Le célèbre gang et plus prolifique ransomware ne cesse d’attaquer des entreprises. Cette fois c’est en Nouvelle-Zélande que cela se passe. Le fournisseur de services Mercury IT semble être la pièce principale. Mercury IT fournit une large gamme de services informatiques à des clients dans toute la Nouvelle-Zélande. Celui qui prodigue des services pour de nombreuses sociétés semble être la porte d’entrée aux autres publications sur le dark Web, avec plus de 500 TB de données selon LockBit.
Dans les cibles du cybergang des dommages collatéraux ou non, seule l’enquête le dira. Quoi qu’il en soit l’assureur santé Accuro, le cabinet d’architectes Catalyst Group, le programme de mentorat d’entreprise Business Central et l’entreprise de revêtements de sol commerciaux Polyflor. L’ensemble des données sont en vente à des prix divers et variés, de 99 000 et 999 000 dollars.
LockBit 3.0 a révélé dernièrement les données de la mairie de Brunoy, de l’office d’équipement hydraulique de Corse et de Thales. (Crédits : copie d’écran/LockBit)
Mercury IT avait pris connaissance de l’attaque le 30 novembre. « Nous avons appris que nous étions victimes d’un cyberincident après qu’un acteur malveillant et non autorisé ait eu accès à notre environnement de serveur, a déclaré Corry Tierny, directeur informatique de l’entreprise. Notre réponse pour comprendre comment cela s’est produit, et traiter les impacts est à un stade précoce |…] »
L’impact pourrait être conséquent. « Nous encourageons tous les clients de Mercury IT qui ont été touchés par cet incident et qui n’ont pas encore été en contact avec nous à contacter le Bureau du Commissaire à la protection de la vie privée », explique le commissaire à la protection de la vie privée.
Mercury IT a fait appel à une assistance externe après avoir signalé l’incident à la National Cyber Security Center (NCSC), la police néo-zélandaise, le CERT NZ et le commissaire à la protection de la vie privée. Ce dernier « prévoit d’ouvrir une enquête de conformité sur cet incident afin de pouvoir utiliser pleinement ses pouvoirs de collecte d’informations », a-t-il ajouté. Mercury IT a d’ailleurs travaillé avec le ministère néo-zélandais de la Justice et la société de soins de santé Te Whatu Ora, et aurait perdu 14 500 dossiers de coroners et 4 000 rapports d’autopsie.
Un cataclysme frappe la Colombie, après EPS Sanitas, et Omegapro, c’est le bâtiment dit « intelligent » de l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) qui est victime d’un ransomware. L’édifice a été vidé de ses occupants le 12 décembre 2022 au soir. Ils sont dans l’obligation de travailler depuis leurs domiciles. Une attaque cybernétique aurait pris toutes les informations des ordinateurs de l’EPM à Medellín. Un ransomware est à la base de l’infection, les cybercriminels exigent une rançon de 5 millions de dollars pour libérer les données.
Dans une brève communication, les autorités reconnaissaient qu’ils avaient eu un « incident de cybersécurité », arguant cette raison pour le renvoi des employés chez eux. Ils assuraient que la situation n’avait « aucune incidence sur la fourniture adéquate des services publics d’énergie, eau et gaz ». En août de cette année, le bureau du procureur de FranciscoBarbisa avait été victime d’un acte similaire. Son bureau enquêtait sur de la corruption, des homicides et des abus sexuels. L’estimation des fichiers volés avoisinait les 5 To. Le cabinet a déclaré que cette fois le butin vol serait triple, soit 15 To.
EPM a indiqué que le paiement de ses obligations serait retardé en raison de la cyberattaque. L’Alliance Separa, composée de 15 organisations de ramasseurs de déchets, a demandé de trouver une solution aux frais de collecte impayés de décembre, seule source de revenus pour certains Colombiens. (Crédits : DR)
Fabio Assolini, le directeur de l’équipe de recherche et d’analyse de Kaspersky pour l’Amérique latine, a révélé qu’au cours des dix premiers mois de l’année plus de 65 000 attaques ont été enregistrées en Colombie.
