Blog

  • Le site de la police allemande du Bade-Wurtemberg à nouveau hors ligne, suite à une seconde cyberattaque par DDoS

    Le site de la police allemande du Bade-Wurtemberg à nouveau hors ligne, suite à une seconde cyberattaque par DDoS

    En Allemagne, des sites internet d’administrations, de sociétés et d’aéroports sont l’objectif d’attaques cybernétiques. Ciblés par des cyberattaques, « entraînant pour certains une paralysie », a indiqué jeudi l’agence fédérale de cybersécurité (BSI). « Les services du BSI ont été informés d’attaques DDoS actuellement en cours contre des cibles en Allemagne », a déclaré le 26 janvier 2023 un porte-parole du BSI à l’AFP. Des « cibles individuelles dans le secteur financier » et des sites d’administrations fédérales seraient attaquées.

    Les attaques ont été revendiquées par les hackers russes Killnet, relatait le BSI, elles seraient sans conséquence majeure à ce stade.. Elles auraient été menées en représailles de l’annonce de la livraison à Kiev par Berlin de chars Leopard 2, explique le quotidien économique Handelsblatt. Ce que tempérait immédiatement le porte-parole du BSI. Les cyberattaques ciblant les sites de l’administration fédérale et des Länder ont ainsi été « en grande partie repoussées à ce stade » et sont restées « sans conséquences graves », affirmait le porte parole. Celui de la police de la région du Bade-Wurtemberg a aussi été visé, selon le ministère régional de l’Intérieur.

    Le groupe prorusse Killnet sur son canal Telegram appelait à une « vaste cyberattaque contre l’Allemagne » accompagnant ce discours du hastag #DeutschlandRIP. Le 25 janvier, « le groupe a ensuite publié des listes de cibles potentielles » écrivait Mareike Müller pour Handelsblatt. (Crédits : Rune Clausen/Pixabay)

    Pour la seconde fois en moins d’une semaine, le site internet de la police de Bade-Wurtemberg est encore inaccessible (au bouclage de l’article). Selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur, « il a été plus difficile d’identifier les modèles derrière l’attaque. L’attaque a certes été contrée, mais les pages ont de nouveau été inaccessibles pendant un court moment. Des mesures ont été prises et il n’y a pas eu d’autres dommages. »

    La porte-parole a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une attaque de pirates. Il n’y a pas eu de fuite de données, de dommages, ni d’intrusion dans le système informatique de la police.

    Il manquerait outre-Rhin des moyens humains, du personnel qualifié, des fonds spéciaux… « Pour la sécurité du réseau informatique des hôpitaux et des autorités de sécurité, il faut plus d’argent pour le matériel et l’infrastructure », a déclaré le président du Land Gundram Lottmann.

  • Le ransomware Vice Society revendique de nombreuses attaques cybernétiques, le Canadien Okanagan et l’Italien SIB

    Le ransomware Vice Society revendique de nombreuses attaques cybernétiques, le Canadien Okanagan et l’Italien SIB

    Depuis peu, l’infrastructure de Hive est sous le joug des autorités américaines. Telle l’hydre, une tête se coupe qu’une autre pousse. Vice Society revendique et affiche de nouvelles victimes. Les opérateurs ont mis en accès les données de l’établissement scolaire canadien, Okanagan, soit plus de 800 GB. Mais également le cabinet de propriété intellectuelle SIB en Italie. L’entreprise est spécialisée dans la protection et l’application des brevets, marques, modèles, dessins et droits d’auteur.

    Les opérations de Vice Society contre les institutions d’enseignement sont monnaie courante. L’Okanagan College, le Scheppers institut Wetteren, le NPTC Group of Colleges, et le Bristol Community College sont les derniers noms ajoutés à la liste des instituts ciblés par le collectif de hackers.

    Les informations glanées auraient été le prénom, nom, date de naissance, adresse électronique, adresse postale, et le numéro de sécurité sociale (NAS). Comme pressenti de nombreux passeports sont exposés, et peuvent engendre une usurpation d’identité et autres délits. (Crédits : Okanagan College)

    Concernant l’établissement d’enseignement supérieur situé à Kelowna, au Canada, l’attaque a été identifiée le 9 janvier 2023, vers 6 h 15. Un incident au cours duquel une entité non autorisée a eu accès à certains systèmes technologiques. « Dès que l’intrusion a été détectée, nous avons fermé les accès afin de limiter les impacts potentiels et nous avons engagé des experts en cybersécurité pour nous aider à réagir », expliquait l’entité par un communiqué le 23 janvier 2023.

