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  • Un réveillon aux pâtes carbonara (épis. 15/46)

    Un réveillon aux pâtes carbonara (épis. 15/46)

    Dans deux jours, Flavien fête Noël à l’autre bout du monde, seul face à la nature. Il aura son cadeau bien avant la date : un renard de Magellan. Après les réjouissances, les plats à la carte sont copieux : des névés, un dénivelé positif, des chemins presque vierges de tout passage. La nostalgie le tient, c’est son troisième Noël sans sa famille autour. Pour autant, il peut se vanter d’avoir pris le petit déjeuner avec des flocons de neige illuminant le ciel.

    « À midi, sur le bord de la lagune j’aperçois un renard de Magellan, le fameux dont Darwin parle dans son récit ! » Le culpeo se positionne près de la zone de pique-nique. Il doit être coutumier du fait, pense l’observateur. Trêve de plaisanteries, « je ne traîne pas. J’attaque la grande randonnée avant 13 h. » Le sentier demeure introuvable durant les premiers kilomètres. Précautionneux, il use de son GPS pour tracer sa voie, afin d’éviter les grosses courbes de niveau.

    Une verticalité incroyable

    Les personnes qui tentent ce trek ne sont pas nombreuses. « J’arrive dans une tourbière où je réussis à discerner une sente, il n’y a pas beaucoup de monde qui fait ce trek… » pense Flavien. Les heures s’enchaînent. Le forcené se trouve nez à nez avec quelques cairns. Ces « tas de cailloux » indiquent le chemin à suivre dans les endroits où un balisage « classique » n’est pas pratique ou voyant.

    Avant d’attaquer le dénivelé positif, quelques torrents sont à traverser. Un refuge, pas mentionné sur les cartes de Flavien se découvre.

    « Je passerais bien une nuit ici, mais il n’est que 16 h 30, il faut que j’avance si je veux réussir à faire le trek en 3 jours. »

    Quelques dizaines de pas engloutis « je découvre le col qu’il me faut passer pour rallier l’autre vallée où je compte poser ma tente. »

    Il semble infranchissable, surtout avec les nombreux névés subsistant en cette fin d’année. « En me rapprochant, ça semble faisable. » Il poursuit en direction des 250 m positifs, d’une verticalité incroyable.

    « J’attaque les névés de côté, en pas chassés, pour éviter de dévaler la pente. Là-haut ça caille, mais la vue commence à être sympa. J’enchaîne un col voisin à plus de 800 m après avoir traversé un éboulis très grossier. » (Crédits : Flavien Saboureau)


    Il est 18 h quand il s’attelle à la descente. La hantise de ne pas trouver de bivouac plat et sec augmente. « Je trouve un spot idéal près d’un torrent, ce qui me permettra d’avoir de l’eau pour la cuisine », se réjouit-il. Le temps se couvre, le froid tombe. « Je croise les doigts pour qu’il y ait un fin manteau neigeux au réveil. Je protège les côtés de la tente au cas où je m’endorme très tôt. Cette journée pleine d’incertitudes m’a épuisé. »

    Réveillon de Roi pour Noël

    « Il est 21 h 41. Je viens de finir de manger mes pâtes carbonara lyophilisées. À la maison tout le monde doit être sorti de table, les enfants avec leurs cadeaux. » Pour marquer le coup, des branches de Nothofagus betuloides et Chiliotrichum diffusum sont à l’entrée de la tente. « C’est la première fois que je fête un réveillon seul, pas dingue comme situation, mais je n’avais pas le choix si je voulais faire ce trek avant de partir d’Ushuaïa. » C’est le troisième réveillon de rang sans sa famille, les deux précédents étaient sur Amsterdam.

    Installé sur son bivouac à 550 m d’altitude, il tombe quelques flocons de neige durant son petit déjeuner. « C’est sûrement la seule fois où j’en ai vu le jour du réveillon », s’amuse-t-il.

    La tente se plie malgré l’humidité des quelques flocons. Il descend plein ouest. « La sente se distingue à peu près, mais la traversée d’une rivière me pose quelques soucis », assure-t-il.

    Arrivé au point prévu, impossible de trouver quelconque sente ou indication. Le GPS sort de son sommeil. « J’essaye de le suivre, mais je ne suis pas assez assidu et je me retrouve à littéralement escalader une forêt de lengas ».

    Elle a brûlé, il y a quelques années. Sur les 300 m de dénivelé positif « je m’échine à m’arrimer aux troncs, parfois trop cramés… » (Crédits : Flavien Saboureau)


    Après deux heures de concentration pour se dépêtrer de cet amas de branches, il retrouve un semblant de sentier, il est 14 h. L’estomac crie famine. « Il fait faim depuis quelque temps », lâche-t-il. À peine arrivé où il prévoit de pique-niquer, un condor le repère. « Il se rapproche en tournoyant à une cinquantaine de mètres par moment. Cela dure cinq minutes, incroyable ! » Flavien mange sur le pouce. Cette mésaventure lui fait perdre beaucoup de temps sur sa prévision. « Le paysage est remarquable, un semblant de cirque me fait face. »

    En direction du col du papillon

    Désormais, direction le Paso Mariposa, à 920 m. Il s’engage dans la vallée. Voyant les quantités de neige restantes, « je commence à appréhender de ne pas avoir de crampons. » Surtout qu’il n’y a pratiquement aucune trace. Traversant trois ou quatre névés d’une centaine de mètres, son arrivée au col s’effectue sous un soleil radieux. « Finalement, bien que molle, la neige était bonne pour pouvoir y aller sans crampons. »

    « Il n’y a presque pas de vent en ce 24 décembre, les conditions sont idéales pour la plus alpine des étapes. » Il redescend jusqu’au Paso Valdivieso, et profite du spectacle de condors profitant des courants ascendants. « Je suis à 620 m, et le bivouac espéré est à 250 m, il y a encore du chemin », souligne Flavien. D’autant que la tocante sonne 17 h 30.

    Il suit le cours d’un torrent de montagne. « Les berges sont recouvertes par de magnifiques coussins de sphaignes, dans lesquelles poussent des lengas aux formes incroyables. » C’est un des plus beaux paysages qu’il a pu observer. Il touche enfin au but. Le site de bivouac indiqué sur son GPS. La zone est inondée compte tenu du travail des castors. Il s’emploie à trouver en vain un lieu idéal. « Je ne trouve rien de plat et sec alors je continue mon chemin entre les nombreux troncs abattus par les castors », se désole Flavien. (Crédits : Flavien Saboureau)


    Il est déjà 20 h, le soleil passe derrière les montagnes. « Je suis un peu stressé de ne pas savoir si je vais trouver une zone de bivouac. » Finalement, quelques dizaines de minutes plus tard, sa bonne étoile lui sourit. Enfin un endroit plat. Il est situé dans un méandre de rivière. « Ouf ! Je peux souffler et commencer à monter la tente avant que la pluie annoncée demain ne fasse son apparition. » À suivre…

  • Le destin tragique d’Abraham Lincoln et du Titanic

    Le destin tragique d’Abraham Lincoln et du Titanic

    Le 15 avril demeure une date gravée dans la mémoire collective. Elle se tient en deux événements séparés par près d’un demi-siècle. Leurs impacts sur la société américaine sont profonds. Le premier est l’assassinat d’Abraham Lincoln en 1865. Le second est le naufrage du Titanic en 1912. Ces deux catastrophes ont chacune marqué un tournant. Tant l’histoire des États-Unis, mais aussi dans la conscience mondiale. Le 16 avril évoque l’offensive dramatique du « Chemin des Dames » en 1917.

    Abraham Lincoln, seizième président des États-Unis, est élu le 6 novembre 1860. Il fut une figure centrale de la Guerre civile et de l’histoire du continent américain. Le Titanic, quant à lui, était le symbole de l’ingénierie humaine et de l’opulence du début du XXe siècle. L’insubmersible tente de relier le vieux continent au nouveau, comme le fit le Mayflower en 1620.