Mauvaises nouvelles en cascade
La date du paiement de la redevance du ramassage des ordures reste inconnue. Elle représente le seul revenu de nombreuses organisations de ramasseurs de déchets. Le versement des frais pour le mois de décembre, les primes aux employés concernés et du salaire pour la deuxième quinzaine ne sont pas réglés. La conséquence est directe, il y a un appauvrissement d’une classe de la population colombienne déjà fragilisée.
Malgré les problèmes qui perdurent depuis plus d’une semaine, l’entreprise a permis le recouvrement de l’énergie prépayée à travers les banques ou l’application Nequi Colombia, afin de réduire les problèmes d’accès aux services publics. Un compteur pour l’énergie prépayé d’EPM en Colombie ci-dessus. (Crédits DR)
« Pour l’eau prépayée dans le canal des points directs Gana et PTR, ainsi que plus de 30 réservoirs d’eau potable pour les quartiers de la ville. Et l’énergie prépayée dans nos bureaux dans les canaux directs de Gana et à travers PSE des banques », a déclaré Claudia Gómez Maya, responsable de l’unité des offres aux ménages.
Pedro Castillo, l’ancien président du Pérou est destitué pour incapacité morale par le parlement et arrêté par l’armée. Il est mis en détention provisoire pour 18 mois jusqu’à son procès de juin 2024 afin d’être inculpé de rébellion. Celui qui a été président du 28 juillet 2021 au 7 décembre 2022 était confronté à l’hostilité des élites économiques, du parlement et de la presse, avant son geste de désespoir. L’armée l’a arrêté en « flagrant délit » tandis qu’il tentait de rejoindre l’ambassade du Mexique pour y demander l’asile.
À ce jour, le 19 décembre 2022 les autorités dénombrent de nouveaux défunts. Le Bureau du défenseur du peuple (Ombudsman) a signalé 25 morts lors d’affrontements à Apurímac, Arequipa, La Libertad, Junín et Ayacucho entre des civils et des membres de la Police nationale et des Forces armées. Les mobilisations, les fermetures de routes et les piquets de grève se poursuivent dans différentes régions en raison de la grève nationale. À tel point qu’il faut se munir d’un laissez-passer délivré par le gouvernement pour aller travailler.
Selon le dernier rapport du 18 décembre 2022, six personnes seraient mortes dans des accidents de la route, suite au blocage effectué un peu partout dans le pays. Pour face à cette situation, l’exécutif péruvien a déclaré l’état d’urgence dans tout le pays et a instauré un couvre-feu dans huit départements (15 provinces). (Crédits : gov.pe)
Le parquet a réclamé le maintien en détention jusqu’en juin 2024, (date présumée de son procès) en invoquant un risque de fuite, ce que dément l’avocat du prévenu. La justice péruvienne a rappelé que l’ancien président avait tenté de se réfugier à l’ambassade du Mexique après sa destitution. Poursuivi pour « rébellion » et « conspiration », l’ex-président encourt dix ans de prison maximum.
Le juge suprême d’instruction préparatoire Juan Carlos Checkley Soria a ordonné 18 mois de détention provisoire à l’encontre de l’ex-président Pedro Castillo, mis en examen pour le délit présumé de rébellion et de conspiration sous forme d’abus d’autorité et contre la tranquillité publique au détriment de l’État. (Crédits : DR)
Une chute après 18 mois de présidence
En moins d’un an et demi, Pedro Castillo a nommé cinq gouvernements, avec des dizaines de démissions et de licenciements. La rupture avec celui qui l’avait porté au poste de président, Vladimir Cerrón, a accéléré sa chute. La corruption qui semble être dans les us et coutumes du pays andin ajoute de l’huile au feu déjà ardent. Comme l’explique El País, tous les anciens présidents en vie depuis 1990 n’y échappent pas. « Ils font l’objet d’une enquête pour corruption, sont en prison, en procès, en résidence surveillée ou en cours d’extradition. Alan García, s’est ôté la vie en 2019 avant son arrestation dans l’affaire Odebrecht. »
“El Juzgado de Investigación Preparatoria de la Corte Suprema de Justicia resuelve declarar fundado en parte el requerimiento de prisión preventiva formulado por la Segunda Fiscalía Suprema Transitoria Especializada en Delitos Cometidos por Funcionarios Públicos contra el imputado José Pedro Castillo Terrones en su condición de presidente de la República como presunto coautor de los poderes del Estado y el orden constitucional en modalidad rebelión (…) y conspiración”, leyó el magistrado .
