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  • Le ransomware 0mega diffuse 1 % des données volées de Aviacode

    Le ransomware 0mega diffuse 1 % des données volées de Aviacode

    Le cybergang qui a fuité les données de Maxey Moverley en mai 2022, et Nextlabs en octobre affiche 271 MB de l’américain Aviacode. L’entité indique que cela représente 1 % de l’ensemble des informations. Aviacode est la société qui fournit depuis plus de deux décennies des services de codage médical HIM. Ses clients sont des hôpitaux, centre d’imageries, groupes de médecins, etc. Omega applique la politique de la double extorsion, cible les organisations du monde entier et demande des millions de dollars de rançon.

    En ce 11 janvier 2023, peu de choses sont encore connues de ce nouveau rançongiciel apparu en mai 2022. De nombreuses entreprises ont subi des attaques. Il semblerait que son vecteur d’attaque soit le phishing. « Cependant, nous savons que le ransomware ajoute l’extension .0mega aux noms des fichiers cryptés et crée des notes de rançon nommées DECRYPT-FILES.txt. », explique Bleeping en juillet 2022. Sur son site de fuite est affiché Aviacode. L’entreprise outre-Atlantique « fournit des services supérieurs de codage médical et de conformité au codage médical à des systèmes de soins de santé à grande échelle, des hôpitaux individuels, des groupes de médecins, des centres de chirurgie et des centres d’imagerie, ainsi qu’à des payeurs depuis plus de 20 ans ».

    Sur son site de fuite, les opérateurs du ransomware 0mega affichent un fichier de 271 MB compressé, qui représente selon les opérateurs 1 % de la totalité des données exfiltrées. Une fois ouvert, le fichier contient 856 éléments pour un poids de 379 MB. De nombreux dossiers sont affichés. Ils concernent les employés, les impôts, le budget, etc. Pour les employés des fiches de renseignements, des certificats de naissance, permis de conduire… jusqu’à des courriels indiquant une augmentation des prestations salariales. Des contrats de clients et de compagnie sont aussi divulgués.

    Mais aussi des échantillons de bases de données où sont notifiés les dates de naissance, prénoms, noms, professions de plus de 5 000 personnes. Des copies de passeports, permis de conduire, acte de naissance, adresse, identifiant interne…

    Ainsi que de nombreux documents internes avec des annotations, jusqu’au règlement et la bonne conduite des employés sont accessibles. Des informations sur ceux qui fournissent des solutions complètes solutions d’audit et de conseil aux entreprises. La compagnie basée à Salt Lake City aux États-Unis n’a pas encore communiquée sur cette affaire.

  • Se faire battre à plate couture

    Se faire battre à plate couture

    Une expression française utilisée lorsqu’une rencontre sportive tourne largement en faveur d’une équipe. Les « Rouges et Bleus » se sont fait battre à plate couture. Le score est fleuve de 142 à 0 lors de la coupe du monde de rugby en 2003. L’Australie avait mis une craquée, une déculottée. La France n’est pas en reste douze années plus tard. Face à la Nouvelle-Zélande à Cardiff, les tricolores encaissaient un 62 à 13 en quart de finale de la coupe du monde. La France à depuis pris sa revanche.

    Le tournoi annuel de l’amical des joueurs de tennis battait son plein. M Sépa Phot ancien pratiquant venait voir son beau-fils, Jean disputer la finale. Le match ne dura pas plus d’une heure. Les échanges étaient à sens unique. Le verdict tombe 6-0, 6-0, 6-0.

    « Bah, mon vieux, tu t’es fait battre à plate couture ! », claqua M Sépa Phot.

    « C’est quoi encore cette expression ? », sourit Jean Éthaissure.

    « Ah, tu ne connais pas ? Simplement tu as pris une déculottée. »

    « Ça c’est sûr, mais vous pouvez m’expliquer, à pl… couture ? »

    « Alors il faut remonter à l’époque de Charles VII dit le Victorieux, ça ne s’invente pas », marmonne-t-il dans sa moustache.

