Étiquette : Il y a cent ans

  • Une arrivée triomphale à Paris pour le vainqueur du Tour de France

    Une arrivée triomphale à Paris pour le vainqueur du Tour de France

    Ce 23 juillet 2023, c’est Jonas Vingegaard qui triomphe de la Grande Boucle. Les journaux lui feront la part belle demain. Mais il y a cent ans, c’est un français Henri Pélissier qui s’offrait le 17e Tour de France. Il faut dire que juste après la Première Guerre mondiale, la victoire revenait à des Belges. Mais les amoureux de la petite reine sont tous uniques. Quand certains prennent des vacances pour admirer les coureurs dans les étapes de montagnes, d’autres s’endorment devant.

    « Enfin », exulta Séki du coin de table.

    « Quoi ? Hein, se réveilla Sépa. Quelle victoire ! »

    « Oui bien sûr, tu vas me dire que tu as tout vu ? » s’amusa-t-elle en avance.

    « Oui »

    La position devant le poste de télévision est adaptée pour une meilleure compréhension de l’épreuve cycliste. Personne ne dort devant le Tour de France, ils mettent juste en éveil certains sens plus que d’autres. (Crédits : Shanon/Pixabay)

    « Mais bien sûr, pouffa Séki. Tu me rappelles quelqu’un qui s’endormait devant, se réveillait dès que nous changions de chaîne, ou à l’arrivée. »

    « Mais ça demande de la concentration, c’est fatiguant, tu n’as pas idée », se moquait Sépa

    « Apparemment, je ne suis pas la seule à le dire et à le vivre », dit-elle en riant à gorge déployée

    « Tu peux me faire un résumé ? »

    « Oui, le temps que je cherche mes notes… Oh, regarde ce que je viens de trouver », s’écria-t-il avec le journal L’Ouest-Éclair de 1923 dans les mains.

    « J’aurais mieux fait de me taire… » pensa Séki

    Les titres sont éloquents, ce lundi 23 juillet 1923. Il faut dire que les Français attendaient un tricolore en maillot jaune depuis longtemps. Mais les rescapés franchissant la ligne ne sont que 48 sur 139. Les forçats parcouraient en quinze étapes, la distance de 5386 km à la vitesse moyenne de 24,23 km/h. Ils faisaient à l’époque un véritable tour de France, au sens figuré comme au littéral.

    Les distances des étapes variaient de 275 à 482 km. La plus longue fut de 1919 à 1924 celle reliant Les Sables-d’Olonne à Bayonne. Si Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard comptent 4 Tours de France à eux deux, ils sont encore loin des extra-terrestres que sont :

    Jacques Anquetil (1957, 1961à 1964)

    Eddy Merckx (1969 à 1972 et 1974)

    Miguel Indurain (1991 à 1995)

    Bernard Hinault (1978, 1979, 1981, 1982 et 1985)

    Ils ont remporté 5 titres chacun.

    (Crédits : Wikipédia)

    Si le vainqueur de l’édition 2023 ne faisait plus guère de doute depuis la leçon de Vingegaard sur le contre-la-montre, la dernière étape et le final parisien enflamment toujours les passions. La couverture médiatique n’est pas la même il y a cent ans qu’aujourd’hui. Si nous sommes dans l’immédiateté avec nos smartphones, les passionnés se languissaient en ce dimanche 22 juillet 1923. Imaginez-vous au vélodrome du Parc des Princes, pour l’arrivée de la dernière et quinzième étape. Vous attendez, vous attendez… le retard cumulé sur l’horaire rend impatient, près d’une heure et demi. Mais la délivrance arrive pour quelques secondes de bonheur dans le final.

    Les tours effectués dans Paris sont pour les coureurs exceptionnels. La victoire de la dernière étape est mythique sur un palmarès. (Crédits : stokpic/Pixabay)

    Les coureurs partaient le matin de Dunkerque à 9 h. Ils profitaient de la fraîcheur de la nuit. Après plus de 5000 km, l’allure fut ralentie par la chaleur accablante. Il faudra attendre les derniers kilomètres pour que les cyclistes accélèrent. Sûrement galvanisés par les acclamations d’une foule enthousiaste. Les frères Pélissier, Henri et Charles menaient la danse dès Poissy. Un homme s’extirpait du peloton, et comptait 90 mètres d’avance à l’entrée du vélodrome. Goêthals remportait l’étape, Henri Pélissier le Tour et la deuxième place d’étape, son frère Charles finissait 6e. Ce dernier détient le record de victoires d’étapes sur une même grande boucle : huit. Cette performance ne sera égalée que par Eddy Merckx en 1970 et 1974 et Freddy Maertens en 1976.

  • Sécheresse : L’Uruguay tire la langue faute d’eau potable

    Sécheresse : L’Uruguay tire la langue faute d’eau potable

    H2O, est une combinaison que chaque collégien, lycéen connaît. Elle est l’indispensable de tout être vivant sur Terre, du règne animal au végétal. Sauf que depuis quelques années, les bulletins météorologiques alertent de la baisse des nappes phréatiques, mais pas que. S’ils sont connus, car télévisés, des usagers et releveurs s’inquiètent depuis longtemps. Déjà il y a cent ans, la ville de Paris subissait des coupures d’eau potable de minuit à six heures.