Nouvelle présidence et début d’émeute
Dina Boluarte a prêté serment en tant que cheffe d’État mercredi 7 décembre 2022 après la vacance forcée de Pedro Castillo. Elle est sans étiquette suite à son éviction du parti « Péru Libre » par le même Vladimir Cerrón qui avait aidé l’ex-président. La nouvelle dirigeante du pays a déclaré que son administration s’attaquerait à la corruption « dans toutes ses dimensions ». La lutte contre la corruption est une promesse politique que les Péruviens entendent depuis plus de 30 ans.
Le Comité national de coordination des droits de l’homme (CNDDHH) a exigé que l’exécutif et le Congrès de la République trouvent une solution urgente à la crise et mettent fin à la militarisation et à la violence contre les manifestants. L’Amérique du Sud semble être en bouillonnement. (Crédits : La República/YouTube)
Si la volonté de combattre la corruption, elle doit être encore en vigueur par déduction. Ainsi « nous avons enregistré jusqu’à présent 89 personnes blessées, 147 personnes détenues arbitrairement et illégalement par du personnel qui n’a pas été correctement identifié », relate l’avocate Me Jennie Dador. Le peuple réclame des élections anticipées, le Parlement s’est prononcé vendredi 16 décembre 2022 contre l’avancement des élections générales de 2026 à 2023. Elle a exclu de démissionner de la présidence de la République dans le contexte de la crise politique que traverse le pays : « Ma démission donnera raison aux violents » conclut-elle.
Plus d’un mois après la cyberattaque dont a été victime le Vanuatu, le 30 octobre 2022, les conséquences de l’incident cybernétique sont toujours présentes. Il faut préciser que les sites gouvernementaux touchés sont nombreux. Il ya celui du parlement, de la police, du Premier ministre et pas des moindres celui chargé des réponses aux cyberattaques. L’État du pacifique qui compte près de 315 000 habitants demandait de l’aide à l’Australie, elle même en proie à l’attaque de Medibank.
L’ensemble des sites WEB de l’assemblée, de la police et du bureau du Premier ministre de l’île du Pacifique sont désactivés. Les services de courriel, de l’intranet et les bases de données en ligne des écoles, hôpitaux et autres services d’urgence, ainsi que tous les services et départements gouvernementaux sont à l’arrêt. La population répartie sur plusieurs îles a dû se trouver des solutions pour payer les impôts, l’obtention de licences et de visas de voyage entre autres. Les différents individus ont fait face en usant de téléphone portable, d’adresses e-mail privées. Le précédent gouvernement avait reconnu l’attaque cybernétique qui se serait déroulée le 5 novembre 2022.
Des fonctionnaires utilisent des ordinateurs portables personnels, des stylos et du papier, sans oublier des machines à écrire. Le but faire tourner malgré tout le gouvernement du Premier ministre, Ishmael Kalsakau, entré en fonction quelques jours seulement après l’attaque du 30 octobre 2022. (Crédits : valerioerrani/Pixabay)
Hameçonnage via e-mails
Les problèmes auraient commencé peu de temps avant le 30 octobre 2022. « Des activités suspectes ont été remarquées dans des courriels adressés au ministère des Finances », explique un analyste financier au journal The Guardian. L’homme travaille en étroite collaboration avec les équipes de cybersécurité du ministère.
