Étiquette : japon

  • Assureurs et cyberassureurs attaqués par ransomware

    Assureurs et cyberassureurs attaqués par ransomware

    La firme japonaise, Tokio Marine Holdings, a dévoilé lundi 16 août 2021 avoir subi une attaque par code malveillant de type ransomware auprès de sa branche de Singapour. La branche visée est celle du plus important assureur japonais de biens et de risques divers. C’est à minima le troisième grand assureur à annoncer une infection par ransomware au cours des derniers mois, après CNA et AXA. De cette fin d’août, c’est le second cette semaine, avec Ryan Specialty Group — qui vient de lancer une introduction en bourse — à révéler un cyberincident.

    La multinationale qui possède une division aux États-Unis et propose un produit de cyberassurance a déclaré ne pas avoir d’indication immédiate que des informations sur ses clients aient été violées. De telles données pourraient être une mine d’or pour les opérateurs malveillants, pour eux-mêmes ou des employeurs possibles, qui pourraient les utiliser à des visées d’extorsion, d’espionnage, de pression… ce en fonction du montant des couvertures des potentielles victimes. Tokio Marine Holdings a annoncé que sa branche de Singapour, Tokio Marine Insurance Singapore (TMiS), a été touchée par une attaque de ransomware. « Nous nous excusons sincèrement pour tout désagrément et toute préoccupation causés à nos clients ou aux parties liées, a déclaré Tokio Marine. Le groupe a pris des mesures de sécurité de l’information jusqu’à présent et s’efforcera de faire des efforts supplémentaires pour garder les informations de nos clients ainsi que nos informations confidentielles protégées. » L’entreprise japonaise a affirmé qu’elle tentait toujours de déterminer l’étendue des dommages et avait engagé un fournisseur externe pour l’aider. La société a déclaré qu’elle avait isolé le réseau affecté et qu’elle avait prévenu les forces de l’ordre locales.

    Le président de l’assureur japonais Tokio Marine Holdings, Tsuyoshi Nagano, s’adressant aux médias en 2015. (Crédits : JIJI PRESS/AFP via Getty Images)

    C’est au moins le troisième grand assureur à révéler une attaque par ransomware au cours des derniers mois, après CNA et AXA. Et c’est le deuxième cette semaine, avec Ryan Specialty Group (RSG), après son introduction en bourse, à dévoiler un cyberincident.

    Le 21 mars 2021, CNA Financial Corporation (septième compagnie d’assurance commerciale aux États-Unis) souffrait une infection par codes malveillants. Elle avait été ciblée par le ransomware « Phoenix CryptoLocker », qui hors mis d’avoir crypté 15 000 appareils sur le réseau, avait également volé des fichiers contenant des informations sur les clients. L’assureur américain révélait dans une déclaration que « l’ANC a déterminé qu’elle avait subi une offensive de cybersécurité sophistiquée. L’attaque a provoqué une perturbation du réseau et a eu un impact sur certains systèmes de l’ANC, y compris le courrier électronique de l’entreprise ». Une source avait divulgué à BleepingComputer que Phoenix Locker serait une nouvelle famille de ransomware publiée par Evil Corp, en raison de similitudes dans le code, rédigeait Lawrence Abrams, dans son article.

    Le ransomware « Avaddon » a depuis disparu des radars, laissant la place à de différents opérateurs derrière les noms de Grief, AvosLocker, ou encore LockBit. (Crédits : Capture d’écran)

    Quasiment un mois, jour pour jour, le 16 mai 2021, les succursales du géant AXA basées en Thaïlande, en Malaisie, à Hong Kong et aux Philippines ont été frappées. « Vous pouvez nous féliciter pour l’attaque réussie de l’entreprise, nous avons crypté AXA Asia dans les pays suivants : Thaïlande (Krungthai-AXA), Philippine AXA investment, Hong Kong et Malaisie », se congratulaient les opérateurs. Ils revendiquaient posséder 3 To de données d’ordre médical (Antécédents, y compris des comptes rendus sur le VIH, l’hépatite, les MST et d’autres maladies), les réclamations des clients, les paiements aux clients, toutes les pièces d’identité des clients, comptes bancaires et tous les documents scannés des clients…

    Vos opérateurs ciblent-ils les organisations qui ont une cyber-assurance ? Oui, c’est l’un des morceaux les plus savoureux.

