Le Refuah Health Center avait découvert un accès non autorisé et affirmait avoir immédiatement lancé une enquête. Elle s’est achevée le 2 mars 2022, mais n’a pas expliqué l’écart d’un an entre l’identification et la déclaration. En effet, l’organisme de santé a commencé, le 29 avril 2022 à notifier 260 740 personnes d’un incident de cybersécurité survenu entre le 31 mai et le 1er juin 2021. En octobre 2021, c’est la société Adaptive Health Integrations, basée dans le Dakota du Nord, qui a été confrontée à un incident informatique, touchant plus de 510 000 individus.
Les informations qui auraient pu être exfiltrées sont conséquentes. Elles comprennent potentiellement des prénoms, noms, numéros de sécurité sociale, de dossier médical, de permis de conduire, des dates de naissance, des informations sur les cartes de crédit comme de débit, sur les comptes bancaires, des numéros Medicare et Medicaid, des numéros de compte de patient, des informations sur les diagnostics et mêmes des numéros de police d’assurance maladie.
« Veuillez accepter nos excuses pour cet incident. Nous nous engageons à préserver la confidentialité des informations personnelles et des informations de santé protégées en notre possession et nous avons pris de nombreuses précautions pour les protéger », indique le communiqué. (Crédits : capture d’écran/Refuah)
« Nous évaluons et modifions continuellement nos pratiques et nos contrôles internes afin de renforcer la sécurité et la confidentialité des informations de santé personnelles et protégées. Depuis cet incident, nous avons installé un nouveau pare-feu et procédé à une évaluation de la vulnérabilité. » Par souci de prudence, « nous avons notifié par écrit cet incident à partir du 29 avril 2022 » à toutes les personnes potentiellement concernées, dans la mesure où nous avions une dernière adresse connue.
Selon le rapport du Centre de coordination de la cybersécurité du secteur de la santé (HC3) aux États-Unis, les ransomwares à l’origine des attaques sont LockBit 2.0 pour 31 %, Conti au même ratio, SunCrypt pour 16 %, Alphv et Hive tous deux à 11 %. Ce pour le seul premier trimestre de l’année 2022. (Crédits : capture d’écran/OCR)
Dans un domaine proche et en relation, AdaptiveHealthIntegrations a été confrontée à un piratage qui a eu un impact sur 510 574 personnes, selon le portail de l’Office for Civil Rights (OCR). Omnicell, McKenzieHealth et VailHealthServices dénonçaient récemment avoir subi des cyberattaques. Le premier fabrique des systèmes automatisés pour la gestion des médicaments. Sur la 30e page du document, la société stipule que « certains de ses systèmes informatiques étaient affectés par un ransomware ayant un impact sur certains systèmes internes » en date du 4 mai 2022. Les autorités policières compétentes ont été informées. Omnicell n’en est qu’aux premiers stades de son investigation et ne peut définir, à l’heure actuelle, l’ampleur de la répercussion de cet événement sur ses activités.
L’évènement contre Adaptive Health Integrations est la troisième plus grande violation de données de santé signalée de 2022, au 14 mai. Derrière Morley Companies, Inc. avec 521 046 personnes concernées et North Broward Hospital District avec 1 351 431 d’individus. (Crédits : Darko Stojanovic/Pixabay)
Vail Health Services révélait que 17 039 personnes étaient possiblement touchées. Établi dans le Colorado, le système de santé à but non lucratif déclarait « après avoir rencontré des problèmes avec nos systèmes de réseau, nous avons rapidement enquêté et le 5 avril 2022 nous avons déterminé qu’un tiers avait potentiellement consulté ces informations le 11 février 2022. »
Enfin McKenzie Health System, basé dans le Michigan, identifiait le 11 mars 2022 qu’« un tiers non autorisé avait accédé à nos systèmes et a supprimé certains fichiers. Nous avons ensuite entrepris un examen et une analyse de ces fichiers afin de déterminer quelles informations ils contenaient. Le 10 mai 2022, nous avons commencé à envoyer des lettres de notification aux personnes dont les renseignements ont pu être impliqués dans un incident de sécurité qui a perturbé le fonctionnement de certains de nos systèmes informatiques. » McKenzie Health a défini qu’ils comportaient des civilités, des données démographiques, des coordonnées, des numéros de sécurité sociale, des informations sur les prescriptions, des numéros de dossiers médicaux, des noms de prestataires, des dates de service, des informations sur l’assurance maladie et des informations sur les diagnostics et les traitements de 25 318 personnes.
Les fuites de data de santé ou autre domaine sensible se répètent de plus en plus, que cela soit aux États-Unis, en Suisse, au Canada, en Italie ou en France, ce qui soulève des problèmes de sécurité. Pour rappel, le CERTSanté publie deux fiches réflexes et un guide concernant les attaques par rançongiciel. (Crédits : Mandy Klein/Pixabay)
« Pour les patients dont les informations peuvent avoir été impliquées dans l’incident, nous leur recommandons de revoir les relevés qu’ils reçoivent de leurs prestataires de soins de santé et de contacter immédiatement le prestataire concerné s’ils constatent des services qu’ils n’ont pas reçus », a déclaré McKenzie Health System avant d’ajouter que « pour les patients dont les numéros de sécurité sociale peuvent avoir été impliqués, nous offrons gratuitement des services de surveillance du crédit et de protection de l’identité par Experian. »
Des établissements hospitaliers italiens basés à Milan en Lombardie ont été touchés par une infection informatique. C’est l’autorité sanitaire locale (ASST) milanaise qui dès 3 heures du matin du 1er mai, essuie de graves problèmes techniques dans l’infrastructure informatique. Ainsi le fonctionnement de tous les sites de l’entreprise, de Buzzi à Melloni, et impliquant un total de 33 différents sites locaux. Les urgences sont dirigées vers d’autres établissements.
Quelques jours après l’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware, c’est l’Italie qui subit les foudres. Le problème concerne aussi bien les services hospitaliers que celui des urgences, ainsi que certains centres de vaccination, comme celui de Piazzale Accursio à Milan. L’une des premières mesures a été de détourner les urgences vers d’autres hôpitaux, tandis que les visites déjà programmées (ambulatoires et préhospitalisation) étaient garanties.
Le directeur général de l’ASST Santi Paolo et Carlo de Milan, Matteo Stocco, déclarait le 2 mai 2022 que « nous sommes entrés en état d’alerte hier après-midi lorsque les premières informations sont arrivées. Nous avons alerté les systèmes informatiques pour vérifier les éventuelles intrusions. Jusqu’à présent, je croise les doigts, nous n’avons eu aucun problème. »
Les services de sécurité informatique et la police ont été prévenus, envoyant leurs spécialistes sur site pour aider les techniciens. Les autorités affirment qu’une plainte sera déposée auprès des organismes compétents. (Crédits : ShenXin/Pixabay)
L’attaque du ou des opérateurs a rapidement provoqué les réactions de l’opposition, à savoir le parti démocratique lombard, au sein du conseil régional : « le blocage des systèmes informatiques des ASST Fatebenefratelli est très grave, tant pour les dysfonctionnements qu’il a générés que pour les implications qu’il pourrait avoir, expliquent les conseillers Samuele Astuti et Pietro Bussolati. Nous devons clarifier immédiatement et comprendre l’origine et la nature de l’attaque du hacker, s’il s’agit d’une tentative d’extorsion, comme cela s’est produit dans le Latium, ou d’un simple sabotage ».
