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  • Se retrouver dans de beaux draps

    Se retrouver dans de beaux draps

    Dans le Paris des années 20, un homme déambulait après avoir dormi plusieurs années à l’ombre du soleil. Tentant de subvenir à ses besoins, il réalisait de menus larcins. Alors qu’il tentait de vider l’ensemble des troncs comme Bourvil dans le film « Un drôle de paroissien », il fut surpris. Il décida de prendre la poudre d’escampette et dévala quatre à quatre les marches de la Basilique du Sacré-Cœur. Pendant ce temps, sa complice détroussait les spectateurs de l’Opéra Garnier.

    C’est un samedi ordinaire à Berd’huis. La pluie s’est enfin arrêtée, ce qui permettait à la préfecture d’Eure-et-Loir de lever la vigilance jaune pour risque de crue. L’Huisne pouvait enfin dégonfler. Pendant que le marché battait son plein à Nogent, M Sépa Phot retrouvait ses complices et compères au café. Il décidait de raconter sa dernière lubie. Il attendait surtout des encouragements. Après avoir exposé son projet d’écriture, ses complices répondirent collégialement : « après tout si tu en as envie, fais-le ». Ravi, il plongea ses amis dans le Paris des années 1920, tout en mélangeant anecdotes et expressions.

    Les poches pleines, Léon décidait de se faire un dernier tronc, mais sa délicatesse légendaire attirait le curé. Ni une, ni deux, il s’enfuît et ne demanda pas son reste. Prenant le bois, il dévala les marches. La Basilique du Sacré-Cœur s’éloignait peu à peu à mesure qu’il arrivait à Montmartre. Léon Marceau dit « le Mécano » pressait le pas pour rejoindre sa complice. Il continuait de battre le pavé parisien jusqu’à l’Opéra Garnier, un périple de près de 5 kilomètres. Guidé par la lueur des lampes à incandescence, il aperçut une quadrilette Type 172. Pressé par le temps et flambeur dans l’âme, il montait dans l’un des 13 000 taxis parisiens. Une folie, car peu de personnes pouvaient s’offrir ce luxe.

    Arrivant après quelques minutes, la séance de cinéma venait à peine de pendre fin, une nuée de personnes sortait, les uns plus chics que les autres. (Crédits : Michelle_Raponi/Pixabay)

    Le tout Paris s’était pressé pour cette première à l’Opéra : la projection du film d’aventure historique « Le Miracle des loups » de Raymond Bernard. Léon lorgnait sur la foule, tenant d’apercevoir sa chère complice Carmen. Endimanchée, elle avait pu assister à cette représentation et ainsi détrousser de nombreux bourgeois et bourgeoises.

    Se faire un bœuf

    Fort de leurs poches pleines de francs et de sous, les deux tourtereaux commencèrent à marcher parmi les badauds. De la rue Auber, ils se dirigeaient vers le théâtre des Mathurins et renoncèrent à détrousser plus, le bruit des pièces attirait déjà les regards inquisiteurs. Ils se détournaient par la rue de l’Arcade pour se rendre à l’église de la Madeleine. Attirés par une musique entraînante, ils se détournent vers le 28 de la rue Boissy d’Anglas, dans le 8e arrondissement : à La Gaya.

    Ce bar fut fondé le 10 janvier 1922 par l’Américain Louis Moyses, le cabaret était connu pour ses envolées et musiques. Il fut aussi le repère de Jean Cocteau et l’intelligentsia parisienne. De nombreux déménagements et la popularité du cercle de Jean Cocteau rendirent célèbre ce lieu. Il partit du 17 rue Duphot au 28 rue Boissy-d’Anglas.

