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  • Cyberattaques de l’université de Saragosse et de l’école polytechnique de Leiria

    Cyberattaques de l’université de Saragosse et de l’école polytechnique de Leiria

    Situées au sud de l’Europe, deux entités du savoir ont subi ces attaques cybernétiques. La première se déroule au début du mois de mai 2023, la seconde dix jours plus tard. D’un côté comme de l’autre, rien n’indique à ce stade de l’enquête d’une quelconque fuite. Aucune revendication n’est encore connue. Pas plus de preuves précisant que des données n’ont pas été volées selon les communiqués. Brighton Hill Community School est quant à lui victime de fuites de données de l’action du ransomware Vice Society.

    L’école polytechnique de Leiria au centre du Portugal a subi une cyberattaque le 2 mai 2023. « À ce jour, aucune preuve n’a été détectée que des informations sensibles aient été volées, que ce soit au niveau de la communauté étudiante ou dans le cadre du fonctionnement des services de l’institution », pouvait-on lire dans un communiqué publié jeudi 11 mai 2023 en fin d’après-midi.

    Les systèmes internes « sont en cours de récupération et sont progressivement mis à disposition » depuis le 11 mai. L’accès au site est donc celui d’une copie avant l’incident cybernétique. À ce jour, « aucune demande de rançon n’a été formalisée ». (Crédits : capture d’écran)

    Selon l’École polytechnique de Leiria, « le Bureau de crise est depuis le début articulé avec les autorités compétentes, à savoir le Centre national de cybersécurité, la Commission nationale pour la protection des données et la police judiciaire ». Le rétablissement d’un plus grand nombre des services se poursuivrons explique l’entité. « Par mesure de prévention, après l’alerte d’attaque cybernétique, toutes les plateformes en ligne ont été désactivées, y compris l’accès à Internet, qui a déjà été rétabli, ainsi que l’accès au courrier électronique », ajoute l’institution.

    Leiria, Saragosse, Brighton…

    Dans la nuit de mercredi à jeudi 10 et 11 mai 2023, l’université de Saragosse subit une cyberattaque. « Le bureau de coordination de la cybersécurité, qui dépend du ministère de l’Intérieur, a alerté le campus aragonais de la tentative d’accès aux serveurs de l’institution par le biais d’au moins deux comptes d’utilisateur avec accès VPN », a confirmé l’institution universitaire. La direction a signalé qu’il pourrait s’agir d’une attaque par ransomware de type Lockbit. Or depuis peu un nouveau ransomware est apparu : cAcTUS.

    « Dans les attaques observées jusqu’à présent, les attaquants ont obtenu un accès en exploitant des vulnérabilités connues de systèmes VPN avant d’effectuer des déplacements latéraux pour déployer des outils de surveillance et de gestion à distance (RMM) afin de réussir à persister sur le réseau », explique Lucian Constantin dans Le Monde Informatique. Suite à ces événements et aux recommandations du Centre de cryptologie, le campus a momentanément fermé l’accès à distance. Les usagers qui en font la demande devront désormais se soumettre à un processus particulier.

    Les attaques contre les établissements d’enseignement sont régulières. Ci-dessus, les opérateurs derrière AvosLocker ont comme preuve de leurs attaques fait fuiter des documents. Snatch affiche Lawrence Family Development Charter School, Vice Society les établissements de Lakeland Community College, Lewis & Clark College, Berkeley County School… Des communes sont elles également victimes comme l’Américaine Dallas ou l’Espagnole Carballo.

  • Un nouveau ransomware fait son apparition : cAcTUS

    Un nouveau ransomware fait son apparition : cAcTUS

    Un nouveau venu dans le monde criminel de l’Internet. Le ransomware cAcTUS est apparu actif au minimum dès le mois de mars 2023, explique Bleeping Computer. La liste s’allonge. Dans la liste des cyberattaques observées, il se procure l’accès en exploitant des vulnérabilités dans les appliances VPN. Ils visent les grandes entités commerciales. Les fichiers chiffrés affichent « .cts1 », bien que selon les analystes de Kroll Cyber Threat Intelligence l’extension varie en fonction des victimes.