Il s’agissait de l’attaque informatique « la plus grave jamais commise sur le territoire italien, selon le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti. Depuis le dimanche 1er août 2021, les services informatiques de la région où se situe Rome sont indisponibles en raison d’une cyberattaque. »
Malgré les mesures de sécurité accrues mises en place au cours des derniers mois tous les spécialistes compétents travaillent pour essayer de restaurer les systèmes qui, cependant, en raison de l’ampleur, de la portée et de l’extension. (Crédits : Milano Pavia TV/YouTube)
« Le fait est qu’en Lombardie, chaque hôpital a son propre logiciel de gestion, qui devrait mettre en œuvre de façon indépendante la sécurité, et cela n’a aucun sens, tant du point de vue économique de l’efficacité ». La Cour des comptes l’a également souligné, indiquant que la fragmentation des achats par les hôpitaux est un point de faiblesse et un gaspillage de l’argent public. La cybersécurité, aujourd’hui en particulier, doit être centralisée et renforcée.
Un hôpital japonais de Fujiidera a été frappé le 27 avril 2022 par une cyberattaque qui serait le résultat d’un ransomware. Le code malveillant informatique exige une rançon, et empêche les patients d » accéder a leurs dossiers médicaux (DME). L’établissement connu sous le nom d’Aoyama de la ville de Fujiidera, dans la préfecture d’Osaka, a vu un examen extérieur illégal et le personnel n’a pas pu consulter aux DME de dizaines de milliers de bénéficiaires stockés sur le serveur de l’hôpital.
Selon un entretien avec le département de police d’Osaka et l’hôpital, aucune fuite d’informations n’a été confirmée, ni démentie. Les services de l’ordre ont consulté l’hôpital dans le cadre de l’enquête sur les circonstances de cette attaque. Selon l’hôpital, les imprimantes ont commencé à fonctionner toutes en même temps avant l’aube du 23 avril 2022, et une grande quantité de papier avec du texte en anglais a été imprimée. Les mots anglais « pay » et « ransom », qui suggèrent un virus de type rançon, sont également affichés sur l’écran de l’ordinateur.
En réponse à cette situation, Shigeyuki Goto ministre de la Santé, du Travail et du Bien-être a révisé les directives relatives aux mesures de sécurité pour les établissements médicaux, qui citent les mesures contre les « ransomwares » comme un problème urgent. Ci-dessus, le quartier général de la police préfectorale d’Osaka. (Crédits : DR)
À l’hôpital, les soins tels que la médecine interne, la chirurgie et la radiologie sont effectués, et comme il y a 87 lits, « nous poursuivons actuellement les soins médicaux en utilisant des données préliminaires, mais le temps d’attente pour les patients externes sera plus long ». En 2018, certains dossiers médicaux n’ont pas pu être consultés à l’hôpital municipal de la ville d’Uda, préfecture de Nara. Le Japon est malheureusement coutumier du fait. L’année dernière, à l’hôpital municipal de la ville de Tsurugi, préfecture de Tokushima, les dossiers médicaux électroniques et les systèmes comptables cryptés, et nous avons cessé d’accepter de nouveaux patients pendant approximativement deux mois, sauf pour les maternités. En janvier 2022, les hôpitaux de la ville de Kasugai, préfecture d’Aichi, subissait des dommages sensiblement identique, avec l’impossibilité d’accéder à environ 50 000 dossiers en ligne.
Deux nouveaux tremblements de terre détectés face à Fukushima, le 16 mars 2022 à 23 h 34 puis 23 h 36 (heure locale). Le séisme le plus important affiche la magnitude 7.5, sur l’échelle ouverte de Richter s’est produit à 56 kilomètres de la ville de Nami au Japon. Il a été localisé à 37,89 de latitude nord et à 141,40 de longitude est, le tout à une profondeur de 73 kilomètres. 509 380 foyers sont privés d’électricité dans six préfectures de la région de Kanto. La centrale nucléaire de Fukushima ne semble pas être atteinte selon les autorités.
Un énorme tremblement de terre s’est produit le long de la fosse du Japon et de la fosse des Kouriles. « L’estimation des dégâts annoncée par le gouvernement est un nouveau test pour les zones sinistrées qui ont été revitalisées depuis le séisme de 2011 dans le Grand Est du Japon », souligne le journal Nikkei. L’Agence météorologique japonaise a émis une alerte au tsunami et a demandé aux citoyens de faire attention aux bâtiments qui s’effondrent. Un tsunami de 20 centimètres a ensuite touché le port d’Ishinomaki à Miyagi, tandis qu’il existe un risque de tsunami pouvant atteindre un mètre, toujours selon l’agence.
Les rues du grand est du Japon sont plongées dans le noir, seules les lumières de secours des magasins, et celles des véhicules permettent de briser l’obscurité de la nuit. (Crédits : DR)
Le nombre de morts et de disparus dans la préfecture d’Iwate en 2011 était de 6 255. La crainte d’un énorme tremblement de terre à cet endroit précis affole les estimations. Le bilan pourrait être d’environ 11 000 morts, selon la préfecture. Lors d’une conférence de presse, très tôt le 17 mars 2022 (heure locale), le secrétaire général HirokazuMatsuno a déclaré qu’il n’y avait « aucune anomalie à ce stade » concernant la centrale nucléaire de Tohoku Electric Power Onagawa et la Tokyo Electric Power Company Fukushima Daini Nuclear Centrale électrique.
Les données sont impressionnantes. Elles ne sont rien en rapport au plus grand séisme jamais enregistré au Japon, le 11 mars 2011 à 14 h 46 et 23 secondes. (Crédits : Force Thirteen)
M. Matsuno a expliqué que « des pannes de courant se sont produites dans environ 150 000 foyers de Tohoku Electric Power Company et environ 2,08 millions de foyers dans TEPCO ». Il a appelé à l’attention sur les tremblements de terre d’une intensité sismique maximale de 6 ou plus dans les jours à venir. Les principales puissances sismiques dans chaque zone s’échelonnent de 4 à 6.
À 1 h 09 du matin, le 17 mars 2022, soit plus de 90 minutes après le black-out, les lumières de la zone de Kichijoji se sont rallumées. La catastrophe nucléaire de 2011 plane encore dans toutes les têtes des Japonaises et Japonais.
Dans certaines régions, il peut dépasser les inondations et les dégâts d’il y a 11 ans. Le gouvernement a souligné que « les dégâts peuvent être réduits en fonction des mesures ». Malgré la confusion dans la zone sinistrée, les efforts pour atténuer la catastrophe ont commencé. Le train Yamabiko223 a déraillé entre les gares de Fukushima et Shiroishizao avec 96 passagers à bord, aucun blessé à déplorer.
L’attaque informatique présumée survient juste après que le Japon rejoigne les alliés occidentaux, en rapport au conflit opposant la Russie et l’Ukraine. Les suppositions que l’agression était liée vont bon train, sans aucune preuve ne soit trouvée. La production est donc stoppée au sein de l’empire du soleil levant pour aujourd’hui, mardi 1er mars 2022. Peu de temps suivant la révélation par Snatch de données de Volvo fuitaient. À ce stade aucune information n’est disponible, ni sur l’identité de l’auteur ou des auteurs ni sur son motif.
