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  • Faune et flore de l’île de Chiloé (Épis. 35/46)

    Faune et flore de l’île de Chiloé (Épis. 35/46)

    D’un jour à l’autre l’aventure est changeante. À deux jours de la Saint-Valentin, Flavien profite d’étaler du Nutella sur une tranche de pain, et plie la tente. Le départ de Queilén est acté. La durée de visite de la Isla Grande de Chiloé se fait au pas de course. David a passé une mauvaise nuit, Flavien prend le volant. Pour rejoindre ce parc privé, le Tepuhueico ils empruntent une piste en gravier de 7 km. Cela semble risqué, mais il paraît que c’est monnaie courante ici. De plus, il faudra payer pour rentrer avec la voiture et s’éviter quelques kilomètres à pied supplémentaires… Cependant, le sentier à peine attaqué que les incroyables forêts valdiviennes nous font oublier ces déboires.

    Les arbres sont impressionnants de par leur taille. Les voyageurs rencontrent Saxegothea conspicua, Weinmannia trichosperma et de Nothofagus. Les plantes grimpantes et les mousses épiphytes rendent l’ensemble très tropical alors que « nous sommes habillés avec un sous-pull… » commente Flavien.

    L’une des attractions du parc hormis les pudus et diverses reinettes de Darwin que le duo n’a pas la chance d’observer, et le boisement à arrayanes (Luma apiculata) d’un âge très respectable. L’autre est une cascade où les fameux Lophosoria quadripinnata et divers Gunnera tinctoria jouent leurs représentations théâtrales.

    Le tandem prend la direction de Castro. « Nous souhaitons y revenir pour voir les maisons sur pilotis, sans être à contre-jour, et aussi pour manger un ceviche, une spécialité d’Amérique du Sud. » La suite du périple est indécise. Après trois jours sans douche, ils choisissent de dormir en auberge à Ancud ce soir.

    Le tourco rougegorge (Scelorchilus rubecula), et son chant tellement ancré au souvenir des forêts valdiviennes. (Crédits : Flavien Saboureau)

    « Nous avons peu de temps pour nous y rendre », indique Flavien. C’est pourquoi ils visitent les quelques villes sur la route, Dalcahue et Quemchi, sans oublier encore et toujours ces fameuses églises. Au nord se trouvent les paysages agricoles. Ils sont faits de collines semblables à nos panoramas français, tel le limousin. Le trajet en voiture est ponctué d’un magnifique coucher de soleil jusqu’à leur arrivée à l’auberge où nous mangerons des pâtes.

    Retour à Puerto Montt

    Alors qu’il souhaite se diriger dans la région de Valdivia, le loueur de la voiture les contacte. « Nous devons le rejoindre à Puerto Montt. Il a besoin de montrer l’automobile à un inspecteur des douanes argentines pour que l’on puisse aller en Argentine cette semaine. » Pour traverser, ils empruntent à nouveau le ferry. « Le rendez-vous dure, à tout casser trente secondes. »

    Ils profitent d’être de retour à Puerto Montt pour se diriger vers la ville de Puerto Varas à seulement une vingtaine de minutes, sur la route de Valdivia. « C’est une ville bien plus touristique que Puerto Montt et bien plus agréable, en même temps difficile de faire pire que Puerto Montt », stipule Flavien.

    Ils ne lambinent pas, car ils souhaitent visiter le parc National Alerces Costanera, non loin de Valdivia. Ce dernier ferme à 14 h. Il est connu pour abriter le plus vieil arbre d’Amérique du Sud, un alerce (Fitzroya cupressoides), estimé à 3500 ans (en photo). Une pause pique-nique dans la ville de La Unión, avant d’attaquer les 14 km de piste pour rejoindre l’entrée du parc national. Petit, mais énorme détail, le seul moyen de parcourir ce parc est de se plaquer à une visite guidée qui décolle à 14 h… le duo arrive trois minutes après l’heure.

    « Par chance elle est encore présente. Sans avoir réservé, l’accompagnateur nous accepte. Nous voilà partis en direction du vénérable. » Sans comprendre un mot des explications, il indique la fameuse rainette de Darwin, ce qui « nous satisfait grandement ».

    La contemplation est le respect du à son vénérable âge fait que « nous restons tout un moment face à cet impressionnant pépère de plus de 4 m de diamètre, le plus grand arbre vu de ma vie ! »

    Sur le chemin du retour, le guide montre quelques tourbières à sphaignes derrière les bâtiments de l’accueil. « Ils nous donnent des indications pour aller voir le fameux Lepidothamnus fonkii à quelques kilomètres de là. » Il est le plus petit des conifères et le plus austral. « Je le cherche en vain depuis le début du voyage », affirme Flavien. (Crédits : Flavien Saboureau)

    « Cette découverte me satisfait pleinement », indique Flavien tandis que David observe ses premiers Droseras. Sur la piste du retour, l’aventurier du bout du monde s’arrête à de multiples reprises. Il capture ainsi de nombreuses espèces. Puis, ils se mettent en quête d’un bivouac. Finalement, ils trouvent une sorte de berge au bord de la rivière du coin qui semble le lieu de détente des habitants de La Unión. Le duo en profite pour déguster des bières à défaut de margarita, préalablement refroidies dans le Rio Bueno. À suivre…

  • Coup de filet contre le ransomware Lockbit 3.0

    Coup de filet contre le ransomware Lockbit 3.0

    Une opération conjointe des différentes forces de l’ordre permet de nouvelles arrestations dans le monde du cybercrime. Quatre personnes sont donc détenues. Deux individus le sont sur le sol britannique, un en France et le dernier en Espagne. L’implication de douze pays mène à la capture d’un développeur, un administrateur d’un service d’hébergement (Bullet proof hosting), et deux pour leurs soutiens à l’activité d’un affilié à la franchise. La Guardia Civil met la main sur neuf serveurs de l’infrastructure, mais surtout un membre clé de l’organisation.

    En début d’année, la coopération plaçait hors d’état de nuire 34 serveurs du RAAS (ransomware-as-a-service) LockBit. Actif depuis 2019, il est reconnu comme le rançongiciel le plus nocif et le plus prolifique, juste avant que le ransom Play ne le détrône. Un coup d’arrêt du à l’opération Cronos. C’est le jeu perpétuel du chat et de la souris entre les personnels des forces de l’ordre et les opérateurs du ransomware LockBit 3.0.

    Quatre nouvelles arrestations contre LockBit 3.0

    Comme les poupées russes, l’empilement des affaires conduit irrémédiablement à une fin annoncée, à moins que l’hydre survienne à sa légende. L’opération Cronos continue depuis les premières révélations en début d’année, jusqu’à ce jour du 1er octobre 2024 où des déclarations tonitruantes s’affichent partout. Ce qui est sûr est que les arrestations récentes concernant les ransomware LockBit et Evil Corp marquent une nouvelle étape dans cette lutte contre la cybercriminalité.

    La capture qui revêt une importance notable est effectuée sur le sol espagnol, à Madrid. Un résident de Dubaï de retour de vacances, est accusé d’être l’administrateur du Bullet Proof Hosting, et placé en détention. Les autorités espagnoles confisquent, au passage neuf serveurs qui feraient partie de l’infrastructure critique du ransomware LockBit.

    De l’autre côté des Pyrénées, c’est un développeur présumé qui est arrêté. Outre-Manche deux individus incriminés d’avoir soutenu un affilié au ransomware LockBit sont également détenus.