    Deux destins tragiques

    Abraham Lincoln remporte l’élection de 1860. Il devient le seizième président des États-Unis, et succède ainsi à James Buchanan Jr. La victoire du candidat républicain de l’Illinois, hostile à l’esclavage, mécontente les États du Sud. Luttant avec passion pour l’unité de la nation, il provoque un tournant dans l’abolition de l’esclavage. Il fait ratifier le XIIIe amendement. Ce dernier obtient la majorité des deux tiers requise pour amender la constitution. Il est adopté par le Congrès le 6 décembre 1865. Il entraîne l’affranchissement de quatre millions d’esclaves.

    Pour mieux saisir, le 24 décembre 1860, veille de Noël, la Caroline du Sud déclare l’union des États américains dissoute. Elle est la première à faire sécession.

    Le 4 mars 1861, lors de son investiture à Washington, devant le Capitole, Abraham Lincoln condamne la création de la Confédération sudiste. Il pose les jalons du futur. « Tout acte de violence contre l’autorité des États-Unis est de nature insurrectionnelle ou révolutionnaire ».

    Quatre États font sécession, et rejoignent la Confédération : la Virginie, l’Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord. Le 23 mai, le désormais célèbre lieutenant-colonel Robert E. Lee, devenu général Lee démissionne de l’armée régulière, pour se mettre au service des Confédérés.

    Les troupes dites de l’Union sont renforcées par les Afro-Américains du Nord et les affranchis du Sud. La Proclamation d’émancipation du 1er janvier 1863 déclare « que toutes les personnes détenues comme esclaves » dans les zones rebelles « sont et doivent dorénavant être libres ».

    Plus de 200 000 hommes servent aux côtés des fédéraux. La guerre de Sécession, qui a déchiré les États-Unis pendant 4 ans, vient de se terminer le 9 avril avec la reddition du général sudiste Lee. Quelques généraux résistent jusqu’à la dernière extrémité. L’ultime instant, le 23 juin 1865 avec la reddition du général Stand Watie, chef cherokee et unique général amérindien.

    De son côté Jefferson Davis est le président des États confédérés. Le « planteur » tente de s’enfuir au Mexique. Il est rattrapé et emprisonné. Les historiens spécialistes de l’époque avant la guerre civile américaine définissent un « planteur » comme une personne qui détient des terres et au moins 20 esclaves. (Crédits : Brady, Mathew B., approximately 1823-1896, photographer/Library of Congress)

    Le soir du 14 avril 1865, Abraham Lincoln se rend avec sa femme Mary au Ford’s Theatre de Washington DC. Mortellement blessé par John Wilkes Booth, acteur et sympathisant confédéré. Il succombe à ses blessures le 15 avril, ce qui plonge la nation dans le deuil.

    Quand le Titanic sombre

    Son naufrage lors du voyage inaugural est l’une des plus grandes catastrophes maritimes, en temps de paix. Comme le raconte le film de James Cameron, dans la nuit glaciale du 14 au 15 avril 1912, le Titanic heurte un iceberg dans l’Atlantique Nord. Le périple de Southampton à New York fut son tombeau.

    Le fleuron de la construction navale, sombre. Les journaux français titrent que l’ensemble des passagers étaient saufs, trompés par les dépêches. « Mais on a pu, heureusement, sauver les 2 358 personnes qui se trouvaient à bord », relate Le Petit Parisien. « Il y avait 2 600 personnes à bord. Toutes sont sauvées. »

    Le 17 avril, les titres indiquent 1 800 personnes sauves, l’équipage périt en totalité. Le lendemain, le chiffre passe à 1 325 victimes.

    La perte du Titanic est seule du à l’imprudence. « Le navire marchait à une vitesse de 22 nœuds lorsqu’il heurta un iceberg. Le choc fut terrible. […] Je sautais par-dessus bord et réussis à m’agripper à une embarcation. Je fus hissé dans la chaloupe parce qu’elle était remplie de femmes et qu’il n’y avait pas assez de marins pour la manœuvrer », explique M. C. Tengel dans l’Ouest-Éclair du 20 avril 1912.
    (Crédits : RMS Titanic departing Southampton on April 10, 1912./Francis Godolphin Osbourne Stuart)

    Ces deux événements, bien que très différents affichent des similitudes frappantes. Chacun a eu lieu en avril, a résulté en une perte humaine immense, et a provoqué une onde de choc culturelle et émotionnelle, au-delà des frontières américaines.

    L’offensive du Chemin des Dames

    Les conditions météorologiques sont véritablement mauvaises. Le printemps 1917 est très froid. Il neige le 16 avril. Des températures de -20 °C refroidissent toutes les ardeurs. L’échec français est consommé en une seule journée. Sur les 10 kilomètres prévus, seuls 500 mètres sont parcourus.

    Les pertes sont colossales.


    Pas moins de 30 000 morts en dix jours rien que du côté français. Le général Nivelle en est tenu pour responsable.

    L’année 1917 place le Chemin des Dames au centre des événements militaires. En décidant d’attaquer le 16 avril entre Soissons et Reims, le général Nivelle compte sur la surprise pour remporter au Chemin des Dames une victoire décisive avec un million d’hommes. Son échec provoque une crise de confiance sans précédent dans l’armée.

    En novembre 1916, il assure à tout un chacun que « Je renoncerai si la rupture n’est pas obtenue en quarante-huit heures. »

    (Crédits : Le Petit Parisien/BnF/Gallica)

    Les combats se poursuivent sur le Chemin des Dames tout l’été jusqu’en octobre. Cet emplacement est une place forte. Les Allemands abandonnent le plateau suite à la victoire française de La Malmaison, le 23 octobre 1917. En mai 1918, une attaque victorieuse qui permet aux Allemands d’atteindre rapidement Soissons puis Château-Thierry. De nouveaux combats se dérouleront sur le plateau au début du mois de juin 1940.

  • Iberdrola condamnée à 6,5 millions d’euros d’amende

    Iberdrola condamnée à 6,5 millions d’euros d’amende

    Il y a deux ans, la société ibérique I-DE Redes Eléctricas Inteligentes, distributeur d’électricité du groupe Iberdrola subit une cyberattaque. Les données de 1,3 million de clients étaient exposées. Le 15 mars 2022, l’incident se déroulait, le lendemain il est clos. La police affirmait que les responsables de cette attaque n’ont pas eu accès à des données sensibles. Le vol concerne au total 1,5 million de clients de I-De et Curenergia. La fuite a permis de télécharger pendant 7 jours les informations personnelles de millions de consommateurs à partir de son service de gestion des dossiers de raccordement.

    Le prénom, nom, le numéro d’identification, l’adresse de domicile, le téléphone et le courriel sont divulgués. L’Agence espagnole de protection des données (AEPD) vient d’infliger une amende de 6,5 millions d’euros en ce mois d’avril 2024.

    Grosse amende contre grosse fuite

    Ainsi, durant une semaine, les personnes à l’origine du vol copient les informations de plus d’un million de clients. La société compte plus de 20 millions d’utilisateurs. Mais cette opération affecte d’autres spécialistes du marketing comme Curenergy. L’entreprise, Iberdrola paye pour apprendre.

    Plusieurs procédures la concernant viennent de se clôturer. Pour violation de l’article 5.1.f du RGPD à l’article 83, paragraphe 5, du RGPD, une amende de 2,5 millions d’euros est infligée.

    Auquel s’ajoute un autre million d’euros pour la violation de l’article 32 du RGPD, défini à l’article 83, paragraphe 4, du RGPD.

    Mais le géant de l’électricité voit s’additionner 3 nouveaux millions d’euros après la résolution de procédures supplémentaires.

    Dans ce dernier cas, les amendes sont d’un million (contrevenant à l’article 32 du RGPD, à l’article 83.5 du RGPD) et de 2 millions d’euros (une violation de l’article 5.1.f) du RGPD, définis à l’article 83.5 du RGPD).

    La société avait déjà fait les frais d’amende au sujet du non-respect du règlement de protection des données.

    À hauteur de 80 000 € le 14 février 2020, et 100 000 € le 3 février 2021. (Crédits : Erik Mclean/Pexels)


    Il est également prévu une amende maximale de 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’année précédente, le montant le plus élevé étant retenu. Sauf que pour des entreprises qui ne communiquent pas leurs chiffres d’affaires, cela se complique.