Suite à l’infection, par codes malveillants, survenue dans la nuit du 27 au 28 février 2022 la compagnie Toyota Motor Corp a annoncé suspendre les activités de ses usines nationales (14 usines, 28 lignes) ce mardi. L’impact entraînera, selon la firme, une perte de production d’environ 13 000 voitures. Le même jour, Hino Motors Ltd. et Daihatsu Motor Co. ont annoncé qu’ils fermeraient leurs usines au Japon pour la même raison. La cause est la présumée cyberattaque qui s’est présentée chez Kojima Press Kogyo dans la ville de Toyota, un fournisseur de pièces en plastique et de composants électroniques. La NHK a rapporté qu’un ransomware était suspecté d’avoir été utilisé. Tout ceci arrive alors que le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI) appelait le 23 février 2022 les entreprises japonaises à renforcer leur sécurité compte tenu de la situation tendue en Ukraine. La police préfectorale d’Aichi a lancé une enquête.
Dimanche 27 février 2022, FumioKishida a annoncé que le Japon se joindrait aux États-Unis et à d’autres pays pour bloquer l’accès de certaines banques russes au système de paiement international SWIFT. Il a parallèlement déclaré que le Japon accorderait à l’Ukraine une aide d’urgence de 100 millions de dollars. (Crédits : Yoshio Tsunoda/AFLO/Imago)
« Nous condamnons fermement la Russie pour son soutien à l’action militaire […] », a-t-il affirmé, lundi 28 février 2022 à la commission budgétaire de la Chambre haute qu’il envisageait également des sanctions contre la Biélorussie, qui a coopéré à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il ajoutait que « l’Europe s’efforce de le mettre en œuvre dès que possible. La rapidité est importante », a-t-il déclaré à propos des sanctions tendant à éloigner les grandes banques russes de l’Association internationale des communications interbancaires (SWIFT).
Concernant le gel des avoirs visant des responsables gouvernementaux russes tels que le président Vladimir Poutine : « Je veux confirmer rapidement la situation et prendre des mesures immédiates […] J’exprime ma vive critique en action en collaboration avec la communauté internationale », soulignait Fumio Kishida. (Crédits : DR)
À propos de la cyberattaque qui stoppe la production de Toyota au Japon, le Premier ministre japonais, Fumio Kishida affirme qu’« il est difficile de dire si cela a quelque chose à voir avec la Russie avant de faire des vérifications approfondies ». Ajoutant que son gouvernement allait enquêter sur l’incident et déterminer si la Russie était impliquée. Toutefois, le journal ItMedia relate que « de nombreux groupes criminels qui développent des ransomwares opèreraient sous la juridiction de la Russie, et l’un de ces groupes a exprimé son “soutien à la Russie” concernant son invasion de l’Ukraine. » Cet arrêt intervient alors que Toyota, comme tous les constructeurs automobiles, avait été confronté aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement dans le monde entier causées par la pandémie COVID-19, contraignant la compagnie à réduire sa production. De plus, elle a vu une partie de son exploitation interrompue en Amérique du Nord en raison de la pénurie de pièces détachées provoquée par les manifestations de camionneurs canadiens avec le Convoi de laLiberté. L’entreprise nippone souhaite redémarrer sa production au plus vite, elle évalue actuellement si elle sera en mesure de reprendre ses activités normales après le 2 mars.
Une alerte au tsunami a été déclenchée samedi 15 janvier 2022, dans l’ensemble des pays composant la fameuse « ceinture de feu du Pacifique ». L’origine de tout ce qui s’est passé est liée à l’île de Tonga où le volcan sous-marin est entré en éruption aux premières heures, samedi matin. Cela a provoqué et généré des alarmes au tsunami tout autour de l’océan Pacifique. En cause l’éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, mais sa première salve remonte au 20 décembre 2021.
L’éruption majeure du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai ravive des tensions et provoque des alertes au tsunami de part et d’autre de la ceinture de feu du pacifique. Tout a commencé, cinq jours avant de fêter Noël, à 11 h 02, heure locale. Les habitants de la nation insulaire de Tonga, libéré de l’emprise coloniale britannique en 1970, ont été perturbés dans leur vie quotidienne par une série de fortes détonations. En regardant autour d’eux, les résidents ont rapidement repéré la source de l’explosion. Le volcan sous-marin de l’île de Tonga expulse des cendres s’élevant à 16km ou 52 500 pieds dans l’atmosphère. Le panache issu est principalement blanc, ce qui évoque une présence majoritaire de vapeur d’eau.
Hunga Tonga-Hunga Ha’apai est un énorme volcan d’environ 1800 m de haut et 20 km de large qui se cache sous les vagues. L’éruption violente 15 janvier a provoqué une onde de choc, littéralement, dans la moitié du monde. (Crédits :TheConversation)
« Sur les quatre cheminées volcaniques connues qui ont produit des éruptions dans le passé, ce panache provient très probablement de la plus méridionale du groupe, représentant une éruption sous-marine peu profonde qui a fait surface », explique le géologue et volcanologue derrière la chaîne YouTube GeologyHub. Une pollution de l’air avait été détectée sur les îles Fidji, car l’explosion a éjecté, semble-t-il, au moins 9 000 tonnes métriques de dioxyde de soufre, relate le professionnel. « En raison de l’éruption volcanique qui a commencé lundi matin (20/12/21) à Tonga, il y a eu une émission continue de gaz et de cendres dans l’atmosphère environnante » souffle le ministère de l’Environnement fidjien.
L’éruption de 2014 relie deux îles
Le nom du volcan est composé de deux noms, car il est le trait d’union des deux îles, depuis son éruption en 2014. Le volcan se compose de deux petites îles inhabitées, l’orientale Hunga-Ha’apai et l’occidentale Hunga-Tonga, à 65 km au nord de Nuku’alofa, la capitale des Tonga. Depuis 1912, six éruptions distinctes se sont produites. Depuis l’année 1912, six éruptions distinctes sont survenues. Il y a huit années, la formation d’un cratère de 550 mètres de large qui a produit des coulées pyroclastiques est désormais la cause de la liaison des deux entités.
Des images incroyables du volcan Hunga Tonga se répandent sur la toile. La vidéo de dix secondes propose de vivre une explosion en direct, sachant que le bruit est enregistré à travers un téléphone portable.. Des bangs soniques se sont propagés jusqu’à environ 760 km des îles Fidji.. (Crédits : MichaelFieldNZ/twitter)
Au Chili, les autorités ont ordonné l’évacuation de la plupart des plages le long de ses plus de 4 000 kilomètres de côtes, des vagues de près de 2 mètres ont frappé le littoral. Le LosAngelesTimes titre « Un tsunami frappe la côte californienne après l’éruption d’un volcan sous-marin ». Les vagues enregistrées en Californie vont de 7 centimètres à Alameda, en Californie jusqu’à 24 centimètres à PortSanLuis, située à environ 300 kilomètres au nord de LosAngeles, dans le même État, selon le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Le bruit de l’explosion filmé à travers un smartphone est impressionnant, car diminué de ce que les personnes ont pu ressentir.
