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  • Le Salvador a reçu 24 millions de cyberattaques en trois mois

    Le Salvador a reçu 24 millions de cyberattaques en trois mois

    Le nombre est conséquent. Sur l’année 2023, l’entreprise de cybersécurité Fortinet tient les comptes. Elle indique que le pays d’Amérique centrale qu’est le Salvador a subi pas moins de 24 millions de cyberattaques. Toutes ces agressions se sont déroulées lors du premier trimestre de 2023. L’Amérique latine est en proie à une chasse appuyée. Le Mexique, le Brésil, la Colombie, le Pérou ou encore le Costa Rica endurèrent dans un temps plus ou moins proche des attaques plus ou moins dévastatrices.

    La cible des cybercriminels ? Tout système d’information que ce soit votre smartphone, tablette, IoT, votre ordinateur personnel ou professionnel. La finalité engrangée de l’argent, des secrets, des données… En France, les dernières victimes sont la ville d’Angoulême et l’agglomération Grand Angoulême, le 24 juillet 2023. Les deux entités ont subi une cyberattaque. L’origine de l’attaque cybernétique serait un simple courriel explique le reportage de France 3.

    Les images diffusées peuvent informer de systèmes, outils ou renseignements pour mieux cibler les cyberattaques prochaines. (Crédits : capture d’écran/Facebook/Angoulême)

    11 millions en janvier, 9 millions en mars

    Le pays qui compte près de 7 millions d’individus voit ses infrastructures mises à rude épreuve. Les méthodes les plus classiques de ces cybercrimes sont le phishing, des documents corrompus, des manques accrus de sécurité. Elles sont souvent conjuguées à différentes offensives, par exemple les ransomwares, les dénis de services (DDoS).

    Les dommages peuvent paralyser partiellement, ou complètement un pays en souffrance comme le fut le Costa Rica. Elles sont des vecteurs d’attaques lors de conflits armés, de guerre commerciale, de guerres armées, de déstabilisation. (Crédits : StockSnap/Pixabay)

    Le pays dans cette région d’Amérique, le Costa Rica détient le record avec deux milliards. Les pays d’Amérique latine les plus visés sont sans conteste le Mexique, le Brésil, la Colombie et le Pérou. Cette partie du monde concentre plus de 360 milliards d’attaques ou tentatives d’attaques explique le quotidien La Prensa Grafica. Une cyberhygiène semble nécessaire, car un adage précise que tout incident « informatique » est issu de l’entité située entre la chaise de bureau et le système d’information.

    Le groupe « Guacamaya » s’attaque aux sites des armées

    En septembre 2022, le gouvernement mexicain se retrouvait confronté à l’une, sinon la plus grande cyberattaque., du moins celle connue du public. Ainsi, des dizaines de milliers de courriels étaient exposés. Les premiers datent de 2016 à septembre 2022. Ils révélaient l’état de santé du président Andrés Manuel López Obrador, des différents chefs de l’armée chilienne, soit 6 téraoctets d’informations plus ou moins sensibles du ministère de la Défense nationale chilienne, la Sedena.

    Ce sont 10 téraoctets d’informations, dont certaines ultrasensibles, qui étaient volés au Chili, au Mexique, au Salvador, au Pérou et en Colombie par le groupe de cyberactivistes, Guacamaya. Comme dans les précédentes affaires, des journalistes ont commencé à en divulguer le contenu. (Crédits : Latinus/YouTube)

    Selon Latinus l’objectif principal du groupe, qui se fait appeler « Guacamaya », était de révéler des informations de l’armée chilienne, qu’il a réussi à pénétrer, ainsi que les serveurs Internet des armées du Salvador, du Pérou, de la Colombie et du Mexique. De même l’état-major interarmées (EMCO) avait contraint la ministre chilienne de la Défense, Maya Fernández à revenir au Chili pour gérer une cellule de crise. Les activistes de « Guacamaya » n’en étaient pas à leur première opération. En août 2022, selon la plateforme DdoSecrets.com, ils divulguent plus d’un téraoctet de courriels provenant de sociétés minières et pétrolières du Brésil, de Colombie, du Chili, de l’Équateur, du Guatemala et du Venezuela, relate El Universal. Les actions contre les multinationales, gouvernements, Pays… passent désormais via l’Internet, une nouvelle guerre à d’ores et déjà commencée.

  • Une arrivée triomphale à Paris pour le vainqueur du Tour de France

    Une arrivée triomphale à Paris pour le vainqueur du Tour de France

    Ce 23 juillet 2023, c’est Jonas Vingegaard qui triomphe de la Grande Boucle. Les journaux lui feront la part belle demain. Mais il y a cent ans, c’est un français Henri Pélissier qui s’offrait le 17e Tour de France. Il faut dire que juste après la Première Guerre mondiale, la victoire revenait à des Belges. Mais les amoureux de la petite reine sont tous uniques. Quand certains prennent des vacances pour admirer les coureurs dans les étapes de montagnes, d’autres s’endorment devant.

    « Enfin », exulta Séki du coin de table.

