Quand Poitiers se trouvait être détonante

En ce jour du 5 septembre 1922, une forte explosion était ressentie aux abords de la préfecture de la Vienne. L’explosion du parc de l’artillerie se trouvait à 300 mètres à vol d’oiseau, et à seulement 50 petits mètres de poudrières. Fort heureusement, les conséquences de la destruction de cet obus de 75 ne furent que matérielles. Les autorités de l’époque étaient surprises que cette dernière n’ait engendré que des dogats matériels. Par cause, conséquence ou stratégie, les autorités militaires faisaient édifier un site sur le polygone de Biard

L’autorité militaire avait par mesure de prudence entassé les projectiles, et la fusée du côté du champ de tir. En bordure du champ un bâtiment où étaient entreposées les munitions nécessaires aux tirs d’entraînements quotidiens. Tout fut disposé que si un obus venait à exploser, la charge partirait en direction opposée à la ville. Tout proche d’un bâtiment où les munitions du 109e Régiment d’artillerie lourde étaient gardées, habitait Mousset adjudant au parc, avec son épouse et sa fille de 8 ans.

L’obus, conçu dans le but de tuer, mutiler et détruire n’explose pas toujours et resurgit encore aujourd’hui, lors des travaux agricoles et d’infrastructures. Son poids total est de 5,315 kg, dont 740 d’explosif brisant. (Crédits : Musée de la Grande Guerre)

Au bruit des premières détonations, Mme Mousset par instinct de protection et de survie se saisissait de sa fille malade. Elle enveloppa l’enfant d’une couverture puis s’enfui affolée en direction de la ville. Quelques secondes après que la mère eu quitté le domicile avec son enfant dans les bras, une explosion encore plus violente détonna. Celle-ci arrachait portes et fenêtres de l’habitation où elles se trouvaient quelques secondes plus tôt. Les meubles disposés dans la demeure furent complètement détruits. Le bâtiment dans lequel l’explosion de l’obus de 75 se produisit n’était plus qu’un amas de pierres, les cuisines du quartier de la Chauvinerie détruites, les vitres du quartier brisées. Un pilote passant au-dessus de Poitiers avait comparé cette explosion à celles de la Grande Guerre.

Elise Dardut

Épicurienne, je reste une jeune femme à l’aise dans son corps et dans sa tête. Je pense par moi-même, j’agis par moi-même, j’entends les conseils et n’écoute que mon intuition. « Le jour où l’homme aura la malice, la finesse et la subtilité de la femme, il sera le roi du monde… mais ce n’est pas pour demain », me chantait mon grand-père. Il m’a appris que « les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » (Coco Chanel) Depuis, je m’évertue, pour qui veut bien entendre et écouter, à distiller des graines ici et là, au gré du vent. Un proverbe indien explique que « si vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Si vous enseignez à une femme, vous enseignez à toute la famille » Il est temps d’inverser les rôles et admettre l’équité, non ?

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