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  • EPS Sanitas est victime d’une cyberattaque qui impacte la santé de 5,5 millions de Colombiens

    EPS Sanitas est victime d’une cyberattaque qui impacte la santé de 5,5 millions de Colombiens

    Le système général de santé colombien semble être en mauvaise posture, du moins ses affiliés. Il est victime d’une cyberattaque de grande ampleur qui connaît des répercussions dramatiques. Keralty, groupe d’EPS Sanitas et Colsanitas, confirme que ses services informatiques ont fait l’objet d’une cyberattaque, qui a généré des défaillances techniques dans ses systèmes. Les Entidades Promotoras de Salud (EPS) sont responsables de l’affiliation et de la collecte des cotisations sociales.

    Le groupe Keralty a subi une cyberattaque le 28 novembre 2022. Ses services en ligne ont donc été interrompus pendant plus de 24 heures. Mais ses services et son site ne sont toujours pas disponibles. Les utilisateurs des EPS de Sanitas, Colsanitas et Medisanitas s’inquiètent depuis de l’indisponibilité des portails web de ces institutions de santé, ainsi que de l’application de chacune d’entre elles.

    Depuis hier, le groupe Keralty a envoyé des SMS à ses utilisateurs pour les informer du problème. « EPS Sanitas. Nous présentons une intermittence dans l’accès à nos canaux d’attention, nous espérons établir le système avant 46 heures », communiquent-ils mercredi 30 novembre 2022. (Crédits : capture d’écran/Keralty)

    Des centaines d’utilisateurs affiliés à EPS Sanitas ont signalé très tôt ce mardi qu’ils n’ont pas pu prendre de rendez-vous médicaux ou autres demandes, en raison du dysfonctionnement du site web. Ce n’est pas la première fois que Sanitas rencontre des problèmes avec ses services informatiques révèle le périodique Semana. « Plusieurs patients de l’EPS se sont plaints de difficultés à se procurer les médicaments distribués par Cruz Verde la semaine dernière. »

    La Superintendencia nacional de Salud a pour rôle de protéger les droits des usagers du système général de sécurité sociale en matière de santé par l’inspection, la surveillance, le contrôle et l’exercice de la fonction juridictionnelle et de conciliation, de manière transparente et opportune. (Crédits : ElNuevoSiglo)

    « Afin de maintenir l’attention portée à nos utilisateurs, Keralty continue de mettre en œuvre les plans d’urgence nécessaires au maintien du service. Notre principale priorité est et reste de prendre soin de la santé et du bien-être de nos membres. Pour cette raison, nous regrettons les inconvénients que cette situation a générés », explique le groupe.

    Le système général de santé colombien comprend :

    • Les Entidades Promotoras de Salud (EPS) qui sont responsables de l’affiliation et de la collecte des cotisations sociales.
    • Les instituciones prestadores de salud (IPS) qui sont les structures de soins telles que les hôpitaux, les cliniques, les centres de soins et les laboratoires
    • Les Entidades Territoriales y la Superintendencia nacional de Salud qui exercent un rôle de surveillance, de contrôle, de coordination et d’exécution des politiques du système général de sécurité sociale.

    Il existe dans tous le pays 44 EPS, dont la moitié sont dirigées par la Superintendencia nacional de Salud. Sauf que l’entité étatique a signalé que les plaintes contre les EPS montent en flèche. À la mi-septembre, elle explique avoir enregistré 700 000 plaintes d’utilisateurs. Deux mois plus tard, ce sont déjà 1 043 026 plaintes signalées, ce qui signifie que chaque jour de cette année, environ 3 500 Colombiens ont demandé de l’aide à SuperSalud.

    La gravité de cette situation tient au fait qu’une demande sur trois n’est pas prise en compte. Cela met la vie du patient en danger, car si elle n’est pas prise en charge dans les 48 premières heures. Les attaques sur les hôpitaux et systèmes de santé croissent chaque jour.(Crédits : Gustavo9917/Pixabay)

    Les dix territoires où le nombre de plaintes est selon, les informations de Bluradio, le plus élevé sont les suivants : Bogotá (22 % des plaintes), Antioquia (16 %), Valle (14 %), Santander (5,3 %), ainsi que Bolívar, Atlántico, Guaviare, Vaupés, Risaralda, Vichada et Chocó.

