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  • Damoclès, Murphy et Ménière entrent dans un bar…

    Damoclès, Murphy et Ménière entrent dans un bar…

    Alors que les vacances de Pâques profitent aux écoliers en France, le futur des lycéens se rapproche. Les épreuves du baccalauréat, cru 2025, accroissent la pression et santé mentale des prochains étudiants, une épée de Damoclès flotte au-dessus d’eux. L’expression est connue des plus anciens, comme Sépa Phot. Mais la célébration du percent le 21 mars dernier, annonce que les examens du bac sont ligne de mire. Pour autant avant d’être pris de vertiges à la proclamation des résultats, l’attente est tel le temps, relatif.

    Les vacances de Pâques, dont le fameux lundi est l’occasion de parcourir jardin, ou tous lieux sur lesquels les cloches sont passées déposer les friandises. Si à Berd’huis les enfants sont grands, les œufs en chocolat se trouvent désormais sur la table. Puis machinalement, le téléviseur s’allume. « Un sentiment de vertige atteint la communauté catholique », pose Sépa Phot. Le cœur du Pape François s’est arrêté, l’annonce de son décès est sur toutes les chaînes, tandis que la place Saint-Pierre, au Vatican, se remplit.

    Trois patronymes, un destin ou presque

    Si vous vous êtes déjà senti comme un funambule en tongs, poursuivi par une enclume au-dessus d’un précipice, un plantage de PC au moment de sauvegarder votre mémoire à rendre demain matin, ou subir un vertige sorti de nulle part… alors vous connaissez Damoclès, Murphy et Ménière. Peut-être pas personnellement, mais leurs œuvres, sûrement.

    Damoclès est dans la mythologie grecque, un courtisan trop zélé. Il vit sous le règne du tyran de Syracuse, Denys l’Ancien (430-367 av. J.-C.). Il vante, tel un chargé de communication, les bienfaits de la richesse du tyran. Avec un soupçon de jalousie, il martèle que ces richesses peuvent offrir à Denys, tout le bonheur du monde.

    Denys, affichant un rictus à faire frémir Machiavel, propose à Damoclès de siéger à sa place, un instant. Or, tapis orné d’or, parfums, mets fins, douce musique, personnel… sont à la disposition de Damoclès.

    Il se réjouit, lorsqu’un glaive est suspendu au-dessus de sa tête, maintenu par un simple crin de cheval. La puissance parait séduisante, mais elle s’accompagne régulièrement d’une menace permanente. (Crédits : Gratisography/Pexels)

    Souvent le stress est associé à une échéance, un danger qui impacte votre emploi, votre futur, votre situation financière… vous avez une épée de Damoclès. Comme explique Vincent Cassel dans l’émission Hot Ones présentée par Kyan Khojandi : « […] J’ai dépensé beaucoup trop d’énergie à stresser. […] Tant que les problèmes ne sont pas là, je ne m’en inquiète pas. On stresse beaucoup trop pour des choses qui n’en valent pas la peine. »

    Quand le pessimiste avait raison

    Votre ordinateur plante pile au moment où vous devez envoyer le rapport crucial. Votre tartine beurrée tombe… côté beurre, bien sûr. Votre train part deux minutes avant votre arrivée. La file à la caisse de supermarché n’avance que lorsque vous décidez d’en changer. Est-ce de la malchance ? Ou bien le fameux Murphy, planqué quelque part, qui rigole dans sa moustache ? Tout ce qui peut foirer… foirera. Et forcément c’est le vendredi à dix-sept heures, tout juste passées d’une minute, avant de partir en vacances que cela vous arrive.

    Née dans les années 40, la loi dite de Murphy se définit par ce qui suit : « S’il y a plus d’une façon de faire quelque chose, et que l’une d’elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu’un pour le faire de cette façon. »

    L’inventeur de cette loi est Edward A. Murphy, Jr., un ingénieur de l’U.S. Air Force. En 1947, il participe à une expérience dont le but est de tester la tolérance de l’être humain à la décélération (Projet MX981). Un jour, son assistant installe 16 capteurs à l’envers, ce qui rend nul le test.

    Sur un malentendu…

    Il s’en suit deux interprétations :

    • « Si ça peut mal tourner, ça tournera mal. »
    • « S’il y a plus d’une façon de faire, et que l’une d’elles mène au désastre, il y aura toujours quelqu’un pour la concrétiser. »

    Ainsi la « loi de Finagle des effets négatifs de la dynamique » est popularisée par l’auteur de science-fiction Larry Niven. Elle est connue parfois telle que : « tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera mal, et au pire moment ».

    Ce qui donne des exemples croustillants. Il pleut le jour tu oublies le parapluie que tu as trimballé tous les autres nycthémères de la semaine. Loi de la compatibilité matérielle indique que la probabilité qu’un périphérique donné soit compatible avec un PC est inversement proportionnelle au besoin urgent de se servir de ce périphérique. Cocasse, tu croises ton ex, à chaque fois que tu es en jogging du dimanche, pas lavé, fatigué, et cette personne rayonne sur tous les domaines. (Crédits : Alex P/Pexels)

    La cerise sur le gâteau est quand tu es en retard. Tout s’aligne… L’ensemble des feux sont rouges, un tracteur vous devance, des travaux commencent, et un troupeau de moutons vient de s’échapper de son champ… La tendance d’un objet à tomber est directement proportionnelle à sa valeur (Deuxième loi de la gravité sélective). Un bug ne se manifeste jamais quand le développeur est présent, disponible. Mais dans les cas contraires, c’est un festival. Car le logiciel qui réputé sans bogue… ne l’est pas vraiment (Loi du Titanic). Si tout ce qui peut foirer… foirera, alors tout ce qui peut réussir… réussira.

    Le syndrome de Ménière

    Quand votre oreille interne n’en fait qu’à sa tête. Vous venez de terminer le repas de Pâques e famille. Cous êtes tranquille, tout va bien… puis le sol tangue, votre estomac se retourne et se retourne, vous ne supportez pas la lumière, tout se met à tourner… mais pas de manière poétique ni romantique. Bienvenue dans le monde, un peu fou, de Ménière.

    Cette maladie se caractérise par des crises de vertiges soudains, des acouphènes, une sensation de pression dans l’oreille, et parfois une perte auditive. Rien de très glamour, car elle est accompagnée par des nausées et vomissements. La cause, qui pour des raisons, reste inconnue, est un déséquilibre des liquides contenus dans l’oreille interne.

    Les « vertiges de Ménière » deviennent alors une image contemporaine et métaphorique de la société : fatigue mentale, saturation sensorielle et émotionnelle, journée de 48 heures…

    Voici la version 2.0 du « mal de vivre » : un déséquilibre diffus entre ce que l’on perçoit et ce que l’on ressent. Tout semble normal autour, mais dedans, c’est un manège infernal. (Crédits : Loe Moshkovska/Pexels)

    La perte de repères n’est pas qu’une affaire médicale : c’est aussi une question existentielle. Si l’oisiveté est la mère de tous les vices, le lâcher-prise peut être salutaire. Et si nous reprenions le contrôle du scénario ? L’épée, vous pouvez la raccrocher. Murphy ? Invitez-le au café, mais surtout pas à la réunion ni au lancement. Ménière ? Offrez-lui une pause. Mais surtout… continuez à lire, rire, chanter, courir, respirer… donc vivre.