    Des chiffres pour planter le décor. La surface de la Terre est recouverte à 71 % d’eau, 97 % sont salées pour 3 % d’eau douce. Un être humain adulte est composé d’environ 65 % d’eau. Ce qui représente pour un homme de 80 kg, une masse d’environ 52 kg, et pour une femme de 66 kg, environ 43 kg. Sans eau, pas de vie possible… Buvons de l’eau salée ! Pas possible, une consommation d’eau salée entraîne une déshydratation par effet d’osmose.

    Consommation d’eau potable en France

    La moyenne de consommation d’eau est différente si vous habitez en ville ou à la campagne, en maison ou en appartement et de votre lieu de résidence. Peu ou prou de départements n’ont pas encore pris des mesures de restrictions concernant l’eau. Il faut comprendre que chaque Française ou Français consomme une moyenne de presque 150 litres d’eau chaque jour (149 l). Imaginez plus de seize packs de si bouteilles d’un litre et demi, soit 54,3 m3 par habitant et par an.

    Le simple fait de « tirer la chasse » expulse en moyenne 9 litres d’eau potable. Les décisions des politiques à travers les âges ont une résonance. Il y a plus de deux décennies, dans un article du Parisien, le 9 janvier 2001, la journaliste Jacqueline Meillon évoquait les inondations. « Alors que la disparition progressive des talus et des haies apparaît comme une des causes des inondations en Bretagne et dans le Calvados ». La députée du Maine-et-Loire Roselyne Bachelot s’apprêtait à déposer à l’Assemblée une proposition de loi en ce sens.

    Selon une étude de l’INRA une superficie supérieure à 350 000 Ha de haies, bosquets et arbres épars ont disparu entre 1960 et 1990. D’autant que ces mêmes haies favorisent le stockage du carbone dans les sols.

    La consommation domestique en eau potable en 2019. (Crédits : OFB – DDT(M)/DRIEAT/DEAL – Collectivités – 2019 Traitements : SDES. 2021)

    Une crise sanitaire en devenir en Uruguay

    Près de deux tiers de la population est confrontés à un problème d’eau potable. La cause est une sécheresse qui dure depuis le mois de novembre 2022. Le 4 mai 2023, le gouvernement de Lacalle Pou réagissait en mélangeant le peu d’eau douce disponible avec l’eau du Río de la Plata. Ce dernier est chargé en sels en raison de son contact avec l’océan Atlantique. Sauf que l’entreprise publique Obras Sanitarias del Estado (OSE), en charge de la gestion de l’eau, a décidé d’augmenter les taux de chlorure et de sodium. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe un seuil à ne pas dépasser de 200 milligrammes de sodium par litre d’eau. L’eau qui sort des robinets en contient 440. Les prévisions du gouvernement indiquent qu’elle va continuer à augmenter, souligne le quotidien El Diario.

    Réactions en chaîne

    L’eau salée est partout dans les canalisations. Si la chaleur envahit la France et l’Europe, c’est l’hiver en Uruguay. L’eau salée détériore le chauffage, la réparation engendre 10 000 pesos d’entretien, près de 240 euros, quand le salaire moyen atteint 405 euros. Si cela ne suffisait pas, l’entretien des canalisations pour le transport de l’eau laisse à désirer. Selon le quotidien uruguayen El Observador, les canalisations perdraient depuis des années entre 30% et 50% de l’eau qu’elles transportent, faute d’entretien. Se laver avec de l’eau salée abîme la peau et les cheveux : « Lorsque vous vous douchez dans ces conditions pendant 60 ou 70 jours, cela se voit », explique Gerónimo Olmando, consultant en affaires publiques et gouvernementales à Montevideo.

    Les réserves en eau n’ont cessé de descendre pour atteindre un point historiquement bas. Le 11 juillet 2023, le réservoir de Paso Severino, ci-dessus contenait 2,09 millions de m3, soit seulement 3,1 % de sa capacité. (Crédits : El Observador)

    L’eau potable est surexploitée en Uruguay. Le gouvernement invite la population à restreindre sa consommation, sans appliquer les mêmes restrictions aux entreprises martèle El Observador. « L’Uruguay connaît le pire déficit hydrique depuis 74 ans », a reconnu le secrétaire de la présidence, Álvaro Delgado en mai dernier. Entre mardi et mercredi, la pluie est enfin arrivée, ce ne sont que 34 millimètres par mètre carré qui sont tombés dans le bassin de Santa Lucia. Pas assez pour commencer à rétablir le niveau normal, mais assez pour endiguer la chute. Que se passerait-il en France métropolitaine si une telle pénurie d’eau survenait ?

  • L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    Après le congé menstruel, le continent ibérique a le vent en poupe. C’est une assiette jetée dans l’évier ou plutôt le non-vidage du lave-vaisselle qui fait polémique. La période du Covid-19 a passé au révélateur les pratiques des ménages à travers le monde. Tant et si bien que les hommes japonais découvraient les tâches domestiques durant la pandémie. Une application mobile devrait voir le jour en Espagne courant de l’été. Elle devrait permettre une meilleure répartition des corvées.