    Comme chacun des ransomwares, ils recourent au chiffrement des documents et le vol des données pour recevoir une somme certaine d’argent. La principale particularité de ce rançongiciel est l’utilisation d’un chiffrage pour protéger son fichier binaire. L’usage d’un chiffreur est subtil, dans le sens où il est nécessaire d’avoir une clé pour déchiffrer le binaire indispensable à l’exécution du programme malveillant. « La clé est fournie dans un fichier contenant du texte aléatoire nommé ntuser.dat qui est chargé via une tâche planifiée », explique Laurie lacino pour Kroll.

    Le nom « cAcTUS » est dérivé du nom de fichier fourni dans la demande de rançon, « cAcTuS.readme.txt », et de l’auto-déclaration de nom dans la note de rançon elle-même, mentionne l’équipe de chercheurs dans l’étude. (Crédits : svklimkin/Pixabay)

    Cactus emploie un chiffrage pour protéger son fichier binaire, ce qui est rare pour ce type de programme malveillant. Les cybercriminels utilisent un script batch pour extraire le binaire du ransomware à l’aide de l’archiveur 7-Zip. L’archive ZIP d’origine est supprimée puis le déploie avec un drapeau spécifique pour l’exécution. L’ensemble du processus est inhabituel et les chercheurs pensent qu’il s’agit d’empêcher la détection de l’encrypteur du ransomware. Au moi de mai, hors mis Cactus, « nous pouvons rajouter BlackSuit ou encore le groupe Ra », martèle ZATAZ.

  • Cyberattaque : Dallas sous la coupe du ransomware Royal

    Cyberattaque : Dallas sous la coupe du ransomware Royal

    La ville américaine de Dallas sous le joug d’une cyberattaque depuis mercredi 3 mai 2023. Une panne informatique, comme souvent, laissait planer le soupçon d’une cyberattaque. CBS News Texas annonçait qu’une partie du système de communication de la police de Dallas était tombée en panne, comme d’autres services de la ville. Les doutes n’ont duré qu’un temps, la confirmation est venue de la ville de Dallas elle-même. Cette attaque perturbe de nombreux services, dont les activités de police.

    « Une attaque par ransomware contre la ville de Dallas, qui a eu un impact significatif sur la police et compromis diverses institutions municipales, a été lancée par un groupe prolifique appelé Royal », ont déclaré des responsables jeudi. Ce que confirme le chef de la police de Dallas, Eddie García, en déclarant que les opérations du département ont été « considérablement affectées ».

    « Bien que l’origine de la panne fasse toujours l’objet d’une enquête, j’ai bon espoir que le risque soit maîtrisé. Pour les services concernés, les plans d’urgence préparés et mis en œuvre à l’avance portent leurs fruits », soulignait aux premières le responsable des services de la ville de Dallas, T.C. Broadnax.

    Mercredi matin, un certain nombre de serveurs avaient été compromis par le ransomware. L’équipe de la ville, ainsi que ses fournisseurs, travaillent activement à isoler le ransomware pour empêcher sa propagation. Mais également à éradiquer le ransomware des serveurs infectés, pour restaurer tous les services actuellement touchés.

    « Depuis que les services d’information et de technologie de la ville de Dallas ont détecté une cyber-menace mercredi matin, les employés ont travaillé d’arrache-pied pour contenir le problème et assurer la continuité du service à nos résidents. […] Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et remercions les habitants de leur compréhension, car nous continuons à travailler 24 heures sur 24 jusqu’à ce que le problème soit résolu. Pour les mises à jour, veuillez garder un œil sur dallascitynews.net », martelait le directeur général de la ville, T.C. Broadnax.