    Endesa s’offre la plus grosse amende

    Si son concurrent espagnol Iderbrola voit une amende de 6,5 millions d’euros, elle correspond à plusieurs affaires. Endesa quant à elle se voit infliger la plus grosse amende pour une compagnie d’électricité. En une seule amende, Endesa est mis en demeure de régler 6,1 millions d’euros. Cela après la validation que quelqu’un vendait sur Facebook des codes d’accès à sa plateforme SalesFolder, explique Bandaancha.

    Cette plateforme, ou base de données permet de consulter les données personnelles des clients. Mais également les points de livraison (PDL, CUPS en Espagne).

    Les données personnelles de 4,8 millions de clients en électricité et de 1,2 million en gaz de la société Endesa ont pu être consultées par des tiers extérieurs à la société. L’AEPD explique l’ensemble sur 214 pages.

    Ce qui occasionne des campagnes frauduleuses et malversations en tout genre.

    Les propositions commerciales montrent patte blanche. Les données en leur possession permettent de connaître vos prénom et nom, et le fameux CUPS unique. Ainsi ils peuvent effectuer une migration de votre fournisseur d’électricité vers le leur.

    (Crédits : bandaancha.eu)


    Les données accessibles sont le prénom, le nom, le numéro de la carte d’identité, le numéro de téléphone, l’adresse électronique, l’adresse postale, le numéro de compte bancaire, le CUPS, la consommation, la facturation et l’en-cours. Encore mieux, l’obtention de données techniques sur 30,6 millions de points de fourniture en électricité et 8,6 millions pour le gaz auprès de n’importe quelle compagnie est possible.

    La backdoor XZ et Andres Freund

    Deux petites lettres qui ont un potentiel de destruction conséquent. Le 29 mars 2024, Andres Freund renifle un truc qui ne tourne pas rond, explique LeMagIT. Cette chose est capable de passer outre l’authentification SSH. Une backdoor installée par un certain JiaT75. « La backdoor se planque dans les fichiers de test bad-3-corrupt_lzma2.xz et good-large_compressed.lzma, et utilise un script appelé par build-to-host.m4 pour s’incruster dans le processus de build », relate Korben.

    Ce qui est complètement ahurissant, c’est la méthode utilisée par cet individu. Depuis 2021, il s’intéresse et contribue à la bibliothèque XZ. Il finit par force de travail à obtenir la confiance, ce qui lui octroie des privilèges.

    Par pression successive, Jia Tan accède à un degré de confiance qui lui permet de fusionner son propre code en janvier 2023. Il fait pression pour ajouter un autre mainteneur. En janvier 2024, la backdoor est finalisée, puis découverte en mars.

    La réflexion posée sur l’open source est que des personnes donnent de leurs temps et de leurs talents pour aider, et résoudre des problèmes. Mais que comme toute équation, il tend avoir une limite mathématique.

    (Crédits : Mantas Sinkevičius/Pexels)


    Quand est-il du projet XZ ? Des questions se posent, beaucoup s’interrogent. Des retombées potentielles sur les projets open source ? Ce qui est sûr est que désormais la phrase de Vladimir Illicth Lénine prend encore plus de sens : « La confiance n’évite pas le contrôle ».

  • Soixante-dix ans d’existence pour la… TVA

    Soixante-dix ans d’existence pour la… TVA

    Un anniversaire bien calme pour celle qui s’attache à tous. Riche et pauvre, célibataire comme mariée, femme et homme, tous égaux. « Salut ! TVA bien ! » chantaient Les Inconnus. C’est le seul impôt que chaque citoyen sur le territoire français paye. La taxe sur la valeur ajoutée est partout. Elle affiche ses taux en France et en Europe. Elle diffère selon l’endroit, selon le produit. Elle rapporte gros, deux cent deux milliards en 2023, soit sept milliards de plus qu’en 2022.

    Une rumeur indique que le « Made in France » ne s’exporte pas. Il existe des choses inventées en France et adoptées partout sur terre ou presque. La taxe sur la valeur ajoutée est imaginée en France. Le premier impôt en France reste l’objet de débats agités sur son caractère inégalitaire. Maurice Lauré est prisonnier en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. « Revenu de captivité, il devient numéro deux de la Direction des impôts et écrit en 1952 son livre fondateur : La Taxe sur valeur ajoutée », racontait Denys Brunel, l’un de ses anciens collaborateurs au journal La Croix. La TVA voit le jour le 10 avril 1954.

    D’inspecteur des finances à banquier

    Elle représente plus d’un tiers des recettes fiscales. Elle oscille entre 2,1 et 20 %. Maurice Lauré, polytechnicien devenu inspecteur des finances est le « papa » de la TVA. Son constat dans les années 50 est que de plus en plus d’activités économiques donnent lieu à des échanges, et son livre. « Il faut généraliser l’impôt sur le chiffre d’affaires et sur les salaires », explique Jean-Marc Daniel dans les lignes de Le Point. Maurice Lauré sera aussi directeur de la Société Générale.

    L’histoire de France sert toujours. En 1639 Louis XIII est en guerre. Il veut récolter d’avantage de revenus. Les producteurs normands de sel apprennent qu’ils vont payer la gabelle. C’est la révolte des « va nu-pieds ».

    Cette envie travers les étages de la gouvernance française. Mais le polytechnicien change son fusil d’épaule. Il décide d’un trait de génie de taxer la valeur ajoutée produite par une entreprise.

    C’est l’apothéose financière. Elle représente 37,5 % quand les impôts sur le revenu sont à 24,1 %, et 18,4 % pour les sociétés. Mais l’accouchement s’effectue dans la douleur, car la contestation existe.

    Pierre Poujade donne son nom au mouvement qui défend artisans et commerçants : « Les Poujadistes ». (Crédits : Marek/Pixabay)

    Une nouvelle mise en œuvre d’impôt touchait 1 000 000 de commerçants, 700 000 artisans et un million et demi d’agriculteurs qui ne payent rien à l’époque. La France compte en 1954, 42,88 millions d’individus. Le ministre de l’Économie et des Finances qui porte ce projet deviendra Président de la République deux décennies plus tard : Valéry Giscard d’Estaing.

    Un taux équivalent en Europe

    Un tel engouement est à noter. Chaque pays comprend la manne financière engendrée et adopte la TVA. Elle oscille entre 17 % au Luxembourg pour atteindre 27 % en Hongrie. Les taux réduits sont sensiblement égaux, hormis la Hongrie qui affiche 18 %.

    Ce qui est intéressant est que les jeux de cartes comme la pornographie se trouvent taxés à 33 % jusqu’en 1992. 20 ans plus tard, François Hollande assure ne pas être opposé à la création d’une TVA à 33 % sur les produits de luxe.

    Le taux dit majoré atteint 33 % entre 1970 et 1992, il concerne les produits dits « immoraux ». La réglementation européenne fixe par directive la possibilité d’avoir trois taux différents par État membre de l’Union européenne (UE).

    Mais les gouvernements trouvent une parade à cette disparition, les droits d’accises. Ces taxes indirectes sont accouchées en 1993, à l’ouverture du marché unique. Un taux minimum est décidé, l’État peut choisir de rester à ce taux, ou d’augmenter ses recettes fiscales (Crédits : Alexa_Fotos/Pixabay).


    Je vous le donne en mille, il existe trois types de marchandises ou les États membres de l’UE : l’alcool, le tabac et l’énergie. Dans la législation s’ajoutent une définition des catégories de produits couverts et les modalités d’application de la taxe. Puis les taux minimaux à appliquer consultables. Une possibilité d’interaction avec le champ d’application des éventuelles exonérations. Enfin les règles générales concernant la production, le stockage et la circulation de ces produits dans l’UE.

    Le « retour » de la TVA sociale

    L’actuel ministre des Finances Bruno Le Maire est l’un des partisans de ladite TVA sociale. Le Point relate que l’homme d’État défens ce projet dans son libre « La Voie française » (éditions Flammarion, 2024). Elle pourrait permettre de diminuer les cotisations sociales et patronales en augmentant (en contrepartie) le taux de la TVA. « Est-ce normal que celui qui travaille paye systématiquement pour tout et pour tout le monde ? Je l’affirme : nous ne pouvons plus continuer à financer notre protection sociale uniquement sur ceux qui travaillent », répond Bruno Le Maire à une interview de Sud-Ouest.