    D’ailleurs, un grand nombre de sanctions sont, d’ores et déjà émises à l’encontre d’un autre acteur, identifié par la National Crime Agency du Royaume-Uni comme « un affilié prolifique de LockBit et fortement lié à Evil Corp ». Evil Corp est une autre entité cybercriminelle soupçonnée d’être soutenue par le Kremlin et bien connue des autorités internationales.

    « Ces actions font suite à la perturbation massive de l’infrastructure de LockBit en février, ainsi qu’à l’importante série de sanctions et d’actions opérationnelles qui ont eu lieu contre les administrateurs de LockBit en mai et les mois suivants », indique Europol dans son communiqué. (Crédits : mansurtlyakov1/Pixabay)

    L’affilié de LockBit lié à Evil Corp a été identifié comme étant Aleksandr Ryzhenkov AKA « Beverley ». Il est le bras droit connu du dirigeant d’Evil Corp, Maksim Yakubets. « Beverley » est selon la NCA l’auteur de 60 cyberattaques du ransomware LockBit extorquant au passage 100 millions de dollars à minima. En outre, Europol a déclaré que quinze citoyens russes ont été sanctionnés par le Royaume-Uni, six par les États-Unis et deux par l’Australie — tous pour leur implication dans les activités criminelles d’Evil Corp. Par ailleurs, mardi 2 mai 2024, le ministère américain de la Justice a également dévoilé un acte d’accusation incriminant Ryzhenkov dans le cadre des attaques contre BitPaymer.

    L’opération « Cronos » à l’épreuve du temps

    Le leader du ransomware LockBit est identifié par l’acte d’accusation du ministère de la Justice américaine et la NCA : Dmitry Yuryevich Khoroshev, ressortissant russe de 31 ans. « Il n’y a pas de cachette pour les cybercriminels comme Dmitry Khoroshev, qui font des ravages dans le monde entier. Il était sûr qu’il pouvait rester anonyme, mais il avait tort », explicite Graeme Biggar, directeur général de l’ANC.

    Tout débute par l’opération Cronos. L’action coordonnée entre police et justice débouche à une mise hors ligne de 34 serveurs, en Europe, aux États-Unis et en Australie, le 19 février 2024. Une faille PHP est exploitée à l’insu du groupe de cybercriminels.

    Le CEO du ransomware expliquait qu’en raison de sa négligence personnelle et de son irresponsabilité, il n’avait pas mis à jour sa version de PHP à temps. Si bien que les forces de l’ordre réussissaient à pénétrer dans le cœur du système d’information.

    Puis l’arrestation de deux cybercriminels en Ukraine portait un coup notable. Les deux individus en question se chargent du blanchiment des rançons obtenues. Sans oublier le hacker russe de 28 ans arrêté en Ukraine suspecté d’avoir collaboré avec les cybercriminels des gangs Lockbit et Conti.

    Si bien que la police britannique déclare avoir démasqué et réprimé le ressortissant russe Dmitry Khoroshev AKA LockBitSupp, administrateur et développeur du groupe de ransomware LockBit. L’acte d’accusation américain abonde en ce sens et révèle d’autres co-auteurs présumés, et Europol affiche des sanctions à l’encontre de la tête créatrice. La pression change de camp. (Crédits : capture d’écran/NCA)

    Lors de la probité de l’action, la NCA indique que « l’opération Cronos a réussi à perturber le groupe LockBit Ransomware-as-a-Service. […] LockBit souffre aujourd’hui d’une capacité opérationnelle réduite, d’un engagement moindre de ses affiliés et d’un nombre réduit d’attaques. (Ce n’est pas un bon semestre pour LockBit !) LockBit a perdu des affiliés, dont certains se sont probablement tournés vers d’autres fournisseurs de Ransomware-as-a-Service à la suite de l’interruption de l’opération Cronos ».

    Sanctions contre Evil Corp et LockBit

    Evil Corp est l’un des premiers groupes de cybercriminalité financière. Depuis ces débuts, l’entité met au point des programmes malveillants. Leurs méfaits engendrent des dommages considérables « à de nombreuses organisations et à de nombreux secteurs, notamment les soins de santé, les infrastructures nationales critiques et le gouvernement, des infrastructures nationales critiques et des gouvernements. » Connue sous le nom d’Indrik Spider, cette entité fut présidée dans sa grande majorité par son fondateur Maksim Yakubets AKA « Aqua ». Il la dirige avec son père Viktor, selon la NCA.

    Les États-Unis, le Royaume-Uni ainsi que l’Australie introduisent des sanctions contre seize personnes soupçonnées de faire partie du gang. Hors mis le père et le fils, les autorités s’intéressent à Aleksander Ryshenkov. En plus d’œuvrer pour Evil Corp, il aurait également des liens avec LockBit.

    Deux individus avait plaidé coupable en juillet 2024. Selon les documents judiciaires, Magomedovich Astamirov, 21 ans, ressortissant russe de la République de Tchétchénie, et Mikhail Vasiliev, 34 ans, ressortissant canadien et russe de Bradford (Ontario), étaient membres de LockBit. Leurs condamnations devraient être connues le 8 janvier 2025. (Crédits : capture d’écran/NCA)

    « La Russie continue d’offrir un refuge aux cybercriminels, où des groupes tels que LockBit sont libres de lancer des cyberattaques contre les États-Unis, leurs alliés et partenaires », avait affirmé un porte-parole du département du Trésor américain. Les forces de l’ordre analysent en continu les données afin d’identifier les individus soupçonnés d’être impliqués dans le ransomware LockBit. « Une fois de plus, nous remercions Dmitry Khoroshev, alias LockBitSupp, de nous avoir permis de compromettre sa plateforme et de découvrir toutes ces données juteuses (cela occupe nos équipes !). »

    Veni, vidi…

    La pression est donc mise sur l’ensemble de la chaîne de production. Sur l’ancien site de fuite de LockBit détenu par l’opération Cronos, le discrédit change la donne. En effet la pertinence des propos jette l’opprobre sur les criminels. La NCA partage des informations dans le post « What we’ve learnt ». Les images d’illustrations démontrent sans ambiguïté « les fautes techniques sur la gestion des effacements des enregistrements, dans la base de données ».

    Les mots comme les bits ont un poids.

    « […] nous avons obtenu 2 500 clés de décryptage, tous les noms d’utilisateur des affiliés de LockBit, les adresses BTC liées aux paiements des victimes et aux versements à LockBitSupp, toutes les négociations par chat (qui nous ont aidés à montrer quels affiliés travaillaient ensemble), tous les détails de la construction de l’attaque et quel affilié a attaqué quelle victime, le code source de la plateforme, le nouveau logiciel malveillant de LockBit en cours de développement, et bien d’autres choses encore », enfonce la NCA.

    « Nous comprenons parfaitement la plateforme et son mode de fonctionnement […] Comme vous pouvez le constater, nous en avons déjà identifié quelques-uns, mais ce n’est qu’un début. » Avant de marteler que « LockBit vous a laissé tomber. Affiliés, développeurs et blanchisseurs d’argent, nous sommes impatients de vous retrouver très bientôt… »

    (Crédits : capture d’écran/NCA)

    Comme pour dévoiler la magie des Matriochkas l’agence britannique explique que « Aleksandr Ryzhenkov, né le 26 mai 1993, a été démasqué comme étant le membre d’Evil Corp affilié à LockBit. C’est grâce aux données obtenues dans le cadre de l’opération Cronos que nous avons pu établir ce lien. Nous continuerons à exploiter ces données jusqu’à ce que nous ayons identifié beaucoup d’autres d’entre vous », conclut l’agence nationale de lutte contre la criminalité.

