaissez-vous Léon Gautier ?

    Ce nom ne vous dit rien ? Vous êtes sûr ? Il est encore temps, rassurez-vous. Il est, parmi tant d’autres la cheville ouvrière de notre liberté. Il est le dernier survivant des 177 commandos Kieffer qui débarquèrent un certain 6 juin 1944 à 7 h 23. Il a fêté ses 100 printemps le 27 octobre 2022. En 1940 le contexte en France est particulier. Engagé à 17 ans dans la marine, il se retrouve il y a 79 ans parachuté en France. Ce fusilier marin des forces françaises libre est un artisan de paix.

    Léon Gautier est né le 27 octobre 1922 à Rennes. Il travaille comme apprenti carrossier lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Cherchant à faire son devoir de patriote, et âgé de dix-sept ans, seule la Marine peut l’accepter. Il est recruté comme canonnier sur le cuirassé Courbet. Il participe à la défense de l’embouchure de la Vire contre la Kriegsmarine allemande. Le cuirassé fait ensuite route vers l’Angleterre pour défendre la ville de Portsmouth.

    Défilé de la Troop 8 du No. 10 (Inter-Allied) Commando au Camp d’Achnacarry. (Crédits : Musée de la Libération de Paris — musée du Général Leclerc — musée Jean Moulin/Auteur inconnu)

    L’homme se porte ensuite volontaire à bord du sous-marin Le Surcouf jusqu’en janvier 1941. Il servira comme fusilier marin. Il apprend la création d’une unité d’élite anglaise ouverte aux Français, les commandos, et tente sa chance. Le stage de recrutement est redoutable. Suite à la preuve de ses capacités mises en exergue à Achnacarry en Écosse, il intègre la Troop 8 au sein du 1er bataillon de fusiliers-marins commandos. Le bataillon est dirigé par le commandant Philippe Kieffer.

    Le Commando Kieffer avec au centre son créateur Philippe Kieffer. (Crédits : Droits réservés)

    Léon Charles Alexandre Gautier, badge numéro 98 du n° 4 du Commando Kieffer, débarque à Colleville-Montgomery, plus exactement à Sword Beach avec ses 176 compagnons. Une fois au sol, ils doivent s’emparer de points stratégiques. Ces différents lieux s’étiolent depuis la plage sur près de deux kilomètres, jusqu’au central téléphonique et le complexe défensif du Casino à Ouistreham. Fort heureusement, une tempête avait soufflé une semaine avant le débarquement, empêchant de faire sortir l’explosion au-dessus du sable des mines mortelles sur les alliés.

    Le capitaine Charles Trepel et la Troop 8 du No. 10 (Inter-Allied) Commando devant Achnacarry Castle. Léon Gautier apparaît à la troisième place au deuxième rang en bas à gauche, de la photographie datant du 14 juillet 1943. (Crédits : https://dday-overload.com)

    Une fois réalisés, ils progressent en direction de Bénouville, avec la traversée sous le feu de l’ennemi de Pegasus Bridge, jusqu’à la côte du village d’Amfreville. Ils partaient pour tenir la position durant quatre jours, ces soldats livrent bataille durant 78 jours et 78 nuits sans aucune relève et tiennent la position. Les commandos clôturent la bataille de Normandie à Saint-Maclou dans l’Eure. De retour en Angleterre, il se blesse à une cheville à la fin du mois d’août. Il épousera Dorothy Banks en octobre 1944, qu’il a rencontré dans la salle de transmission du quartier général à Douvres, en 1943.

    L’accolade désormais célèbre entre le Français, Léon Gautier et l’ancien parachutiste Allemand Johannes Börner. Parler de la guerre avec la jeunesse est primordial. « Il ne faut pas que ces choses-là arrivent de nouveau. Il faut savoir que les gens ont souffert d’un côté comme de l’autre ». (Crédits : Reuters)

    Après la disparition de Hubert Germain, le dernier des 1038 Compagnons de la Libération, Léon Gautier met son énergie à défendre la liberté et à répéter haut et fort que « la guerre est la pire des choses qui puisse exister ». Le traumatisme de la Guerre reste présent jusqu’à la fin. « On n’en parlait jamais, même mes enfants n’étaient pas au courant de ce que j’avais fait ».