    Les services se veulent rassurants sur la remise en service des différents systèmes d’information. Si bien que les élections prévues ce samedi semblent être maintenues, relate DallasNews. Les services de la ville pensent avoir isolé le problème, mais ils ont encore beaucoup de travail à faire pour rétablir les systèmes correctement. Des sources ont déclaré à CBS News Texas que la ville était sur le point de supprimer le ransomware sans avoir à payer les sommes demandées.

  • Voir à travers les murs, un fantasme devenu réalité ?

    Voir à travers les murs, un fantasme devenu réalité ?

    Rien de plus satisfaisant que de voir à travers les murs, comme le fait Superman. Le vieux fantasme d’espion est désormais réalisé… par trois chercheurs de l’université Carnegie Mellon, aux États-Unis, en utilisant le Wi-Fi. Rassurez-vous, il faut quelque peu du matériel, des connaissances et du temps. Grâce à cette « trouvaille », plus de cachette possible dans un domicile possédant une « box internet ». De Waterloo à Pittsburgh, des chercheurs nous amènent à voir différemment.

    Vous pensez que si les volets sont fermés vous êtes protégé chez vous ? Oui en théorie, enfin, presque ! C’est sans compter l’IoT. La triangulation des téléphones portables permet, par le croisement des données obtenues à partir de trois antennes relais, le positionnement de votre portable. L’évolution des technologies permet tous les fantasmes. Le deep learning, l’IA comme Chat GPT et bien d’autre rendent les systèmes d’informations prégnants. « Les progrès de la vision par ordinateur et des techniques d’apprentissage automatique ont conduit à un développement significatif de l’estimation de la pose humaine en 2D et en 3D à partir de caméras RVB, de LiDAR et de radars. »

    Trois chercheurs Jiaqi Geng, Dong Huang et Fernando De La Torre de l’université de Carnegie Mellon à Pittsburgh ont fait la découverte. Grâce aux signaux Wi-Fi, ils ont démontré la possibilité de « voir » à travers les murs. Ils ont développé une méthode pour détecter la forme tridimensionnelle et les mouvements des corps humains dans une pièce. Ce en utilisant uniquement des routeurs Wi-Fi.

    Comparaison qualitative à l’aide d’images synchronisées et de signaux WiFi. (ci-dessus). Les données isolées donnent la synthèse des perturbations et l’isolation des signaux pour détourer les être humains dans une pièce, comme la photo ci-dessous. (Crédits : Geng/Huang/De la Torre/Carnegie Mellon University Pittsburgh, PA, USA)

    Ils utilisent un système appelé DensePose. Il a été mis au point par des chercheurs basés à Londres, ainsi que des chercheurs en Intelligence Artificielle de Facebook. « Densepose est un modèle de Deep Learning permettant de convertir en temps réel des photos 2D en estimations de modèles 3D des corps humains présents sur ces photos. »

    L’étrange parcours des ondes

    Comme l’air contenu dans une pièce, les ondes sont omniprésentes. La voix est une onde sonore qui se propage « comme une vibration de proche en proche par compression puis dilatation du milieu matériel dans lequel elle se trouve. » Les routeurs Wi-Fi diffusent en permanence des radiofréquences que tout appareil électronique capte et utilise. Les ondes se déplacent, rebondissent et traversent tout ce qui les entoure… murs, meubles, rideaux, êtres vivants… Comme pour déterminer l’écoulement d’un cours d’eau, il suffit de verser un colorant inoffensif pour suivre son cheminement. En quelque sorte inverser un photo pour obtenir son négatif. Ainsi l’invisible devient palpable via les ondes, ici Wi-Fi

    Les images ainsi révélées montrent les individus isolés et visibles à travers mes murs. (Crédits : Geng/Huang/De la Torre/Carnegie Mellon University Pittsburgh, PA, USA)