  • L’exploration de l’île de Chiloé (Épis. 34/46)

    L’exploration de l’île de Chiloé (Épis. 34/46)

    La peur de se faire avoir hante Flavien durant la veille. La nuit porte conseil, surtout lorsqu’elle est autant reposante. Après avoir pris le petit déjeuner, inclus dans le prix de l’hôtel ***, Flavien et David vont faire quasiment un hold-up à la banque. Pour payer la caution du véhicule tant espéré, il se procure un demi-million de pesos chilien, et en petite coupure. À 10 h 30, ils se rendent à la station-service, lieu de l’échange tout proche de l’hôtel. Le propriétaire est présent. Un soulagement pour Flavien, même s’il n’en souffle pas un mot.

    Flavien et David se retrouvent avec un véhicule pour arpenter chaque route et chaque chemin. Du ruban noir urbain, au sentier de montagne, ils peuvent désormais se rendre partout ou presque.

    À nous la liberté !

    Le duo passe au peigne fin la voiture. Le loueur transmet les documents pour l’accès en Argentine entre le 15 et le 19 février 2024. « Nous voilà au volant d’un Nissan break quasi neuf. À nous la liberté ! » Le tandem s’empresse de récupérer leurs sacs à l’hôtel. Une fois l’automobile chargée, direction le bac. Il permet de traverser de Pargua à Chacao vers la fameuse île de Chiloé.

    Réputée pour ses églises et ses maisons sur pilotis, elle est souvent considérée comme la Bretagne Chilienne de par son climat et ses paysages littoraux. Les surprises parsèment le chemin de Flavien et David. « Pour nous y rendre il faut emprunter un semblant d’autoroute, et s’acquitter d’un droit de passage », s’étonne le conteur.

    En faisant la queue pour monter sur le ferry, « j’observe plein de nouvelles espèces : Lophosoria quadripinnata, Lomatia ferruginea, Boquila trifoliolata, Aristotelia chilensis, etc ». Embarqué, Flavien espère apercevoir le cormoran, mais… ce sera un pélican. Une fois sur Chiloé, ils filent à la plage de Piñhuil. Une balade d’une heure à voiture, pour la bonne cause. « Là-bas, on compte prendre un modeste bateau touristique pour faire le tout de petites îles où vivent les manchots de Magellan et de Humbolt. C’est ce dernier qui m’intéresse », assure Flavien.

    Les paysages pour y arriver me remémorent la corniche basque que j’ai visitée l’année précédente, lâche-t-il de sa moustache. Une fois sur place, l’étonnement est de mise. « Nous devons conduire sur une plage de sable noir sur laquelle nous devrons nous stationner. » À peine sortis de la voiture, ils achètent chacun un billet à 9000 pesos (soit environ 9 euros), et embarquent dans le bateau.

    « Amarré sur la plage, il faut monter sur une espèce de chariot bricolé pour grimper sans avoir à enfiler les cuissardes. Scène surprenante qui renforce le sentiment d’être plus que jamais des touristes… » L’épopée dure une demi-heure durant laquelle il observe quelques manchots de Humbolt. Par contre, il se réjouit, des nombreux cormorans visibles. La tocante affiche quasiment 15 h, il est temps de prendre la direction de Castro, la capitale de l’île, à une bonne centaine de kilomètres vers le sud. « Cette fois, je prends le volant. Cela fait quelques mois que je n’ai pas conduit et j’attaque par 1 h 45 de route, ça me remet direct dans le bain… » (Crédits : yohb0/Pixabay)

    La météo radieuse invite à la visite. « Comme à notre habitude, on craque pour une glace », sourit Flavien. Quelques empanadas et spécialités locales, tels les milcaos, dans le sac, ils se dirigent vers le parc national de Chiloé sur la côte Pacifique. Flavien pose sa tente sur une panne dunaire, David dormira sur le siège passager. « Le jour se couche de plus en plus tôt (21 h aujourd’hui contre 22 h 30 il y a un mois), note l’aventurier. Demain (dimanche 11 février), il faut profiter de la matinée pour se promener dans le parc, la pluie est annoncée pour l’après-midi. »

    À la vitesse d’un botaniste

    La pluie est tombée durant la nuit. Il faut attendre que sa guitoune sèche un minimum pour pouvoir la ranger, pense à voix haute Flavien. Pendant que David dort encore, le botaniste sort son appareil et mitraille les plantes qui bordent la tente. Après avoir pris un petit déjeuner rudimentaire, le duo marche vers l’entrée du parc National de Chiloé, dont le ticket coûte 7500 pesos. « Les sentiers sont très courts, moins de 3 km. Nous allons vite les expédier. »

    Sauf qu’il y a énormément d’espèces nouvelles à observer et photographier. La visite éclair se transforme en un safari de quatre heures. « David réussit l’exploit d’avancer au rythme très lent d’un botaniste », se confie Flavien amusé. Les espèces sont mythiques enchaîne-t-il : Tepualia stipularis, Lapageria rosea, Desfontainia spinosa, Tristerix corymbosus, Rhaphithamnus spinosus, Luma apiculata, Aextoxicon punctatum et j’en passe. « À 14 h nous sommes de retour à la voiture. » Ils sont dotés d’un « nez fin », car à peine cinq minutes s’écoulent lorsqu’une averse s’abat sur l’île. La météo avait raison, mais que faire de l’après-midi ? Transmutation en touristes : direction la ville de Chonchi, à l’est. Une explication en deux points : il y a quelques églises classées à explorer et parce qu’il fait souvent plus beau sur la côte sous le vent. Finalement, il y fera la même météo… Mais une surprise de taille les attend.

    Sur le chemin, une très grande fête de village se découvre. « C’est la fête annuelle de l’île, quelle chance ! » Après avoir visité l’église, ils trouvent pléthores de stands artisanaux et de nourriture. Peu ou prou de touriste, « nous sommes au cœur de la culture de l’île, le pied », s’enchante Flavien. Pendant quelques dizaines de minutes, ils profitent du spectacle des gauchos se démenant avec leurs taureaux dans l’arène. Ayant toujours un creux à l’estomac, ils dégustent quelques spécialités du coin comme le Mote con huesillos. « C’est un mélange de sirop, de pêche et de blé cuit, mélange très étonnant qui n’est pas forcément alléchant », explique-t-il. Le jeune homme semble nostalgique.

    « J’ai l’impression de revenir 20 ans en arrière en France quand les fêtes de village étaient monnaie courante. » C’est la première fois du voyage qu’il se confronte à un peuple avec une véritable culture, transmise de génération en génération. (Crédits : Lapageria rosea/Flavien Saboureau)

    Avant de partir vers Quillén, ils profitent du spectacle de fabrication des Chochoca (sorte de roulés à la patate) et de la tonte de moutons. Comme Flavien remarque quelques lignes plus en avant, le jour se couche plus tôt. Ils reprennent la voiture en direction Quillen, 45 min plus au sud, espérant y trouve un spot de bivouac. Arrivés au bord de la plage, ils trouvent un semblant de camping se résumant à une simple pelouse en bord de mer. « Il reste une heure avant le coucher de soleil alors on prend notre bière et direction le phare, pour y observer quelques otaries au soleil tombant. La tente dressée, nous parton dans le bourg, pour tomber sur un foodtruck encore ouvert. Nous n’avons pas vraiment de nourriture pour ce soir. » Alors que le soleil disparaît, le froid s’empare de sa place. « Ça caille ce soir, ça faisait quelques jours que l’on n’avait pas eu froid. » À suivre…

  • Mamie, c’est quoi l’attachement ?

    Mamie, c’est quoi l’attachement ?

