Une intrusion non autorisée se déroule entre le 20 et le 22 avril 2024 à la California CryoBank (CCB). Le signalement au procureur de Californie s’effectue le 14 mars 2025. Le cabinet d’avocats The Lyon Firm a d’ores et déjà porté l’affaire devant les tribunaux. La CCB est l’une des plus grandes banques de sperme aux États-Unis. Mais elle permet également la conservation des autres tissus reproductifs, à savoir les ovules ou œufs. De nombreuses données personnelles sont ainsi exposées.
L’entreprise n’a à ce jour pas divulgué l’importance de cette intrusion, ce pour plusieurs raisons : l’enquête est en cours, et l’étendue de cette violation n’est pas encore totalement connue. Dans la lettre envoyée aux individus touchés, il est écrit qu’une ou plusieurs personnes ont obtenu « un accès à notre environnement informatique et peut avoir accédé et/ou acquis des fichiers conservés sur certains systèmes informatiques entre le 20 avril 2024 et le 22 avril 2024 », relate CyberNews.
CCB a signalé la violation des données aux autorités californiennes et celle du Maine. Une déclaration est déposée auprès du Bureau du Procureur général du Maine, car 28 résidents sont concernés.
Lors de cette intrusion, non encore revendiquée, des informations personnelles, donc sensibles sont exposées.
Les noms, numéro de sécurité sociale, les permis de conduire, les numéros des comptes bancaires, des informations sur l’assurance santé…
Bien d’autres informations sont potentiellement compromises, à savoir biométriques. Car l’entreprise offre ses services dans la congélation de sperme et d’ovules de donneurs, propose une gamme de services de reproduction, notamment la cryoconservation de sperme privé, le stockage d’ovules et d’embryons et la mise en banque de sang de cordon ombilical.
D’autant que la compagnie possède des laboratoires agréés et succursales à Palo Alto (Californie), New York (New York), Boston (Massachusetts) et Rockville (Maryland). Les services de justice insistent sur les risques de fraude et de tentatives sur les crédits et autres comptes bancaires. (Crédits : Nataliya Vaitkevich/Pexels)
L’administration des services de santé de l’État d’Uruguay (ASSE) est victime d’une cyberattaque. Un groupe de cybercriminels indique avoir eu accès au réseau interne. Ils déclarent, dans le but de prouver la véracité de leurs dires, avoir changé les mots de passe du directeur et du vice-président. Un fichier compressé de près de 100 Mo est disponible sur un célèbre forum, Breach Forums pour ne pas le citer. La ou les personnes derrière cette attaque expliquent que « les citoyens uruguayens ne méritent pas d’être escroqués ni que l’État joue avec leur santé ».
L’administration indique enquêter sur la situation afin d’avoir plus d’informations à ce sujet. De son côté, une entité cybercriminelle déclare, dimanche 9 mars 2025 avoir eu accès au réseau interne de l’ASSE. « Depuis quelque temps, notre groupe a accès au réseau interne de l’ASSE, ce qui nous permet d’accéder à de nombreuses bases de données. » La fuite de données exposent professionnels et patients.
Le fichier mis à disposition est de 95,6 Mo compressé pour un total de 282 documents pour un poids de 150 Mo. La base SQL affiche près de 6200 lignes de données des personnels soignants. De nombreux documents sous formats de tableurs indiquent les identités de personnes ayant effectué des tests PCR en rapport au Covid-19. Ainsi les prénoms, noms et résultats des tests sont affichés, comme le détail des facturations des personnes vaccinées ou non. (Crédits : Capture d’écran)
Concernant les tests d’autres données sont affichées : institution, professionnel, ID, lieu, numéro d’identité, date, date de réception, médecin prescripteur, type de patient, date de naissance, prénom, nom, âge, secteur, test composite, test simple, statut, résultat, unité, plage normale, libération, date de validation… L’ASSE, quant à elle, enquête sur des allégations de piratage impliquant la possibilité de retirer ou d’ajouter des prescriptions médicales au système.
Alors que le chiffrement est dans tous les articles, la technologie d’une montre connectée (IoT) fait pencher la balance de la justice helvétique. Une soirée arrosée après le repas de Noël en 2023, une femme ivre est installée dans un véhicule conduit par un chauffeur Uber. La course doit amener cette personne en toute sécurité jusqu’à son domicile. Endormie, elle aurait été abusée sexuellement. Dans ces affaires, les preuves sont difficiles à obtenir. Une parole contre l’autre, un délit dit « à quatre yeux ».
C’est au cours d’une soirée d’entreprise qu’une femme alcoolisée est placée dans un véhicule avec un chauffeur Uber. Elle doit être emmenée à son domicile en toute sécurité. Le chauffeur, un père de famille de 52 ans est condamné à 18 mois avec sursis, une expulsion du territoire helvétique de cinq ans, et, en réparation du tort moral, 8000 francs suisses sur les 10 000 demandés.
Reconnue victime grâce à sa montre connectée
Au cours des derniers mois, trois chauffeurs Uber ont comparu devant les tribunaux de district du canton de Zurich pour agression sexuelle sur des passagères, relate la Neue Zürcher Zeitung (NZZ). En cas d’agression, qui plus est sexuelle, c’est la parole de la victime, contre celle de l’agresseur présumé, sans témoins directs.
En décembre 2023, un repas de Noël est fếté au club Zukunft dans le quartier de Langstrassen. Il est le quartier le plus coloré et varié de Zürich. Au cours des années 70, il était le lieu de la prostitution et de la drogue. Mais depuis le projet « Langstrasse PLUS » de 2001 à 2011, le quartier change de visage.