    « Nous avons mis au point un réseau neuronal profond qui associe la phase et l’amplitude des signaux Wi-Fi aux coordonnées UV dans 24 régions humaines. Les résultats de l’étude révèlent que notre modèle peut estimer la pose dense de plusieurs sujets, avec des performances comparables à celles des approches basées sur l’image, en utilisant les signaux Wi-Fi comme seule entrée. Cela ouvre la voie à des algorithmes peu coûteux, largement accessibles et préservant la vie privée pour la détection humaine. »

    Faille de sécurité

    Un article paru le 3 novembre 2022 sur le site de l’université de Waterloo fait sens. Des chercheurs relèvent une faille de sécurité permettant aux attaquants d’utiliser le Wi-Fi… pour voir à travers les murs. Ils mettent au point un appareil, nommé Wi-Peep. Couplé à un drone, l’objet peut voler près des immeubles et utiliser les ondes WI-FI des habitants. Ainsi l’ensemble des objets usant du WI-FI sont identifiés en quelques secondes.

    Même quand le réseau Wifi est protégé par un mot de passe, les appareils répondent aux tentatives de connexion. Le Wi-Peep localise les emplacements des objets connectés à l’intérieur d’un bâtiment. Il envoie plusieurs « messages » aux appareils connectés. Puis, les distances sont calculées en fonction du temps de réponse à ces messages tel un sonar.

    Pour procéder à l’attaque, il faut avoir les adresses MAC uniques des appareils du réseau. Il faut 12 heures d’accumulation passive pour avoir les ressources nécessaires selon les chercheurs de l’université Carnegie Mellon. La seconde possibilité est l’exploit du WI-FI Polite. Un schéma simplifié de l’attaque ci-dessus. (Crédits : Source/Kaspersky)

    « En utilisant une technologie similaire, on pourrait suivre les mouvements des agents de sécurité à l’intérieur d’une banque en suivant l’emplacement de leurs téléphones ou montres intelligentes. De même, un voleur pourrait identifier l’emplacement et le type d’appareils intelligents dans une maison, y compris les caméras de sécurité, les ordinateurs portables et les téléviseurs intelligents, pour trouver un bon candidat pour une infraction », explique le Dr Ali Abedi, professeur adjoint d’informatique à Waterloo. Selon Kaspersky cette méthode semble posséder un risque assez bas de déploiements, mais préconise d’utiliser un système anti-drone. « Il ne va pas vous protéger contre la technique Wi-Peep, mais il évitera qu’on ne vous espionne depuis les airs. »

  • Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Peu importe le continent ou le pays, les cyberattaques continuent. Des noms des groupes tels que BlackCat, Clop, LockBit, Vice Society… pour ne citer qu’eux. Les cybergroupes criminels affichent de très nombreuses victimes. De nombreuses personnes voient donc leurs données jetées en pâture. Quelles personnes sont à condamner ? Il serait facile de dire que la faute incombe à l’être placé entre le bureau et la chaise. La difficulté semble être multiple, où chacun porte une part de responsabilité.

    Si de nombreuses attaques cybernétiques sont revendiquées, combien ne le sont pas ? Le plus inquiétant est sans doute ces dernières. Le vol de données pour des raisons étatiques, d’espionnage industriel, purement crapuleuses, ou pour de la surveillance de nos amis, de nos ennemis, faites vos jeux. Depuis le début de l’année les attaques vont crescendo.

    Selon Kron Briefing, 117 cyberattaques ont eu lieu en janvier 2023, 124 en février et 149 en mars dans le monde. En avril, elles seraient de 86. De janvier à mars 2023, le trio de tête est composé des États-Unis, de l’Allemagne et de la France. Au 27 avril, l’Allemagne afficherait 18 attaques subies, le Canada 11, Israël 10, les États-Unis 8 et la France 6. L’hôpital Pembina aux États-Unis (Pembina County Memorial Hospital) voit plus de 200 Mo de données sensibles diffusées par Avos Locker en guise de preuve. Le reste des données est à vendre.