    Les définitions des mots ont toujours une importance. Que vous soyez simplement un être humain, quelle que soit votre dignité, votre fardeau. Elle est d’autant plus essentielle lorsque votre charge est publique, comme les femmes et hommes politiques, les femmes et hommes journalistes, etc. En plus de la théorie de l’attachement, l’amalgame est usuel entre chérir et être attaché. La distinction tient sur le fil d’une lame de rasoir, telle la différence entre l’amour et la haine, avec les genres et les identités de genres qui viennent complexifier la chose.

    Les actualités ne sont pas réjouissantes lorsque l’on allume le téléviseur, inondations, tremblements de terre, éruptions volcaniques, incestes, viols, meurtres, assassinats, guerres, conflits… entre le capharnaüm de l’Assemblée nationale en France, les tentatives d’assassinat sur la personne de l’ancien président américain et candidat Donald Trump, les cyberattaques, l’affaire dite de Mazan, le meurtre de l’étudiante de 19 ans, Philippine. « Pour une bonne santé mentale, il est préférable de laisser la télé éteinte », me dit toujours mon grand-père. Vous le connaissez sûrement à Berd’huis et tout autour avec sa Renault Gordini, Sépa Phot.

    Préoccupations d’une ado dans un monde d’adultes

    Sauf qu’à 15 ans, j’avoue ne pas tout comprendre de ce monde qui est censé m’attendre. J’ai la chance d’avoir quatre prénoms d’origines complètement explosées, je suis au lycée, j’aime le skate, le surf, et je me pose un tas de questions. J’oubliais, mes prénoms sont Capucine, Teresa, Ouriella et Sanaa, mais toutes mes copines m’appellent « Capu ». Elles me comprennent, je les comprends, mais les adultes ne vivent pas du tout la même vie que nous.

    C’est l’anniversaire de ma grand-mère. Comme je me sens plus à l’aise pour parler avec mes grands-parents que mes parents sur certains sujets, j’en profite. C’est à la dernière bouchée du framboisier que je me lance : « Papy ! » « Oui, Capucine ? »

    « Je comprends pas pourquoi il y a la guerre entre Israël et Gaza ». À peine j’ai prononcé le denier mot, plus personne ne bouge. « Sérieux la tête de mes parents !! J’ai l’impression de leur apprendre que je suis enceinte. »

    « Vaste sujet ! Je vais t’expliquer, te donner des informations, mais il faudra te forger une opinion et vérifier ce que je vais te dire, et surtout ce que tu peux lire, voir et entendre. »

    « Ok ! » Une demi-heure plus tard, tout est fini, même les tasses de café. Je saisis que ma grand-mère commence à faire la vaisselle. Je file dans la cuisine pour essuyer, comme ça on peut discuter tranquillement, entre filles.

    « Mamie, c’est quoi être attaché ? La différence entre l’amour et l’attachement ? » « Tito ne t’a pas expliqué ? » Oui, un diminutif affectueux en espagnol pour le grand-père. (Crédits : Tasty Lens/Pixabay)

    « Mamie, c’est un garçon, il comprend rien. Et puis, quand il explique, ça dure trop longtemps. Tu as vu avec Gaza, Israël, le Liban… »

    « Ah, ah, tu as raison. Les mecs sont compliqués. Je ne connais pas autant de choses que ton grand-père, mais là, comme tu dis “je gère”. »

    Une légère brise souffle à travers la fenêtre entrouverte. Elle soulève les cheveux, de la couleur des blés, de l’adolescente.

    « Tu me diras comment il ou elle s’appelle après, enfin si tu veux », sourit-elle espièglement. Capucine se met à rougir telle une tomate un peu trop mure.

    Amitié Vs Amour

    Comme te dirait ton cher grand-père : « Regarde dans le dictionnaire ! » Capucine d’une moue significative acquiesce et rétorque. « Euh, sérieux », lâche-t-elle. « Non, je te taquine. Je vais t’expliquer avec mes mots. Mais pour une fois, tu seras d’accord avec moi, souffle Séki, c’était plus simple avant ! » Il faut alors définir l’attachement, l’amour, l’interaction dans la société et se plonger dans notre histoire et dans l’Histoire.

    Comme tu vois, je suis attaché à ma maison. J’ai d’excellents souvenirs, de moins bons. Je suis attaché à ma liberté, à pouvoir marcher, à penser ce que je veux, m’habiller comme je veux, aimer qui je veux… je ne suis pas obligé d’aimer les gens pour les côtoyer, mais juste un respect qui doit être réciproque. C’est comme les goûts et les couleurs, tu n’es pas obligé d’aimer le fromage, le chou-fleur… bref chaque individu est différent.

    Être attaché à quelqu’un vient au début d’une relation, amicale ou amoureuse. La seule variation entre l’amitié et l’amour, c’est le rôle qui est donné à la sexualité, sans compter les identités de genre. Parce que l’amitié, affirme Sigmund Freud, repose sur une inhibition de la libido, l’énergie psychique de nos pulsions de vie. Mais il faut faire une différence entre l’amour d’un couple et l’amour de parents vers des enfants et vice-versa. (Crédits : Mabel Amber/Pixabay)

    « Là où ils aiment, ils ne désirent pas, et là où ils désirent, ils ne peuvent aimer. » Celle-là je l’ai piqué dans un livre de ton grand-père me souffle ma mamie. « Mais Mamie, j’ai des copines qui sont “pan” comme Angèle. » Simple ! Pour citer ta chanteuse préférée, elle explique dans Le Point que « le sentiment amoureux, avoir des palpitations dans le ventre, fille ou garçon, pour moi, c’est la même chose. » Mais une chose est sûre : « […] Quels que soient nos échafaudages éthiques et technologiques il faudra toujours, sub specie aeternitatis, de l’homme et de la femme pour engendrer de l’humain. La nature est têtue, rempart à notre fantasme de toute-puissance qui ne peut nous mener qu’à la mort, symbolique, sociale, réelle et imaginaire. »

    Attachement, le véritable concept

    L’attachement est un concept fondamental en psychologie du développement. Cette idée façonne la manière dont nous interagissons tout au long de notre vie. La théorie, initialement développée par John Bowlby, aide à comprendre ces dynamiques relationnelles. Les individus questionnant ou affirmant leur identité de genre affrontent des défis supplémentaires et enrichissant ainsi leur complexité.

    « Accroche-toi Capucine ! » Que l’on soit concerné ou pas… Que l’on trouve ça normal ou non… Que l’on trouve ça grotesque ou pas… certaines personnes sur Terre trouvent nécessaire d’appartenir à un groupe (associations sportives, groupes politiques, amateurs d’andouillettes, religions, famille de cœur comme de sang…).

    Ton doudou Fimble est très spécial pour toi ? Tu te ressens de la protection avec, n’est-ce pas ? C’est un peu comme ça que John Bowlby explique l’attachement, mais version très simplifiée. Les enfants, quand ils sont près de leurs parents, ils se sentent bien, comme avec leur doudou.

    C’est comme ça qu’ils s’épanouissent, en sécurité et aimés. « C’est ainsi que tous les enfants devraient grandir. Sans subir les maltraitances de quelque façon que ce soit », s’émeut Sépa Phot qui passe comme la brise d’automne, avant de s’éclipser, discussion de filles oblige.

    John Bowlby, le pionnier de la théorie de l’attachement, a identifié l’importance des premières relations pour le développement psychologique. Les styles d’attachement — sécurisé, anxieux, évitant et désorganisé — influencent nos comportements dans les relations adultes.

    Ces styles évoluent en réponse aux premières interactions avec les figures parentales et continuent de colorer la manière dont les individus interagissent dans leurs relations amoureuses. Sauf que l’identité de genre peut complexifier les relations d’attachement.