  • Quand la technique vous lâche (4/55)

    Quand la technique vous lâche (4/55)

    Depuis le départ de sa nouvelle aventure en terre néo-zélandaise, Flavien n’a pas recouvré son quota de sommeil. Pour autant, une chose qui n’est pas la pluie va le miner. Le naturaliste est avide de photos. Il croque chaque fleur, plante, arbre, arbrisseau… sous toutes les coutures. Mais, alors que se passerait-il si votre carte mémoire ne voulait plus rien savoir ? Première expérience du voyage est-elle le lâcher prise ? Ce qui est sûr est que Flavien doit pallier le désagrément rapidement.

    « Après plusieurs nuits ratées, je profite de celle-ci pour faire la grasse mat », dit-il en s’allongeant. Quand il s’éveille, il est 8 h 45. À voir sa mine reposée, la nuit a été agréable. Dans une heure, il doit libérer le lit. Alors direction la douche, car « la prochaine nuit se passera dans le bus. Pas moyen de me laver avant au moins deux jours ». Flavien frais et dispo se rend à la réception. Puis, il laisse ses affaires la journée, pour visiter la ville. Première surprise de la journée, c’est gratuit. En Patagonie il fallait payer un supplément, se remémore-t-il. « Ce n’est étonnamment pas le cas ici, alors que tout est plus cher qu’en Amérique du Sud. »

    Voyage à la carte

    Flavien voyage léger. Petit sac sur le dos, ciré, appareil photo et une gourde d’eau, le voici parti à l’assaut d’Auckland. Premier objectif, le mont Éden : le plus haut des 48 volcans qui constelle la ville. Les volcans sont disséminés sur le champ volcanique, qui s’étend du lac Pupuke et de l’île Rangitoto au nord jusqu’à Matukutūruru au sud. Puis du mont Albert à l’ouest jusqu’au Pigeon à l’est. « N’ayant pas souhaité prendre de carte SIM, comme précédemment en Patagonie, je me déplace grâce à des cartes hors ligne (Guru maps) », explique-t-il. Il arrive au sommet, à 198 mètres pour être précis, pour se rendre compte que les touristes sont aussi au rendez-vous. « Malgré tout, ça vaut le coup de se mélanger à la foule. La vue est grandiose. La visibilité s’étend à des kilomètres, d’un côté les gratte-ciels d’où je viens et de l’autre les zones pavillonnaires à perte de vue. »

    Musée, Auckland, guerre

    Un bonheur n’arrivant jamais seul, la pluie se présente. Flavien décide de se mettre à l’abri, en prenant la direction du musée de la guerre, à quelques encablures de là. « La pluie redouble d’intensité », constate-t-il. Prévoyant, il teste pour la première fois son poncho de pluie. Deuxième surprise du jour : « Arrivé au musée je découvre que l’entrée n’est pas donnée (32 NZD). Vu la taille du bâtiment, ça doit valoir le coup », se rassure-t-il.

    « L’intérieur est très beau », constate-t-il, sans forcément trouver le lien entre les différentes collections. Au premier étage, la culture maorie. Deuxièmement, les volcans et l’histoire naturelle de l’île. Au troisième les guerres dans lesquelles certains les néo-zélandais ont péri.

    Quatre heures plus tard, Flavien file en direction du front de mer. La pluie « tropicale » refait son apparition, l’aventurier coupe court son périple pour se mettre à l’abri à l’auberge. (Crédits : Flavien Saboureau)

    Pas le temps d’être oisif. « Je profite de la Wi-Fi pour réserver mon auberge du surlendemain et le ferry pour rallier l’île du sud dans deux jours. » La tocante affiche 17 h 45n quand Flavien repart en direction du front de mer, mais cette fois avec sur le dos son sac chargé à bloc. Il doit être à 18 h 45 à la gare routière pour prendre le bus de nuit pour Wellington. Arrivée à bon port « j’en profite pour manger des nuggets avant de prendre la route, puis je prends place dans le bus pour… 11 h 30 de route. »

    Un sommeil haché

    « Je réussis à m’endormir… mais chaque heure, l’annonce des arrêts au micro me réveille. » Flavien pensait que ce bus ne faisait pas d’arrêt. Difficile de dormir, déjà dans un bus, et surtout avec l’agitation survenant à chaque arrêt… « Il est 6 h du mat. Nous arrivons bientôt à Wellington, à l’extrême sud de l’île du nord. Finalement, le voyage qui ne devait durer que 11 h 30 en durera 12 h 30 », ironise Flavien. À 7 h 30, il se présente à l’auberge de jeunesse située juste à côté de la gare. La « Trek Global Backpackers » est un choix stratégique au demeurant.

    « Je choisis celle-ci, car, prenant le bateau tôt demain matin, elle est proche du port, et pas chère. » Affichant le tarif de 13 €, elle rivalise avec les auberges sud-américaines. Elle propose même des chambres privées, des « Female Single Room ». Il laisse son sac à dos pour se promener dans la ville avec mon seul sac de transport, le plus petit. À tout juste 7 h 45, il déambule dans les rues de Windy Welly. Wellington doit son surnom aux fortes rafales de vent qui la balaie.

    Perché au sommet

    Le regard aguerrit, Flavien scrute la ville. Sympathique, mais avec le port « industriel » situé en pleine ville, le front de mer manque de charme, nous révèle-t-il. « L’ambiance reste cependant meilleure qu’à Auckland à mon avis et de ce que j’ai pu voir. » Comme pour Auckland et le mont Eden, l’aventurier du bout du monde trace vers le mont Victoria. « Il faut quand même monter 200 m de dénivelé. » Mais le jeu en vaut la chandelle, il offre une vue à 360 degrés sur la ville, le port et l’océan.

    « Sur ces flancs quelques pseudos reliques de forêts recèlent les premières espèces que je trouve intéressantes. » Cela suffit à Flavien pour dégainer son appareil et photographier ses premières plantes du voyage. À cette heure matinale, peu de courageux. « Je profite seul du panorama ! » Après quelques instants de réflexion, il prend la direction de Zealandia à l’autre bout de la ville. Cinq kilomètres, Flavien découvre ce parc semi-naturel, entouré de barrières. Zealandia Te Māra a Tāne est le premier écosystème urbain entièrement clôturé au monde. Le but est de restaurer la forêt et les écosystèmes d’eau douce d’une vallée de Wellington aussi étroitement que possible à leur état pré-humain, expliquent-ils. (Crédits : Flavien Saboureau)

    Nature, arbre, pont

    « C’est le cas du Sphénodon, l’un, si ce n’est le plus ancien, des représentants des reptiles », relate Flavien. Ne subsistant plus que sur quelques îles, cette réserve est la seule à l’accueillir sur le « main-land » explique-t-il. « Sur les conseils d’un guide/biologiste, je ne tarde pas trop à le trouver. » Oui, sauf que peu de temps à l’échelle d’un Flavien représente quand même 25 minutes. Un seul individu se montre, lézardant au soleil. « Le pied ! Cet animal m’a toujours fasciné, ne serait-ce que par son nom des plus préhistoriques. »

    Quand la technique vous lâche

    Il poursuit ses recherches des oiseaux les plus rares. À 13 h, Flavien prend sa pause repas pour recharger les batteries. Il revient sur ses traces matinales, car « j’espère faire de meilleures photos de ces espèces qui ne se laissent pas photographier facilement. » Il éprouve un réel plaisir quand il réussit une très belle photo du pigeon endémique de Nouvelle-Zélande : le carcophage ou kereru. « Ses couleurs sont incroyables, sa taille impressionnante, il fait facilement deux fois la taille des espèces européennes », décrit Flavien.