    Des données par centaines de milliers sont disponibles. Des passeports, des cours, des photos, mais également des conversations privées capturées sur les smartphones, identifiants, mots de passe, numéros de carte de crédit, contrats… jusqu’au plan de finance et budget. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    SIB cabinet italien de propriété intellectuelle aussi victime

    Le cabinet protège la propriété intellectuelle à travers le monde, en Algérie, Équateur, Koweït… Des échanges internes sur la durée des brevets, sur l’évolution de la contrefaçon partout dans le monde…. L’établissement qui offre des conseils juridiques et une assistance en matière de contrefaçon, d’usurpation voit l’ensemble des données collectées, exposées à la vue de tous.

    L’entité italienne n’a pas encore communiqué sur l’incident, ni sur son site, ni sur ses réseaux. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    L’Italie est également en proie à des données compromises. Red Hot Cyber explique que « les données de 1,5 million d’utilisateurs italiens de pharmacies en ligne ont été compromises. » C’est à travers le rapport d’un chercheur en sécurité, que le site a été informé. Le problème avait été soulevé, mais c’est le cloud qui abrite les instances desdites pharmacies qui a été « piraté ».

  • L’infrastructure du ransomware Hive démantelée

    L’infrastructure du ransomware Hive démantelée

    Le ransomware Hive et son infrastructure sont démantelés, hier, jeudi 26 janvier 2023. L’infrastructure de la franchise du Ransomware-As-A-Service Hive n’est plus. Que ce soit son site vitrine, comme celui utilisé pour les négociations, plus rien n’apparaît, ou presque. À la place, une image sans équivoque. Six logos suggèrent l’implication du ministère américain de la Justice, du FBI, des Services secrets américains, d’Europol, la police du Baden-Württemberg, et de la division cybercriminalité de la police criminelle fédérale allemande.

    C’est pas une conférence de presse en ligne que les autorités américaines indiquent avoir démantelé le réseau international du ransomware Hive. L’entité réussissait à infiltrer l’infrastructure de Hive courant de l’été 2022. Depuis elle a aidé plus de 300 victimes à travers le monde, en leur fournissant les clés nécessaires au déchiffrement. Les serveurs du ransomware Hive saisis étaient situés aux États-Unis, plus exactement à Los Angeles.

    « Le ministère de la Justice n’épargnera aucune ressource pour identifier et traduire en justice toute personne, où qu’elle soit, qui cible les États-Unis États-Unis avec une attaque de ransomware nous continuerons à travailler à la fois pour prévenir ces attaques et à fournir un soutien aux victimes »

    « Nous sommes ici pour annoncer que la nuit dernière, le département de la justice a démantelé un réseau international de ransomware responsable de l’extorsion et de la tentative d’extorsion de centaines de millions de dollars à des victimes aux États-Unis et dans le monde entier. Connu sous le nom de groupe Hive ransomware, ce réseau a ciblé plus de 1500 victimes dans le monde entier depuis juin 2021 », a indiqué le procureur général des États-Unis Merrick B Garland.

    Depuis son apparition en juin 2021, le ransomware Hive a ciblé plus de 1 500 victimes dans le monde et a reçu plus de 100 millions de dollars en paiements de rançon.

    En outre, le FBI a distribué plus de 1 000 clés de décryptage supplémentaires aux victimes précédentes. Enfin, le département de la justice américaine a annoncé qu’en coordination avec les forces de l’ordre allemandes (la police criminelle fédérale allemande et le quartier général de la police de Reutlingen-CID Esslingen), et la National High Tech Crime Unit des Pays-Bas, avoir pris le contrôle des serveurs et des sites Web utiliser pour communiquer avec ses membres.

    « Les forces de l’ordre ont fourni la clé de déchiffrement aux entreprises qui avaient été compromises afin de les aider à déchiffrer leurs données sans payer la rançon. Cet effort a empêché le paiement de plus de 120 M€ de paiements de rançon », a indiqué Europol.

    Des victimes en France, comme Damart, l’ENAC subissait dans le domaine de l’aviation une attaque, et celles dont on ne connaît pas le nom. La justice américaine reconnaît la coopération essentielle du Canada, de la France, de la Lituanie, des Pays-Bas, du Portugal, de l’Espagne, de la Roumanie, de la Suède et du Royaume-Uni. En France, Europol mentionne la Police Nationale, plus précisément la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la #policejudiciaire. Les autorités américaines se sont saisies des infrastructures, mais « le code demeure ».