    REvil

    L’attrait pour les compagnies d’assurance a été expliqué par un représentant des opérateurs du ransomware « REvil » dans une interview accordée à Dmitry Smilyanets, analyste du renseignement chez Recorded Future : « Oui, c’est l’un des morceaux les plus savoureux. Il faut surtout commencer par pirater les assureurs pour obtenir leur base de clients et travailler de manière ciblée à partir de là. Et après avoir parcouru la liste, il faut attaquer l’assureur lui-même ». Ces derniers temps, les cyberassureurs ont entamé une série de questions plus détaillées sur les mesures de protection en matière de cybersécurité des assurés avant de leur octroyer une couverture. Mais la succession d’attaques réussies récentes suggère que les compagnies pourraient elles aussi devoir renforcer leurs défenses.

    La société de courtage nouvellement cotée en bourse RSG a fait état, lundi 16 août 2021, d’un incident de sécurité des données survenu aux alentours du 17 avril 2021. Elle a pris connaissance d’une « activité inhabituelle » liée à certains comptes de messagerie de salariés et diligentait une enquête qui s’est achevée le 30 juin 2021. L’entreprise déterminait que certaines boites mail d’employés avaient été lues sans permission entre le 4 et le 20 avril 2021. Il a été montré que certaines informations propres concernant un nombre limité de personnes étaient accessibles, mais pas nécessairement consultées par des individus non autorisés.

    Ryan Specialty Group est une organisation internationale d’assurance spécialisée qui fournit des solutions innovantes aux courtiers, agents et compagnies d’assurance. (Crédits : DR)

    Les informations accessibles comprenaient les :

    • noms
    • numéros de permis de conduire
    • numéros de sécurité sociale
    • informations sur les comptes financiers
    • numéros de passeport
    • informations médicales
    • informations sur l’assurance maladie
    • numéros d’identification délivrés par le gouvernement
    • numéros d’identification fiscale
    • noms d’utilisateur, email et mots de passe
    • dates de naissance de certaines personnes

    L’annonce intervient quelques semaines seulement après que RSG ait fait ses débuts en tant que société publique. Les actions de Ryan Specialty Group Holdings Inc. ont augmenté de 9 % à la Bourse de New York le 23 juillet dernier, ce qui a donné une capitalisation boursière de 6,5 milliards de dollars à l’entreprise de courtage d’assurance fondée et dirigée par le vétéran de l’industrie Patrick Ryan. Il n’est pas le seul courtier d’assurance à signaler des incidents de données. L’automne dernier, le courtier Arthur J. Gallagher a fait état d’une attaque par ransomware survenue entre le 3 juin 2020 et le 26 septembre 2020. Depuis, il fait face à une poursuite judiciaire (suite à l’infection par ransomware survenue entre le 3 juin 2020 et le 26 septembre 2020), principalement par deux anciens employés (Jason Myers, de Californie, et John Parsons, de Louisiane). Les plaignants allèguent que Gallagher n’a pas respecté les normes gouvernementales fédérales et étatiques ainsi que les normes de l’industrie pour protéger leurs informations personnelles. Ils affirment qu’eux-mêmes, des clients et d’autres salariés de Gallagher ont subi des préjudices, ont engagé des frais et sont confrontés à la perspective d’un « risque actuel et imminent de vol d’identité à vie ».

    Comme souvent outre-Atlantique, les litiges se terminent devant la cour, en bataille pour des dommages et intérêts. Le procès s’intitule Myers v. Arthur J. Gallagher. La plainte a été déposée auprès du tribunal de district des États-Unis pour le district nord de l’Illinois. (Crédits : DR)

    La société incriminée a déclaré qu’elle avisait les individus potentiellement concernés et offrait gratuitement des services de surveillance du crédit et de protection de l’identité pendant 24 mois par l’intermédiaire d’Experian à ceux dont les informations intimes étaient accessibles dans les comptes de messagerie au moment de l’incident. Ce qui, selon les requérants, est « totalement inadéquat ». Ils réclament des dommages-intérêts compensatoires, statutaires, nominaux et punitifs, des frais de justice et des services de surveillance du crédit, mais pas seulement. Les plaignants demandent au tribunal d’ordonner à Gallagher de faire tester régulièrement la sécurité de son réseau par des tiers, d’améliorer la formation de son personnel de sécurité et d’acheter ou de financer des services de surveillance du crédit pour ses clients.