    Aux prémices des années 70, les gouvernants français songent à varier le taux de TVA pour remédier à une crise des finances publiques. La dévaluation de la monnaie semble inéluctable. Le général de Gaulle s’y oppose sous le conseil de Raymond Barre. La TVA sociale est née. Elle se substitue à la dévaluation de la monnaie qui aura cours en 1969 quand même.

    Les années 90 voient l’apparition de deux nouvelles taxes. La contribution sociale généralisée (CSG) et de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) impactent les revenus. La première s’applique dès 1991, elle rapporte plus de 100 milliards chaque année. La CRDS créée par l’ordonnance du 24 janvier 1996 devait s’éteindre 13 ans et un mois plus tard.

    (Crédits : Alexa_Fotos/Pixabay)

    L’impact est moindre quand « c’est pour votre bien et votre sécurité ». Existe-t-il un parallèle entre la CSG, CRDS et la vidéosurveillance algorithmique prônée en Auvergne-Rhône-Alpes sous couvert de Jeux olympiques. C’est ce que dénonce la quadrature du net sur la surveillance biométrique, comme dénonçait Pierre Poujade avec la « Gestapo Fiscale ». Une fois les mesures installées, il n’existe pas de retour en arrière, l’histoire le démontre.

  • Un dernier verre avant le départ d’Ushuaïa (épis. 14/46)

    Un dernier verre avant le départ d’Ushuaïa (épis. 14/46)

    Un mois de découvertes, de voyages, de photographies. Ce 21 décembre 2023, Flavien sort de sa torpeur. Il est 10 h lorsqu’il arrive à ranger l’intégralité de son sac. La beauté des paysages et l’ambiance ralentissent sa progression, il s’est attaché à Ushuaïa. Vu le reportage de TF1 hier soir (8 avril 2024), tout un chacun comprendra. Mais le réveil va être torride, il faut traverser la rivière glacée. Un plaisir qu’apprécie particulièrement l’aventurier.

    C’est donc le sac sur le dos, chargé comme un mulet, chaussé de tongs que Flavien part jusqu’à la berge. Une surprise l’attend de l’autre côté. Caché par un bosquet, il observe une tente sur l’autre rive. « Je n’étais alors pas seul à dormir dans le coin cette nuit, quel étonnement. » C’est une Anglaise qui se réveille juste. Elle est arrivée hier soir. Elle ne prend pas le risque de traverser le cours d’eau, il est déjà tard.

    Une bière entre Français au « Dublin »

    La température est basse ce matin, alors la neige n’a pas fondu cette nuit. L’avantage est que le cours d’eau est moins haut et moins puissant. Flavien passe aisément. Une fois ses pieds séchés et chaussés, « je prends la direction du Lago Superior ». Quelques centaines de mètres le séparent du sommet. Arrivé, il rebrousse chemin, et attaque la descente dans une nouvelle vallée. Il s’étonne de croiser autant de personnes. Tous marchent en direction du tunnel de glace. La seule question : « ¿ Cuánta nieve queda en el paso ? »

    Dans la forêt de lengas, Flavien enjambe de nombreuses rivières et ruisseaux. Des passerelles de fortune sont aménagées. Il s’offre le luxe d’observer son premier ouvrage de castor.

    « Ces animaux introduits ici pour leur fourrure au siècle dernier font des ravages. Ils déciment des hectares de forêts pour créer leurs barrages qui inondent des vallées entières, impressionnant. »

    Sur des kilomètres, l’aventurier traverse les massifs forestiers sans grosses surprises. Sur la fin du chemin de rando, il longe de magnifiques tourbières à sphaignes.

    « Leur planéité et leur couleur d’un rouge éclatant m’ont longtemps fait rêver depuis la métropole. J’espère y voir Lepidothamnus fonkii, le plus austral des conifères. »

    (Crédits : La turbera/Flavien Saboureau)

    Bredouille est-il ? Oui, mais il est tout aussi content de trouver Tetroncium magellanicum, une plante emblématique de ces milieux. Remis en marche, « je croise Pierre, le français du Mans avec qui j’avais partagé ma chambre de l’auberge de jeunesse à Rio Gallegos. » Les deux voyageurs discutent durant une quinzaine de minutes, puis Pierre se rend bivouaquer où Flavien était hier soir.

    Une promesse avant de partir

    « On se salue en se promettant d’aller boire une bière avant notre départ d’Ushuaïa. » Après ses retrouvailles, la monotonie s’installe. Il doit rallier le centre-ville d’Ushuaïa, par la route. Huit kilomètres d’un ennui peu croyable. Le pas qui résonne sur la route lui rappelle une douleur apparue au pied gauche, il y a quelques heures.

    Elle est semblable à celle eu sur le GR20 lorsque ses chaussures étaient trempées. « La peau fripée se coude en quelques sortes. Je n’ai pas dû les laisser assez longtemps près du feu hier soir », se lamente Flavien.

    Avant de laisser place à l’asphalte, la route était faite de gravillons calcaires. Ces derniers partent en poussière dès qu’un véhicule passe. « Je vois alors passer une citerne d’eau qui arrose la route pour éviter aux maisons adjacentes de finir sous des centimètres de poussières, bien que ce soit déjà plus ou moins le cas… », s’étonne-t-il.

    La cène est inimaginable en France. La ressource en eau n’est pas un problème quand on voit le nombre de torrents issus de glaciers autour de la ville, observe-t-il.

    (Crédits : Bruant chingolo [Zonotrichia capensis]/Flavien Saboureau)

    Un repos en vue attend le baroudeur. « Je prends une nuit dans la même auberge, mais le prix est passé de 18 000 à 22 000 pesos en 2 jours. » De 19 à 22 € est pour la peine, il a un dortoir de six lits pour lui tout seul cette nuit là. Après avoir identifié quelques plantes qui me posent problème, direction la cuisine. C’est l’occasion de rencontrer à nouveau une Française qui vient d’arriver à l’auberge. « Aujourd’hui ça fait un mois que je suis parti de la maison… »

    Une journée de repos entre deux treks

    C’est la journée de repos entre les deux treks Ushuaiens. « Ça tombe bien, il pleut », se réjouit-il. Annoncé, Flavien s’organise en conséquence. La matinée il séjourne dans l’auberge. Il répond à des messages, des mails et effectue des recherches sur ses prochaines destinations. L’après-midi est réservée pour les courses. « Je passe un peu de temps sur les monuments en l’honneur de la guerre des Malouines, c’est la première fois qu’une guerre me passionne… »

    Dans la soirée j’envoie un SMS aux Français croisés jusqu’ici à Ushuaïa pour leur proposer de boire un verre dans un bar. Finalement nous serons sept Français, au bout du Monde… autour d’une table au Dublin. « Le bar branché de la ville ».

    L’occasion de goûter à quelques bières comme la Cap Horn après avoir goûté à la Patatonia à Rio Gallegos. Aujourd’hui 22 décembre 2023, c’est le départ pour le plus gros trek de mon séjour à Ushuaïa. Au programme 50 km dans la Sierra Valdivieso.

    Sur le web, cette randonnée est annoncée difficile, très humide et sans vraiment de balisage. Elle est donnée pour trois à quatre jours, mais je prends pour 4 jours de nourriture avec moi.

    (Crédits : Contreforts de la cordillère de Darwin./Flavien Saboureau)

    Pour s’y rendre, il réserve un bus qui se rend à la Laguna Esmeralda. C’est l’un des sites les plus touristiques d’Ushuaïa. Le départ de la randonnée n’est pas bien loin de là. J’en profiterais pour faire le touriste quelques heures même si la foule ne m’envoûte pas. Il ne le sait pas encore, il va faire une rencontre hors du commun. À suivre…

  • De l’enseignement scolaire à l’éducation sexuelle

    De l’enseignement scolaire à l’éducation sexuelle

    Un sujet à prendre avec des pincettes : l’éducation sexuelle au sein de l’école. Sur les réseaux sociaux, nombreuses affirmations sont relayées. Celle qui fait grand bruit est la loi « Evras » en septembre 2023. Or depuis le mois de mars 2024, le rapport du Conseil Supérieur des Programmes (CSP) est disponible. Sur 65 pages, l’éducation à la sexualité le conseil parle de l’école élémentaire jusqu’au lycée. Est-ce le rôle de l’école d’éduquer les enfants sur la sexualité ? Pourquoi ne pas enseigner le respect des enfants aux adultes ?