    Un drame sanitaire et humain se déroule en Colombie sans qu’aucune aide internationale ne leur soit octroyée. (Crédits : City/YouTube)

    « Nous avons besoin de toute urgence d’une forte impulsion, car les besoins en matière de santé exigent une attention et des solutions immédiates. Les administrateurs qui gèrent les ressources financières de la santé (EPS) ne peuvent pas oublier qu’ils travaillent avec des ressources publiques et que, par conséquent, ces ressources appartiennent aux personnes qu’ils ont affiliées, et ces personnes affiliées sont les véritables propriétaires du système et, en ce sens, les administrateurs des ressources doivent se conformer à ce que ces personnes affiliées exigent en matière de services », a ajouté le surintendant Beltrán López.

  • La cyberattaque de décembre 2021 sur le ministère de la défense belge a coûté 2,25 millions d’euros

    La cyberattaque de décembre 2021 sur le ministère de la défense belge a coûté 2,25 millions d’euros

    Il y a quasiment un an jour pour jour, le 16 décembre 2021 le ministère de la défense belge subissait une importante attaque cybernétique. Durant de nombreuses semaines, le réseau internet et le trafic de courriels avaient été interrompus. La cyberattaque qui est attribuée à un groupe d’opérateurs chinois a coûté la somme de 2,25 millions au département de la défense en coût direct, a expliqué la ministre Ludivine Dedonder. Près d’un an plus tard, tous les systèmes sont à nouveau opérationnels.

    Lors d’un échange parlementaire entre le député Michael Freilich et la ministre Ludivine Dedonder, elle précisa que « tous les systèmes sont à nouveau opérationnels, à l’exception des vidéoconférences avec des parties externes via Internet (Skype ou Vidyo) ». La Défense a engagé des dépenses importantes pour réparer les dégâts causés par l’attaque informatique majeure liée à la vulnérabilité du logiciel Apache Log4j. « Au total, à ce jour, cela a coûté 2,25 millions d’euros à la Défense en coûts directs (matériel, personnel et services) », a détaillé la ministre.

    Le coût d’une telle attaque semble avoir deux buts. Déstabiliser la cible et perturber son fonctionnement durant un laps de temps plus ou moins grand. Le second amoindrir sa capacité fiduciaire pour amoindrir la recherche, le développement, la contre-attaque, donc la défense contre les acteurs malveillants. (Crédits : Le Soir)

    « Le nombre d’heures effectuées par la Défense jusqu’à la fin du mois d’août est estimé à 12 000. Le nombre d’heures effectuées par les entreprises externes s’est élevé à 3 735 (1 600 pour Microsoft, 1 950 pour NTT et 185 pour mobco) », révèle la ministre de la défense belge Mme Ludivine Dedonder.

  • Europol annonce le démantèlement du « super cartel » qui contrôlait près d’un tiers du trafic de drogue en Europe

    Europol annonce le démantèlement du « super cartel » qui contrôlait près d’un tiers du trafic de drogue en Europe

    Une opération internationale des services de police d’une ampleur sans précédent a permis de démanteler un « super cartel ». Pas moins de 49 personnes ont été arrêtées dans cinq pays, dont six suspects déterminés comme cibles principales à Dubai. Cette opération internationale de Police dénommée « Desert Light » (Lumière du désert) a permis la saisie de 30 tonnes de cocaïne, avec des arrestations en France, en Espagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

    La cocaïne saisie venait essentiellement d’Amérique latine, plus précisément du Panama. Elle transitait via les ports d’Anvers et de Rotterdam. Hormis les 43 suspects arrêtés en Europe, Dubaï a arrêté deux suspects offrant un « grand intérêt » liés à la France, deux autres liés aux Pays-Bas et deux liés à l’Espagne, mentionne Europol. Cela rappelle les années 80 où Pablo Escobar régnait sur le trafic de cocaïne en Colombie. À la tête du cartel de Medellín, il a été l’un des principaux barons de la drogue. Son cartel, au sommet de son activité, fournissait environ 80 % de la cocaïne consommée aux États-Unis, pour un chiffre d’affaires annuel de 21,9 milliards de dollars américains.

    Treize personnes ont été arrêtées en Espagne, six en France et dix en Belgique. Quatorze personnes avaient été arrêtées en 2021 aux Pays-Bas dans le cadre de la même opération. Auxquels il faut ajouter six cibles de grande valeur arrêtées à Dubaï aux Émirats arabes unis. (Crédits : Europol)

    « Les barons de la drogue, considérés comme des cibles de grand intérêt par Europol, s’étaient alliés pour constituer ce qui était connu comme un “supercartel” qui contrôlait environ un tiers du commerce de la cocaïne en Europe », explique Europol. « L’ampleur de l’importation de cocaïne en Europe sous le contrôle et le commandement des suspects était massive. Et plus de 30 tonnes de drogue ont été saisies par les forces de l’ordre durant les investigations », précise l’agence européenne.