  • La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La Colombie subit des attaques cybernétiques d’ampleur depuis le milieu du mois de novembre dernier. Omegapro déclarait avoir été la cible d’une cyberattaque le 17 novembre 2022, Sanitas en a également fait l’expérience le 28 novembre 2022. Puis l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) suivait le 12 décembre, et Afinia a signalé un incident cybernétique le 16 du même mois. L’entreprise pharmaceutique Audifarma a annoncé avoir subi une cyberattaque le 22 janvier 2023.

    Audifarma a communiqué, dimanche 22 janvier, avoir été la cible d’une cyberattaque visant son infrastructure. La conséquence est immédiate. Pour éviter la propagation supplémentaire, les serveurs physiques et virtuels sont temporairement désactivés pour protéger les informations et les utilisateurs de l’organisation. « Nous informons que, pour ce qui est de la livraison des médicaments, le service continuera d’être assuré normalement et à ses heures habituelles dans tout le pays », a promis la société. L’équipe de communication a notifié qu’il est indispensable d’avoir la prescription médicale et la carte d’identité pour la délivrance des traitements médicamenteux.

    L’entreprise pharmaceutique Audifarma sert plus de 12 millions de patients et utilisateurs des différents EPS dans la délivrance de médicaments.

    « Nous informons le grand public que le dimanche 22 janvier 2023, nous avons fait l’objet d’une attaque informatique externe sur notre infrastructure technologique. Dès que nous l’avons identifié, nous avons activé nos protocoles de sécurité informatique mis en place pour ce type de cas, et avons procédé à la désactivation des serveurs physiques et virtuels afin de protéger les informations de notre organisation et celles de nos utilisateurs », a déclaré Giovanny Mesa, directeur général d’Audifarma.

    En conséquence, ses serveurs physiques et virtuels ont dû être temporairement désactivés pour préserver les données et l’ensemble des personnels.

    De même, le site web et l’application mobile sont temporairement désactivés en tant que rendez-vous virtuels, demande et programmation de médicaments à domicile. Aucun groupe n’a encore revendiqué la paternité de la cyberattaque.

  • La prison de Draguignan victime d’un code malveillant qui a provoqué des dysfonctionnements électriques graves

    La prison de Draguignan victime d’un code malveillant qui a provoqué des dysfonctionnements électriques graves

    Dans la série Mr Robot, le génie en informatique réussit à ouvrir les portes d’une prison. De la fiction à la réalité, bien peu de choses séparent les deux entités. Par des procédés habiles, les portes de la prison dans la série s’étaient ouvertes. Par une clé USB, la maison d’arrêt de Draguignan situé dans le Var, subissait depuis le mercredi 11 janvier 2023 des dysfonctionnements électriques importants. Conséquences directes des difficultés informatiques rencontrées, qui furent tout aussi importante.

    Selon Var-Matin, un « virus informatique » aurait provoqué une panne électrique. Si bien que pour surveiller les détenus, la direction a fait appel à des équipes d’interventions en attendant la remise en fonction des caméras. « La direction nous a informés qu’un virus se serait installé dans le système via une clef USB utilisée par un professeur qui donnait un cours à des détenus ce jour-là, confirme Julien André, représentant du personnel CGT au sein de l’établissement pénitentiaire. Rapidement, le système informatique a été coupé pour que le problème ne se propage pas au reste du réseau. Il y avait également des craintes pour l’intégrité du réseau de l’hôpital, puisqu’ils ont des serveurs installés à l’infirmerie. »

    Les surveillants ont multiplié les rondes autour de la prison de Draguignan, tandis que la police nationale patrouillait dans le secteur. Des craintes pour l’intégrité du réseau de l’hôpital ont eu lieu, car des serveurs de l’établissement se trouvait installés dans infirmerie. (Crédits : F.Mallory/France 3 Côte d’Azur)

    Des renforts venus de la cité phocéenne sont arrivés, avant de repartir le 23 janvier 2023. De son côté, la direction du Centre hospitalier de la Dracénie rapportait, mercredi 18 janvier « que le système informatique de l’hôpital est intact ». Une information confirmée par d’autres agents de la prison. « Oui, il y a eu ce souci, mais, depuis, tout est rentré dans l’ordre », soulignait Didier Di Giovanni, représentant CFDT à la maison d’arrêt. Les équipes régionales d’intervention et de sécurité ont quitté le pays varois. « Lundi, c’est revenu à la normale », affirmait Julien André délégué CGT. Une enquête serait en cours. Le parquet de Draguignan n’a fait aucune confirmation ni infirmation « pas de communication pour le moment ».