« C’était le chaos pendant les premiers jours, mais l’ensemble du gouvernement a créé des comptes Gmail alternatifs ou utilisé ses e-mails privés. Nous utilisons tous des téléphones et des téléphones portables pour communiquer. Mais nous sommes résilients au Vanuatu, qui est un petit pays, et nous pouvons gérer cela », a déclaré OliviaFinau, chargée de communication au ministère du changement climatique.
Des experts australiens ont aidé le Vanuatu à reconstruire l’ensemble de ses systèmes d’information afin qu’il soit plus sûr dans le futur. (Crédits : David Mark/Pixabay)
Pourquoi le Vanuatu serait visé par un ransomware ?
Les tractations vont bon train. « Nous ne savons pas encore qui est derrière cette attaque, mais un porte-parole du gouvernement a suggéré qu’il s’agissait d’une attaque extérieure, probablement de la région Asie. » Le Vanuatu est une nation clé qui entretient des relations avec les États-Unis, la Chine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Les positions de la République Populaire de Chine et les États-Unis d’Amérique sur différents sujets pourraient être à l’origine de cette attaque. L’île est devenue l’une des îles du Pacifique les plus proches de Pékin. Des investissements chinois ont permis de construire son parlement, son stade et son centre de convention. L’Australie, alliée des États-Unis, est depuis plus de quarante ans le principal bailleur de fonds et le plus proche partenaire de sécurité du Vanuatu, explique la BBC.
Depuis le 19 novembre 2022, des professionnels de santé sont revenus au papier et aux crayons, pendant que les experts des systèmes d’information s’efforcent de rétablir les différents outils opérationnels. One Brooklyn Health est un regroupement d’établissements hospitaliers qui s’occupent des personnes les plus pauvres de ma mégapole New York. Les 3 hôpitaux de l’organisation retrouvent peu à peu l’utilisation de divers services critiques a déclaré la direction.
Le groupement One Brooklyn Health comprend trois hôpitaux : Interfaith Medical Center, Brookdale Hospital Medical Center et Kingsbrook Jewish Medical Center. La direction a confirmé l’attaque, qui a été détectée pour la première fois fin novembre. Des experts en sécurité luttent depuis au rétablissement des outils. Leurs fermetures ont entraîné la coupure de postes de travail hospitaliers. Ceux grâce auxquels les prestataires de soins de santé accèdent aux dossiers médicaux, commandent des ordonnances et remplissent les dossiers des patients.
Des avancées conséquentes ont été effectuées. Sur l’origine de l’attaque cybernétique, et la demande de rançon, le FBI n’a donné aucune réponse. (Crédits : BankInfoSecurity)
« One Brooklyn Health a fait des progrès considérables dans son enquête et son processus de remédiation en réponse à un incident de cybersécurité que nous avons détecté fin novembre », a déclaré Mme Brown dans un communiqué. « Dans l’intervalle, tous nos hôpitaux et établissements sont ouverts, et nous continuons à fournir des soins à nos patients en utilisant des procédures d’arrêt bien établies pour lesquelles nos cliniciens et administrateurs sont largement formés. »
Amazing, One Brooklyn Hospital System (composed of merger of 3 hospitals) has been hacked and criminals are requesting a 5M ransom. Meanwhile, these vital facilities are functioning with pen & paper bc they won’t pay ransom. This according to a staff member.
Si l’information d’une rançon de 5 millions de dollars américains est ainsi exposée, le PDG de One Brooklyn Health, Laray Brown, a déclaré au personnel que 250 ordinateurs et 775 appareils mobiles ont été distribués dans les trois hôpitaux pour contourner les systèmes hors ligne depuis le 19 novembre.
Le 9 décembre 1922, l’information tombe. La chambre des Députés, maintenant Assemblée nationale adoptait un texte de loi, rien de surprenant. Sauf que le projet de loi assurait l’extension de la législation des accidents du travail déjà existante (Loi du 9 avril 1898). L’égalité des droits arrivait dans le monde ouvrier. Celui des champs se trouvait sur le plan d’égalité des ouvriers des villes. Celui qui nourrissait, en cas d’accident et surtout d’incapacité se retrouvait légalement sans rien. La loi sera promulguée le 15 décembre 1922.