    Vallée, forêt, nouvelle-zélande

    Passionné, le temps passe trop vite. « Je double mon intensité de marche si je veux être hors de la réserve avant 17 h. »

    Puis, l’impensable se produit ! Sa carte SD ne veut plus rien savoir. L’appareil photo indique un problème de formatage. « Il ne manquait plus que ça, après les 500 photos d’espèces uniques photographiées aujourd’hui. »

    « Je ronge mon frein quand de magnifiques espèces se posent devant moi. À l’image de ce martin-pêcheur que je n’ai jamais vu. » Désormais Flavien espère qu’une seule chose : « Vais-je pouvoir récupérer les photos du jour à mon retour ? » Puis, il pense à vois haute. Devrais-je revenir avant la fin de mon voyage ? Mais je devrais payer une autre entrée (26 NZD) et « perdre » une journée. « Bien entendu la carte SD que j’avais de rab était restée dans mon sac à dos à l’auberge », grommelle-t-il.

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    Le temps du lâcher-prise est arrivé durant les quatre kilomètres pour rentrer à l’auberge. Au passage, la visite à la fameuse « cablecar » est vite oubliée. « Avec plus de 20 km dans les pattes aujourd’hui, je rentre à l’auberge », raisonne-t-il. Il réalise le check-in, prend une douche, lave son linge, réserve l’auberge pour demain, 14 décembre, et prend la direction du centre-ville pour tenter de trouver un magasin ouvert. Au menu ce soir, pâtes au pesto. Le baroudeur prépare son repas dans la cuisine de l’auberge. Il est 22 h quand Flavien se couche. « Demain matin, une fois n’est pas coutume, levée matinale pour prendre le ferry qui m’emmènera sur l’île du sud… », s’endort-il sans finir sa phrase. À suivre…

  • Fuite de données du CNSS au Maroc

    Fuite de données du CNSS au Maroc

    La recherche de deux mots — Maroc et cyberattaque — fournit 234 000 réponses en un sixième de seconde. Souvent lors d’une cyberattaque, bien moins de résultats sont produits. Pourtant ce n’est pas le premier pays à subir une attaque cybernétique, qui plus est en Afrique. La cyberattaque du site du ministère de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences (MIEPEEC) et de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) affole la presse, et ravive les tensions entre l’Algérie et le Maroc, par réseaux sociaux interposés.


    Les attaques cybernétiques sur le continent africain ne datent pas d’hier. « Depuis début 2025, j’ai au moins comptabilisé une 100 de cyberattaques, fuite de données et autres actes d’incidents de sécurité informatique en tout genre, qu’ils soient publics, semi-publics ou privés ! », explique SaxX sur X. Mais celle contre le Maroc, plus particulièrement concernant le CNSS affole la presse mondiale et marocaine. Cela confère un emballement médiatique, alors que l’enquête est en cours.

    Que sait-on vraiment ?

    Une personne ou un groupe de personnes, sous le pseudo jabaROOT DZ, poste sur un site bien connu, BreachForums pour ne pas le citer et sur Télégram des informations issues de la cyberattaque. Deux dossiers sont ainsi disponibles. Le premier intitulé fiches de paies, le second CNSS — Moroccan National Social Security fund. Ils résultent de la cyberattaque du MIEPEEC et de CNSS.

    Forum, données, dark

    Le fichier, le plus important, affiche un poids compressé de 549 Mo. Il comporte 53 576 fichiers. Deux au format CSV, adhérents et salariés, les autres sont des documents au format PDF. Une fois décompressé, cela représente 6,9 Go.

    L’autre à une taille de 75,5 Mo, puis décompressé de 84,4 Mo. Il contient 3101 fiches de paies. L’ensemble des composants sont datés de 2024 et 2023. Une possible fraude est envisageable. Les numéros P.P.R. (identification) et le numéro de la pièce d’identité (CIN) sont affichés. (Crédits : capture d’écran)

    La problématique est que les entités potentiellement visées sont conséquentes. Le nombre de compagnies exposées est de 499 881. Parmi celles-ci existe le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, le Crédit du Maroc, la Banque centrale populaire, des entreprises de presse, le bureau de liaison d’Israël au Maroc, jusqu’à la holding du roi Mohammed VI, Siger.

    Quels renseignements sont exhibés ?

    Des fonctionnaires sont alors exposés, mais pas que. Dans les deux fichiers au format CSV, de très nombreuses lignes. Pour « Adhérents » 1 094 294 lignes de données et près de deux millions pour « Salariés » (1 996 026). Si en France, le sujet du salaire est encore tabou, le voile est ainsi levé sur les salaires déclarés de plusieurs personnalités au Maroc.

    Pour le fichier salarié : l’identification de l’adhérent, la nouvelle immatriculation, prénom, nom, numéro d’immatriculation, pièce d’identité, numéro de passeport, numéro de résidence, date de création, mode de demande, nom de l’affilié, numéro de l’affilié, état de la demande.

    Pour le fichier adhérents : nom de l’entreprise, la date d’adhésion, prénom et nom du mandataire, informations bancaires, numéro téléphone et e-mail du mandataire, attestations, identités et informations sur des salariés, numéro de passeport et adresse complète… (Crédits : capture d’écran)

    Liste, données, fuite

    La certitude est outre l’exploitation des données pour exercer du phishing, spearphishing, elles peuvent conduire à des attaques cybernétiques plus précises, plus ciblées en fonction des attaquants. Les experts marocains s’insurgent de l’ampleur de cette attaque. Celle-ci est connue, car rendue publique par le collectif jabaROOT, contrairement à l’ensemble de celles passées sous silence.

  • De Shanghai à Auckland (3/55)

    De Shanghai à Auckland (3/55)

    L’attente dans l’aéroport, la pluie à Shanghai, le manque de sommeil depuis quasiment un nycthémère usent Flavien. Si bien que la chaleur environnante de l’avion est propice à l’endormissement. Le repas n’est pas encore servi que Flavien est déjà dans les bras de Morphée. Encore onze heures trente minutes de trajet pour atteindre le paradis des naturalistes. Après tant d’attente, il pourra au fil du voyage poser sa tente dans les paysages merveilleux de la Nouvelle-Zélande. Avec une première approche à travers la plus grande ville, Auckland.