    Au XVIe siècle, l’expression « rabattre la couture à quelqu’un », désignant le fait de frapper une personne violemment. Il faut ensuite se tourner vers le théâtre pour comprendre le succès de l’expression au siècle suivant. Ci-dessus un carreau, l’ancêtre du fer à repasser. (Crédits : Mystic Art Design/Pixabay)

    La véritable expression est selon les historiens, « rompre à plate couture ». À l’époque, les tissus n’étaient ceux d’aujourd’hui, soyeux et fins. « Tu vois les draps de l’arrière-grand-mère comme ils étaient épais ? » Eh bien dans les années 1400, les étoffes étaient tellement raides que les coutures, boutonnières et ourlets, incommodaient quiconque les portait. On ne parlait pas de réchauffement climatique, donc les vêtements devaient être conséquents, ils affichaient une double épaisseur.

    Les tailleurs d’habits devaient rendre souples les tuniques en les aplatissant. La première méthode est d’user du carreau. « Quoi ? », s’étonna Jean. « C’est l’ancêtre du fer à repasser, mais un gros modèle. »

    L’une d’elles représentait un tailleur d’habits, venu frapper allégrement son client afin de rendre ses coutures moins apparentes. Le personnage était ainsi battu, rossé sous prétexte qu’il fallait le rendre plus élégant. Existe-t-il un lien avec le célèbre théâtre de guignol ? (Crédits : Ben Kerckx/Pixabay)

    L’autre est en utilisant une latte pour les marteler, pour rabattre les coutures. Les us et coutumes font évoluer une langue vivante. Au XVIe siècle l’expression « rabattre la couture à quelqu’un » est le fait de le rosser, comme si le fait de le frapper rabattait les coutures du vêtement que le malheureux portait. Sauf que dans la comédie de l’époque, des scènes récurrentes faisaient le bonheur des spectateurs. Comme le fut le théâtre de Guignol.

  • Des partisans de l’ex-président du Brésil envahissent le congrès et le bâtiment présidentiel

    Des partisans de l’ex-président du Brésil envahissent le congrès et le bâtiment présidentiel

    Bolsonaro n’est plus président, mais ses partisans ne l’entendent pas de cette façon. Les aficionados de l’ancien président refusent d’accepter sa défaite électorale. Ils ont pris d’assaut le Congrès, la Cour suprême et le palais présidentiel, seulement une semaine après l’investiture de son rival de gauche, le président Luiz Inácio Lula da Silva. L’affaire n’est pas sans ressemblance avec celle concernant l’affaire Trump et l’envahissement du capitole par des partisans de l’ancien résidant de la Maison-Blanche.

    Quasiment trois ans jour pour jour, le Capitole à Washington était pris d’assaut par des dizaines de militants « trumpistes » pour empêcher la validation de l’élection présidentielle de Joe Biden. Au Brésil, hier dimanche 8 janvier 2023 des milliers d’individus effectuaient un copycat.

    https://twitter.com/tomphillipsin/status/1612165514654285824?ref_src=twsrc%5Etfw

    Ils contournaient les barricades de sécurité, grimpaient sur les toits, brisaient des fenêtres et envahissaient les trois bâtiments, qui sont reliés par la vaste place des Trois Pouvoirs à Brasilia. « Certains appellent à une intervention militaire pour rétablir le pouvoir de Bolsonaro »,, relate ABCNews.

    Des manifestants pro-trump devant le capitole le 6 janvier 2020. Trois années sont passées, les mêmes images se déroulent en Amérique du sud. (Crédits : Joseph Prezioso/AFP)

    Sur les réseaux sociaux, des vidéos et des photos des scènes sont publiées. Elles montrent des foules envahissant et saccageant le palais présidentiel et la Cour suprême. Les « Bolsonaristas », qui définissent les groupes ou essaims de partisans de Bolsonaro.