À proportion gardée, il valait mieux travailler dans une usine en ville, que dans les champs. Lorsqu’une personne se retrouvait victime d’accident, le citadin était soigné gratuitement et touchait un demi-salaire, selon la loi du 18 juillet 1907. En cas d’incapacité, il touchait une pension établie selon les barèmes en vigueur. L’ouvrier agricole ne pouvait s’en tenir qu’au bon cœur de son patron.
La loi du 9 avril 1898 dispose que seules les personnes ayant un salaire annuel inférieur à 2 400 francs bénéficiaient de ces dispositions que jusqu’à concurrence de cette somme. Il fallait aussi que l’arrêt dure au minimum quatre jours. (Crédits : Alexas Fotos/Pixabay)
La loi s’adressait aux ouvriers, aux employés et aux domestiques autres que ceux exclusivement attachés à la personne, occupés dans les exploitations agricoles de quelque nature qu’elles soient, ainsi que dans les exploitations d’élevage, de dressage, d’entraînement, les haras, les entreprises de toute nature, les dépôts ou magasins de vente se rattachant à des syndicats ou exploitations agricoles, lorsque l’exploitation agricole constitue le principal établissement.
Chaque jour, des attaques cybernétiques sont déjouées. De la même manière, des tentatives d’attentats sont avortées, car des personnes œuvrent en silence et dans l’ombre à la protection de tout un chacun. Il arrive que certaines, pour diverses raisons, atteignent leurs buts : exfiltrer des données, extorquer de l’argent, divulguer des secrets industriels, économiques ou d’État… L’hôpital d’Argenteuil a déjoué une tentative d’intrusion sur une partie de son réseau informatique.
Les attaques surviennent au moment où la bronchiolite et autre pathologie emplissent les établissements de soins en France. Le centre hospitalier Sud-Francilien (CHSF) paie la note de l’attaque du mois d’août, qui est salée. Celui qui espérait recouvrer 80 % de son parc informatique d’ici la fin novembre, pense ses plaies. Une facture totale évaluée à 7 millions d’euros. Deux sont consécutifs à la gestion de crise, et cinq millions servent à la reconstitution de l’infrastructure. De son côté l’hôpital André Mignot à Versailles fait de son mieux pour gérer patients, épidémie de bronchiolite et ransomware.
L’attaque date de la semaine dernière relate France Bleu. Sur place les équipes internes travaillent étroitement avec les experts de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), « pour protéger les intérêts de nos patients, de nos partenaires et de nos employés. » (Crédits : CH Argenteuil)
Aujourd’hui, le 7 décembre 2022 un communiqué de presse du centre hospitalier d’Argenteuil atteste d’une tentative abordée de cyberattaque. « Le Centre Hospitalier d’Argenteuil a détecté une intrusion sur une partie de son réseau informatique […] aucune violation de données n’a été relevée à ce stade. Les autorités compétentes ont été notifiées […] une plainte a été déposée ce mercredi 7 décembre 2022 auprès du procureur de la République », explique l’établissement.
Intersport, le parlement Européen
Le même jour que la chaîne de spot, le parlement européen essuyait une attaque par déni de service. « Je confirme que le Parlement a fait l’objet d’une cyberattaque externe […] », déclarait dans un communiqué Dita Charanzová, eurodéputée tchèque et vice-présidente du Parlement chargée de la cybersécurité. L’assemblée a attribué cette attaque au groupe Killnet.