    « Quoi ? Hein, se réveilla Sépa. Quelle victoire ! »

    « Oui bien sûr, tu vas me dire que tu as tout vu ? » s’amusa-t-elle en avance.

    « Oui »

    La position devant le poste de télévision est adaptée pour une meilleure compréhension de l’épreuve cycliste. Personne ne dort devant le Tour de France, ils mettent juste en éveil certains sens plus que d’autres. (Crédits : Shanon/Pixabay)

    « Mais bien sûr, pouffa Séki. Tu me rappelles quelqu’un qui s’endormait devant, se réveillait dès que nous changions de chaîne, ou à l’arrivée. »

    « Mais ça demande de la concentration, c’est fatiguant, tu n’as pas idée », se moquait Sépa

    « Apparemment, je ne suis pas la seule à le dire et à le vivre », dit-elle en riant à gorge déployée

    « Tu peux me faire un résumé ? »

    « Oui, le temps que je cherche mes notes… Oh, regarde ce que je viens de trouver », s’écria-t-il avec le journal L’Ouest-Éclair de 1923 dans les mains.

    « J’aurais mieux fait de me taire… » pensa Séki

    Les titres sont éloquents, ce lundi 23 juillet 1923. Il faut dire que les Français attendaient un tricolore en maillot jaune depuis longtemps. Mais les rescapés franchissant la ligne ne sont que 48 sur 139. Les forçats parcouraient en quinze étapes, la distance de 5386 km à la vitesse moyenne de 24,23 km/h. Ils faisaient à l’époque un véritable tour de France, au sens figuré comme au littéral.

    Les distances des étapes variaient de 275 à 482 km. La plus longue fut de 1919 à 1924 celle reliant Les Sables-d’Olonne à Bayonne. Si Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard comptent 4 Tours de France à eux deux, ils sont encore loin des extra-terrestres que sont :

    Jacques Anquetil (1957, 1961à 1964)

    Eddy Merckx (1969 à 1972 et 1974)

    Miguel Indurain (1991 à 1995)

    Bernard Hinault (1978, 1979, 1981, 1982 et 1985)

    Ils ont remporté 5 titres chacun.

    (Crédits : Wikipédia)

    Si le vainqueur de l’édition 2023 ne faisait plus guère de doute depuis la leçon de Vingegaard sur le contre-la-montre, la dernière étape et le final parisien enflamment toujours les passions. La couverture médiatique n’est pas la même il y a cent ans qu’aujourd’hui. Si nous sommes dans l’immédiateté avec nos smartphones, les passionnés se languissaient en ce dimanche 22 juillet 1923. Imaginez-vous au vélodrome du Parc des Princes, pour l’arrivée de la dernière et quinzième étape. Vous attendez, vous attendez… le retard cumulé sur l’horaire rend impatient, près d’une heure et demi. Mais la délivrance arrive pour quelques secondes de bonheur dans le final.

    Les tours effectués dans Paris sont pour les coureurs exceptionnels. La victoire de la dernière étape est mythique sur un palmarès. (Crédits : stokpic/Pixabay)

    Les coureurs partaient le matin de Dunkerque à 9 h. Ils profitaient de la fraîcheur de la nuit. Après plus de 5000 km, l’allure fut ralentie par la chaleur accablante. Il faudra attendre les derniers kilomètres pour que les cyclistes accélèrent. Sûrement galvanisés par les acclamations d’une foule enthousiaste. Les frères Pélissier, Henri et Charles menaient la danse dès Poissy. Un homme s’extirpait du peloton, et comptait 90 mètres d’avance à l’entrée du vélodrome. Goêthals remportait l’étape, Henri Pélissier le Tour et la deuxième place d’étape, son frère Charles finissait 6e. Ce dernier détient le record de victoires d’étapes sur une même grande boucle : huit. Cette performance ne sera égalée que par Eddy Merckx en 1970 et 1974 et Freddy Maertens en 1976.

  • Ransomware : les données volées comptent jusqu’à plusieurs Terabytes et totalisent des rançons de plusieurs centaines de millions de dollars

    Ransomware : les données volées comptent jusqu’à plusieurs Terabytes et totalisent des rançons de plusieurs centaines de millions de dollars

    Les opérateurs usant de ransomware prennent encore moins de pincettes pour diffuser les données volées. Suite aux cyberattaques, il est légion de voir des chiffres hallucinants et effrayants. D’autant que si le nombre de petites attaques réussies augmente de manière significative, les cyberattaques envers les grosses entreprises ne sont pas en reste. Le but persistant toujours l’argent des rançons. En 2022, la somme récoltée passait de 766 millions de dollars à 457 selon Chainalysis. Elle pourrait s’élever à 900 millions de dollars en 2023, selon le rapport.

