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  • Usitée et mal connue, l’expression faire grève est de rigueur

    Usitée et mal connue, l’expression faire grève est de rigueur

    Vendredi 14 avril 2023, le conseil des sages se portera sur la constitutionnalité de la loi sur lé réforme des retraites. Ce projet endossé par le gouvernement de la Première ministre Élisabeth Borne et du président Emmanuel Macron sera-t-il adoubé ? Quoi qu’il en soit, savez-vous d’où est issue l’expression « faire grève » ? Sans être de mèche pour ne pas me faire alpaguer, il est de bon aloi de vous expliquer. Quatre expressions françaises en une seule fois, de quoi faire parler ce cher M Sépa Phot, une fois de plus.

    L’actualité française ne vit qu’à travers les réformes et surtout celle de la « Retraite ». Jeune pensionné le Berd’huisien vit paisiblement dans cette commune de l’Orne. Sauf qu’il ne se passe pas un jour sans que le sujet des grèves ne fasse la Une de la presse. Tandis que les nouvelles fraîches arrivent avec la baguette moulée toute chaude, Mme Kharéson s’épanche sur la presse.

    « Tu as vu les derniers sondages sur la réforme », questionne-t-elle

    « Oui, c’est de plus en plus difficile pour le gouvernement »

    Mais les heurts en France sont légion. Depuis le 13 mai 1958 jusqu’à aujourd’hui, chaque époque son combat.

    « D’ailleurs sais-tu d’où vient l’express… »

    « Non, mais je t’écoute », coupa-t-elle

    « Alors, je vais t’expliquer », sourit-il

    Beaucoup de choses viennent de la capitale française, Paris. L’expression « les poulets » dont sont surnommés les policiers naît du fait que sur l’île de la Cité se trouvait le marché aux volailles. Suite à l’incendie de la préfecture de police lors de la Commune de Paris, en 1871 la police judiciaire déménage. Elle s’installera en 1913 dans ses nouveaux locaux au 36 quai des Orfèvres sur les lieux mêmes du marché aux volailles. C’est d’ailleurs là-bas que Jules Bonnot de la bande du même nom se fait alpaguer.

    La bande à Bonnot dont le cerveau Jules Bonnot dit le Bourgeois mourut en 1912. Sa bande multipliait vols, braquages et meurtres sur tout Paris. Les survivants à l’assaut de la police furent condamnés pour la plupart à mort, d’autre aux travaux forcés à perpétuité les derniers à la prison. (Crédits : DR)

    Se faire alpaguer est associé aux manteaux en alpaga. Particulièrement coûteux, ils attiraient les convoitises de tous les voleurs. Parfois, ils se faisaient alpaguer en flagrant délit de vol. Mais souvent, ce n’est pas un, mais deux malfaiteurs qui tombaient dans les filets de policiers. Ces personnes étaient de mèches. Étymologiquement de l’italien mezzo, qui veut dire moitié, les bandits liés par des intentions généralement mauvaises, écopaient de la même sanction.

    Manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 9 janvier. (Crédits : Le Monde)

    Remontons au XIIIe siècle. Être de bon aloi est souvent confondue avec de bon augure. La qualité est liée à l’aloi, mais rien à voir avec nos forces de l’ordre. L’aloi était la quantité d’or et d’argent présent dans les pièces de monnaie. Si la qualité de l’alliage n’était pas au rendez-vous, la monnaie était de bas aloi. Mais revenons à nos moutons. Au tout départ faire grève fait référence à la place de Grève à Paris.

    L’île de la Cité à Paris. (Crédits : Dezalb/Pixabay)

    La Place de l’hôtel de ville se nommait place de Grève pour une bonne raison. La grève est le terrain uni et sablonneux le long de la mer ou d’une grande rivière, ici la Seine. La Grève à côté de l’hôtel de ville fut le lieu où se faisaient les exécutions durant cinq siècles. Les ouvriers sans travail se réunissaient sur cette même place pour en trouver un. Au XIXe siècle, les mêmes ouvriers, en colère, commençaient à se réunir pour réclamer de meilleurs salaires et des conditions de travail plus humaines. Les patrons ne cédant pas, les ouvriers décidaient de stopper tout travail. Voici l’origine de l’expression « faire grève ».

