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  • Smartphones : deux heures pour se retrouver

    Smartphones : deux heures pour se retrouver

    À Toyoake, petite ville japonaise de près de 70 000 habitants, un arrêté municipal invite la population à limiter l’usage du smartphone à deux heures quotidienne. Sans aucune contrainte, la mesure suscite débats, résistances et réflexions. Il fut un temps où l’on accusait l’individu. Manque de volonté, faiblesse de caractère, dépendance mal assumée s’étendent dans chaque bouche. Puis les écrans se sont multipliés, miniaturisés, glissés dans les poches, aux poignets et jusque dans les chambres d’enfants. À mesure que l’usage devient universel, la faute cesse d’être privée. Derrière cette controverse, une interrogation bien plus vaste se dessine. Que produit l’hyperconnexion à nos cerveaux, à notre attention, et à la vie collective elle-même ?

    Au cours de l’automne 2025, Toyoake pose un jalon symbolique, une préconisation : limiter l’usage du smartphone à deux heures par jour. Pas de répression, pas d’amende, ni de contrôle. Une invitation, presque une supplique. L’expérience éclaire une société qui ressent, presque honteuse, que quelque chose lui échappe. Un triptyque composé du temps, de l’attention, et du sens.

    Quand l’attention devient une affaire collective

    Longtemps, l’addiction au smartphone est pensée comme une question morale, voire un manque d’éducation. Or, la science nous parle de neurobiologie. Le sacro-saint téléphone portable, pour certains, leur « précieux » n’est pas qu’un simple outil. Il est conçu pour être un objet à renforcement intermittent. Il alterne des notifications, likes et informations plus ou moins indispensables. À chaque vibration, une promesse ; à chaque promesse, une micro-décharge de dopamine… bref, ce qui peut s’apparenter à une dose chez un drogué.

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    Les conséquences sont connues et reconnues. Des troubles du sommeil, de la fatigue chronique, des difficultés attentionnelles accompagnées d’une anxiété diffuse. Chez les plus jeunes — concernés par la détermination française d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de quinze ans —, les médecins observent des retards de concentration et une désorganisation du rythme veille-sommeil.

    Le point de vue change. Ce qui relève du « manque de volonté », ou d’éducation devient un enjeu de santé publique.

    Au Japon, les autorités invitent à la discussion familiale, à la prise de conscience, tout en douceur, aucunement répressif comme c’est déjà le cas en Australie.

    (Crédits : Engin Akyurt/Pexels)

    La question reste et demeure universelle. Jusqu’où une société peut-elle — doit-elle — intervenir pour protéger le cerveau en maturation de ses plus jeunes. La « Gen Z » est née avec le smartphone au sortir du berceau. L’autorégulation individuelle ne se suffit plus à elle-même ? Comme pour l’alcool, le tabac ou le sucre, la frontière entre liberté et protection devient poreuse.

    La génération biberonnée par le scroll

    Ce qui se joue à l’échelle de la planète dépasse le cas japonais. Dans les universités américaines, des enseignants racontent une scène devenue banale. Des étudiants, dans un cursus cinématographique, sont incapables de regarder un film jusqu’au bout. Dans l’enquête publiée par The Atlantic, des professeurs décrivent des élèves présentant des signes d’agitation ou de fuite. Ils consultent leur téléphone, de façon anachronique et compulsive, comme s’ils cherchaient de l’air. L’attention, comme la mémoire est une fonction plastique, vulgairement une éponge. Elle se travaille, se muscle, s’entretient. À force de séquences brèves et de contenus conçus pour être abandonnés avant la fin, le cerveau s’habitue à l’instantanéité.

    La continuité s’avère éprouvante, presque douloureuse. Le film « Demolition Man » devient prophétique. Ainsi, sur Reddit, trois commentaires résument le tout. ProfessionalMoose 123 écrit : « Un truc à remarquer aussi : ils n’écoutent que des musiques de 30 secondes, qui sont des jingles de pubs. Ça me rappelle TikTok. » CE que poursuit RexTheSkibiriToilet : « Oh là là… de nos jours, la distinction entre pub et divertissement, c’est presque zéro. Les influenceurs font la promo de produits au milieu de vidéos perso, les jingles deviennent des mèmes. ». Puis la conclusion est apportée par r/filmes : « J’ai été impressionné par la façon dont “San Angeles” en 2032 ressemble à notre monde d’aujourd’hui. »

    Rupture majeure dans l’attention

    Anthropologiquement, la rupture est majeure. Car la « Gen Z » est la toute première à ne pas connaître un monde sans écran portable. Le cinéma, les interminables récits, les conversations sans pause deviennent des expériences exigeantes, voire anxiogènes.

    Cette mutation se constate d’ores et déjà. La chute de l’attention soutenue, une difficulté croissante à lire un texte long, à suivre un raisonnement complexe, ou à mémoriser sans support immédiat. Les conséquences sur les apprentissages et le niveau scolaire nourrissent un sentiment de décrochage. Face à cette exigence cognitive, le smartphone s’impose comme une béquille permanente, ou inversement. Les étudiants y trouvent distraction et outils. Les moteurs de recherche, résumés automatisés, et désormais intelligences artificielles conversationnelles et génératives mobilisées pour faire — ou finir — les devoirs. Non par paresse, mais parce que l’attention n’est plus disponible ce genre d’effort.

    (Crédits : HMizuno K/Pexels)

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    Le téléphone n’est plus seulement un écran qui détourne, qui occupe, qui relie. Il devient un dispositif de compensation cognitive. Cela révèle l’univers d’une génération sommée de produire dans un monde qui a méthodiquement sapé les conditions de la concentration. Ce n’est pas une fin en soi, mais une civilisation qui ne sait plus attendre, ni regarder longtemps, ni écouter sans vérifier ailleurs, ni s’ennuyer se transforme en profondeur. La proposition de loi été adopté par 116 voix contre 23 (577 députés au total).

    Une règle imparfaite pour une question essentielle

    À Toyoake, seuls 7 % des habitants disent avoir réellement modifié leurs usages. Le débat a le mérite d’exister. La société japonaise accuse la mairie d’ingérence. L’édile interrogé par Asahi Shimbun et NHK, explique que « l’objectif n’est pas de contrôler, mais de faire prendre conscience. » Il n’y a pas de vérité universelle, ni l’apanage scientifique derrière cette durée, juste un prétexte, somme toute symbolique. C’est un point de départ d’une réflexion collective. Plusieurs participants racontent n’avoir pas réussi à se contenter de deux heures. Mais, ils estiment avoir gagné autre chose. Une méthode pour des journées plus longues, des conversations plus attentives, et une connexion à l’instant présent.