La ceinture de feu du Pacifique s’emploie pour désigner l’alignement de volcans qui borde l’océan Pacifique sur la majorité de son pourtour, soit environ 40 000 kilomètres. (Crédits : DR)
« Bien qu’elle soit importante ou assez explosive, elle ne va pas générer une activation de la “ceinture de feu du Pacifique” parce qu’elle n’est pas si importante ou explosive. Il faut rester calme et prêter attention aux avertissements émit par les autorités, car tant que le volcan sera en éruption, il y aura un risque de tsunami », martèle le directeur du département des travaux publics et de la géologie de l’UCT, le Dr CristianFarías
Ne jamais considérer un livre sur sa couverture, comme une personne selon son allure, bien que cela soit légion et monnaie courante. Qui est devenu docteur en astrophysique après une carrière pleine et entière en tant que musicien ? Qui a écrit des œuvres érotiques avant d’enseigner la morale religieuse et chasteté ? Le cas échéant, veiller au grain, que représentent ces expressions ? Est-ce respectueux de montre du doigt, ou du pied ? Les acronymes ne sont pas toujours heureux, dans certains cas dérangeants, provoquant un comique de situation occasionnellement.
Le jugement est un sentiment humain. Il est grand, il est gros, elle est maigre, elle est petite… parfois, l’envolée lyrique de nos pensées, de nos paroles ou de notre gestuelle est blessante, alors qu’elle ne traduit que nos ignorances. Sans connaître ladite personne, nous préjugeons, nous jugeons, nous mettons au banc de la société, parce qu’elle ne mérite pas de… sérieusement ? La différence est une force, la remise en question doit être permanente, car nécessaire. En quoi le fait qu’il soit enveloppé vous incommode, en quoi le fait qu’il aime une personne du même sexe vous trouble, en quoi le fait qu’un individu soit plus riche que vous, en quoi le fait qu’une femme soit plus intelligente qu’un homme (et vice-versa) vous dérange. « Il y a plusieurs siècles, l’idée que les femmes étaient intellectuellement inférieures aux hommes était considérée comme une réalité. La science a longtemps cherché à trouver les différences qui sous-tendaient cette hypothèse. Peu à peu, de nombreuses études ont démenti bon nombre de ces différences, mais notre monde reste obstinément sexué », écrit Melissa Hogenboom.
Queen est l’un des plus grands groupes de rock britannique de l’histoire. Il a vendu plus de 300 millions d’albums à l’échelle internationale en 2009, dont 32,5 millions aux États-Unis. (Crédits : Queenonline)
Remontons dans la « DeLorean DMC-12 » de « Retour vers le futur », en 1970 aux alentours de Picadilly Circus. Au sein de The Old Smoke (surnom de Londres après la catastrophe de 1952), un astrophysicien, un biologiste et un électronicien se rencontrent. Ils forment un groupe qui restera et demeurera célèbre.John Deacon, bassiste, débarque à Londres en 1969 pour suivre des cours d’électronique. Il obtiendra un diplôme dit « First-class honours » récompensant les apprenants ayant la meilleure moyenne, ou major de promotion. Roger Taylor, le futur batteur après avoir commencé des études de médecine pour devenir dentiste, s’orientera vers la biologie. Il décroche le « Bachelor of Sciences », équivalent de la licence en France, avec trois années supérieures. Puis Brian May est le plus capé. Il est diplômé de sciences physiques à l’« Imperial College » de Londres, ou il débute une thèse de doctorat en astrophysique. Alors que le quatuor a déjà enregistré deux albums, il la met en sommeil (dans son grenier) pour se consacrer au groupe. Il s’y penche de nouveau en 2006 après trois décennies. Il soutient celle-ci le 23 août 2007, et devient docteur en astrophysique. Ces trois personnes, qui ont fait de brillantes études, sont connues de tous. Avec le Chanteur Freddie Mercury, ils formaient le légendaire, l’un des plus grands groupes de rock, Queen.
Épicurien et lecture érotique
Un autre hère dont l’habit ne fait pas le moine, est Enea Silvio Piccolomini. Si ce nom ne vous évoque pas le moindre soubresaut de mémoire, rassurez-vous, vous le connaîtrez sûrement sous sous l’appellation de Pie II. De la même manière que tout un chacun, avant sa fonction pontificale, il eut une vie remplie. Chargé de nombreuses missions, comme auprès de l’empereur Frédéric III, il voyage à travers l’Europe et joue un rôle en vue dans l’assemblée des évêques, agissant à la limitation des pouvoirs du Saint-Père, un camouflet en soi. Son Libellus dialogorum de Concilii auctoritate (1440) fait de lui un des tenants des théories conciliaires.
Ne jugez pas le coureur à son allure, il vient peut-être de parcourir un marathon. Le pape Pie II était épicurien avant d’être le chef de l’église catholique. (Crédits : détail de la fresque Le couronnement de Pie II peinte par Pinturicchio, 1504. Scènes de la vie de Pie II de la Libreria Piccolomini. Cathédrale de Sienne.)
Cette première partie de son existence le montre sous les traits d’un mondain épicurien, auteur de poésies érotiques, de comédies très libres et d’un roman d’amour profane, « L’Histoire de deux amants » en 1444. Il est écrivain prolifique de 245 œuvres textuelles, de cinq manuscrits et archives et de 45 livres. Enea Silvio Piccolomini (1405 – 1464) fut atteint d’une grave affection (Goutte) qui l’amena à corriger sa vie licencieuse, en 1445. Il prit les ordres l’année suivante, et débuta une grande carrière de diplomate. En 1458, il fut élu pape sous le nom de Pie II. Après cinq années, onze mois et vingt-six jours, il meurt d’épuisement, dû à sa maladie, le 15 août 1464.
Veiller au grain
Les expressions françaises sont quelquefois des faux-amis. Ainsi « Veiller au grain » est une métaphore marine datant du début du XIXe siècle. Cela n’a rien à voir avec le jardinier qui surveille si ses graines semées poussent. Issue du monde maritime où le grain est une rafale aussi brutale que soudaine. Le plus souvent accompagné de grêle ou de neige. À cet instant, le matelot se devait de réduire la surface de la voile pour s’adapter à la force du vent. « Tu peux te brosser Magalie » est un syntagme indiquant à la personne citée, ici Magalie qu’elle n’aura pas ce qu’elle désire. Charles-Louis d’Hautel dans son livre « Dictionnaire du bas-langage ou des Manières de parler usitées parmi le peuple » mentionne à la page 136 de son livre : « Ça fait brosse : Locution baroque et très usitée parmi le peuple pour faire entendre à quelqu’un qu’on ne veut pas lui accorder ce qu’il demande ; qu’il est venu trop tard pour avoir part à quelque chose dont on faisoit la distribution. »
Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !
Les us et coutumes d’un pays à l’autre sont parfois sujets à discordes. En France, depuis notre tendre enfance, ce n’est pas poli de montrer quelqu’un du doigt. Cette recommandation surprenante s’applique dans de nombreux pays, ou presque. En Thaïlande, il est interdit de pointer son pied vers un individu ou vers un temple, car nos petits petons sont considérés comme impurs, de la même manière, vous ne pouvez pas sortir sans porter de sous-vêtements. En Iran, ne pas s’aviser de lever le pouce pour faire de l’auto-stop. Car si en France, c’est autorisé et bénéficie d’une connotation positive, en Iran il s’agit d’une grave insulte (à l’image du majeur tendu). Le geste des plongeurs pour signifier que tout va bien est commun dans l’hexagone, au Brésil c’est comme insulter quelqu’un de trou du c**. Au Royaume-Uni, attention à votre signe de victoire lors d’un match de football. Le signe « V » accompli avec l’index et le majeur équivaut au doigt d’honneur. Si on vous demande combien de personnes mangeront au restaurant, fait un « deux » avec la paume dirigée vers la personne vous questionnant, non l’inverse. En Grèce, ne mimez pas le chiffre cinq, main ouverte. Ce geste a pour but de lui porter malheur, vous venez (selon les us) de lui jeter une malédiction.
La politesse est un équilibre des usages sociaux régissant les comportements des gens, les uns envers les autres. (Crédits : Myriams-Fotos/Pixabay)
Lorsque vous vous restaurez au Japon, ne plantez jamais vos baguettes à la verticale dans votre nourriture pour faire une pause. C’est une coutume effectuée uniquement en cas de deuil. Comme en France, quand vous portez un toast pour une personne disparue, vous servez un verre comme s’il était présent. Ne le buvez pas, c’est irrespectueux pour certains. La gestuelle occidentale diffère de l’orient. Ainsi, avec l’expression « Je croise les doigts », ne joignez pas l’image au Vietnam, c’est un comportement obscène mimant un vagin. « Il faut aussi savoir que si à votre arrivée un vietnamien vous offre un cadeau, il est interdit de l’ouvrir en sa présence. C’est considéré comme un comportement très impoli.»
Des acronymes maladroits
Tout dépend de votre degré d’humour, d’attention et d’ironie. Le premier fut le nom précédent du RER A. Le métro express régional Défense-Étoile, situé en Île-de-France n’était pas adapté à l’acronyme (M.E.R.D.E). L’Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce crée en 1958 et dissoute un demi-siècle plus tard, faisait les anglophones (ASSÉDIC) sur la phonétique de l’acronyme. La fédération internationale de Taekwondo a décidé de changé le sien en le raccourcissant « WT », car en anglais World Taekwondo Federation donnait « WTF » usité comme « What the fuck ». D’autres sont capillotractés, OMG correspond à « organismes modifiés génétiquement », tout comme « Oh My God, oh mon Dieu », IRL pour « indice de référence des loyers » équivaut à « In real life, dans la vie réelle ». Lorsque vous faites la bise à une personne, c’est également le « Bulletin d’Information en Santé Environnementale ».
Les attaques par code malveillant ne faiblissent pas, que ce soit à l’étranger comme en France. Sept entreprises de l’hexagone, pour le mois de septembre 2021 sont les jouets de malversation : Annoncez-vous, Télécom Sud Paris par CoomingProject, La Martiniquaise par Blackmatter, Cromology et Champagnes Thiénot par Grief, puis Steel Projets par Everest. Si les rançongiciels sont de plus en plus présents, et redoutables quant à leurs méthodes, qu’est-ce qu’un ransomware ? Quels buts ? Quel fut le premier ?
L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) définit « un rançongiciel est un code malveillant empêchant la victime d’accéder au contenu de ses fichiers afin de lui extorquer de l’argent. La très grande majorité des rançongiciels a actuellement la capacité de chiffrer des fichiers stockés sur le réseau de la victime. » Ne pas confondre programme (malware) et code malveillant le premier est réservé aux logiciels, le second est un script qui profite des vulnérabilités des sites, dans l’intention de charger un programme malveillant.
Ces lignes de code ont pour but d’afficher la date et l’heure en plusieurs formats sous Python. Il se loge et se cache dans divers endroits. Ainsi l’attaque trouve son vecteur dans un courriel, une connexion avec un équipement infecté (clé USB, câble…), navigation, fausse mise à jour, l’exploitation d’une vulnérabilité…(Crédits : mes exemples)
L’agence du numérique en santé donne des conseils. En cas de bugs inattendus, de lenteur du système, d’un disque dur anormalement actif, des messages étranges , la désactivation des logiciels de sécurisation… elle préconise de déconnecter le poste, sans l’éteindre, et surtout d’avertir les techniciens et le responsable des SSI (sécurité des systèmes d’information).
Le 1er mars 2021, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) publiait un document qui faisait état de la menace. « La tendance à la hausse des attaques par rançongiciel à l’encontre d’organisations publiques et privées, identifiée depuis 2018, s’est à nouveau confirmée en 2020, tant à l’échelle internationale que nationale », alerte-t-elle. En effet de 2019 à 2020, c’est une augmentation de 255 % des offensives stipule l’ouvrage. Aucune discipline d’activité ni zone géographique n’est épargnée, bien au contraire. L’observation démontre un accroissement des assauts contre des collectivités locales, du domaine de l’éducation, du secteur de la santé et d’entreprises de services numériques.
Comme le jour de marché, les marchands disposent leurs étalages. Dessus s’affichent les produits, leurs noms avec l’étiquette des prix. (Crédits : capture d’écran)
Qui plus est lorsque « la rentabilité des attaques par rançongiciel, est bien supérieure à leur coût de mise en œuvre, explique la prolifération des groupes d’attaquants et laisse présager une constance, si ce n’est une hausse, de la menace liée aux rançongiciels dans les années à venir. » Pour les cibles, les coûts et dégâts causés sont multiples et variés. Ils peuvent être des pertes financières, d’exploitation, une atteinte à l’image, perte de clients, de données… il arrive parfois que la somme soit payée pour diverses raisons.
Big Game Hunting, RaaS et double extorsion
Les moyens choisis sont pléthores quand il s’agit d’infecter un terminal, mais trois se détachent. Le triptyque offensif affiche le Big Game Hunting, le ransomware-as-a-service (RaaS) et la double extorsion.
Le premier est littéralement la chasse au gros gibier. Elles portent références aux associations de malfaiteurs derrière les ransomwares qui ne recherchent que des cibles majeures. Telles que les réseaux d’entreprises, multinationales, plutôt que de s’en prendre aux petits. C’est une façon de gagner plus d’argent des compagnies victimes, ayant beaucoup plus à perdre que des simples données de particuliers. Ce type d’attaque s’est intensifié en 2019, la plupart visant des fournisseurs de services gérés, des écoles américaines, des gouvernements locaux américains et, plus récemment, des entreprises plus grandes en Europe.
Les opérateurs derrière le ransomware GoldenEye demandaient 300 dollars américains pour chaque terminal infectés. En France Saint-Gobain avait reconnu l’être. Un mois après l’affaire WannaCry, et les nombreux dégâts occasionnés à l’internationale comme dans l’hexagone, par exemple chez Renault à Douai. (Crédits : DR)
Le ransomware-as-a-service (RaaS) a évolué depuis sa première apparition. Classiquement, il est un code malveillant qui crypte presque instantanément les données à l’aide d’un chiffrement RSA (initiales des inventeurs : Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman). Moyennant le paiement d’une somme d’environ 300 dollars, la clé de déchiffrement vous était envoyé. Ces deux campagnes d’attaques font évoluer la sécurité des systèmes d’information des diverses sociétés. La première NotPetya, puis celle qui est considérée comme la plus grande attaque par ransomware de l’histoire de l’Internet, WannaCry.