    Selon une source judiciaire française, deux Belgo-Marocains âgés d’une quarantaine d’années, soupçonnés de diriger depuis Dubaï un réseau d’importation de trafic de cocaïne pour le marché français, ont été arrêtés et devraient être remis à la France. (Crédits : Europol/YouTube)

    Selon Europol, Dubaï a arrêté deux suspects offrant un « grand intérêt » liés à la France, deux autres liés aux Pays-Bas et deux liés à l’Espagne. L’un des suspects néerlandais est un « extrêmement gros poisson », divulgue une source sous condition de l’anonymat. Les deux suspects néerlandais sont présumés liés à Ridouan Taghi, arrêté à Dubaï en 2019 et actuellement jugé aux Pays-Bas, a ajouté cette source. À plus petite échelle, mais importante un trafic de cocaïne a été démantelé dans le bassin d’Arcachon par la gendarmerie.

  • Ikea Maroc et Koweït victimes d’une cyberattaque par le ransomware Vice Society

    Ikea Maroc et Koweït victimes d’une cyberattaque par le ransomware Vice Society

    Sur leur site de fuite, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society revendiquent les cyberattaques de deux entités du géant suédo-néerlandais IKEA. Le fabricant de meubles exploite deux magasins en Jordanie, trois au Koweït et quatre au Maroc. Les succursales basées au Maroc et au Koweït voient des données sensibles comme des passeports jordanien et marocain, des prévisions sur l’année, des rapports confidentiels, des photos, des documents sur résultats d’audits…

    De très nombreux fichiers et documents sont diffusés sur le dark web. L’année dernière, quasiment jour pour jour IKEA était frappé par une vague de cyberattaques par hameçonnage de type « reply-chain ». Une façon de détourner l’attention de collaborateurs. Des employés reçoivent des e-mails sous la forme de réponses à des courriels apparemment envoyés au préalable. Le collaborateur pense qu’il s’agit d’une réponse à un e-mail préalablement expédié. Il ne souvient pas de l’avoir envoyé, mais curieux, il est tenté de l’ouvrir… le piège vient de se refermer.

    Les documents d’employé, de cadre, des passeports des documents internes sont mis en ligne par les opérateurs usant du ransomware Vice Society. Il opère au moins depuis fin 2020. En raison de tactiques et de noms de fichiers similaires, les chercheurs pensent que Vice Society était lié à un autre ransomware Hello Kitty. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    En septembre, Vice Society avait attaqué et diffusé des données de deux écoles américaines et une université de Londres, Elmbrook school et Sierra College, ainsi que School of Oriental African Studies (SOAS). Selon Darkfeed « le fait de cibler IKEA est un peu une aberration pour la bande, car les victimes dans les secteurs de l’éducation et de la santé représentent plus d’un tiers de ses victimes. »

  • Cyberattaque : des milliers d’entreprises suisses privées de compta

    Cyberattaque : des milliers d’entreprises suisses privées de compta

    Winbiz, le logiciel de gestion made in Suisse est actuellement indisponible pour n’importe quelle entreprise. L’offre complète pour émettre ses factures, calculer et payer les salaires, tenir sa comptabilité est en rémission. Il est utilisé par environ 50 000 clients. Par un communiqué la société helvétique annonçait mardi 22 novembre 2022 à 9 h : « Une attaque informatique a eu lieu chez notre hébergeur, infopro.ch. ». Par mesure de précaution, l’ensemble des serveurs ont été arrêtés.

    La semaine commençait étrangement lorsque des milliers d’entreprises suisses usant du logiciel de gestion Winbiz. Ce lundi 21 novembre, il ne fonctionnait pas comme à l’accoutumée, une panne empêchait le bon déroulement des opérations. « À notre connaissance, les données de Winbiz Cloud n’ont pas été compromises. La probabilité semble faible, mais nous conduisons les investigations requises pour nous en assurer. Si d’aventure nous constations que vos données étaient compromises, nous contacterons chaque client concerné directement », expliquait la direction.

    « Nous vous confirmons ce matin que les données WinbizCloud n’ont pas été corrompues par la cyberattaque […]. Concrètement, l’ensemble de vos données de ce week-end sont intactes et le travail de remise en place de l’infrastructure est en cours », communique l’entreprise mercredi 23 novembre 2022 à 9 h. (Crédits : Jörg Möller/Pixabay)

    Mais l’attente pourrait être longue. Depuis l’alerte, les agents du département de la criminalité numérique mènent l’enquête. « Nous sommes dans l’obligation de maintenir la suspension de nos services quelques jours encore et nous nous en excusons. » La durée des répercussions d’une cyberattaque peut aller de quelques heures à plusieurs mois selon l’ampleur de l’attaque. « Actuellement, nous travaillons d’arrache-pied à l’analyse de ce qui s’est passé et à la manière dont nous pouvons remettre les services en ligne en toute sécurité », explique l’hébergeur cloud Infopro.