    Les images datent de trois ans, elles ressemblent trait pour trait aux images prises par les agences de presse ce dimanche 8 janvier 2023. (Crédits : Samuel Corum/Getty images/AFP)

    Les incidents qui remémorent l’invasion du Capitole américain le 6 janvier 2020, un événement contre lequel de nombreux analystes politiques et le pouvoir judiciaire de Bolsonaro ont mis en garde depuis des mois, ou auraient-ils en martelant les différentes mises en garde créer un stimuli ?

    Depuis la victoire M. da Silva le 30 octobre 2022, les partisans de M. Bolsonaro protestaient en campant devant des casernes dans tout le pays, incendiant des véhicules, bloquant des routes et en demandant aux forces armées d’intervenir. « Cette tentative absurde d’imposer leur volonté par la force ne prévaudra pas », a tweeté le ministre de la Justice, Flavio Dino. « Le gouvernement du district fédéral a assuré qu’il y aurait des renforts. Et les forces à notre disposition sont à l’œuvre ». Les forces de l’ordre ont évacué le Congrès brésilien, la Cour suprême et le palais présidentiel à Brasilia, plus de quatre heures après l’assaut des partisans du président déchu. Selon les médias brésiliens, au moins 200 « bolsonaristes », vêtus de jaune et de vert, ont été arrêtés.

  • Have i been pwned ? Fuites de données des plateformes Deezer et twitter, un combo gagnant

    Have i been pwned ? Fuites de données des plateformes Deezer et twitter, un combo gagnant

    Ah, les réseaux sociaux, les plateformes d’échanges, d’écoute de musique et les différentes applications que nous installons sur nos « smartphones », quel bonheur. Oui sauf que pour utiliser ces outils vous laissez de très nombreuses données consciemment, ou presque. Avez-vous pris le temps de lire les accès que vous autorisez en installant une application ? Un système d’exploitation ? Non, je suis d’accord c’est vraiment barbant de tout consulter, en plus c’est en petit caractère…

    Si vous n’avez jamais reçu de courriel de la part du site « Have i been Pwned » tant mieux. J’ai eu une indication de leur part dernièrement. Elle fait suite à la fuite d’informations de la plateforme française d’écoute de musique en streaming, Deezer. L’incident date de 2019, les données ainsi dérobées et mises en vente représentent 257 829 254 personnes, quasiment quatre fois la population française.

    capture d'écran d'un hacker vendant des informations volées
    Les données proviendraient de la France pour 46,2 millions d’utilisateurs, le Brésil (37,1), la Grande-Bretagne (15,3), l’Allemagne (14,1), le Mexique (11,1), la Colombie (9,0), la Turquie (6,9), les États-Unis (6,4), l’Italie (5,0) et le Guatemala (4,4). (Crédits : Restore-Privacy.com)

    Ainsi les informations exposées sont :

    • Les noms et prénoms
    • Les dates de naissance
    • Les adresses électroniques
    • Sexe
    • Données de localisation (ville et pays)
    • Date d’adhésion
    • ID de l’utilisateur
    Capture d'une alerte sur have i been pwned
    Ce qui est intéressant est de voir les différentes failles. Ainsi des données personnelles se retrouvent dans une fuite de 593 millions d’e-mails en 2016, en janvier 2019, elles font partie des 2,7 milliards avec 773 millions d’adresses courriel uniques, et en 2020 une exposition pour 70 millions d’individus. (Crédits : Haveibennpwned)

    200 millions d’adresses e-mails

    Un autre réseau, qui fait parler de lui depuis son rachat est twitter. Cette fois, une fuite, suite à un acte malveillant, de deux cents millions d’e-mails d’utilisateurs du réseau était publiée. Au commencement, l’exploit d’une vulnérabilité de l’API Twitter : elle permettait aux utilisateurs de saisir des courriels et des numéros de téléphone pour confirmer s’ils étaient associés à un identifiant Twitter. Par la suite, ils ont récupéré par une autre API les données publiques de Twitter relatives à l’identifiant. Ce qui a permis de créer des profils d’utilisateurs de Twitter. À quelles fins ? Usurper d’autre identité ? Propagande ? Phishing ? Ransomware ?