    Dorénavant tout semble se résoudre grâce aux smartphones, ces outils sont tellement intelligents qu’ils supplantent l’être humain. Comment résoudre un problème d’éducation, faites une application ! Comment résoudre un problème de discussion, faites une application ! Donc le gouvernement espagnol se penche pour une réalisation avant l’été d’une « application » pour mesurer le partage des tâches ménagères.

    Le confinement a eu du bon au Japon. Les hommes japonais en temps normal, « ne voient généralement leur famille que brièvement le matin et le soir », ont passé les jours de semaine à la maison en raison de l’état d’urgence déclaré par le gouvernement. « Ce qui leur permet de constater le nombre de tâches à accomplir ». (Crédits : Simon Kadula/Pixabay)

    L’OCDE estime, dans son rapport 2022 que les femmes effectuent deux fois plus de corvées que la gent masculine. Selon l’OCDE « Les femmes continuent de consacrer une part disproportionnée de leur temps aux tâches familiales et domestiques non rémunérées, ce qui compromet leur présence sur le marché du travail, surtout lorsqu’elles ont des enfants. » Le 16 mai 2023, la secrétaire d’État à l’Égalité et contre la Violence de genre, Ángela Rodríguez Martínez, a annoncé l’élaboration de cet outil devant le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, à Genève, en Suisse.

    Statistiques et répartition des tâches

    La secrétaire d’État a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas encore égales. « Les femmes consacrent plus de temps aux tâches domestiques que les hommes », a-t-elle ajouté. De son côté Abestit explique que les femmes travaillent huit semaines de plus que les hommes. « Elles consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus », évoque Eurofound. Ainsi selon le rapport Eurofound 2022, nous sommes 41 % à nous occuper des enfants contre 30 % de nos conjoints. Concernant les tâches ménagères, elles sont 74 % à effectuer des tâches ménagères quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003.

    La secrétaire d’État espagnole a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas égales. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    Chaque semaine, elles y consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus, rappelle Eurofound. Elles sont ainsi 41 % à s’occuper des enfants tous les jours, contre 30 % des hommes, et 74 % à réaliser des corvées quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003. Certes, les hommes effectuent davantage de travail à l’extérieur que les femmes : 42 heures par semaine en moyenne en Europe, contre 37 heures pour les femmes. Ce qui explique d’ailleurs qu’ils soient plus nombreux (46 %) que les femmes (43 %) à souhaiter réduire leur temps de travail, note Eurofound.

    Inégalité dans l’exécution des tâches

    Faire les courses, la vaisselle, le petit déjeuner, le ménage, enlever le rouleau de papier toilette vide… régulièrement, pour ne pas dire tout le temps, c’est l’apanage des femmes. « Dans un avenir proche, nous présenterons une application permettant de comptabiliser les tâches ménagères effectuées par les différents membres de la famille, afin de connaître les heures de travail que nous nous devons les uns aux autres à la maison et de pouvoir ainsi réorganiser notre temps de travail à la maison », annonçait Irene Montero à Genève.

    Tous les journaux s’en donnent à cœur joie. Les dernières données de l’INE, l’INSEE espagnol, « 76,5 % des femmes effectuent la majeure partie des tâches ménagères, contre 23,5 % des hommes ». Le côté amusant est qu’Ana Iris Simón explique, pour El País, que dans les villes de plus de 50 000 habitants (El Ejido, Ceuta, Marbella et Melilla) les hommes ne cuisent même pas les œufs. « Il serait curieux de croiser ces données avec celles relatives à la consommation de jambon. »

    Il est incorrect semble-t-il de dire « j’aide ma compagne, mes colocs, ma femme… » dans les tâches ménagères, elles doivent être réalisées tout simplement. Alors peu importe la personne qui s’en occupe. Le but est de remettre en question les usages, mais pas besoin d’application pour ça, juste du bon sens, enfin j’espère.

  • Insolite : La ligue contre l’abus des poignées de main

    Insolite : La ligue contre l’abus des poignées de main

    En ce jour du 20 mai 1923, un article dans L’Ouest-Éclair mentionnait l’étonnement. Le journaliste se prenait à rêver qu’une personne fonde la fameuse ligue contre l’abus des poignées de main. Il y a tout juste 100 ans, les microbes, virus et autres germes semblaient effrayer les Français. Il est vrai que la grippe dite « Espagnole » restait ancrée dans les mémoires. Cette pandémie fit 50 millions de morts. Le malaxage des phalanges, en signe de virilité, s’opérait une douzaine de fois par jour pour tout un chacun.