    D’un côté comme de l’autre, la liste des victimes des divers ransomwares s’allonge. Les Cl0P, Alphav ou encore LockBit proposent même les archives dans différentes pages ou onglet. Chez LockBit, les informations sont à hauteur de 275 Gb pour Aimtron, 243 Gb pour Ibafrance, plus de 4 Tb en plusieurs fichiers pour Mundo-r ou encore Ifcaire est annoncé à 181 Gb. Tout comme l’agence Magnum dernièrement placardée qui devrait voir ses données exposées pour le 29 juillet 2023.

    Alors quand Snatch affiche 4 TB d’informations sur l’hôpital général de Tampa dans le centre ouest de la Floride, cela permet de relativiser. Ou davantage avec la compagnie chinoise Ningbo Joyson Electronic Corp. où cette fois c’est pas moins de 20 TB. (Crédits : capture d’écran/Snatch)

    Pour comprendre l’ampleur des chiffres, il suffit de différencier les millions et les milliards, ou les Megabytes aux Terabytes. Si 1 Mb équivaut à une seconde, cela représente 11 jours, 46 minutes et 40 secondes. Pour 1 Tb, cela symbolise 31 ans, 251 jours, 7 heures 46 minutes et 40 secondes. Soit un écart de 31 ans, 240 jours et 7 heures.

    Rien à cacher ?

    Souvent, la phrase entendue est « ça va, je n’ai rien à cacher ! » . D’autant plus si vous vivez pécuniairement de votre vie privée sur les réseaux sociaux. Pour les autres, vous n’avez rien à cacher jusqu’au moment où vous faites partie intégrante des données exposées, vous comprenez que c’est problématique. L’usurpation d’identité est courante, les faux également. Quand les données sont recoupées, analysées, cela devient une mine d’or pour toute personne les utilisant. Lorsque le groupe de cybercriminels usant du ransomware Alphv/BlackCat révélerait des données du groupe Estée Lauder et de VOG (Home of apples). Ainsi de nombreuses identités et autres informations pourraient être jetées en pâture. Vous pouvez ainsi croiser des données pour en obtenir davantage et ainsi attaquer de plus grosses entreprises.

    Un jeune homme de 26 ans sera jugé par le tribunal judiciaire de Paris le 15 novembre 2023, relate FranceTVinfo. Il est convoqué pour une comparution immédiate sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il est soupçonné d’avoir commis le vol de données personnelles de 2 800 employés du journal Le Monde. (Crédits : Elias/Pixabay)

    Gagner encore plus d’argent

    Le rapport de Chainalysis indique que les sommes payées avaient diminué en 2021. Il faut dire que 2020 et 2021, les profits engendrés atteignaient des sommets avec respectivement 765 et 766 millions de dollars. Selon les dernières observations de Chainalysis, les cyberattaques avec rançongiciel ont rapporté en 2023 près de 450 millions de dollars aux cybercriminels, au premier semestre 2023.

    Si certains ransomwares ont disparu, comme Conti ou Revil/Sodinokibi, Cl0P et LockBit font la part belle aux cyberattaques. Sans oublier les nouveaux venus : cAcTUS, Médusa, Akira, 8Base, Bianlian… Les sommes des rançons pourraient atteindre les 900 millions cette année, selon les estimations de Chainalysis. (Crédits : Chainalysis)

    Coverware indique qu’au deuxième trimestre de 2023, le pourcentage de cyberattaque par ransomware ayant donné paiement d’une rançon par la victime chute à 34 %. Pour autant le nerf de la guerre est l’argent. Prenons l’exemple d’un cabinet médical qui voit l’ensemble de ses données chiffrées, et qui faute de sauvegarde subit un impact dévastateur. L’impact est de 100 %, mais sa réserve financière est faible, donc la rançon ne pourra qu’être minime.

    Selon l’analyse de Coverware, le groupe CloP aurait gagné entre 75 et 100 millions de dollars rien qu’avec la campagne MoveIT, peu de cibles, mais de fortes rançons. « À titre indicatif, ce montant est supérieur au budget annuel du Canada en matière de sécurité offensive ». (Crédits : Coverware)

    De l’autre côté, une multinationale aura un système de protection des systèmes d’information sans doute élevé. Donc le bénéfice de toute attaque doit être supérieur aux coûts, c’est le B.A.BA de chaque entreprise, légale ou non, faire du profit. Coverware explique que le groupe criminel Cl0P a « augmenté de façon spectaculaire la demande moyenne qu’il adresse aux victimes. […] un très faible pourcentage de victimes a pris la peine d’essayer de négocier, sans parler d’envisager de payer. Celles qui l’ont fait ont payé beaucoup plus que les campagnes CloP précédentes, et plusieurs fois plus que la rançon moyenne mondiale de 740 144 $ (+126 % par rapport au premier trimestre 2023). » Que les cyberattaques soient le fait de groupes criminels ou d’États, le but de perturber la disponibilité ou compromettre l’intégrité des processus commerciaux et opérationnels.