    Les curieux viennent découvrir le jazz, comme Léon et Carmen s’enchantaient. Les musiciens se regroupaient pour des jam-sessions nocturnes. Ces concerts improvisés, la fréquentation d’artistes, l’effervescence parisienne

    Et c’est ainsi que naquit l’expression « faire un bœuf », un héritage de ces nuits étoilées et de l’âge d’or du jazz amené par un Américain à Paris. (Crédits : SeppH/Pixabay)

    Désormais lorsque vous ferez un bœuf entre amis, entre inconnus, dans un piano-bar, sur une place au détour d’une rue, ou sur une plage l’été… vous pourrez aisément vous imaginer au « Bœuf sur le toit » entouré de tous ses artistes et talents des années 20.

    Se retrouver dans de beaux draps

    Pour jouer aux gendarmes et aux voleurs, il faut des voleurs et des… gendarmes. De passage dans la capitale, le gendarme Zacharie Stéphen se trouvait dépourvu face au jeune couple qui dépensait sans compter. Le Dijonnais sentait la moutarde lui monter au nez. Il faut dire qu’il avait assisté au film à l’Opéra Garnier quelques minutes auparavant. L’accoutrement que chacun portait ressemblait plus à un déguisement, ou comment détourner l’attention tel un magicien.

    Prétextant commander un verre il se plaça entre les deux compères. L’odeur de l’argent facile titillait les narines de Carmen. Elle glissa délicatement sa main dans le veston d’Arsène… et tomba non pas sur sa bourse, mais sur une carte identité accompagnée d’une photo en tenue d’officier de gendarmerie.

    Prise la main dans le sac, le Bourguignon répliqua fièrement « vous êtes dans de beaux draps ! ». Carmen tentait de se sortir de ce mauvais pas avant que n’intervienne Léon.

    Une tentative de détournement du Mécano laissa sans voix le gendarme. Habitué à entendre des excuses les plus farfelues les unes que les autres, il tomba sous le charme.

    (Crédits : 12019/Pixabay)

    N’ayant que des soupçons, n’étant pas de service, et la finesse du langage le laissa circonspect ou presque. « Je vous remercie, c’est très intéressant. Mais cette photo de moi se trouve en possession de votre amie, me semble-t-il ». Prit la main dans la photo, il ne put qu’assumer, ce qui plut immédiatement à l’officier. Les draps au moyen-âge devenait plus tard des tailleur d’habits, alors les vêtements étaient des draps.

    L’opprobre était jeté sur lesdites personnes. Mettre donc une personne dans de beaux draps blancs signifiait le critiquer. Au début du XVIIIe siècle, le qualificatif blanc disparaît, mais le sens est resté le même. « Revenons à nos moutons, si vous le voulez bien », martèle Zacharie.

    L’expression « revenir à nos moutons » vous amène au mouton de Panurge au sein de l’œuvre de Rabelais, Pantagruel ? La moquerie du marchand à Panurge, si bien que ce dernier achète le plus beau, le plus fort et le plus cher. Puis il le jette dans la mer. Tous suivent, le marchand qui s’accrochant à une toison est lui aussi emporté, et se noie. L’expression « les moutons de Panurge » désigne les gens qui suivent les autres sans réfléchir.

    (Crédits : congerdesign/Pixabay)

    Vous y êtes presque ! Un peu plus tôt dans le temps. Une comédie du milieu du XVe siècle, entre 1456-1460. L’intitulé de la pièce de théâtre est « La farce de maître Pathelin ». Bien sûr, Pathelin n’a rien à voir avec le patelin, comme lieu perdue dans la pampa. L’histoire de cette pièce évoque les frasques d’un avocat douteux Me pierre Pathelin. Celui-ci a acheté du drap à crédit au marchand Guillaume Joceaulme.

    Revenons à nos moutons

    Le marchand tente en vain de récupérer son drap, dû aux comédies successives de l’avocat qui feint tour à tour la maladie, la folie et la mort prochaine. Une seule intrigue ne suffirait. Alors le berger Thibault l’Agnelet demande à Maître Pathelin de le défendre, car il a tué des brebis, prétextant la maladie. Or, le propriétaire des brebis n’est autre que… le marchand Joceaulme. L’origine de l’expression est issue de la scène du jugement.