    La France a longtemps oublié les Français qui avaient débarqué. « Vous auriez demandé en 1960 qui étaient dans le débarquement, on ne nommait jamais les Français. On nous a oubliés complètement après la guerre, la France nous a oubliés. On nous a laissé tomber comme des vielles chaussettes, mais ce n’est pas grave on s’en remet », souriait-il en répondant aux élèves du Lycée Maurois de Deauville en 2014. Ayant eu l’honneur d’interviewer Monsieur Léon Gautier en 2007, sa femme me glissait une phrase qui résonne encore et toujours de son sens et du poids de ses mots : « Merci pour ce que vous faites pour lui ». Merci pour le courage dont vous avez fait preuve, celui de défendre notre pays, votre pays où tant de vos compagnons d’armes sont restés, merci d’être un acteur de la Paix.

  • L’intelligence artificielle signe-t-elle la fin de l’intelligence humaine ?

    L’intelligence artificielle signe-t-elle la fin de l’intelligence humaine ?

    Depuis l’apparition de ChatGPT, une ruée vers l’or est déclenchée. Sauf que depuis que la boite de Pandore est ouverte, tous font machine arrière. Mardi 30 mai 2023, un groupe d’industriels à averti que la technologie d’intelligence artificielle qu’ils construisent pourrait un jour menacer l’existence même de l’humanité. Et si James Cameron était un cinéaste visionnaire avec son recueil Terminator. Comparée à l’électricité ou la machine à vapeur, elle présente des avantages et des risques sérieux.

    Le New York Times relate que « les dirigeants d’OpenAI, de Google DeepMind, d’Anthropic et d’autres laboratoires d’IA avertissent que les futurs systèmes pourraient être aussi mortels que les pandémies et les armes nucléaires. » De quelle manière doit-on prendre cet avertissement, surtout lorsqu’il provient des concepteurs même ?

    Est-il déjà trop tard ?

    En mars dernier, une lettre ouverte sur l’intelligence artificielle était paraphée par 31 810 personnes. Au rang desquels se trouvent Elon Musk (Twitter, SpaceX et Tesla), Yuval Noah Harari, auteur de « Sapiens », Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, ainsi que des membres du laboratoire d’IA de Google DeepMind et des experts et universitaires américains, pour ne citer qu’eux ont réclamé un moratoire. Selon eux, une pause de six mois était nécessaire face aux dangers de l’IA.

    Des dirigeants de trois des principales entreprises d’intelligence artificielle, dont Sam Altman, directeur général d’OpenAI (au centre), ont signé une lettre ouverte mettant en garde contre les risques de l’intelligence artificielle. (Crédit : Jim Lo Scalzo/EPA, via Shutterstock)

    La peur qu’elle engendre serait entre autres l’utilisation pour de la propagande, des infox ou fake news. Quatre entités se retrouvent sous la lumière de projecteurs.

    • ChatGPT : la fameuse IA qui fait sensation depuis le mois de novembre 2022. La version 3 répond à de complexes questions, génère du code… La version 4 peut réussir l’examen du barreau
    • Bing : Microsoft principal investisseur d’OpenAI ajoutait un chatbot à son moteur de recherche Bing.
    • Bard : lancé en mars, il est conçu comme un outil créatif. Il est capable de rédiger des articles de blog, répondre à des questions, générer des idées.
    • Ernie : premier grand rival de ChatGPT, du chinois Baidu

    Perturbations à l’échelle sociétale

    « Il existe une idée fausse très répandue, même au sein de la communauté de l’IA, selon laquelle il n’y a qu’une poignée de prophètes de malheur », a déclaré Dan Hendrycks, directeur exécutif du Center for AI Safety dans une interview. « En réalité, de nombreuses personnes expriment en privé des inquiétudes à ce sujet. » Parmi les signataires de la missive du 30 mai se trouvent « Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, deux des trois chercheurs qui ont remporté un prix Turing pour leur travail pionnier sur les réseaux neuronaux et qui sont souvent considérés comme les “pères” du développement actuel de l’IA ».