    Le repas est juste servi, alors que Flavien est réveillé par les cris étouffés de son estomac. La place entre les sièges est la première surprise de cette compagnie rappelle-t-il. Ses genoux ne touchent pas le fauteuil devant lui, ce qui est pour les personnes de grande taille un luxe très apprécié. Le dîner en vol englouti, il retourne aussitôt dit dans un sommeil réparateur. « Je me réveille quatre heures plus tard. Quel plaisir de trouver sommeil dans l’avion », bâille-t-il.

    Terre en vue

    « J’entrouvre le volet du hublot, dessous c’est l’océan Pacifique et les îles de la Papouasie. » Il est temps de mettre les pendules à l’heure, enfin le smartphone. Flavien aligne l’heure du portable sur le fuseau horaire d’Auckland. Il est 12 h 15. Le vol paisible laisse libre cours à des préoccupations humaines. « J’espère toujours que mon sac me suit en soute… » Plus que quatre petites heures avant d’arriver au pays du long nuage blanc, l’excitation monte. Il ne reste que deux heures quand l’impatience est à son comble. « J’ouvre le volet et surprise, une terre. »

    Le sol érodé et rouge lui confère une idée précise du lieu que lui et les autres passagers du vol MU779 de China Eastern Airlines survolent : la Nouvelle-Calédonie et ses mines de nickel. « Il suffit de peu de temps pour m’en assurer, quelques minutes après se dévoile le lagon ! » Flavien rêve un jour qui sait, de fouler ce caillou, où le taux d’endémisme des plantes est le plus important au monde avec Madagascar confie-t-il. « Je prends mon pied de la voir. »

    Comme un enfant qui demande sans cesse « quand est-ce qu’on arrive ? » lors du départ en vacances, Flavien bout d’impatience. Il ne cesse de regarder au travers du hublot. « Je ne veux pas rater les premiers bouts de terre de la Nouvelle-Zélande. » L’Aoetaroa se mérite, elle ne se dévoile qu’au tout dernier instant.

    À la recherche de ses bagages

    À peine quelques dizaines de secondes passent, quand le vol atterrit sur l’asphalte. Flavien, toujours accroché à son hublot, observe la tenue des personnels sur le tarmac. Ils sont rares ceux qui ne portent pas un short ou un tee-shirt. « C’est décidé, je descends de l’avion en tee-shirt. » Le reste de l’argent retiré au duty free de Roissy Charles de Gaulle s’échange au bureau. Les 40 euros se transforment en 63 dollars néo-zélandais (NZD).

    La récupération des bagages dure plus que prévu. « Nous sommes tous à patienter pendant près d’une heure, sans informations. Ça ne me rassure pas sur la présence, ou non, de mes affaires dans la soute. » Il apparaît enfin, ce qui permet à Flavien de pousser un « ouf » de soulagement. « La crème solaire a succombé à l’habituelle maltraitance des bagages », confie-t-il. (Crédits : Flavien Saboureau)

    Passage obligé : la douane et le contrôle de biosécurité. « Avant de partir, j’ai rempli le formulaire de déclaration en ligne. » Comme en Australie, l’entrée des denrées sur le territoire est soumise à un contrôle strict. « Ayant déclaré l’une de ces denrées, l’attente fut longue. » Une heure plus tard, Flavien est dirigé vers le lieu du contrôle. C’est encore plusieurs minutes de patience. La vérification minutieuse du matériel de camping, en particulier la tente, et des produits lyophilisés, car ces derniers contiennent de la viande.

    Enfin en Nouvelle-Zélande

    « J’ai bien cru que les sachets lyophilisés ne passeraient pas… tout est bien qui finit bien. » Sorti de l’aéroport, un bus pour le centre-ville et Flavien arrivent au même instant à l’arrêt de bus. « Ce n’est pas donné le voyage », pense-t-il en donnant 20 NZD au conducteur du SkyDrive Airport Express. L’avantage est qu’il le dépose à côté de son auberge, en à peine plus d’une demi-heure.

    La première impression de Nouvelle-Zélande, enfin d’Auckland, est très bonne admet l’aventurier. La ville est très propre, ils ont du goût avoue Flavien alors sous le charme. La trame de couleur autour du gris anthracite est reprise un peu partout, ce qui lui confère une unité. « Juste dix minutes après être sortie de l’aéroport, il pleut », observe-t-il avec une certaine nonchalance. C’est sous la pluie qu’il fait son arrivée à l’auberge.

    Elle est située en plein centre-ville, juste à côté de l’iconique Skytower. « L’entrée se passe au mieux. Je récupère ma chambre où les trois autres occupants sont déjà là depuis plusieurs jours. »

    Une Canadienne très sympathique, qui est en visa travail, lui prodigue moult conseils et renseignements. « Voilà mes premières conversations longues en anglais, ça revient vite, c’est cool. » (Crédits : Flavien Saboureau)

    Il s’assied trente minutes, envoie quelques messages et file sous la douche. Il fait bientôt nuit remarque-t-il, tandis qu’il cherche de quoi manger. « Je me rabats sur un taco pour ce premier repas… », après avoir cherché en vain une spécialité locale. De retour à l’auberge, il fait toujours aussi chaud et humide. La chambrée s’endort fenêtre ouverte. « Le lit superposé est frêle. Il bouge dès que je me tourne. Ça ne m’empêche pas — loin de là — de m’endormir, enfin en position allongée sur un truc à peu près confortable », souffle Flavien qui s’enfonce dans le sommeil du bienheureux. À suivre…

  • Quand les Espagnols crient… leurs loyers trop chers

    Quand les Espagnols crient… leurs loyers trop chers

    Tandis que la politique américaine fait chuter les bourses mondiales, un pays qui a souffert voit ses habitants pousser à nouveau un cri de désespoir. La crise du logement en Espagne est telle que dans 40 villes de la péninsule ibérique des milliers de manifestants défilent ce samedi 5 avril 2025. Leurs volontés sont toutes simples : vivre ! Si à Paris les logements vides sont nombreux, rien de comparable à l’Espagne. Des dizaines de milliers de manifestants déambulent dans les rues de Madrid, Valence, Séville, Malaga, Las Palmas de Gran Canaria…

    Qui ne rêve pas de louer un appartement cosy, bien situé. Qui ne rêve pas de fonder une faille et d’acquérir sa maison, avec un jardin pour les enfants. Qui ne rêve pas de dormir au chaud, dans un lit sous un toit. Tandis qu’en France certains dorment dehors le long de la verrière de la gare Saint-Jean, à Bordeaux. Tous ou presque. Sauf qu’en Espagne, des milliers et des milliers de personnes ont défilé ce samedi 5 avril 2025.

    Au bord de l’agonie

    Les Espagnols descendent une fois de plus dans la rue. Ils expriment leurs désarrois face à la crise du logement qui traverse la péninsule. Emplis de colères, de peurs, ils manifestent, car le loyer engloutit la majeure partie du pouvoir d’achat, s’il en reste. Car un projet de vie passe inéluctablement par l’obtention d’un toit. Sans un domicile, pas de projet, pas de sécurité, pas d’autonomie…

    Le pays est passé, en construction de logements de 600 000 à 90 000. Depuis la crise de 2008, les constructions de maisons s’effectuent au compte-gouttes. Si bien, que les nouveaux ménages ne peuvent s’envoler, car l’offre et la demande occasionnent la flambée des prix de vente et de location.