  • Sécheresse : L’Uruguay tire la langue faute d’eau potable

    Sécheresse : L’Uruguay tire la langue faute d’eau potable

    H2O, est une combinaison que chaque collégien, lycéen connaît. Elle est l’indispensable de tout être vivant sur Terre, du règne animal au végétal. Sauf que depuis quelques années, les bulletins météorologiques alertent de la baisse des nappes phréatiques, mais pas que. S’ils sont connus, car télévisés, des usagers et releveurs s’inquiètent depuis longtemps. Déjà il y a cent ans, la ville de Paris subissait des coupures d’eau potable de minuit à six heures.

    Des chiffres pour planter le décor. La surface de la Terre est recouverte à 71 % d’eau, 97 % sont salées pour 3 % d’eau douce. Un être humain adulte est composé d’environ 65 % d’eau. Ce qui représente pour un homme de 80 kg, une masse d’environ 52 kg, et pour une femme de 66 kg, environ 43 kg. Sans eau, pas de vie possible… Buvons de l’eau salée ! Pas possible, une consommation d’eau salée entraîne une déshydratation par effet d’osmose.

    Consommation d’eau potable en France

    La moyenne de consommation d’eau est différente si vous habitez en ville ou à la campagne, en maison ou en appartement et de votre lieu de résidence. Peu ou prou de départements n’ont pas encore pris des mesures de restrictions concernant l’eau. Il faut comprendre que chaque Française ou Français consomme une moyenne de presque 150 litres d’eau chaque jour (149 l). Imaginez plus de seize packs de si bouteilles d’un litre et demi, soit 54,3 m3 par habitant et par an.

    Le simple fait de « tirer la chasse » expulse en moyenne 9 litres d’eau potable. Les décisions des politiques à travers les âges ont une résonance. Il y a plus de deux décennies, dans un article du Parisien, le 9 janvier 2001, la journaliste Jacqueline Meillon évoquait les inondations. « Alors que la disparition progressive des talus et des haies apparaît comme une des causes des inondations en Bretagne et dans le Calvados ». La députée du Maine-et-Loire Roselyne Bachelot s’apprêtait à déposer à l’Assemblée une proposition de loi en ce sens.

    Selon une étude de l’INRA une superficie supérieure à 350 000 Ha de haies, bosquets et arbres épars ont disparu entre 1960 et 1990. D’autant que ces mêmes haies favorisent le stockage du carbone dans les sols.

    La consommation domestique en eau potable en 2019. (Crédits : OFB – DDT(M)/DRIEAT/DEAL – Collectivités – 2019 Traitements : SDES. 2021)

    Une crise sanitaire en devenir en Uruguay

    Près de deux tiers de la population est confrontés à un problème d’eau potable. La cause est une sécheresse qui dure depuis le mois de novembre 2022. Le 4 mai 2023, le gouvernement de Lacalle Pou réagissait en mélangeant le peu d’eau douce disponible avec l’eau du Río de la Plata. Ce dernier est chargé en sels en raison de son contact avec l’océan Atlantique. Sauf que l’entreprise publique Obras Sanitarias del Estado (OSE), en charge de la gestion de l’eau, a décidé d’augmenter les taux de chlorure et de sodium. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe un seuil à ne pas dépasser de 200 milligrammes de sodium par litre d’eau. L’eau qui sort des robinets en contient 440. Les prévisions du gouvernement indiquent qu’elle va continuer à augmenter, souligne le quotidien El Diario.

    Réactions en chaîne

    L’eau salée est partout dans les canalisations. Si la chaleur envahit la France et l’Europe, c’est l’hiver en Uruguay. L’eau salée détériore le chauffage, la réparation engendre 10 000 pesos d’entretien, près de 240 euros, quand le salaire moyen atteint 405 euros. Si cela ne suffisait pas, l’entretien des canalisations pour le transport de l’eau laisse à désirer. Selon le quotidien uruguayen El Observador, les canalisations perdraient depuis des années entre 30% et 50% de l’eau qu’elles transportent, faute d’entretien. Se laver avec de l’eau salée abîme la peau et les cheveux : « Lorsque vous vous douchez dans ces conditions pendant 60 ou 70 jours, cela se voit », explique Gerónimo Olmando, consultant en affaires publiques et gouvernementales à Montevideo.

    Les réserves en eau n’ont cessé de descendre pour atteindre un point historiquement bas. Le 11 juillet 2023, le réservoir de Paso Severino, ci-dessus contenait 2,09 millions de m3, soit seulement 3,1 % de sa capacité. (Crédits : El Observador)

    L’eau potable est surexploitée en Uruguay. Le gouvernement invite la population à restreindre sa consommation, sans appliquer les mêmes restrictions aux entreprises martèle El Observador. « L’Uruguay connaît le pire déficit hydrique depuis 74 ans », a reconnu le secrétaire de la présidence, Álvaro Delgado en mai dernier. Entre mardi et mercredi, la pluie est enfin arrivée, ce ne sont que 34 millimètres par mètre carré qui sont tombés dans le bassin de Santa Lucia. Pas assez pour commencer à rétablir le niveau normal, mais assez pour endiguer la chute. Que se passerait-il en France métropolitaine si une telle pénurie d’eau survenait ?

  • Qu’est-ce que les Français fêtent le 14 juillet ?