    Le salut diffère selon les époques. Dans le livre « Histoire de la politesse : de 1789 à nos jours », de Frédéric Rouvillois, il apparaît des phases distinctes. Son étude porte quatre périodes :

    • De 1789 à 1800 : l’âge de la Révolution
    • De 1800 à 1914 : âge d’or de la politesse bourgeoise
    • De 1914 à la libération : temps des ruptures
    • Après 1950 : ère des incertitudes

    Paul Olivier pour le quotidien expliquait que les médecins « sont tout disposé à proscrire, non seulement l’abus des poignées de mains, mais leur usage ». Il vient à comparer un champ de culture à une main. Mentionnant que les microbiologistes ont calculé que 80 000 bacilles par centimètre carré peuplent nos mains. Le journaliste prenait alors l’exemple de nos chers représentants du Peuple. « Un honnête citoyen ne distribue pas moins de douze poignées de main à la journée et je ne parle pas des députés et sénateurs qui y vont facilement de leurs douze douzaines… »

    Le libre-échangisme à la ronde des bacilles et des miasmes…

    La nudité du cou est comme celle des mains, elle ne dévoile pas au début du XIXe siècle. Le salut à la française, explique Frédéric Rouvillois « c’est à l’inférieur qu’appartient l’initiative : à l’homme, donc. »

    Au XIXe siècle, concernant la poignée de main, c’est tout le contraire. Selon les us et coutumes de l’époque, « c’est toujours à la femme qu’il revient de tendre la main la première ». La raison en est simple dans sa compréhension. « C’est la reine qui parle la première, et dans les rapports mondains, la femme est reine ».

    Oui toutes les femmes sont des reines, ce n’est pas moi qui le dis, mais Yannick Noah dans sa chanson Les Lionnes : « Mais tu sais les lionnes sont vraiment des reines ».

    La main d’une femme, donc d’une Reine, ne doit pas être saisie par l’homme. Lorsque l’homme serre la main d’une femme, cela doit être fait avec délicatesse, franchise. Ce geste doit se faire sans rapidité ni lenteur suspecte. Tout un art. (Crédits : nicnicnic78/Pixabay)

    Ce geste était réservé à de grands instants de la vie : fiançailles, mariage, départ pour les colonies, la guerre… Sauf que pour Paul Olivier le dégoût ou a précaution était de mise : « Voyez quelle effrayante circulation de pneumocoques ou de streptocoques favorise inconsciemment notre courtoisie ! C’est le libre-échangisme à la ronde des bacilles et des miasmes… »

    La poignée de main : tout un symbole

    Deux styles s’opposent, comme le french kiss, ou les french fries, le style à la française se répand sur terre.

    Pour les poignées de main, deux genres sont connus : la Française et le shake-hand à l’anglaise. Le jeu d’égal à égal fait de la poignée de main son symbole après la Révolution française. Pour autant elle est symbolique. Au temps des Romains, les protagonistes se saluaient comme le chef d’œuvre cinématographique « Ben-Hur » par une empoignade des avant-bras. Ils vérifiaient ainsi si une arme se dissimulait dans la manche.

    « Il y a des gens à qui je tends la main, mais à qui je ne la serrerais pas pour tout l’or du monde », évoquait un mendiant à Paul Olivier sur le parvis d’une église parisienne. La manière dont est effectuée la poignée de mains révèle beaucoup de choses sur les personnes concernées. (Crédits : Schorsch/Pixabay)

    Elles étaient interdites durant la période durant la période du SARS-CoV-2. Depuis cette période rare sont les personnes à se saluer de la même manière qu’avant. Fin février 2020, un article de L’Indépendant relate que la Ligue de football professionnel et la fédération prenaient des précautions. Deux années passent, le 28 juillet 2022 le président de la République française, Emmanuel Macron accueillait Mohamed Ben Salmane sur le tapis rouge à l’Élysée. Une longue poignée de main était échangée, mais cette visite divisait la classe politique française. La poignée de main est devenue incontournable au niveau de la communication politique. Elle évoque pour les plus âgés, la conclusion d’une vente, d’un accord par simple serrage de phalange, quand la parole d’un homme avait encore de la valeur…

  • L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    Alors que tous se remémorent l’année écoulée en se jurant que la nouvelle débutée ce matin ne pourra être pire que la précédente. Rappelez-vous qu’ « Hier est derrière, demain est mystère, et aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle le présent », expliquait le sage Maître Oogway dans Kung-Fu Panda. C’est une référence qui chante aux oreilles des enfants que tout adulte est encore au fond de lui. Un premier janvier 1923 sous les feux des projecteurs.

    Les faits-divers sont généralement nombreux en cette date, mais en cette nouvelle année, les auteurs se donnaient beaucoup de mal pour exister. Ainsi un cambriolage à Marseille, dans la rue la plus commerçante, un sujet britannique, capitaine de surcroît doublé d’un véritable escroc, et le conseiller municipal qui se servait directement dans la caisse, ont entamé l’année 1923, il y a un siècle.

    Le cambriolage de la bijouterie Bel

    La bijouterie Bel située au coin des rues de la Cannebière et Saint-Ferréol à Marseille victime d’un cambriolage. L’affaire se déroulait en plein jour, aux alentours d’une heure et demie de l’après-midi. Menacé par un malfaiteur le fils Bel ne répondait pas au cri « Haut les mains ! ». Si bien qu’un coup de revolver partait sans atteindre le fils. La riposte ne se faisait pas attendre.

    Les colliers attirent tous les regards sur celles et ceux qui les portent, ceux qui les vendent et ceux qui les convoitent. (Crédits : Rick/Pixabay)

    L’émoi produit profitait au complice du malfaiteur qui s’emparait de deux colliers d’une valeur de 100 000 francs chacun. Les deux complices disparaissaient au volant d’une automobile.