  • L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    Le 23 mars 2023, Cl0P revendiquait la cyberattaque contre l’entreprise française Lasotel. Les opérateurs usants du ransomware Cl0P ont diffusé le 3 avril 2023, sur leur site de fuite près de 11 GB de données compressées. Au final ce sont plus de 19 GB d’informations confidentielles qui sont à la portée de tout un chacun. L’entreprise fait partie d’un ensemble de sociétés sur l’hexagone victime de cyberattaque. Dont la première victime au mois de mars était la ville de Lille et la dernière le 30 mars Théus Industries.

    L’entreprise qui fournit des « solutions d’infrastructures réseau, de connectivité, de téléphonie et d’hébergement sur un réseau performant et sécurisé afin de garantir une qualité de service optimale » voit ses données exposées. Au total 15 fichiers de 700 MB et un de près de 596 MB délivre 19,1 GB d’informations de l’opérateur d’infrastructure. Des fichiers de coordonnées d’entreprises clientes au format Json, des fichiers de données format CSV de plusieurs tailles dont un de 3,2 GB…

    C’est un total de plus de 21 millions de fiches uniques comprenant des données GPS, professionnel ou individuel, l’adresse jusqu’à l’état de déploiement des systèmes que les cybercriminels ont ainsi fait fuiter : factures, documents de présentations, fichiers clients, documents de signature électronique d’e-mail… (Crédits : capture d’écran/Cl0P)

    Au début du mois de mars, la capitale du Nord subissait une attaque cybernétique. Durant la conférence de presse, la municipalité se voulait rassurante, mais consciente de la cyberattaque. « Le diagnostic technique est à cette heure toujours en cours pour déterminer l’origine et la gravité de l’intrusion ». C’est maintenant chose faite. Le 27 mars 2023, le groupe Royal Ransomware a revendiqué l’attaque qui avait visé la mairie de Lille début mars en publiant 350 GB des données dérobées sur leur site Darknet, le post est repéré par LeMagIT et Zataz.

    « Dans une note interne diffusée vendredi 31 mars aux employés de la mairie, la Ville précise que parmi les données volées se trouvent les coordonnées bancaires des agents et des élus municipaux de Lille », révèle France Bleu. (Crédits : aichinger76/Pixabay)

    Les cybercriminels du groupe « Royal Ransomware » indiquent sur leur site darknet que leurs divulgations représenteraient que 10 % des fichiers détenus. Cela sous-entend qu’ils seraient en possession de 3,5 TB de dossiers appartenant à la mairie de Lille. La commune invite ses agents et élus à surveiller leur compte en banque.

  • À quel âge puis-je partir à la retraite ?

    À quel âge puis-je partir à la retraite ?

    Depuis plusieurs semaines la France est en pleine lumière due à la réforme des retraites. Cette volonté est celle du président de la République Emmanuel Macron. La raison invoquée est un déficit du système des pensions. Grâce à l’article 49-3 de la constitution française, la Première ministre, Élisabeth Borne, a fait adopter la loi sans vote. Mais depuis quand ces fonds de pension existent en France ? Quels bouleversements depuis l’instauration de la sécurité sociale à la sortie de la Seconde Guerre mondiale ?

    La retraite ou pension de retraite existe depuis Ambroise Croizat. Grâce à ce ministre du Travail et de la Santé, issu du parti communiste, l’ensemble des salariés est assujetti au système. Le système par répartition est né. Donc les actifs cotisent et assurent le règlement des pensions. Vingt-et-un ans après, le minimum vieillesse voit le jour, en 1956. Le 31 décembre 1971, la loi Boulin rehausse la durée de cotisation requise de 30 à 37,5 ans pour obtenir une pension à taux plein. L’âge pour prétendre à toucher la pension est de 65 ans avec 150 trimestres. Avec pour base de calcul les dix meilleures années.

    Tous les métiers connaissent une pénibilité. Les travailleurs pensent sans cesse à leurs retraites, certains plus que d’autres. (Crédits : Sabine van Erp/Pixabay)

    L’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République rebat les cartes. L’ordonnance du 26 mars 1982 abaisse l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant les annuités requises. Une décote est appliquée pour obtenir les 150 trimestres nécessaires. Le constat est effectué treize années plus tard. Édouard Balladur augmente de dix le nombre de trimestres et passe des dix aux 25 meilleures années.