  • Deux citoyens estoniens arrêtés pour fraude aux cryptomonnaies et blanchiment d’argent à hauteur de 575 millions de dollars

    Deux citoyens estoniens arrêtés pour fraude aux cryptomonnaies et blanchiment d’argent à hauteur de 575 millions de dollars

    La somme est énorme, plus d’un demi-milliard de dollars. Deux citoyens estoniens ont été arrêtés hier à Tallinn, en Estonie. L’acte d’accusation comporte 18 chefs d’accusation pour leur implication présumée dans une fraude aux cryptomonnaies et un complot de blanchiment d’argent de 575 millions de dollars explique le gouvernement américain. Au total, les deux hommes auraient escroqué plusieurs centaines de milliers de victimes. S’ils sont reconnus coupables, les deux prévenus risquent chacun une peine maximale de 20 ans de prison.

    Selon les documents judiciaires, Sergei Potapenko et Ivan Turõgin, tous deux âgés de 37 ans, auraient incité les victimes à conclure des contrats frauduleux de location de matériel avec le service de minage de cryptomonnaies des défendeurs, appelé HashFlare. Pour ce faire, ils auraient substitué une vraie banque en créant virtuellement la Polybius Bank. La somme de 575 millions de dollars étant réellement arrivés sur leur banque virtuelle, Potapenko et Turõgin par des sociétés-écrans, auraient blanchi le produit de la fraude. Des achats de biens immobiliers et des voitures de luxe ont été effectués selon les documents de l’accusation.

    Potapenko et Turygin, grâce à leurs deux sociétés, ont signé des contrats en 2018 pour construire ce qui, selon eux, sera le plus grand centre de données haute performance d’Europe du Nord sur le site de la centrale électrique de Narva. (Crédits : iStock/eclipse_images)

    Les entrepreneurs Sergei Potapenko et Ivan Turygin, originaires du comté d’Ida-Viru, se sont d’abord fait connaître en 2020 avec la banque cryptographique Polybius, explique le journal Aripaev. » […] ils gagnent désormais de l’argent avec un centre de traitement des données installé sur le territoire de la centrale électrique de Narva. »

    Ils risquent 20 ans de prison chacun

    L’affaire « Madoff » date de 2008, pour autant, elle est restée dans les mémoires avec sa pyramide de Ponzi. FTX est en faillite depuis peu. Changpeng Zhao, dit CZ, patron de Binance était le principal concurrent de FTX. Il aurait d’après l’observation d’Amaury Betton, fondateur de la newsletter Lettres Ouvertes sur l’actu financière, joué un rôle non négligeable dans la chute de l’entreprise. Sur les réseaux des questions se posent : « Qu’en est-il de Sam de FTX. C’est la plus grosse chaîne de Ponzi de l’histoire. Qu’en est-il de Citadel ayant 62 milliards de dollars de titres vendus non encore achetés ? ». Le 6 novembre, CZ a effet décidé de vendre pour plus de 500 millions de dollars de FTT. L’annonce a fait chuter de 80 % le prix du FTT, en seulement trois jours, entraînant une crise de liquidité. CZ a prétendu vouloir ensuite racheter l’entreprise, avant de se rétracter après avoir jeté un œil aux comptes. Le reste est désormais connu.

    « Grâce aux nouvelles technologies, il est plus facile pour les personnes mal intentionnées de profiter d’innocentes victimes, tant aux États-Unis qu’à l’étranger, dans le cadre d’escroqueries de plus en plus complexes », a déclaré le procureur général adjoint Kenneth A. Polite, Jr. du ministère de la Justice. (Crédits : Pexels/Pixabay)

    D’une pyramide de Ponzi à une présumée, le FBI mène l’enquête : « Le département s’est engagé à empêcher le public de perdre davantage de son argent durement gagné à cause de ces escroqueries et ne permettra pas à ces accusés, ou à d’autres comme eux de conserver les fruits de leurs crimes. » Potapenko et Turõgin sont tous deux accusés de conspiration en vue de commettre une fraude électronique, de 16 chefs d’accusation de fraude électronique et d’un chef d’accusation de conspiration en vue de blanchiment d’argent.