    Capitaine anglais doublé d’un escroc

    Le parquet de Marseille était à la recherche d’Arthur Grove âgé de 34 ans. La raison était multiple, comme le nombre de plaintes de déposé à son encontre. Des poursuites pour vols perpétrés dans plusieurs hôtels phocéens et de la Côte d’Azur ont conduit à son arrestation place de la liberté à Toulon. Les forces de l’ordre l’interpellaient tandis qu’il était accompagné d’une élégante femme.

    L’usurpation d’identité aux deux sens du terme est souvent l’apanage de grandes personnes ou de légendes. (Crédits : Jo Wiggijo/Pixabay)

    Cueilli à la descente d’un taxi-auto, l’homme avait 6 francs dans ses poches. Des papiers permettaient d’établir que l’ancien officier s’était rendu coupable de faits graves qui avaient conduit son renvoi à la vie civile. Avant son transfert à Marseille, il a été écroué à Toulon.

    Un conseiller municipal volait la caisse d’épargne

    C’est à la suite d’une enquête approfondie et menée par le parquet de Strasbourg que l’ancien conseiller était appréhendé. Le mandat d’amener avait été édité à l’encontre de M. Albert Cienmann, puis l’homme fut écroué. Il avait la gestion de la Caisse d’épargne pour la commune de Reichstett au nord de Strasbourg. Ayant procuration il retirait des sommes rondelettes qu’il employait à des fins personnelles.

    Les vols et extorsions ont changé de processus en un siècle. Le papier monnaie ne se trouve guère que dans les DAB. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    L’édile, M. Michel Bilger s’aperçut de la disparition de fonds. Il alerta la sous-préfecture qui chargea le parquet de l’enquête. L’homme avait dérobé 180 000 francs.

  • Une fin d’année 1922 qui finit en jus de boudin

    Une fin d’année 1922 qui finit en jus de boudin

    Imaginez-vous à quelques heures du réveillon, ce 31 décembre 1922 entouré de votre conjoint et de vos enfants, au chaud dans votre domicile. À l’heure où chaque convive s’offre anémones en coquillages, parfums suaves aux noms étranges, bibelots, mouchoirs et étrennes, d’autres subissaient un bien triste sort. Les expulsions des locataires comme la trêve des confiseurs permettent de laisser un temps certain, des personnes dans un domicile, avant de se retrouver à la rue. Un accident de la vie peut toucher toute personne à chaque instant de la vie.

    Le journal La Lanterne révélait l’impensable. Dans une ville de Seine-Inférieure, aujourd’hui Seine-Maritime, une famille était expulsée de son logement, le 31 décembre 1922. Ainsi pendant que la tempête faisait rage, six personnes, le père, la mère et quatre enfants dont trois en bas âge se retrouvait à la rue. Cette famille d’ouvriers voyait son modeste mobilier jeté sans précaution sur le trottoir de la chaussée, exposé à la pluie. Le motif de l’intervention d’un commissaire de justice et du garde champêtre ? « Le propriétaire tenait à loger ses cochons », explique le journaliste.

    Double scandale

    Mis de côté l’inhumanité du geste, au sortir de la Première Guerre mondiale, le père de famille y avait été mobilisé durant 54 mois. La reconnaissance de la Nation ne passait que par l’émotion de la préfecture, après bien sûr leur expulsion.

    Cochon nageant dans l'océan indien, une mouette sur le dos
    Désormais la loi protège les locataires d’une expulsion entre le 1er novembre et le 31 mars, notamment pour loyers impayés. Mais pas pour tous : les squatteurs, le conjoint violent dont l’expulsion du domicile familial a été ordonnée dans le cadre d’une ordonnance de protection… (Crédits : Lisa Larsen/Pixabay)

    De l’autre, les mêmes autorités émues devaient avoir des sources bien renseignées. En effet le 30 décembre 1922, le Sénat adoptait un texte en faveur des locataires. « […] lorsque le prix annuel du loyer en cours ne dépasse pas 1 000 francs, ou le juge des référés lorsque le prix ne dépasse pas 8 000 francs peut ordonner qu’il sera sursis, sous la forme d’un délai de grâce, à l’expulsion des locataires » (Loi du 31 mars 1922).

    En France il existe un service dédié « SOS loyers impayés » et son téléphone 0 805 160 075. Il est un service d’accompagnement, de conseils et de prévention en cas de risques d’expulsions liées aux situations d’impayés de loyers. L’aide est autant pour le propriétaire que le locataire.

  • L’assurance des accidents de travail des ouvriers agricoles fête son centenaire

    L’assurance des accidents de travail des ouvriers agricoles fête son centenaire

    Le 9 décembre 1922, l’information tombe. La chambre des Députés, maintenant Assemblée nationale adoptait un texte de loi, rien de surprenant. Sauf que le projet de loi assurait l’extension de la législation des accidents du travail déjà existante (Loi du 9 avril 1898). L’égalité des droits arrivait dans le monde ouvrier. Celui des champs se trouvait sur le plan d’égalité des ouvriers des villes. Celui qui nourrissait, en cas d’accident et surtout d’incapacité se retrouvait légalement sans rien. La loi sera promulguée le 15 décembre 1922.

