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  • Être complètement baba d’un cordon bleu

    Être complètement baba d’un cordon bleu

    Le fameux cordon bleu, servi dans les cantines connaît deux origines. La première est religieuse, et l’autre culinaire. Le mémorable fromage coulant qui sort de ce sandwich de jambon et de porc, entouré de la panure… De là, à faire l’école buissonnière, car vous en êtes baba, il n’y a qu’un pas. Pour autant, il ne faut pas être un cordon bleu des beaux esprits pour le cuisiner, le revisiter sûrement avec l’enseignement de l’établissement Le Cordon Bleu. Faisons un festin de mots, bleus si vous le souhaitez.

    Alors que le désormais couple célèbre, au moins à Berd’huis, rentre chez lui, il entend des conversations de collégiens. Il se raconte leurs menus du jour. La star des cantines semble être le cordon bleu, accompagné de frites et de ketchup bien sûr.

    « Ah, s’ils connaissaient son origine », s’exclame Sépa. Séki n’en fait aucun cas, elle sait bien que de toute façon… « Tu savais que ça venait des commandeurs de l’Ordre du Saint-Esprit ? »

    Après un silence de quelques secondes elle ponctua, sans grande conviction d’un « ah, non du tout ». Mais la machine était déjà en route…

    Le cordon bleu fait référence à l’Ordre du Saint-Esprit. Il a été institué sous le règne de Henri III en 1578 jusqu’en 1791, puis de 1814 à 1830.

    Le comte de Chavigny, secrétaire d’État de (1608-1652), est chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit et porte le cordon bleu ainsi que le manteau orné de la Croix. L’ordre est un ordre nobiliaire catholique décidé à rassembler la noblesse autour des guerres de religion.

    Le 1er août 1469, Louis XI fonde l’Ordre de Saint-Michel, sous le nom d’« Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Il est placé sous le patronage du mont ayant résisté aux attaques anglaises, le fameux mont Saint-Michel. Les membres nommés à discrétion du souverain se disaient chevaliers de l’ordre du Roi. Pour contrer cet ordre Henri III crée le 31 décembre 1548 l’Ordre du Saint-Esprit. Ses membres portent la croix de Malte maintenue par un cordon bleu. L’ordre s’éteint définitivement avec l’accession au trône de Louis-Philippe 1er, en 1830.

    (Crédits : RMN-Grand Palais/Château de Versailles/Gérard Blot)

    Plus de cent ans après l’extinction de l’ordre au cordon bleu, un autre prend le relais : celui des futures cantines. Il serait apparu bien plus tard au sein d’une cuisine dans le canton de Vaud en Suisse, en l’année de naissance de Sépa, 1949. La légende veut que les premiers essais se soient déroulés dans une cuisine quelconque, une corde bleue servait à maintenir l’ensemble. Il n’en faut pas plus pour devenir une légende urbaine, ou pas. Ça vous laisse baba. Cette expression est lorsque nous sommes sans voix, ou presque. C’est en fait le redoublement d’une onomatopée. Elle fait sens lorsque vous bégayez de surprise.

    Le cordon bleu est au départ une escalope de porc roulée autour de jambon et de fromage, puis panée.

    « Il me semble que c’est aussi un organisme de formation, Le Cordon Bleu », question Séki.

    « Exact, toi tu as fait l’école buissonnière », rétorque Sépa. Le simple regard dubitatif lui indique de répondre rapidement. En fait l’école buissonnière n’est pas le fait de sécher les cours, mais son inverse. Au même siècle que le Cordon Bleu, les prédicateurs luthériens devaient se cacher pour dispenser leurs enseignements. Ils se dirigeaient vers les bois et les campagnes. Contrairement au sens actuel, faire l’école buissonnière définissait ceux qui au contraire se rendaient à l’école. Je suis sûr que vous en êtes baba…

    (Crédits : Rainer Zenz)

  • Cyberattaques dans les Hauts-de-France, Lille et Chantilly ciblées

    Cyberattaques dans les Hauts-de-France, Lille et Chantilly ciblées

    Les villes de Lille et de Chantilly ont subi à des degrés divers des attaques cybernétiques comme il y en a chaque seconde dans le monde. Il semblerait qu’elles se soient déroulées le 28 février 2023. Depuis les services techniques des deux mairies sont à pied d’œuvre. La métropole annonçait sur ses réseaux qu’une intrusion non autorisée dans les systèmes d’information avait eu lieu. Les attaques sont toujours d’actualités en France même si certaines passent sous les radars.