Histoire de WannaCry
Le 12 mai 2017, une attaque par d’une ampleur encore inconnue affectait plus de 200 000 victimes à travers le monde. Il est un « crypto-ver ransomware », qui a ciblé les terminaux exécutant le système d’exploitation (OS) Microsoft Windows en chiffrant les données et en exigeant des paiements de rançon en Bitcoin. « Il est considéré comme un ver de réseau car il inclut également un mécanisme de transport pour se propager automatiquement.» À travers le code de distribution, il recherche les dispositifs vulnérables, puis utilise l’exploit EternalBlue pour y accéder et enfin l’outil DoublePulsar (Backdoor ou porte dérobée de la NSA) pour s’installer et exécuter une copie de lui-même. À l’origine, il s’agirait, sans aucune confirmation de la performance du groupe nord-coréen Lazarus. Quid des correctifs ? Microsoft avait publié, deux mois auparavant, un correctif de sécurité contre cette vulnérabilité. Nombreux individus et organisations ont payé pour apprendre. En ne mettant pas régulièrement à jour leurs systèmes, ils ont été exposés à l’attaque. Comme l’écrit la journaliste Samantha Schwartz sur « Cybersecurity Dive ».
La diffusion d’informations suite à une attaque par ransomware est de plus en plus fréquente, surtout quand les cibles n’acquittent pas la rançon. (Crédits : Capture d’écran)
« La facilité avec laquelle une organisation criminelle peut franchir votre périmètre, quel qu’il soit, à notre époque, et accéder aux biens est bien plus simple que ce que même moi j’aurais pensé lorsque je travaillais dans la communauté des renseignements », déclarait Justin Fier directeur de la cyberintelligence et des analyses chez Darktrace. « Cela m’inquiète que nous soyons en 2021 et que ces mots sortent même de ma bouche pour vous », assurait-il face à Samantha Schwartz. Ils ne se contentent plus de chiffrés les informations, ils visent avant tout à les exfiltrer, les crypter (en laissant des preuves convaincantes de la présence de l’attaquant dans le réseau), puis vient l’extorsion. Enfin, lorsque les rançons demandées ne sont pas payées ou que la cible refuse, il y a publication des données volées sur l’Internet (Web, DeepWeb, DarkWeb…). Car le but premier des opérateurs est de gagner de l’argent, ce par n’importe quel moyen. Puis, les attaques dissimulent peut-être des opérations à finalités commerciales, d’espionnages, ou encore comme le NotPetya à finalité destructrice.
À quand remonte le premier ransomware ?
À peine un mois après la chute du Mur de Berlin, entre le 8 et le 12 décembre 1989, 20 000 disquettes 51/4 d’information sur le sida ont été envoyées depuis Londres en Europe, en Afrique, en Scandinavie, en Australie… Les destinataires sont des délégués d’un congrès mondial sur le virus du sida, qui s’est tenu à Stockholm en octobre 1988. La disquette contenait un questionnaire interactif sur ledit virus. À l’intérieur un programme pernicieux de type cheval de Troie, connu sous le nom de PC Cyborg. Il est conçu pour crypter des sections du répertoire racine du disque dur d’un terminal. Eddy Willems travaillait pour une compagnie d’assurance en Belgique, don patron lui demanda d’en vérifier la teneur. Il s’en saisit, l’insère dans le lecteur prévu à cet effet. Ce n’est que bien plus tard, qu’il remarque qu’« il y avait un message à l’écran me demandant de payer. Il me demandait d’envoyer 189 dollars à une boîte postale au Panama, sinon je ne pourrais plus utiliser mon ordinateur », raconte-t-il.
L’information a été conté, le logiciel décortiqué, disséqué de fonds en comble par la revue Virus Bulletin de janvier 1990. Sur un document de vingt pages, les auteurs usent de l’ingénierie inverse ou rétro-ingénierie. (Crédits : Developpez.com)
Il éteint l’ordinateur et emploie une disquette de démarrage pour le relancer. Il a constaté que ses répertoires étaient toujours là, mais qu’ils étaient cachés et que les dénominations des fichiers avaient été remplacés par des chaînes de caractères aléatoires. Heureusement, le contenu de ses fichiers n’était pas altéré, seules leurs appellations semblaient bizarres. « J’ai pensé : c’était du chiffrement. Mais c’était complètement ridicule. Le programme n’avait pas été créé par un vrai informaticien », dit-il. Le disque d’information contenait deux fichiers de programme, install.exe et aids.exe, écrits en QuickBASIC 3.0 et compilés de manière standard avec le compilateur fourni (v5.60) explique le rapport de 20 pages. Les forces de l’ordre remontaient vers le biologiste évolutionniste de Harvard, Docteur Joseph Popp. Arrêté pour avoir diffusé le virus informatique, et plusieurs chefs d’accusation de chantage, il avait été déclaré mentalement inapte à être jugé. Il meurt dans un accident de la voie publique le 27 juin 2006.
Les vacances, même si l’été fut plus froid et humide qu’en 2014 a annoncé Météo France, sont belles et bien terminées. Les codes malveillants, ransomwares, phishing… eux ne sont pas véritablement restés en estivation. Les opérations d’attaque ont passablement épargné la France, à brûle-pourpoint. Le centre hospitalier d’Arles n’a quant à lui pas été ménagé par le groupe « Vice Society ». Dans le monde de « l’informatique », des petits nouveaux se montrent, certains affinent leur choix de cible, et d’autres sont prolifiques. Des fuites de données sont également légion.
Le 27 août 2021, des informations concernant 700 000 personnes étaient disponibles sur Francetest. Ainsi noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, de sécurité sociale et courriel, ainsi que leurs résultats aux tests étaient accessibles jusqu’à vendredi grâce à « un mot de passe trouvable, en clair, dans un dossier accessible à tous » sur le site de Francetest, relatait Mediapart. Les membres du site « Jassume », eux frémissent outre-Atlantique depuis la mi-août.