    (Crédits : Fia50/Pixabay)

    Ce qui est déstabilisant est de voir que la société s’attache à différencier les personnes en fonction de leur sexualité. Or, semble-t-il, comme pour le vote lors d’élections, le fait de glisser un bulletin dans l’enveloppe s’effectue en secret. En quoi est-il nécessaire de connaître la sexualité de telle personne ou autre ? Surtout que la construction de l’adulte est un passage de l’enfance par l’adolescence. Moment critique de notre évolution, l’âge de la puberté est.

    Sauf que l’identité de genre peut complexifier les relations d’attachement. Ce qui est déstabilisant est de voir que la société s’attache à différencier les personnes en fonction de leur sexualité. Or, semble-t-il, comme pour le vote lors d’élections, le fait de glisser un bulletin dans l’enveloppe s’effectue en secret. En quoi est-il nécessaire de connaître la sexualité de telle personne ou autre ? Quoi qu’il en soit, d’être né garçon ou fille, l’âge ménarchique nous enseigne l’évolution de notre corps, à nous les femmes avec l’apparition des menstruations.

    Identité de Genre

    Sauf que « l’identité de genre » peut complexifier les relations d’attachement, surtout à l’âge de l’adolescence. Ce qui est déstabilisant est de voir que la société s’attache à différencier les personnes en fonction de leur sexualité. Or, semble-t-il, comme pour le vote lors d’élections, le fait de glisser un bulletin dans l’enveloppe s’effectue en secret. En quoi est-il nécessaire de connaître la sexualité de telle personne ou autre ?

    Marie-Estelle Dupont explique que « le père étant le premier homme de la vie d’une fille, son regard est-il assez chaleureux, sain, protecteur, encourageant et porteur pour lui renvoyer sans intrusion les contours et l’avenir de sa féminité […] »

    Dans les relations amoureuses, les styles d’attachement influencent la communication, la confiance et la proximité. Pour les personnes explorant leur identité de genre, c’est souvent exacerbé en rapport à la norme, à une norme. « Un seul mot ne pourra jamais te définir entièrement. Ton voisin de classe est un garçon hétéro ? Ça ne te dit pas qu’il adore aussi les petits chiens roux et fait une super mousse au chocolat ! », relate le site gouvernemental.

    La société nous indique que le jugement serait la norme, mais la diversité fait la richesse d’un peuple, alors pour quoi juger une personne sans même savoir si elle fait une super mousse au chocolat, ou un sublime gâteau à la patate douce ?

    La société évolue. Les médias, les politiques publiques, et les normes culturelles impactent la manière façon dont les questions d’attachement et de genre sont perçues et traitées. Comprendre l’interaction entre l’attachement et l’identité de genre est crucial. Alors que les mouvements comme #MeToo et #BalanceTonPorc ont catalysé des discussions sur le respect et le consentement, il est impératif d’aborder les nuances de l’attachement dans chaque relation.

    Au final, l’attachement se produit entre deux êtres, animal ou végétal tout simplement. « Alors pourquoi c’est compliqué », lance Capucine. « Ah, c’est une excellente question ! Tout semble nous conduire sur l’individualisme, tandis que l’altruisme devrait être la norme », souffle Séki. « Ce qui n’est pas entrepris pour le bien d’autrui ne mérite pas d’être accompli », souligne un texte bouddhiste. (Crédits : IA générative/Vilkasss/Pixabay)

    « Alors l’attachement, c’est plus simple maintenant ? » Un léger flottement entour Capucine, tandis qu’à la radio passe un des tubes de Vianney « Dumbo ». Le poste à galène fredonne le refrain : « Un éléphant roi se trompe parfois, et danse aussi mal que vous et moi. En éléphant moi, je ne me trompe pas quand je me dis qu’il faut qu’on s’aime, soi. » C’est alors que l’ado lâche un « jusqu’à la prochaine, sourit Capucine. Merci, Mamie… au fait, il s’appelle Leandro. »

  • Entre terre et mer, à Puerto Montt (Épis. 33/46)

    Entre terre et mer, à Puerto Montt (Épis. 33/46)

    Après des instants agités durant la navigation, nos aventuriers vont bientôt toucher terre. Cette traversée est entrecoupée de partie de cartes, de repas, de siestes et de l’observation de la faune sauvage. Un régal pour les papilles et les pupilles. L’un des moments magiques du périple est une chose anecdotique pour tout non-initié, le souffle des baleines. Les quarante trois espèces de cétacés passant près des côtes chiliennes représentent plus de la moitié de celles connues sur les mers et océans du globe.

    Après avoir déjeuné, un documentaire sur les mastodontes des mers et océans est diffusé. Si bien que chaque spectateur souhaite les voir en vrai. « Nous passons la fin de la matinée, en vain à les chercher depuis le pont. »

    Le retour de la mer calme

    Le navire se trouve désormais dans les chenaux, la navigation est d’ores et déjà bien plus calme. « C’est le jour et la nuit », s’exclame Flavien. La faune se laisse observer : puffins, goélands dominicains et autres lions de mer… Après le repas, les hôtesses interviennent en nous préparant au débarquement de demain. Puis, une sieste s’impose, avant de filer à la table de jeu, enfin au loto bingo organisé par l’équipage. « Malgré les quatre parties, je ne gagne pas une seule fois », soupire-t-il.

    Pour se vider la tête de pensées encombrantes, rien de tel que de profiter des embruns sur le pont. « Le vent est tombé, le soleil nous réchauffe, c’est clairement agréable. » La mer d’huile est propice aux bancs de manchots de Magellan, tandis que des otaries se prélassent.

    Le panorama change.

    Les chenaux sont constellés de nombreux volcans aux sommets enneigés « Combiné aux forêts très denses, on a l’impression de voir des paysages de “Jurassic Park”. » La recherche de cétacés vaine, le duo joue au Uno. Juste avant le diner, le capitaine informe le bateau de la présence de baleines. « L’ensemble des passagers se retrouve sur le pont et beaucoup, comme nous, arrivent en retard au repas. »

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    À l’image de la scène fleuve à la proue du Titanic, dans le film éponyme, le dîner clos, « nous nous retrouvons avec d’autres Français à l’avant du bateau ». L’alcool est interdit à bord, tous arborent une « bière sans alcool » à la main. « Nous passons la soirée à observer les souffles de baleines avec en fond un incroyable coucher de soleil. C’est un des plus beaux moments du voyage », s’exalte Flavien.

    Le débarquement… à l’hôtel

    L’heure du débarquement est annoncée à onze heures. « Avant d’aller au petit-déjeuner, je fais mon sac. J’en profite pour rendre la carte de verrouillage de ma chambre. » Le navire est un peu en avance. « Après avoir observé l’arrimage impressionnant du bateau, nous descendons à 10 h. » Un minibus les attend. La distance entre le port de Puerto Montt et la gare routière est de vingt minutes. Le duo composé de deux hommes, n’a rien anticipé pour la nuit… c’est ce que l’on nomme partir à l’aventure. Ils vivent un remake de Mission impossible.

    Le plus urgent est de repérer un hébergement. « Impossible de trouver une auberge de jeunesse, c’est là première fois », s’étonne Flavien. Finalement, le duo trouve une nuit en hôtel pour 25 000 pesos, dans un 3 étoiles en plus, sourit l’aventurier. Bien agréable après quelques jours de mer, pense-t-il.