    Le marchand mêle les deux affaires, embrouillant tout. Il passe tour à tour du drap aux moutons, et des moutons au drap. Le magistrat, qui ne comprend plus rien, répète sans cesse : « mais revenons à nos moutons ».

    « De par le diable, vous bavez !
    Eh ! Ne savez-vous revenir
    Au sujet, sans entretenir
    La cour de telle baveries ?
    Sus, revenons à ces moutons !
    Qu’en fut-il ?
    »

    « D’ailleurs, nos tourtereaux ont profité de ces explications pour s’évaporer », ajoute Zacharie. (Crédits : Kai Reschke/Pixabay)

  • Labelians, la polyclinique du Cotentin, SMG Confrère et la province des Loyauté victimes de cyberattaques par ransomware

    Labelians, la polyclinique du Cotentin, SMG Confrère et la province des Loyauté victimes de cyberattaques par ransomware

    Le Département du Loiret fait l’objet le 4 novembre 2023 d’une intrusion non autorisée. Le ransomware LockBit mettait en ligne le 25 novembre les données exfiltrées. Selon la communication du Loiret du 27 novembre dernier, au stade des investigations « aucune donnée sensible n’a été mise en ligne sur le portail officiel de l’attaquant. Les données publiées ont été extraites d’un répertoire d’un serveur de fichier contenant l’historique du site archives-loiret. Le Département reste vigilant |…] »

    Sur 17 651 lignes est affiché le répertoire consultable des données en ligne. Dans les données qui représentent 24,51 GB de nombreux fichiers au format PNG sont en ligne.

    Par une étude du fichier, il est possible d’apprendre avec quel appareil photographique la prise de vue est effectuée, le lieu… (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    Ainsi de précieuses informations sont accessibles à un œil averti : les différents réglages, la version du firmware de l’appareil, la focale, la marque, la date, les coordonnées… jusqu’au logiciel de retouche d’image utilisé. Ces données semblent désuètes, mais elles apportent des compléments aux habitudes des utilisateurs des systèmes d’information, avec d’autres types de fichiers également.

    La confirmation d’origine des fichiers exfiltrés s’affiche, ici : « Archives Départementales du Loiret ». Ces attaques remémorent celles perpétrées contre les hôpitaux, les communes de Morlaix, Betton ou Angoulême. « Malgré une année marquée par le conflit russo-ukrainien et ses effets dans le cyberespace, la menace informatique n’a pas connu d’évolution majeure, les tendances identifiées en 2021 s’étant confirmées en 2022. Le niveau général de la menace se maintient en 2022 avec 831 intrusions avérées contre 1082 en 2021 », analyse l’ANSSI. La communauté de communes de la Bresse Louhannaise ne fait pas défaut à cette statistique.

    La « Com Com » de la Bresse Louhannaise

    Les attaques à but lucratif sont la principale menace pour les collectivités territoriales martèle l’ANSSI. Elles peuvent également l’objet d’hacktivisme avec les défigurations de sites ou des actions à but de sabotage.

    Concernant les données volées de la communauté de communes de la Bresse Louhannaise, le dossier « Nodomain » est d’une taille de 2,4 GB. L’archive est de 3,4 GB décompressée avec 13 486 fichiers. Dans ce nombre se trouve cartes grises, contrôles techniques de véhicules, vieux rapports, documents RH, plannings de différents services…

    Mais il existe des documents où s’affichent des données personnelles sensibles (Numéros de sécurité sociale, courriels, dates de naissance, adresses…). Les données volées pourraient servir dans de futures attaques, usurpation d’identité, faux, usages de faux…

    Selon le rapport de l’ANSSI, près de deux cents collectivités territoriales ont subi des incidents entre janvier 2022 et septembre 2023.

    (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    187 incidents en 18 mois

    De janvier 2022 à juin 2023, l’ANSSI a traité 187 incidents cyber affectant les différentes collectivités territoriales, soit une moyenne d’un tous les trois jours. Ils représentent 17 % de l’ensemble de ceux traités par l’ANSSI sur la période.