    C’est comme à chaque fois le retour au papier et au stylo pour toutes les demandes. « On a tout coupé dès cette nuit pour éviter que le problème se propage », indiquait la mairie de Lille le 1er mars 2023. La première adjointe, Audrey Linkenheld se voulait rassurante lors de la conférence de presse : « à ce stade et en fonction des informations techniques dont on dispose, on est rassuré sur la situation des données. »

    Lors de la conférence de presse, la municipalité s’est voulue rassurante, mais consciente de la cyberattaque. Depuis une plainte a été déposée, une enquête est en cours. « Le diagnostic technique est à cette heure toujours en cours pour déterminer l’origine et la gravité de l’intrusion ». (Crédits : Ville de Lille)

    Quasiment au même instant, la commune de Chantilly dans l’Oise subissait une cyberattaque. Son site est toujours en maintenance. « Nous avons reçu une alerte le même jour de la part de l’ANSSI confirme l’édile Isabelle Wojtowiez, à OiseHebdo. J’ai déposé plainte en gendarmerie de Chantilly. En espérant que les enquêteurs puissent remonter jusqu’aux auteurs. » Les deux entités ont jusqu’alors à ne déplorer aucune fuite de données.

  • L’hôpital Joaquín Paz Borrero à Cali en Colombie victime d’une cyberattaque

    L’hôpital Joaquín Paz Borrero à Cali en Colombie victime d’une cyberattaque

    La Colombie est à nouveau touchée dans son système de santé. Depuis début décembre 2022 trois attaques cybernétiques ont frappé les infrastructures. Celle concernant EPS Sanitas impactait plus de 5 millions d’affiliés. Audifarma qui permet à de nombreux Américains du sud de se soigner se voyait infecté à son tour. Dans la soirée du 23 février 2023, aux alentours de 19 h 30, les premiers soubresauts étaient ressentis aux urgences de l’hôpital Joaquín Paz Borrero.

    L’hôpital Joaquín Paz Borrero, situé à Cali au sud-ouest de Bogota, apporte des soins pour 30 000 personnes. Les conséquences de l’attaque et du chiffrement des données impactent particulièrement les Colombiens en parcours de soins. Le gouvernement du district de Cali a d’ailleurs activé un plan d’urgence pour le bon fonctionnement des IPS (Instituto Prestadores de salud sont les établissements promulguant les soins aux patients). Le but garantir aux utilisateurs du réseau de santé son accès. La plateforme de prise de rendez-vous en ligne est donc momentanément hors d’usage.

    María del Pilar Cano Sterling, maire de Cali, a indiqué que « nous n’accepterons pas de donner de l’argent pour le sauvetage de l’information, nous n’acceptons aucun type de chantage, il s’agit d’informations publiques. » (Crédits : Alcadia de Clai/YouTube)

    Le fonctionnement des urgences subit également l’attaque expliquait Angie Gutierrez, gestionnaire de l’ESE Nord. « Bien qu’ils nous laissent un message demandant une rançon pour l’information, ils ne parlent pas d’un montant, ils parlent de prendre contact avec eux dans 72 heures, sinon il sera de plus en plus coûteux de sauver cette information, de la même manière nous devons préciser que les données personnelles des utilisateurs ne sont pas en danger », ajouta-t-il.

    L’accès non autorisé aux données est passible d’une peine d’emprisonnement de quarante-huit à quatre-vingt-seize mois et d’une amende de 100 à 1 000 fois le salaire minimum mensuel légal en vigueur. Il est de 1 160 000,00 COP soit 224,67 €.

    Les services débutaient leurs recherches. Selon la communication, le serveur impacté de contenait ni dossiers médicaux ni de données sur les patients, relate Caracol. Le responsable de l’ESE Norte stipulait que des mesures ont été prises pour garantir la sécurité des informations hébergées sur les autres serveurs. Les plaintes ont été déposées auprès du ministère public et de la police, pour lancer les enquêtes en rapport à la loi 1273 de 2009.

  • Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    La firme outre-Atlantique A10 Networks est victime du ransomware Play. Le 7 février 2023, elle prévenait le gendarme américain des marchés boursiers qu’un « incident de cybersécurité dans son infrastructure IT corporate » s’était déroulé. La quantité de données dérobées n’est pas connue, seul un volume d’environ 4,3 Go d’informations compressées est affiché. L’Allemand InPro Electric, le Suisse Energie Pool Scheiwz, l’Italien Microgame SpA et l’Américain ACSCM accompagnent les autres victimes.

    Si l’attaque contre l’équipementier A10 Networks avait été identifiée le 23 janvier 2023, elle est ajoutée sur le site de fuite que le 9 février. La divulgation d’une partie, ou de la totalité des données exfiltrées a eu lieu le 14. Contrairement à certains, rien n’indique une diffusion complète comme ce fut le cas pour la compagnie Argentine Cetrogar ou le Français ITS Group.