    Ici, les manifestants protestent contre les prix du logement à Málaga. Des relents de la cohabitation dans une même maison à étages, parents, grands-parents et petits enfants sous le même toit. « Il n’existe aucun pays économiquement avancé […] dans lequel le système de marché produit des logements que les pauvres peuvent se permettre », a écrit l’économiste John Kenneth Galbraith. L’avertissement de la crise de 1992 en Espagne apparaît fin de l’année 2024 comme une prophétie réalisée. (Crédits : García-Santos/El País)

    Le même économiste explique à 86 ans que « si vous baissez les salaires, vous augmenterez le chômage ». Les vases communicants entre l’accession à la propriété et la location sont liés. Si le premier se complique, la pénurie atteint le second. « Les données générales ne sont pas très encourageantes : 5,5 millions de foyers sont confrontés à l’exclusion résidentielle », déclare le porte-parole de Provivienda.

  • À la découverte de Shanghai (2/55)

    À la découverte de Shanghai (2/55)

    Le vol de Flavien, à destination de Shanghai, est en approche finale. Le tarmac est en vue. Les onze heures de trajet laissent tout le loisir de se mettre à l’aise. « Avant d’atterrir, je me rends compte, en voulant me rechausser, que mes pieds ont gonflé. » Puis, le moment est venu, sans mauvais jeu de mots, de poser le pied sur le continent asiatique pour la toute première fois. Sauf qu’il n’est pas accordé à tout un chacun de rentrer en République Populaire de Chine (RPC). La durée de l’escale donne la possibilité de visiter la cité, une partie d’un monde.

    À l’instar de Mehran Karimi Nasseri, dit Sir Alfred Mehran — qui vécut dans le terminal 1 puis 2 de l’aéroport de Roissy — une autorisation est nécessaire pour sortir. La vie de cet iranien inspira le film « Le Terminal » avec comme rôle principal Tom Hanks. « À la douane je remplis un formulaire pour pouvoir sortir sans visa dans la ville. » Il juste 7 h 30 quand Flavien aperçoit la mégapole encore endormie, enveloppée par le brouillard. « J’ai 17 h d’escale avant mon prochain vol, allons visiter Shanghai », claque-t-il.

    Autorisé à entrer en Chine

    « Avant de sortir de l’aéroport, je m’assure que ma valise n’a pas été descendue. Et qu’elle sera bien dans le prochain vol, en espérant qu’elle ne soit pas restée à Paris», se réconforte l’aventurier. Le marcheur invétéré décide, pour une fois, de prendre les transports en commun pour se rendre au cœur de la ville. La distance abonde son choix.

    « Désormais, je dois réussir à acheter un billet de métro pour rallier le centre-ville, à 30 km de là, s’encourage Flavien. C’est dire la taille de cette mégalopole. ». Sans maîtrise du langage, les échanges verbaux sont difficiles, découvre immédiatement Flavien. En effet, le nombre d’idéogrammes utilisés est compris entre 40 000 et 60 000. L’alphabet chinois phonétique est le pinyin. En toute logique, la langue chinoise ne peut être comparée au français et à notre alphabet latin.

    « Je veux prendre le Maglev, le train le plus rapide au monde… mais le prix m’en dissuade. » Mais avant toute chose, il faut retirer de l’argent. Mais en RPC, toutes les cartes bancaires ne fonctionnent pas. Les distributeurs de billets de métro ne prennent pas sa carte.

    Flavien en observation

    Flavien recherche d’un bureau de change, pour échanger une partie des 50 € retirés hier. « En échange de 10 €, on me donne 37 yuans. J’ai la nette impression de me faire avoir. Mais ne parlant pas chinois, je ne suis pas en position de force. » Bien entendu, dès la sortie des terminaux les traductions sont quasi inexistantes. « Sans le Wi-Fi, auquel j’essaye de me connecter depuis de très longues minutes, impossible de déchiffrer cette langue qui m’est complètement étrangère. »

    Flavien rusé, laisse passer les locaux et observe. Sa patience et technique semble être la bonne méthode « car quelques minutes plus tard je repars avec mon ticket de métro ». Dans cette première sortie, c’est la totale improvisation. « Je n’ai pas préparé cette escale. » (Crédits : De gauche à droite, Shanghai world financial center, Jin Mao tower et la tour Shanghai/Flavien Saboureau)

    Un petit truc en plus le laisse pantois. « Avant d’entrer dans le métro, je passe mon petit sac de voyage dans un scanner à rayon X. C’est la première fois que je vois ça pour prendre le métro. C’est rassurant », se réjouit-il. Le voici dans une des rames de la ligne 2, en direction des gratte-ciels du centre-ville. « Il faut déchiffrer le nom des arrêts. Quarante-cinq minutes plus tard me voilà au pied de certains des plus hauts gratte-ciels du monde, la démesure… », s’émerveille le baroudeur.

    L’impressionnante tranquillité de la mégapole

    Les préjugés ont la vie dure. Combien de fois nos certitudes nous jouent des tours ! Nous nous perdons dans des envolées lyriques, des pensées gargantuesques et dans des suppositions inutiles sans avoir effectué le moindre pas dans un lieu. La ville de Shanghai compte plus de deux fois et demie la population de la municipalité de Paris avec 10, 94 millions. La perle de l’Orient affiche, quant à elle 29, 87 millions d’habitants.

    « La ville est calme, la circulation est faible, les quelques voitures ne klaxonnent pas… ce serait presque agréable de se promener au milieu du béton », s’étonne Flavien. L’effervescence que ressent l’aventurier est en contradiction complète avec la quiétude vécue. Il faut rappeler qu’il redoute les grandes villes. « Je pensais pouvoir traverser le fleuve — dont j’ignore toujours le nom — qui traverse la ville, via un pont, mais ce dernier semble absent. » Ce fameux cours d’eau est « Le Huangpu ». Cela veut littéralement dire le « fleuve de la rive jaune ».

    La pluie s’invite

    Tel un habitué, Flavien achète un nouveau billet de métro pour 3 yuans afin de traverser le fleuve en souterrain. Il arrive à Nanjing road. Elle est l’une des principales rues marchandes du centre historique. Sa réputation est connue partout en Chine.

    « Tout est démesuré, la taille des immeubles, les écrans géants et j’en passe. Je prends la direction du Bund, cette promenade qui longe le fleuve et qui permet de réaliser la photo carte postale de Shanghai avec son gratte-ciel le plus emblématique, la Perle de l’Orient. »

    La météo n’est pas de cet avis. La pluie fine modifie l’ambiance, les têtes des gratte-ciels se retrouvent dans les nuages. « Des dizaines, voire des centaines, de bateaux et barges asiatiques croisent sur le fleuve. Les coups d’accélérateur et les kilos de CO2 relâchés par ces monstres finissent de parfaire l’image que je m’étais faite de cette Chine démesurée. »

    La pluie s’intensifie, la température baisse, Flavien avait par intuition anticipé. Chaudement vêtu, il marche en direction de People Square, le cœur de la ville.