    Qu’est-ce que les Français fêtent le 14 juillet ?

    Un jour férié en plein mois de juillet, quelle aubaine ! Mais savez-vous réellement ce que représente le « Bastille day » comme disent nos chers voisins anglais ? C’est la célébration de la prise de la Bastille, logique, non ?!? Alors oui et non. Pour saisir ce qu’il s’est passé ce fameux 14 juillet, il faut remonter au XVIIIe siècle. Les cours souveraines avaient l’opportunité de soumettre des remontrances au roi. La contestation des lois si les opposants estimaient que les lois étaient contraires aux intérêts du peuple.

    Le 14 juillet est synonyme de feux d’artifice, de bals populaires, de fêtes partout en France, comme à Berd’huis.

    « Je me demande s’ils sont au courant », marmonne dans sa moustache Sépa Phot.

    « Au courant de quoi », questionne Séki.

    « De ce qu’on fête aujourd’hui », rétorque-t-il.

    « S’ils ne le savaient pas, ils ne vont pas tarder à le savoir, non ?!? »

    « Ah, ah, ah, c’est pas faux ! Pour ça il faut remonter au XVIIIe siècle. En ce temps… »

    Le roi Louis XVI (1754-1793) accède au pouvoir à la mort de son grand-père Louis XV. L’homme fuit la compagnie des femmes et des courtisans relate Alban Dignat dans le Média de l’Histoire Hérodote. Intelligent, pieux, son courage apparaîtra au grand jour que dans les heures sombres et noires de la captivité dans la prison du Temple, et bien sûr devant le Tribunal révolutionnaire.

    Les impôts et la corruption

    Les impôts indirects rapportent 190 millions par année. Les plus modestes, les paysans payent un lourd tribut. La gabelle, impôt sur le sel rapporte 120 millions de livres. Les fermiers généraux sont en charge de la collecte. Ils se servent d’une grosse partie de la somme. Si bien que l’État ne perçoit qu’un tiers, soit 40 millions. La France est à cette époque le pays le plus riche de l’Europe. Les privilèges ne sont pas abolis, car les bénéficiaires s’y accrochent… de tout temps. À période exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Louis XVI veut convoquer les états généraux. Cela pour lui permettre de lever des impôts exceptionnels.

    Le roi Louis XVI reconnaissait l’augmentation de la dette de l’État. « Je connois l’autorité et la puissance d’un Roi juste au milieu d’un peu fidèle et attaché de tout temps aux principes de la Monarchie », martelait Louis XVI en ouverture des états généraux, le 5 mai 1789. (Crédits : BnF/Gallica)

    Le discours n’eut pas l’effet escompté, bien au contraire. Sous l’Ancien Régime, trois distinctions, le clergé, la noblesse et le tiers état. Ce dernier est composé d’artisans, ouvriers, bourgeois et surtout des paysans. Le roi n’entend pas réformer le royaume, mais souhaite lever un nouvel impôt, c’est le début de la fin de l’Ancien Régime et du roi.

    Les prémices de la Révolution

    Le 6 mai 1789, les représentants du tiers état choisissent de se dénommer « députés des Communes ». Ils décident que le vote ne se fera plus par ordre, mais par nombre de têtes. Le 17 juin, le tiers état se constitue en Assemblée nationale. Le 20 juin réunis dans la salle du Jeu de paume, ses membres font le serment de « ne jamais se séparer et [de] se rassembler partout où les circonstances l’exigeraient jusqu’à ce que la constitution fût établie et affermie sur des bases solides ».

    Le serment du jeu de paume, peint par Jacques-Louis David. Il représente l’engagement solennel pour mettre fin à l’Ancien Régime pris le 20 juin 1789 dans la salle du Jeu de paume, à Versailles. 576 députés français prennent à cette occasion le nom d’Assemblée nationale.

    Le 12 juillet, sur la place de la Condorde, des blessés nombreux suite au mécontentement du renvoi de Necker. Des gardes suisses et un escadron de dragons tentent de disperser la foule. Le 13 juillet, le mécontentement enfle, la rumeur dessert le pouvoir en place. Des troupes royales devraient entre à Paris pour mettre aux arrêts les députés. L’embrasement est inéluctable.

    La fête nationale

    Le 14 juillet, au matin la recherche d’armes est prégnante. Artisans et commerçants prennent la direction des invalides. Près de 30 000 fusils sont pris par les forces en présence, mais pas de poudre. Une autre rumeur laisse à penser que la poudre se trouve à la bastille. La foule file vers la forteresse, l’attaque, mais c’est le retournement des gardes nationaux qui change la donne. Ils se mettent du côté du peuple… la bastille tombe, elle n’est plus. La révolution bascule dans le massacre. Chaque homme ayant défendu de l’intérieur la bastille se trouve lynché. Elle sera le soir même détruite pierre par pierre.