    « C’est la famille qui éduque, l’école instruit normalement », martèle la psychologue clinicienne, Marie-Estelle Dupont lors d’une émission sur Cnews. Le ministère de l’Éducation nationale se nomme ainsi depuis 1932, un siècle avant, il est le ministère de l’Instruction publique.

    Éducation ou enseignement, parents ou professeurs

    L’enseignement est la transmission d’un savoir, une discipline, une science, un art. L’éducation est l’action d’élever, de former, d’instruire une personne (enfant, adolescent, adulte), en cultivant ses qualités physiques, intellectuelles et morales. Les deux définitions de l’Académie française semblent proches. L’éducation et l’instruction sont deux concepts étroitement liés. Pour autant, ils sont distincts dans le champ de la pédagogie et philosophie de l’éducation.

    L’instruction se réfère à l’acquisition de connaissances et de compétences spécifiques. C’est la transmission d’informations et de savoirs académiques. Elle est mesurable par des évaluations ou des examens qui attestent du niveau de connaissance atteint par l’individu.

    En revanche, l’éducation va au-delà. Elle s’intéresse au développement intégral de la personne, ici l’enfant. Cela concerne les valeurs, les croyances, l’éthique, des compétences sociales et émotionnelles.

    Ce qui va jusqu’à la capacité à vivre en société. L’éducation vise à former non seulement un esprit savant, mais aussi un citoyen responsable, autonome et éclairé, capable de réflexion critique et d’empathie. (Crédits : Thomas G./Pixabay)


    Pour une enfant, ses parents sont les piliers biologiques, légaux et sociétaux. Qu’ils soient géniteurs ou adoptants, ils assument un rôle significatif dans l’éducation et le soutien de l’enfant. Ils contribuent à son développement et à son éducation. « On devrait avoir une instruction en biologie et en éducation civique, pas une éducation à la sexualité en maternelle ou en primaire », appuie Marie-Estelle Dupont.

    L’éducation à la sexualité des enfants

    L’éducation à la sexualité (EAS) se base sur le Code de l’éducation depuis la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001. La circulaire n° 2018-111 du 12 septembre 2018 vient renforcer le système. Le rapport publié le 5 mars 2024 est la base de la prochaine étape connue au mois de mai 2024, sans doute une proposition de loi. La première étape de l’éducation sexuelle s’effectue, il y a 51 ans. La rentrée 1973 se fait avec la « circulaire Fontanet ». Elle institue l’information sexuelle dans le secondaire, au collège et au lycée.

    Comme le raconte l’institut national de l’audiovisuel (INA), les premiers cours sur la sexualité datent d’un demi-siècle. C’est au corps enseignant d’aborder ces questions. Par exemple la reproduction des êtres vivants, la prévention des violences sexistes et sexuelles. Quant à l’égalité entre les filles et les garçons, une mention de droits et de devoirs mérite d’être ajoutée.

    Dès 2001, les premiers cours sont distillés. Ce qui peut-être choquant est que les élèves de primaire sont loin de réfléchir aux problèmes d’adultes ou d’adolescents. À quoi cela sert-il qu’un enfant de trois ans sache identifier un pénis et des testicules plus qu’un « zizi », et une vulve et un vagin en place d’une « zézette » ?
    À « développer le vocabulaire du soin et de l’hygiène » (Page 10) indique le rapport. Est-ce vraiment nécessaire ? (Crédits : fancycrave1/Pixabay)


    Maurice Berger, pédopsychiatre, et Sophie Audugé porte-parole de SOS Éducation affirment dans l’article « Éducation à la sexualité: et si on laissait les enfants tranquilles? » paru dans Le Figaro que « nommer n’empêchera pas un adulte […] d’avoir recours à des procédés de séduction, de violence ou de chantage ». En maternelle, des enfants de trois à six ans devront faire leurs cahiers de vie pour comprendre sa propre histoire. Alors que la plupart ne savent ni lire ni écrire. (Page 16). En CM1 et CM2 (cours moyen), l’enfant devra « prendre conscience des changements […] liés à la puberté et des effets produits ». Donc des enfants âgés de 9 à 10 ans vont entendre des explications sur l’érection, la pénétration, l’éjaculation, la menstruation… jusqu’à la jouissance sexuelle.

    Mais pour quoi faire ?

    « L’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité contribue notamment à la prévention des violences sexistes ou sexuelles. Elle sensibilise les élèves aux formes de harcèlement ou d’emprise pouvant leur être associées », expliquent les rapporteurs en page quatre. La circulaire du 12 septembre 2018 mentionne trois séances annuelles pour contribuer à l’apprentissage du respect dû au corps humain.

    En page 44 et 60 le terme pornographie est abordé. « La pornographie représente des actes sexuels fragmentés […] et dépourvus de toute dimension affective ou sentimentale ». Nikita Belluci évoque la performance dans les films pornographiques. Les films X sont des fictions. Ils ne sont pas une image à l’éducation, ni pour les hommes, ni pour les femmes.

    « Si tu veux un reportage animalier, ça prend deux heures, le temps que tout le monde fasse ce qu’il a à faire », relate l’actrice.

    Le bien-fondé du rapport est de protéger les enfants, les adolescents de la perversion des adultes. Ainsi identifier ce qui est interdit, ce qui est autorisé, le consentement, les conduites à tenir, les contraceptions, les MST, l’IVG (page 56, 60)… et pouvoir dire non.

    (Crédits : Pablo Valerio/Pixabay)


    Il indique le fait d’avoir le choix entre dire « oui » et dire « non ». La prise de conscience de mots et de gestes déplacés, de violence qui abuse de « l’intégrité personnelle et corporelle » (Page 26). Afin d’aider à « comprendre qu’il existe un droit au respect de son corps de la part de toute personne (jeune, adulte, familière ou non-familière. » Il ne reste plus qu’à attendre le mois de mai pour connaître la suite. Ne faut-il pas laisser les enfants profiter de leurs innocences d’enfants, et éduquer les adultes, tout simplement ?

  • Fuites et attaques en France, Allemagne et Argentine

    Fuites et attaques en France, Allemagne et Argentine

    Les fuites sont le résultat de maladresse, d’erreur « informatique » ou volontaire. Celle concernant la ville de Fréjus, les « Macron leaks », ou celle du groupe IBIS. Les données personnelles des agents et élus révélées dans le sud de la France. L’équivalent de 10 Go de correspondances laisse fuiter des données sur le parti politique Renaissance. Faille de sécurité dans les terminaux de check-in IBIS à Hambourg. L’attaque de type ransomware de la commune de Morón en Argentine est une autre menace.

    La sécurité des données est un problème majeur. La fuite des infos de 43 millions de personnes de France Travail est un exemple criant. Elle suit la divulgation des informations du tiers-payants des sociétés Viamedis et Amelys.

    Vos données sont exposées

    Mercredi 27 mars 2024, un incident numérique sans précédent diffuse des informations hautement confidentielles. Plus d’un millier de personnes sont concernées. Un document de 1 298 pages détaille salaires, primes, adresses, informations bancaires relate VarActu.

    Le document partagé via un lien est depuis supprimé par les services compétents de la ville. Chaque personne eut accès à l’ensemble des données de chaque collègue.

    L’occasion est donnée de connaître salaires, les frais de représentation, primes, les avancements du personnel, adresses de domicile, numéros de Sécurité sociale, URSSAF, les RIB, le nom des banques et le montant de l’impôt sur le revenu

    La commune martèle que « tout usage frauduleux ou diffusion de ce document confidentiel et interne pourra faire l’objet de poursuites […] »

    Une enquête interne est diligentée annonçant que des mesures seront prises dans les prochains jours.

    (Crédits : Pexels/Pixabay)


    Si les 1 298 pages ne sont plus accessibles, l’ensemble est potentiellement téléchargé. L’utilisation frauduleuse ou la diffusion, même partielle peut engendrer des poursuites pénales.