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    En Europe, le débat prend une tournure plus frontale. En Italie, le gouvernement a choisi la voie de l’interdiction. À la mi-juin 2025, une circulaire du ministère de l’Éducation bannit l’usage du smartphone dans les lycées. Elle évoque les effets délétères de l’hyperconnexion sur la santé, la concentration et les apprentissages, rapportent La Repubblica et Il Post. La presse comme les foyers italiens se divisent. Certains titres saluent une mesure de « désintoxication » nécessaire face à la baisse du niveau scolaire ; d’autres s’interrogent sur la pertinence d’extraire de l’instruction un objet omniprésent dans le monde extérieur.

    Bannir ou affronter ?

    « Le smartphone n’est plus seulement un outil, mais une prothèse cognitive et sociale, un lieu où se mêlent savoir, relations et imaginaire. » L’école doit-elle bannir l’écran, ou affronter le défi de l’éducation au numérique ? Derrière la divergence des méthodes, des opinions, une même inquiétude affleure : « Comment transmettre le goût et la capacité d’apprendre dans un monde où l’outil le plus utilisé fragilise précisément l’attention dont l’apprentissage dépend ? »

    Le débat révèle une tension essentielle de nos démocraties contemporaines : comment préserver la liberté individuelle sans renoncer à toute responsabilité collective ? Comment nommer un problème sans infantiliser ? Comment protéger sans interdire ? Comment expliquer à ceux qui l’utilisent comme ils respirent, qu’ils doivent sans passer avant quinze ans ?

    Le Japon, souvent caricaturé pour son conformisme, poser une question ouverte. Si cette opération n’est pas la solution, elle propose une invitation à la discussion. Car selon un rapport de l’OCDE « l’utilisation des smartphones et autres appareils numériques à des fins non éducatives en classe est liée à une distraction accrue et à des résultats scolaires moins bons. » (Crédits : cottonbro studio/Pexels)

    La Japonaise, Toyoake, n’a pas réglé l’addiction aux smartphones, mais elle a fait beaucoup mieux. Elle a rendu visible l’invisible. Dans un univers où les technologies rivalisent d’ingéniosité pour capter notre attention, le courage n’est peut-être pas de se connecter, mais d’apprendre à se déconnecter pour se reconnecter au monde réel. Finalement deux heures, n’est pas grand-chose, mais beaucoup en même temps.

  • Hana et Naoya, ou la bougie dans le vent

    Hana et Naoya, ou la bougie dans le vent

    La bougie est souvent liée à l’imaginaire collectif. En Orient, comme en Occident, elle se réfère à de nombreuses croyances. Elle est symbole de spiritualité dans de nombreuses cultures. Elle représente souvent la vie ou l’âme humaine une fois allumée. Plongée dans un livre, Capucine est absorbée par les lignes qui défilent sous ses yeux amoureux. La jeune femme, en week-end à Berd’huis, est installée dans la bibliothèque de ses grands-parents, lové dans son crapaud. Elle rêve depuis longtemps à travers la plume des auteurs et autrices.

    Capucine est assise, enfin installée dans le crapaud rouge carmin. Les jambes pointent vers le haut, la tête est légèrement dans le vide. Elle porte son pilou-pilou gris souris, celui avec les oreilles de chat. Délicatement posée sur le vieux tabouret de bois, une tisane fumante, et sa bougie, fleur de cerisier. Elle embaume le salon. Dans ses mains, un livre. Celui de la légende japonaise : Hana et Naoya. « Elle adopte des positions pour lire qui me surprennent toujours. Je ne sais pas comment elle fait », souffle Sépa. « Oui. Cette fois, c’est véritablement original », répond Séki.

    À travers la flamme d’une bougie

    Il était une fois, au sein du hameau paisible Shirakawa-go, bordé par les montagnes et baigné par les brumes légendaires du matin, un conte que l’on murmurait au coin du feu, au cours de l’hiver. Il faut dire que, durant cette saison, le paysage se couvre d’un blanc manteau épais et cotonneux. Désormais réputé pour ses maisons traditionnelles, au toit de chaume, appelées gasshō-zukuri, et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Comme partout au Japon, contes et légendes y naissent.

    C’est l’histoire de deux âmes sœurs, liées par un amour profond et vulnérable, comme la lumière vacillante d’une bougie dans la brise printanière. Au sein des alpes japonaises, le temps qui dure est rude. Une vie de labeur, où les différences de rangs sociaux sont marqués. Mais revenons quelques temps en arrière.

    Elle porte le prénom d’Hana, une jeune femme à la beauté douce et à l’esprit libre. Ses cheveux soyeux et son teint impeccable attirent tous les regards. Lui, Naoya, était un artiste dont les toiles captent d’ores et déjà l’essence même de la nature : la fragilité des fleurs, la danse des feuilles sous le vent, la perfection des fleurs de cerisier. Leurs regards se croisent un soir d’automne, alors qu’une fête est donnée pour célébrer la récolte du riz.

    (Crédits : Petra/Pixabay)

    Ce soir-là, le vent souffle fort, et les bougies, dispersées çà et là, luttent pour leur survie. Hana et Naoya, au détour d’un regard, se virent dans la lueur tremblotante. Leurs mains se frôlent, un instant, une étincelle illumine le ciel étoilé. Mais leur amour est comme la bougie, aussi fragile que le vent lui-même. « La vie est une bougie dans le vent », chuchotait le vieux sage ayant capté cet instant bref et subtil. Hana et Naoya le comprirent.

    Le fragile destin

    Leur amour naît dans la douce lumière d’une bougie, mais tout autour d’eux, le vent souffle, menaçant d’éteindre ce fragile éclat. Ils ne sont pas du même rang social. Comme la flamme danse, leur relation est fragile. Ils se retrouvent la nuit, sous le ciel auréolé d’étoiles, et leur innocence est à l’image de leurs conversations, pleines de promesses que l’aube efface. Leurs échanges, tel le crépitement de la cire fondue, sont vivants et audacieux. Hana rêvait de voyager au-delà des montagnes, et Naoya voulait peindre l’immensité de la mer, telle La Grande Vague de Kanagawa.

    Mais un souffle plus prégnant amène avec brutalité le retour à la réalité de leurs rangs. Aucun des deux ne peut fuir cette réalité. Le vent incessant produit par leurs familles ignore l’amour naissant, qui hante et brouille leurs rêves.