    Bien que situé en centre-ville « ça n’a pas l’air d’être un quartier bien fréquenté, tant pis », claque-t-il. L’avantage est qu’il y a de quoi manger et faire des courses. Deuxième mission, de loin la plus ardue, trouver un véhicule de location pour les dix prochains jours. La plupart sont d’ores et déjà réservés, car c’est la ville de départ de la Carratera austral. (Crédits : Google Maps)

    David avait repéré des véhicules, à partir de 50 € la journée. Après quelques recherches, la perle se trouve au nord de la ville, pour seulement 35 €. Trente minutes de marche, pour découvrir que leurs « cartes bleues » sont de débit et non de crédit. Un détail qui vaut son pesant de cacahuètes. Il leur est impossible de réaliser un dépôt de caution auprès de l’agence. Le duo suggère 500 euros de caution en espèce, malgré la proposition « ils ne veulent rien entendre, tant pis pour eux… »

    « Bingo ! » crie Flavien

    Dégoûté d’avoir marché pour rien, il faut revenir. Après la visite du marché, ils repartent pour une demi-heure à crapahuter. David dans ses recherches a repéré un loueur. Quelques minutes de patience, le verdict tombe : 40 000 pesos la journée. Auxquels s’ajoutent 100 000 pesos de paperasse pour se rendre en Argentine en fin de semaine prochaine.

    « Bingo », cri en silence le duo. Finalement, la cinquième partie sera gagnante.

    Le propriétaire l’emmènera à la station-service, près de notre hôtel. « On a payé 250 € chacun, j’espère que l’on aura la voiture demain matin… », compte Flavien en misant sur l’honnêteté du loueur. Chemin faisant, ils explorent le vieux port où se trouve un nombre incalculable de magasins artisanaux de souvenirs.

    On y observe quelques lions de mer à seulement quelques mètres des touristes, étonnants. Dans la ville, ils recherchent une banque pour obtenir sans de l’argent sans frais, malheureusement elles sont toutes fermées, tant pis. Il faudra retirer des pesos avec des frais, le nouveau loueur accepte la caution en liquide !

    (Crédits : Puerto Montt/Marisa Garrido – marisadechile)

    La journée se clôture dans un restaurant. « Nous prenons un plat unique à partager avec de tout : frites, porc, bœuf, tomates, avocat, fromage, cornichons et j’en passe… ». Rentrés à l’hôtel, le sentiment sur la ville est plus que mitigé, la surprise est de taille par rapport aux différentes villes chiliennes visitées. Peu importe, « Demain, départ pour l’île de Chiloé. » À suivre…

  • Navigation dans les chenaux (Épis. 32/46)

    Navigation dans les chenaux (Épis. 32/46)

    Enfin à bord, en ce mardi 6 février 2024, après deux journées d’attente où l’énigme du temps qui s’écoule restera un mystère. Ils sont en partance pour les glaciers Patagoniens. À bord, sans compter l’équipage, cent personnes voguent. La route entre les chenaux permet l’observation de la faune et de la flore. La première partie de voyage est calme, jusqu’à l’arrivée du golf de Penas. Les creux des vagues, le vent font bouger le navire de 150 mètres de long comme une coquille de noix.

    Ils sont parmi les cent passagers. Le vaisseau a quitté le port depuis quarante-cinq minutes quand Flavien se dirige vers la salle de restauration. « Je ne tarde pas à aller au petit-déj, car le service ferme à 9 h. » Le bien-être des couchettes du bateau est vérifié et validé. « J’ai bien dormi, les lits sont confortables », explique Flavien ravit. Son étonnement est complet au retour du petit déjeuner. « Nos lits ont été refaits, quel luxe ! »

    Mer calme à l’horizon

    À l’heure du goûter des écoliers, l’ensemble des passagers est convié dans la salle de restauration. Pas une seule viennoiserie, mais la diffusion d’informations générales et de sécurité. Une fois les consignes distillées, tout un chacun retourne vaquer à ses occupations. Pour Flavien, les diverses pauses sont absorbées à admirer le paysage. « D’ailleurs, il est similaire à celui rencontré sur le précédent bâtiment lors du voyage vers Puerto Williams », remarque-t-il.

    Si les panoramas sont semblables, le bateau est-il différent ? « Celui-ci est beaucoup plus gros, 150 m de long. Il ne bouge donc pratiquement pas, surtout avec la mer d’huile que l’on a », commente Flavien.

    Pour autant, le commandant n’est sûrement pas un novice. « Ce matin, nous naviguons par la passe, Angostura White, la moins large du voyage. Le bateau n’a que 15 m à tribord et bâbord pour manœuvrer, impressionnant ! »

    Pour sortir de la baie de Puerto Natales, il se fraye un chemin entre le dédale d’îles, c’est l’occasion d’observer de nombreuses otaries et oiseaux qui trouvent de bonnes conditions dans ces canaux protégés de l’océan Pacifique.

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    Quand vient l’heure du repas, l’humeur de Flavien est mitigée. Ce sera des lasagnes pour ce midi. Le Grenoblois rencontré il y a deux jours arrive pour taper la causette au moment du dessert. Les discussions s’enchaînent, quand 14 h sonne aux tocantes. C’est l’heure où le capitaine a prévu de faire son speech sur la vie à bord.

    Le discours du capitaine

    Une heure plus tard, après avoir essayé les gilets de sauvetage, la capitaine reprend la parole. Il évoque la navigation dans les chenaux Patagoniens. Puis vient l’heure de la ronflette. « Moi qui apprécie tant les siestes en mer, je suis déçu. Le bateau est tellement stable que ça ne bouge pas d’un pouce. » Pour l’instant…

    Après un nouveau point sur la beauté des paysages, Flavien note que la météo se dégrade petit à petit. Il est temps de quitter le pont pour la cafétéria. Bien à l’abri et au chaud, ils jouent au UNO acheté hier. Les parties défilent jusqu’à 19 h. Après le repas, le trio pense profite de l’extérieur.

    « C’est alors que j’aperçois des anglais montrant des photos de Viola cotyledon à leurs amis. » Ni une, ni deux, Flavien prend ses jambes à son cou et file taper la causette.

    Il questionne les Britanniques. Cette espèce est l’un des objectifs du voyage. « Ils disent l’avoir vue, il y a trois ou quatre semaines sur le volcan Villarrica », ça tombe bien, c’est dans ce coin que j’espère aller à sa rencontre se réjouit Flavien.

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    La journée se poursuit. « Je finis la soirée à la cafétéria à écrire quelques lignes. » Flavien semble avoir pris goût aux transports maritimes. Cela dit, il est stupéfait de cette stabilité qui le renvoie à l’impression de marcher sur terre.

    Voir Puerto Eden et vivre…

    Le réveille-matin sonne à 6 h 45. L’arrivée est prévue à Puerto Edén pour 7 h 30. Un quart d’heure après l’éveil, Flavien constate que « nous en sommes encore loin et je retourne donc me coucher, la météo étant pluvieuse. » Quelques minutes passent, quand il se lève. Après s’être restauré avec un bon petit déjeuner, le navire se rapproche enfin « de ce village qui me fait tant rêver ».

    Il est extrêmement isolé. Quarante habitants vivent à Puerto Eden. Petite précision, il est l’un des lieux les plus arrosés au monde avec 5000 mm d’eau par an. C’est là que les derniers Kawesquars ont été déplacés par l’état chilien, au siècle passé. « Je devais y rester deux jours, mais le bateau qui s’y arrête était plein lorsque j’ai voulu réserver, il y a quelques semaines. »

    Les nuages se dégagent, le ciel se dévoile et les rayons de soleil se dessinent à leur arrivée. « Nous ne sommes pas autorisés à descendre. Il jette l’ancre à plusieurs centaines de mètres du rivage. Quelques habitants viennent en hors-bord récupérer quelques colis avant de repartir.