    Au final, en épurant, supprimant les espaces, combinant les fichiers, 209 595 668 enregistrements apparaissent. « L’analyse des dates des fichiers originaux et des dates de création des comptes suggère fortement que ces données ont été collectées entre début novembre 2021 et le 14 décembre 2021 », relate une personne après étude des sources.

    « Bien que Twitter ait corrigé cette faille en janvier 2022, plusieurs acteurs de la menace ont récemment commencé à divulguer gratuitement les ensembles de données collectées il y a plus d’un an », explique Lawrence Abrams pour BleepingComputer.

  • Ransomware : BlackCat devient créatif contre les entreprises qui ne payent pas la rançon exigée

    Ransomware : BlackCat devient créatif contre les entreprises qui ne payent pas la rançon exigée

    Le cybergang du ransomware BlackCat a trouvé un nouveau moyen de mettre la pression sur les victimes. Ils clonent le site WEB de sa victime pour faire fuiter les données. Une sorte de contrainte sur les victimes en mettant les différentes sociétés dans l’embarras. Comme préconisé, la victime a décidé de ne pas céder au règlement de la somme demandée. Cette démarche ajoute une menace encore au paysage déjà assombri. Une nouvelle extorsion contre la victime qui n’a pas satisfait aux exigences des acteurs de la menace.

    La tension risque de monter d’un cran sur la toile, si ce n’est déjà fait depuis bien longtemps. Le 26 décembre 2022 sur son site de fuite, le gang revendiquait la compromission d’une entreprise en services financiers. Les opérateurs ont donc imité le site victime pour en diffuser les données dérobées. Le total des données disponibles est de 3,5 GB.

    Les cybercriminels n’ont pas conservé les rubriques originales du site. Ils ont crée des rubriques pour organiser la divulgation des données. (Crédits : Bleepingcomputer)

    Alerte du FBI en avril 2022

    Un communiqué flash du 22 avril 2022 comptabilise entre le mois de mars et le 22 avril 2022 que le ransomware aurait réalisé des exploits aux nombres supérieurs de 60. Les indications donnent à penser au FBI que BlackCat serait lié au groupe DarkSide, auteur de la cyberattaque sur Colonial pipeline en 2021. En décembre 2022, la société colombienne d’énergie EPM (Empresas Públicas de Medellín) était victime d’une attaque par ransomware BlackCat, qui a perturbé les activités de la société et mis hors service ses services en ligne.

  • L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    Alors que tous se remémorent l’année écoulée en se jurant que la nouvelle débutée ce matin ne pourra être pire que la précédente. Rappelez-vous qu’ « Hier est derrière, demain est mystère, et aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle le présent », expliquait le sage Maître Oogway dans Kung-Fu Panda. C’est une référence qui chante aux oreilles des enfants que tout adulte est encore au fond de lui. Un premier janvier 1923 sous les feux des projecteurs.

    Les faits-divers sont généralement nombreux en cette date, mais en cette nouvelle année, les auteurs se donnaient beaucoup de mal pour exister. Ainsi un cambriolage à Marseille, dans la rue la plus commerçante, un sujet britannique, capitaine de surcroît doublé d’un véritable escroc, et le conseiller municipal qui se servait directement dans la caisse, ont entamé l’année 1923, il y a un siècle.

    Le cambriolage de la bijouterie Bel

    La bijouterie Bel située au coin des rues de la Cannebière et Saint-Ferréol à Marseille victime d’un cambriolage. L’affaire se déroulait en plein jour, aux alentours d’une heure et demie de l’après-midi. Menacé par un malfaiteur le fils Bel ne répondait pas au cri « Haut les mains ! ». Si bien qu’un coup de revolver partait sans atteindre le fils. La riposte ne se faisait pas attendre.

    Les colliers attirent tous les regards sur celles et ceux qui les portent, ceux qui les vendent et ceux qui les convoitent. (Crédits : Rick/Pixabay)

    L’émoi produit profitait au complice du malfaiteur qui s’emparait de deux colliers d’une valeur de 100 000 francs chacun. Les deux complices disparaissaient au volant d’une automobile.