    Les concepteurs se retrouvent dans la position de lanceurs d’alertes, après avoir ouvert la boite interdite. (Crédits : Alexandra_Koch/Pixabay)

    Le plus cocasse est que la course est lancée, le premier rafle la mise, mais tous se prémunissent des possibles dommages. De son côté, les signataires demandaient « à tous les laboratoires d’interrompre immédiatement, pendant au moins six mois, la formation de systèmes d’IA plus puissants que GPT-4. » Sabine Süsstrunk, directrice du Laboratoire d’images et représentation visuelle de la Faculté informatique et communications de l’EPFL, et Johan Rochel, docteur en droit et philosophe, cofondateur et codirecteur du laboratoire Ethix, « estiment que cette proposition n’est pas la solution », révèle Le Temps.

    Les risques mis en avant par Safe sont au nombre de huit.

    1. L’armement
    2. La désinformation
    3. Le jeu par procuration
    4. Affaiblissement ou le syndrome dépeint par le film WALL-E
    5. Un verrouillage de la valeur
    6. Perte de contrôle ou objectifs émergents
    7. Tromperie
    8. Comportement de recherche de pouvoir

    « Dans l’état actuel des choses, il est concevable que dans les dix prochaines années, les systèmes d’IA dépassent le niveau de compétence des experts dans la plupart des domaines et qu’ils soient aussi productifs que l’une des plus grandes entreprises d’aujourd’hui. » Sam Altman explique par deux faits la complexité de la situation. La première « nous pensons qu’elle va conduire à un monde bien meilleur que celui que nous pouvons imaginer aujourd’hui ». Deuxièmement « nous pensons qu’il serait incroyablement risqué et difficile d’arrêter la création de la super-intelligence ». Même en freinant des quatre fers, la machine est lancée à pleine puissance. Pour stopper la frénésie, il serait nécessaire de planifier un régime de surveillance mondial, sans garantie de fonctionnement.

    Mais qui serait l’arbitre ?

    Un système IoT peut collecter des données provenant de capteurs environnementaux, et l’IA peut être utilisée pour analyser ces données et prendre des décisions en conséquence. Par exemple en ajustant la température d’une pièce pour économiser de l’énergie. (Crédits : Computerizer/Pixabay)

    Quant à la question « L’intelligence artificielle signe-t-elle la fin de l’intelligence humaine ? », la réponse d’une AI est la suivante : « L’intelligence artificielle ne signifie pas nécessairement la fin de l’intelligence humaine. Au contraire, l’IA est conçue pour compléter et améliorer les capacités humaines plutôt que de les remplacer. L’intelligence humaine est complexe et englobe des aspects tels que la créativité, l’empathie, le jugement moral et la conscience, qui ne peuvent pas encore être reproduits par des machines.

    Cependant, il est vrai que l’IA peut avoir un impact sur certains emplois, en automatisant des tâches routinières et répétitives. Cela pourrait entraîner des changements dans le marché du travail, mais cela ne signifie pas nécessairement la fin de l’intelligence humaine. Les êtres humains ont la capacité de se former et de se réorienter vers de nouvelles professions qui nécessitent des compétences plus complexes et créatives. »

    Vous saviez que les dirigeants des GAFAM envoient leurs enfants dans des écoles sans système d’informations ?

  • L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    Après le congé menstruel, le continent ibérique a le vent en poupe. C’est une assiette jetée dans l’évier ou plutôt le non-vidage du lave-vaisselle qui fait polémique. La période du Covid-19 a passé au révélateur les pratiques des ménages à travers le monde. Tant et si bien que les hommes japonais découvraient les tâches domestiques durant la pandémie. Une application mobile devrait voir le jour en Espagne courant de l’été. Elle devrait permettre une meilleure répartition des corvées.

    Dorénavant tout semble se résoudre grâce aux smartphones, ces outils sont tellement intelligents qu’ils supplantent l’être humain. Comment résoudre un problème d’éducation, faites une application ! Comment résoudre un problème de discussion, faites une application ! Donc le gouvernement espagnol se penche pour une réalisation avant l’été d’une « application » pour mesurer le partage des tâches ménagères.