En journée, il est le lieu pour savourer plats et spécialités internationales, et faire du shopping. La nuit c’est le lieu branché par excellence, un bar après l’autre, un club suivant l’autre.
Après le repas de Noël, elle fait la fête au club Zukunft dans le quartier de Langstrassen. Puis, alcoolisée, la victime est placée par sa patronne au sein du Uber. Ivre, elle s’endort.
La joute entre défense et accusation débute.
Selon les données enregistrées de la course, le véhicule est arrivé à 3 h 5. Puis une autre course est prise par le chauffeur à 4 h 5. Le chauffeur témoigne que les actes sexuels auraient duré une heure, mais refusant d’avoir des rapports avec la cliente, elle serait partie furieuse de la voiture.
La femme quant à elle offre une autre version. La « NZZ » relate qu’elle n’a aucun souvenir dudit trajet. Ce qui la réveille est la sensation d’une langue en elle. Elle réalise qu’un homme est allongé au-dessus d’elle. Son soutien-gorge et son pantalon ouverts, elle quitte la voiture avec vivacité.
C’est à cet instant que l’IoT entre en jeu. Sa montre possède un cardiofréquencemètre. Le tribunal accorde à l’enregistrement de son pouls une preuve à charge. Le trajet débute à 2 h 41, le pouls baisse jusqu’à 87 pulsations par minute. Il reste dans cette zone, une demi-heure après l’arrivée Puis à 3 h 35, le pouls accélère à plus de 100 pulsations par minute. (Crédits : Anna Shvets/Pexels)
Le président du tribunal justifie la condamnation par le fait qu’il est difficile d’imaginer que la femme se soit satisfaite sexuellement pendant environ une heure, sans intervention du conducteur. Le pouls aurait dû augmenter dès l’arrivée, ce qui contredit la version de l’accusé. Ainsi, le tribunal de district de Dielsdorf condamne l’homme et père de 52 ans à une peine de prison de 18 mois avec sursis, à une expulsion de cinq ans et 8 000 francs suisses de réparation.
Il passe d’une île à une autre comme d’un continent à un autre… Flavien a parcouru plus de distance et vu de paysage que sa maman, Jocelyne. Le tout avant ses 27 printemps, qu’il a célébrés le 25 février 2025. Autant dire que des images extraordinaires composent ses rêves, quand Morphée l’enveloppe de ses bras. Le dernier voyage, dont l’histoire suivra prochainement est sans aucun doute celui qui a le plus marqué. Car partir en Nouvelle-Zélande, c’est comme un déchirement, l’abandon involontaire de certaines personnes, mais c’est une expérience qui apprend la valeur et la rareté de ceux qui nous entourent.
Parcours initiatique d’un long fleuve pas tout à fait tranquille. De son enfance à son adolescence, sa passion le mène à emprunter les chemins et sentiers de la vie extraordinaire de la faune et flore des lieux visités. Mais à force de prendre en photo toutes les plus belles plantes, les plus beaux animaux terrestres et marins, il oublie pudiquement de croquer son portrait. Car se découvrir est une mise à nue, dans le plus simple appareil, sans avoir pour se cacher, son reflex.
Le naturaliste Lavaucéen
À la question, la plus basique « Peux-tu te présenter ? », Flavien, rétorque avec humilité que « depuis quelques années, suite à un hivernage d’un an et demi sur l’île Amsterdam, je me passionne pour les voyages qui mêlent aventures et sciences naturelles ». Il faut dire que comme Obélix, il est tombé dedans. Dans sa maison familiale, la nature y est omniprésente. Un cerisier, des pommiers, des ronciers pour croquer des mûres l’été… mais il y a aussi sa mare. Elle occupe des moments, qu’il ne passe pas avec ses potes durant son adolescence. Elle est située non loin de sa cabane, et est vêtue de ses plus beaux atours.
Passionné par les plantes depuis tout petit, il apprécie désormais observer toutes les formes de vies. Mais avant tout, « le partage, post voyage, de ces aventures en solo avec mon sac à dos me sont apparues tout naturellement ». Lorsque vous discutez avec un amoureux de la nature, il y a forcément un sujet primordial : le réchauffement climatique. « Je ne me vois pas émettre autant de CO2 sans une contrepartie scientifique et humaine », explique Flavien.
« Qu’est-ce qui t’amène à devenir botaniste naturaliste ? »
S’il est intarissable pour vous compter monts et merveilles sur la très rare Moehringie d’Argentera, pour parler de lui… c’est autre chose. « Ça, c’est une question à laquelle il m’est difficile de répondre, martèle-t-il. C’est un devenir qui semblait tout tracé depuis mon enfance, je ne fais que suivre vers quoi la passion m’accompagne naturellement. »
Mais un autre plaisir est né tardivement, l’écriture. « Le plaisir d’écrire est apparu plus récemment lui, il y a quelques années. Moi qui détestais la rédaction à l’école, le français ayant toujours été la matière qui me rebutait. » Comme quoi, toute chose évolue…
(Crédits : Londres 2016/Flavien Saboureau)
Mais aussi, ce que pourrait confirmer sa maman, un sens de l’orientation totalement absent, et un besoin d’être rassurer quant aux divers chemins empruntés, lorsqu’il est enfant. « J’avais tout le temps peur de me perdre quand j’étais petit, désormais c’est ce que je recherche. Il en est de même avec le français, je passe d’un extrême à l’autre. Désormais je déteste trouver des fautes dans mes récits », appuie l’amoureux de la langue de Molière.
Une passion dévorante
Au même degré que toute personne animée d’une passion, il n’est facile de savoir quand tout a commencé. « Difficile de connaître l’origine précise de cette passion, comme de nombreuses passions d’ailleurs. Elle est sûrement apparue dans l’enfance », se questionne Flavien. L’appel de l’extérieur, le contact de la nature, l’école buissonnière en quelque sorte.