    40 incidents touchant des collectivités territoriales liés à des compromissions et chiffrements par ransomware ont été rapportés à l’ANSSI au cours de ladite période, soit plus d’un incident signalé sur cinq. Le rapport stipule que « parmi les souches de rançongiciels observées » celle de LockBit a été observée à 18 fois. Puis les souches HIVE, CONTI et PLAY ont également été observées à plusieurs reprises.

    En 2022, une collectivité affectée probablement par le biais du ransomware PLAY est contrainte d’isoler son système d’information d’Internet et de couper toutes ses interconnexions. C’est 158 services hébergés en interne qui sont à l’arrêt. Les services publics de la collectivité sont maintenus, en mode dégradé depuis le début de 2023.

    (Crédits : ANSSI)

    Labelians et la polyclinique du Cotentin

    Les deux entités sont affichées côte à côte sur le darkweb. Les opérateurs derrière le ransomware LockBit affichent un ultimatum à la date du 18 décembre 2023 peu après 20 h. Elles sont parmi les victimes comme deux cibles particulières. Pronat qui œuvre dans le monde de l’électronique, de l’aérospatial et du médical, avec un délai de 415 jours. Le même délai est accordé à la police péruvienne.

    Si le nombre de cyberattaques et de revendications recensées par LeMagIT en novembre est de 467. Elles s’ajoutent aux nombreuses victimes enregistrées depuis une année. En France, le nombre est relativement faible. Le nombre de cas connus est de 205 entre le mois de décembre 2022 et celui de l’année 2023, au 8 décembre avec la province des îles Loyauté le 8 décembre 2023.

    La liste des partenaires et le milieu respectif sont un possible facteur de choix. Ainsi Labelians et le monde médical à travers la polyclinique du Cotentin agrandissent le nombre de victimes connues en France.

    (Crédits : capture d’écran/LockBit)

  • Quand les vaches porteront des masques !

    Quand les vaches porteront des masques !

    La formule prête à sourire, surtout lorsqu’elle en rappelle une autre « quand les poules auront des dents ». Ce pavé jeté dans la mare ne produit pas de rire chez les agriculteurs, bien au contraire. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, envisagerait de faire porter un masque aux vaches, pour éviter, ou diminuer la pollution du au méthane. Sous ce masque, le réchauffement climatique et les gaz à effets de serre, alors que s’ouvre la COP 28 à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

    Tout ou presque est né d’un article du Welt, journal autrichien, les colères du monde agricole, entre résignation et aberration. Parce que la Commission européenne veut faire en sorte que les fermes et les industries européennes produisent moins de polluants. Une indignation supplémentaire face au grand projet d’Ursula von der Leyen, avec des idées étranges, comme l’obligation de porter un masque pour les vaches. Tout ou presque est issu d’un texte du Welt, car Jean-Pierre de Mongelas publiait le 1er juillet 2021 sur France bleu Pays d’Auvergne : « Des vaches masquées pour réduire les émissions de méthane, les éleveurs puydômois sont sceptiques ».

    La chaîne de télévision française TF1 s’était penché sur la question des masques pour les vaches, sur les gaz à effet de serre.. (Crédits : TF1/YouTube)

    La start-up londonienne ZELP (Zero Emissions Livestock Project) a pour projet de rendre l’industrie de la viande neutre sur le plan climatique. Ces dispositifs transforment le méthane en CO2 et en vapeur d’eau, L’Express en Autriche indique qu’un test a été réalisé avec un producteur de viande. Les fameux masques conçus et fabriqués par Francisco Norris permettraient de réduire de 53 % les émissions de méthane. Mais les vaches sont herbivores, comme l’expliquait un agriculteur le seize août 1973, « il faudrait arriver à nourrir les animaux qu’avec de l’herbe ». Ce qui était le cas jusqu’au début des années 80, avant de vouloir augmenter leur productivité. Les éleveurs incités par la PAC ont ajouté d’autres aliments (maïs ensilé, colza, soja).