    (Crédits : Edward Eyer/Pexels)

    L’ambiance y est bien différente. Il y a plus de petits magasins avec les rabatteurs qui vous accostent, mais aussi des voitures de luxe et des bâtiments aux devantures très soignées. « Je suis proche de la mairie, du théâtre et de nombreux musées. Je ne traîne pas, car la pluie devient plus forte et présente. Fatigué, et n’ayant pas dormi depuis bientôt 24 h, je décide de reprendre le métro en direction de l’aéroport, non pas content d’avoir tout de même pu voir un aperçu de cette culture. »

    Une gourmandise avant de partir

    Flavien ne serait pas Flavien sans une gourmandise à déguster. Il ne peut décemment partir de cette petite incursion en Chine, sans croquer une spécialité locale, à défaut de manger une glace. Juste avant de reprendre le métro, « j’hésite longuement avec un produit “frais”. Pour ne pas me retrouver avec la tourista, je dépense mes 10 derniers yuans dans une viennoiserie apéritive », assure-t-il.

    Voiture, luxe, Shanghai

    Il est près de 15 h, quand il réapparaît à l’aéroport Shanghai Pudong. « Quelques heures à tuer avant mon vol prévu à 0 h 10. » Il parcourt, en long, en large et en travers le terminal. « Je trouve enfin des sièges sans accoudoir pour pouvoir m’allonger, quel bonheur ! »

    À 20 h pile, sa tocante l’alerte : l’enregistrement ouvre. « Je me rends au comptoir, sans bagage et sans me couper, s’amuse-t-il en repensant à son malaise vagal… pour récupérer mon billet. Je questionne le personnel concernant mon bagage. Ils ne semblent pas en savoir plus que moi, ce qui ne me rassure pas. »

    Le passage par la sécurité est sans encombre. Flavien prend un train interne à l’aéroport pour rejoindre sa porte d’embarquement : la G122. « Je profite de ce temps mort pour accrocher la Wi-Fi que je ne réussis pas à avoir depuis ce matin. »

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    Comme par magie, celle-ci fonctionne l’espace de trente minutes, mais uniquement pour WhatsApp, tout ce qui est relié de près ou de loin à Google semble être géré par l’état chinois, pense-t-il tout bas… « Je donne des nouvelles à la famille, réponds à quelques messages. Deux heures plus tard, la porte ouvre et j’embarque sans encombre dans l’avion où il fait bien meilleur que dans le terminal où je commençais à bien me cailler », grelotte-t-il. À suivre…

  • Cyberattaque : Astral foods perd des plumes

    Cyberattaque : Astral foods perd des plumes

    La cyberattaque dont le géant sud-africain est victime le 16 mars 2025 a des effets immédiats. L’entreprise annonce, dans un communiqué officiel, le 24 mars qu’elle s’attend à voir son bénéfice semestriel chuter de 60 %. Cette attaque modifie et perturbe la production et les livraisons de ses produits. La firme se veut rassurante en indiquant « qu’aucune information confidentielle ou sensible n’a été compromise ». Cette histoire remémore la cyberattaque de la ferme états-unienne qui avait perdu 9 millions de dollars au final en 2021.

    Le 16 mars 2025, la section avicole de la compagnie sud-africaine Astral Foods est à l’arrêt complet suite à une cyberattaque. En toute bonne foi, la compagnie assure avoir réagi « rapidement en mettant en œuvre tous les protocoles de reprise après sinistre et les plans de préparation. Cependant, notre division Volaille a été affectée par des temps d’arrêt dans la transformation et les livraisons aux clients. »

    Conséquences diverses suite aux cyberattaques

    Les cyberattaques touchent de très nombreuses sociétés à travers le monde. Certaines sont des TPE, PME mais aussi des multinationales. L’impact d’un tel traumatismes est différent d’une société à une autre, le tout en fonction de la conjoncture. Quelques unes s’en sortent sans trop de dommages, quand d’autres peuvent , en France , passe en redressement judiciaire, voire en liquidation. Ces cyberattaques font subir à leurs victimes une accélération avec des conséquences désastreuses parfois.

    L’industrie avicole sud-africaine vit des moments particuliers. Les causes sont : la hausse des coûts de production, les conditions économiques compliquées et la baisse du prix du poulet. Cet incident cybernétique provoque la perte de 20 millions de rands (environ un million d’euros). Ainsi, Astral Foods estime que le bénéfice net par action ne devrait pas diminuer de plus de 60 %.

    Selon le marché international le prix de la volaille a diminué de 0,01 BRL/kg, ou 0,12 % depuis le début de 2025 (l’unité de mesure le BRL est le Réal brésilien par kilogramme, NDLR).

    En 2023, Les États-Unis représentent 17,5 % de la production mondiale devant la Chine (13,3 %) et le Brésil (12,3 %). Les producteurs de céréales utilisées dans l’alimentation de la volaille sont la Chine (20,4 %), États-Unis (18,4 %) et Brésil (6,5 %). (Crédits : Quang Nguyen/Pexels)

    Le prix record est de 8,60 BRL/kg en septembre 2021, il affiche 8,29 BRL/kg à l’écriture de cet article (31/03/2025. La production mondiale de viande de volaille devrait atteindre plus de 141,3 millions de tonnes. La croissance affichée, selon les données de l’OCDE et la FAO est de 11 %. Elle devrait atteindre près de 160 millions de tonnes, lors de la prochaine décennie. Quant au traitement des volailles lors de leurs élevages : rien n’indique l’augmentation des bons traitements, comme l’accroissement de l’espace de vie, la vue de la lumière naturelle et le fait de manger de l’herbe.

    Une perte de 9 millions de dollars suite à une cyberattaque

    Une affaire similaire touche une ferme états-unienne en janvier 2021. La raison une attaque cybernétique de type ransomware qui bloque temporairement les activités agricoles d’une ferme. Elle entraîne des pertes d’environ 9 millions de dollars. De nombreuses entreprises à travers le monde ne se relèvent pas des suites des cyberattaques. Un exemple en France avec la société Octave : une cyberattaque survenue le 16 août 2024, liquidation judiciaire le 19 mars 2025.

    Des sociétés de production de viande sont régulièrement la cible de cyberattaque. La compagnie JBS USA est la victime en mai 2021, du groupe Sodinokibi/REvil indique le FBI. Les conséquences sont multiples. L’interruption complète de ses activités, qui affecte durablement l’approvisionnement des supermarchés. « Il va sans dire que le bœuf a disparu des rayons de nombreux magasins aux États-Unis. »

    L’entreprise a fait le choix de payer une rançon aux criminels. Le montant réglé est de 11 millions de dollars. Le but est d’éviter la perte des données de l’entreprise, des clients et des employés.

    La note du département de la justice américaine indique une hausse du prix de gros jusqu’à 25 %. (Crédits : Tom Fisk/Pexels)

    Le 14 janvier 2022, le FSB annonce le démantèlement du groupe Sodinokibi/REvil. Au total, quatorze personnes sont arrêtées. 426 millions de roubles, soit environ 4,8 millions d’euros et 20 voitures de luxe sont saisis.