  • J’ai donné le change

    J’ai donné le change

    Dans les expressions françaises, certaines semblent faciles à comprendre, d’autres donnent le change. « Donner le change » : qu’elle est cette expression qui a l’air modifier quelque chose ? Une expression de banquier, d’usurier, de faux monnayeur ? Non, elle s’utilise lorsqu’un individu veut lancer une autre personne sur de fausses pistes. Alors que nous sommes à trois semaines de la fameuse Saint-Valentin, journée dite des amoureux, toutes et tous vous disent « Pas la peine de faire quelque chose, c’est commercial ».

    Les années filent et défilent, de la même manière que le pissenlit distille ses graines au gré du vent. Mme Kharéson et M Phot, sont restés de grands amoureux de la vie. Comme chaque année, l’attention procurée vaut plus que le cadeau lui-même, quoi que…

    « C’est bientôt la Saint-Valentin », chantonne M Sépa Phot.

    « Oui, dans trois semaines environ, et », réplique Mme Kharéson

    « Je disais ça comme ça », sourit-il espièglement

    « Mais bien sûr ! »

    Les fleuristes sont à pied d’œuvre lors de ce 14 février, comme la fête des Mères. Fête commerciale du même genre que la fête des grand-mères, grands-pères… mais garde à celui ou celle qui oublie l’attention de ce moment particulier. Même si la personne ne veut rien, elle donne peut-être le change. (Crédits : Alexa/Pixabay)

    Chaque année, pour les anniversaires, le jour de Noël en France, l’épiphanie en Espagne, nous recevons des cadeaux. Mais qu’il est difficile de choisir un présent qui ravira la personne. C’est pour ça qu’à chaque occasion, M Phot donne le change pour viser juste.

    Donner le change

    Il faut remonter au XVIIe siècle pour en trouver l’origine, dans son sens figuré actuel. « Donner le change à quelqu’un, le tromper en lui faisant adroitement prendre une chose pour une autre », explique Le Larousse. Cette expression est issue du monde de la Vénerie, ou chasse à courre. Lorsque la « chasse » est lancée, la meute des chasseurs et chiens ne poursuit qu’un seul animal.

    Les meutes sont bruyantes, et dressées. Elles commencent souvent avec la chasse au lièvre pour les habituer. (Crédits : jacqueline macou/Pixabay)

    Il arrive qu’un autre animal, apeuré par le bruit et la meute canine, coupe la route de l’animal ainsi traqué. Ce dernier s’appelle le change. Le chien qui prend le change donner par l’animal poursuivi, suit la trace d’un autre. Il s’agit d’une ruse que les cerfs et chevreuils usent régulièrement. Passer devant un congénère pour que celui-ci soit pris en chasse et lui sauf.

  • Le Royal Mail interrompt momentanément ses expéditions  internationales suite à un cyberincident

    Le Royal Mail interrompt momentanément ses expéditions internationales suite à un cyberincident

    La société britannique n’a pas perdu de son flegme, mais le désagrément est pourtant réel. Les expéditions vers l’international sont plus que fortement perturbées. Alors que le quotidien The Guardian confirmait l’attaque cybernétique du 20 décembre 2022, c’est au tour de l’une des plus grandes entreprises de services postaux et de colis au monde, de l’affirmer. Il y quelques mois un important fournisseur informatique du National Health Service (NHS) britannique était victime d’une attaque par ransomware.

    « Nous sommes temporairement dans l’incapacité d’expédier des articles vers des destinations à l’étranger », a déclaré Royal Mail. Elle conseille à ses clients de conserver temporairement les envois destinés à l’international. Le temps nécessaire pendant qu’elle s’efforce de résoudre le problème. Ce qui complique les choses est que selon la société britannique, des milliers d’entreprises l’utilisent pour exporter dans le monde entier.

    Les comptes Twitter d’au moins deux ministres importants du gouvernement semblent avoir été piratés ces dernières semaines, tandis que le journal Guardian a déclaré le mois dernier qu’il avait été touché par un « incident informatique grave » qui pourrait être une attaque par ransomware. (Crédits : Thomson/Reuters)

    Royal Mail est une entité qui existe depuis 507 ans. Elle a été privatisée en 2013. En 2021, l’année fut difficile, avec la perte de millions de livres sterling en raison de la baisse des volumes de courrier, mais pas que. Une série de grèves du personnel dans le cadre d’une querelle sur les salaires et les conditions de travail a impacté la vieille dame.