    Les sept principaux gaz à effets de serre et les pays émetteurs

    Lorsque l’on parle de réchauffement climatique, les gaz à effets de serre (GES) sont juxtaposés. Selon l’article « les émissions de gaz à effet de serre et l’empreinte carbone » du site gouvernemental français notre-environnement ils sont sept. Ces mêmes gaz visés par l’accord de Paris adopté en 2015 lors de la COP21. L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) met à disposition les données en ligne.

    • CO2 (dioyde de carbone) : combustion d’énergie fossile, production de ciment et déforestation tropicale
    • CH4 (Méthane) : décharge, agriculture, élevage et procédés industriels
    • N2O (Protoxyde d’azote) : agriculture, procédés industriels, utilisation d’engrais
    • HFCs (hydrofluocarbures), PFCs (perfluorocarbures), SF6 (hexafluorure de soufre) : sprays, réfrigération, procédés industriels
    • NF3 (trifluorure d’azote) : fabrication de composants électroniques

    L’OCDE a, en 1961, succédé à l’Organisation européenne de coopération économique (OECE), fondée en 1948 pour gérer l’aide américaine d’après-guerre (plan Marshall). Elle regroupe plus d’une trentaine de pays. L’Europe occidentale et l’Amérique du Nord, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée. Depuis 1995 et 1996, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne. En 2010 le Chili, la Slovénie, Israël, et l’Estonie ont rejoint l’organisation.

    PaysDioxyde de carboneMonoxyde de carboneGESOxydes d’azoteOxydes de soufreComposés organiques volatiles
    Allemagne940,0/624,113 316/2 58315,752/9,152 840/963,25 464/254.249.7/1043,9
    Canada409,3/505,613 053/4 59421,256/17,532 250/1 319,53 013/640.582. 8/1 399,5
    Chine2 088/10 648NC/NC3.30 (1994)/8.789 (2014)NC/NCNC/NCNC/NC
    États-Unis4 083/4 549129 789/39 72825.99/19,1022 830/6 922,020 925/1703.184.0/10 889,8
    France345/29210 706/2 7049.54/6,202 178/750,81 286/88.651.6/1 163,7
    Italie389/3106 793/2 0429.19/7,072 122/608,41 783/78.434.9/867,8
    Japon1 052/9984 371/2 76010.27/9,311 961/1 044,21 252/337.317.7/822,5
    Royaume-Uni549/3218 492/1 27114.09/6,383 044/677,53 580/125.450.7/781,0
    Russie2 163/1 67817 438 (2006)/16 596 (2018)21.40/14,793 678 (2006)/3 519 (2018)4 904 (2006)/3 703 (2018)NC/2 892,0 (2018)
    OCDE11 110/10 848226 553/74 68213.92/10,8647 959/20 660,751 566/9411.650.4/25 672,8
    En millions de tonnesEn milliers de tonnesEn tonnes par habitantEn kilogramme par habitantEn milliers de tonnesEn milliers de tonnes
    Les données sont indiquées pour 1990 et 2021. La tendance à la baisse est significative de la part de l’Allemagne et du Royaume-Uni pour rejoindre les niveaux d’émission en Espagne et en France. Les données de l’OCDE sont en libre accès. (Crédits : OCDE)

    Quelle est la composition des gaz et des rots ?

    Selon l’article de Sciences et Avenir les vaches en France procuraient autant de gaz une année que 15 millions de voitures. « Par leurs émanations, les bovins représentent 5 % des 500 millions de tonnes de CO2 émises par la France, soit 26 millions de tonnes d’équivalent CO2 (un peu plus d’un million de tonnes de méthane). » Les émissions de gaz à effet de serre anthropique en 2015 sont de 76 % pour le dioxyde de carbone, 16 % pour le méthane, 6 % en oxyde nitreux et 2 % en autres GES.