  • La nature est stupéfiante

    La nature est stupéfiante

    L’être humain est un mammifère, pour autant il évolue à une vitesse bien moindre que tous les autres. Dans la vie, nos qualités sont nécessaires à notre survie. Les différentes espèces qui peuplent les cinq continents font preuve de propension à l’ingéniosité. L’aspect des avions est une copie de la forme des oiseaux, la résistance des cartons alvéolés est issue des mathématiciennes que sont les abeilles, la flottabilité des radeaux comme ceux des fourmis de feu…

    Si les dancings, bars de nuit ou discothèques sont les lieux idéaux pour rencontrer, les salles de sports le sont désormais. La danse est une manière de se démarquer de nos congénères, d’attirer, ou d’inciter une personne à s’accoupler avec vous., la faune a recours à d’autres tours et de malice. Dans la nature pléthore d’individus usent de rusent et d’artifices pour obtenir les faveurs de leur muse, qu’elle soit de l’instant ou pour la vie.

    De la danse à l’amour, il n’y a qu’un pas

    Il en est un qui n’a rien à envier à Michael Jackson : le Manakin à cuisses jaunes (Ceratopipra mentalis). Il arbore une couleur prédominante noire, un plumage rouge corail sur sa tête en plus de la teinte de ses cuisses. Endémique à l’Amérique du Sud, il vit au Mexique et en Amérique centrale. Il se lance dans une danse langoureuse pour faire chavirer le cœur de sa bien-aimée.

    Manakin, oiseau, photo

    Il se lance dans une parade nuptiale haute en couleur, car il claque ses ailes et exécute une danse qui s’apparente au « moonwalk ». Mais il n’est pas le seul à faire preuve de techniques peu communes pour susciter de l’intérêt de sa future partenaire.

    Le flamant rose prélève une huile qui est sécrétée par une glande qui se trouve tout près de sa queue. Il la tamponne littéralement sur toutes ses plumes pour les hydrater et leur donner un aspect brillant, un véritable gloss. Le maquillage n’est donc pas l’apanage de l’être humain. Après le pas de danse, ou parade nuptiale, mettant en mouvement le corps entier, et que deux Flamants roses se plaisent, ils s’éloignent discrètement de leur groupe pour aller se reproduire. (Crédits : Bình Nguyễn/Pixabay)

    Tous deux construisent le nid de leur poussin qui viendra au monde, un mois plus tard. Un autre oiseau, le « manakin à ailes blanches », sait conter fleurette à sa mie. Originaires d’Amérique du Sud, ils font partie de la seule espèce de manakin à pouvoir reproduire le son du violon. Contrairement à ce que vous pouvez penser, la mélodie qu’ils émettent ne provient pas de leurs cordes vocales, mais de leurs ailes.

    Il les agite à une vitesse exceptionnelle de cent mouvements par minute, qu’il élève au-dessus de son dos.

    En comparaison, le colibri adulte ne dépasse jamais les cinquante claquements d’ailes, quant aux moineaux pas plus de treize sur la soixantième partie d’une heure. Leurs plumes recréent les notes de musique des instruments à cordes frottées lorsqu’elles se touchent entre elles.

    Ils seraient en mesure de produire pas moins de quatorze sons différents à chaque battement, selon la professeure en Biologie évolutive Kimberley Bostwick de l’Université Cornell. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’au moment propice de la reproduction, il sautille de branche en branche, agitant vigoureusement ses ailes au-dessus de son dos, espérant qu’une femelle l’entende et se joigne enfin à lui.