    À proportion gardée, il valait mieux travailler dans une usine en ville, que dans les champs. Lorsqu’une personne se retrouvait victime d’accident, le citadin était soigné gratuitement et touchait un demi-salaire, selon la loi du 18 juillet 1907. En cas d’incapacité, il touchait une pension établie selon les barèmes en vigueur. L’ouvrier agricole ne pouvait s’en tenir qu’au bon cœur de son patron.

    La loi du 9 avril 1898 dispose que seules les personnes ayant un salaire annuel inférieur à 2 400 francs bénéficiaient de ces dispositions que jusqu’à concurrence de cette somme. Il fallait aussi que l’arrêt dure au minimum quatre jours. (Crédits : Alexas Fotos/Pixabay)

    La loi s’adressait aux ouvriers, aux employés et aux domestiques autres que ceux exclusivement attachés à la personne, occupés dans les exploitations agricoles de quelque nature qu’elles soient, ainsi que dans les exploitations d’élevage, de dressage, d’entraînement, les haras, les entreprises de toute nature, les dépôts ou magasins de vente se rattachant à des syndicats ou exploitations agricoles, lorsque l’exploitation agricole constitue le principal établissement.

  • Créer le jour durant la nuit, une idée lumineuse

    Créer le jour durant la nuit, une idée lumineuse

    Imaginez-vous il y a tout juste un siècle, avec votre bougeoir à la main vous dirigeant vers le pot de chambre… alors que le gouvernement français à grands coups de communication ministérielle évoque d’hypothétiques coupures d’électricité, les ingénieurs en décembre 1922 pensaient à autre chose. Ils souhaitaient transformer une source d’énergie en lumière, avec le moins de perte possible. Des travaux de Chevreul sur la stéarine, que les Français seront heureux de trouver s’il y a coupure d’énergie, à la lampe à pétrole jusqu’à l’éclairage public.

    La lumière, quand certains en manquent cruellement, Philippe Lebon eut une idée de génie en 1786. Ses travaux sur les propriétés de la pyrolyse du bois mettent en évidence le gaz hydrogène carburé, connu sous hydrogène. Le 11 octobre 1801, il installe sa « thermolampe » dans l’hôtel de Seignelay. Un vaste four à bois, comme une cuisinière dont les gaz acheminés par des tuyaux venaient éclairent les pièces. Ils avaient l’esprit de perdre le moins d’énergie à l’époque. Car la chaleur produite par le four procurait le chauffage pour l’hôtel.

    Les bougies dites de Jablochkoff illuminaient l’Avenue de l’Opéra en 1878. Elle était appelée « bougie électrique ». Une lampe à arc électrique au carbone, inventée en 1876 par l’ingénieur électricien russe Pavel Iablochkov. Si nous pensions comme les amérindiens, sur les conséquences de nos gestes sur sept générations ensuite…

    Michel-Eugène Chevreul, ce nom va vous marquer, j’en suis sûre. Il est connu pour ses travaux sur les acides gras et la saponification, la réaction qui permet la synthèse du savon. Mais c’est la découverte de la stéarine qui va vous éclairer lorsque les plombs sautent. La stéarine ou tristéarine est utilisée pour simplifier dans la production de savon et des bougies. Puis la bougie de Jablochkoff nourrissait les espoirs, tandis que Edison lui volait la vedette avec la lampe à filaments. Au début, le filament était conçu en charbon végétal. Seul problème, la lampe se consumait malgré le vide de l’ampoule.

    Créer de l’énergie avec le moins de perte possible

    En 1922, il faut pour avoir un éclairage électrique quelques manipulations. Amener du charbon, pour porte de l’eau à ébullition. Utilise la vapeur produite pour entraîner un piston, puis en volant actionnant un piston, qui à travers une dynamo allait recueillir le long d’un fil le courant créé en centrale électrique. Sauf que le rendement ne dépassait jamais les 5 %, soit vous suivez, 95 % de perte. De calcul en expérience, les physiciens se penchèrent sur un beaucoup plus petit que l’être humain : le ver luisant.

    Le ver luisant, lampyris noctiluca, n’est pas un ver, pardon ? C’est un insecte de la famille des coccinelles. Il se nourrit de limaces et d’escargots. C’est la femelle qui se pare de ses plus beaux atouts pour attirer les mâles occupés à bien d’autres frivolités. (Crédits : iStock)

    Le ver luisant use d’une source d’énergie avec un rendement de 90 %. Il est visible, car compris dans notre champ de perception, ou spectre lumineux limité (entre 400 et 700 nm). Hormis l’excellent rendement, la lumière émise par les lucioles ou les vers luisants est une lumière froide, soit sans émission et donc perte de chaleur. La longueur d’onde maximale est d’environ 570 nanomètres, d’où cette couleur verte visible à l’œil nu. Alors pourquoi ne prenons-nous pas exemple sur la nature ?