    Les dernières victimes du ransomware sont plus dans l’ingénierie, les énergies ou dans le domaine de l’IT, contrairement à la Cave de Beblenheim. (Crédits : capture d’écran/Play)

    Ce dernier est à la fois « une ESN française qui a développé une expertise unique dans les infrastructures et les opérations IT, mais également un groupe d’experts qui vous accompagne dans l’ensemble de vos projets couvrant le spectre informatique. » Pour l’Écossais Arnold Clark, c’est actuellement 467 GB revendiqués en deux parties. La première compte 32 dossiers pour 15,4 Gb et la seconde se compose de 55 fichiers pour 27,4 GB compressés.

    Le français Cave de Beblenheim voit afficher 7 fichiers de données compressés. Six sont de 500 Mo et le dernier de 412,2 Mo, soit 3,3 Gb. Une fois décompressé, c’est un total de 7419 éléments pour un total de 4,9 GB. Ainsi au fil de la découverte des fichiers, de nombreux d’information clients s’étalent, et même des photos personnelles. Comme toutes industries, des magasins partenaires en France et à l’international, des factures, des listings de ventes… sont ainsi à la vue de tous.

  • Ne le dis à personne ! C’est un secret… de polichinelle

    Ne le dis à personne ! C’est un secret… de polichinelle

    Une expression en cache une autre. Tête de Turc fait appel à une histoire d’un siècle passé. Elle ne possède pas de lien direct avec l’Empire ottoman. Elle pourrait s’apparenter à n’importe quelle figure. La rumeur est comme une odeur nauséabonde qui se répand à la hauteur de ceux qui la propagent. Elle est aussi une arme de destruction à fins politiques, commerciales… elle sert celui qui la lance, ou celui qui a payé pour le déclencher. Mais ça reste un secret de polichinelle.

    La définition de la rumeur est le bruit, une nouvelle incertaine, parfois inquiétante et dont on ignore l’origine, qui circule de bouche à oreille, indique l’Académie française. La rumeur court, se propage, enfle. Elle est souvent l’avis du plus grand nombre, généralement défavorable à l’égard d’une ou de plusieurs personnes. La rumeur publique l’accusait. Il devient la tête de Turc sur laquelle tout le monde s’acharne.

    « Tu te rappelles l’histoire de l’ancien maire », questionne Sépa.

    « Quelle histoire ? », réponds Séki

    « La rumeur de favoritisme pour le choix de l’arbre de Noël de la mairie »

    « Oui, la rumeur ridicule, l’être humain est ignoble »

    « Devenant la tête de Turc, elle lui a coûté la réélection »

    « Comme pour la fin tragique de Roger Salengro »

    Roger Salengro, homme politique français a vu des rumeurs se répandre comme une traînée de poudre. Il fut soupçonné d’avoir fui devant l’ennemi dans une France encore marquée par la Première Guerre mondiale. Le 29 octobre 1936, une commission d’enquête dirigée par le général Gamelin délivre un rapport qui confirme son innocence. Devenu tête de Turc, Roger Salengro s’ôte la vie le 17 novembre 1936, affecté par la campagne incessante de calomnies.

    Il n’y a pas d’antidote contre le poison de la calomnie. Une fois versé, il continue d’agir quoiqu’on fasse dans le cerveau des indifférents, des hommes de la rue comme dans le cœur de la victime. Il pervertit l’opinion, car depuis que s’est propagée, chez nous, la presse de scandale, vous sentez se développer dans l’opinion un goût du scandale. […] celui qui publie ainsi la calomnie devient un complice involontaire du calomniateur.

    Léon Blum – 22 novembre 1936

    Tête de Turc

    Le journal Le Charivari est le quotidien illustré satirique qui fut le premier du genre au monde. Il publie le 3 juin 1846, un nouveau numéro dans lequel on peut lire : « En fait d’autres divertissements orientaux, on trouvera au Château-Rouge le tir à l’oiseau égyptien, le jeu de Siam, et une grosse tête de Turc que laquelle le vainqueur de Nézib viendra appliquer un énorme coup de poing pour essayer ses forces. » (extrait du numéro 154 de Le Charivari, BnF/Gallica)

    Les quotidiens qui titillent, caricaturent les hommes et femmes publics ont en commun un ancêtre gaulois et bien français. (Crédits : Le Charivari/BnF/Gallica)

    L’origine vient des lieux de fête foraine. Quant à la fin du XIXe siècle, les forains proposaient aux chalands une attraction qui consistait à mesure sa force en tapant sur une tête enturbannée. Mais il ne faut pas se tromper de cible, car une autre expression explique « être fort comme un Turc ».