    Ce « cyberincident » est le dernier en date d’une liste d’événements liés à la cybersécurité en Grande-Bretagne. Les comptes Twitter d’au moins deux ministres importants du gouvernement semblent avoir été piratés ces dernières semaines. (Crédits : Christian Neßlinger/Pixabay)

    Selon la recherche de JUMPSEC, le Royaume-Uni représente 314 cas sur un total mondial de 5 869 cas de ransomware. Le groupe de ransomware le plus répandu au Royaume-Uni depuis le début de la vague actuelle de ransomware en 2020 a été Conti, suivi de près par LockBit, ajoute JUMPSEC.

  • The Guardian confirme avoir été la victime d’une cyberattaque par ransomware

    The Guardian confirme avoir été la victime d’une cyberattaque par ransomware

    La date du 20 décembre 2022 a été confirmée par le géant britannique des médias. Selon l’organisation, une attaque « hautement sophistiquée ». La directrice générale de The Guardian Media Group, Anna Bateson, et sa rédactrice en chef, Katharine Viner ont corroboré la nouvelle dans une mise à jour envoyée par courriel à l’ensemble du personnel mercredi 11 janvier 2023 dans l’après-midi. Les données personnelles des employés ont été exposées. Le bureau de Londres est fermé par contrainte jusqu’au début février.

    Le 21 décembre 2022, Anna Bateson, et Katharine Viner déclaraient aux effectifs : « Comme chacun le sait, un incident grave a affecté notre réseau et nos systèmes informatiques au cours des dernières 24 heures. Nous pensons qu’il s’agit d’une attaque par ransomware, mais nous continuons à envisager toutes les possibilités. » Hier mercredi, quelques lignes « Guardian confirms it was hit by ransomware attack » attestent le rapport du gouvernement britannique de l’année passée. Il indique que 40 % des entreprises britanniques ont signalé des violations ou des attaques de cybersécurité au cours des 12 mois précédents. Selon les deux dirigeantes, une cyberattaque aurait été très probablement déclenchée par une tentative de « phishing ».

    Le retour au travail dans les locaux a été reporté à minima au début du mois de février.
    Dans l’attente où le personnel habilité restaure l’ensemble du réseau et des systèmes d’information. (Crédits : DR)

    L’Information Commissioner’s Office (équivalent de la CNIL), l’organisme britannique de surveillance des données, a été informé de l’attaque, de même que la police britannique. Le Guardian déclare qu’à cet instant de l’enquête, rien n’indique que les données personnelles des lecteurs et celles des abonnés ont été consultées. Il ne pense pas non plus que les données personnelles du personnel du Guardian US et du Guardian Australia aient été consultées.

  • Prendre des mesures draconiennes

    Prendre des mesures draconiennes

    En ce début d’année, vous avez pris des mesures draconiennes. Cette expression française est issue d’un autre temps. Le régime islamique de la République d’Iran adopte des mesures draconiennes, provocant la mort de Masha Amini, puis celles de nombreux manifestants. Souvent lorsque la peur domine le dirigeant, il se protège en incitant la peur parmi ses administrés. La formule pourrait laisser croire que ces mesures sont faites pour instaurer un sentiment de frayeur.

    L’image qu’elle redonne en zoologie, est « qui ressemble à un dragon ». Ce mot de langage est à l’origine, d’un temps bien lointain. Remontons au… VIIe siècle avant notre ère. En ce temps, vers -621 av. J.-C., un législateur athénien voulait mettre un terme à la crise suite au coup d’État de Cylon.

    Cylon, ancien champion d’Olympie réussi grâce à des soutiens à s’emparer de l’Acropole. Assiégés et affamés, de nombreux partisans sont tués. Cylon et son frère se placent sous la protection d’Athéna, au pied de son autel. Les sources diffèrent selon Hérodote, Thucydide, Aristote, Héraclique de Pont ou encore Plutarque. Les prytanes des naucrares, qui gouvernent à Athènes « font lever ces hommes en stipulant qu’ils pourront subir toutes les peines, sauf la mort. » (La nature et la date du crime des Alcménoides/Louis Molinier)

    Dracon est un législateur athénien du moment, appartenant à la classe des Eupatrides. Le corpus de lois se distinguait par sa sévérité et sa droiture : le moindre vol était puni de mort, seuls quelques crimes n’étaient pas passibles de la peine capitale. Si bien, que l’on promet aux conjurés la vie sauve, mais ceux-ci sont mis à mort.