    Les « Macron Leaks » à nouveau en circulation

    L’affaire politique française est constituée par le piratage de près de 10 Go de données. Des milliers de courriels et documents étaient publiés sur internet, juste avant la fin de campagne en 2017. Radio France explique que les fichiers sont composés de messageries électroniques personnelles et professionnelles de cinq personnes. Anne Christine Lang, Alain Tourret, Cédric O, Quentin Lafay, et le conseiller politique Pierre Person.

    Mr SaxX relate que « les fichiers circuleraient au moins dans 2 différents forums/canaux du darkweb, repères de cybercriminels, de chercheurs en cybersécurité et autres agences de renseignements » à l’heure de l’écriture du post sur X (ex-twitter).

    De nombreuses voix dénonçaient des opérations d’ingérence de la Russie pour déstabiliser les élections françaises.

    Si certains conflits perdurent sur le sol, l’offensive cyber est bien réelle. Ainsi différents états alliés ou ennemis, différents groupes cybercriminels ou hacktivistes s’en prennent à la France.

    « Ils vont prendre la France comme un terrain de jeu dans le cyberespace dans les prochaines semaines », continu Mr SaxX

    Ce qui semble être le cas, quand vous naviguez sur différents réseaux comme telegram. Pour autant tout se passe sous les radars des différents médias. Est-ce utile que tout à chacun le sache ? (Crédits : Mandy Klein/Pixabay)


    Les entreprises les plus exposées étant nos commerçants, nos collectivités territoriales, les millions de sites d’associations et particuliers qui se feront pirater et contribueront à leur insu à cette vague redoutée d’attaques informatiques en tout genre.

    Cyberattaque par ransomware de Morón en Argentine

    Une méthode bien connue : l’attaque cybernétique de type ransomware. Un courriel arrive infecté et patatras. Le chiffrage des informations, dont la clé de déchiffrement se monnaye. Un message vous demande de vous connecter au réseau au darkweb via Tor.

    « El acceso a la red municipal y a cada uno de los servidores que se utiliza fue afectado por un programa de secuestro de datos. La maniobra perpetrada por hackers anónimos fue denunciada judicialmente », relate Lucas Ghi, maire de Morón sur X (ex-Twitter).

    Le site web de la commune est hors service depuis dimanche 31 mars.

    Une rançon s’affiche, avec une sanction : la diffusion des informations en cas de no paiement. Fort heureusement, la commune argentine dispose de sauvegarde. La restauration prendra cependant plusieurs jours.

    La municipalité indique que l’ensemble sera opérationnel vendredi 5 avril.

    (Crédits : Tiempo)

    Une plainte est déposée auprès du tribunal compétent. La commune argentine se veut confiante. La municipalité de Morón informe que les numéros d’urgence, tels que le 911, 100 (Pompiers), la Défense civile ne sont pas affectés.

    Une fuite découverte par hasard

    Cocasse est le mot. Une faille de sécurité trouvée sur le terminal d’entrée de l’hôtel IBIS Budget, à Hambourg en Allemagne. Cette trouvaille accidentelle est l’œuvre de Martin Schobert (Pentagrid).

    Juste après un congrès de hackers outre-Rhin, un utilisateur recherche une forme spécifique d’un numéro de réservation. Un bug apparaît.

    « Si un invité n’entre pas dans une carte d’identité de réservation mais entre ‘—————————————————- Toute autre séquence de tirets est acceptée si elle est suffisamment longue pour permettre le bouton de soumission », explique Pentagrid. L’explication est documentée en vidéo.

    Le terminal d’enregistrement fuit des informations sensibles : le numéro de la chambre et le code. Cela permet à une personne mal intentionnée de pénétrer dans n’importe quelle chambre. « Adieu vos effets personnels, surtout dans un hôtel bas de gamme comme celui-ci qui n’est pas équipé de coffres-forts dans les chambres. Et je vous parle pas des agressions en pleine nuit ! » ajuste Korben. (Crédits : Pentagrid)


    La vulnérabilité est depuis corrigée par le groupe Accor. Ainsi sur une facture, une confirmation de réservation jetée peut donner accès à ladite chambre. Pentagrid recommande pour les hôtels franchisés que « le terminal soit désactivé tant que le problème n’est pas résolu. » Dès que la mise à jour du logiciel est disponible, l’installer et vérifier que le problème n’existe plus.

  • À Ushuaïa, Flavien rencontre le Roi des Andes (épis. 13/46)

    À Ushuaïa, Flavien rencontre le Roi des Andes (épis. 13/46)

    Un rêve se vit jusqu’au bout. Surtout quand il est là depuis votre jeunesse, quel que soit l’âge. Cette matinée du 19 décembre est consacrée à la découverte de la ville d’Ushuaïa. En bon touriste, Flavien traîne sur le front de mer. Il déambule sur la plus commerçante et animée des rues : l’avenue San Martin. Comme à Rio Gallegos, les monuments dédiés à la guerre des Malouines sont omniprésents. Une rencontre avec le Pic de Magellan, une montée du Cerro del Medio, au doux parfum d’Ushuaïa.

    Encore ici, la carte de l’archipel est placardée sur tous les murs, les voitures et même sur les lettres de la ville, où tous les touristes se prennent en photos. Un ravitaillement au supermarché avant de rentrer à l’auberge. « Il n’y a pas grand-chose à faire en ville. Je monte vers le sommet du Cerro del Medio à 970 m, montagne qui surplombe Ushuaïa, alors qu’il est déjà 13 h 30 ». Nous sommes à deux jours du solstice d’été ici, je devrais avoir un peu de marge se rassure-t-il. Sur les sentiers peu ou prou de personnes, contrairement au centre-ville.

    Flavien Saboureau, un naturaliste heureux

    De découverte en découverte, il s’émerveille. « Moi qui pensais être en retard pour faire de la botanique, je suis finalement en avance ». En premier, Hamadryas Magellanica, puis les trois espèces des fameux Nothofagus, enfin vers 600/650 m d’altitude, la forêt laisse place au minéral, les célèbres milieux altoandins. « Au sommet les paysages sont dingues. La vue sur le Beagle et Ushuaïa coupe le souffle ». La neige qui reste présente en renforce la beauté.

    Dans la descente il traverse un grand névé en dévers, le premier du voyage. Sans vent, « je suis agréablement surpris de la température malgré la neige comparée aux Malouines et son vent. »

    Une rencontre avec l’emblématique Pic de Magellan se produit. Mais, il ne laisse pas le temps à Flavien de le photographier. « J’espère que je le reverrai pendant le voyage », claque-t-il.

    La descente continue jusqu’à l’auberge par un nouveau chemin. Il se rallonge, mais découvre une autre facette de la ville. Il est 20 h passé…

    La journée remplie, il est temps de profiter d’un repos bien mérité.

    (Crédits : Flavien Saboureau)


    Le lendemain matin, sept heures sonnent quand Flavien se lève, et pour une bonne raison. « C’est l’heure à laquelle le petit-déjeuner est disponible à l’auberge ». Au menu des fruits frais, de quoi faire le plein de vitamines.

    Le jour des enfants

    Il est à peine huit heures ce mercredi 20 décembre, quand il prend la direction de l’ouest d’Ushuaïa. Une promenade sur l’asphalte avant le panneau stipulant que le sentier est fermé aux marcheurs. « Je n’ai pas fait ces 6 km de route pour faire demi-tour ». Après une heure dans les magnifiques forêts de lenga (Nothofagus betuloides) un groupe de quatre randonneurs le rattrape.

    Parmi eux, deux sont des compatriotes. « Ils sont partout ces Français ! Est-ce le gel douche ou l’émission TV qui ont fait la réputation de ce bout du monde », s’interroge-t-il. Ils ont un petit sac et font l’aller-retour à la journée vers le tunnel de glace.

    L’une des femmes du groupe explique que la récente mort de personnes sous ce tunnel a amené les autorités à fermer ce chemin.