Car, si l’école est un passage obligé pour tout un chacun, la réussite y est fluctuante. Pour Flavien, les bancs de l’école ne sont pas sa tasse de thé. Puis, lorsqu’enfin, comme chaque enfant, la société lui en laisse le temps, il trouve enfin sa voie. « Quand je me suis rendu compte que je réussissais et que ça me plaisait… j’ai foncé tête baissée, mais sans m’en rendre compte. »
« Après l’Amérique du Sud et ton retour en mars 2024, as-tu exploré d’autres lieux, à la recherche de la fleur parfaite ? »
« Difficile de tenir en place après de si longs voyages. Je n’ai pas pu m’empêcher de barouder dans plusieurs massifs français : le Jura, la Chartreuse, les Écrins, le Queyras, le Mercantour, les Pyrénées, mais aussi en Espagne, dans la Sierra Nevada à la recherche d’espèces qui me font de l’œil depuis de nombreuses années. »
Il a pu observer, pour ne citer qu’elle, la très rare Moehringie d’Argentera (Moehringia argenteria) dans le Mercantour. Sans oublier la magnifique Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) dans le Jura.
Mais de tels voyages possèdent néanmoins des inconvénients, et surtout un soupire l’aventurier. « La différence de ces voyages lointains, c’est qu’ici je partage ces excursions avec des amis. La solitude, ça va un moment ! » Un message qui ne tombera sûrement pas dans l’oreille d’une sourde.
« Quelles sont tes motivations à parcourir le monde pour observer l’ensemble de la flore ? »
« L’excitation de la découverte », répond-il. Personne ne peut partir à l’aventure sans rigueur. « Mes voyages étant un minimum préparé je sais à quoi m’attendre ; mais aucun voyage n’y déroge, je me fais surprendre à chaque fois par des espèces que je n’imaginais pas voir. » (Crédits : Moehringia argenteria/Flavien Saboureau)
« Aussi, j’ai l’impression de faire ce qui, petit et adolescent, me faisait rêver dans les documentaires que je regardais, quand je n’étais pas dehors. Sans oublier le plaisir de l’aventure… je ne sais pas lequel est un prétexte pour l’autre », sourit Flavien qui a choisi, jusqu’à présent, de « vivre ses rêves et non rêver sa vie ».
Vers l’infini et… la Nouvelle-Zélande
Quand les « fourmis » gagnent vos jambes, c’est que vous êtes resté trop longtemps assis dirait un sage. Flavien, habité par sa passion, rêve d’un autre lieu, celui que tous nomment « le paradis des naturalistes » : La Nouvelle-Zélande. Enfin, plus précisément les îles subantarctiques de Nouvelle-Zélande, à savoir les îles des Antipodes, îles Auckland, îles Bounty, îles Campbell et les îles Snares…
« As-tu un projet semblable à celui effectué en Amérique du Sud ? Si oui, quand et pourquoi ? »
« Oui, j’aimerais rallier les îles subantarctiques, au sud de la Nouvelle-Zélande, le dernier grand groupe d’îles subantarctiques où je n’ai pas encore posé le pied et mon appareil photo », explique-t-il.
Les paysages, comme les lieux et ses habitants sont uniques. « Bio et géographiquement, elles n’ont pas grand-chose à voir avec celles que j’ai déjà visitées, et la surprise s’annonce alors encore plus grande. » C’est aussi l’occasion de passer du temps en Nouvelle-Zélande, le paradis du naturaliste.
Sauf « qu’il n’a pas été simple de trouver le moyen d’y aller et cela va me coûter cher, mais je pars début décembre (2024) ! »
Les objectifs sont quelque peu similaires au précédent voyage : relever le maximum d’espèces et les photographier sous toutes les coutures… pour participer au recensement du vivant et nourrir des projets encore en genèse. « Sans oublier de me créer des souvenirs inoubliables avec des aventures qui sortent des sentiers battus, plus ça va plus cela m’oppresse de trouver foule en pleine nature. »
« As-tu pour projet de publier un livre ? »
« Je suis déjà engagé dans la production et la publication de deux livres. L’un sur la flore des Terres Australes Françaises et l’autre sur l’île Amsterdam. Je veux déjà terminer ces deux beaux projets en 2025 avant de m’aventurer vers un nouveau travail. »
« Mais oui, pour répondre à ta question. J’ai l’idée d’un livre. Un ouvrage dédié à la biodiversité des îles subantarctiques. Ça me traverse l’esprit depuis mes premiers pas sur ces îles méconnues. » (Crédits : Île Amsterdam-2022/M. Reveillas)
Cependant, pour parvenir à tel ouvrage, qui serait inédit, mais qui demanderait des années de travail, « il me faut me rendre sur une grande partie de ces îles pour pouvoir être légitime à la réalisation de ce genre de travaux ». Sauf que l’expérience de vie accumulée par Flavien, laisse des traces. Des rencontres sont parfois détonantes dans la vie d’un jeune homme, même pour quelqu’un comme Flavien habitué aux voyages : ce genre de rencontre qui bouleverse l’ordre établi. À suivre…
Des chercheurs de l’université George Mason ont découvert un moyen, pour quiconque, de localiser quasiment n’importe qui, ou plus précisément quelques ordinateur ou appareil mobile. Ils baptisent cette faille « nRootTag ». Cette attaque utilise l’adresse Bluetooth d’une machine combinée au réseau Find My d’Apple pour transformer les appareils cibles en balises de localisation involontaires. Une trouvaille de taille qui pourrait ravir les services de police à travers le monde, comme toute personne malveillante usant de phishing, de ransomware.