    Certains députés européens envisagent l’utilisation de masques contre le méthane pour les 76 millions de bovins européens, rapporte le « Welt ». Le coût est 65 euros par an et par vache. Quel est sont coût en énergie fossile, et les émissions de CO2 pour sa fabrication et distribution ?. (Crédits : La Noiraude/Jean-Louis Fournier et Gilles Gay)

    À en croire tous les articles, les politiques, les vaches et plus particulièrement l’élevage, participe au réchauffement climatique. Et d’après l’étude effectuée, les dispositifs pourraient réduire de 53 % le méthane éructé par Marguerite, la Noiraude ou leurs consœurs. L’alimentation et le masque apportent une solution, magnifique ! Les vaches ont 95 % des gaz qui sortent par éructation contre 5 % par flatulence. Selon les calculs 61 % de la production du méthane serait dû à l’éructation. Le temps passé dans l’atmosphère est de 12 ans pour le méthane et de 100 pour le CO2.

    Il n’y a que les vaches qui produisent du méthane ?

    La majorité des rots des êtres humains est un mélange d’air et de CO2. Certains peuvent contenir du méthane ou de l’hydrogène. Quant aux flatulences, c’est autre chose. Nous avons une digestion postgastrique, et produisons quotidiennement entre 0,5 et 1,5 litre de gaz. Quoique j’ai un doute sur la personne masculine toute proche… revenons à nos moutons. En France, les vaches représentent 35 millions de tonnes équivalent CO2 en protoxyde d’azote, en carbone et en méthane. Sur une échelle mondiale, il est l’élevage qui « pollue » le plus (62 %) explique Les Échos.

    Prenons comme base pour un calcul qu’une personne produit un litre de gaz par jour. La répartition est de 59 % d’azote, 21 % d’hydrogène, 9 % de dioxyde de carbone, 7 % de méthane, 3 % d’oxygène, 1 % de sulfure d’hydrogène (l’odeur d’œuf pourri), et quelques traces… de composés phosphatés. Si la population française est de 68 042 591 DOM-TOM compris. Ce qui représente 24 833 545 715 litres de gaz. Donc les Français et Françaises rejettent chaque année 14, 653 milliards de litres d’azote, 5,215 milliards de litres d’hydrogène, 2,235 milliards de litres de CO2, 1,738 milliard de litres de méthane, 745,06 millions de litres d’oxygène et 248,35 litres de sulfure d’hydrogène.

    Si 1 kilogramme de CO2 représente 510 litres, 1496,55 litres de méthane pour 1 kg. Alors les flatulences françaises pèsent 4 382,742 tonnes de CO2 et 1 161,656 tonnes de méthane.

    (Crédits : Pixource/Pixabay)

    Alors pour réduire la production anthropique de méthane, la Cour des comptes de mai 2023 recommande de « définir et rendre publique une stratégie de réduction du cheptel bovin cohérente avec les objectifs climatiques du “Global Methane Pledge” signés par la France ». Mais les vaches en broutant l’herbe réalisent des puits de carbone qui permet justement de capter et enfouir du CO2. La FAO dans son dernier rapport explique que les prairies pourraient capter 300 kg par hectare et par an en plus, grâce aux vaches !

    Et les autres gaz à effet de serre ?

    Par convention, une période de 100 ans est utilisée dans les bilans d’émission. In fine, chaque GES doit être multiplié par son potentiel de réchauffement global (PRG). Pour le méthane il est de 28, le protoxyde d’azote 273, l’hexafluorure de soufre 25 200, le trifluorure d’azote 17 400 et pour les gaz fluorés de 771 à 7 380. Au final, les émissions de GES induites par l’activité humaine sont de 49 G tonnes en équivalent CO2 en 2014. En France, selon les données de CAIT/WRI, nous aurions produit 5 milliards de tonnes équivalent CO2.