    Ce vent, ce souffle inconstant, semble incarner la fatalité de leurs simples existences. Comme un amour d’adolescents, un soir d’été. Les jours passent. Les nuits s’éternisent. Chaque rencontre entre Hana et Naoya semble être la dernière. La bougie, leur bougie, toujours allumée, brûle la cire de leur amour, l’use, laissant place à l’ombre de leurs familles. Malgré tout, chaque instant, chaque battement d’ailes, chaque bruissement de feuille, chaque seconde de ce temps passé ensemble semblait précieux. Brûlant et plus vivant que tout ce qu’ils avaient vécu auparavant. (Crédits : Đức Thắng Hồ/Pexels)

    Un jour, une tempête violente s’abat sur le village. Le vent souffle si fort que toutes les bougies s’éteignent. Les flammes vacillèrent un dernier instant, et puis… Hana et Naoya se retrouvent dans le noir, séparés par la distance, par la vie, par le destin cruel de la lourdeur des protocoles. Si vous voyez des ombres perdues, tels des souvenirs effacés par la bourrasque de vent sur le sable, faisant bruisser les feuilles des arbres, chanter les oiseaux, asseoir le silence assourdissant d’un coucher de soleil, alors vous aurez eu la chance d’apercevoir Hana et Naoya. La flamme qu’ils avaient allumée possède l’éclat fragile qu’aucun vent, ni tempête ne pourrait vraiment éteindre. Quelle histoire souhaitez-vous vivre en allumant cette bougie posée sur votre table ?

  • Qu’est-ce qu’un tremblement de terre ?

    Qu’est-ce qu’un tremblement de terre ?

    Le plus gros tremblement de terre jamais enregistré se déroule le 22 mai 1960 à Valdivia, au Chili. Il apparaît sur l’échelle de Richter à la magnitude de 9,5. Il est 15 h 11 min et 17 secondes, quand le mégaséisme ravage tout. L’épicentre est déterminé proche de la ville de Lumaco, au Chili. Elle se situe à environ 570 kilomètres au sud de Santiago du Chili, la capitale. Comment se forment-ils ? Pourquoi l’échelle de Richter ? Pourquoi parle-t-on de magnitude et d’intensité ? Comment se mesurent-elles ?

    Un tremblement de terre, ou séisme est un phénomène sismique causé par la libération soudaine d’énergie dans la lithosphère. La croûte terrestre se divise en plusieurs plaques tectoniques. Les principales plaques sont au nombre de vingt-trois. Les failles sont décrochantes (San Andreas), verticales, obliques, inversées (Nojima)…

    La formation d’un tremblement de terre

    Quand la Terre tremble, c’est notre monde qui vacille. Les tremblements de terre naissent des interactions entre les plaques tectoniques. Ces mouvements, lents et imperceptibles à l’être humain, exercent une pression colossale sur les roches de la croûte terrestre. Les étapes principales de formations se divisent en quatre parties.

    Premièrement, l’accumulation de l’énergie tectonique. Les plaques tectoniques sont portées par les courants de convection du manteau terrestre. Leurs avancées s’effectuent sur des millions d’années. Les zones de contact, ou failles voient les forces de compression, d’extension ou de cisaillement s’accumuler. La roche, bien qu’élastique possède une limite de résistance.

    Puis, lorsque cette limite est franchie, il y a une rupture de la roche. Une énergie considérable sous forme d’ondes sismiques se propage dans toutes les directions depuis le point de rupture. Troisièmement la propagation des ondes sismiques se classe en trois catégories.

    Les plus rapides, qui dilatent et compriment les roches se nomment Ondes P (Primaires). Plus lentes, les ondes S (secondaires) provoquent des mouvements de cisaillement perpendiculaires à leurs directions.

    Enfin, les ondes de surface sont responsables des dégâts majeurs. Elles se propagent en surface, instaurent des vibrations verticales et horizontales.

    Ils sont d’origine tectonique, causés par le mouvement des plaques, d’origine volcanique, avec l’accumulation de magma, d’origine artificielle ou humaine, comme durant le concert de Taylor Swift à Seattle.

    (Crédits : samimibirfotografci/Pexels)

    Les tremblements de terre sont classés selon le mouvement de plaques. Le cisaillement est le résultat d’un glissement horizontalement de l’une contre l’autre (faille de San Andreas). La collision, de plaque indienne contre la plaque eurasiatique, donne naissance à l’Himalaya. La divergence est l’éloignement de plaques. Elles créent des dorsales océaniques (médio-atlantique). Enfin, la subduction, où une plaque glisse sous une autre (ceinture de feu du Pacifique).

    Les échelles de mesure (Richter, MW, MSK-64…)

    Différentes échelles existent pour mesurer secousses et ondes sismiques. L’échelle dite de Richter est créée en 1935 par le sismologue américain Charles F. Richter. Elle mesure la magnitude des tremblements de terre. Bien qu’elle ne soit plus la plus utilisée, elle est la référence du grand public, car plus accessible pour les non-spécialistes.

    Il existe l’échelle d’intensité de Mercalli modifiée (MMI, 1902), puis en 1935 l’échelle ouverte de Richter. Révolutionnaire, l’échelle de Richter a progressivement été remplacée par une plus moderne.

    En 1979, deux chercheurs au Caltech en Californie, Thomas Hanks et Hiroo Kanamori, proposent un nouveau mode de calcul pour la magnitude d’un séisme.

    L’échelle de magnitude de moment (Mw) par exemple. Plus précise pour estimer l’énergie totale libérée, surtout pour les séismes très puissants (supérieur à 7).

    « La magnitude Mw (dite d’énergie, ou de moment) est reliée au moment sismique Mo du séisme. Elle fournit par essence une estimation plus précise de l’énergie libérée sous forme sismique que les autres échelles de magnitude. »

    Introduite dans les années 1970, l’échelle de magnitude de moment est le standard pour mesurer la magnitude des séismes. Elle repose sur une analyse physique de l’énergie libérée. Elle prend en compte : la surface de la faille rompue, le déplacement des plaques tectoniques, la rigidité des roches. Universelle pour mesurer, quels que soient la profondeur et le type de tremblement de terre.

    Entre-temps la MSK-64 (fondée par Medvedev, Sponheuer et Karnik en 1964). Similaire à l’échelle de Mercalli, elle est utilisée principalement en Europe et en Asie. L’échelle de magnitude de surface (Ms), l’échelle de magnitude des ondes de volume (Mb) et l’échelle de Kanamori (magnitude énergétique). Elle sera intégrée en 1981 à la définition de l’échelle macrosismique européenne sous MSK81, avant la version EM92 pour désormais être EMS98 (page 12).

    (Crédits : Mohammed Soufy/Pexels)

    L’utilisation des différentes échelles en les combinant permet d’obtenir une vue détaillée et complète. L’interaction entre Richter/Mw quantifie la puissance globale. L’interaction de Mercalli et MMI, permet une analyse de l’impact sur les populations et les infrastructures. Enfin MS et Mb apportent une étude détaillée des types d’ondes.