    (Crédits : David Monroy Rengifo)

    Manakin, oiseau, danse

    À cet instant, le nouveau-né est le plus exposé, car il ne peut pas encore se tenir debout. Pour autant, une capacité transmise de génération en génération est la faculté à se tenir debout, une heure après sa venue au monde. La durée de vie d’une girafe est de 20 à 30 ans. « Sur la base de cette nouvelle taxinomie, toutes les girafes, sauf deux sous-espèces, seraient considérées comme vulnérables, en danger ou en danger critique d’extinction. À travers toute l’Afrique, les populations ont diminué de près de 40 % en trois décennies. Il ne resterait plus qu’environ 110 000 girafes sur la planète », écrit Joshua Foer. (Extrait de l’article « Girafes » publié dans le numéro 241 du National Geographic Magazine.)

    Ne pas se fier au féroce Zorille du Cap

    La Zorille du Cap — non, ce n’est pas une faute de frappe — est aussi désignée sous le nom de Ratel. Elle ne semble pas si impressionnante, mais il reste somme toute un animal féroce. Elle tient sa place chez les mustélidés, à ne pas confondre avec la mustébouée, le Pokémon. Ils sont des mammifères carnivores généralement sanguinaires et nocturnes, au corps étroit et allongé, bas sur pattes, parmi lesquels on compte la belette, le blaireau, l’hermine, la loutre, la moufette (connue également comme sconse ou skunks), le putois, le vison.

    Zorille, mammifère, nature,

    Sa particularité est sa profonde résistance, due à son métabolisme, à certains venins de reptiles. Mordue par un serpent, elle sera seulement affaiblie. Et si elle perd connaissance, elle se relèvera « frais comme un gardon».

    Sa témérité à se frotter a des scorpions, et d’autres animaux bien plus grands que lui, lui octroie la qualité d’être tenace. Sa peau dure possède plusieurs millimètres d’épaisseur, lui conférant une bonne protection contre les dards du porc-épic, les piqûres d’abeilles et de puissants coups de patte.

    On trouve la zorille du Cap dans le sud et l’ouest du continent africain. Surnommée le « blaireau à miel », elle est d’un courage exemplaire, elle préférera combattre ses prédateurs au péril de sa vie, plutôt que de prendre la fuite. (Crédits : DR)

    L’élasticité de son corps — tel un chat retombant sur ses pattes — l’autorise à se contorsionner de sorte que, saisie au cou par un prédateur, elle est capable de se retourner et de le mordre à son tour. De plus, sa faculté à courir en arrière lui permet d’échapper à ses agresseurs pour mieux les attaquer ensuite. Ses longues griffes acérées déchirent sans peine ses proies et sa puissante mâchoire peut facilement broyer une carapace de tortue. Son incroyable ténacité fait reculer lions, léopards, crocodiles et autres cobras.

    Ne pas juger un livre à sa couverture

    La fourmi de feu (Solenopsis invicta) est un petit insecte. Originaire d’Amérique du Sud, son corps de couleur rouge-brun mesure entre 2 et 6 mm. Une reine produit de 800 à 2 000 œufs par jour. Une colonie mature compte jusqu’à 400 000 ouvrières. Par le biais des cargos de marchandises, cette espèce a fortuitement migré aux États-Unis en 1930, en Australie, il y a deux décennies, puis au Japon en 2017.

    Elle y est à l’heure actuelle considérée comme une entité envahissante et nuisible pour l’Homme et les espèces endémiques. Détail, elle est extrêmement difficile à éradiquer. Elle résiste à des températures jusqu’à -10 degrés Celsius. Elles sont l’une des 266 genres de fourmis Solenopsis. Si c’est une variété très commune, ces dernières sont beaucoup plus agressives que la plupart d’entre elles.

    Elles sont réputées pour posséder l’un des venins les plus irritants au monde (1,2 sur l’échelle de Schmidt). Ses piqûres « ardentes » (NDLR D’où le nom de fourmi de feu) provoquent de fortes douleurs, des démangeaisons, voire plus.

    Les fourmis de feu peuvent dévorer leur proie jusqu’à l’os. Elles ne mordent pas, mais piquent. Sous le phénomène de « Lyse », elles procèdent à l’injection du venin sous la peau et détruisent les cellules. (Crédits : Bình Nguyễn/Pixabay)

    Fourmi, prédateur, feu

    Mortelle pour de petits animaux, tels les oiseaux, elle n’est létale pour l’Homme, mais certains rapports médicaux ont signalé plusieurs décès causés par un choc anaphylactique suite à une piqûre. « Aux États-Unis, rien que les attaques des fourmis de feu entraînent une centaine de milliers d’hospitalisations et 100 décès par an, pour un coût annuel de 6 milliards de dollars», écrit Quang Pham. Une autre particularité est en cas d’intempéries de se rassembler entre elles pour former un radeau. La reine est au sec à l’intérieur et les ouvrières à l’extérieur, elles peuvent dériver plusieurs mois.