    Capitaine anglais doublé d’un escroc

    Le parquet de Marseille était à la recherche d’Arthur Grove âgé de 34 ans. La raison était multiple, comme le nombre de plaintes de déposé à son encontre. Des poursuites pour vols perpétrés dans plusieurs hôtels phocéens et de la Côte d’Azur ont conduit à son arrestation place de la liberté à Toulon. Les forces de l’ordre l’interpellaient tandis qu’il était accompagné d’une élégante femme.

    L’usurpation d’identité aux deux sens du terme est souvent l’apanage de grandes personnes ou de légendes. (Crédits : Jo Wiggijo/Pixabay)

    Cueilli à la descente d’un taxi-auto, l’homme avait 6 francs dans ses poches. Des papiers permettaient d’établir que l’ancien officier s’était rendu coupable de faits graves qui avaient conduit son renvoi à la vie civile. Avant son transfert à Marseille, il a été écroué à Toulon.

    Un conseiller municipal volait la caisse d’épargne

    C’est à la suite d’une enquête approfondie et menée par le parquet de Strasbourg que l’ancien conseiller était appréhendé. Le mandat d’amener avait été édité à l’encontre de M. Albert Cienmann, puis l’homme fut écroué. Il avait la gestion de la Caisse d’épargne pour la commune de Reichstett au nord de Strasbourg. Ayant procuration il retirait des sommes rondelettes qu’il employait à des fins personnelles.

    Les vols et extorsions ont changé de processus en un siècle. Le papier monnaie ne se trouve guère que dans les DAB. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    L’édile, M. Michel Bilger s’aperçut de la disparition de fonds. Il alerta la sous-préfecture qui chargea le parquet de l’enquête. L’homme avait dérobé 180 000 francs.

  • Une fin d’année 1922 qui finit en jus de boudin

    Une fin d’année 1922 qui finit en jus de boudin

    Imaginez-vous à quelques heures du réveillon, ce 31 décembre 1922 entouré de votre conjoint et de vos enfants, au chaud dans votre domicile. À l’heure où chaque convive s’offre anémones en coquillages, parfums suaves aux noms étranges, bibelots, mouchoirs et étrennes, d’autres subissaient un bien triste sort. Les expulsions des locataires comme la trêve des confiseurs permettent de laisser un temps certain, des personnes dans un domicile, avant de se retrouver à la rue. Un accident de la vie peut toucher toute personne à chaque instant de la vie.

    Le journal La Lanterne révélait l’impensable. Dans une ville de Seine-Inférieure, aujourd’hui Seine-Maritime, une famille était expulsée de son logement, le 31 décembre 1922. Ainsi pendant que la tempête faisait rage, six personnes, le père, la mère et quatre enfants dont trois en bas âge se retrouvait à la rue. Cette famille d’ouvriers voyait son modeste mobilier jeté sans précaution sur le trottoir de la chaussée, exposé à la pluie. Le motif de l’intervention d’un commissaire de justice et du garde champêtre ? « Le propriétaire tenait à loger ses cochons », explique le journaliste.

    Double scandale

    Mis de côté l’inhumanité du geste, au sortir de la Première Guerre mondiale, le père de famille y avait été mobilisé durant 54 mois. La reconnaissance de la Nation ne passait que par l’émotion de la préfecture, après bien sûr leur expulsion.

    Cochon nageant dans l'océan indien, une mouette sur le dos
    Désormais la loi protège les locataires d’une expulsion entre le 1er novembre et le 31 mars, notamment pour loyers impayés. Mais pas pour tous : les squatteurs, le conjoint violent dont l’expulsion du domicile familial a été ordonnée dans le cadre d’une ordonnance de protection… (Crédits : Lisa Larsen/Pixabay)

    De l’autre, les mêmes autorités émues devaient avoir des sources bien renseignées. En effet le 30 décembre 1922, le Sénat adoptait un texte en faveur des locataires. « […] lorsque le prix annuel du loyer en cours ne dépasse pas 1 000 francs, ou le juge des référés lorsque le prix ne dépasse pas 8 000 francs peut ordonner qu’il sera sursis, sous la forme d’un délai de grâce, à l’expulsion des locataires » (Loi du 31 mars 1922).