La chaîne de magasins Intersport avait subi une attaque le 23 novembre 2022. « C’est une cyberattaque qui touche un groupement de magasins sur la région Nord, indique la direction d’Intersport ». La cyberattaque a depuis été revendiquée par les opérateurs derrière le ransomware Hive. (Crédits : capture d’écran/Hive)
La Marie de Brunoy faisait les frais d’une cyberattaque en octobre. L’attaque a été revendiquée par LockBit 3.0 et une rançon avait été réclamée, à hauteur de 5 millions de dollars américains. « Nous étions convaincus que nous étions bien protégés, mais il y a toujours des failles dans le système », regrette l’édile, Bruno Gallier. Une entreprise française du nom de « FranckBeun » voit ses données exfiltrées et divulguées par le même Ransomware-as-a-Service : comptabilité, chantiers, secrétariat, etc. Les ambulances des Trois cantons à Peyrehorade, dans le sud des Landes sont victime d’une cyberattaque par ransomware. Ils n’ont plus accès à leur fichiers, ni aux rendez-vous des semaines prochaines.
Imaginez-vous il y a tout juste un siècle, avec votre bougeoir à la main vous dirigeant vers le pot de chambre… alors que le gouvernement français à grands coups de communication ministérielle évoque d’hypothétiques coupures d’électricité, les ingénieurs en décembre 1922 pensaient à autre chose. Ils souhaitaient transformer une source d’énergie en lumière, avec le moins de perte possible. Des travaux de Chevreul sur la stéarine, que les Français seront heureux de trouver s’il y a coupure d’énergie, à la lampe à pétrole jusqu’à l’éclairage public.
La lumière, quand certains en manquent cruellement, Philippe Lebon eut une idée de génie en 1786. Ses travaux sur les propriétés de la pyrolyse du bois mettent en évidence le gaz hydrogène carburé, connu sous hydrogène. Le 11 octobre 1801, il installe sa « thermolampe » dans l’hôtel de Seignelay. Un vaste four à bois, comme une cuisinière dont les gaz acheminés par des tuyaux venaient éclairent les pièces. Ils avaient l’esprit de perdre le moins d’énergie à l’époque. Car la chaleur produite par le four procurait le chauffage pour l’hôtel.
Les bougies dites de Jablochkoff illuminaient l’Avenue de l’Opéra en 1878. Elle était appelée « bougie électrique ». Une lampe à arc électrique au carbone, inventée en 1876 par l’ingénieur électricien russe Pavel Iablochkov. Si nous pensions comme les amérindiens, sur les conséquences de nos gestes sur sept générations ensuite…
Michel-Eugène Chevreul, ce nom va vous marquer, j’en suis sûre. Il est connu pour ses travaux sur les acides gras et la saponification, la réaction qui permet la synthèse du savon. Mais c’est la découverte de la stéarine qui va vous éclairer lorsque les plombs sautent. La stéarine ou tristéarine est utilisée pour simplifier dans la production de savon et des bougies. Puis la bougie de Jablochkoff nourrissait les espoirs, tandis que Edison lui volait la vedette avec la lampe à filaments. Au début, le filament était conçu en charbon végétal. Seul problème, la lampe se consumait malgré le vide de l’ampoule.
Créer de l’énergie avec le moins de perte possible
En 1922, il faut pour avoir un éclairage électrique quelques manipulations. Amener du charbon, pour porte de l’eau à ébullition. Utilise la vapeur produite pour entraîner un piston, puis en volant actionnant un piston, qui à travers une dynamo allait recueillir le long d’un fil le courant créé en centrale électrique. Sauf que le rendement ne dépassait jamais les 5 %, soit vous suivez, 95 % de perte. De calcul en expérience, les physiciens se penchèrent sur un beaucoup plus petit que l’être humain : le ver luisant.
Le ver luisant, lampyris noctiluca, n’est pas un ver, pardon ? C’est un insecte de la famille des coccinelles. Il se nourrit de limaces et d’escargots. C’est la femelle qui se pare de ses plus beaux atouts pour attirer les mâles occupés à bien d’autres frivolités. (Crédits : iStock)
Le ver luisant use d’une source d’énergie avec un rendement de 90 %. Il est visible, car compris dans notre champ de perception, ou spectre lumineux limité (entre 400 et 700 nm). Hormis l’excellent rendement, la lumière émise par les lucioles ou les vers luisants est une lumière froide, soit sans émission et donc perte de chaleur. La longueur d’onde maximale est d’environ 570 nanomètres, d’où cette couleur verte visible à l’œil nu. Alors pourquoi ne prenons-nous pas exemple sur la nature ?