  • Ransomware : un chaud mois d’avril

    Ransomware : un chaud mois d’avril

    Les infections par code malveillant ne se sont pas arrêtées durant le mois d’avril 2021, bien que le mois de mars soit déjà bien rempli. Ce sont donc vingt-et-une attaques perpétrées contre des entreprises privées et publiques en France. Souvent, les tracas sont comme une rangée de dominos, des dommages collatéraux arrivent avec des coûts pour la remise en fonction. Elles sont catastrophiques pour des petites et moyennes entreprises, mais restent un problème majeur pour tout un chacun.

    « Pierre Fabre » avait subi dans la nuit du 30 au 31 mars 2021 une infection par code malveillant de type ransomware. Les opérateurs derrière le RaaS (Ransomware as a Service) « Revil » demandaient une rançon de 50 millions de dollars. L’entreprise amorce un retour progressif à la « normale » un mois après l’infection. Puis, ce fut l’hôpital de Saint-Gaudens, où les soignants s’accommodaient d’une seconde infection, entre LE SARS-CoV-2 et le ransomware. L’armateur Bourbon, leader dans les services de l’offshore pétrolier, infecté dans la nuit du 8 au 9 avril 2021.

    Ce vendredi 9 avril 2021, le maire de Douai (59), Frédéric Chéreau s’exprimait en vidéo : « Une attaque informatique que nous avons subie la nuit dernière, la ville de Douai est l’objet , en ce moment même, d’une attaque par un rançongiciel […] ». Une commune en chasse une autre. À l’inverse du film Ch’tis, direction le Vaucluse. La ville de L’Isle-sur-Sorgue se voyait réclamer une somme rondelette : « […] des hackers professionnels sans doute issus du Liechtenstein réclament une rançon de 500 000 euros à la Ville en échange d’une clé de décryptage », confirmait Pierre Gonzalvès, le maire. Puis Morières-lès-Avignon, autre commune du département, subit à son tour une infection informatique.

    70 attaques mondiales en dix jours

    Un début d’avril particulièrement douloureux en France, sur le front des infections suite aux cyberattaques. Elles sont sept en France, mais soixante-dix dans le monde entier, 229 au mois de mars. L’entreprise infectée In Extenso revendique 100 000 clients en TPE (Très petite entreprise) et PME (Petites et moyennes entreprises).

    ransom, darkweb, code

    Cocasserie du moment, cette attaque survient alors que la délégation aux entreprises du Sénat organisait le 15 avril 2021 à 9 h une table ronde sur la cybersécurité des ETI-PME-TPE, avec Guillaume Poupard (ANSSI) et Jérôme Notin (GIP Acyma), entre autres.

    Conti News est l’un des ransomwares les plus présents quant aux attaques cybernétiques de type ransomware. Le Canadien Capmatic est, avec les trois dernières victimes présentes sur le site de fuite du ransomware sur le darkweb. Les cybercriminels pratiquent la double extorsion, avec sur l’image ci-contre, l’une des dernières revendications des opérateurs.

    (Crédits : capture d’écran/Conti News)

    La fondation Hopale prenait une piqûre de rappel avec l’attaque infectieuse du centre de vaccination de Berk-sur-Mer, dans le Nord-Pas-de-Calais. Les principales menaces venaient des ransomwares Ryuk, Conti et Darkside. Trescal informait par communiqué être la cible d’une attaque sur quelques serveurs européens et asiatiques.