    En France il existe un service dédié « SOS loyers impayés » et son téléphone 0 805 160 075. Il est un service d’accompagnement, de conseils et de prévention en cas de risques d’expulsions liées aux situations d’impayés de loyers. L’aide est autant pour le propriétaire que le locataire.

  • La société italienne Advanced Systems attaquée par le cybergang Phobos

    La société italienne Advanced Systems attaquée par le cybergang Phobos

    Le 27 décembre 2022, la société italienne Advanced Systems subissait une attaque par ransomware du cybergang Phobos. Peu de temps avant, c’est la commune de Sarno, au sud-est de Naples qui était touché par une cyberattaque. Red Hot Cyber rapporte la similitude entre les modes de fonctionnement. Le ransomware Phobos fait son apparition en 2018 et menace les serveurs des entreprises. Il use des protocoles de bureau à distance mal configurés. Il tient son nom du dieu grec de la peur, sa structure est comparable à Crysis et Dharma.

    La commune de Sarno est victime d’une attaque de dernière génération relate la compagnie Advanced Systems spa, qui gère le système informatique du Palazzo di Città. L’affection de certains serveurs de l’entreprise est avérée, indique la société dans son communiqué. L’incident signalé aux forces de l’ordre, les procédures requises par le protocole de sécurité interne ont été engagés. « Une task force d’experts a été constituée, qui, avec l’aide de l’entreprise Swascan srl de Tinetxta spa, leader du marché des services GDPR, analyse l’incident, vérifie les serveurs et prépare les actions nécessaires pour rétablir la fonctionnalité normale des applications fournies. »

    Explication du phishing

    Le 29 décembre 2022, la société Advanced Systems avait remis en fonctionnement les services concernés. Cependant certaines opérations se déroulent encore. Si le confinement des systèmes infectés est réalisé, l’identification est en cours. C’est le cas pour l’analyse des journaux « d’après les premiers éléments, il n’y a aucune preuve d’exfiltration. »

    Le ransomware Phobos

    Les cybermalfaiteurs se servent de deux vecteurs d’attaques. Le premier à travers les campagnes de phishing, les personnes usant de ces lignes de codes volent des informations sur les comptes et les mots de passe, ou incite la cible à ouvrir une pièce jointe malveillante. Mais également en obtenant un accès direct à l’aide du protocole de bureau à distance (RDP). Le port spécifique visé par le ransomware est le port 3389, relate Avast. Des botnets scannent les systèmes qui ont gardé ce port ouvert. Ensuite, l’occasion est donnée aux cybercriminels de deviner les identifiants de connexion en utilisant un moyen comme l’attaque par force brute. La suite est documentée de nombreuses fois par les entreprises, hôpitaux, universités, en France, aux États-Unis … partout sur terre.

  • Adecco voit rouge avec la fuite de données

    Adecco voit rouge avec la fuite de données

    Intérimaire ou ancien intérimaire chez Adecco, tous impactés. La fuite concerne toutes les personnes qui ont été inscrites un jour auprès du géant franco-suisse du travail temporaire. Le groupe explique avoir été victime d’une tentative d’extraction de données. L’alerte concerne l’ensemble des salariés et anciens employés du groupe, ainsi que des intérimaires pour des données personnelles présentes dans un des systèmes d’information qui ont été « potentiellement divulguées ».

    Les données potentiellement exposées sont les prénoms, noms, adresses emails et numéros de sécurité sociale. « Nous le regrettons profondément et vous présentons toutes nos excuses pour les difficultés que cela pourrait occasionner », communiquait le groupe via un courriel que tout un chacun a reçu. Ce qui représente 9 000 collaborateurs, et pas moins de 100 000 à 150 000 intérimaires par semaine.