    Le confinement a eu du bon au Japon. Les hommes japonais en temps normal, « ne voient généralement leur famille que brièvement le matin et le soir », ont passé les jours de semaine à la maison en raison de l’état d’urgence déclaré par le gouvernement. « Ce qui leur permet de constater le nombre de tâches à accomplir ». (Crédits : Simon Kadula/Pixabay)

    L’OCDE estime, dans son rapport 2022 que les femmes effectuent deux fois plus de corvées que la gent masculine. Selon l’OCDE « Les femmes continuent de consacrer une part disproportionnée de leur temps aux tâches familiales et domestiques non rémunérées, ce qui compromet leur présence sur le marché du travail, surtout lorsqu’elles ont des enfants. » Le 16 mai 2023, la secrétaire d’État à l’Égalité et contre la Violence de genre, Ángela Rodríguez Martínez, a annoncé l’élaboration de cet outil devant le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, à Genève, en Suisse.

    Statistiques et répartition des tâches

    La secrétaire d’État a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas encore égales. « Les femmes consacrent plus de temps aux tâches domestiques que les hommes », a-t-elle ajouté. De son côté Abestit explique que les femmes travaillent huit semaines de plus que les hommes. « Elles consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus », évoque Eurofound. Ainsi selon le rapport Eurofound 2022, nous sommes 41 % à nous occuper des enfants contre 30 % de nos conjoints. Concernant les tâches ménagères, elles sont 74 % à effectuer des tâches ménagères quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003.

    La secrétaire d’État espagnole a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas égales. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    Chaque semaine, elles y consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus, rappelle Eurofound. Elles sont ainsi 41 % à s’occuper des enfants tous les jours, contre 30 % des hommes, et 74 % à réaliser des corvées quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003. Certes, les hommes effectuent davantage de travail à l’extérieur que les femmes : 42 heures par semaine en moyenne en Europe, contre 37 heures pour les femmes. Ce qui explique d’ailleurs qu’ils soient plus nombreux (46 %) que les femmes (43 %) à souhaiter réduire leur temps de travail, note Eurofound.

    Inégalité dans l’exécution des tâches

    Faire les courses, la vaisselle, le petit déjeuner, le ménage, enlever le rouleau de papier toilette vide… régulièrement, pour ne pas dire tout le temps, c’est l’apanage des femmes. « Dans un avenir proche, nous présenterons une application permettant de comptabiliser les tâches ménagères effectuées par les différents membres de la famille, afin de connaître les heures de travail que nous nous devons les uns aux autres à la maison et de pouvoir ainsi réorganiser notre temps de travail à la maison », annonçait Irene Montero à Genève.

    Tous les journaux s’en donnent à cœur joie. Les dernières données de l’INE, l’INSEE espagnol, « 76,5 % des femmes effectuent la majeure partie des tâches ménagères, contre 23,5 % des hommes ». Le côté amusant est qu’Ana Iris Simón explique, pour El País, que dans les villes de plus de 50 000 habitants (El Ejido, Ceuta, Marbella et Melilla) les hommes ne cuisent même pas les œufs. « Il serait curieux de croiser ces données avec celles relatives à la consommation de jambon. »

    Il est incorrect semble-t-il de dire « j’aide ma compagne, mes colocs, ma femme… » dans les tâches ménagères, elles doivent être réalisées tout simplement. Alors peu importe la personne qui s’en occupe. Le but est de remettre en question les usages, mais pas besoin d’application pour ça, juste du bon sens, enfin j’espère.

  • Insolite : La ligue contre l’abus des poignées de main

    Insolite : La ligue contre l’abus des poignées de main

    En ce jour du 20 mai 1923, un article dans L’Ouest-Éclair mentionnait l’étonnement. Le journaliste se prenait à rêver qu’une personne fonde la fameuse ligue contre l’abus des poignées de main. Il y a tout juste 100 ans, les microbes, virus et autres germes semblaient effrayer les Français. Il est vrai que la grippe dite « Espagnole » restait ancrée dans les mémoires. Cette pandémie fit 50 millions de morts. Le malaxage des phalanges, en signe de virilité, s’opérait une douzaine de fois par jour pour tout un chacun.