    Après une petite heure d’escale, nous reprenons notre route plein nord et le temps se couvre. (Crédits : Flavien Saboureau)

    Pour terminer la matinée, « nous observerons une statue de vierge ». Elle est censée porter bonheur aux marins, confie Flavien. Puis c’est au tour de l’épave d’un bateau, le “Capitán Leonidas“. Il fait naufrage le 7 avril 1968, dans le canal Messier. L’une des hôtesses nous raconte son histoire. Après le déjeuner, alors la météo se dégrade fortement, ils se greffent à une visite de la passerelle de commandement.

    « Puis avec David nous passons la majeure partie de l’après-midi à jouer aux cartes à la cafétéria. » C’est en fin de journée que le royaume de Neptune s’agite. Le navire quitte les chenaux Patagoniens pour entrer dans le golfe de Penas.

    La mer commence à se former et le bateau bouge enfin, se réjouit-il. « À 18 h nous n’avons théoriquement plus le droit de sortir, mais nous allons quand même prendre le grand air à l’avant. »

    « C’est impressionnant, je n’ai pas vu de tels creux depuis le Marion Dufresne. Additionné au vent, il est difficile de tenir debout. » Une ou deux personnes glissent. L’équipage les sermonne. « Il est tant de rentrer à l’abri après avoir observé les derniers rayons de soleil. »

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    Dans la cafétéria les sièges glissent d’un bout à l’autre de la pièce. Nous commençons tous à imaginer la nuit qui nous attend, elle risque d’être longue. « Allongé dans mon lit, et glissant sur celui-ci, je ne réussis pas à me concentrer et je remets donc l’écriture de ces lignes au lendemain. Je mets du temps à m’endormir, mais le reste de la nuit aurait pu être plus désagréable. » À suivre…

  • Cortefiel et Alcampo victimes de cyberattaques en Espagne

    Cortefiel et Alcampo victimes de cyberattaques en Espagne

    Les dernières victimes de cyberattaques sur le sol ibérique sont la société Cortefiel (Tendam) et Alcampo (Auchan). L’Espagne fait l’amer constat d’avoir été la cible de 150 cyberattaques de natures importantes en 2023. L’une des plus grandes menaces est l’attaque cyber de type ransomware. L’importance est donc de militer pour l’octroi de moyens dans cette lutte. Pour que cela limite les cyberattaques, les fuites de données personnelles, tel que la compagnie de fourniture d’énergie Iberdrola et ses 850 000 clients ont subi.

    Les cyberattaques sont désormais légion. Le nombre de groupes usant d’un ransomware se multiplie. Certains sont défavorablement connus tel LockBit, Ransomhub, Rhysida, Killsec, Qilin, Circada3301, Cactus, Akira, Bianlian, Play, BlackSuit… Les entreprises luttant contre ce fléau payent très cher cette expérience, certains en mettent la clef sous la porte, poussant le personnel à pointer à France Travail.

    Medusa demande une rançon de 800 000 € à Cortefiel

    La société Tendam qui possède Cortefiel, Hoss Intropia, Womensecret… confirme ce lundi 9 septembre 2024 avoir subi une cyberattaque. Le ransomware Medusa revendique et affiche sur son site de fuite le volume des données exfiltrées, la date butoir et le montant exigé.

    « Au début de la matinée du 5 septembre, nous avons détecté un incident de sécurité sur les systèmes informatiques », communique un porte-parole.

    La quantité colossale des informations, 724,59 GB touche l’Espagne, mais pas seulement. Le groupe a 1800 points de vente, du web au local. Elle possède des bureaux en Europe, au Mexique, mais également centres commerciaux au Bangladesh, Hong Kong et en Inde. L’ultimatum est fixé au 17 septembre 2024.

    Cette société ibérique s’ajoute à la listen déjà longue des victimes de ce ransomware.

    (Crédits : capture d’écran/Medusa)


    À travers les cinq continents, les victimes se comptent. L’italien Pozzi, l’Éhpad Les Hortensias et la commune de Betton en France, mais aussi Banco Santander, Iberdrola. Ici encore, 850 000 clients voient leurs données se répandre sur le WEB.

    Les chaînes d’approvisionnement d’Alcampo malmenées

    C’est arrivé dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 août 2024 que l’incident se déroule. L’attaque se focalise sur les systèmes de commande des entrepôts. De ce fait, de nombreux produits venaient à manquer dans les magasins de la chaîne.

    L’ouverture d’un nouvel entrepôt automatisé à San Fernando de Henares en juin faisait les titres de la presse ibérique en ce début d’année. C’est en période controversée du SARS-CoV-2 et des confinements que la vente en ligne faisait sa révolution. Ainsi, Alcampo signait en 2021 un accord avec la société britannique Ocado.

    Le but est le développement du commerce en ligne. En début d’année le site FoodRetail révèle que le montant équivaut actuellement à 2,5 %. Antonio Valverde, directeur de Proximity Digital chez Alcampo déclarait : « Nous visons à ce que le commerce en ligne représente 13 % de nos ventes en 2027 ». (Crédits : Zarateman/Wikipedia)

    Fin 2023, l’entreprise compte 79 hypermarchés, 323 supermarchés et 129 établissements franchisés, sans oublier les 52 stations-service. C’est pour cela qu’ils ne peuvent négliger l’importance de cette manne financière n’est pas mince. En 2023, la société prépara plus de 500 000 commandes, soit environ 26 millions d’articles. Alcampo a déclaré qu’à ce jour, rien n’indiquait qu’une quelconque fuite de données s’était produite. L’enquête est toujours en cours.

  • Fuite de données de 27 millions de clients Boulanger

    Fuite de données de 27 millions de clients Boulanger

    La fuite des données de clients de l’entreprise Boulanger est une parmi d’autres. Ce sont donc exactement 27 561 592 lignes de la firme Boulanger qui se retrouve à être en vente sur le dark web. Mais c’est le cas pour les transports dijonnais avec DiviaMobilités, sans oublier l’entreprise Cultura. Les fuites de données s’enchaînent. La dernière est suite à une intrusion non autorisée d’un prestataire informatique externe. Comme la fuite de 43 millions d’usagers de France Travail, ex-Pôle Emploi en début d’année 2024.

    En quelques jours, plusieurs enseignes communiquent sur le fait d’être victime de cyberattaques. Cultura annonce par voie de presse qu’un prestataire informatique est victime d’une intrusion non autorisée. Les données divulguées sont conséquentes. Il s’agit des prénoms, noms, identifiants clients, numéro de téléphone mobile, adresse de courriel et postale, et les produits achetés. Mais c’est sans oublier la société de transports Divia à Dijon, qui est elle aussi victime d’une cyberattaque.

    De nombreuses données en vente

    « Les données relatives aux mots de passe et aux données bancaires ne sont pas compromises », assure le communiqué de Cultura. La faille est corrigée, les mesures correctives appliquées. Si vous avez reçu ce type de courriel de la part de Boulanger, alors il est fort à parier que vos données sont parmi les 27 millions de clients.

    Comme pour Cultura, l’enseigne Boulanger se veut rassurante. « Aucune donnée bancaire client n’est concernée. D’ores et déjà, l’incident est circonscrit. »

    Boulanger, pour autant, ne confirme pas le nombre de 27 millions de clients concernés. Next relate la précision de la firme : « Les données récupérées sont uniquement des données de livraison (adresse, mail, téléphone) et concerne uniquement quelques centaines de milliers de clients. […] »

    SaxX explique quant à lui, sur X (Ex-twitter), que de son côté que le 7 septembre 2024 une personne avait mis en vente « une base de données comportant 27 561 592 lignes de #Boulanger ».