    Le ransomware BlackCat revendique les attaques contre la firme suisse Bernina qui fabrique des machines à coudre et à broder, l’Indien Sun Pharma, le Brésilien Fundação Carlos Chagas, l’Américain Transformative Healthcare qui fournit des solutions de soins à divers hôpitaux. Les opérateurs revendiquent avoir exfiltré plus d’un TB de données (Rapports médicaux, rapports du personnel paramédical, détails sensibles sur les patients, factures, contacts, informations sur les partenaires…).

    Chez Vice Society, l’armateur grec Neptune Lines, les universités Lakeland et Lewis et Clark avec bien sûr de très nombreux documents confidentiels. Des groupes français sont affichés. Le ransomware Play indique rendre publiques prochainement les données d’entités françaises : un groupe de Commissaires de Justice à Bordeaux, le groupe Gambetta. De son côté, Lockbit menace l’entreprise BG2i en formation professionnelle en Pays de Loire… La liste s’implémente à chaque instant.

  • Cyberattaque : la mairie espagnole de Carballo en Corogne à l’arrêt

    Cyberattaque : la mairie espagnole de Carballo en Corogne à l’arrêt

    Une alerte a sonné tôt ce matin 26 avril 2023 dans la municipalité espagnole. Depuis le site de la commune de Carballo qui est située dans la Communauté autonome de la Galice. La procédure qui vise à minimiser la propagation d’une tentative d’intrusion non autorisée est appliquée. Une enquête est diligentée pour en connaître l’étendue, mais également l’origine de l’attaque. Les services municipaux indiquent vouloir remettre en fonctionnement le plus rapidement les différents systèmes d’information.

    Ce mercredi 26 avril 2023, il est 5 h, lorsque l’alarme se déclenche dans les bureaux de Carballo. Les services informatiques activent immédiatement le protocole prévu à cet effet. Le but est de minimiser les conséquences de l’intrusion non autorisée. En collaboration avec l’Agence de modernisation technologique de Galice (Amtega), l’enquête est ouverte.

    Une cyberattaque a touché la commune de Carballo dans le nord de l’Espagne. (Crédits : capture d’écran/Carballo)

    La mairie dans un communiqué stipule que « des travaux sont en cours pour clarifier la cyberattaque et tenter de rétablir les services affectés dès que possible et de restaurer les informations locales à partir de la sauvegarde ». L’optimisme est de mise vu qu’ils annoncent un début de rétablissement dès demain jeudi 27 avril.

    Dans la matinée, tous se réunissaient. Les services informatiques, le secrétaire de la mairie, le conseiller en charge des contrats et le maire, Evencio Ferrero, afin de planifier une stratégie pour une telle éventualité. En parallèle à l’enquête diligentée par Amtega, les faits ont déjà été portés à l’attention de la Guardia Civil. Une équipe de la police judiciaire s’est rendue sur place ce matin. Elle s’entretiendra avec le Centre national de cryptologie (CCN) et à l’Agence de protection des données (APD).

  • La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    Les activités des différents secteurs de la commission nationale de l’eau (CONAGUA) au Mexique sont affectées. Le jeudi 13 avril 2023, aux premières heures de la matinée, les employés de plusieurs sous-directions n’ont pu travailler sur les différents systèmes d’information. Le secrétariat à la sécurité et à la protection du citoyen (SSPC) confirmait la cyberattaque. Dans le même temps, le SSPC expliquait que la Direction générale scientifique de la Garde nationale a réussi à contenir l’attaque cybernétique.

    La tentative d’attaque serait selon les autorités à l’origine du ransomware BlackByte. Le SSPC stipulait n’avoir pas enregistré d’ « impact majeur sur les systèmes d’information administratifs ». Le secrétariat annonçait jeudi 13 avril que la commission nationale de l’eau travaillait déjà à la réinstallation de tous ses services. La direction scientifique de la Garde nationale était à pied d’œuvre. Mais également à l’identification du type d’actions correctives qui peuvent être mises en œuvre pour éviter une autre cyberattaque, ou du moins pour y être encore mieux préparé.