    Ce sentier ne va pas seulement au tunnel de glace. « Il va aussi à la Laguna del Caminante (en photo) où je compte poser ma tente ce soir. » Après quelques kilomètres, les arbres laissent place aux éboulis aux environs de 450 m d’altitude. Un autre lenga aux feuilles aromatiques occupe la dernière strate de la foret, avec Nothofagus pumilio. « Très ressemblant, mais dont les feuilles ne sentent pas », observe Flavien. (Crédits : Flavien Saboureau)


    Flavien alternera entre névés et éboulis jusqu’à 14 h dans le parc National de la Terre de Feu. Le groupe des quatre redescend et croise l’aventurier solitaire. « Combien de temps faut-il pour faire le détour vers le tunnel de glace ? ». « Trente minutes », répondent-ils en chœur à Flavien.

    Pas de risques inconsidérés pour Flavien

    Le temps est encore bien dégagé. Flavien pose mon sac, garde son appareil photo, et se dirige vers lui. « Je ne le croyais pas aussi grand, c’est vraiment impressionnant. » Certains prennent le risque de se photographier à l’intérieur. « Les chutes de pierres récurrentes ne rendent pas le lieu très safe. » Petit à petit, le temps se couvre. Il récupère son sac et file vers le campement.

    « Il me reste deux kilomètres à vol d’oiseau. Ce serait idiot de terminer trempé pour un tunnel de glace, même s’il en valait le détour. » Il passe le col et bascule dans l’autre vallée.

    « Le vent se lève, je ne traîne pas. » Après avoir suivi un ruisseau issu de la fonte des névés, Flavien bifurque à l’ouest pour rejoindre la lagune, 300 m plus bas. Quelques encablures positives avant d’arriver : « Le spot est dingue. »

    « J’enlève mes chaussures pour traverser un torrent littéralement glacé. Mes pieds sont engourdis. » Malgré les précautions, une chaussure se mouille. Le site se situe entre la lagune et des boisements de lenga. Je ne tarderai pas à trouver.


    (Crédits : Flavien Saboureau)


    Quelques gouttes tombent, Flavien se hâte de monter sa tente. « Je place ma chaussure à côté d’un ancien brasier. Même si c’est interdit, je fais un feu pour la sécher. » L’humidité retarde l’allumage, mais quel bonheur quand il prend enfin.

    Le Roi des Andes m’est apparu

    « Je profite de la magnifique vue sur le lac aux couleurs bleutées, et sur les glaciers s’accrochant aux plus hauts sommets. » Sans son téléobjectif (1,5 kg) il tire le portrait de quelques oies de Magellan sur le bord du lac, quand soudain…

    Derrière une crête, il se dessine la légende de la cordillère des Andes. « Je vois furtivement mon premier condor. »

    Le temps de faire une photo, pour s’en assurer, l’oiseau majestueux disparaît. « Le roi des Andes m’est apparu ! Quelle dinguerie ! Avec l’albatros hurleur, j’aurais eu la chance d’observer les deux plus grands oiseaux volants du globe. »

    Les oiseaux inaptes au vol sont des oiseaux ayant perdu la capacité à voler au cours de l’évolution. Certains compensent par d’autres aptitudes. La course pour l’Autruche, ou la nage pour le Manchot. Plusieurs ont disparu depuis plusieurs siècles, victimes de la chasse, comme le fameux Dodo.

    Après avoir essayé de faire bouillir mon eau sur le feu je me résignerais à utiliser mon réchaud et la bouteille de gaz achetée hier soir. (Crédits : Flavien Saboureau)


    « Je termine la soirée à observer les jeux de lumière qui passent au travers des bosquets de lenga aux écorces très graphiques. » La pluie s’arrête, mais le froid enrobe la nature. « J’espère qu’elle reviendra cette nuit pour saupoudrer le paysage d’une fine couche blanche, ce qui serait la cerise sur le gâteau pour sublimer les paysages au réveil », se prête à rêver Flavien. À suivre…

  • Quand les rats dévorent le stock de marijuana

    Quand les rats dévorent le stock de marijuana

    La Nouvelle-Orléans connue mondialement fait les gros titres pour… ses rats. Le 14 mars 2024, une déclaration fait grand bruit dans la presse. Les rats déambulent au sein des locaux de la police de Louisiane. Ils ont mangé de la marijuana dans la salle des pièces à conviction. L’immeuble est peuplé des forces de l’ordre, des victimes, prévenus, de rats et de cafards. La décrépitude du bâtiment construit en 1968 s’accélère depuis Katrina. La légalisation aux USA engendre des questions soulevées par des études. Ces rats consommateurs sont-ils les premiers ?

    L’affaire prête à sourire, sauf pour la directrice de la police, Anne Kirkpatrick. Elle déclare, mi-mars lors d’une réunion de la commission de la justice pénale que l’édifice est décrépit. Il est envahi de « cafards, de moisissures, d’ascenseurs défectueux et de salles de bains hors d’usage », indique-t-elle au conseil municipal. Ils sont défoncés ajoutera-t-elle, après la découverte dans la salle où sont entreposer les pièces à convictions..

    Cafards, rats et marijuana

    Le bâtiment où se situe le quartier général de la police est infecté de vermines. Des moisissures importantes, la détérioration des ascenseurs, du chauffage, de la ventilation ou de la plomberie sont quelques-uns des problèmes vécus. Mais cela pourrait avoir des conséquences sur les procédures judiciaires.

    Les rongeurs infestent le quartier général de la police affirme Anne Kirpatrick. Ainsi des excréments se trouvent sur les bureaux, pendant que d’autres se délectent des stupéfiants.

    Elle déclare que « ce n’est pas seulement le quartier général de la police. C’est le cas dans tous les districts. La malpropreté est hors norme », relate le Times-Picayune/New Orleans Advocate (NOLA).

    C’est la faute aux bâtiments ? C’est une des conséquences du passage de Katrina. Cet ouragan dévaste la Louisiane entre le 23 et le 31 août 2005. Le sous-sol du quartier général de la police était plein d’eau.

    (Crédits : Wolfgang Vogt/Pixabay)


    La demande de relogement de date pas d’hier relate le NOLA. Déjà en 2019, le NOPD évoque un nouveau siège, bien avant la pandémie de SARS-CoV-2, affichant la requête d’un budget de 37 millions de dollars.

    500 kg de cannabis à New Delhi

    CNN relate en novembre 2022, une affaire semblable. Dans le nord de l’Inde, ces rongeurs intelligents s’attaquent au stocke de cannabis stockés par la police. « Les rats […] n’ont pas peur de la police. Il est difficile de protéger la drogue contre eux », affirmait un tribunal de l’État d’Uttar Pradesh.

    Le juge Sanjay Chaudhary cite trois cas de dégradation partielle en 2022. La première sur une saisie de 195 kg de cannabis détruits par les rats. Les rongeurs dévorent une part des 386 kg. Puis troisièmement, le juge déclare que 700 kg de marijuana risquent d’être infectés.

    Les rats aux bancs des accusés en 2017, 2018 en Inde. La police de l’État du Bihar les accablait d’avoir consommé des milliers de litres d’alcool confisqués en 2017.

    Les rongeurs sont soupçonnés d’avoir déchiqueté 1,2 million de roupies dans un distributeur en 2018. La même année en Amérique du Sud, huit policiers argentins sont licenciés.

    Ils déclaraient que des souris étaient à l’origine de la disparition de 540 kg de cannabis dans un entrepôt de la police.

    (Crédits : Alexas_fotos/Pixabay)

    La disparition de 10 % de la drogue saisie se découvre lors d’une inspection d’un entrepôt situé à Pilar, à 60 km de la capitale Buenos Aires. « Les experts de l’université de Buenos Aires ont expliqué que les souris ne confondraient pas la drogue avec de la nourriture […] » a déclaré un porte-parole du juge suite aux condamnations.

    Quels sont les effets de la drogue sur les rats et souris ?

    Des études effectuées sur les rats et les souris démontrent qu’après avoir consommé de la drogue, les rongeurs semblent être en recherche. L’étude menée par Ryan J. McLaughlin — professeur à l’unité de physiologie intégrative et de neurosciences de la WSU — a montré que les rats exposés à la vapeur de cannabis réagissent à l’identique des humains qui fument de la marijuana.

    L’étude publiée dans le journal de neuroscience évoque des similitudes avec les humains. Les rats consomment davantage de nourriture sous l’influence du cannabis. Le phénomène remémore les « fringales » humaines. Pour autant, ils ont brûlé plus de calories que les autres groupes de la cohorte.