    Dans cette base de données à vendre, on retrouve « prénom, nom, numéro de téléphone, adresse postale complète, coordonnées géographiques (latitude et longitude), e-mail… », affirme SaxX. Depuis, le même cybercriminel divulgue 2,6 millions de comptes clients de chez Cultura.

    (Crédits : capture d’écran)

    À Dijon, c’est l’entreprise DiviaMobilités qui, à travers l’un de ses prestataires a essuyé une cyberattaque, à la fin du mois d’août 2024. Le 4 septembre, « nous avons découvert cette action malveillante », stipule Nolwenn Leguillon la directrice de communication de Keolis Dijon Mobilités à Le Bien Public. Les prénoms, noms, dates de naissance, numéros de téléphone et IBAN de certains clients ont fuité. L’utilisation d’infostealer est envisagé au commencement. « La plupart du temps, à l’origine, survient un infostealer », affirme SaxX.

  • L’attente est un jeu de patience (Épis. 31/46)

    L’attente est un jeu de patience (Épis. 31/46)

    Il existe des moments dans la vie où la patience est de mise. La transition pour pouvoir prendre le bateau en est une. C’est l’occasion de recourir à l’énigme du temps, relatif soutenait Albert Einstein. Aussi, combler le temps qui est imparti de manière éducative, passive, oisive… est un choix. Le duo semble attiré par la découverte de musées et de cultures. Ils visitent, mangent, discutent, rencontrent… bref, ils vivent une totale et véritable vie de touristes à l’autre bout du monde.

    Ce matin, c’est presque Noël. Le petit déjeuner est compris dans le prix de la nuitée à l’auberge. « Il y a du choix, j’en profite allègrement ! » La pluie est encore présente à El Calafate, malgré cela les aventuriers qui ne sont pas en sucre sortent de leur refuge.

    Musées, empanadas et alfajors

    « On se motive pour aller visiter un musée à l’autre bout de la ville. » Arrivés là-bas, ils sont presque trempés. El Calafate offre une culture et une compréhension dont le duo ne compte pas se priver. Sur les trois musées que compte la charmante bourgade, ils choisissent de faire l’impasse sur celui de « 100 años jugando y Evita Perón ». Ce dernier possède des pièces datant du XIXe jusqu’aux années 70, un monument argentin du jouet.

    La visite du musée dure une bonne heure et demie pour le binôme, sur les deux heures affichées. Il traite de l’histoire de l’Argentine. Ce à partir de l’ère des dinosaures jusqu’à la colonisation européenne.

    C’est une occasion unique de voir l’impact d’un peuple sur un autre. À travers des expositions dites multimédias, ils revivent l’époque du Crétacé en partie. Au menu des squelettes de dinosaures et de mégafaune.

    Mais dès la sortie, c’est un menu différent qui suscite leur intérêt. « Deux, trois empanadas pour midi », se régale d’avance Flavien. Puis direction au point de rendez-vous des shuttles pour un autre musée : le Glaciarium. (Crédits : CIH/El Calafate)

    Plus de place dans la navette gratuite, David et Flavien patientent une heure pour la prochaine. Quinze minutes de trajet et 8500 pesos l’entrée, ils découvrent le Glaciarium. Ce musée est dédié aux glaciers Patagoniens. Au retour en ville, ils achètent des alfajors et des croissants, à priori un peu cher pour le duo, « on n’y reviendra pas ! » Les cuistots en herbe pensent déjà au repas du soir : pommes de terre sautées aux poivrons avec de l’ossobuco.

    Encore deux jours de patience

    Encore un matin, où nous profitons une dernière fois du très bon petit déjeuner de l’auberge, pense à voix haute Flavien. Le temps de prendre l’ensemble des affaires, ils se rendent à la gare routière. Leurs billets en poche, ils grimpent dans le bus à l’heure de midi.

    Le trajet compte sept heures, pour rallier Puerto Natales au Chili. « Trajet que je connais bien maintenant, appuie Flavien, mais cette fois je dors moins. Je profite des paysages de steppes une dernière fois », explique-t-il avec une pointe de nostalgie.

    Le hasard fait bien les choses. « Avec David, on nous a mis à l’avant de l’étage du bus. La vue est incroyable. L’observation des nandous et autres guanacos bien plus aisée », se réjouit-il.

    Arrivée à bon port, Flavien, vieil habitué, éclaire le chemin jusqu’à l’auberge. « Nous prenons une première nuit », avant les semblables. Le but est de s’emparer d’une place sur le navire pour la prochaine étape du voyage. « Avant d’aller à la pizzeria, où nous rencontrerons un très sympathique couple de Chiliens, on ira voir à la compagnie de bateau si l’on peut glaner quelques malheureuses infos. » (Crédits : Flavien Saboureau)

    La recherche est infructueuse, se lamentent-ils. D’autant que « demain s’annonce une journée d’attente pas très motivante ». La coïncidence le ramène au sein de la chambre où il passe sa convalescence des derniers jours. Le dimanche 4 et le lundi 5 février 2024, ils s’amusent au chat et à la souris avec le temps. Le début de l’attente commence. Seules distractions notables des prochaines 48 heures : l’achat de billets, le sacré petit déjeuner et le bar à jeu fautes d’occupations. À suivre…

  • Une rentrée sous les cyberattaques en France

    Une rentrée sous les cyberattaques en France

    Diverses cibles françaises sont la cible d’attaques par déni de service. Le but est de surcharger les serveurs pour rendre inopérant ledit site WEB. Si, certains affirment ne pas avoir subi de vol de données, elles sont souvent comme le magicien, une diversion. De Reims à Nantes, jusqu’à Marseille, de nombreuses infrastructures sont touchées. Les services compétents sont à pied d’œuvre pour rétablir les services. Des cyberattaques pour obtenir de l’argent, perturber une entité ou un pays en représailles des actions ou soutiens.

    La rentrée des classes s’effectue à peine, que les cyberattaques de tout type n’ont pas pris de vacances. En premier lieu, le groupe NoName057(16) affiche de nombreuses attaques de type DDoS sur des cibles françaises.

    La France ciblée par NoName057(16)

    Une fois de plus, les différentes entités sur l’hexagone sont victimes de cyberattaques. Les revendications vont bon train. Le site de la ville et de l’agglomération de la ville de Reims est le denier exemple en date. Elle est la réponse au soutien à l’Ukraine de la France.

    Le centre régional Centre-Val-de-Loire, les sites de l’open data de Marseille et sortir à Marseille, la ville de Nice ainsi que la métropole de Nantes sont visés le lundi 2 septembre 2024 via des attaques par déni de service (DDoS). Selon la collectivité, aucune donnée n’aurait été volée. Le site est à nouveau consultable le lundi à 21 h 30.

    C’est également le cas de la Préfecture de Police selon les revendications.

    Un seul des sites affichés admet des difficultés encore. Le site bien pratique de la circulation en temps réel sur l’île de la Réunion.

    Le lendemain, 3 septembre 2024, la ville de Reims et son agglomération sont touchés. Ils saturent le trafic pour empêcher son fonctionnement.

    Le jour de la rentrée des classes, l’université de Reims Champagne-Ardenne subissait une « attaque massive de Bots ». Mais les villes de Strasbourg, Bordeaux, Le Havre, Montpellier et Lille sont épinglées.

    (Crédits : capture d’écran/NoName057(16))

    Aujourd’hui, le 4 septembre le groupe affilié à la Russie rends momentanément les sites des villes de Nîmes et Angers hors ligne. Celles concernant l’Autorité de régulation des transports, du ministère de la Justice, de l’ONAC semblent contenues. Seuls les sites de la direction interministérielle du numérique et de l’alerte sur les réseaux sont en dysfonctionnement.