    Secret de Polichinelle

    À l’heure des gender reveal party, ou le sexe du bébé est annoncé, une version populaire de la femme enceinte se définit par un polichinelle dans le tiroir. Mais Polichinelle a véritablement existé, pardon véritablement existé dans la Commedia dell’arte. Le personnage se caractérise par une personne disgracieuse, ventrue et bossue, vêtu de blanc. D’origine modeste et paysanne, il est rusé, grossier et simple. Son parler imite le cri des oiseaux. Son origine est celle de la Commedia dell’arte en Italie durant les XVIe et XVIIIe siècles.

    Les personnages de la Commedia dell’arte se trouvent dans les pièces de théâtre de Molière sous des noms différents, comme Polichinelle dans les fourberies de Scapin. (Crédits : DR)

    Mais sa principale qualité est sa facilité à changer d’opinions en fonction des influences de quelques personnes ou de circonstances. Le tour le plus célèbre de ce personnage est d’avoir répandu une fausse rumeur, tout en faisant promettre à chaque convive d’en garder le secret. Ce qui ne manque pas de cachet. Il revêt comme l’empreinte unique formée par la cire, sur une missive ou lettre de la plus haute importance, l’authenticité de sa source, ou de sa fourberie.

  • La recrudescence de meurtres de femmes en Espagne inquiète l’État ibérique

    La recrudescence de meurtres de femmes en Espagne inquiète l’État ibérique

    Un drame de plus secouait la péninsule ibérique le 23 janvier 2023. La violence faite aux femmes avait franchi un cap. Le cri de la population espagnole nombreuse dans les rues, affiche banderoles à l’effigie de Paloma Pinedo Rodriguez et sa fille, India Lopez Pinedo, 8 ans. Selon les statistiques officielles, huit femmes auraient été assassinées par leur partenaire actuel ou passé depuis le début de l’année 2023 (21 en France). Pour l’ensemble de l’année dernière, ce chiffre était d’au moins 49, dont 11 en décembre.

    Paloma Pinedo Rodriguez avait 45 ans et vivait avec sa fille de 8 ans, au 66 du Paseo de Zorrilla à Valladolid. C’est à cet endroit même où elle a été poignardée à mort par son petit ami, qui a également tué la petite fille aussi par arme blanche. L’auteur présumé, David Maroto avait avoué son crime aux forces de l’ordre espagnoles qui le gardaient à l’Hôpital Clínico de Valladolid. « Je ne sais pas, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé », relatait El Diario de Valladolid. David Maroto y était soigné après s’être infligé des blessures à la poitrine, aux bras ainsi qu’aux jambes après avoir commis le double assassinat.

    « Les femmes restent les principales victimes : 122 femmes sont décédées des suites de violences conjugales contre 21 hommes. Douze enfants ont succombé aux blessures des agresseurs. Les tranches d’âge les plus exposées aux morts violentes sont les 30-49 ans et les plus de 70 ans », indique Vie Publique. (Crédits : TréVoy Kelly/Pixabay)

    Une loi adoptée le 28 décembre 2004 œuvre à la protection des femmes victimes de violences. Sept années après un drame sans nom. En 1997, Ana Orantes avait été forcée de partager son domicile avec son ex-mari par le tribunal qui avait prononcé leur divorce. Ana Orantes, une femme de 60 ans avait été battue, jetée depuis un balcon, puis brûlée vive par son ex-mari, après avoir dénoncé plusieurs fois ses violences aux autorités et à la télévision.

    En 2021, Libération écrivait un article relatant cinq meurtres de femmes en Espagne. « Nous ne pouvons pas détourner le regard tant que ces assassinats se produiront chaque jour. Nous ne devons pas nous sentir étranger à la douleur ou à la peur ressenties par des milliers de femmes juste parce qu’elles sont femmes dans notre pays », déclarait le Premier ministre Pedro Sánchez.

    Bien que les hommes soient, à l’échelle mondiale, les principales victimes d’homicide (81 % d’hommes tués contre 19 % de femmes), ce sont les femmes qui sont le plus assassinées par leur partenaire intime ou un membre de leur famille (64 % de femmes, contre 36 % d’hommes). (Crédits : pixel2013/Pixabay)

    Le nombre de femmes tuées en décembre 2022 avait conduit le gouvernement espagnol à promettre que des mesures seraient prises. Comme la création de points de contrôle dans les centres de santé en zone rurale où les femmes peuvent signaler les violences. Depuis la 2003, année où l’Espagne s’est mise à comptabiliser de manière officielle les féminicides, elles sont 1182 à avoir perdu la vie. Parmi les 49 femmes décédées en 2022, 21 avaient déposé plainte pour abus ou harcèlement de la part de leurs partenaires, passé ou présent, avant leur décès.