    Le salut diffère selon les époques. Dans le livre « Histoire de la politesse : de 1789 à nos jours », de Frédéric Rouvillois, il apparaît des phases distinctes. Son étude porte quatre périodes :

    • De 1789 à 1800 : l’âge de la Révolution
    • De 1800 à 1914 : âge d’or de la politesse bourgeoise
    • De 1914 à la libération : temps des ruptures
    • Après 1950 : ère des incertitudes

    Paul Olivier pour le quotidien expliquait que les médecins « sont tout disposé à proscrire, non seulement l’abus des poignées de mains, mais leur usage ». Il vient à comparer un champ de culture à une main. Mentionnant que les microbiologistes ont calculé que 80 000 bacilles par centimètre carré peuplent nos mains. Le journaliste prenait alors l’exemple de nos chers représentants du Peuple. « Un honnête citoyen ne distribue pas moins de douze poignées de main à la journée et je ne parle pas des députés et sénateurs qui y vont facilement de leurs douze douzaines… »

    Le libre-échangisme à la ronde des bacilles et des miasmes…

    La nudité du cou est comme celle des mains, elle ne dévoile pas au début du XIXe siècle. Le salut à la française, explique Frédéric Rouvillois « c’est à l’inférieur qu’appartient l’initiative : à l’homme, donc. »

    Au XIXe siècle, concernant la poignée de main, c’est tout le contraire. Selon les us et coutumes de l’époque, « c’est toujours à la femme qu’il revient de tendre la main la première ». La raison en est simple dans sa compréhension. « C’est la reine qui parle la première, et dans les rapports mondains, la femme est reine ».

    Oui toutes les femmes sont des reines, ce n’est pas moi qui le dis, mais Yannick Noah dans sa chanson Les Lionnes : « Mais tu sais les lionnes sont vraiment des reines ».

    La main d’une femme, donc d’une Reine, ne doit pas être saisie par l’homme. Lorsque l’homme serre la main d’une femme, cela doit être fait avec délicatesse, franchise. Ce geste doit se faire sans rapidité ni lenteur suspecte. Tout un art. (Crédits : nicnicnic78/Pixabay)

    Ce geste était réservé à de grands instants de la vie : fiançailles, mariage, départ pour les colonies, la guerre… Sauf que pour Paul Olivier le dégoût ou a précaution était de mise : « Voyez quelle effrayante circulation de pneumocoques ou de streptocoques favorise inconsciemment notre courtoisie ! C’est le libre-échangisme à la ronde des bacilles et des miasmes… »

    La poignée de main : tout un symbole

    Deux styles s’opposent, comme le french kiss, ou les french fries, le style à la française se répand sur terre.

    Pour les poignées de main, deux genres sont connus : la Française et le shake-hand à l’anglaise. Le jeu d’égal à égal fait de la poignée de main son symbole après la Révolution française. Pour autant elle est symbolique. Au temps des Romains, les protagonistes se saluaient comme le chef d’œuvre cinématographique « Ben-Hur » par une empoignade des avant-bras. Ils vérifiaient ainsi si une arme se dissimulait dans la manche.

    « Il y a des gens à qui je tends la main, mais à qui je ne la serrerais pas pour tout l’or du monde », évoquait un mendiant à Paul Olivier sur le parvis d’une église parisienne. La manière dont est effectuée la poignée de mains révèle beaucoup de choses sur les personnes concernées. (Crédits : Schorsch/Pixabay)

    Elles étaient interdites durant la période durant la période du SARS-CoV-2. Depuis cette période rare sont les personnes à se saluer de la même manière qu’avant. Fin février 2020, un article de L’Indépendant relate que la Ligue de football professionnel et la fédération prenaient des précautions. Deux années passent, le 28 juillet 2022 le président de la République française, Emmanuel Macron accueillait Mohamed Ben Salmane sur le tapis rouge à l’Élysée. Une longue poignée de main était échangée, mais cette visite divisait la classe politique française. La poignée de main est devenue incontournable au niveau de la communication politique. Elle évoque pour les plus âgés, la conclusion d’une vente, d’un accord par simple serrage de phalange, quand la parole d’un homme avait encore de la valeur…

  • Ça en jette de sabler le champagne !

    Ça en jette de sabler le champagne !