    La conspiration de blanchiment d’argent aurait impliqué au moins 75 biens immobiliers, six véhicules de luxe, des portefeuilles de cryptomonnaies et des milliers de machines de minage de cryptomonnaies. Ils ont été arrêtés dans la ville de Tallinn, ci-dessus. (Crédits : poandpo)

    S’ils sont reconnus coupables, Potapenko et Turõgin risquent chacun une peine maximale de 20 ans de prison. Un juge de la cour fédérale de district déterminera la peine après avoir pris en compte les lignes directrices américaines en matière de condamnation et d’autres facteurs statutaires. Il est à rappeler que les deux hommes sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée au-delà de tout doute raisonnable dans un tribunal.

  • Une cyberattaque de « grande ampleur » de la région Guadeloupe

    Une cyberattaque de « grande ampleur » de la région Guadeloupe

    Dernière en date, la région Guadeloupe est victime d’une cyberattaque. La France est ainsi visée en dehors de la métropole. La liste des entités locales touchées en 2022 s’allonge. Après l’hôpital de Corbeil-Essonnes en août, la ville de Caen fin septembre, le département de Seine-Maritime en octobre et celui de Seine-et-Marne ces derniers jours et les autres, les opérateurs malveillants ne s’arrêtent pas. Cette dernière ne devrait pas se remettre avant plusieurs mois.

    C’est par une déclaration que la presse et les habitants de l’Île papillon ont eu vent de cette cyberattaque. « Par mesure de sécurité, tous les réseaux informatiques ont été interrompus afin de protéger les données et un diagnostic est en cours », précise-t-elle dans un communiqué publié lundi 21 novembre. Dans une diffusion interne, adressée aux agents en fin d’après-midi et consultée par l’Agence France-Presse (AFP), les autorités régionales expliquent qu’une cellule de crise a été installée et recommande aux agents de redoubler de vigilance. La région a dit collaborer avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la police nationale et la gendarmerie.

    « Un plan de continuité des services est mis en place pour assurer les missions de services publics », précise l’entité locale, qui ajoute avoir déposé plainte et envoyé une notification à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

    Les conséquences de la cyberattaque se lèvent peu à peu. Les détenteurs de cartes magnétiques pourront à nouveau accéder à leurs lieux de loisirs. Quelques opérations ne sont pas encore possibles : le paiement en carte bancaire, la réservation et le rechargement des titres en ligne. (Crédits : Christophe Jacquet/Actu.fr)

    Deux mois après l’attaque subie par la ville de Caen, les usagers de la piscine et de la patinoire commencent à voir le bout du tunnel. Le 26 septembre 2022, la Ville de Caen et les services de l’agglomération Caen la mer ont été victimes d’une cyberattaque. De nombreux systèmes d’information des deux institutions étaient hors d’usage par mesure de sécurité.

  • Qu’est-ce que l’effet Streisand ?

    Qu’est-ce que l’effet Streisand ?

    Il n’en faut pas plus que d’interdire quelque chose pour que tout le monde en parle. Le président du tribunal judiciaire de Paris a fait injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques de Gaël Perdriau. « Cette censure préalable est une attaque sans précédent contre la liberté de la presse », explique Edwy Plenel, directeur de la publication de Mediapart. Le journal s’apprêtait à révéler des pratiques qui seraient en vigueur à la mairie de Saint-Étienne.

    Dans une vidéo le directeur de publication explique que l’histoire débuta quand le journal fit des révélations sur le chantage que l’entourage du maire Gaël Perdriau aurait effectué pendant plusieurs années. Comme dans l’affaire Valbuena une sex-tape, mais cette fois contre son premier adjoint Gilles Artigues. Par commissaire de justice (nouvelle dénomination des huissiers de Justice), une ordonnance du président du tribunal judiciaire de Paris ordonne une « censure préalable ». Autrement dit un commandement judiciaire de non-publication assorti de 10 000 € par extrait publié.

    « La loi qui régit la liberté de la presse en France, la loi du 19 juillet 1881, cette loi d’immense conquête républicaine a un article premier qui dit la librairie et l’imprimerie sont libre. Autrement dit, la parole et l’écrit sont libres », martèle Edwy Plenel. Une censure sans précédent indique-t-il.

    Oise Hebdo, journal fondé et dirigé par Vincent Gérard, avait été condamnée le vendredi 14 août 2015 à retirer de la vente les quelque 20 000 exemplaires de son dernier numéro. Le tribunal de Beauvais avait imposé le retrait de tous les points de vente son journal avant samedi, 18 h. À défaut, la société éditrice se devra d’acquitter une astreinte de 500 euros par heure de retard, ainsi qu’une peine d’amende de 500 euros par infraction constatée. La cour d’appel d’Amiens avait cassé le référé pour atteinte à la vie privée.