    Magnitude, intensité et dégâts

    L’IRSN explique que « les médias font souvent référence à la magnitude du séisme sur l’échelle ouverte de Richter. » Pour autant, la détermination de la force des séismes se base sur deux indications : la magnitude et l’intensité. La magnitude est la mesure logarithmique de l’énergie libérée par un séisme, quand l’intensité est la valeur numérique de diverses grandeurs, exprimant l’importance, l’amplitude d’un phénomène.

    La magnitude est caractéristique de l’énergie libérée par la rupture de la faille, alors que l’intensité est la résultante des secousses à un endroit donné (ressenti, dégâts…).

    Le 17 janvier 1994, à Northridge en Californie (USA), un tremblement de terre de 6,7 sur l’échelle de Richter se produit à 4 h 30. Des ponts et des autoroutes sont détruits, 57 personnes sont décédées, plus de 9 000 blessés et plus de 20 milliards de dollars de dégâts.

    Le 11 mars 2011, peu avant 15 h se déroule le grand tremblement de terre du Japon (東日本大震災, Higashi nihon daishinsai). Une magnitude de 9,1 sur l’échelle du moment (Mw) déclenche un tsunami. Des vagues de 40 mètres de haut ravagent la côte. Des milliers de disparus, 15 899 morts, et la catastrophe de Fukushima et de sa centrale nucléaire.

    Lors de séisme supếrieur à 7 sur l’échelle ouverte de Richter, l’échelle du moment est plus précise. Elle prend en compte l’ensemble de la faille et de l’énergie totale libérée.

    Un tremblement de terre dans le centre de l’Italie à L’Aquila est mesuré à 5,8 (Richter) et 6,3 par Mw. L’intensité Mercalli modifiée (MMI) oscille entre IX et X dans les zones les plus touchées.

    La chine n’est pas épargnée le 28 juillet 1976 à 3 h 42. Dans l’édition de Hong Kong de l’ouvrage Modern History of China de Xu Zhongyao, « un rapport secret du gouvernement a dénombré 655 237 morts et 779 000 blessés », tandis que « les chiffres publiés plus tard par la China Earthquake Society étaient beaucoup plus bas ». Le rapport officiel a fait 242 769 morts et 164 851 blessés graves. Mesuré par l’échelle de surface à 7, 5 et XI (Extreme) sur MMI. La ville est complètement détruite.

    (Crédits : Jan Schwebel/Pexels)

    Le séisme du 27 mars 1964 à 17 h 36 touche l’Alaska. La magnitude relevée est de 9,2 sur l’échelle Mw. À la suite du séisme, 131 personnes sont décédées. Le tsunami perpétré se propage en Colombie-Britannique, Washington, Oregon et Californie. Des tsunamis ont causé des dégâts à Hawaï ainsi qu’au Japon. L’éruption du Krakatoa commence le 20 mai 1883 pour se terminer le 21 octobre de la même année. L’effet produit des ondes de choc qui font plusieurs fois le tour de la terre. Plus de 36 000 décès principalement dus au tsunami provoqué. Mais c’est également à 10 h 2, le 27 août la production du bruit le plus fort jamais enregistré : 310 dB.

  • Les plus gros tremblements de terre enregistrés

    Les plus gros tremblements de terre enregistrés

    Le plus gros tremblement de terre jamais enregistré se déroule le 22 mai 1960 à Valdivia, au Chili. Le plus récent et plus médiatique est celui qui touche le Japon, le 11 mars 2011. Il est 14 h 26 quand un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle ouverte de Richter se produit. Il est situé au large de Sendai, au nord-est de l’île de Honshu. Des dégâts considérables sont provoqués, comme des milliers de victimes sont touchés dans la préfecture de Fukushima. Quels sont les plus grands séismes enregistrés par l’homme ?

    Le séisme ou tremblement de terre pétrifie de peur la population, quelle qu’elle soit. Si les mesures de ces séismes sont récentes, la terre subit depuis bien longtemps des secousses et séismes. La sismographie moderne remonte quant à elle à la fin du XIXe siècle. Le 25 janvier 1348, Villach, en Autriche est dévasté par un violent tremblement de terre. Elle subit de grands dégâts en 1690, avec un nouveau séisme.

    Quand la terre tremble

    Le plus gros tremblement de terre jamais enregistré est celui de Valdivia, au Chili. Il est un « monstre tellurique ». D’une magnitude de 9,5, il a lieu le 22 mai 1960 à 19 h 11, heure locale. Il est suivi d’un tsunami dévastateur. Ses effets sont ressentis dans l’ensemble du Pacifique, sur les côtes d’Hawaï et du Japon. Le bilan humain est considérable. Il ôte la vie à 5 700 personnes au Chili, jette deux millions de personnes à la rue, produit 61 morts à Hawaï et 130 au Japon.

    Le tsunami parcourt l’océan Pacifique. Il atteint en seulement 15 heures, Hilo à Hawaii situé à plus de 10 000 kilomètres de l’épicentre. Il crée de considérables dégâts avec des vagues de dix à douze mètres.

    Le 24 mai 1960, soit juste deux jours après le tremblement de terre de Valdivia, le volcan Cordón Caulle entre en éruption après 26 ans d’inactivité. En un peu plus de dix semaines, 200 millions de mètres cubes de lave sont émis sous forme de coulées de lave. Mais également 60 millions de mètres cubes de téphras sont éjectés dans l’atmosphère.

    L’île de Chiloé, dans le sud du Chili, après le passage meurtrier du tsunami provoqué par le séisme du 22 mai 1960, le plus puissant jamais enregistré, d’une magnitude de 9,5. (Crédits : NOAA/NGDC)

    Un demi-siècle plus tard, du 26 au 29 avril 2011, une activité sismique est détectée sous les volcans Puyehue et Cordón Caulle. Un second épisode sismique se produit sur 24 heures, du 2 juin à 20 h au 3 juin même heure. Au total, 1 450 secousses sont enregistrées, soit une moyenne d’une par minute.

    Les plus gros séismes enregistrés

    Si tous ne sont pas des monstres telluriques, les secousses et dommages sont considérables. Cela fait bientôt 20 ans que le séisme et tsunami dans l’océan Indien marquent les esprits au lendemain de Noël 2004. Le séisme enregistré à 9,3 produit entre 250 000 et 300 000 victimes, soit la population de la ville de Montpellier. Le 1er septembre 1923 à 11 h 58, le Grand tremblement de terre du Kantô a dévasté Tokyo et Yokohama. Ce séisme marque l’histoire du Japon, de magnitude de 8,1 il détruit tout sur son passage.