Pour comprendre l’impact, il suffit de simplifier. « Cela revient à transformer n’importe quel ordinateur portable, téléphone ou même console de jeu en Air Tag Apple, sans que le propriétaire s’en rende compte », explique Junming Chen, auteur principal de l’étude. Hacker quelque chose est le détourner de son utilisation première, dans un contexte général.
Trouve-moi… si tu veux
L’histoire possède un relent de déjà-vu. Auparavant en 2021, des individus malintentionnés détournent l’utilisation première d’un Air tag. Quelques mois plus tard, une personne télécommande des voitures de marque Tesla, situées aux États-Unis, à partir d’un smartphone au Portugal. « Et le pirate peut faire tout cela à distance, à des milliers de kilomètres de distance, avec seulement quelques dollars ». L’équipe de Qiang Zeng et Lannan Luo, professeurs associés au département d’informatique de l’université George Mason, ainsi que Chen et Xiaoyue Ma, doctorants ont découvert que l’attaque fonctionne en faisant croire au réseau Find My d’Apple que l’appareil cible est un AirTag perdu.
L’Air Tag est un IoT que vous pouvez accrocher à un autre précieux à vos yeux : votre porte-monnaie, clefs… peut-être votre vie privée, voire bien, plus. Ici, l’AirTag envoie des messages Bluetooth aux appareils Apple situés à proximité, qui relaient sa position à son propriétaire pour qu’il puisse le localiser. Rien d’anormal, jusqu’ici.
La méthode d’attaque des chercheurs peut transformer un appareil (ordinateur de bureau, smartphone, IoT) en « AirTag » sans l’autorisation d’Apple. C’est alors que ledit réseau commence à le suivre.
Ainsi dans le protocole, ils ont été en mesure de faire des expériences « pas piquées des hannetons ». Après avoir contourné le chiffrement des adresses Bluetooth d’Apple, via d’une grande puissance de calcul, la cyberattaque est active.Ils localisent un ordinateur stationnaire à trois mètres près, suivent l’itinéraire d’un vélo électrique en mouvement, reconstituent la trajectoire exacte et identifient le numéro de vol d’une console de jeu embarquée dans un avion.
« Si le piratage de votre serrure intelligente est effrayant, il l’est encore plus si l’attaquant connaît également son emplacement. Avec la méthode d’attaque que nous avons introduite, l’attaquant peut y parvenir ».
Ce qui est inquiétant est hormis le taux de réussite est de 90 % et la capacité à suivre les appareils en quelques minutes, c’est que cette technique ne nécessite pas d’augmenter ses privilèges d’utilisateur à administrateur ou « root ». Procédure somme toute habituelle pour un tel accès au système.
(Crédits : Omran Jamal/Pexels)
Les chercheurs ont d’ores et déjà averti la firme à la pomme en juillet 2024, dont une mise à jour de sécurité à suivi. Ils ont démontré que l’attaque fonctionne également sur les ordinateurs et les appareils mobiles sous systèmes Linux, Android et Windows, ainsi que sur plusieurs téléviseurs intelligents et casques VR. Ce qui est préoccupant est les conséquences possibles sur la vie privée. Des personnes malveillantes pourraient facilement employer cette technique à des fins de traque, de harcèlement, d’espionnage d’entreprise ou de menaces pour la sécurité nationale, et commercial. Les groupes de marketing, de publicité pourraient établir le profil des utilisateurs sans dépendre du GPS de l’appareil.
Le 26 février 1885, une conférence prend fin. Elle est celle de Berlin, qui est déterminante pour comprendre le découpage actuel du continent africain. Le but premier est d’éviter de se déchirer, entre Européens, lors de la course à la colonisation. Bien entendu, aucun représentant de l’Afrique n’est présent à la conférence. L’objectif est, déjà il y a 140 ans, les ressources que ce continent offre. Ainsi il sera question d’un accord sur les règles de la colonisation, donc du partage du continent africain. Quel est le contexte de ces années ? Quelles sont les conséquences ? Est-ce la première colonisation ?
Les conflits entre les ethnies africaines ne cessent depuis que sa souveraineté lui est ôtée. L’Afrique dépouillée de sa souveraineté et de son indépendance au profit des puissances occidentales, ici européennes. Le continent est assailli, scindé en colonies de dimensions disparates. Sa physionomie passée sous scalpel chirurgical offre un visage remodelé, sans tenir compte des entités politiques préexistantes. La colonisation débute en 1880. Avant plus de 90 % du continent est dirigé par des Africains. Vingt ans plus tard, l’Afrique entière, hormis le Liberia et l’Éthiopie, est sous domination européenne.
Un partage de l’Afrique sans les Africains ?
Bismarck, un couteau à la main, qui a la volonté de découper un gâteau estampillé Afrique est une image d’Épinal. Or, la rencontre diplomatique de quatorze nations, a tout de même contribué à définir les règles communes pour de futures acquisitions territoriales. Au XIXe siècle, la monarchie de Juillet en France intensifie ses efforts coloniaux avec la conquête de l’Algérie en 1830. Cette entreprise marque le début d’une présence européenne plus profonde sur le continent, dépassant les simples comptoirs côtiers pour s’étendre à l’intérieur des terres.
L’objet de la conférence de Berlin est de procéder au règlement pacifique des litiges aux conquêtes coloniales.
La conférence de Berlin n’a pas pour objet le partage de l’Afrique, mais un mécanisme d’appropriation des ressources. « […] si on regarde les textes et la réalité de ce qui s’est passé à l’époque : il n’y a pas eu de partage de l’Afrique lors de la conférence de Berlin », explique l’historienne Camille Lefèbvre (Institut des mondes africains) en 2010 à DW.