    L’effet Streisand

    Le hashtag « Streisand » est populaire sur twitter, mais qu’est-ce que ce fameux effet ? Une définition simple est l’effet boomerang des tentatives de censure médiatique. Il évoque une mésaventure vécue par l’actrice américaine en 2003. Le litige est la divulgation d’une photo. Ken Adleman, millionnaire de la Silicon Valley et écologiste, avait survolé la côte californienne en prenant de nombreuses photos. Sur son site WEB, il publia 12 000 clichés photographiques. Jusque-là limité à une audience confidentielle, le site enregistre dès lors des centaines de milliers de vue quand Barbara Streisand se mêla de l’histoire.

    Le cliché et la fameuse maison dont il est question. (Crédits : Kenneth & Gabrielle Adelman/California Coastal Records Project)

    Depuis que Barbra Streisand avait intenté un procès de 10 millions de dollars contre Ken Adelman, lui demandant de retirer de son site Web une photo aérienne de sa propriété de Malibu située au bord de l’océan, plus de 420 000 personnes ont visité le site. Les exemples associés à l’effet « Streisand » sont nombreux. L’émission TPMP et son animateur Cyril Hanouna avec le député Louis Boyard, la DCRI qui tentait de faire interdire une page Wikipédia, la rumeur d’une liaison entre l’ancien président de la République française François Hollande et Anne Hidalgo…ou encore celle concernant le footballeur gallois Ryan Giggs en avril 2011. À trop vouloir interdire quelque chose qui était passé sous les radars, vous attirez encore plus l’attention, c’est l’effet « Streisand ».

  • Désir, consentement et pornographie

    Désir, consentement et pornographie

    Les études montrent que la première fois qu’une personne visionne de la pornographie c’est à l’âge de 12 ans, en moyenne. Le boom de l’Internet et des smartphones rendent son accessibilité encore plus grande. Les années 2000 voient l’émergence de « tubes ». Ces grandes plateformes numériques proposent des dizaines de milliers de contenus pornographiques. Une décennie plus tard, Onlyfans ou MYM apparaissent. Elles partagent contre rémunération des contenus. Le 27 septembre 2022 en France, un rapport sénatorial sur la pornographie est publié.

    À l’heure de l’IoT, où l’ultraconnexion est de mise, je vous offre un retour au XIXe siècle. Les frères Lumière viennent d’inventer le cinématographe. Georges Méliès rivalise d’ingéniosité avec son « Voyage dans la Lune ». C’est en 1896 que le premier film pornographique voit le jour : le Coucher de la Mariée. Après deux Guerres mondiales, les années 60-70 voient une libération des mœurs. La mini-jupe qui défrisent les moustaches des conservateurs, la projection sur grands écrans des films pornographiques.

    Le premier film porno a plus de 120 ans. Les acteurs effectuent des performances avec une préparation en amont, avec la prise de facilitant pour les érections, comme de l’autre côté des antidouleurs. Les actrices et acteurs ont la sexualité de monsieur et madame tout le monde dans la vie privée. (Crédits : DR/YouTube)

    Consentement Vs Désir

    Si la loi sur le viol indique qu’à défaut de consentement, il y a crime, quelle est la différence entre désir et consentement ? Le dernier est l’action d’accepter, de donner son accord. Ce soir je mage chez mes parents, ils cuisinent du chou fleur. Je n’aime pas le choux fleur, mais je consent à en manger. Ce qui ne veut pas dire que je l’ai désiré. Vous avez compris la nuance ? Le désir est la vive aspiration à la possession d’un objet, d’un bien, d’un avantage. « Aucun adulte ne peut se prévaloir du consentement sexuel d’un enfant s’il a moins de 15 ans, ou moins de 18 ans en cas d’inceste. » À l’origine, le texte créait un crime de pénétration sexuelle sur mineur de moins de 13 ans.

    Le cinéma porno en France

    Un film d’environ sept minutes a été tourné en novembre 1896 dans l’un des premiers studios cinématographiques de la capitale. Il s’agit d’une adaptation de la pièce du même nom, dont les représentations données à l’Olympia, en mai 1895, s’étaient effectuées à guichet fermé. Imaginez-vous au temps de vos arrière-arrière-grands-parents… l’actrice effectuait un strip-tease sur scène, allant jusqu’à dévoiler… son maillot de corps. La plupart des cinémas « porno » ont fermé au début des années 90.