    Le rendement lumineux est exprimé en lux. C’est le nombre de lumens par mètre carré. Pour une ampoule incandescente, il est de 15 lm/W, pour une ampoule halogène, il est de 20 lm/W, pour une ampoule basse consommation, il est de 60 lm/W, et pour une ampoule LED, il est de 100 lm/W.

    Les ampoules à incandescence utilisent 95 % de l’énergie qu’elles consomment pour produire de la chaleur. Elles ne nous restituent que 5 % de cette énergie sous forme de lumière. Le rendement lumineux de cette lampe est de 12 à 27, mais comment calcule-t-on le rendement ? Le nombre de lumens par mètre carré, soit 0,1 W/m2. La lampe LED possède un rendement de 80 à 300, soit environ six fois la lampe à incandescence. Mais quelle est la pollution de l’une et de l’autre ?

  • Désir, consentement et pornographie

    Désir, consentement et pornographie

    Les études montrent que la première fois qu’une personne visionne de la pornographie c’est à l’âge de 12 ans, en moyenne. Le boom de l’Internet et des smartphones rendent son accessibilité encore plus grande. Les années 2000 voient l’émergence de « tubes ». Ces grandes plateformes numériques proposent des dizaines de milliers de contenus pornographiques. Une décennie plus tard, Onlyfans ou MYM apparaissent. Elles partagent contre rémunération des contenus. Le 27 septembre 2022 en France, un rapport sénatorial sur la pornographie est publié.

    À l’heure de l’IoT, où l’ultraconnexion est de mise, je vous offre un retour au XIXe siècle. Les frères Lumière viennent d’inventer le cinématographe. Georges Méliès rivalise d’ingéniosité avec son « Voyage dans la Lune ». C’est en 1896 que le premier film pornographique voit le jour : le Coucher de la Mariée. Après deux Guerres mondiales, les années 60-70 voient une libération des mœurs. La mini-jupe qui défrisent les moustaches des conservateurs, la projection sur grands écrans des films pornographiques.

    Le premier film porno a plus de 120 ans. Les acteurs effectuent des performances avec une préparation en amont, avec la prise de facilitant pour les érections, comme de l’autre côté des antidouleurs. Les actrices et acteurs ont la sexualité de monsieur et madame tout le monde dans la vie privée. (Crédits : DR/YouTube)

    Consentement Vs Désir

    Si la loi sur le viol indique qu’à défaut de consentement, il y a crime, quelle est la différence entre désir et consentement ? Le dernier est l’action d’accepter, de donner son accord. Ce soir je mage chez mes parents, ils cuisinent du chou fleur. Je n’aime pas le choux fleur, mais je consent à en manger. Ce qui ne veut pas dire que je l’ai désiré. Vous avez compris la nuance ? Le désir est la vive aspiration à la possession d’un objet, d’un bien, d’un avantage. « Aucun adulte ne peut se prévaloir du consentement sexuel d’un enfant s’il a moins de 15 ans, ou moins de 18 ans en cas d’inceste. » À l’origine, le texte créait un crime de pénétration sexuelle sur mineur de moins de 13 ans.

    Le cinéma porno en France

    Un film d’environ sept minutes a été tourné en novembre 1896 dans l’un des premiers studios cinématographiques de la capitale. Il s’agit d’une adaptation de la pièce du même nom, dont les représentations données à l’Olympia, en mai 1895, s’étaient effectuées à guichet fermé. Imaginez-vous au temps de vos arrière-arrière-grands-parents… l’actrice effectuait un strip-tease sur scène, allant jusqu’à dévoiler… son maillot de corps. La plupart des cinémas « porno » ont fermé au début des années 90.

    En février 2019, les parisiens, curieux et nostalgiques assistaient à la dernière séance de la dernière salle du cinéma porno de Paris. Avant l’apparition de l’Internet et sa démocratisation, il y avait le samedi soir sur Canal+ et le téléfilm d’après minuit sur M6. (Crédits : Éric Le Mitouard/Christine Henry/Le Parisien)

    Les chiffres de la pornographie

    Quatre sénatrices se sont penchées sur la question de la pornographie. Dans un rapport de 205 pages, elles effeuillent cette industrie. Selon les sources citées par le rapport, la pornographie symbolise plus d’un quart du trafic vidéo en ligne (27 %), soit 136 milliards de vidéos visionnés chaque année. Si le chiffre d’affaires du secteur de la pornographie est évalué mondialement à 7,5 Mds $, il faut y ajouter les revenus générés par le trafic. L’estimation fournie est de 140 milliards $, en comparaison Netflix affiche 25 Mds $ de chiffre d’affaires.

    Les chiffres sont issus d’un sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1 179 individus représentatif de la population française âgée de 18 à 30 ans, avril 2018. Le danger n’est pas l’outil, mais son utilisation par des personnes malintentionnées, comme sur Omegle. La corruption de mineur est un délit. (Crédits : Opinionway/Sénat)

    La France est le quatrième pays le plus consommateur de contenus pornographique. Les Françaises et Français se situent derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon. Selon les estimations du rapport, 19,3 millions de personnes se rendent au moins une fois dans le mois sur un site, dont 2,5 millions de mineurs. Les quatre femmes et sénatrices mettent en avant les violences faites aux femmes. Elles rendent compte de l’affaire « French Bukkake », avec 43 victimes parties civiles, 12 personnes mises en examen, l’affaire « Jacquie et Michel », 7 plaignantes et 4 mis en examen. Les personnes misent en examen sont innocentes jusqu’à preuve du contraire.