    En 1964, le 27 mars un séisme de magnitude 9,2 frappe la région d’Anchorage en Alaska, à 17 h 36. Il fait 131 victimes. Le tsunami touche la Californie et emporte 14 personnes. Le 11 mars 2011 à 14 h 46, celui connu sous le « Grand tremblement de terre au Japon » ne dure que six minutes. Le tsunami engendré cause la catastrophe nucléaire de Fukushima. Toujours au Japon, le 2 décembre 1611, le séisme de Sanriku affiche une estimation de magnitude de 8,9.

    Le 4 novembre 1952 à 4 h 58, un séisme de magnitude 9,0 dévaste la péninsule du Kamchatka, en Russie. Ce qui engendre un tsunami provoquant la mort de milliers de personnes. La ville japonaise de Suzu (en photo), le 2 janvier 2024 après avoir été frappée par un séisme de magnitude 7,6. (Crédits : STR/AFP)

    Le 2 avril 1762 à Chittagong est estimé un tremblement de terre de 8,8. À Sumatra, le 25 novembre 1833, l’estimation oscille entre 8,8 et 9,2. L’un des derniers séismes enregistrés est celui de magnitude 5.3, de profondeur de 73,2 km à Mii’kovo, dans la région de Kanchatka en Russie. En France, un tremblement de terre de magnitude 1,5, proche de La Baule-Escoublac s’est produit le 28 octobre 2024 à 2 h 18.

  • Tremblements de terre aux Philippines avec plus de 650 répliques

    Tremblements de terre aux Philippines avec plus de 650 répliques

    Peu avant minuit, un tremblement de terre de magnitude 7,7 sur l’échelle ouverte de Richter s’est produit au large des côtes de l’île de Mindanao, aux Philippines. L’alerte au Japon est lancée vers 23 h 37 (heure locale) samedi 2 décembre 2023 par l’Agence météorologique japonaise (JMA). À la suite du tremblement de terre un avis de tsunami pour la côte pacifique du Japon par la JMA. Elle s’étend pour les territoires allant de la préfecture d’Okinawa à la préfecture de Chiba.

    L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (Phivolcs) a relevé un tremblement de terre de magnitude 7,4 samedi. Phivolcs traçait l’épicentre du tremblement de terre à 30 kilomètres au nord-est de Hinatuan, province de Surigao del Sur. Ce dernier est situé à une faible profondeur de 25 km sous l’épicentre ajoutait-elle. Il sera revu à la hausse avec une magnitude de 7,7 et d’une profondeur de 45 km.

    Le voisin japonais a émis une alerte au tsunami. Des vagues d’un mètre maximum devraient atteindre Miyakojima et les îles Yaeyama, dans la préfecture d’Okinawa, d’ici 1 h 30 du matin soulignaient les autorités samedi soir.

    Le tsunami devrait atteindre une grande partie de la côte Pacifique des îles principales du Japon au sud de Chiba entre 2 h 30 et 3 h 30, avec des vagues allant jusqu’à 1 mètre. Il est conseillé à la population de s’éloigner de la côte et des embouchures des rivières.

    Des tsunamis d’une hauteur de 0,6 mètre sont mesurés à Hachijo et sur d’autres îles d’Izu, ainsi que sur une île de la chaîne d’Ogasawara dans l’océan Pacifique, au sud de Tokyo explique JapanTimes. Des vagues de 30 cm ont été enregistrées à Tateyama, et de 40 cm à Tosashimizu.

    Tous les avis ont été levés à midi.

    (Crédits : API Séisme)

    Un tremblement tectonique

    Le tremblement de magnitude 7,7 a été ressenti de différentes manières aux Philippines. D’une intensité destructive à Tandag City, Surigao del Sur, soit supérieur à 7, très fort à Bislig City, toujours Surigao del Sur. Puis fortement (intensité de 5) dans les villes de Cagayan de Oro City, dans la province de Misamis Oriental, de Nabunturan, province de Davao de Oro et Davao City, Davao del Sur. L’épicentre situé à plus de cent kilomètres se situait à 45 km de profondeur (8°35’60” 126°24’00”).

    Le tremblement de terre de 7,7 d’origine tectonique laisse à penser que le volcan actif le plus proche, Leonard Kniaseff, à environ 110 kilomètres au sud de Hinatuan, pourrait s’activer.

    Dans le cadre de la procédure DOST-PHIVOLCS, « l’Institut surveillera de près les événements sismiques qui pourraient être associés au volcan Leonard Kniaseff et à d’autres volcans actifs à proximité ».

    L’Institut a continué de détecter les répliques à la suite du tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a frappé Hinatuan, hier à 15 h 37 (heure française). Pas moins de 659 répliques ont eu lieu, sept d’entre eux ont été ressentis, avec la plus forte magnitude de mesure 6,2.

    (Crédits : Google Maps)

    Le directeur Teresito Bacolcol a déclaré que le tremblement de terre était très probablement généré par le mouvement le long de la faille philippine. Avertissant par la même occasion la population que les répliques pourraient se poursuivre pendant les prochains « quelques jours à quelques semaines », mais au fil du temps, leur nombre et leur ampleur diminueront. L’alerte au tsunami est levée : « la dernière arrivée de la vague aux Philippines s’est produite à 2 h 52 à la gare de la baie de Hinatuan-Bislig sur l’île de Mawes. Cela signifie que la menace du tsunami associée à ce tremblement de terre est maintenant largement passée par les Philippines ».

  • 500 000 bâtiments détruits au Japon lors du séisme de 1923

    500 000 bâtiments détruits au Japon lors du séisme de 1923

    Il y a cent ans, le Japon subissait l’un des plus gros tremblements de terre de son histoire. C’est un bilan catastrophique au temps de maisons de bois. La magnitude était de 8,1 sur l’échelle ouverte de Richter. La ville de Tokyo et ses environs détruits, mais les villes de Yokohama, Kanagawa et Shizuoka furent touchées. Le bilan est dramatique, au moins 200 000 morts, plus de 500 000 bâtiments détruits et 2 millions de sans-abris. Les incendies se propageaient un peu partout, s’ajoutant à la confusion, puis un tsunami venait balayer une partie de la plaine.

    Le 1er septembre 1923 à 11 h 58, le Grand tremblement de terre du Kantô a dévasté Tokyo et Yokohama. Ce séisme marquait l’histoire du Japon, de magnitude de 8,1 sur l’échelle ouverte de Richter il détruisait tout sur son passage. L’épicentre se trouvait au bord de la plaque terrestre située sous la baie de Sagami, le long de la ligne connue sous le nom de « fosse de Sagami ».