    Le 14 juillet est synonyme de fête populaire, bal des pompiers, feux d’artifice… même si de nombreux feux sont annulés par les communes. (Crédits : edmondlafoto/Pixabay)

    Le 14 juillet 1790, les Français célèbrent la fête de la fédération. Nombreux sons les Parisiens à se rendre sur le champ de Mars pour célèbre la Révolution. Il faudra attendre près d’un siècle pour que cette journée devienne Fête nationale, sous la troisième République en 1880. Celui qui habitait dans sa rue déployait sa joute oratoire. Le député Victor Hugo s’exprimait : « Messieurs, le 14 juillet est une fête […] C’est plus qu’une fête populaire, c’est une fête nationale. Regardez ces bannières, entendez ces acclamations. C’est plus qu’une fête nationale, c’est une fête universelle. Eh bien, messieurs, ce jour-là, on vous demande de le célébrer de deux façons […] Vous donnerez à l’armée le drapeau, qui exprime à la fois la guerre glorieuse et la paix puissante, et vous donnerez à la nation l’amnistie, qui signifie concorde, oubli, conciliation, et qui, là-haut, dans la lumière, place au-dessus de la guerre civile la paix civile. »

  • Cyberattaques de l’aéroport de Montpellier et de la ville d’Agen

    Cyberattaques de l’aéroport de Montpellier et de la ville d’Agen

    Plusieurs cyberattaques se sont déroulées en France le 2 juillet 2023. Deux sont de notoriété publique. La première concerne l’aéroport de Montpellier, la seconde celle de la ville et de l’agglomération d’Agen. Les auteurs de l’attaque sont encore inconnus. Du côté de Montpellier c’est l’aéroport qui subissait lors de la nuit du 1er au 2 juillet une attaque très violente. Plusieurs jours seront nécessaires pour avoir la situation « sous contrôle ». Aucune fuite de données n’aurait eu lieu selon les victimes.

    Une semaine avant les grands départs en vacances, l’aéroport de Montpellier subissait une cyberattaque « très violente » selon un responsable de l’encadrement. Le retour au papier crayon pour gérer la bagagerie ou l’embarquement raconte France 3, aucune annulation de vol ne sera effectuée. Le dimanche des retards marquaient les vols, mais tous prenaient la piste.

    Cette panne provoque des temps d’attente plus importants que d’habitude pour les voyageurs, car les agents doivent enregistrer manuellement chaque passager et chaque bagage. Tout est mis en œuvre pour que le problème soit résolu dans la journée.

    Emmanuel Brehmer. Président du directoire de l’aéroport de Montpellier

    Sauf que la remise « sous-contrôle » ne s’opérera que le mercredi. Une plainte a été déposée auprès de la Gendarmerie, un signalement à la CNIL. « D’après les premiers éléments techniques dont nous disposons, il n’y aurait pas eu de fuite de données », relate le Midi Libre.

    600 postes de travail touchés

    De son côté, la ville d’Angers par un communiqué du 5 juillet 2023 confirmait avoir « connu ce dimanche 2 juillet 2023 une attaque informatique malveillante. L’accès à plusieurs serveurs a été bloqué et notamment les serveurs de mails. De nombreux services ont été impactés. » L’attaque semblerait être issue d’un pays à l’est de la France explique Sud Ouest.

    « Les Jeux olympiques, c’est fondamentalement un événement hors normes, à tout point de vues, y compris en cybersécurité », indique Vincent Strubel, nouveau directeur général de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. (Crédits : France Inter/YouTube)

    Valérie Pitous, la directrice de cabinet du maire Jean Dionis, rapportait que « nous nous sommes rendu compte assez vite de la situation et nous avons pu agir rapidement pour éviter le cryptage d’un grand nombre de données. Nous avons essayé de mettre en place des solutions pour ne pas trop perturber le fonctionnement de nos collectivités et l’activité des services. » La situation semble s’être nettement améliorée.

    Une même situation au port de Nagoya

    Le 5 juillet, c’est le port de Nagoya au Japon qui subissait une cyberattaque. Ce dernier affirmait que le système de gestion des chargements et déchargements des conteneurs avait été infecté. Le site WEB JIJI relate qu’une confirmation que des lettres de menace ont été envoyées à des entreprises liées au port. Rédigées en anglais, il est entendu de leur provenance émanerait du ransomware LockBit. La police préfectorale d’Aichi enquête.

    Le ransomware LockBit affiche des victimes japonaises tel que la société Nagase spécialiste de la fabrication de produits chimiques, mais pas celle concernant les entreprises tout autour du port de Nagoya. (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    L’Association des transports portuaires de Nagoya (Nagoya Harbor Transportation Association) indique que la panne du système s’est produite vers 6 h 30 le 4 juillet dernier. Les porte-conteneurs qui utilisent le port transportent des marchandises principalement liées à l’automobile, mais aussi des appareils électroménagers et des produits alimentaires. Un temps d’attente qui affecterait les denrées.