    Pornographie contre réalité

    Comme explique l’actrice Nikita Bellucci, « le problème c’est que maintenant dans le porno on demande des pratiques de plus en plus extrêmes, je ne pense pas que le fantasme de Monique 40 ans c’est de se prendre trois pénis dans les fesses. C’est tout le temps de la surenchère, de la surenchère ». Quand votre copain ou votre copine vous explique que telle pratique est bien, car elle est dans des films porno… en avez-vous envie ? Les relations sexuelles sont des relations entre deux personnes ! « Le porno, c’est du cinéma ! […] Les scènes, moi que j’ai pu faire c’est pas forcément la sexualité que j’ai en privé… ». Si la construction de votre sexualité c’est de reproduire ce qui est fait dans les films, vous vous trompez.

    Les résultats du visionnage de contenu pornographique peut engendrer des dommages sur la sexualité des adolescents comme celle des adultes. Les relations et les pratiques sexuelles doivent s’effectuer entre personne consentantes. (Crédits : Sam Williams/Pixabay)

    Apprenez le désir, la découverte, l’imagination, le partage, l’écoute. Ne reprochez pas à votre mec d’avoir sa courgette qui ne se lève pas, c’est juste normal, les pannes touchent n’importe quel homme au moins une fois. Ne blâmez pas votre nana parce qu’elle ne semble pas avoir eu de plaisir, parlez-lui, servez-vous de votre langue pour communiquer. Vous pouvez chercher le fameux bouton de marche/arrêt, l’essayer, c’est l’adopter. Et quand la personne vous dit non, c’est que c’est non, tout simplement.

    Des outils gratuits à disposition

    Dans le cas où vous êtes victime, fille ou garçon, de fait d’agression sexuelle, de violence, d’atteinte sexuelle, de corruption de mineur ou de tentative, de viol ou d’une tentative de viol contactez :

    • Les forces de l’Ordre, Police ou Gendarmerie aux numéros 17 et 112
    • Les services de transports RATP et SNCF au numéro 3117, et 31177 par SMS
    • Après avoir subi ou être témoin de violences le 3919
    • Pour les femmes et hommes victimes d’agressions sexuelles ou de viol, faites le 0800 05 95 95

    Vous êtes parents d’enfants, d’ados, un site mit en place par le gouvernement pour savoir comment protéger vos enfants de la pornographie. Vous pouvez selon leurs âges avoir une discussion sur ce sujet, un homme avertit en vaut deux remarque l’adage.

  • L’armistice de la Première Guerre mondiale fête ses 104 ans

    L’armistice de la Première Guerre mondiale fête ses 104 ans

    Tandis que la France célèbre le quatrième anniversaire de la capitulation allemande en forêt de Compiègne, de nombreuses manifestations dans l’hexagone et tout autour du globe se déroulaient. Les tensions sont encore vives en Europe. Alors que l’armistice commémoré le 11 novembre, peu ou prou de personnes n’y prête plus attention. Les « Poilus » ne sont plus, les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, plus beaucoup à l’image du dernier et pas des moindres : Léon Gautier.

    Peu avant 11 h, ce samedi 11 novembre 1922, le maréchal Foch attend le président Millerand devant la tombe du Soldat inconnu. Brisant ce silence, une marche militaire retentit au fond le l’avenue des Champs Élysées. Un cortège d’officiers et sous-officiers couverts de décorations et de brisques portent fièrement les 448 drapeaux des régiments dissous. Sur le passage des militaires, la foule se découvre avec respect.

    La cérémonie autour de l’Arc de triomphe en 1923. (Crédits : Agence Rol/BnF)

    La cérémonie se clôture par « Fermez le ban ». Président, maréchaux, officiels s’engouffrent dans leurs voitures, alors que les cloches des églises se mettent à sonner. Deux heures s’écoulent quand le convoi présidentiel aperçoit la forêt rousse de Rethondes. « … Une bruine épaisse, qui atténue la lumière du jour, limite très près de l’horizon, comme pour ne laisser voir que ce seul morceau de forêt où se déroula le grand événement qu’on peut revivre par la pensée ». C’est en ces termes que le journaliste de l’Écho de Paris raconte le cheminement du train présidentiel.

    La foule se recueille en foret de Rethondes. Le président Millerand remet la Médaille militaire au Premier lord de la Mer, Rosslyn Erskine Wemmys. L’amiral Wemyss dit en un français impeccable « combien il est touché de l’honneur dont on l’a jugé digne ». (Crédits Écho de Paris/BnF/Gallica)

    « Il y a quatre ans, ici même, au nom des alliés, premier lord naval, vous signiez avec le maréchal Foch, l’armistice. […] l’engagement solennel de garder toujours vivantes la mémoire des heures d’épreuve et de triomphe que nous avons vécues cœur à cœur ». C’est la signature de la paix retrouvée qui est célébrée ce 11 novembre de chaque année, depuis la loi du 24 octobre 1922.