Le site permet de faire des rencontres, mais d’échanger sur de nombreux sujets (sexualité, spiritualité, livres…). Le panel de coordonnées est alors plus qu’intéressant pour toutes personnes malintentionnées. (Crédits : capture d’écran)
Au total 272, 9 Mo de données affichant près de 800 000 utilisatrices et utilisateurs sont jetés en pâture au premier venu. « Le pirate informatique “M”, nous l’appellerons ainsi, est une référence dans son milieu. Ce professionnel du piratage et de la vente de données exfiltrées vient d’annoncer avoir suffisamment vendu la base de données du site pour adultes “Jassume” pour maintenant la diffuser publiquement », écrit Damien Bancal sur Zataz. Ces personnes devront, si ce n’est pas déjà le cas changer tous leurs mots de passe, de tous les sites qu’ils fréquentent. Car leurs identité, mot de passe, emploi, webcam, date de naissance et courriel sont compromis à différents niveaux. « J’ai découvert que des pirates russes avaient analysé le fichier et en avaient déduit que plus de 85 % des paires email/mot de passe était uniques, c’est-à-dire qu’elles n’avaient pas jamais été trouvées précédemment dans aucune autre fuite », martèle-t-il. D’autant qu’avec ces multiples données, les hameçonnages devraient se multiplier, et pas seulement. Les usurpations d’identité, fraudes bancaires…
Près de 800 000 identités ont été vendues de nombreuses fois avant d’être mises en libre accès. Elles sont les noms, prénoms, pseudos, adresses mail, professions, lieux de résidence, préférences spirituelles et sexuelles… (Crédits : capture d’écran)
L’opérateur T-Mobile attaqué
Le 17 août 2021, la société T-Mobile, filiale de Deutsche Telekom, avait confirmé être victime d’une cyberattaque qui a compromis les données de millions de clients. Selon la firme, les informations financières ne sont pas concernées. Seuls les noms, adresses, dates de naissance, permis de conduire, et cartes d’identité ont été ébranlés. « L’intention de cet individu était de s’introduire et de voler des données, et il a réussi, affirme Mike Sievert, PDG de T-Mobile. À ce jour, nous avons notifié à peu près tous les clients actuels de T-Mobile ou les titulaires de comptes principaux dont les données ont été compromises. »
T-Mobile a indiqué que les informations de 7,8 millions de clients (qui dénombre plus de 100 millions de clients) ont été dérobées. (Crédits : capture d’écran)
Bangkok Airways victime d’un vol
Le 23 août 2021, la compagnie aérienne avait découvert une intrusion dans ses systèmes d’information. L’enquête confirme que de nombreuses données personnelles ont pu être consultées, voir télécharger à des fins délictuelles. Trois jours plus tard, Bangkok Airways liste dans un communiqué les renseignements ultra-sensibles.
À savoir le prénom et nom du passager, sa nationalité, son sexe, son numéro de téléphone, son courriel, son adresse de domicile, les indications de son passeport, l’historique de ses voyages, sa carte de crédit et plus cocasse des informations sur ses repas spéciaux. La compagnie confirme toutefois que l’incident n’a pas affecté les systèmes de sécurité opérationnels ou aéronautiques de la multinationale. « La compagnie recommande vivement aux passagers de contacter leur banque ou leur fournisseur de carte de crédit, de suivre leurs conseils et de changer tout mot de passe compromis dès que possible. »
En France, les entreprises Solware et Vivea basées respectivement à Dardilly et Paris ont été infectées par les opérateurs derrière le ransomware « CONTI/Ryuk ». Vivea spécialisé dans l’accompagnement de chefs d’entreprise agricole et leurs conjoints collaborateurs dans le développement de leurs compétences voit près de 97 GB de données ainsi exposées. Sans oublier la société Alispharm attaquée par le ransomware Everest.
Les opérateurs derrière les ransomwares développent des outils pour s’adapter aux différentes contre-mesures mises en place par les établissements de sécurité. Il est plus que nécessaire de repenser nos habitudes envers nos procédés du quotidien. (Crédits : capture d’écran)
L’entreprise Solware vit un enfer comme ses clients, car près de 900 GB de données sensibles sont en libre accès suite au non paiement de la rançon exigée par les attaquants. Elles sont pléthores et sensibles :
documentation financière (états financiers, documents comptables, fiches de paie contenant des données confidentielles, paiements)
les contrats avec les partenaires (contrats, accords, bases de clients)
données sur vos développements (code source, modifications, description)
les archives de la correspondance par courrier
la documentation de travail de l’entreprise (stratégie, plans)
BlackMatter, AvosLocker, LOCKBIT2.0…
De nouveaux groupes criminels affichent de nombreuses attaques de par le monde. «LockBit 2.0 » est l’un des plus prolifiques avec 75 entreprises au tableau de chasse telles que Brunsrealty (USA), Pro-Beam (ALL), Seiei-Ashd (JAP), Pridepak (AFS), Softvision (BRE), Bangkokair (THA), Hellmich-Partner (ALL), Ethiopianairlines (ETH), Lemonastere (CAN)… « BlackMatter » revendique des attaques contre Georgia Healthcare Alliance, The Brokerage Lanc Company, One Source, Tasteful Selections, Diamond Schmitt, Enreach UK Ltd… « AvosLocker » se lance tous azimuts. Il se revendique d’avoir attaqué On Logistics Services Algeciras en Espagne, Homme in Brussels en Belgique, Coghlin Electrical Contractors et Master Fluid Solutions aux USA, et Artaş Grubu en Turquie.
« Marketo » infecte le second fabricant européen d’aérogénérateurs, Siemens Gamesa Renewable Ernergy en Espagne et l’entreprise française Giga Tribe. Cette dernière propose des solutions de stockages et d’échanges sécurisés de fichiers à plus de 1, 7 millions d’utilisateurs, et permet par exemple d’effectuer des échanges confidentiels, en particulier d’échanger de gros fichiers. Ne soyons pas dupes, les opérateurs ne tombent pas par hasard sur telle ou telle entreprise. Elles sont choisies par les ressources proposées et les données contenues, c’est un jeu de poupée russe où l’espionnage industriel se vit à une autre échelle, une autre dimension. L’ère des « Technobandit » est ouverte. Ils sont des personnes, comme des groupes qui volent des secrets technologiques (par exemple au gouvernement ou sur un lieu de travail) pour les vendre à des agents de gouvernements étrangers ou à des entreprises concurrentes. Des affaires comme Pegasus ou le passé d’individus tel Xavier Niel…
deuxième attaque majeure ce mois-ci, après 610 millions d’euros sur la plate-forme d’échanges de cryptomonnaie Poly Networks, c’est un nouveau vol qui fait les gros titres de la presse : « Nouveau piratage d’une plate-forme de cryptomonnaies ». En effet, la plate-forme japonaise Liquid avait annoncé le vol de plus de 97 millions de dollars, et indiqué aux utilisateurs de ne plus déposer de cryptomonnaies sur leurs portefeuilles jusqu’à nouvel ordre. Dans le même domaine, les forces de l’ordre espagnoles démantelaient une ferme à cryptomonnaie à Yeles, proche de Tolède..
La cryptomonnaie n’a peut-être jamais autant fait parler d’elle que ces derniers jours. La plate-forme japonaise Liquid signalait jeudi 19 août 2021, avoir été visée par une attaque informatique au cours de laquelle une somme estimée à 94 millions de dollars soit 80,4 millions d’euros aurait été dérobée. Dans un communiqué, la société indique que ses équipes avaient « détecté un accès non autorisé à certains des portefeuilles de cryptomonnaies gérés par Liquid » et par la suite, découvert qu’un volume « d’environ 91,35 millions de dollars d’actifs a été déplacés hors des portefeuilles Liquid par une partie non autorisée».