    En novembre, le groupe Adecco avait réagi à la suite de témoignages sur les réseaux sociaux. Le sujet des prélèvements frauduleux d’une somme de 49, 85 euros par la société Solfex France SASU qui ne lui appartient pas. « Nous avons immédiatement diligenté une enquête interne, car la protection des données personnelles de l’ensemble de nos salariés est une priorité. […] Aucun lien n’a été établi entre ces prélèvements frauduleux effectués par une société tierce et les missions de nos intérimaires. Nous poursuivons l’enquête interne et collaborerons avec les autorités compétentes. »

    Les recommendations d’usage sont :

    • D’être vigilants lorsque vous recevez des mails ou des SMS mentionnant votre numéro de sécurité sociale afin d’éviter toute tentative de phishing.
    • D’être attentif de manière générale à la réception de courriels provenant d’adresses inconnues, car ils peuvent contenir des liens malveillants.

    En cas de demande ou pour toutes démarches une ligne téléphonique gratuite est dédiée, 09 70 26 59 91 relate la direction du groupe.

  • Pédophilie : le silence est toujours de mise au sein du diocèse ibérique

    Pédophilie : le silence est toujours de mise au sein du diocèse ibérique

    Lundi 26 décembre 2022, le journal El Pais jette l’opprobre sur l’Église catholique espagnole. Il y a déjà quatre ans, le quotidien avait lancé une enquête sur la pédérastie au sein de la curie. Elle a eu un an depuis le premier rapport d’El Pais en décembre 2021 pour s’attaquer à sa première grande enquête sur la pédérastie en Espagne, avec 251 cas non publiés. Ce chiffre a doublé pour atteindre 500 sur le dossier remis en juin de cette année, et un troisième, présenté ce mois-ci… au total, plus de 1 000 pages.

    « L’Église a ouvert une grande enquête, sans précédent en Espagne, sur 251 membres du clergé et quelques laïcs d’institutions religieuses accusés d’agressions sexuelles sur mineurs, sur lesquelles El Pais a enquêté ces trois dernières années », a écrit le journal espagnol. Les accusations et témoignages portent sur des faits survenus sur plus de 60 années, entre 1943 et 2018.

    Le rapport détaillait une liste de 251 personnes accusées d’acte de pédophilie. Il avait été remis au pape François le 2 décembre 2021. Le quotidien reproche à l’Église catholique espagnole de ne pas « révéler ce qu’elle sait » (Crédits : El Pais).

    Face à un clergé dans le déni le plus total, le gouvernement de Pedro Sanchez annonçait dimanche 6 février 2022 qu’il confiait au Défenseur des droits la charge de briser des décennies de tabou. Ángel Gabilondo devra « contribuer à la détermination des faits et des responsabilités, à l’indemnisation des victimes et à la planification de politiques publiques visant à prévenir le fléau des abus sexuels sur les enfants et les adolescents », expliquait le Premier ministre.

    Il y a des gens qui travaillent activement pour que ça n’avance pas

    Ángel Gabilondo-El País

    Face aux critiques, la Conférence épiscopale espagnole avait annoncé en février 2022 le lancement d’un audit externe confié à un cabinet d’avocats pour recueillir les témoignages de victimes présumées. C’est ainsi que les projecteurs se braquaient sur le scandale de la pédophilie au sein de l’Église d’Espagne.

    La France dont le rapport Sauvé, rendu public le 5 octobre 2021, était applaudi à l’époque par la presse ibérique, a été un élément déclencheur pour l’Espagne. La conférence épiscopale espagnole a depuis crée un site pour la protection des enfants. (Crédits : DR)

    Selon les journalistes Julio Núñez et Íñigo Domínguez, l’Église espagnole a toujours été « à la traîne » vis-à-vis de ces scandales. Ainsi, El País avait ouvert une base de données en 2018 qui dénombre, à la date du 26 décembre 2022, 906 cas d’abus sexuels et 1 713 victimes au sein des institutions religieuses catholiques espagnoles.