    Les examens de fin d’année comme le baccalauréat ou encore le brevet des collèges arrivent. Chers parents qui, en secret œuvrent toute leur vie pour le meilleur de vos enfants, courage ! Ce n’est pas parce votre chérubin de trust pas la meilleure note, qu’il n’est pas intelligent. Si c’est le fait de réciter sans comprendre formules alambiquées, théorèmes, ou citation de grands auteurs… alors vive « l’intelligence artificielle ». Les diplômes ne font pas les gens brillants, ni l’argent ne fait le bonheur, mais les deux contribuent à la rapidité d’un bonheur.

    L’essor de Chat GPT fait la part belle à l’intelligence artificielle. Cette course effrénée pour faciliter les tâches, est-elle une avancée ? Si cet outil est pratique pour de nombreuses choses, il faut cependant « garder raison » s’écrie M Sépa Phot.

    « Peut-être que les gamins vont pouvoir passer notre certificat d’études ? », s’interroge le passionné.

    « Tu te rappelles les sujets », questionne Séki.

    « Non, c’est loin tout ça », s’esclaffe-t-il.

    Pendant qu’il répondait, il se dirigeait vers la bibliothèque.

    « Ah, ça y est », s’écria-t-il triomphalement

    Le calcul des confitures comme les problèmes de robinetterie ou de train, font la part belle aux souvenirs des personnes aux cheveux gris. (Crédits : Silvia/Pixabay)

    Une ménagère achète 10 kg de prunes à 0,90 F le kg pour faire des confitures. Elle retire 2,5 kg de noyaux. Elle ajoute un poids de sucre égal à celui de la pulpe. Le sucre vaut 1,26 F le kg. Elle fait cuire le mélange sur un réchaud électrique consommant 500 W à l’heure. La cuisson dure 1 h 30, elle fait perdre au mélange 1/5 de son poids. Le kWh d’électricité vaut 0,32 F.

    1° Quel est le poids des confitures obtenues ?

    2° On met la confiture dans des pots de 500 g. Combien pourra-t-on en remplir ?

    3° Quel est le prix de revient d’un pot ?

    « Vous avez une heure » s’amusa-t-il.

    C’est à cet instant qu’il prit son pied. Une expression qui semble-t-il a quelque peu évoluée. Elle aurait plus tendance à se rapprocher d’une joie pareil une personne qui finit son premier marathon, ou plus grivois à une personne qui « se fait Lebron James ». Pourtant, l’expression n’a pas grand chose à voir avec son origine. Prendre son pied remonte au temps des corsaires.

    À cette époque lointaine, après une bataille et un pillage en bonne et due forme, venait le partage. L’unité de mesure était le pied. Prend son pied voulait alors dire prendre sa part du butin. Pour le dépenser auprès des péripatéticiennes. « Askip, ils avaient la hype d’être rapta auprès d’une tchoin ». Prendre son pied est aussi ce qui caractérisait la joie de Thierry Roland un certain 12 juillet 1998 quand il s’écria « Quel pied ».

    J’aime les liqueurs ; c’est ma folie ; il y en a dans ce cabinet ; vous allez voir comme je sable

    Dancourt, l’Opérateur Barry, sc. 12.

    Quand on pense aux personnes qui sablent le champagne, après avoir sabré la bouteille, ça en jette ! Si sabrer le champagne se fait à l’aide d’un sabre, ou d’un autre outil, le sabler est autre chose. Celle-ci se réfère au métal en fusion que les fondeurs versent dans le moule constitué de sable. Surtout à sa rapidité, comme celui qui vide un verre, qui le boit d’un trait. « Il a une descente que je n’aimerais pas monter en vélo », ponctua son gendre.

    Le champagne sablé ou sabré donne du plaisir aux personnes qui apprécient le breuvage. (Crédits : Guido Reimann/Pixabay)

    Quant à « ça en jette », restons dans le raisin. En effet c’est le jus extrait du fruit qui en fait un mets savoureux. L’expression peut paraître capillotractée. Puisque ça en jette fais référence à l’élégance et le chic d’une personne. L’essence même de l’image que l’on se fait de l’apparence, comme de la couverture d’un livre : Méfiez-vous des fruits trop alléchants ! Sinon, avez-vous fini le problème de mathématiques ? Attention aux valeurs, il y a 1000 watts dans un kilowatt.