    Une biscuiterie française attaquée

    La biscuiterie française Mercier, basée à Baugy dans le Cher a subi une cyberattaque vendredi 7 juillet. La conséquence est l’arrêt de production complète durant trois jours. Une équipe spécialisée a œuvré jusqu’en encore lundi 10 juillet au matin. L’ensemble de la firme se trouve bloqué. « Il nous faut encore quelques jours pour voir comment on va avancer », explique le chocolatier Daniel Mercier à la journaliste du quotidien Le Berry Républicain. « Face à un événement comme cela, on est démuni […] Quand ça vous tombe dessus, c’est très violent. C’est juste terrifiant », conclut l’homme d’affaires.

  • L’intégralité des données de l’hôpital Clínic de Barcelone mis en ligne par Ransom House

    L’intégralité des données de l’hôpital Clínic de Barcelone mis en ligne par Ransom House

    Celui qui avait subi une cyberattaque le 5 mars 2023 voit quatre mois plus tard tout ou partie de ses données en libre accès sur le DarkWeb. Suite à cette offensive cybernétique et à la propagation des informations, l’entité de santé alerte sur les possibles tentatives de malversations. « Il est conseillé à chacun d’être attentif au risque de faire l’objet de tentatives de fraude ou d’usurpation d’identité ou de fraude ». Les données diffusées représentent plus de 4, 5 Térabytes, soit 4500 GB.

    Les cybercriminels usant du ransomware « Ramsom House » qui ont mené la cyberattaque contre l’hôpital le 5 mars dernier, ont publié toutes les données qu’ils ont dérobées selon l’hôpital, qui a confirmé que la publication ou l’utilisation de ces données constituait un délit.

    Cinq jours après l’attaque, une demande de rançon de 4,5 millions de dollars était formulée. Le but était de restituer les données, contre menue monnaie. La Generalitat s’y refusait. La réponse des opérateurs derrière Ransom House ne se faisait pas attendre. Le 30 mars, le groupe publiait entre trois et quatre gigaoctets des informations volées. Le 16 avril, les pirates ont à nouveau livré des données volées.

    Des lignes et des lignes de données se suivent, des dossiers de protocoles, des informations sur des biopsies… sans parler des informations concernant le personnel, rien n’échappe à cette fuite massive d’informations. (Crédits : capture d’écran/Ransom House)

    Dans le communiqué du 5 juillet 2023, l’établissement de santé met en garde « tous ceux qui pourraient accéder, intentionnellement ou non, aux données confidentielles volées illégalement, qu’ils pourraient commettre un délit de divulgation de secrets prévu par le Code pénal, et que le corps des Mossos d’Esquadra pourrait les poursuivre dans le cadre des procédures policières et judiciaires correspondantes ».

  • Cyberattaque contre la compagnie pétrolière canadienne Suncor Energy

    Cyberattaque contre la compagnie pétrolière canadienne Suncor Energy

    Une cyberattaque d’ampleur a touché l’entreprise Suncor Energy inc. le vendredi 23 juin 2023. Les experts estiment que l’incident cybernétique pourrait constituer la plus importante atteinte à la cybersécurité d’une société pétrolière et gazière dans l’histoire du Canada. La compagnie pétrolière basée à Calgary n’a fourni aucun détail sur l’attaque. Seul le communiqué de presse stipule qu’elle avait « subi un incident de cybersécurité ». Les paiements s’effectuaient par argent « liquide », tous règlements par voie électronique étaient proscrits, car non fonctionnels.

    Le 26 juin 2023, l’entreprise canadienne Suncor Energy reconnaissait qu’une cyberattaque contre elle eut lieu. Elle par ricochet obligé chaque usager à régler leurs transactions en argent liquide. Des centaines de stations-service appartenant à sa filiale Petro-Canada, ont été touché à travers le pays. Suncor est la deuxième plus grande compagnie pétrolière du Canada. Par un communiqué elle informait l’ensemble de ses clients qu’elle était confrontée à un « incident de cybersécurité » et qu’elle prenait des mesures avec des experts externes « pour enquêter sur la situation et la résoudre ».

    « Alors que nous nous efforçons de résoudre cet incident, certaines transactions avec des clients et des fournisseurs pourraient être affectées », informe le communiqué. Cet incident remémore celui de Colonial Pipeline. En effet « je pense qu’il pourrait s’agir du Canadian Colonial Pipeline, dans la mesure où Suncor représente une part importante de l’économie », relate Ian L. Paterson, PDG de la société de cybersécurité Plurilock Security Inc. La société a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve que les données des clients, des fournisseurs ou des employés aient été compromises ou utilisées à mauvais escient.

    La gravité ne sera connue qu’après enquête. La société a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve que les données des clients, des fournisseurs ou des employés aient été compromises ou utilisées à mauvais escient. Rien d’alarmant, si ce n’est quelques points essentiels. Imaginons que la monnaie soit exclusivement numérique ? Que faire en cas de panne ? Que se passera-t-il lorsque les moyens de paiement électronique tomberont en panne ? Qu’en est-il de notre argent si une cyberattaque est dirigée vers la BCE ?