    Attention à ne pas confondre mesure rigoureuse, radicale, inflexible comme le fut Magaret Thatcher, surnommée la dame de fer, et être déterminée, volontaire, inébranlable, ferme. Vous avez toutes et tous des buts à atteindre, ne prenez pas des mesures draconiennes. (Crédits : Skorchanov/Pixabay)

    Dracon pour limiter les représailles et les vengeances privées fit connaître des lois réunies dans le code du même nom. Les simples voleurs comme les fauteurs de trouble se voyaient frappés de peines lourdes, le plus souvent disproportionnées à leurs actes, les autres délits étaient punis de mort ou d’exil. Pour preuve, Dracon avait fait écrire les lois dit-on, écrit « non avec de l’encre, mais avec du sang ».

    Les légendes comme ses excès firent qu’il fut bientôt chassé d’Athènes. Deux versions s’opposent. La première indique qu’il serait mort en exil, l’autre il aurait été étouffé « par des monceaux d’offrandes qu’on aurait jetées sur lui au cours d’une représentation théâtrale. » Alors, au lieu de prendre des mesures draconiennes en début d’année, qui sont inflexibles, rudes et difficiles à faire admettre pour vos vœux, prenez juste de bonnes résolutions… ou pas.

  • Meilleurs vœux pour l’année 2023

    Meilleurs vœux pour l’année 2023

    Il ne reste plus que quelques jours, jusqu’au 31 janvier pour annoncer ses vœux. Tout commence par le fameux décompte d’avant minuit « 10… 9… 8… 7… 2… 1… Bonne année ». Oui vous l’avez tous encore en mémoire. On s’embrasse sous le gui, s’offre des étrennes, on mange 12 raisins au son des cloches au Mexique… Vous souhaitez à ceux qui vous sont chers la réalisation de chacun de leurs vœux, de la joie, bonheur, santé, richesse, etc. Mais savez-vous d’où viennent ces fameux « vœux » que nous souhaitons à tous ceux que nous apprécions ?

    Revenu du tournoi de tennis où le beau-fils de Phot était battu à plate couture, Sépa s’en allait assister aux vœux du Maire de la commune. Sur le peu de chemin, qui sépare la demeure de la mairie, Mme Kharéson voyait son époux se torturer l’esprit.

    « Tu me raconteras une fois la cérémonie terminée et les petits fours mangés, mais pas avant » sourit-elle.

    « Je n’ai encore rien dit », s’exclama -t-il

    « Oui, c’est vrai. Je prends les devants ».

    Le discours fut assez court, l’édile souhaitait surtout profiter des petits fours, du champagne, de la clairette de die ramenée de son voyage en Drôme.

    M. Phot ne put s’empêcher de se plonger dans ses livres, une fois de retour à la maison pour connaître l’origine du mot vœu.

    Il faut attendre le XVIe siècle pour que « ce que nous appelons promesse entre les hommes est nommé vœu au regard de Dieu » (Littré/Calvin, Instit. 1007). (Crédits : Heike/Pixabay)

    Dans la première moitié du XIIe siècle, le vœu est « une prière de louange, de supplication adressée à Dieu », peut-on lire dans le Trésor de la langue française. Puis au cours des années 1176-1181, il devient une « promesse faite à soi-même, une résolution » (Chrétien de Troyes, Chevalier Charrette, éd. M. Roques, 6002). Il reste religieux dans son sens premier. Le vœu est une « promesse faite à Dieu, par laquelle on s’engage à quelque œuvre que l’on croit lui être agréable, et qui n’est point de précepte. », relate Le Littré. Il est au Moyen-Age une promesse que personne ne peut rompre.

    « Au fait tu as reçu une carte de vœux de la part de Murielle ton amie mexicaine, s’écrit M Phot. Tu savais que les cartes sont nées au Royaume-Uni, dans les années 1840. Ce n’est que plus d’un siècle après sa naissance qu’elles se colorent et deviennent plus originales. »

    « Chouette, merci. Ah ! Je ne savais pas. »

    « De quoi ? », s’étonne Sépa.

    « Elle raconte qu’au Mexique, ils mangent 12 raisins au son des cloches pour le décompte de la Saint-Sylvestre. Elle me raconte que c’est la tradition la plus populaire. Le plus dur est de faire 12 vœux, manger 12 raisins, durant les 12 coups de cloches… sans s’étouffer. »

    « Bonne et heureuse année », de la part de nous tous.