    En 2017, 50 000 femmes ont été tuées dans le monde par un partenaire intime ou un membre de leur famille. (Crédits : Daniel Stuhlpfarrer/Pixabay)

    « Beaucoup de victimes de féminicide sont tuées par leurs partenaires actuels et passés, mais aussi par leurs pères, frères, mères, sœurs et autres membres de la famille en raison de leur rôle et de leur statut de femme », précise l’étude de l’UNODC en 2019. L’année 2023 sévit également à Cuba, où 11 femmes ont été tuées, dans l’indifférence la plus totale. Comme en Israël où, deux femmes l’une de 33 ans et l’autre de 40 ans ont été assassinées. En France, elles sont 21 à avoir succombé, au vendredi 24 février 2023, sous les coups de leurs maris, compagnons actuels ou anciens.

  • Quand le réchauffement climatique affecte le prix des protections périodiques …

    Quand le réchauffement climatique affecte le prix des protections périodiques …

    Une information périodique que les femmes seules peuvent comprendre. Entre les tampons avec applicateur, les serviettes hygiéniques, les cups, les culottes menstruelles… le budget mensuel est non négligeable. Tous usent du coton, comme les cotons-tiges, les tissus, la bonneterie, la passementerie. Mais c’était sans compter la hausse des températures sur terre. Que vous croyiez ou non au réchauffement climatique, peu importe, les faits sont là. La sécheresse fait chuter la production du coton, donc sa rareté fait grimper les prix.

    Troisième pays producteur derrière la Chine et l’Inde, les États-Unis ont vu la production du coton upland chuté. « Les cultivateurs de coton du Texas ont subi des pertes record en raison de la chaleur et de la sécheresse l’année dernière », explique un article du New York Times. À lui seul l’état du Texas produit la moitié des USA en coton. L’enquête poursuit en soulignant que « les agriculteurs texans ont abandonné 74 % de leurs cultures, soit près de six millions d’acres, en raison de la chaleur et de la sécheresse du sol, caractéristiques d’une méga-sécheresse aggravée par le changement climatique. »

    La sécheresse affecte la production agricole, dans n’importe quel pays sur terre. (Crédits : Sven Lachmann/Pixabay)

    En septembre 2022, un article de La Presse au Canada évoquait déjà le problème de sécheresse. Les estimations étaient catastrophiques. La production américaine atteint le niveau le plus bas depuis 2015, en baisse de 21 % sur un an, et le Texas subit une chute de 58 %, selon les dernières estimations du ministère américain de l’Agriculture.

    La production en milliers d’acres de coton upland entre 1970 et 2013. L’acre est une unité de mesure de superficie utilisée en Grande-Bretagne et en Irlande. En France elle l’était particulièrement en Normandie. Elle est toujours utilisée aux États-Unis comme au Canada, elle vaut environ 40,46 ares, soit 4 046 m2. (Crédits : ICTSD)

    Dans le nord-ouest de l’État, où « le coton est roi » et l’eau rare, la récolte 2022 « pourrait être l’une des pires de ces 30 dernières années », s’inquiète Darren Hudson, professeur d’économie agricole à l’université Texas Tech. Sur la tendance de 2022 à 2031, le prix du coton devrait retrouver le prix de 2001. Pour plus de données sur l’agriculture de l’OCDE, c’est ici.

    Avant d’afficher, capsule ouverte, le coton prêt à être récolter, il existe un processus complet qui dure de cinq à six mois. (Crédits : Jim Black/Pixabay)

    Les dernières données des économistes du National Cotton Council indiquent que la superficie de culture de coton aux USA devrait baisser. Une chute de 170 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 11,4 millions d’acres (1 acre vaut 0,405 Ha). Moins de surface, autant de demande, conclut à faire grimper le prix des tampons et serviettes hygiéniques aux États-Unis de 13 %, celui des couches lavables de 21 %. Quant aux boules de coton et les bandages de gaze leur augmentation est respectivement de 9 et 8 %.

    Sera-t-il possible d’acheter les denrées en cas d’augmentation des prix de manière exponentielle ? Car, mêmes présents dans les rayons si les prix des produits explosent, personne ne pourra les acheter. Comme durant la période de l’après 2ne Guerre mondiale, période où les tickets de rationnement étaient présents. (Crédits : France inflation)

    Tous les médias évoquent une augmentation des prix des biens de consommation, pour le mois de mars, donc les produits d’hygiène féminine aussi. « Nous allons rester à des niveaux de prix qui sont très élevés […] il n’y a aucune raison que les prix s’enflamment à partir du mois de mars », rétorque le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur BFMTV. Comme Libération l’explique, l’application des nouveaux tarifs pourrait engendrer une explosion des prix en grandes surfaces, malgré les déclarations optimistes de Bruno Le Maire. D’autant que les négociations annuelles entre fournisseurs et distributeurs prennent fin le 28 février 2023.