Pour autant l’Allemagne et la France forment le duo concernant l’organisation de ladite conférence. D’ailleurs, les discussions se déroulent en français, selon les règles de la diplomatie internationale de l’époque. Le motif est de déterminer les taxes et barrières douanières établies par le Portugal et le Royaume-Uni à l’embouchure du fleuve Congo.
À mots couverts, la conférence de Berlin se voit attribuer de fixer les conditions de la prise de possession de terres nouvelles, la colonisation sans le dire.
(Crédits : Magda Ehlers/Pexels)
« On donne d’abord à une compagnie privée ou à des commerçants un droit spécial qui lui permet de travailler, de faire du commerce avec telle ou telle région. Et c’est seulement au fil du temps, dans les années 1880 ou 1890, que les États européens ont pris de plus en plus en main, avec leurs propres militaires, avec leur propre administration, des colonies privées », relate Jakob Vogel, professeur d’histoire à l’Université de Cologne à DW.
Quelles sont les conséquences ?
Les puissances européennes établissent des règles visant à éviter les conflits entre elles, lors du partage du continent africain. Cette conférence aboutit à une division arbitraire de l’Afrique, sans considération pour les réalités ethniques, culturelles ou géographiques : le colonialisme républicain. Cela pose les bases de nombreuses tensions et conflits qui perdurent encore aujourd’hui.
C’est à travers quelques points que se dessine le futur. La déclaration sur le commerce dans le bassin du Congo, la traite des esclaves, la navigation sur les fleuves Congo et Niger et les conditions pour occuper de nouvelles terres sur le continent africain.
Les dernières décennies du XIXe siècle, l’Afrique est l’objet de négociations. Des décisions diplomatiques engendrent des commissions envoyées sur place. Un bornage bien qu’européens, certains points sont « le reflet de dynamiques historiques anciennes et propres au continent africain ».
Les violences des conquêtes nommées « pacification », existent dans un but simple : faire taire toute contestation. Au début du XXe siècle, le partage est complet, sauf pour l’Éthiopie et le Liberia qui conservent leurs indépendances.
(Crédits : Erich Röthlisberger/Pixabay)
Tandis que la Première Guerre mondiale est sur le point d’éclater, les frontières des pays en Afrique sont créées. La défaite de l’Allemagne l’oblige à céder ses colonies. La France et la Grande-Bretagne se taillent la part du lion. Le Portugal, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne occupent des territoires moins importants, mais vastes. Les années 1960 voient l’émancipation des pays africains. Les frontières coloniales devenues intangibles sont adoptées par l’Organisation de l’unité africaine (OUA), sauf pour la création du Soudan du Sud en 2011.
Première colonisation de l’Afrique ?
Avant la Conférence de Berlin de 1884-1885, l’Afrique avait déjà été le théâtre de plusieurs vagues de colonisation. Dès le XVIIᵉ siècle, sous l’ancien Régime, des puissances européennes comme la France avaient entrepris des conquêtes coloniales, notamment en établissant des comptoirs le long des côtes africaines pour le commerce des épices, de l’or et des esclaves. Ces premières implantations étaient principalement motivées par des intérêts économiques et stratégiques, visant à contrôler les routes commerciales et à exploiter les ressources locales.
Pour autant l’Histoire indique que la migration des peuples à la recherche de terres fertiles pour leurs survies ne date pas d’hier. Les Égyptiens (vers -3000 av. J.-C.) influent sur la Nubie et le Soudan actuel. Les Phéniciens fondent Carthage (vers -1100), la Tunisie actuelle. L’Empire romain détruit Carthage et annexe l’Afrique du Nord.
Une colonisation arabe du VIIe siècle au XVIe siècle, dû à l’expansion de l’Islam. L’Afrique du Nord est conquise, l’ouest est sous influence pour des routes commerciales transsahariennes.
Les Européens arrivent qu’à partir du XVe siècle. Les Portugais établissent des comptoirs en Afrique de l’Ouest (Cap-Vert, Angola, Mozambique), Espagnols, Hollandais et Britanniques suivent pour le commerce des esclaves ou l’or. (Crédits : L’Illustration/BnF)
Les Français et Anglais prennent pied en Algérie et Égypte. L’Afrique du Sud voit les Hollandais s’installer en 1652, puis les Britanniques en 1806 prennent le contrôle. La France s’empare de l’Algérie de 1830 à sa libération avec les accords d’Évian en 1962. Le canal de Suez est sécurisé par l’expansion des colons britanniques en 1882. L’Afrique est le théâtre de conflits, de guerres de territorialité et de prises de pouvoir depuis la nuit des temps. Mais l’Homme ne retient que sa propre histoire, sans forcément en tirer des leçons pour le futur, et à court terme.
Au XVIIIe siècle, la Corse est sous domination génoise. Lassé de cette tutelle, le peuple corse, mené par Pascal Paoli, se soulève contre Gênes. Le 15 avril 1755, après plusieurs années de lutte, l’île proclame enfin son indépendance. Paoli met alors en place un gouvernement autonome avec une constitution démocratique, inspirée des Lumières. C’est l’une des premières constitutions modernes d’Europe, garantissant séparation des pouvoirs et suffrage universel masculin. Qu’est-ce qui a mené à cette proclamation et quelles en furent les conséquences ?
Saviez-vous que la Corse a été indépendante au XVIIIe siècle ? Non bien évidemment, à moins que vous soyez historien ou Corse. Le 30 janvier 1735, réunie à Orezza, la Consulta (assemblée) proclame l’indépendance de la Corse. Elle rédige un projet de constitution et se dote d’un hymne national. Sous la conduite de Pascal Paoli, la Corse devient un État à part entière. Cette période, souvent méconnue, est un symbole12 fort de l’identité et de l’Histoire corse : « Souvent conquise, jamais soumise ».