    Le 12 octobre 2010 partout en France des manifestants, ici à Lille, défilaient pour protester contre la réforme de la retraite du président de la République Nicolas Sarkozy (Le projet de reporter l’âge à 62 ans). les travailleurs des transports, les enseignants et les fonctionnaires ont cessé le travail pour tenter de mettre un terme aux réformes. (Crédits : Denis Charlet/ AFP)

    En effet, pour les fonctionnaires, « le traitement de référence retenu pour la liquidation est traitement brut indiciaire correspondant à l’emploi effectivement détenu depuis au moins 6 mois au moment de la cessation de service. » Il correspond aux six derniers mois. « Pour les salariés du secteur privé, le salaire utilisé pour le calcul de la pension du régime général est la moyenne des 25 meilleurs salaires portés au compte de l’assuré, revalorisés comme les pensions (c’est-à-dire, depuis 1987, en fonction de l’inflation) » indique la Cour des comptes.

    « La prise en compte de la pénibilité continuera à se faire par le régime des catégories actives – policiers, surveillants pénitentiaires, pompiers, aides-soignants, éboueurs et égoutiers, etc. – dont les principales caractéristiques seront maintenues, permettant un départ anticipé jusqu’à cinq ou dix ans avant l’âge légal de droit commun. Seront également maintenues inchangées les bonifications de la durée d’assurance attachées à certains de ces métiers », relate le dossier de presse.

    Les deux articles ayant crée la polémique ont été écrit il y a 65 ans, l’âge précisément de départ à la retraite à taux plein. La constitution de la Vème République française s’affiche au Sénat. (Crédits : Romuald Pena)

    Mais quand partirons-nous à la retraite ? Quand en 2010, le ministre Éric Woerth s’attaque aux retraites, les syndicats apportent de nombreuses grèves. L’effet escompté n’aura pas lieu. L’âge légal de départ à la retraite passe de 60 à 62 ans et à taux plein de 65 à 67 ans. La réforme engagée par le gouvernement fait l’unanimité de la part des Françaises et Français selon les sondages, ils sont contre. D’autant que le gouvernement à dégainé l’article 47-1 et l’article 49-3 de la constitution française. L’âge légal de prise de retraite serait alors de 64 ans pour une retraite à taux plein inchangé. Des systèmes de retraites dit spéciaux ne sont pas touchés par la réforme. Le conseil constitutionnel rendra son verdict le 24 avril 2023.

  • BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    Lundi 27 mars 2023, le site de l’Assemblée nationale a été mis hors ligne quelques heures. Une attaque par déni de service distribué (DDoS) est à l’origine du dysfonctionnement. L’attaque cybernétique serait l’œuvre du groupe #NoName057 (16). L’entité qui se revendique prorusse affiche sur le réseau Telegram ses attaques. La réforme des retraites engagée par le gouvernement français, n’est en rien l’élément déclencheur. Le soutien de la France à l’Ukraine serait le grief.

    Durant la majeure partie de la journée de lundi, le site WEB de l’Assemblée nationale affichait « Le site est actuellement en maintenance ». L’attaque serait due au soutien de la France à l’Ukraine. Ce, dans le conflit qui l’oppose à la Russie depuis plus d’un an. Le groupe pro-Kremlin est à l’origine d’une série d’attaques DDoS au cours des derniers mois. Ses victimes sont notamment des aéroports polonais et des sites WEB administratifs après que Varsovie ait livré des chars Leopard à l’Ukraine. Des cibles existent au Danemark, en République tchèque, Finlande et en Lituanie relate Politico.

    Le message affiché par le site de l’Assemblée nationale à la suite de l’attaque DDoS revendiquée par le collectif NoName057 (16), ce lundi 27 mars 2023. (Crédits : Capture d’écran)

    L’accès au site de la chambre basse a été rétabli aux alentours de 17 heures, le 27 mars. L’attaque « est restée circonscrite à l’accès au site et n’a pas eu de conséquences sur son fonctionnement […] ni sur les données des parlementaires et des agents », relate l’Assemblée dans un communiqué de presse.