  • Robert Hébras, dernier survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane est décédé

    Robert Hébras, dernier survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane est décédé

    Il se battait pour que la mémoire subsiste, pour les tragiques instants d’Oradour-sur-Glane ne tombent dans l’oubli. Il est décédé le samedi 11 février 2023 à Saint-Junien en Haute-Vienne. Il n’avait pas encore 19 ans lorsque le régiment Der Führer de la Panzerdivision blindée Das Reich de la Waffen-SS investit et encercle son village, le 10 juin 1944. C’est la dernière fois qu’il verra sa mère, ses deux sœurs, Georgette, 22 ans et Denis 9 ans. Toutes trois périrent dans l’église.

    Il y a 78 ans, 8 mois et trois jours que le massacre d’Oradour-sur-Glane a eu lieu. Dorénavant, le village martyr de Haute-Vienne, comme le village tchèque de Lidice (10 juin 1942), celui du Frayssinet-le-Gélat le 21 mai 1944 ou encore à Ascq dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, sont des lieux de mémoires. Ce qui est frappant est le silence qui règne. Personne n’émet un son plus haut que l’autre, les discussions sont à pas feutrés. Chaque visage scrute les vestiges d’un village exterminé par la sauvagerie d’être humain.

    Lors de la découverte des ruines d’Oradour pas un son ne s’entend. Que ce soit en famille, en couple ou bien seul, seuls les oiseaux semblent être autorisés à rompre ce silence assourdissant. Les personnes qui déambulent, semblent retenir leurs pas, de peur qu’ils ne soient bruyants. Les murs sont écroulés, les toitures envolées, les voitures, bicyclettes, jeux d’enfants brûlés… On ne peut, ni prétendre, ni même oser, imaginer un instant l’horreur vécue par ces innocents. Ce sont 643 individus qui sont assassinés le 10 juin 1944, 205 enfants, 241 femmes et 197 hommes. Robert Hébras œuvrait pour la paix, pour la mémoire des Hommes, pour que personne n’oublie l’impensable.

    Le village plein de vie avec ses enfants de part et d’autre de la rue Émile Desourteaux, avant le fatidique 10 juin 1944 14 h. (Crédits : Blog Résistance Française)

    Les femmes et enfants sont enfermés dans l’église (actuellement en travaux). Deux soldats y déposent une caisse de grenades asphyxiantes, allument les mèches et sortent en condamnant les portes. Celles qui ne sont pas mortes d’asphyxie furent abattues ou brûlées vives, comme leurs enfants. La volonté de vivre, eut raison de la porte de la sacristie fermée, où se trouvait de l’air encore respirable.

    Les soldats nazis s’en étant aperçus, ils assassinèrent froidement ceux qui s’y étaient réfugiés. Une seule femme survit à cet enfer, Mme Rouffanche. Son témoignage sur le site « Résistance Française » est glaçant.

    L’église d’Oradour-sur-Glane après l’assassinat de masse perpétré envers les enfants, femmes et hommes par des soldats et officiers nazis déterminés. Dans la sacristie existaient trois fenêtres, le vitrail brisé permit à Marguerite Rouffanche de survivre au massacre. (Crédits : Blog Résistance Française)

    À l’aide d’un escabeau, elle se hissait jusqu’à la plus grande ouverture. « […] Je ne sais alors comment j’ai fait, mais mes forces étaient décuplées. Je me suis hissée jusqu’à elle, comme j’ai pu. Le vitrail étant brisé, je me suis précipitée par l’ouverture qui s’offrait à moi. J’ai fait un saut de plus de trois mètres », expliquait-elle. Une femme la suivit dans cette fuite vers la vie. Elle laissa choir son bébé au sol, avant de sauter à son tour. Mais les cris du poupon alertèrent les Allemands qui firent feu en direction des deux femmes et du bébé. « Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin. Dissimulée parmi les rangs de petits pois, j’attendis dans l’angoisse qu’on vienne à mon secours. Je ne fus délivrée que le lendemain vers 17 heures. »

    Les soldats nazis recouvraient de paille, de bois et d’huile les cadavres. Ils mirent le feu à l’ensemble pour masquer leurs crimes. Touché à la poitrine, au bras et à une jambe, Robert Hébras réussissait à s’échapper de la grande Laudy : « Quitte à mourir, mieux vaut être exécuté que brûlé vif ». (Crédits : Romuald Pena)