    • 15 avril : Gecos
    • 16 avril : Fondation Santé des étudiants de France
    • 18 avril : Oré Peinture
    • 19 avril : Protectim, prestataire de services sécurité privés, Marietton développement, API
    • 20 avril : l’escape game castrais, Challenge Room
    • 21 avril : Unilasalle, le centre François-Baclesse
    • 23 avril : Apperton, Dirickx, Interfel
    • 25 avril : CNE, la maison de champagne Laurent Perrier, le groupe Hopps, Bourg Saint-Maurice-Les Arcs, Invicta Group
    • 27 avril : Voies navigables de France
    • 28 avril : Reorev

    Les fuites de données de santé, des réseaux sociaux (20 millions de comptes en France), permettent de croiser les données, et, ainsi, de pouvoir accéder à des informations sur des habitudes, préférences… permettant la future infection des systèmes d’information. Douze établissements de la Fondation santé des étudiants de France, dont la clinique iséroise de la Tronche, étaient en pause le 17 avril 2021.

    Chiffrement et extorsion

    « Les hackers ont bloqué le serveur et réclament une rançon », indique Nice-Matin. Les opérations criminelles cherchent à gagner de l’argent, tout simplement, sans états d’âme. Le spécialiste du génie mécanique frappé par le groupe « LV » le 28 avril 2021. Il est partenaire des groupes stratégiques français, tels Thales, Safran, SKF, Eiffage, Schneider Electric, Groupe Atlantic (infecté en 2020) ou encore Michelin, sur les 43 affichés par le groupe sur son site. L’un des derniers à s’afficher au palmarès des opérateurs est la firme japonaise « Kajima Corp ». Les attaques ne sont pas dues au hasard, il existe une démarche première financière, mais pas seulement.

    Car l’entreprise est spécialisée dans la conception, l’ingénierie, la construction et le développement immobilier, et depuis la seconde moitié des années 90, dans l’environnement. Notamment pour le traitement des déchets, le traitement de l’eau, la réhabilitation des sols et le conseil en environnement.

    Nous sommes actuellement sur le web dit sémantique, nommé 3.0, avec en point de mire l’internet 4.0, dont le standard n’est pas encore établi. Il y aura un changement radical, bénéfique pour certains, car grâce à la surveillance de masse votée et en cours d’application en France, avec la loi de sécurité globale, différentes lois « antiterroristes », couplées à l’internet des objets, vous vous trouverez comme les personnages du film « Wall-E ». (Crédits : Obayashi)

    Japon, construction, ransom

    Il est déjà en train de grignoter du terrain, millimètre après millimètre… Est-ce le retour de la trilogie Matrix ou celle de Terminator ? Faudra-t-il beaucoup de temps avant d’y être immergé ? « Les technologies qui le rendront possible sont déjà en développement et commencent à voir le jour. Les assistants virtuels, tels que Siri, Cortana ou Google Now, obtiennent, jour après jour, une meilleure compréhension du langage naturel grâce aux systèmes d’apprentissage automatique. Dans le même temps, Big Data est traité de plus en plus efficacement, reliant toutes les informations obtenues à travers de multiples sources », écrivait en septembre 2020 le journaliste Dimas Pardo.

  • La nature est magique

    La nature est magique

    Souvent le règne animal est empli de surprises, sur lesquelles l’être humain s’émerveille. Certaines font froid dans le dos, quand d’autres sont peu ragoûtantes. Elles permettent de contempler avec stupéfaction l’accommodation des différentes espèces et leurs évolutions. Un florilège de nos voisins, issus des mers et étendues d’eau de nos contrées. D’autant que toutes ont une utilité, dans un monde sauvage où la survie est la règle, ne laissant peu de place au relâchement.

    Le Fugu prend la grosse tête face à ses détracteurs. Il absorbe une quantité d’eau suffisante, à l’approche de prédateurs, pour se gonfler et afficher ostensiblement des piquants à faire pâlir de jalousie les escrimeurs du monde entier. Celui que l’on surnomme affectueusement poisson-globe, poisson-lune, ou encore le poisson-poison est un met connu et couru des Japonais, à plus d’un titre. Le premier se juge à la fin du repas, une fois que les lèvres sont légèrement anesthésiées par l’infime dose de poison qu’il contenait encore.

    Aucun antidote !