    Le grand tremblement de terre du Kantô du 1er septembre 1923. Une vue de l’école secondaire Kotobuki à Yokohama. (Crédits : Wikipedia)

    Dans les montagnes de l’ouest de la préfecture de Kanagawa, près de l’épicentre, glissements de terrain, coulées de débris se produisaient. Sur le long de la côte le tsunami engendré causait de nombreux dégâts. Les immenses secousses frappaient la région à l’heure du déjeuner, les cuisines étaient en pleine activité et de nombreuses personnes n’ont pu contrôler les feux. Des incendies massifs duraient presque deux jours et deux nuits.

    Les bilans s’enchaînaient avec les difficultés connues suite à l’effondrement de tant de bâtiments. (Crédits : Le Journal/BnF/Gallica)

    Au total, 370 000 maisons ont été détruites ou incendiées, sans compter les bâtiments. Plus de 105 000 personnes sont décédées ou ont été portées disparues. Parmi elles, 92 000 personnes, soit environ 90 %, ont perdu la vie dans les incendies. Il y a eu 95 000 décès dans les villes de Tokyo et de Yokohama, soit encore plus de 90 %. Ce sont donc les incendies provoqués par le gigantesque séisme qui sont responsables du plus important nombre de décès. Depuis le Japon est devenu la référence en sismologie.

  • Cyberattaques de l’aéroport de Montpellier et de la ville d’Agen

    Cyberattaques de l’aéroport de Montpellier et de la ville d’Agen

    Plusieurs cyberattaques se sont déroulées en France le 2 juillet 2023. Deux sont de notoriété publique. La première concerne l’aéroport de Montpellier, la seconde celle de la ville et de l’agglomération d’Agen. Les auteurs de l’attaque sont encore inconnus. Du côté de Montpellier c’est l’aéroport qui subissait lors de la nuit du 1er au 2 juillet une attaque très violente. Plusieurs jours seront nécessaires pour avoir la situation « sous contrôle ». Aucune fuite de données n’aurait eu lieu selon les victimes.

    Une semaine avant les grands départs en vacances, l’aéroport de Montpellier subissait une cyberattaque « très violente » selon un responsable de l’encadrement. Le retour au papier crayon pour gérer la bagagerie ou l’embarquement raconte France 3, aucune annulation de vol ne sera effectuée. Le dimanche des retards marquaient les vols, mais tous prenaient la piste.

    Cette panne provoque des temps d’attente plus importants que d’habitude pour les voyageurs, car les agents doivent enregistrer manuellement chaque passager et chaque bagage. Tout est mis en œuvre pour que le problème soit résolu dans la journée.

    Emmanuel Brehmer. Président du directoire de l’aéroport de Montpellier

    Sauf que la remise « sous-contrôle » ne s’opérera que le mercredi. Une plainte a été déposée auprès de la Gendarmerie, un signalement à la CNIL. « D’après les premiers éléments techniques dont nous disposons, il n’y aurait pas eu de fuite de données », relate le Midi Libre.

    600 postes de travail touchés

    De son côté, la ville d’Angers par un communiqué du 5 juillet 2023 confirmait avoir « connu ce dimanche 2 juillet 2023 une attaque informatique malveillante. L’accès à plusieurs serveurs a été bloqué et notamment les serveurs de mails. De nombreux services ont été impactés. » L’attaque semblerait être issue d’un pays à l’est de la France explique Sud Ouest.

    « Les Jeux olympiques, c’est fondamentalement un événement hors normes, à tout point de vues, y compris en cybersécurité », indique Vincent Strubel, nouveau directeur général de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. (Crédits : France Inter/YouTube)

    Valérie Pitous, la directrice de cabinet du maire Jean Dionis, rapportait que « nous nous sommes rendu compte assez vite de la situation et nous avons pu agir rapidement pour éviter le cryptage d’un grand nombre de données. Nous avons essayé de mettre en place des solutions pour ne pas trop perturber le fonctionnement de nos collectivités et l’activité des services. » La situation semble s’être nettement améliorée.

    Une même situation au port de Nagoya

    Le 5 juillet, c’est le port de Nagoya au Japon qui subissait une cyberattaque. Ce dernier affirmait que le système de gestion des chargements et déchargements des conteneurs avait été infecté. Le site WEB JIJI relate qu’une confirmation que des lettres de menace ont été envoyées à des entreprises liées au port. Rédigées en anglais, il est entendu de leur provenance émanerait du ransomware LockBit. La police préfectorale d’Aichi enquête.

    Le ransomware LockBit affiche des victimes japonaises tel que la société Nagase spécialiste de la fabrication de produits chimiques, mais pas celle concernant les entreprises tout autour du port de Nagoya. (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    L’Association des transports portuaires de Nagoya (Nagoya Harbor Transportation Association) indique que la panne du système s’est produite vers 6 h 30 le 4 juillet dernier. Les porte-conteneurs qui utilisent le port transportent des marchandises principalement liées à l’automobile, mais aussi des appareils électroménagers et des produits alimentaires. Un temps d’attente qui affecterait les denrées.

    Une biscuiterie française attaquée

    La biscuiterie française Mercier, basée à Baugy dans le Cher a subi une cyberattaque vendredi 7 juillet. La conséquence est l’arrêt de production complète durant trois jours. Une équipe spécialisée a œuvré jusqu’en encore lundi 10 juillet au matin. L’ensemble de la firme se trouve bloqué. « Il nous faut encore quelques jours pour voir comment on va avancer », explique le chocolatier Daniel Mercier à la journaliste du quotidien Le Berry Républicain. « Face à un événement comme cela, on est démuni […] Quand ça vous tombe dessus, c’est très violent. C’est juste terrifiant », conclut l’homme d’affaires.

  • L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    Après le congé menstruel, le continent ibérique a le vent en poupe. C’est une assiette jetée dans l’évier ou plutôt le non-vidage du lave-vaisselle qui fait polémique. La période du Covid-19 a passé au révélateur les pratiques des ménages à travers le monde. Tant et si bien que les hommes japonais découvraient les tâches domestiques durant la pandémie. Une application mobile devrait voir le jour en Espagne courant de l’été. Elle devrait permettre une meilleure répartition des corvées.

    Dorénavant tout semble se résoudre grâce aux smartphones, ces outils sont tellement intelligents qu’ils supplantent l’être humain. Comment résoudre un problème d’éducation, faites une application ! Comment résoudre un problème de discussion, faites une application ! Donc le gouvernement espagnol se penche pour une réalisation avant l’été d’une « application » pour mesurer le partage des tâches ménagères.