Quand la Corse proclame son indépendance
Dans la Castagniccia, cœur de la révolte corse, la récolte de châtaignes fut excellente en 1729. La pauvreté des résidents est telle, que la vente de l’excédent de la récolte sert à gagner quelques pièces. Monnaie nécessaire pour payer la taille, et ses arriérés. La remarquable moisson plonge le prix de la châtaigne dans les abîmes ; les autres récoltes sont catastrophiques, il n’en faut pas plus pour créer famine et disette. Cet ensemble anéantit les derniers espoirs des habitants, et nourrit le cœur de la révolte. Des violences conduisent à la mort de centaines de personnes. Les Corses réclament une réaction pour enrayer cette vague de violence.
La République de Gènes, qui n’est plus en odeur de sainteté sur l’Île, interdit les armes. Mais le port d’armes est soumis à un impôt. Pour pallier le manque à gagner, une nouvelle taxe apparaît : le Due Seini.
Le 27 décembre 1729, le lieutenant de Corte ramasse le nouvel impôt. Dans la piève du Bozio, il demande à un habitant de Bustanico le paiement de la « Due Seini ». Le vieillard est accusé de donner une fausse pièce. Le récoltant menace de saisir de l’ensemble de ses biens. La légende raconte qu’il serait monté sur un tonneau et aurait harangué les villageois. Tout se passe dans le Deçà des Monts, dans le Bozio. L’insurrection contre la domination génoise débute3.
Les nouvelles se répandent comme une traînée de poudre, tandis que la collecte se poursuit. Les frères Carbuccia, Domenico et Antonio arrivent au village de Poggio. L’un pour récolter la taille et ses arriérés, l’autre avec 50 soldats. Le premier se fait chahuter, le second et les militaires seront désarmés, dispersés.
Antonio Domenico enfermé est libéré sous les quolibets des villageois. La rébellion monte crescendo jusqu’en juillet 1731 Gênes appelé à la rescousse. L’empereur allemand Charles VI de Habsbourg envoie 8000 hommes sous le commandement du baron de Wachtendonck. Grâce à ces renforts, la République soumet les notables corses.
La « paix » fragile se rompt dès 1734. La guerre reprend à l’initiative du général Giacinto — ou Hyacinthe — Paoli. Il n’est autre que le père de Pascal, le futur « Père de la Patrie ». Sous l’impulsion du général en chef, Pasquale Paoli, la Corse devient un État à part entière et indépendant de la République de Gênes.
(Crédits : Assemblea di Corsica)
En 1755, il dote l’île d’une constitution qui institue un gouvernement élu par le peuple. Il prévoit également des libertés fondamentales. La Constitution corse reconnaît le droit de vote aux personnes de plus de 25 ans. Deux siècles avant la France, les femmes (veuves ou célibataires) possèdent le droit de vote. Elles peuvent élire, au niveau des Consultes communales, les délégués de la Diète. La Corse reste convoitée, si bien qu’en 1768, Gênes cède l’île à la France via le traité de Versailles. Pascal Paoli résiste face à l’armée française. En 1769, l’armée de Louis XV emporte la bataille de Ponte-Novu. La Corse est depuis intégrée au royaume de France, après une indépendance de près de 14 ans.
Un héritage encore vivant aujourd’hui
Si l’indépendance n’a duré que 14 ans, son impact reste prégnant dans l’identité insulaire. Aujourd’hui encore, l’épisode paolien, père et fils inspire de nombreux mouvements autonomistes et indépendantistes corses. Le souvenir de cette expérience unique continue d’alimenter les débats sur le statut de l’île.
Pascal Paoli, lors de sa fuite vers l’Italie en 1768, 300 fidèles le suivent. Parmi eux, Carlo-Maria de Buonaparte son aide de camp et avocat à Ajaccio, avec Letizia son épouse de 18 ans, enceinte de sept mois… Les larmes et supplications font qu’elle donne naissance, en Corse à son fils… Napoléon.
Si l’histoire de Pascal Paoli ne se clôture pas comme il le souhaitait, il laisse un héritage conséquent. La Corse frappe sa monnaie à Murato en 1763, le Soldo. Son université à Corte est fondée par un édit de Paoli en 1764, elle ouvre une année plus tard.
La Constitution corse, adoptée le 18 novembre 1755 est considérée par certains comme la première de l’histoire moderne. Elle aurait inspiré un Nouveau Monde, les États-Unis pour leur Constitution. (Crédits : La citadelle de Corte par Raymond Fani/Pixabay)
L’indépendance de la Corse en 1755 est un épisode fascinant, pour mieux comprendre l’île de Beauté. Si l’expérience d’indépendance est stoppée par la France, via le traité de Versailles de 1768, elle continue cependant d’influencer sur sa politique et l’identité corse.
Une municipalité française est championne d’Europe : la commune de Cissé. Elle est située dans la Vienne, au cœur du Poitou-Charentes. Au sein des nouvelles régions, elle est sur le podium avec la deuxième place de la Nouvelle-Aquitaine. Hormis sa tranquillité, sa proximité avec le chef-lieu de département qu’est Poitiers, son cadre bucolique… Elle possède une particularité qui lui procure le sentiment d’être unique sur le continent européen. Sauriez-vous deviner laquelle ?
Elle porte le même patronyme que de nombreuses personnes africaines, il est en effet courant au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal. Ce n’est pas en cela qu’elle est unique. Quatre villes, dont trois au Burkina Faso, arborent ce nom, mais en quoi la Française est singulière ?