Les dirigeants de Liquid invitent tout un chacun à générer de nouvelles adresses de dépôt, que ce soit pour effectuer des retraits ou capitaliser pour les devises à nouveau accessibles. Ils se veulent rassurants, car « il n’y aura aucun impact sur les soldes des utilisateurs de Liquid ». (Crédits : capture d’écran)
Fort heureusement sur la somme totale « 16,13 millions de dollars d’actifs ERC-20 ont été gelés (désactivés pour les mouvements on-chain) grâce à l’aide de la communauté », précise le communiqué. « Soixante-neuf actifs de cryptomonnaies différents ont été détournés et envoyés vers d’autres plates-formes d’échange. Les actifs placés sur Liquid Earn ne sont pas impactés. »
En rétablissement progressif
Elliptic, une société d’analyse de la blockchain, a rédigé un rapport sur l’attaque. Il en ressort que 32, 5 millions de dollars en Ether avaient été volés, ainsi que 12, 9 millions de dollars en XRP, 4, 8 millions de dollars en bitcoins, 200 000 dollars en Tron, 9, 2 millions de dollars en pièces stables et 37, 4 millions de dollars dans d’autres monnaies. La société nipponne a cependant joué la transparence, en publiant chaque jour des informations. « Nous sommes en bonne voie avec la reprise progressive des services de dépôt et de retrait de cryptomonnaies. Nous tenons à rappeler que les utilisateurs doivent générer de nouvelles adresses de portefeuille de dépôt avant d’effectuer des transactions. Les adresses de dépôt pour toutes les monnaies sont modifiées par mesure de sécurité », tweete Liquid.
Black Hat vs White Hat
Le retentissement du vol des 610 millions de dollars amenait Changpeng Zhao, PDG de la bourse de cryptomonnaies Binance à gazouillé : « Nous sommes conscients de l’exploit qui s’est produit aujourd’hui. Bien que personne ne contrôle BSC (ou ETH), nous coordonnons avec tous nos partenaires de sécurité pour aider de manière proactive. Il n’y a aucune garantie. Nous ferons tout ce que nous pourrons. » La somme a de quoi faire tourner la tête de plus d’un quidam. Les actifs volés étaient de 273 millions de dollars en jetons Ethereum, 253 millions de dollars en jetons sur la Smart Chain de Binance et 85 millions de dollars en USDC sur le réseau Polygon.
L’attaque du 26 juillet 1944 s’est déroulée au sein de la paisible gare de Neuvic. Aucun coup de feu n’avait été échangé selon l’enquête. (Crédits : DR)
L’incident concernant Poly Networks a pris une tournure inhabituelle, ou raisonnée selon votre point de vue. La personne ayant dérobé les deniers a déjà rendu la quasi-totalité du butin du cambriolage. La firme aurait laissé entendre que ce dernier serait intéressé pour entériner l’offre d’un demi-million de dollars en échange de la restitution absolue de l’argent : « j’envisage d’accepter la prime comme un bonus », répondait celui derrière « Mr White Hat » dans un message.
Le plus grand casse de l’histoire
Le plus gros casse était d’un montant de 534,8 millions de dollars, volés à l’échange de monnaie numérique japonais Coincheck lors d’une attaque en 2018. Quatre ans auparavant la somme de 450 millions de dollars en bitcoins avait disparu de Mt Gox, basé à Tokyo. Cependant, le plus gros casse de l’histoire, fut réalisé le 26 juillet 1944 en France, en monnaie fiduciaire. Les maquisards de l’Armée secrète (AS) et de l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) investissent les abords de la gare et sécurisent le terrain. Aux alentours de 19 h 30, l’omnibus de voyageurs 1709 en provenance de Périgueux et à destination de Bordeaux s’arrête. Le groupe de résistants armés dérobe à la Banque de France un butin qui s’élève à 2, 28 milliards de francs répartis dans 150 sacs (plus de 430 millions d’euros actuels). Tout se déroulait sans violence, en gare de Neuvic, entre Mussidan et Périgueux en Dordogne. Il reste à ce jour en tête le plus gros casse de l’histoire mondiale en monnaie « réelle ».
610 millions rendus
La société de sécurité blockchain SlowMist indiquait avoir déjà retrouvé l’identité de l’attaquant. Elle affirmait connaître son adresse électronique, ses informations IP et l’empreinte digitale de son « système informatique ». Est-ce par peur des représailles ou pour toute autre raison que plus de la moitié du fonds était revenu ? Ainsi, le jeudi 12 août à 10 heures, la somme de « 342 millions de dollars de crypto-actifs avaient été rendus, dont 4, 6 millions en Ethereum, 252 millions en BinanceCoin et 85 millions en OxPolygon », déclarait Poly Networks sur Twitter.
Les cryptomonnaies sont multiples et fluctuent, mais attirent de nombreuses convoitises de tous bords. (Crédits : DR)
Lundi 23 août 2021, au matin, Poly Networks avait été contacté par « Mr White Hat », qui fournissait une clé privée pour le reste des fonds en suspens. « Pour être honnête, j’avais des ambitions un peu égoïstes, de faire quelque chose de marrant, mais pas nuisible… puis j’ai réalisé que d’être un leader moral serait le piratage le plus cool que je pourrai jamais faire », avait-il déclaré via un message relayé sur Twitter. Certains sont moins regardants, car depuis fin avril, les vols de cryptomonnaies, piratages et fraudes avaient atteint 432 millions de dollars, indique CipherTrace.
Ferme de cryptomonnaie démantelée
Si l’Espagne est connue pour être un grenier de l’Europe, pour cultiver de nombreux fruits et légumes, elle l’est désormais pour un autre style de culture. La police a fait une descente, vendredi 20 août 2021 dans une villa de Yeles, dans la province de Tolède pour démanteler une ferme illégale de cryptomonnaies. « À l’intérieur, une femme a été reconnue comme responsable présumé d’un délit d’escroquerie à la fourniture d’électricité puisque, pour entretenir l’installation, elle aurait réalisé un raccordement électrique avec une forte consommation illégale », indique la police dans un communiqué.
Un système de ventilation ingénieux, mais point discret avait été mis en place pour éviter la surchauffe. (Crédits : Ministère de l’intérieur espagnol)
Elle a été identifiée, et accusée par les agents d’un délit de fraude à l’électricité. Le délit de fraude à l’électricité est réglementée par l’article 255 du code pénal, et puni d’une amende de trois à douze mois. Si une personne a été reconnue coupable et condamnée, pour un délit mineur de fraude à l’électricité d’un montant inférieur à 400 euros, à une amende d’un mois, elle devra s’acquitter de la somme de 150 euros (30 jours x 5 euros par jour = 150 euros). Enfin, il convient de noter que les condamnations pour le délit mineur d’escroquerie aux fluides électriques, une fois définitives, sont inscrites au « casier judiciaire ».
Un bruit assourdissant
« Parfois, selon la police ces pièces sont utilisées comme moyen de paiement régulier dans le cadre d’activités illicites liées à la criminalité technologique et au blanchiment d’argent ». Dans ce type d’installation de minage de cryptomonnaies, la rentabilité dépend souvent de l’utilisation de faibles prix de l’électricité. La mine disposait de 111 processeurs et de systèmes d’air conditionné sophistiqués pour empêcher la température de monter, produisant un bourdonnement assourdissant.
Lors de la perquisition, les agents ont trouvé un enchevêtrement de matériel informatique. (Crédits : Ministère de l’intérieur espagnol)
La consommation ahurissante du logement est l’une des raisons de l’enquête. La personne ciblée a employé un raccordement illégal au réseau de distribution basse tension, ce via une alimentation électrique triphasée. Elle a été trahie par des émissions thermiques anormales. Ces signes révèlent souvent des cultures de marijuana (nécessitant des lampes à sodium, hygrométrie…) comme celles présentes dans les logements insalubres et les villas de la Cañada Real, mais aussi à des fermes de cryptomonnaies.