    Puis la rareté provoque une flambée des prix exorbitants, transformant un simple plat en véritable luxe. La dégustation d’un plat de Fugu dans de grandes tables comme le restaurant deux étoiles Usukifugu Yamadaya situé à Hiroo commence à 6000 yens (46 €) jusqu’à 30 000 (230 €). De bonnes adresses proposent également le Fugu, ainsi le Kikuchi à Ueno, propose une entrée de gamme à 4000 yens (30 €).

    Fugu, Japon, sashimi

    Le poisson-lune possède une toxine plus puissante que le cyanure, la tétrodotoxine. Cette dernière est contenue dans ses organes que sont le foie, les ovaires et les yeux.

    C’est pourquoi seuls des spécialistes sont autorisés à le cuisiner et après une formation de trois à cinq années sanctionnée par un certificat d’État.

    Ses effets sont fulgurants : la langue s’engourdit d’abord, puis les lèvres et la bouche entière. Le système nerveux est atteint, la victime peut être prise de convulsions, perdre la parole, être paralysée puis perdre conscience et en mourir.

    Quatre à huit heures, c’est le délai moyen de survie après l’absorption du poison. De plus qu’il n’existe aucun antidote.

    (Crédits : DR)

    Chaque année, on déplore au Japon plusieurs empoisonnements liés à une mauvaise préparation de ce poisson. Comme Bandô Mitsugorô VIII (1906-1975), célèbre acteur de théâtre kabuki, qui par défi se risquait à goûter au fruit défendu. En voulant impressionner ses invités, il goûtait le foie de l’animal… et qui a succombé à sa bravade, seul dans sa chambre.

    Avaler grâce à ses yeux

    Inconcevable pour nous êtres humains, mais la grenouille se sert de ses yeux pour avaler plus facilement. Elle fait descendre un œil, voire les deux, dans sa cavité buccale pour faire passer sa nourriture de l’extérieur vers l’intérieur. L’impression donne à voir qu’elle dort, pas du tout, maintenant vous observerez d’un autre œil les amphibiens. Elles sont très utiles aux jardiniers.

    En effet, devenue adulte, la grenouille comme la rainette verte, se délecte d’insectes de toutes sortes (papillons, mouches, moustiques…). Si vous croisez une grenouille dans votre jardin, vous pouvez tenter de l’embrasser, elle se transformera peut-être en princesse, avec votre âme d’enfant vous pourriez donner vie au conte et légende, qui sait.

    Saviez-vous que la plus grosse grenouille de la planète, Conraua goliath, pèse plus de 3 kg, et mesure plus de 30 centimètres, sans compter ses pattes arrières. Une fois déployée, elle triple sa longueur.

    Un papillon vit dangereusement posé sur la tête du batracien, la grenouille n’a d’yeux que pour lui (Crédits : Frank Winkler/Pixabay)

    Grenouille, mare, papillon

    Elle vit au Cameroun, en Afrique de l’Ouest. Quant à la plus petite, qui est Cubaine, elle ne mesure pas plus d’un centimètre. Néanmoins, elles sont championnes de saut avec des bonds à plus de 20 fois leur propre taille, faites le calcul pour la vôtre c’est impressionnant.

    Respiration aérienne

    Pléthores d’insectes vivent et évoluent dans une mare. Ainsi les acilies, coléoptères nageurs, possèdent une particularité déconcertante. Les mâles sont munis de ventouses sur leurs pattes pour retenir les femelles durant l’accouplement. Mais ces dames, préférant la multiplicité de partenaires, ont quant à elles développé sur le thorax une structure empêchant ces derniers de s’éterniser.

    Dyptique, amre, aquatique

    L’acilie adulte mesure pas plus de 20 mm. Les dytiques ont hacké, ou détourné de l’utilisation première, leurs ailes afin de chasser sous l’eau. Car ils forment une famille de coléoptères, comme leurs cousins les scarabées et les coccinelles, dont ils possèdent une respiration terrienne.

    Mais comment font-ils ? Le plus simplement du monde, ils se servent de leurs ailes, ou élytres, pour emprisonner une bulle d’air, comme le commandant Cousteau et ses bouteilles de plongée. Les dytiques mettent leur ingéniosité à leur propre service, avec ses pattes arrières frangées de poils natatoires qui lui servent de véritables rames pour se déplacer aisément sous l’eau, magique !

    (Crédits : DR)