    En février 2019, les parisiens, curieux et nostalgiques assistaient à la dernière séance de la dernière salle du cinéma porno de Paris. Avant l’apparition de l’Internet et sa démocratisation, il y avait le samedi soir sur Canal+ et le téléfilm d’après minuit sur M6. (Crédits : Éric Le Mitouard/Christine Henry/Le Parisien)

    Les chiffres de la pornographie

    Quatre sénatrices se sont penchées sur la question de la pornographie. Dans un rapport de 205 pages, elles effeuillent cette industrie. Selon les sources citées par le rapport, la pornographie symbolise plus d’un quart du trafic vidéo en ligne (27 %), soit 136 milliards de vidéos visionnés chaque année. Si le chiffre d’affaires du secteur de la pornographie est évalué mondialement à 7,5 Mds $, il faut y ajouter les revenus générés par le trafic. L’estimation fournie est de 140 milliards $, en comparaison Netflix affiche 25 Mds $ de chiffre d’affaires.

    Les chiffres sont issus d’un sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1 179 individus représentatif de la population française âgée de 18 à 30 ans, avril 2018. Le danger n’est pas l’outil, mais son utilisation par des personnes malintentionnées, comme sur Omegle. La corruption de mineur est un délit. (Crédits : Opinionway/Sénat)

    La France est le quatrième pays le plus consommateur de contenus pornographique. Les Françaises et Français se situent derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon. Selon les estimations du rapport, 19,3 millions de personnes se rendent au moins une fois dans le mois sur un site, dont 2,5 millions de mineurs. Les quatre femmes et sénatrices mettent en avant les violences faites aux femmes. Elles rendent compte de l’affaire « French Bukkake », avec 43 victimes parties civiles, 12 personnes mises en examen, l’affaire « Jacquie et Michel », 7 plaignantes et 4 mis en examen. Les personnes misent en examen sont innocentes jusqu’à preuve du contraire.

    Pornographie contre réalité

    Comme explique l’actrice Nikita Bellucci, « le problème c’est que maintenant dans le porno on demande des pratiques de plus en plus extrêmes, je ne pense pas que le fantasme de Monique 40 ans c’est de se prendre trois pénis dans les fesses. C’est tout le temps de la surenchère, de la surenchère ». Quand votre copain ou votre copine vous explique que telle pratique est bien, car elle est dans des films porno… en avez-vous envie ? Les relations sexuelles sont des relations entre deux personnes ! « Le porno, c’est du cinéma ! […] Les scènes, moi que j’ai pu faire c’est pas forcément la sexualité que j’ai en privé… ». Si la construction de votre sexualité c’est de reproduire ce qui est fait dans les films, vous vous trompez.

    Les résultats du visionnage de contenu pornographique peut engendrer des dommages sur la sexualité des adolescents comme celle des adultes. Les relations et les pratiques sexuelles doivent s’effectuer entre personne consentantes. (Crédits : Sam Williams/Pixabay)

    Apprenez le désir, la découverte, l’imagination, le partage, l’écoute. Ne reprochez pas à votre mec d’avoir sa courgette qui ne se lève pas, c’est juste normal, les pannes touchent n’importe quel homme au moins une fois. Ne blâmez pas votre nana parce qu’elle ne semble pas avoir eu de plaisir, parlez-lui, servez-vous de votre langue pour communiquer. Vous pouvez chercher le fameux bouton de marche/arrêt, l’essayer, c’est l’adopter. Et quand la personne vous dit non, c’est que c’est non, tout simplement.

    Des outils gratuits à disposition

    Dans le cas où vous êtes victime, fille ou garçon, de fait d’agression sexuelle, de violence, d’atteinte sexuelle, de corruption de mineur ou de tentative, de viol ou d’une tentative de viol contactez :

    • Les forces de l’Ordre, Police ou Gendarmerie aux numéros 17 et 112
    • Les services de transports RATP et SNCF au numéro 3117, et 31177 par SMS
    • Après avoir subi ou être témoin de violences le 3919
    • Pour les femmes et hommes victimes d’agressions sexuelles ou de viol, faites le 0800 05 95 95

    Vous êtes parents d’enfants, d’ados, un site mit en place par le gouvernement pour savoir comment protéger vos enfants de la pornographie. Vous pouvez selon leurs âges avoir une discussion sur ce sujet, un homme avertit en vaut deux remarque l’adage.