Le rendement lumineux est exprimé en lux. C’est le nombre de lumens par mètre carré. Pour une ampoule incandescente, il est de 15 lm/W, pour une ampoule halogène, il est de 20 lm/W, pour une ampoule basse consommation, il est de 60 lm/W, et pour une ampoule LED, il est de 100 lm/W.
Les ampoules à incandescence utilisent 95 % de l’énergie qu’elles consomment pour produire de la chaleur. Elles ne nous restituent que 5 % de cette énergie sous forme de lumière. Le rendement lumineux de cette lampe est de 12 à 27, mais comment calcule-t-on le rendement ? Le nombre de lumens par mètre carré, soit 0,1 W/m2. La lampe LED possède un rendement de 80 à 300, soit environ six fois la lampe à incandescence. Mais quelle est la pollution de l’une et de l’autre ?
Face aux plaintes de ses investisseurs, Omegapro a publié une déclaration le 17 novembre 2022, dans laquelle elle affirme avoir été la cible d’une cyberattaque. Et pour cette raison, les utilisateurs ne peuvent pas retirer leur argent. La société d’investissement promet un rendement très élevé « +300 % en 16 mois », elle attire les investisseurs. Des milliers de personnes en Colombie ont investi leurs économies pour faire fructifier leurs capitaux. L’adresse de la firme est basée sur l’île Saint-Vincent-et-les-Grenadines.
Le simple fait d’avoir une adresse dans un paradis fiscal aurait pu soulever des questions. Juridiquement le doute profite à l’accusé, sauf qu’il n’y a pour le moment que des plaintes, même si elles sont nombreuses. « Après analyse des problèmes techniques rencontrés par Omegapro au cours des dernières semaines, il est clair que nous avons été la cible d’une cyberattaque soutenue et sophistiquée menée par un groupe criminel organisé inconnu », explique la compagnie.
⚠️ Server Maintenance Notification ⚠️
🚧Please be advised that we are currently conducting a server update to improve your user experience. 🟢 We will be back online shortly. pic.twitter.com/EB0TSYM2ES
Omegapro a déclaré que le fait de ne pas autoriser les retraits protège l’ensemble des participants. Elle aurait engagé l’une des principales entreprises de cybersécurité au monde pour contrer la menace. « Pendant qu’ils tentent de mettre en œuvre des contre-mesures efficaces, la plateforme sera malheureusement indisponible jusqu’à ce que nous puissions assurer la sécurité de notre communauté », poursuit-elle dans le communiqué.
Ningún producto financiero ofrece rentabilidades de 1% diario o de doblar la plata en un año
Sebastián Toro/La Republica
En Colombie le gendarme de la bourse est la Superfinanciera. « Les responsables et l’emplacement réel des plateformes sont inconnus […] il est impossible d’obtenir des rendements fixes, étant donné la volatilité de ce marché », assure l’organisme de contrôle dirigé par Jorge Castaño.
Des pyramides en Colombie ?
En Colombie, le « marketing de réseau » est réglementé par la loi 1700 de 2013. Cette dernière dispose que ce type d’activité est interdit lorsqu’il s’agit de services et de produits financiers ou du marché boursier. Sauf qu’une société inonde en novembre les réseaux sociaux de publicité vantant un intérêt faramineux. La société Goarbit promeut un retour sur investissement compris entre 0.5 et 1.5 % par jour.
L’argent ne pousse sur les arbres. Le papier-monnaie ne se gagne pas par le simple fait d’y penser. (Crédits : Pasja1000/Pixabay)
Comme toute entreprise elle doit se déclare auprès de la chambre de commerce, en Colombie le Registro Único Empresarial y Social (RUES). Elle n’existe nulle part. Ce type de plateformes peuvent être des systèmes pyramidaux, surtout lorsqu’elles promettent des rendements si davantage de personnes entrent dans le « business ». Le plus célèbre cas de pyramide dite de Fonzi est l’œuvre de Pierre Madoff.