    Le bureau de l’Organismo de Cuenca Cuencas Centrales del Norte a à ce jour ses systèmes d’information toujours chiffrés. « Il n’a pas été possible d’accéder aux plans et autres informations pour réaliser la réunion de suivi des travaux du programme Agua Saludable para La Laguna », relate le journal El Siglo de Torreon. (Crédits : El Siglo de Torreon)

    Sauf que depuis, la Commission nationale de l’eau peine à rétablir l’entièreté de ses services. Les conséquences sont telles que l’agence de la Laguna est inactive. L’Observatoire météorologique national n’a pas été en capacité de générer les prévisions météorologiques correspondantes. Ces dernières sont envoyées aux différents médias, aux chambres et groupes de producteurs agricoles, aux agences agricoles et environnementales…

    Pendant que BlackByte revendique les attaques en Amérique du Sud, le ransomware LockBit annonce l’attaque contre la banque du Venezuela, mais révèle aussi celle contre la firme française basée dans le Languedoc, le groupe BRL.

    Le ransomware revendique la cyberattaque toujours à México de l’association Esperanza Viva Jóvenes de México. Comme preuve de la cyberattaque, ils diffusent quatre documents. Sont divulgués un acte de naissance et trois factures avec l’entête de l’association. Mais également, la revendication de celle contre de la manufacture Cementos Bio-Bio (Cbb) au Chili. Pour cette compagnie, un fichier de plus de 700 Mb de données compressées pour un total de 1,1 GB. Les attaques semblent être de plus en plus présentes en Amérique du Sud, comme en Colombie.

  • Trois hommes condamnés au Maroc à 40 ans de prison pour des viols répétés sur une fillette de 11 ans

    Trois hommes condamnés au Maroc à 40 ans de prison pour des viols répétés sur une fillette de 11 ans

    Une affaire sordide qui a ému le monde entier. Comme si, la population terrienne découvrait l’insoutenable cruauté dont l’être humain fait preuve parfois. Sauf que cela se déroule dans un douar près de Tiflet, au Maroc. Si les articles du Code pénal diffèrent dans les termes, le viol est réellement défini. L’article 486 du Code pénal marocain dispose qu’un viol est « l’acte par lequel un homme a des relations sexuelles avec une femme contre le gré de celle-ci ».

    La démonstration des lignes des articles ne souffre d’aucune ambiguïté. Abdelouahed Ragragui, Karim El Abdi et Youssef Zouaye ont été reconnus coupables de viol sur mineure. Ils sont condamnés en appel à 20 et 10 années de réclusion criminelle. « Nous sommes satisfaits du verdict qui a rendu justice à la victime, ceci dit nous n’avons pas compris pourquoi deux accusés ont écopé de 10 ans chacun seulement », a déclaré à l’AFP Abdelfattah Zahrach à la sortie du tribunal. Il envisage le pourvoi en cassation « après concertation avec la famille ».

    Une affaire sordide

    Dans le journal le360, Soumaya Naamane Guessous relate le calvaire que Sanae 11 ans a vécu. « Son père a refusé de l’inscrire à l’école, à 6 km de la maison, derrière une forêt, de peur qu’elle se fasse violer ». Sauf qu’un mercredi, jour de souk, elle est seule chez elle.

    Sanae est alors « assaillie par trois hommes du voisinage. Ils la violent tous les trois et la menacent de tuer sa famille si elle parle. Les viols se répètent. » L’homme condamné à 20 ans de prison est marié et père de 3 enfants. Le second est son neveu, quant au troisième, il est le voisin des deux premiers.

    Cette affaire pourrait précipiter et accélérer la refonte du Code pénal marocain.