    La légalisation partielle ou totale aux États-Unis à provoquée cette étude. Afin de mieux cerner les effets de la drogue pendant les périodes telles que l’adolescence et la grossesse.

    D’autant qu’une autre étude cette fois sur les souris conforte les résultats publiés par Ryan J. McLaughlin. L’équipe de chercheurs de l’IUPUI et de l’Université de l’Indiana à Bloomington explique que les souris ayant consommé de la pâte au THC deviennent moins actives et que leur température corporelle avait baissé.

    (Crédits : JonathanRieder/Pixabay)


    Michael P. Smoker, premier auteur de l’étude souligne que le sexe de la souris est un facteur déterminant sur les effets de la consommation. Avec cette légalisation partielle aux USA, la consommation de marijuana sous forme comestible a plusieurs effets indésirables ou secondaires. L’une des questions auxquelles l’équipe a tenté de répondre est les effets immédiats et à long terme de ces produits contenant de la marijuana (bonbons, gâteaux…), ainsi que la consommation accidentelle par les enfants.

  • Des Malouines à Rio Gallegos : Bienvenido a Patagonia ! (épis. 12/46)

    Des Malouines à Rio Gallegos : Bienvenido a Patagonia ! (épis. 12/46)

    Un nouveau chapitre de l’aventure de Flavien s’écrit ce samedi 16 décembre 2023. C’est aussi un changement de langue, de l’anglais à l’espagnol auquel il va se confronter. Il laisse Kay et les Malouines pour celle que l’on surnomme « Le Grand Sud » : la Patagonie. Un nouveau lieu, de nouvelles fleurs, des rencontres du bout du monde. Flavien vit de nouvelles aventures pittoresques, comme à son habitude. Dans un triangle merveilleux composé des îles Falklands, du Chili et de l’Argentine.

    Après avoir fait son sac et rangé la cabane, il règle ses frais d’hébergement. « 8 £ par nuit avec douche comprises, je m’en sors très bien… », claque-t-il. Changement de pays, il se défausse de sa monnaie, et lui laisse aussi sa carte SIM et le numéro associé d’une valeur de 30 £. « À 9 h le transporteur vient nous chercher. Je dis nous, car l’étudiante en médecine que Kay hébergeait prend le même avion que moi. »

    Pas d’adieu aux Malouines, juste un au revoir

    Après une heure de route, le convoi arrive « nous voilà sur la base militaire » souffle le voyageur. Le vol est à 14 h 57 précises. Il attend de nombreuses heures dans un minuscule terminal. « Le vol dessert Rio Gallegos, Punta Arenas et Santiago. Tout le monde parle espagnol, va falloir que je m’y habitue. » Les deux dernières villes sont desservies une fois par semaine, et mensuellement pour Rio Gallegos.

    Il est tant de dire au revoir à cet archipel et ses paysages si singuliers. « Je n’ai pas l’impression de faire mes adieux, j’ai l’intuition que je reviendrais ici. »

    Au départ, « la météo me permet d’observer les Malouines depuis le ciel, une nouvelle fois », raconte Flavien avec une pointe de nostalgie. Le vol se déroule sans encombre. Juste avant l’atterrissage « j’ai l’occasion de deviner le détroit de Magellan depuis mon hublot. Ça y est je vois l’Amérique du Sud pour la première fois… »

    Il est le seul étranger à débarquer. Ce qui implique que la douane ne le loupe pas. « J’ai le droit à un interrogatoire de quelques dizaines de minutes. Ici personne ne parle anglais, heureusement que les traducteurs existent… »

    Une fois sorti de l’aéroport, première surprise. « Pas de taxis ou de bus pour rallier la ville à quelques kilomètres de là. » Il prend une rasade de courage et c’est parti. « Me voilà à marcher sur le bord des routes argentines avec mes 2 sacs à dos représentant 25 kg. Je ne peux pas longer la rocade alors je passe par des pistes qui traversent des cités qui n’inspirent pas confiance. » (Crédits : Flavien Saboureau)


    Un premier contact digne de séries à suspens avec l’Argentine. « Les maisons construites de bric et de broc sont barricadées telles des prisons. Les chiens omniprésents, les voitures en très mauvais états roulent au pas. »

    Premiers pas à Rio Gallegos

    L’ambiance d’un thriller n’inspire pas la sécurité, ne rassure pas Flavien. « Je ne m’arrête pas. Je presse le pas et cache mon appareil photo. » La réalité abrupte saute à l’innocence de son visage. Les bords de piste sont des décharges. « Quelle scène de désolation ! Je suis direct mis dans le bain d’un pays que je ne croyais pas si pauvre. »

    Après plus d’une heure sous 15 °C, il entre dans Rio Gallegos. « Les peintures en faveur du nouvel extrémiste arrivé au pouvoir sont partout. » Le dessin des Malouines est présent à chaque endroit. « Je connaissais la ferveur des Argentins, mais pas à ce point », s’étonne-t-il.

    Un arrêt à la gare routière pour réserver le billet de bus en direction d’Ushuaïa. Puis à nouveau plusieurs hectomètres de marche. « J’arrive à une auberge de jeunesse que j’avais repérée sur internet en patientant ce matin ». Habitué à régler ses dépenses en carte bancaire aux Malouines, ici « je ne peux pas payer par carte ».

    Après avoir laissé son sac, il marche dans Rio Gallegos à la recherche de bureaux de changes. Tous sont fermés. « Les distributeurs de billets ne délivrent aucun peso malgré l’essai avec mes deux cartes, ce qui peut devenir très problématique… ».

    (Crédits : Flavien Saboureau)


    Il rentre à l’auberge de jeunesse, et paye le gérant par PayPal. « Heureusement, il parle anglais. » Je partage la chambre numéro 5 avec Pierre, un Français ! « Incroyable, à peine arrivé que je rencontre un Manceau arrivé en Argentine il y a 40 jours. Comme moi il est là avec son sac à dos, mais lui sait parler espagnol… » Demain il part pour Ushuaïa. On s’échange nos Whatsapp, « peut-être que l’on réussira à se capter là-bas. »

    De Rio Gallegos à Ushuaïa

    De son côté Flavien, possède une mission particulière. « Demain je dois louer une voiture pour aller chercher une plante. Un chercheur de Grenoble en a besoin pour des analyses génétiques. » Demain c’est dimanche, lundi est férié… Alors ce sera tourisme, en attendant « place à ma première nuit sur le continent américain. » Départ à 8 h de Rio Gallegos direction Ushuaïa. « Une ville qui me fait rêver depuis tout petit. »

    Pour 29 € un voyage de douze heures en bus est proposé. « Je me demande pourquoi. Les deux villes sont à seulement 370 km à vol d’oiseau. » La réponse arrive au premier contrôle douanier : « de 30 à 60 min pour que tout le bus passe à chaque douane. » Avec deux traversées de frontière entre l’Argentino-Chilienne, « il faudra se farcir quatre postes de douanes. »

    Mais un bonheur est toujours proche. Après une heure, je comprends qu’un Français est assis à côté de moi. Je commence à saisir qu’ils sont partout en Patagonie. Pas moins de neuf francophones sont présents dans le bus : des Belges, des Suisses.

    Le moment le plus exceptionnel de ce voyage est la traversée du canal de Magellan avec un bac. « Le rêve ». Autorisé à sortir du bus avant et pendant la traversée, Flavien se positionne à la proue. « J’ai déjà entendu dire que l’on pouvait voir les fameux dauphins de Commerson dans ce canal ». (Crédits : Flavien Saboureau)

    Cinq minutes suffisent à exaucer son vœu. « Incroyable, à croire que je les aie commandés. » À Rio Grande les bas côtés sont pleins de Calceolaria uniflora, mais impossibles de s’arrêter. Après une journée de steppes venteuses apparaissent les premières forêts magellaniques à Lenga (Nothofagus betuloides). Vers 20 h 30, j’aperçois le canal de Beagle, avant Ushuaïa et ses montagnes enneigées. « Je fais au plus court et m’installe à l’auberge de jeunesse El Refugio. » Nous cherchons avec le Français du trajet un resto pas trop cher. Direction le Krund, une brasserie très branchée, où Flavien retrouve les Belges autour d’une bière. À suivre…