  • Un nouveau départ… vers l’aventure (1/55)

    Un nouveau départ… vers l’aventure (1/55)

    Comme lors d’une gestation humaine, Flavien semble avoir accouché d’un nouveau « bébé ». Une réflexion qui mène à une action. « Neuf mois plus tard, il est temps de repartir à l’aventure », souffle-t-il. Nous sommes le 9 décembre 2024, quand il s’apprête à embarquer. Direction la Nouvelle-Zélande avec pour principal objectif les îles subantarctiques australasiennes. C’est parmi les dernières qu’il lui reste à visiter autour de l’Antarctique. Le tout avec un projet qui lui trotte dans un coin de sa tête depuis quelque temps.

    Flavien s’envole vers la Nouvelle-Zélande, terre de mystères, de contes et merveilles. Entre forêts ancestrales et espèces uniques, il part explorer une nature sauvage et fascinante. Une aventure où chaque pas promet une découverte inoubliable. Entre nature et paysages, culture et traditions, la gastronomie aussi. Quant au Kiwi, symbole emblématique du pays, tellement difficile à observer, sera-t-il à la rencontre lors de son voyage ?

    L’épisode du malaise vagal

    Six heures viennent juste de s’afficher sur le réveil. Dans un coin de la chambre, le sac est prêt, posé et appuyé au mur. Il semble être impatient, comme une envie de se positionner sur le dos de Flavien. C’est chose faite à 6 h 40, quand le tandem, entre avenue et boulevard, prend la direction la gare de Poitiers. À 7 h 24, le train file vers Paris, « ça y est l’aventure commence ! » Difficile de faire marche arrière désormais. Flavien n’est pas rassuré, car le convoi ferroviaire doit arriver 2 h 20 plus tard, et que l’enregistrement pour le vol, que Flavien n’a pu réaliser en ligne, se clôture à 11 h 25.

    « Contrairement aux fois où j’ai pris le train cet automne, le TGV parvient à destination sans encombre. Me voilà à Roissy Charles de Gaulle, où j’avais passé une journée en début de mois de mars dernier. » Flavien se dirige vers le terminal 2E pour réaliser l’enregistrement. La file d’attente est conséquente, mais elle est en mouvement. Jusqu’ici tout va bien… c’est sans compter sur sa légendaire maladresse.

    « En voulant clipser mon sac, je me coupe l’extrémité de l’index. » Une coupure anodine pour tout un chacun, sauf que certaines personnes supportent peu ou prou la vue de leur sang. « J’ai toutes les couches sur moi pour gagner de la place dans mon sac. » Il fait chaud. Il y a du monde. Tous les ingrédients du cocktail parfait sont réunis.

    « Me voilà à genoux à tenter de mettre un pansement avant de faire un nouveau malaise vagal. » Flavien ne les compte plus depuis son enfance, mais cela bien fait longtemps qu’une telle chose ne lui était pas arrivée. (Crédits : Gare de Poitiers/Flavien Saboureau)

    Plusieurs personnes entourent Flavien, quand il reprend ses esprits, quelques secondes plus tard. Une employée de la compagnie aérienne m’indique qu’elle a appelé les pompiers. « Je suis un habitué de ces malaises. Il ne faut pas en faire de cas », lui explique-t-il devant des yeux médusés. Il se désaltère, englouti deux barres chocolatées, et le voilà prompt à continuer. Une jeune femme européenne lui parle, afin de le distraire et changer les idées. Une autre aux traits asiatiques lui offre son chariot pour qu’il puisse y poser son sac. « Je suis agréablement étonné devant tant de bienveillance ! »

    En voiture ! Attention au départ !

    De simple voyageur, il devient presque VIP. « Finalement, ils me font passer en priorité alors que tout va mieux. » L’inquiétude du petit matin est résolue. « Je suis rassuré, mes places sont bien réservées, c’est leur site internet qui n’est pas à jour. » Son sac est peu ordinaire, la compagnie n’a rien à disposition pour l’empaqueter. « Je me rends dans un couloir pour les bagages hors format. »

    Si tout va pour le mieux, une part d’inquiétude demeure. « J’espère que le bagage est bien dans les soutes… et qu’ils ont compris que je ne le récupère pas avant le prochain avion. » Le passage via la sécurité est un parcours d’enfant. Il ne reste que quelques dizaines de minutes à patienter. « J’attends l’ouverture de la porte M43 », raconte-t-il.

    Moment idéal pour s’essayer à la prose. J’envoie des messages à la famille, quelques amis et Clarisse. « Car si ce voyage est différent, c’est dans son appréhension, car Clarisse occupe mon esprit depuis quelques mois maintenant. »

    Rester concentré sur ce périple n’est pas aussi simple. « Chaque voyage est différent, d’une façon ou d’une autre ! »

    (Crédits : Connor Danylenko/Pexels)

    Le journal de 13 h est sur le point de se terminer lorsque l’aéronef décolle. Il est 13 h 20, quand après quasiment une heure de retard, il s’envole. « Quelle agréable surprise ! Mes genoux ne touchent pas au siège de devant, et il y a même des écrans… », se réjouit Flavien. À bord d’un avion affrété par China Eastern Airlines, l’une des trois plus grandes compagnies de République Populaire de Chine (RPC), onze heures de vol l’attendent. « C’est parti, direction Shanghai. » En direction de l’Est, le soleil se couche très vite. À 16 h (heure française), il fait déjà nuit noire à travers les hublots. Le sommeil tant espéré ne vient pas. « J’ai encore 11 h de vol demain pour véritablement me reposer. » À suivre…

  • Mon délicieux malaise vagal

    Mon délicieux malaise vagal

    La perte de connaissance est définie par la rupture des relations conscientes d’une personne avec les membres de son entourage. Comme toute chose la durée indique le degré et la prise en charge suite au malaise survenu. Le plus connu, et de loin, est le malaise vagal. Si ce dernier admet une perte de connaissance, d’autres durent plus longtemps et peuvent être bien plus graves. Quand de l’autre côté la lipothymie est un malaise sans perte de connaissance. Quels sont-ils ?

    Dans la cuisine berd’huisienne, il règne un effluve de plaisirs gustatifs à venir, un grand bonhomme est allongé au sol. Sépa Phot est aux affaires. Son gendre, Jean Éthaissure vient de se couper superficiellement le doigt.

    « Que lui arrive-t-il ? », demande la gent féminine.

    « Bah, juste un malaise vagal pour ce grand gaillard », claque M Sépa Phot. D’ailleurs vous savez que… »

    « Oui papa, coupe Ozalee. Il faut désormais parler de syncope vagale. »

    Je suis tombé dans les pommes

    La discussion se poursuit comme à l’accoutumée. Ozalee ne peut s’empêcher de se moquer tendrement de son conjoint. Elle raconte une histoire qu’elle tient de sa belle-mère. Un jour, Jean a rendez-vous chez le dentiste. Il faut préciser qu’il est sujet à une phobie quelque peu étrange, l’hématophobie. Il affiche une quinzaine de printemps, il est courageux, mais pas téméraire.