Championne du jumelage
La spécialité de la commune de Cissé est son engagement envers les communes européennes. Comme l’indique la maire, Annette Savin, Cissé est jumelée avec 27 communes de l’Europe, et d’autres si des pays viennent à rejoindre l’Europe.
L’histoire commence officiellement le 25 juin 1989, avec M. Michel Bouchet, précédent édile de la commune. « C’est Michel Bouchet […] qui a eu cette idée de suivre l’avancée de la Communauté économique européenne (CEE) en jumelant une commune de chaque pays membre », explique l’édile Mme Annette Savin.
Adjointe à cette époque, l’effervescence n’y est pas, mais « […] en s’y mettant, on a vite pris le pli pour mener à bien le projet. »
Alors que la chute du mur de Berlin occupe l’ensemble de l’information européenne, et pour cause, Cissé est jumelée avec douze communes. Chemin faisant, le nombre double pour atteindre 27. La dernière en date est Tisno en Croatie en 2013.
(Crédits : Darya Sannikova/Pexels)
La motivation d’un tel nombre de villes jumelées est l’envie que les Cisséennes et Cisséens appartiennent à quelque chose de plus grand. « Ici on est vraiment isolés, loin de tout. On n’a pas de frontière proche. […] Avec tous ces contacts à travers les frontières, c’est comme si on n’était plus tout seuls dans notre Poitou», martèle Annette Savin.
La genèse du jumelage
Au dernier recensement, en 2016, il existe environ 20 000 jumelages. Mais la naissance de ce phénomène remonte aux années 50. La Seconde Guerre mondiale vient de clôturer. Les stigmates et plaies sont béants. Jean Bareth, secrétaire général du Conseil des communes d’Europe, définit le jumelage tel que « la rencontre de deux communes qui entendent s’associer pour agir dans une perspective européenne […] et pour développer entre elles des liens d’amitié de plus en plus étroits ».
Le premier s’effectue entre Montbéliard et Ludwigsburg. Si tous veulent voir la réconciliation, c’est Coventry et Stalingrad qui se lient en 1944, puis Caen (1946), Kiel et Lidice (1947), Varsovie (1957) et Dresde (1959).
Certains jumelages sont décrétés dans les hauteurs du pouvoir, alors que les plaies de la 2deGuerre mondiale sont encore prégnantes. Les jumelages polono-est-allemands (Rostock et Szczecin en 1957) sont un parfait exemple.
Déjà en 1913, Brugg (Suisse) et Rottweil (Allemagne) conclus un partenariat, pour aboutir au jumelage en 1918. Dans les années 1950 et 1960, la volonté est au rapprochement des peuples, qui à se détourner du passé. Depuis les années 1990, la chute du mur de Berlin et ses conséquences… Les jumelages européens se réalisent au nom du refus de l’oubli et de la réconciliation. (Crédits : Ieva Brinkmane/Pexels)
Pourtant, le premier jumelage remonte à l’année 836. Lorsque Louis le Pieu instauré entre les villes du Mans et de Paderborn une relation religieuse. Cette relation est considérée comme la plus ancienne forme de jumelage en Europe. Il faudra attendre plus de 1000 ans pour que le jumelage soit effectif entre ces deux communes, en 1967. Votre ville est-elle jumelée avec une autre ?
Une opération judiciaire internationale conduit à la saisie du site vitrine du ransomware 8Base. Quatre personnes sont arrêtées à Phuket, en Thaïlande dans le cadre de l’opération « Phobos Aetor » le 10 février 2025. Cette opération policière vise les cybercriminels derrière le ransomware Phobos. Le quatuor est accusé d’avoir mené des cyberattaques envers plus d’un millier d’entités. Ils auraient ainsi extorqué plus de 16 millions de dollars en bitcoin. La même intervention se saisit du site vitrine du ransomware 8base sur le darkweb.
La première capture de l’opération est le créateur et administrateur de Phobos. Il est extradé le 4 novembre 2024 de Corée du Sud vers les États-Unis. Le 18 novembre, le ministère de la Justice américain révèle son identité : Evgenii Ptitsyn, 42 ans de nationalité russe.
Quatre arrestations à Phuket
Le ransomware Phobos, par l’intermédiaire de ses filiales, a fait plus de 1 000 victimes. Elles sont des institutions publiques et privées aux États-Unis, comme partout dans le monde. L’extorsion à travers les rançons payées en cryptomonnaie est de plus de 16 millions de dollars.
Le ransomware 8base connu depuis le printemps 2022 revendique 455 victimes. Les dernières connues sont l’établissement St Nicholas au Brésil, la commune belge Héron, mais aussi le cabinet Jean Louvel Saoudi et l’entreprise FIO, ces deux derniers sur l’hexagone.
L’opération judiciaire internationale se saisit du site vitrine du rançongiciel 8Base. La brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de Paris est l’une des forces à y avoir participé.
L’arrestation et l’extradition du fondateur en novembre 2024 ont sans doute permis de découvrir des liens. Ces liens sont avec toute vraisemblance, à l’origine du démantèlement du ransomware et de l’arrestation des quatre personnes présumées. Leurs identités sont logiquement encore inconnues, car l’enquête se poursuit.
(Crédits : DR)
La police thaïlandaise a saisi plusieurs téléphones mobiles, ordinateurs portables et portefeuilles numériques, soit un total de quarante pièces à conviction. Les suspects sont accusés de complot en vue de commettre une infraction contre les États-Unis et de complot en vue de commettre une fraude électronique. Ces arrestations font suite à une demande de la part des autorités suisses et des États-Unis, impliquant des mandats d’Interpol pour les suspects européens qui étaient entrés en Thaïlande dans le cadre d’une organisation criminelle transnationale.