    Selon l’article « Abdelouahed Ragragui a une nièce de l’âge de Sanae à qui il demande, plusieurs fois, de lui ramener Sanae. » La nièce aurait assisté aux viols. Lors du procès elle a soutenu la version de la victime avant de se rétracter. Une répétition sans fin jusqu’à ce que le sordide soit… Une fois de plus, un jour de plus, tandis que l’un des violeurs déshabillait la fillette, il s’aperçoit que son ventre dissimule un enfant à naître. Tétanisée, et sous l’emprise des trois hommes elle ne dira rien, mais la rumeur se propage rapidement dans le douar.

    C’est alors qu’un voisin se décide enfin à alerter le père. Sa grand-mère accompagne la fillette chez le médecin. Le verdict tombe : Sanae est enceinte de huit mois à tout juste 12 ans ! La justice des Hommes n’a eu lieu qu’à travers cette naissance. Quand en aurait-il été de la fillette sans cette grossesse ? Car de longs mois durant, les trois hommes âgés de 25, 32 et 37 ans la violent à répétition.

    De 24 mois à 20 ans de prison

    Le premier verdict minimise les chefs d’accusation. Les trois hommes avaient été condamnés à deux ans de prison ferme et 18 mois ferme pour les deux autres. Leurs crimes étaient de « détournement de mineure » et « attentat à la pudeur sur mineure avec violence entraînant une défloration », qui sont des actes stipulés dans les articles 471, 485 et 488 du Code pénal marocain.

    La pédophilie ne connaît pas de frontière, ni de préférence sexuelle. Les crimes sexuels sont également une arme de guerre.
    En première instance, ils sont condamnés à 18 à 24 mois de prison provoquant un tollé général et rapidement mondial. (Crédits : le360)

    L’enjeu du second procès est la requalification des faits reprochés. « En première instance, des accusés ont été condamnés pour attentat à la pudeur et séduction de mineure. Les faits commis dépassent largement cette qualification. Nous sommes face à des rapports sexuels complets et répétés. Ce comportement à un nom : le viol », appuyait Me Abdelkrim Elmlih, avocat au barreau de Casablanca.

    En cassation, la Cour à Rabat rend une décision attendue : les peines passent à 20 ans pour le principal prévenu et 10 ans de réclusion criminelle pour les deux autres.

    Ne jamais se taire !

    Le fait d’avoir des relations sexuelles non consenties est un viol. Le viol est un acte de pénétration sexuelle commis avec violence, contrainte, menace ou surprise ! Quel que soit le sexe, ou identité de genre de l’agresseur et de la victime. Ainsi majeure comme mineure, il faut porte l’affaire devant la justice. Premièrement pour être reconnue comme victime au sens juridique, pour se reconstruire, ou tenter de le faire. Deuxièmement (après enquête et preuves des faits reprochés) pour que l’agresseur soit déféré devant la justice et écroué s’il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Toute personne à des devoirs, mais également des droits :

    • Portez plainte au commissariat le plus proche en ville ou en zone rurale auprès de la gendarmerie ;
    • Signaler un viol ou une agression sexuelle en ligne ;
    • Quelles sont les violences sexuelles ? ;
    • Les infractions sexuelles sur majeur, mineur entre 15 et 18 ans et moins de 15 ans.
  • Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le 28 mars 2023, le ransomware Play revendiquait une attaque cybernétique contre BMW en France. Dans un communiqué la marque allemande assure accompagner et supporter « le concessionnaire et son équipe tout au long des étapes à venir et dans les démarches nécessaires ». En 2019, les marques de constructeur BMW et Hyundai avaient subi des attaques informatiques liées au groupe Ocean Lotus (APT32). Il y a quatre ans, en avril 2019 une fuite de données impactait 3,1 millions de clients des marques Toyota et Lexus.

    Pourquoi s’en prendre à des constructeurs automobiles ? Adoptons comme point de référence la France. Selon Statistica, pour le trajet domicile-travail la voiture personnelle reste utilisée majoritairement : « 69 % des Français interrogés, contre 23 % pour les transports en commun et 14 % le vélo personnel ». Il faut ajouter 8 % d’individus qui usent un véhicule partagé.