    Le groupe d’opérateurs derrière NoName057 (16) ciblait plusieurs banques danoises lors d’une attaque par DDoS mardi 10 janvier 2023. Parmi elles figuraient certaines des plus grandes institutions financières, dont la Jyske Bank et la Sydbank. (Crédits : Johan Wessman/CC BY 3.0)

    Selon le dernier rapport publié par l’ENISA, la crise russo-ukrainienne définit une nouvelle ère pour la cyberguerre et l’hacktivisme. « Le paysage des attaques DDoS, à l’instar de ce qui s’est passé pour COVID-19 après 2019, a été affecté par les changements géopolitiques introduits par la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a débuté le 24 février 2022 lorsqu’une série d’attaques coordonnées a été lancée contre le gouvernement ukrainien et les institutions financières. »

    Le ransomware Play News revendique l’attaque de BMW France. Selon toute vraisemblance, les opérateurs laissent jusqu’au 9 avril 2023 à l’entité pour négocier. Passé ce délai, les données seront probablement publiées comme c’est le cas pour La Cave Beblenheim ou le cabinet d’expertise comptable Paillet & associés par LockBit 3.0. (Crédits : capture d’écran)

    Lundi 27 mars 2023, c’est également le système informatique de l’entreprise Séché Environnement qui était victime d’une cyberattaque. L’origine de cette attaque n’est pas encore identifiée, mais Séché Environnement a déposé plainte explique France Bleu.

  • Je porte un toast à votre anniversaire Thibaud

    Je porte un toast à votre anniversaire Thibaud

    Souvent entendue, jamais égalée la formule peut porter à confusion. Car, les personnes lèvent un verre, et rarement un toast. Mais que vient faire ce mot à l’apparence anglaise dans une expression bien française ? Si dorénavant, on souhaite le meilleur sur le succès social, professionnelle ou en mariage, elle ne l’est que depuis peu de temps. Seriez-vous tombé dans le panneau ? J’avoue n’y avoir vu que du feu, bercé par de tendres illusions de mes connaissances.

    Que ce soit lors d’une union, pour une remise de diplôme, célébrer un bonheur, une réussite… en France il est de coutume de lever son verre pour porter un toast. Que ce soit dans les hautes Pyrénées ou sur la côte d’opale, les us sont respectés. Mais savez-vous d’où vient cette expression ? Malgré votre excellente intuition, il ne provient pas d’Angleterre où règne le Roi Charles III. Le mot toast vient du vieux français pour « tostée, rotie », issu du XIIIe siècle. Rien à voir avec la guerre de Cent Ans qui voit s’affronter Anglais et Français du 24 mai 1337 au 9 octobre 1453. Cette dernière se clôt par le Traité de Picquigny signé le 29 août 1475. Bien qu’il est possible que les deux souverains, Édouard IV et Louis XI, aient porté un toast.

    Le toast est le morceau de pain positionné au fond du verre dans lequel il était versé de la bière ou du vin. Entre la fin du XVIIe et l’entrée dans le XVIIIe siècle, il se disait que l’on « toastait une dame ». Une façon cavalière ou non, de boire à sa santé. (Crédits : Frank Oschatz/Pixabay)

    Le mot toast est entrée dans le langage d’un côté ou de l’autre de la manche. Son origine « tostée » qualifie la tranche de pain grillé que l’on plonge dans une boisson. Mais une légende associe la monarchie britannique à cette pièce de pain. Sous le règne de Charles II, lorsque les hommes portaient un toast envers une femme, leurs verres contenaient un morceau de pain grillé. L’expression est passée dorénavant pour tout un chacun, et toutes occasions.

    Comme figé dans les phares d’une automobile, tomber dans le panneau et ne rien voir venir. (Crédits : Thomas G./Pixabay)

    Si vous êtes tombé dans le panneau de l’origine du mot, vous êtes comme fait comme un lièvre. En effet, le panneau était un filet dont se servaient les personnes voulant capture du petit gibier. Pas besoin de s’approcher de la cible pour l’attraper. Issue du XVe, l’expression ne cesse d’évoluer. Ainsi tendre un panneau à quelqu’un est lui donner l’occasion de piéger à bon escient quelqu’un. Il est tombé dans le panneau de la publicité.