    Le confinement a eu du bon au Japon. Les hommes japonais en temps normal, « ne voient généralement leur famille que brièvement le matin et le soir », ont passé les jours de semaine à la maison en raison de l’état d’urgence déclaré par le gouvernement. « Ce qui leur permet de constater le nombre de tâches à accomplir ». (Crédits : Simon Kadula/Pixabay)

    L’OCDE estime, dans son rapport 2022 que les femmes effectuent deux fois plus de corvées que la gent masculine. Selon l’OCDE « Les femmes continuent de consacrer une part disproportionnée de leur temps aux tâches familiales et domestiques non rémunérées, ce qui compromet leur présence sur le marché du travail, surtout lorsqu’elles ont des enfants. » Le 16 mai 2023, la secrétaire d’État à l’Égalité et contre la Violence de genre, Ángela Rodríguez Martínez, a annoncé l’élaboration de cet outil devant le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, à Genève, en Suisse.

    Statistiques et répartition des tâches

    La secrétaire d’État a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas encore égales. « Les femmes consacrent plus de temps aux tâches domestiques que les hommes », a-t-elle ajouté. De son côté Abestit explique que les femmes travaillent huit semaines de plus que les hommes. « Elles consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus », évoque Eurofound. Ainsi selon le rapport Eurofound 2022, nous sommes 41 % à nous occuper des enfants contre 30 % de nos conjoints. Concernant les tâches ménagères, elles sont 74 % à effectuer des tâches ménagères quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003.

    La secrétaire d’État espagnole a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas égales. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    Chaque semaine, elles y consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus, rappelle Eurofound. Elles sont ainsi 41 % à s’occuper des enfants tous les jours, contre 30 % des hommes, et 74 % à réaliser des corvées quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003. Certes, les hommes effectuent davantage de travail à l’extérieur que les femmes : 42 heures par semaine en moyenne en Europe, contre 37 heures pour les femmes. Ce qui explique d’ailleurs qu’ils soient plus nombreux (46 %) que les femmes (43 %) à souhaiter réduire leur temps de travail, note Eurofound.

    Inégalité dans l’exécution des tâches

    Faire les courses, la vaisselle, le petit déjeuner, le ménage, enlever le rouleau de papier toilette vide… régulièrement, pour ne pas dire tout le temps, c’est l’apanage des femmes. « Dans un avenir proche, nous présenterons une application permettant de comptabiliser les tâches ménagères effectuées par les différents membres de la famille, afin de connaître les heures de travail que nous nous devons les uns aux autres à la maison et de pouvoir ainsi réorganiser notre temps de travail à la maison », annonçait Irene Montero à Genève.

    Tous les journaux s’en donnent à cœur joie. Les dernières données de l’INE, l’INSEE espagnol, « 76,5 % des femmes effectuent la majeure partie des tâches ménagères, contre 23,5 % des hommes ». Le côté amusant est qu’Ana Iris Simón explique, pour El País, que dans les villes de plus de 50 000 habitants (El Ejido, Ceuta, Marbella et Melilla) les hommes ne cuisent même pas les œufs. « Il serait curieux de croiser ces données avec celles relatives à la consommation de jambon. »

    Il est incorrect semble-t-il de dire « j’aide ma compagne, mes colocs, ma femme… » dans les tâches ménagères, elles doivent être réalisées tout simplement. Alors peu importe la personne qui s’en occupe. Le but est de remettre en question les usages, mais pas besoin d’application pour ça, juste du bon sens, enfin j’espère.

  • Désir, consentement et pornographie

    Désir, consentement et pornographie

    Les études montrent que la première fois qu’une personne visionne de la pornographie c’est à l’âge de 12 ans, en moyenne. Le boom de l’Internet et des smartphones rendent son accessibilité encore plus grande. Les années 2000 voient l’émergence de « tubes ». Ces grandes plateformes numériques proposent des dizaines de milliers de contenus pornographiques. Une décennie plus tard, Onlyfans ou MYM apparaissent. Elles partagent contre rémunération des contenus. Le 27 septembre 2022 en France, un rapport sénatorial sur la pornographie est publié.

    À l’heure de l’IoT, où l’ultraconnexion est de mise, je vous offre un retour au XIXe siècle. Les frères Lumière viennent d’inventer le cinématographe. Georges Méliès rivalise d’ingéniosité avec son « Voyage dans la Lune ». C’est en 1896 que le premier film pornographique voit le jour : le Coucher de la Mariée. Après deux Guerres mondiales, les années 60-70 voient une libération des mœurs. La mini-jupe qui défrisent les moustaches des conservateurs, la projection sur grands écrans des films pornographiques.

    Le premier film porno a plus de 120 ans. Les acteurs effectuent des performances avec une préparation en amont, avec la prise de facilitant pour les érections, comme de l’autre côté des antidouleurs. Les actrices et acteurs ont la sexualité de monsieur et madame tout le monde dans la vie privée. (Crédits : DR/YouTube)

    Consentement Vs Désir

    Si la loi sur le viol indique qu’à défaut de consentement, il y a crime, quelle est la différence entre désir et consentement ? Le dernier est l’action d’accepter, de donner son accord. Ce soir je mage chez mes parents, ils cuisinent du chou fleur. Je n’aime pas le choux fleur, mais je consent à en manger. Ce qui ne veut pas dire que je l’ai désiré. Vous avez compris la nuance ? Le désir est la vive aspiration à la possession d’un objet, d’un bien, d’un avantage. « Aucun adulte ne peut se prévaloir du consentement sexuel d’un enfant s’il a moins de 15 ans, ou moins de 18 ans en cas d’inceste. » À l’origine, le texte créait un crime de pénétration sexuelle sur mineur de moins de 13 ans.

    Le cinéma porno en France

    Un film d’environ sept minutes a été tourné en novembre 1896 dans l’un des premiers studios cinématographiques de la capitale. Il s’agit d’une adaptation de la pièce du même nom, dont les représentations données à l’Olympia, en mai 1895, s’étaient effectuées à guichet fermé. Imaginez-vous au temps de vos arrière-arrière-grands-parents… l’actrice effectuait un strip-tease sur scène, allant jusqu’à dévoiler… son maillot de corps. La plupart des cinémas « porno » ont fermé au début des années 90.

