Ransomware: Toyota suspend les activités de son usine nationale

L’attaque informatique présumée survient juste après que le Japon rejoigne les alliés occidentaux, en rapport au conflit opposant la Russie et l’Ukraine. Les suppositions que l’agression était liée vont bon train, sans aucune preuve ne soit trouvée. La production est donc stoppée au sein de l’empire du soleil levant pour aujourd’hui, mardi 1er mars 2022. Peu de temps suivant la révélation par Snatch de données de Volvo fuitaient. À ce stade aucune information n’est disponible, ni sur l’identité de l’auteur ou des auteurs ni sur son motif.

Suite à l’infection, par codes malveillants, survenue dans la nuit du 27 au 28 février 2022 la compagnie Toyota Motor Corp a annoncé suspendre les activités de ses usines nationales (14 usines, 28 lignes) ce mardi. L’impact entraînera, selon la firme, une perte de production d’environ 13 000 voitures. Le même jour, Hino Motors Ltd. et Daihatsu Motor Co. ont annoncé qu’ils fermeraient leurs usines au Japon pour la même raison. La cause est la présumée cyberattaque qui s’est présentée chez Kojima Press Kogyo dans la ville de Toyota, un fournisseur de pièces en plastique et de composants électroniques. La NHK a rapporté qu’un ransomware était suspecté d’avoir été utilisé. Tout ceci arrive alors que le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI) appelait le 23 février 2022 les entreprises japonaises à renforcer leur sécurité compte tenu de la situation tendue en Ukraine. La police préfectorale d’Aichi a lancé une enquête.

Dimanche 27 février 2022, Fumio Kishida a annoncé que le Japon se joindrait aux États-Unis et à d’autres pays pour bloquer l’accès de certaines banques russes au système de paiement international SWIFT. Il a parallèlement déclaré que le Japon accorderait à l’Ukraine une aide d’urgence de 100 millions de dollars. (Crédits : Yoshio Tsunoda/AFLO/Imago)

« Nous condamnons fermement la Russie pour son soutien à l’action militaire […] », a-t-il affirmé, lundi 28 février 2022 à la commission budgétaire de la Chambre haute qu’il envisageait également des sanctions contre la Biélorussie, qui a coopéré à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il ajoutait que « l’Europe s’efforce de le mettre en œuvre dès que possible. La rapidité est importante », a-t-il déclaré à propos des sanctions tendant à éloigner les grandes banques russes de l’Association internationale des communications interbancaires (SWIFT).

Concernant le gel des avoirs visant des responsables gouvernementaux russes tels que le président Vladimir Poutine : « Je veux confirmer rapidement la situation et prendre des mesures immédiates […] J’exprime ma vive critique en action en collaboration avec la communauté internationale », soulignait Fumio Kishida. (Crédits : DR)

À propos de la cyberattaque qui stoppe la production de Toyota au Japon, le Premier ministre japonais, Fumio Kishida affirme qu’« il est difficile de dire si cela a quelque chose à voir avec la Russie avant de faire des vérifications approfondies ». Ajoutant que son gouvernement allait enquêter sur l’incident et déterminer si la Russie était impliquée. Toutefois, le journal ItMedia relate que « de nombreux groupes criminels qui développent des ransomwares opèreraient sous la juridiction de la Russie, et l’un de ces groupes a exprimé son “soutien à la Russie” concernant son invasion de l’Ukraine. » Cet arrêt intervient alors que Toyota, comme tous les constructeurs automobiles, avait été confronté aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement dans le monde entier causées par la pandémie COVID-19, contraignant la compagnie à réduire sa production. De plus, elle a vu une partie de son exploitation interrompue en Amérique du Nord en raison de la pénurie de pièces détachées provoquée par les manifestations de camionneurs canadiens avec le Convoi de la Liberté. L’entreprise nippone souhaite redémarrer sa production au plus vite, elle évalue actuellement si elle sera en mesure de reprendre ses activités normales après le 2 mars.

Romuald Pena

Journaliste et curieux de nature, j’aime les mots et ce qu’ils chantent aux oreilles qui les entendent. « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité », assurait Pablo Neruda. Ainsi j’apporte des faits, des faits, encore et toujours des faits, car : « Nous ne pouvons être condamnés à pire, à juger les autres, à être des juges. » (Le Testament d’Orphée, de Jean Cocteau)

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