    Ce 10 juin 1944, alors que les maisons sont toutes vidées, les femmes et enfants sont à l’intérieur de l’église, les hommes sont scindés dans les différentes granges du village. Accompagné dans cette marche forcée, Robert Hébras et son ami Henri ne se quittent pas, ils discutent puis arrivent à ladite grange Laudy. Ils se retrouvent avec 60 autres hommes dans la grande Laudy, l’attente est longue. Une heure durant, une interminable heure, ils font face aux nazies affublées de mitraillette, jusqu’à ce que…

    Sur le fronton de ce qui reste de la gare d’Oradour-sur-Glane, cinq lettres sont restées pour former le mot « Orage », qui s’est abattu sur le village. (Crédits : Romuald Pena)

    « Robert et Henri se remettent à discuter du match de foot qu’ils doivent disputer le lendemain. Ils vont s’asseoir sur des bottes de foin, tout au fond. […] Les soldats nettoient sommairement le parvis de la grange. Ils s’y allongent ensuite, adoptant la position du tireur couché, et arment leurs mitrailleuses… » (extrait du livre « Le dernier témoin d’Oradour-sur-Glane » de Mélissa Boufigi aux éditions Harper Collins).

  • Paysages de ruines en Syrie et en Turquie, avec plusieurs milliers de blessés et de très nombreuses personnes décédées

    Paysages de ruines en Syrie et en Turquie, avec plusieurs milliers de blessés et de très nombreuses personnes décédées

    Sur l’échelle ouverte de Richter, le séisme qui a frappé lundi 6 février 2023 la Turquie et la Syrie s’affiche à 7,8. Depuis les secousses se sont répétées tout au long de la faille située sur le continent européen. Plusieurs facteurs accumulés peuvent expliquer les conséquences désastreuses. L’heure du déclenchement, la localisation, sa profondeur, une certaine quiétude depuis deux siècles, et des immeubles mal construits sont autant de combinaisons dévastatrices pour les populations touchées.

    Le décompte macabre fait la une de chaque média, qu’il soit sur papier, radio, télévisé ou sur l’internet. Puis, l’accumulation des reportages montre que l’humanité existe encore, en envoyant ou proposant des aides sous toutes ses formes venant des quatre coins de la planète. Le tremblement de terre de magnitude 7, 8 a frappé la Turquie et la Syrie voisine tôt lundi, à 4 h 17 (2 h 17, heure française). Des milliers de bâtiments, immeubles résidentiels, des hôpitaux sont détruits et laissant des milliers de personnes blessées ou sans-abri. L’inquiétude grandit chez les survivants avec le froid de l’hiver.

    La population syrienne porte les stigmates de douze années de conflits. « Assaillies par les conflits, les pénuries alimentaires, l’effondrement économique et une récente épidémie de choléra, les infrastructures nationales du pays sont en crise depuis des années, à peine capables de soutenir la population fatiguée par la guerre », argue The Guardian.

    La difficulté des recherches est à la hauteur des points d’impact des séismes. L’épicentre de valeur 7, 8 à une profondeur de 17,925 km proche de Gazantiep dans la province du même nom, suivi dix minutes plus tard par une secousse de 6.7 à une profondeur de 14,497 km. La répétition des secousses de moindres ampleurs, mais conséquentes n’a cessé de fragiliser les infrastructures déjà touchées.

    Carte de l'USGS montrant les différentes localisations et grandeurs des séismes
    Les points montrant des séismes supérieurs à 4 sur l’échelle ouverte de Richter sont nombreux. Au moins 23 millions de personnes sont touchées directement et indirectement par la destruction de bâtiments dans le sud de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie. Soit, en comparaison plus d’un tiers de la population française. (Crédits : USGS)

    Les infrastructures autoroutières du sud de la Turquie sont gravement endommagées. Le seul couloir d’aide internationale, le poste-frontière de Bab al-Hawa, qui relie la Turquie à la Syrie est touché. En place depuis 2014, il permet l’acheminement de l’aide internationale à la population syrienne des zones contrôlées par les rebelles et les jihadistes. Il relie les autoroutes syrienne M45 et turque D827, entre les villes d’İskenderun et d’Idlib, et est connu pour ses longues files de camions et de bus, c’est un poste névralgique la frontière syro-turque. Les secours proviennent de tous les pays sur le globe, comme les sapeurs-sauveteurs de l’USCII de Nogent-le-Rotrou.