    Se dirige-t-on vers un euro purement numérique ? Est-il possible de voir le papier-monnaie disparaître ? Les infrastructures pétrolières et gazières restent des cibles de choix car elles sont vitales pour l’économie du pays, d’un continent. (Crédits : Gerd Altmann/Pixabay)

    La banque centrale européenne travaille sur un euro numérique depuis 2020. Les craintes sont nombreuses quant à la disparition de la monnaie liquide. Le 28 juin 2023, la Commission européenne a tenté d’apaiser les peurs en déposant un dossier législatif sur le sujet explique Numérama. Le document indique clairement et spécifiquement que l’euro numérique ne va « absolument pas » remplacer les billets de banque, continue l’article. Chacun se fera une opinion à ce sujet.

  • Les services cadastraux de 24 municipalités colombiennes fermées suite à une cyberattaque

    Les services cadastraux de 24 municipalités colombiennes fermées suite à une cyberattaque

    Dans la nuit du 21 au 22 juin 2023 une cyberattaque a affecté les bases de données de l’opérateur cadastral de Valle Avanza. Il est l’opérateur qui dessert 24 municipalités. Diana Lorena Vanegas, responsable de l’unité du cadastre du département affirmait que l’ensemble des services étaient suspendus le temps de contrôler la cyberattaque. Dans le cadre des mesures de sécurité et de précaution, l’entité colombienne préconise un changement de mot de passe. Le but est de renforcer la protection des informations personnelles et garantira un environnement sûr.

    La première information relatée est que malgré la cyberattaque, la direction affirme que l’unité du cadastre n’aurait perdu aucune information. La confirmation de cette information ne s’est pas fait attendre. La responsable de l’unité du cadastre du département, Diana Lorena Vanegas, expliquait que « des criminels ont attaqué les systèmes d’information de notre opérateur cadastral, une situation qui est déjà connue des autorités judiciaires avec les plaintes correspondantes. »

    Chaque utilisateur recevra un courriel à l’adresse enregistrée sur la plateforme, avec le nouveau mot de passe et les nouveaux paramètres de connexion nécessaires pour accéder au système. Les personnes devront suivre les instructions pour mener à bien le processus de changement de mot de passe. (Crédits : Gobvalle/YouTube)

    Pour cette raison, nous voulons vous informer que « certains de nos services seront temporairement suspendus pendant que nous contrôlons la situation et jusqu’à ce que nous puissions rétablir les services et sauver l’information qui, grâce à tous les systèmes de sécurité, est en sécurité », assure Diana Lorena Vanegas,. De multiples cyberattaques contre des entreprises colombiennes ont eu lieu depuis janvier 2022. Pas moins de 54 121 plaintes ont été déposées. Parmi les entreprises les plus connues figurent Audifarma, Sanitas, EPM Medellín, Carvajal, Omegapro, le bureau du procureur général, Caracol Televisión

  • Le ransomware Play revendique la cyberattaque contre la Fédération Française de Rugby

    Le ransomware Play revendique la cyberattaque contre la Fédération Française de Rugby

    La finale du championnat de France vient juste de couronner Toulouse face à La Rochelle, qu’un coup de tonnerre tombe sur l’ovalie, à moins de 78 jours de la coupe du monde. Mais le groupe revendique et affiche ce mercredi 21 juin 2023 d’autres victimes françaises. Le groupe Pacte novation basée à Issy-les-Moulineaux. Le premier est spécialisé en ingénierie informatique, mais comprend Novasys Inégénierie et Assigraph International. Puis le groupe Salins, l’un des principaux saliniers européens.

    C’est par un post de l’Union Sportive Néracaise qui annonçait que la Fédération française de Rugby avait subi une « cyberattaque majeure » le 12 juin dernier que l’information apparaissait. Le 21 juin 2023, la fédération n’avait pas donné de nouvelle suite à la mise en place d’une cellule de crise. Le groupe criminel Play indique laisser un délai avant la publication des données le 27 juin.

    Le communique de presse a été publié ce jeudi 22 juin.
    « La Fédération Française de Rugby tient à rappeler que la protection des données du réseau fédéral reste une de ses plus grandes priorités.. » (Crédits: Capture d’écran/FFR)

    La fédération à depuis publié un communiqué indiquant que l’attaque serait survenue entre le 7 et le 8 juin. « Dès que l’attaque a été identifiée, le 8 juin à midi, les équipes de la FFR ont rapidement pris des mesures », explique l’entité. Cette attaque a principalement affecté les serveurs de messagerie. C’est également le cas pour les groupes Salins et PacteNovation. Le site du dernier n’est plus accessible en ligne.

    Le groupe de cyberdélinquants Play affiche 19 victimes de leurs attaques dans le même jour de la fête de la musique. LeMagIT informait de cette mise en ligne et revendication de la cyberattaques. (Crédits : capture écran/Play)

    La firme usant du ransomware a également mis en ligne les entreprises Luis Simoes dans la logistique et le transport au Portugal, Allpro Consulting Group au Texas, PWI Engineering dans le New Jersey, Omnipol en Tchéquie… Tout autant d’entreprises qui risquent de voir leurs données accessibles à tout un chacun sur le dark web.