    Petit rappel, un million de secondes représentent 11 jours 13 heures 46 minutes et 40 secondes, un milliard de secondes 31 ans, 8 mois, 15 jours, 1 heure, 46 minutes et 40 secondes. La France produit 5 gigatonnes de GES quand les vaches n’émettent que 35 millions de tonnes…

    « Entièrement créés par l’homme, ces gaz industriels sont de puissants gaz à effet de serre, dont les émissions sont en constante hausse », explique l’ADEME. Ils sont utilisés dans divers domaines (systèmes de refroidissement, commutateurs électriques…), par exemple les hydrofluorocarbures (HFC), les perfluorocarbures (PFC), l’hexafluorure de soufre (SF6).

    (Crédits : NoName_13/Pixabay)

    Et après ?

    L’interdiction des gaz fluorés en 2050 en Europe. Les eurodéputés et les États membres de l’Union européenne sont parvenus à un accord le jeudi 5 octobre 2023 sur les gaz réfrigérants. Quand celui de Kigali élimine progressivement des gaz réfrigérants. L’amendement en date du 5 décembre 2023 est ratifié par l’Union européenne et 154 États. Le PRG de l’hexafluorure de soufre (SF6) est de 25 200. Les réfrigérateurs grand public seront visés dès 2026. Certaines pompes à chaleur et systèmes de climatisation interdits le seront à partir de 2027. Quant aux aérosols techniques et mousses, leur tour viendra respectivement 2030 et 2033. L’avènement de la voiture électrique coïncide avec la fin des ventes des thermiques neuves pour 2035 votait la Commission européenne. Est-elle écologique ?

    Comment produire autant d’électricité pour la consommation des voitures et autres appareils au vu du par nucléaire français ? Les sources dites non fossiles ont participé à hauteur de 39 % dans l’électricité mondiale. L’éolien et le solaire atteignent 12 %, mais le charbon reste la première source. À ce titre, le Japon a reçu le titre du « Fossile du jour » dans le cadre de la COP28, ce pour la quatrième fois consécutive. Le Fossil Prize est décerné par « Climate Action Network », un groupe d’ONG environnementales du monde entier. Les nommés pour l’obtention de ce prix étaient le Japon, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis.

    En France, la production d’électricité se décompose en : nucléaire 66,6 % hydraulique 6,0 % autres énergies renouvelables 7,7 %, pétrole 0,7 %. Comment procède l’Allemagne, qui est de toutes les comparaisons ?

    (Crédits : dendoktoor/Pixabay)

    « L’Allemagne, qui était très dépendante des importations d’hydrocarbures russes, veut sécuriser son approvisionnement en électricité dans les prochaines années, quitte à polluer davantage », explique La Tribune. En effet, un tiers de sa production électrique provient du charbon. L’origine de cette augmentation des GES serait la révolution industrielle en Europe, mais c’est l’activité de l’homme qui est responsable de l’entièreté. La révolution industrielle est décalée du nord au sud. L’Asie, l’Inde… sont en plein boum comme l’Europe il y a près de deux siècles. Les pays du sud (la Chine, l’Inde…) fabriquent énormément de produit consommé par les Occidentaux qui sont transportés par voie maritime. En gros le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière… Alors de là à dire que les vaches doivent porter un masque pour éviter la pollution…

  • Dans l’Œil du merlan frit !

    Dans l’Œil du merlan frit !

    Lorsque vous êtes l’habituée d’un endroit, vous avez la chance de pouvoir observer les allées et venues des protagonistes de l’histoire. Ipso facto, imaginez-vous une seconde travailler dans un bar dit de nuit. Étudiante le jour, et serveuse la nuit, entre le jour et la nuit, les visages se transforment. Vous êtes le témoin malgré vous des histoires lorsque vous suspendez le temps, juste un instant. Plongeons dans une comédie romantique rythmée par des expressions éloquentes.

    L’hiver annonce son arrivée, les marchés de Noël fleurissent à Nogent-le-Rotrou comme à Poitiers, sans oublier le mythique marché de Strasbourg. Quel plaisir de marcher, regarder les vitrines des commerçants, les produits de fête, le pain d’épice, le vin chaud… et pourquoi ne pas faire un tour dans une grande roue pour admirer votre ville.

