La crise du logement à Paris

Titre contemporain, car le 17 juillet 1922, la ville de Paris se déterminait à construire 1 830 logements à bon marché, mais les demandes comptées émanant de personnes sans logis atteignait 18 000. Si le nom de HLM (habitat à loyer modéré) n’évoquait rien il y a cent ans, l’Office municipal des habitations à bon marché de la ville de Paris, non plus. Sauf que le problème n’est à priori toujours pas solutionné. La loi du 23 décembre 1912 réglementait l’attribution desdits appartements.

Le taux de naissance était en baisse en 1922, la natalité se devait de repeupler la France, meurtri par ses morts de la Première Guerre mondiale. La fête des Mères allait en ce sens. C’est pourquoi la loi prévoyait que deux tiers des logements édifiés par l’office se devaient d’être réservés aux familles d’au moins quatre enfants de moins de seize ans. Les loyers de ces appartements croissaient de manière primitive de 600 à 1 100 francs. Les ménages visés en rapport à la loi pouvaient bénéficier de dégrèvement jusqu’à la moitié du loyer.

Les logements HLM ont depuis évolué, ils ne sont plus affectés au nombre d’enfants, mais à un plafond de ressources pour leurs attributions. Le loyer est alors modelé en fonction des revenus perçus, et peut être ajusté au réel prix du marché privé. (Crédits : Ludovic Celle/Pixabay)

La publicité conduite par l’Office de Paris vit les demandes arrivées en nombres, dix-huit mille au total. La chance d’en obtenir un était d’à peine 7 %. Cela dit l’envolée littéraire pour les dénommés était, quant à elle, sans limites. Il y aurait le logis du type Henry Becque, puis celui de type Émile Zola. Le premier établissait un gîte comprenant une salle à manger, une cuisine et une grande pièce divisible par une cloison basse. Le nec plus ultra était celui à l’origine du titre historique « J’accuse… ! » dans L’Aurore le 13 janvier 1898. Le logement allait de deux à trois pièces, avec une cuisine, mais surtout l’eau courante, le gaz et l’électricité, et w.c. privatifs au sein du logement.

La salle de bain personnelle au sein de l’appartement n’est apparue que bien plus tard. La toilette se faisait à l’aide d’une vasque et de son broc. En 1954, la moitié des habitations françaises ont accès à l’eau courante, mais seul un quart d’entre eux possèdent une salle de bain, même en ville. (Crédits : DR)

L’office parisien construisait en 1922 de nouveaux immeubles dans les 12e, 13e, 14e, 15e, 18e et 19e arrondissements. Entre le 1er août 1922 et le 31 juillet 1923, il y aura 1 830 logements promettait l’office. La bonne nouvelle déclenchait de nombreuses demandes, 18 000 au total. Seule une famille sur Petitval, journaliste au quotidien L’Homme Libre ironisait sur l’assurance de la ville de Paris et de l’État à faire crédit de quatre-vingt-dix-huit millions à un taux « bon marché » : « On ne saurait trop encourager toutes luttes désintéressées contre la crise angoissant du logement ».

Elise Dardut

Épicurienne, je reste une jeune femme à l’aise dans son corps et dans sa tête. Je pense par moi-même, j’agis par moi-même, j’entends les conseils et n’écoute que mon intuition. « Le jour où l’homme aura la malice, la finesse et la subtilité de la femme, il sera le roi du monde… mais ce n’est pas pour demain », me chantait mon grand-père. Il m’a appris que « les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » (Coco Chanel) Depuis, je m’évertue, pour qui veut bien entendre et écouter, à distiller des graines ici et là, au gré du vent. Un proverbe indien explique que « si vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Si vous enseignez à une femme, vous enseignez à toute la famille » Il est temps d’inverser les rôles et admettre l’équité, non ?

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