  • Thales et l’OEHC sont victimes du ransomware LockBit 3.0

    Thales et l’OEHC sont victimes du ransomware LockBit 3.0

    Le groupe LockBit 3.0 revendiquait une attaque sur la société Thales au commencement de l’année 2022. L’entité accordait jusqu’au 17 janvier avant que les données soient divulguées. La société française d’électronique est spécialisée dans l’aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre. Puis début novembre les mêmes affirmations de la part du groupe d’opérateurs malveillants réclamaient à nouveau la cyberattaque. Cette fois des informations sensibles, confidentielles, documents commerciaux, logiciels… sont en accès libre sur le darknet.

    « Nous avons eu connaissance d’une allégation de vol de données par LockBit 3.0 ciblant des données qui appartiendraient au groupe Thales », a indiqué le porte-parole à l’AFP, précisant que « le groupe d’extorsion et de ransomware LockBit 3.0 a annoncé vouloir publier les données le 7 novembre 2022 à 6 h 29 UTC ». Le même groupe avait fortement perturbé le fonctionnement du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes en août. Lockbit avait demandé une rançon de 10 millions puis redescendu à un million de dollars, puis avait publié des données de patients, de personnels et de partenaires sur le darknet.

    Concernant Thales, dans un communiqué le groupe explique qu’il n’y a « pas d’intrusion » dans les systèmes d’information de l’entreprise. Deux sources probables de vol est affirmé par le groupe. La première a été identifiée : il s’agit du « compte d’un partenaire sur un portail d’échange dédié » mis en place avec Thales. Les recherches continuent pour identifier l’autre source.

    Dans le dossier newattack, un fichier de 9,5 GB est téléchargeable. De nombreux dossiers renferment d’autres documents sensibles, confidentiels sur les projets, un radar… Dans un seul sous-dossier, 19 fichiers compressés passent de 274 MB à 412 MB décompressés. (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    Des informations qui peuvent paraître, pour un œil novice, insignifiantes. Très sensibles, elles doivent permettre la prise de conscience de l’urgence. L’urgence de renforcer la protection des données, s’il n’est pas déjà trop tard… Le manuel pour comprendre, interpréter et utiliser un « automatic regenerated dehydrators » est comme tant d’autres un document exposé. Son utilisation est de préserver les lignes de transmission HF. Il est primordial de pressuriser et de sécher ces lignes afin d’éviter l’ionisation des molécules d’eau et ainsi la destruction de l’émetteur dans le pire des scénarii.

    L’utilité d’un tel dispositif, le déshydratateur est très importante. Il sert pour les radars militaires, embarqués sur des navires ou sur des stations tactiques, et civils. Il est inclus dans le dispositif de guidage de missiles, comme dans les émetteurs de grande puissance de radiodiffusion télévisuelle ou radiophonique. (Crédits : Selecom)

    La multitude de dossiers et de fichiers renseigne sur de nombreux projets et informations sensibles. À lui seul, le fichier « Community Customer Furnished Information » contient 5,78 GB, d’autres documents de protocole, des guides d’interface, d’e-mails d’infrastructure…

    La Corse touchée par LockBit

    L’Uffiziu d’ecchippamentu idrolicu di Corsica a été la cible d’une attaque cybernétique dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 novembre 2022. Le résultat est la panne générale. Au moyen-âge, la meilleure façon de conquérir un château était de le priver de nourriture et d’eau, en l’encerclant. Ainsi, ils n’avaient plus qu’à attendre que les habitants du château se rendent. Les différentes attaques qui se déroulent à chaque seconde sont un échiquier où chaque belligérant place ses pièces tout autour d’un château.

    L’Office d’Équipement Hydraulique de l’Île de beauté devrait voir les données exposées demain matin peu avant onze heures. Cet organisme gère 12 barrages d’un total de 40 Mm3, 54 stations de pompage, 56 réservoirs, 4 mini centrales hydroélectriques. (Crédits : OEHC)

    La Corse n’avait pas communiqué jusqu’à ce mercredi 16 novembre 2022. Le communiqué indique qu’ils ont pris « […] le temps d’évaluer les dégâts, avant de décider de la marche à suivre […] il n’a pas été donné suite à la demande de contact, ni à aucune négociation de quelque sorte que ce soit avec l’attaquant. » La direction affirme que la remise progressive des systèmes d’information est en cours. « Aujourd’hui (le 16 novembre 2022), malgré la force de l’attaque […] nous sommes confiants sur notre capacité à relancer l’ensemble de nos activités d’ici à quelques semaines. […] nous savons que les conséquences de cette cyberattaque pourraient être longues à être entièrement absorbées. Mais, nous sommes persuadés que cette situation est aussi une opportunité pour l’OEHC d’accélérer la modernisation de ces outils et process », détaille la direction.