    L’automobile est le moyen de déplacement plébiscité à travers le monde. Plus de trois quarts des personnes interrogées vivant en France sont donc propriétaires ou locataires de leurs voitures. En leasing comme en achat, de nombreuses informations se révèlent être des mines d’or pour des opérations malveillantes.

    Les experts informatiques « ont pu localiser une brèche dans le système informatique d’un concessionnaire local, qui est une entité juridique indépendante de BMW France », relate LeMagIT. Ferrari en mars 2023, Tesla en janvier 2022 subissaient des cyberattaques, (Crédits : Adrian Maur/Pixabay)

    La menace de publication de « données confidentielles privées et personnelles, des documents clients, des contrats, des informations financières, etc. » avait été mise à exécution le 9 avril 2023. Le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés.

    Ce qui représente 7,9 GB une fois décompressées. Tout les documents sont datés de la période de 2020 à 2022 évaluations des stocks en neufs et occasions, bon de commande, brochure interne, programmes informatiques, fiche avec type, couleur et numéro d’immatriculation de voiture avec prénom, nom du client, des suivis de garantie…

    Les entreprises organisent des compétitions pour éprouver leurs sécurités. En 2023, c’est Synacktiv qui remporte le Graal. Lors de compétition internationale de piratage Pwn2Own 2023 à Vancouver. Leur victoire s’est déroulée en infiltrant une Tesla Model 3 en moins de deux minutes…

  • Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    La succursale française Hyundai a alerté ses clients d’une intrusion non autorisée le 11 avril 2023. La branche hexagonale de la firme coréenne a fait l’objet d’une attaque informatique d’un tiers. Dans un courriel, l’entreprise se veut rassurante : « Dès que nous en avons pris connaissance, nous avons diligenté une enquête interne avec des experts en informatique et nos avocats qui ont d’ores et déjà pris les mesures techniques afin d’y remédier. » À ce stade de l’enquête, rien n’affirme, n’y infirme une fuite de données.

    L’e-mail envoyé stipule qu’un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles des clients. Ainsi potentiellement, des informations (prénoms, noms, dates de naissance, adresses e-mail, adresses postales, numéros de téléphone, numéros de client et numéros de châssis) sont compromises.

    Le communiqué envoyé à chaque client préconise une attention particulière sur les tentatives possibles d’usurpation d’identité. Ils pourraient s’attendre à recevoir des SMS, courriels cachant des tentatives de smishing, phishing et autre. (Crédits : Capture d’écran)

    L’enquête en cours, l’entreprise n’a pas encore commenté sur les possibles les origines de la cyberattaque. Zataz rappelle qu’en août 2022, la firme coréenne faisait les gros titres de la presse. Certains véhicules Hyundai et Kya pouvaient être volés à l’aide d’un câble USB. Les concours du nombre de vols s’affichaient par vidéo interposée sur les réseaux comme TikTok.

    Aucune communication n’est affichée, ni sur le site officiel, ni sur le compte twitter de la marque. (Crédits : capture d’écran/Hyundai)

    « À ce stade, rien n’indique que vos données personnelles ont été réutilisées à des fins frauduleuses. Toutefois, nous vous demandons de rester vigilant dès maintenant et dans les mois qui viennent aux communications que vous pourriez recevoir de la part de Hyundai Motor France ou d’une autre entité du groupe Hyundai Motor et qui vous paraîtraient suspectes », conclut le président Lionel French Keogh.

    De son côté le group France Volkswagen, situé à Villers-Cotterêts dans l’Aisne, a subi, le mardi 11 avril 2023, un incident de sécurité relate L’Union. Le groupe ne souhaite pas parler de cyberattaque et indique qu’à sa « connaissance, aucune donnée de (ses) clients n’a été affectée ou volée ». Tandis que le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés sur un concessionnaire BMW le 9 avril 2023, qui semble d’après les documents diffusés être basé en Normandie.