    Alors que les soins se finissent, la docteure montre à Jean comment utiliser du fil dentaire. Le pauvre prend couleur locale, quand une goutte de sang vient perler. En quelques secondes, il se retrouve au sol, inconscient victime d’une syncope vasovagale.

    Le terme public est malaise vagal. Cette perte temporaire de conscience est causée par la réaction excessive du système nerveux. Elle peut être déclenchée par une émotion forte, la vue du sang, la douleur, ou simplement l’anxiété.

    Cela survient souvent lorsque le corps réagit en abaissant la pression artérielle et en ralentissant le rythme cardiaque, ce qui réduit l’irrigation sanguine du cerveau, entraînant ainsi un évanouissement temporaire. (Crédits : Vince/Pixabay)

    Les diverses situations pouvant mener à une syncope vasovagale sont : douleur, émotion, déshydratation, station debout prolongée, postprandiale, repas copieux, post-effort, traitement vasodilatateur ou/et diurétique, chaleur extrême. Elle s’annonce avec des signaux reconnaissables. Ils sont : la nausée, vomissement, bâillement, sensation vertigineuse, sudation, sensation de chaleur, bouche sèche, vision floue.

    De la lipothymie à la syncope cardiaque

    Il existe plusieurs types. La syncope est « une perte brutale de la conscience, avec perte du tonus postural et retour spontané et rapide à une conscience normale suite à une hypoperfusion cérébrale ».

    Désormais le malaise vagal est connu sous la syncope vasovagale (SVV). Elle peut être typique : syncope réflexe avec prodromes (symptômes avant-coureurs) avec des caractéristiques et facteurs déclenchants déjà nommés. L’atypique est une syncope réflexe survenant sans prodrome, sans facteur déclenchant évident.

    Il existe d’autres syncopes. Elles possèdent des éléments déclencheurs divers et variés. La neuro-médiée, la vasoplégique ou vasodépressive, la neurogène et enfin la lipothymie. La dernière est une sensation de malaise avec étourdissement, faiblesse, sueurs, vision trouble, mais sans perte totale de conscience. (Crédits : Alexey Fedenkov/Pixabay)

    La SVV est souvent minime, il faut tout de même consulter un professionnel de santé en cas de doute. Surtout si la syncope intervient après un sport intense, en cas de maladies cardiaques. Mais la syncope peut intervenir lors d’une mise debout trop rapide, des neuropathies, une déshydratation… elle peut aussi être la syncope cardiaque. Comme disait Lénine, la confiance n’évite pas le contrôle.

  • Le ransomware Qilin fait 23 victimes en mars

    Le ransomware Qilin fait 23 victimes en mars

    Le ransomware Qilin produit plus de vingt victimes suite à ces cyberattaques au 20 mars 2025. Depuis sa première apparition en juillet 2022, il affiche 329 victimes. Le groupe derrière le ransomware Qilin fait la une des journaux en juin 2024 avec la cyberattaque contre Synnovis. Il applique la double extorsion. L’une des dernières victimes est l’établissement hospitalier Los Madroños. Avec plus de 540 GB de données dérobées, sept photos sont affichées sur le site de fuite. Le tribunal de Cleveland et le ministère des Affaires étrangères ukrainien sont aussi victimes.

    Le groupe Qilin ne cesse d’occuper le devant de la scène. Depuis une campagne en juillet 2024, les chercheurs de Sophos découvrent une méthode inhabituelle permettant aux attaquants de dérober les identifiants stockés dans les navigateurs Google Chrome, via une stratégie de groupe (GPO). Une de ses victimes l’hôpital Los Madroños est situé à moins de 30 km à l’ouest de Madrid, à Brunete. L’établissement de soins indique dans ses communiqués, avoir observé l’incident le 7 mars 2025, et en avoir informé les autorités compétentes.

    Los Madroños et le ministère des Affaires étrangères ukrainien

    Sur le site de fuite sons exposées 212 073 documents sur un total de 540 GB. L’établissement émet deux communiqués, l’un à l’attention des patients, l’autre pour le personnel. « Le ransomware Qilin a infecté le réseau interne de l’hôpital, bloquant temporairement l’accès aux données en les chiffrant. En outre, les attaquants ont extrait des données confidentielles au cours de l’incident. En résumé, il y a eu à la fois un cryptage de nos fichiers et une exfiltration (vol) d’informations », explique Los Madroños.

    Liste, ordinateur, pc

    Concernant la patientèle, les données exposées sont de deux types. Les dossiers médicaux et les données d’identifications. Côté clinique, les diagnostics, les traitements, les résultats d’examens et les notes de vos médecins. Ainsi il est possible de consulter des analyses de sang, des protocoles…

    De plus, les informations personnelles telles que le prénom et le nom, la carte d’identité, la date de naissance, l’adresse, le numéro de téléphone et d’autres coordonnées conservées dans nos systèmes. Toutes les informations que vous remplissez lors de votre admission, le registre d’entrée. Mais également des notifications du registre central des délinquants sexuels et de la traite des êtres humains. (Crédits : capture d’écran/Qilin)

    Les personnels soignants, actuels et passés sont touchés par la fuite sur les documents d’identité, les données relatives aux études et formation ainsi que relative à leurs emplois. Les données sont : la pièce d’identité, les qualifications, certifications académiques, formations complémentaires et expériences professionnelles. Mais encore la catégorie et le poste occupé, la date d’embauche, l’historique des promotions ou des évaluations, les heures de travail, ainsi que les données salariales (le salaire, les déductions fiscales…) sans oublier l’IBAN.

    Le ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine

    Le ministère des Affaires étrangères affirmait avoir des indices de l’implication russe sur une attaque cyber dans la nuit du 13 au 14 janvier 2022. « Plusieurs sites gouvernementaux ukrainiens ont été la cible vendredi d’une cyberattaque qui s’est produite dans un contexte de vives tensions entre Kiev et Moscou, accusé de préparer une invasion de son voisin ukrainien », écrivait France TV Info.

    Le ransomware Qilin a revendiqué l’attaque sur le ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine, le 7 mars 2025. Le principal intéressé n’a pas encore communiqué sur cette cyberattaque. Plus de 100 fichiers sont disponibles. Ils sont des échanges datant de l’année 2022.

    Ils portent sur des passeports, des remerciements de soutien suite au conflit armé opposant l’Ukraine et la Russie, mais également des demandes de passeports. Selon les rapports suite à l’attaque contre Synnovis, le groupe serait d’obédience russophone.

    Dans son discours le chef de l’État français déclare que « la Russie est devenue une menace pour la France et pour l’Europe. » Depuis de part et d’autre, les commentaires fusent, comme la guerre de la propagande dans les divers camps.

    (Crédits : Capture d’écran/Qilin)

    quilin, capture, darkweb

    De son côté le tribunal de la ville de Cleveland, dans l’Ohio voit des données exposées sur le dark web. Après la cyberattaque de fin février, l’administration à fermer ses portes par mesure de précaution. Depuis le 23 février 2025, le site WEB est, quant à lui toujours hors service.