Site vitrine du ransomware 8Base saisi
L’opération internationale visant le gang du ransomware Phobos, conduit à l’arrestation de quatre personnes à Phuket, en Thaïlande : deux femmes, deux hommes. Un coup supplémentaire est porté avec la saisie des sites de 8Base sur le dark web. Les suspects sont accusés d’avoir mené des cyberattaques contre plus de 1 000 victimes dans le monde.
Les personnes arrêtées sont Européennes. Ils auraient extorqué à leurs victimes 16 millions de dollars en bitcoins. L’opération de police, dont le nom de code est « Phobos Aetor », a donné lieu à des descentes coordonnées sur quatre sites (Mono Soi Palai, Supalai Palm Spring, Supalai Vista Phuket, and Phyll Phuket x Phuketique Phyll), où des pièces ont été saisies pour être analysées.
Les paiements de rançon ont été blanchis sur des plateformes de mélange de cryptomonnaies, ce qui a rendu plus difficile pour les forces de l’ordre de retrouver leur portefeuille final, relate Bleeping Computer.
En 2023, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux a averti que les opérateurs de 8Base ciblaient des organisations du monde entier, sans limites.
« Selon les attaques du groupe, 8Base cible principalement les PME basées aux États-Unis, au Brésil et au Royaume-Uni. Les autres pays touchés sont l’Australie, l’Allemagne, le Canada et la Chine, entre autres. Il est à noter qu’aucun pays de l’ex-Union soviétique ou de la CEI n’a été ciblé », explique le bulletin du HHS, en page 4. (Crédits : DR)
Dans un message publié sur son site de fuite du dark web avant le démantèlement de cette semaine, 8base se décrivait comme des « pentesters honnêtes et simples », indique Techrunch. Mais avant de crier victoire, il faut raison garder. Car le retour d’expérience de l’opération sur le ransomware LockBit rappelle que de couper une tête sur une hydre, n’est pas concluant.
Une opération conjointe de la police nationale et de la Guardia Civil a permis d’appréhender un hacker présumé. Le jeune homme de 18 ans est connu sous le pseudo de Natohub. Il serait responsable de plus de 40 cyberattaques contre des organisations stratégiques ibériques et internationales. L’enquête débute en 2022 pour finaliser son arrestation mardi 28 janvier 2025. De nombreux équipements informatiques sont saisis (en cours d’analyse), ainsi que des cryptomonnaies.
Arrêté dans sa ville de résidence, Calpe dans la province d’Alicante, le jeune homme est présumé être l’auteur de plus de 40 cyberattaques. Les faits qui lui sont reprochés sont les faits de découverte et de divulgation de secrets, d’accès illégal à des systèmes d’information, de dommages informatiques et de blanchiment d’argent. Les actions sont perpétrées contre le ministère de la Défense, la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre (FNMT-RCM), la Generalitat Valenciana, la DGT et la Guardia Civil, entre autres. Les agents trouvent sur place une grande quantité de matériel informatique, lors de son arrestation.
« Natohub » placé en détention
Lors de la perquisition à son domicile, du matériel informatique en grande quantité est saisi. Il est en cours d’analyse par des spécialistes, explique le ministère de l’Intérieur espagnol. Il n’est pas exclu de trouver des preuves concernant d’autres actes.
« Natohub » possède plus de 50 comptes de cryptomonnaies avec différents types de cryptoactifs. Dans un souci de rester le plus invisible possible, il a changé de pseudo, à au moins trois reprises (Natohub, M100 ou DSF).
Il a volé et vendu des informations telles les bases de données de la Guardia Civil et de l’OTAN.
« Une enquête complexe et exhaustive menée par la police nationale et ses collègues des forces armées a abouti à l’arrestation de ce cybercriminel qui était dans le collimateur des agents depuis des mois », explique La Razón. Il est libéré après le règlement de sa caution et lui avoir retiré son passeport. (Crédits : Policia Nacional/Guardia Civil)
Au début de l’année 2024, la société — Medios de Prevención Externos Sur SL — en charge des examens médicaux des forces de l’ordre est attaquée. Les données volées sont vendues sur le Dark Web. Puis une nouvelle fois, les forces armées sont la cible d’une attaque cyber le 28 décembre 2024. Les données exfiltrées sont les courriels professionnels, leurs prénoms et noms, et leurs numéros d’identification (TIP), le RIO en France ; ce qui représente 160 000 identités.
Qui est « Natohub » ?
Si sa remise en liberté est effective, une enquête est en cours auprès du 54e tribunal de Madrid, mais son identité reste secrète le temps de l’instruction tout au moins. Qui est donc « Natohub » ? En mars 2020, le confinement est décrété partout en France comme en Espagne, suite à la pandémie de Covid-19. Connu sous les pseudonymes Natohub, M100 ou DSF, il commence à s’intéresser à la cybersécurité et aux systèmes d’information, il n’a que 13 ans.
Il acquiert, en autodidacte les connaissances nécessaires pour pénétrer des organisations internationales et nationales telles que l’OTAN et la Guardia Civil. Mais aussi les capacités à voler des données et informations sensibles puis à les vendre sur des forums dédiés. Bien que ses principales cyberattaques soient dirigées contre l’armée et les forces de l’ordre. Il n’y aurait aucune motivation idéologique.
Suite à la plainte auprès de la Policia Nacional, d’une association de guides touristiques, l’enquête débute en février 2024. Grâce à une trace oubliée sur un portail mal configuré, ils remontent le fil jusqu’à son arrestation. Il découvrent alors un étudiant de 18 ans ordinaire, dans un foyer familial ordinaire. (Crédits : La Razón)