L’AMF et l’APCR inscrivent Omegapro sur la liste noire FOREX en 2020
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) avaient placé Omegapro sur la liste noire FOREX dès le 6 août 2020. « La société Omega Pro Ltd, immatriculée à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, se présente comme une société de courtage enregistrée dans ce pays ; or l’autorité des services financiers locale, la Financial Services Authority, rappelle dans un avertissement du 3 février 2022 qu’elle ne délivre aucune licence de trading Forex ». Rappelez-vous que l’argent ne pousse pas dans les arbres. Une société qui gagne de l’argent sans rien vendre, mais en recrutant de nouveaux membres, c’est une pyramide de Ponzi. Quelques conduites ou réflexions à observer selon l’AMF et l’ACPR :
Ne cédez pas à l’urgence ou aux pressions de votre interlocuteur, prenez le temps de la réflexion
Attention aux publicités sur l’Internet, terrain de prédilection des escrocs pour hameçonner leurs futures victimes
Ne cédez pas à l’urgence ou aux pressions de votre interlocuteur, prenez le temps de la réflexion
Méfiez-vous des promesses de gains rapides sans contreparties ; il n’y a pas de rendement élevé sans risque élevé
Méfiez-vous des demandes de transfert d’argent vers des pays sans aucun rapport avec cet intermédiaire ni avec l’État dans lequel vous résidez
Une fois de plus un organisme de santé en France subit une attaque cybernétique. Après l’affaire du centre hospitalier sud-francilien (CHSF) en août 2022, c’est au tour de l’hôpital André Mignot. L’offensive se serait déroulée samedi soir aux alentours de 21 h. La régulation des urgences et les transferts de patients à risque sont assurés par le SAMU. À ce stade, quelques transferts de patients, six, ont été effectués vers d’autres établissements du territoire et d’autres sont en préparation.
L’accueil de nouveaux patients est limité. À l’heure de l’utra-connectivité, une attaque des systèmes d’information d’un établissement, force le réseau à être coupé. Vous pouvez oublier l’ensemble des moyens de communication dits modernes, les e-mails, les rapports de suivi des patients, et tout autre document via l’informatique. « Tout se fait à l’ancienne avec papier et stylo », souffle Richard Delepierre, co-président au conseil de surveillance et maire du Chesnay-Rocquencourt.
Prendre en otage la santé des Français est inadmissible. J’étais ce soir avec @jnbarrot auprès des équipes de l’hôpital André-Mignot, victime d’une cyberattaque. Tous nous moyens sont déployés aux côtés des professionnels mobilisés pour assurer la prise en charge des patients. pic.twitter.com/pffcRJh8q5
La perspicacité du ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun est relayée par le nombre de tweets reçus en guise de réponse.
L’hôpital André-Mignot concentre consultations et services d’hospitalisation de court séjour et ambulatoire. Ce qui représente plus de 800 lits et 3 000 personnels soignants. « L’établissement est également le siège administratif, technique et logistique du centre hospitalier de Versailles, c’est pourquoi l’hôpital Richaud et la maison Despagne sont aussi affectés », révèle France Bleu.
Les investigations ont été confiées au Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie, qui mènera l’enquête et à la Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire. Les attaques sont légion dernièrement en France, le CHSF, de Thales, Loehc, la région Guadeloupe ou les alpes maritimes. (Crédits : DR)
« C’est la galère, on doit tout refaire sur papier à la main depuis ce matin et les médecins doivent faire toutes leurs prescriptions de médicaments manuellement aussi », ont expliqué sous couvert d’anonymat à l’AFP trois aides-soignantes. Les attaques d’hôpitaux en France étaient de 27 en 2020. La revendication de l’attaque cybernétique n’est pas encore connue, ni s’il y a chantage à la publication des données souvent exfiltrées contre une somme d’argent, sous compte à rebours.