    La Papouasie indonésienne secouée par 279 séismes en 48 heures

    Le 2 janvier 2023, la Papouasie indonésienne était atteinte 279 fois en 48 heures. Cependant cela n’a rien à voir avec le mégaséisme de magnitude 9,3 suivi d’un tsunami du 26 décembre 2004. Il avait occasionné près de 228 000 morts. Les Indonésiens sont depuis pris de panique dès que la terre tremble sur l’une des 17 000 îles de leur archipel situé sur la « ceinture de feu ».

    Une catastrophe similaire est-elle possible en France ?

    La probabilité n’est pas nulle, pour autant chaque année environ 600 séismes se produisent en France. Seulement une quinzaine sont ressentis par la population. Le HuffingtonPost recensait dans un article les dix plus gros séismes survenus depuis 1900. Mais c’est l’Alsace qui tremblait le 10 septembre 2022. Un séisme de magnitude 4,8 dont l’épicentre était localisé à la frontière franco-suisse, selon le Réseau national de surveillance sismique (Renass). Aujourd’hui, le 8 février 2023 jusqu’à 17 h 21, 34 secousses se sont produites sur l’hexagone selon Renass, dont une mesurée à 2.4 près de Cannes.

  • Il me bassine depuis qu’il en pince pour elle

    Il me bassine depuis qu’il en pince pour elle

    Deux expressions en une seule phrase qui semblent sorties d’un vieux livre de nos grands-parents. Ce qui pourrait se traduire « il me soûle avec son crush ». Sauf que dès maintenant la drague que connaissaient certains, nés au siècle dernier, a très légèrement évolué. Du « snap » à « IG », les premiers contacts s’effectuent par smartphone interposé. Mais connaissez-vous l’origine de ces deux expressions ? Allons de ce pas trier les informations sur le volet.

    Lors du repas dominical, la famille s’était retrouvée tout autour de la table à Berd’huis. L’occasion d’un partage de plats mijotés et de vins de bourgogne qu’affectionne tout particulièrement Jean Peupluh, le colocataire de la cadette. Ce fameux gourmet ne tarit pas d’éloge sur les vins, mais pas que.

    « Depuis sa rencontre avec Elle Mkasselépié, il me bassine. Il me sort des disquettes, désolé, des expressions sorties de nulle part », souffle la cadette à table.

    Disquette s’interroge Sépa. Les regards se croisèrent malicieusement, pour s’arrêter sur lui.

    « Quoi ?!? Je n’ai rien dit ».

    « Justement, c’est quoi son expression… euh… tu sais à chaque fois qu’il a un crush », questionne la cadette

    « Un crush ? »

    « Oui, quand il est amoureux »

    « Ah, quand il dit j’en pince pour elle ? »

    « Voilà, ça sort d’où sérieusement, plus personne à part lui n’utilise ça »

    Il n’en faut pas plus pour que Sépa ne commence à partager ses connaissances. Alors en « pincer pour quelqu’un » c’est assez étrange en fait. Lorsque tu as des papillons dans le ventre, c’est que ton cœur vibre. Hé bien, c’est la même chose. La personne en face de toi est un musicien qui fait vibre ta corde sensible. Le musicien pince parfois ses cordes, l’amour pince aussi parfois.

    D’autres proposent une autre version. Ça M’intéresse explique que le verbe « pincer » se rapprocherait selon certains linguistes du verbe « pinsier » qui, au XIIIe siècle, avait la signification de « peloter » ou de « caresser ». (Crédits : Desiree/Pixabay)

    « Et tu dis qu’il te bassine », s’amuse Sépa

    Savais-tu que bassiner quelqu’un vient d’une petite bassine coiffée d’un couvercle dans laquelle on déposait des braises ? Comme j’ai pu te raconter que petit, ma grand-mère mettait une brique à chauffer, l’entourait de papier journal, avant de la déposer à mes pieds sous l’édredon gigantesque. La bassinoire, c’est son petit nom, servait à chauffer le lit. Donc bassiner quelqu’un c’est échauffer son esprit, le titiller comme avec une bassinoire.

    Certains vont reconnaître cet ustensile qui trône chez vos grands-parents, ou dans le grenier des parents, vous savez ce qu’est désormais une bassinoire. Elle peut être détournée de son usage premier pour faire chauffer des châtaignes. (Crédits : DR)

    « Comment sais-tu tout ça », s’étonne la cadette

    « À force de trier sur le volet les informations »

    « Qu’est-ce que c’est encore que ça ? », s’étonne la cadette

    Alors rapidement, avant que le ragoût ne soit trop froid, cette expression vient du Moyen Âge. Le volet est un voile en tissu qui servait pour trier les graines. Au XVe siècle, le tissu devient assiette de bois dans laquelle on triait les pois et fèves. « Et sinon, c’est quoi une disquette ? »