Grave incident en Rhénanie : deux militaires belges assassinés par des Allemands

La conférence de La Haye, précédée par celle de la Gênes, n’a laissé que ces œuvres inachevées et des rancœurs. C’est ainsi que les tensions en Europe sont exacerbées. Ce vendredi 1er septembre 1922, à trois heures et demie, un grave incident se déroulait à Oberkassel-sur-le-Rhin. Les mesures prises par l’État belge ont été une véritable chasse à l’Homme. Si les présumés coupables n’étaient pas appréhendés dans les six heures, les autorités allemandes auraient été mises en arrestation.

Il faisait nuit en Allemagne près de Düsseldorf , lorsqu’une sentinelle était abattue à coups de revolver. Alerté par les détonations, le sergent de garde sortit de son baraquement pour porter secours à la sentinelle. Il fut également tué. Il fallut l’intervention d’une garde pour qu’elle puisse apercevoir plusieurs individus s’enfuir. En les poursuivant et pénétrant dans divers établissements encore ouverts, elle conduisit l’arrestation d’une douzaine de personnes.

Le gouvernement belge ordonna au général Rucquoy de procéder à des perquisitions dans l’ensemble de la ville. Le pont du Rhin à Düsseldorf, reliant Oberkassel. Le ministre des Affaires étrangères Henri Jaspar avait fait mander Danosberg et lui formulait une protestation énergique contre ce nouvel incident. (Crédits : Agence Rol/Gallica/BnF)

Le gouvernement belge indiqua au général Rucquoy d’alerter les autorités civiles et politiques des représailles, en cas de non-arrestation des présumés coupables. Les Belges déjà meurtris par l’assassinat du lieutenant belge Joseph Félicien Graff (1897-1922) à Hamborn, le 22 mars 1922. « L’impunité dont profitent les meurtriers pour agir et prendre la fuite tient là aussi au statut alambiqué de la région, où voisinent zones occupées et non occupées. Cette affaire secoue l’opinion publique belge, et les anciens combattants en particulier, qui réclame des sanctions sévères et des garanties pour la sécurité des troupes belges d’occupation déployées en Rhénanie », écrivent Wannes Devos et Kevin Gony dans « Guerre Occupation Libération ».

Fidel Plume

Équilibriste des mots, j'aime à penser qu'il existe un trésor au pied de chaque arc-en-ciel. Un sourire éclaire la journée de la personne qui le reçoit. Elizabeth Goudge disait : « La gratitude va de pair avec l'humilité comme la santé avec l'équilibre. »

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