    La publicité use de stratagèmes à des fins commerciales. Ici le paon hypnotisé par son plumage, sa future compagne appuyée d’un son tellement bas en fréquence que peu l’entende. Ni les prédateurs, ni les êtres humains ne sont en capacité de le percevoir. (Crédits : JenniferStr/Pixabay)

    C’est ainsi que les publicitaires semblent joués de nous. Nous n’y voyons que du feu, ébloui par la lumière, ici les promotions, pour nous faire acheter un bien inutile. De là à employer ces trois expressions dans un même paragraphe, il n’y a qu’un pas. « L’homme abasourdi du tour de magie porta un toast à l’artiste. N’y voyant que du feu, le prestidigitateur joua sur l’illusion du tour de passe-passe. L’homme pourtant averti tomba dans le panneau », raconte Sépa Phot.

  • La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La célèbre firme qui possède Lamborghini, Fiat Group, VAG, Brembo et celle au cheval cabré a subi sa troisième cyberattaque déclarée depuis 2021. En premier Speroni part le ransoware Everest avec un accès FTP, 900 Go de dessins AutoCAD, plus de250 Go de fichiers PST… En 2022 RansomEXX affirmait sur son site de fuite détenir 6,99 Go de données sous forme de 15 fichiers compressés. La marque italienne a informé les personnes touchées par l’attaque dans un communiqué lundi 20 mars 2023.

    Ferrari S.p.A. a été contacté par un acteur avec une demande de rançon. Dès réception de la demande, la compagnie affirme avoir débuté une enquête en collaboration avec une entreprise de cybersécurité. Elle a aussi informé ses clients sur l’exposition potentielle des données et de la nature dudit incident.

    « Nous prenons au sérieux la confidentialité de nos clients et comprenons l’importance de cet incident, c’est pourquoi nous vous en avons informé rapidement », conclut le billet.

    Le communiqué de presse est clair : « Par principe, Ferrari n’acceptera pas de rançon, car le paiement de telles demandes finance des activités criminelles et permet aux acteurs de la menace de perpétuer leurs attaques. »

    RansomEXX diffusait sur son site 14 fichiers de 500 Mo et un de 150 Mo compressés en février 2022. (Crédits : capture d’écran/RansomEXX)

    La compagnie reconnaît que certaines données relatives à leurs clients ont été exposées, à savoir des noms, des adresses, des e-mails et des numéros de téléphone. « Cependant, d’après notre enquête, aucun détail de paiement et/ou numéro de compte bancaire et/ou autre information de paiement sensible, ni aucun détail sur les voitures Ferrari possédées ou commandées n’a été volé. » L’entreprise s’est par ailleurs refusée à tout commentaire sur l’une ou l’autre violation, invoquant une enquête criminelle en cours.

  • Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    En décembre 2022, la santé de 5,5 millions de Colombiens se trouvait impactée. Keralty, groupe d’EPS Sanitas et Colsanitas, confirmait que ses services informatiques avaient fait l’objet d’une cyberattaque. L’impossibilité de se connecter aux différentes plateformes pour prendre rendez-vous. Les utilisateurs des EPS (NDLR Entidades Promotoras de Salud) s’inquiétaient, à juste titre de l’indisponibilité des portails web de ces institutions de santé, ainsi que de l’application de chacune d’entre elles.

    La crainte semblait être légitime. Comme à l’accoutumée, la demande de rançon en échange de non-diffusion des informations volées était de mise. L’entité, administratrice du fournisseur de soins de santé Sanitas, refusa de payer. Le lundi 13 mars 2023, la compagnie d’opérateurs derrière le ransomware RansomHouse publiait les données du groupe Keralty. Au total, les renseignements extirpés représentent 3 TB compressés, volées lors de l’’attaque cybernétique du 27 novembre 2022.

    Sur son réseau Telegram, RansomHouse affirmait que la moitié des données était éditée et que le solde était à vendre. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse/Telegram))

    Dans les infos sont contenus des fichiers avec les identifiants, les numéros de téléphone, les adresses des patients, des salariés des EPS, ainsi que des fournisseurs de produits médicamenteux tels que la chaîne de pharmacies Cruz Verde. Les pathologies des patients ont été révélées à travers la divulgation des dossiers médicaux.

    « […] Keralty continue de mettre en œuvre les plans d’urgence nécessaires au maintien du service. Notre principale priorité est et reste de prendre soin de la santé et du bien-être de nos membres. Pour cette raison, nous regrettons les inconvénients que cette situation a générés », expliquait le groupe. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse)

    L’agence révèle que « les enquêtes menées par le SPE lui-même ont confirmé la violation des informations personnelles de 241 589 utilisateurs, une situation qui exige que Sanitas informe chacune des personnes affectées par cette situation spécifique de manière opportune, véridique et complète », relate infobae. Depuis, RansomHouse a publié trois nouvelles victimes sur son site de fuite : : Indonesia Power (0,6 TB de données), E&S Heating & Ventilation Ltd. (0,6 TB) et Saint Kitts and Nevis (2, 7TB).