    En février 2019, les parisiens, curieux et nostalgiques assistaient à la dernière séance de la dernière salle du cinéma porno de Paris. Avant l’apparition de l’Internet et sa démocratisation, il y avait le samedi soir sur Canal+ et le téléfilm d’après minuit sur M6. (Crédits : Éric Le Mitouard/Christine Henry/Le Parisien)

    Les chiffres de la pornographie

    Quatre sénatrices se sont penchées sur la question de la pornographie. Dans un rapport de 205 pages, elles effeuillent cette industrie. Selon les sources citées par le rapport, la pornographie symbolise plus d’un quart du trafic vidéo en ligne (27 %), soit 136 milliards de vidéos visionnés chaque année. Si le chiffre d’affaires du secteur de la pornographie est évalué mondialement à 7,5 Mds $, il faut y ajouter les revenus générés par le trafic. L’estimation fournie est de 140 milliards $, en comparaison Netflix affiche 25 Mds $ de chiffre d’affaires.

    Les chiffres sont issus d’un sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1 179 individus représentatif de la population française âgée de 18 à 30 ans, avril 2018. Le danger n’est pas l’outil, mais son utilisation par des personnes malintentionnées, comme sur Omegle. La corruption de mineur est un délit. (Crédits : Opinionway/Sénat)

    La France est le quatrième pays le plus consommateur de contenus pornographique. Les Françaises et Français se situent derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon. Selon les estimations du rapport, 19,3 millions de personnes se rendent au moins une fois dans le mois sur un site, dont 2,5 millions de mineurs. Les quatre femmes et sénatrices mettent en avant les violences faites aux femmes. Elles rendent compte de l’affaire « French Bukkake », avec 43 victimes parties civiles, 12 personnes mises en examen, l’affaire « Jacquie et Michel », 7 plaignantes et 4 mis en examen. Les personnes misent en examen sont innocentes jusqu’à preuve du contraire.

    Pornographie contre réalité

    Comme explique l’actrice Nikita Bellucci, « le problème c’est que maintenant dans le porno on demande des pratiques de plus en plus extrêmes, je ne pense pas que le fantasme de Monique 40 ans c’est de se prendre trois pénis dans les fesses. C’est tout le temps de la surenchère, de la surenchère ». Quand votre copain ou votre copine vous explique que telle pratique est bien, car elle est dans des films porno… en avez-vous envie ? Les relations sexuelles sont des relations entre deux personnes ! « Le porno, c’est du cinéma ! […] Les scènes, moi que j’ai pu faire c’est pas forcément la sexualité que j’ai en privé… ». Si la construction de votre sexualité c’est de reproduire ce qui est fait dans les films, vous vous trompez.

    Les résultats du visionnage de contenu pornographique peut engendrer des dommages sur la sexualité des adolescents comme celle des adultes. Les relations et les pratiques sexuelles doivent s’effectuer entre personne consentantes. (Crédits : Sam Williams/Pixabay)

    Apprenez le désir, la découverte, l’imagination, le partage, l’écoute. Ne reprochez pas à votre mec d’avoir sa courgette qui ne se lève pas, c’est juste normal, les pannes touchent n’importe quel homme au moins une fois. Ne blâmez pas votre nana parce qu’elle ne semble pas avoir eu de plaisir, parlez-lui, servez-vous de votre langue pour communiquer. Vous pouvez chercher le fameux bouton de marche/arrêt, l’essayer, c’est l’adopter. Et quand la personne vous dit non, c’est que c’est non, tout simplement.

    Des outils gratuits à disposition

    Dans le cas où vous êtes victime, fille ou garçon, de fait d’agression sexuelle, de violence, d’atteinte sexuelle, de corruption de mineur ou de tentative, de viol ou d’une tentative de viol contactez :

    • Les forces de l’Ordre, Police ou Gendarmerie aux numéros 17 et 112
    • Les services de transports RATP et SNCF au numéro 3117, et 31177 par SMS
    • Après avoir subi ou être témoin de violences le 3919
    • Pour les femmes et hommes victimes d’agressions sexuelles ou de viol, faites le 0800 05 95 95

    Vous êtes parents d’enfants, d’ados, un site mit en place par le gouvernement pour savoir comment protéger vos enfants de la pornographie. Vous pouvez selon leurs âges avoir une discussion sur ce sujet, un homme avertit en vaut deux remarque l’adage.

  • Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Alors que le centre hospitalier de Longjumeau est une victime collatérale de la cyberattaque subie par le centre hospitalier Sud Francilien, LockBit 3.0 revendique pléthores d’attaque. Tapco Credit union, et Cambuilder côté américain, Cultivar Grup en Espagne, le coréen KC Green Holdings, le japonais Nakamura & Co ou encore le tchèque Defense and security services, les opérateurs affichent de nombreuses victimes françaises. Au nombre exact de treize, communes, entreprises, mandataire judiciaire, assurance…

    Le ransomware le plus célèbre LockBit 3.0 placarde sur son site de fuite treize sociétés et municipalités françaises. Comme usuellement, les opérateurs menacent de divulguer les informations dérobées à moins que les victimes n’octroient une somme plus ou moins grande pour recouvrer leurs données. Sans aucune certitude qu’elles seront utilisées ou non ultérieurement. La limite est fixée au jeudi 29 septembre 2022, peu après 6 h 30.

    De nombreux renseignements sur des consommateurs sont potentiellement des entrées sur d’autres sociétés. Elles se vendent également sur le Darkweb.
    Le cabinet de courtage « SaRa’ssure » indique avoir accompagné plus de 1 700 clients durant 17 années, et autant de données confidentielles. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    Ainsi les cybercriminels donnent un délai de moins de deux semaines, à l’heure actuelle pour se résoudre à satisfaire les demandes. Les transports Artdis spécialisé en affrètement sur l’hexagone et l’Europe, l’agence immobilière CMB Artimo basée à Paris, et sa sœur L’Agence 33 Transactions en Gironde, Euromodules à Faulquemont. Certains touchent des domaines sensibles tels Euromip. L’entreprise créée en 1990 connaît de nombreux partenaires non moins célèbre et prestigieux. Elle est fournisseur de solutions pour Rafale Dassault, Airbus A380, le compteur Linky, les chauffages hybrides Atlantic, les décodeurs Sagemcom, les satellites Galileo et Space Inspire Thales ou encore Space is the limit 2028.

    La société Quintal, la concession automobile en Avignon Land Rover, la « Maison Loisy », sont au tableau des victimes. Le comparateur de mutuelle santé Maleosante fait aussi partie de la pêche du ransomware LockBit. Les serveurs du mandataire judiciaire, « mj-donnais », sont en maintenance. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    La communauté de communes du Pays de Colombey Sud Toulois et la ville de Faulquemont sont de même épinglées. Le maire Bruno Bianchin aura fort à faire. Plus léger, mais non moins sérieux, le site de camgirls Camdomain risque de voir l’ensemble de ses données clients étalées à la lumière.