  • Cyberattaques d’hôpitaux en Europe, Espagne, Belgique et France

    Cyberattaques d’hôpitaux en Europe, Espagne, Belgique et France

    En Espagne, depuis le dimanche 5 mars 2023, l’hôpital Clínic de Barcelone est confronté à une attaque cybernétique. Le retour s’opère au bistouri. Selon les informations, l’hôpital Saint-Pierre dans le centre de Bruxelles a dévié les appels d’urgences (112) vers d’autres établissements. Les urgences ont été provisoirement fermées. En France, c’est le CHU de Brest qui a subi une attaque cybernétique le 10 mars. « Un fonctionnement en mode dégradé est en place », a ajouté l’ARS.

    Selon les informations communiquées par l’ARS de Bretagne l’hôpital aurait effectué le nécessaire dès la découverte de l’incident. Une cellule de crise est activé. L’ANSSI effectuent des opérations de renforcement au niveau de la sécurité. Les consignes ont été données à l’ensemble des personnels. « Nous avons interdiction absolue de nous connecter à internet ou d’envoyer des mails », relate une salariée au journal Ouest-France. Le 8 février dernier, le CERT santé faisait état de 588 déclarations d’incidents de cybersécurité en 2022, dont 27 par ransomware.

    Au sein de l’hôpital barcelonais, le personnel est de retour au papier crayon, sans avoir accès au dossier des patients informatisés. Comme c’est le cas dans chaque établissement de santé victime d’une attaque cybernétique, avec une mise à l’isolement de son réseau et des systèmes d’information. (Crédits : Francisco Àvia/Hospital Clínic)

    Deux jours avant la déclaration du CERT, le CHU de la Réunion est victime d’une cyberattaque. La direction communiquait qu’elle était « contenue ». De l’autre côté, le groupement hospitalier de territoire Nord-Ardenne (GHT) revient petit à petit à la normale cinq mois après la tentative échouée d’un ransomware. « La réouverture du système d’information du GHT sur l’extérieur se fera progressivement […] »

    Retour à la normale en Belgique

    Samedi 11 mars, dès les premières heures, une panne généralisée rendait inaccessibles de nombreuses applications, dont les dossiers des patients. Si tout semble être revenu à la « normale », les responsables de l’hôpital se disent prudents sur l’évolution possible. Selon le journal belge La Libre l’hôpital n’a pas eu à subir, au stade actuel de l’enquête, ni fuite ni vol de données. Le site internet n’était pas accessible le 15 mars 2023, il est de retour en ligne dès le lendemain.

    « Pour l’heure nous n’avons pas constaté de vol ou de fuite de données médicales […] les investigations sont toujours en cours », assure le CEO. Les autorités n’ont pas communiqué sur l’origine, l’objectif, ni si une demande de rançon a été réclamée. Lundi matin, toutes les activités de consultations et d’hospitalisations programmées seront assurées normalement.

    L’hôpital de Barcelone panse ses plaies

    L’Hôpital Clínic de Barcelona se remet lentement de la cyberattaque dont il a été victime la semaine dernière. Le ransomware à l’origine est RamsonHouse, menace de publier et de revendre les données volées s’il ne payait pas 4,5 millions de dollars. Le gouvernement catalan a déjà prévenu qu’il ne paierait pas un cent. Des informations sensibles dont des essais cliniques sur le cancer et les maladies auto-immunes, domaines dans lesquels l’hôpital est à l’avant-garde seraient susceptibles d’être diffusées.

    Une femme observe un écran avec le message d’erreur de non-accessibilité du site WEB dans l’un des couloirs du Clínic, lors de la cyberattaque. (Crédits : Manu Mitru/ElPeriodico)

    Pour l’instant, seuls 30 % des serveurs sont remis en ligne. L’ensemble est en train d’être analysé pour s’assurer qu’il n’y a aucune trace persistante, ni de code endormi pour une octroyer une backdoor ou autre danger. Ce travail est effectué conjointement par la Direcció de Sistemes d’Informació et de l’Agència de Ciberseguretat de Catalunya.

  • Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Une tentative d’escroquerie sévit en Espagne depuis le début du mois de mars 2023. Comme partout, l’inflation grimpe. Comme en France, une aide est distribuée à la population sous condition de ressources. Le montant est de 200 euros. Il n’en faut pas plus pour sorte de leurs tanières, les escrocs. À travers des SMS, une campagne de smishing vise à voler les données personnelles et bancaires. Comme la fraude au CPF en France, les malfaiteurs jouent sur la non-possibilité de distribution de l’aide.

    Sous couvert de manque d’informations, les escrocs vous demandent de cliquer sur le lien pour confirmer. Vous arrivez sur un faux site, plus ou moins, bien réalisé. Il vous y est demandé de compléter vos informations. De la même façon que par courriel, le smishing usurpe l’identité d’entreprises ou d’institutions. Ils se servent ensuite pour tenter de se connecter à vos différents comptes.

    Si par méconnaissance, ignorance, inadvertance vous avez visité l’URL et complété les informations, il faut contacter votre banque. Sur plusieurs mois, il faudra surveiller vos comptes et porter plainte auprès des organismes. Les criminels ont effectué une copie de l’organisme visé, la Agencia Tributaria.

    Dans le formulaire, il est notifié de remplir votre nom complet, le numéro de téléphone, l’adresse, code postal. Mais également votre numéro de carte bancaire, la date d’expiration de la carte, code de sécurité et code PIN de la carte. En cas de doute, il faut jouer de son bon sens, ou contacter l’organisme directement. (Crédits : Oficina de Seguridad del Internauta)

    Les malfaiteurs jouent sur le fait qu’il ne reste que quelques jours, jusqu’au 31 mars 2023, pour compléter sa demande, pour un versement trois mois plus tard.

  • L’hôpital Clínic de Barcelona victime du ransomware Ransom House

    L’hôpital Clínic de Barcelona victime du ransomware Ransom House

    Depuis le dimanche 5 mars 2023, l’hôpital Clínic de Barcelone est confronté à une attaque cybernétique. Ce qui a obligé établissement a annuler entre 2 000 et 3 000 consultations de spécialistes lundi 6 mars. Ils ont été contraints de reporter 150 opếrations non urgentes. Selon ZDNet, les opérateurs réclament la somme de 4, 25 millions d’euros. Le rétablissement des systèmes d’information se fait au goutte à goutte. Selon la direction de l’hôpital, 15 % seraient à nouveau en ligne.

    Le principal centre médical catalan avec le Valle de Hebron, a maintenu son activité au service des urgences, selon son directeur médical, Antoni Castells. Les 800 patients hospitalisés ont reçu des soins normaux. En ce qui concerne les accidents vasculaires cérébraux et les crises cardiaques survenus dans la journée, ils étaient dirigés vers d’autres hôpitaux. Dès le premier jour, les services d’urgence ont été maintenus aux trois niveaux, y compris la prise en charge des victimes d’agressions sexuelles.

    Grâce au travail coordonné du département des systèmes de l’hôpital, des Mossos d’Esquadra et de l’Agence catalane de cybersécurité, « […] nous avons réussi à remettre en ligne 15 % des systèmes de l’hôpital. Les systèmes de contingence ont permis de récupérer 90 % de l’activité chirurgicale complexe, 40 % de la chirurgie ambulatoire, 70 % des consultations externes et les codes d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus », expliquait l’établissement de soins. L’enquête est en cours pour déterminer si des documents confidentiels sur les traitements en oncologie et les maladies auto-immunes ont été volés. Les Mossos D’esquadra ont fait appel à Interpol.

    Le premier constat indique que plus de 4 000 examens ambulatoires, 300 interventions chirurgicales et à minima 11 000 visites ambulatoires n’ont pas été effectués. Les patients en radiothérapie oncologique ont été dirigés vers les hôpitaux Santo Pablo et Vall de Hebron. « Cette cyberattaque a coupé l’hôpital du monde extérieur et de nos patients. Il n’y a aucun doute sur l’engagement des professionnels de l’hôpital, qui ont fait un grand effort pour récupérer l’activité en travaillant avec des difficultés et de manière très manuelle », a déclaré le Dr Antoni Castells.