    L’effervescence qui règne embaume le cœur des enfants, mais pas qu’eux. Chemin faisant, notre héros du jour décide de « mettre les bouts » vers un café éphémère de la place du marché de Poitiers. Descendant les escaliers des dunes, il remonte Grand Rue. Dans les souvenirs du service militaire de Sépa, son grand-père, elle foisonnait de boutiques et de magasins. Pas moins de quatre boulangeries, et un pâtissier de renom tout en haut, proche de la place du marché, un certain Gremillon.

    Les décorations de Noël sont en place, les artistes déambulent pour le plaisir des petits, les effluves de beignets, churros, pain d’épices, vin chaud… une quiétude et paix que les enfants, femmes et hommes pris au sein des conflits armés sur terre, aspirent à savourer.

    (Crédits : Skitterphoto/Pixabay)

    Mettre les bouts est une expression qui est tombée en désuétude. Elle date du début du XXe siècle, vers 1910. Les bouts pouvaient être remplacés par baguettes, bambous ou encore cannes. La métaphore évoque la forme des jambes en argot, alors l’expression « mettre les bouts » signifiait simplement partir en courant, comme mettre ses jambes à son cou. En Espagne, ils préfèrent « poner los pies en polvorosa ». Mais elle fait référence à la poussière soulevée par celui qui s’enfuit, comme l’histoire raconte la victoire du roi des Asturies, Alphonse III contre les sarrasins envoyés par l’émir de Cordoue au IXe siècle.

    Le regard de merlan frit

    Arrivant à la place du marché, où se tenaient les magnifiques halles – avant leur destruction en 1975 – il retrouve toute la bande. Arrivé le dernier, il se prêta au gage de passer commande au bar. Alors qu’il énuméra une à une les boissons choisies, il releva la tête et ne dit plus un mot lorsque la serveuse se retourna. Ce qui provoqua le fou rire de celle-ci. Le jeune homme tomba directement sous son charme, il avait trouvé son crush. Subjugué il retourna voir ses amis. Ils avaient choisi de venir dans ce troquet, connaissant les accointances de ce dernier en termes de beauté féminine.

    Complètement pris au dépourvu, il retourna prétextant une précision pour lui faire la cour. Épris de maladresse et transit d’amour pour la jeune femme aux cheveux de blé, il tenta une approche avec non pas le regard de biche, mais en lui faisant les « yeux de merlan frit ». Issue du cinéma muet, les mimiques des acteurs étaient exagérées. Les yeux chavirés d’une ridicule extase supposée symboliser une transe amoureuse, cette personne était comparée à un merlan frit.

    La scène ne manquait pas de dramaturgie. « Les yeux chavirés d’une ridicule extase supposée symboliser une transe amoureuse, cette personne était comparée à un merlan frit. » Il révélait à son crush un mélange de séduction et de maladresse.

    (Crédits : Région Poitou-Charentes, inventaire du patrimoine culturel/Fonds Henrard)

    Faire les yeux de merlan frit remonte au XIXe siècle. Elle aurait été utilisée pour la première fois par Loredan Larchey en 1865. Fils d’un général de division sous Napoléon III, il étudie le droit, avant d’être canonnier au 7e régiment d’artillerie. Il est lexicographe archiviste et conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal. Il est surtout connu pour son dictionnaire de l’argot. Rédacteur en chef et fondateur de La Petite Revue en 1863. L’expression tient des mimiques du visage : la bouche ouverte et, surtout, les yeux sortis des orbites et ressemblants à des billes blanches. Comme le devient un poisson grillé à la poêle.

    Amoureux déçu, mais joyeux drille

    Notre héros s’en allait affronter, fleur au fusil, en premier sa timidité. Puis en quête de conquête, il se dirigea vers le bar, légèrement désinhibé par son verre. Après deux trois secondes, la belle voyait clair le jeu du prétendant. Elle prit le temps de discuter et de rire.

    Comme le soldat, le jeune homme s’en allait conquérir, ou tenter de le faire, le cœur de son crush. La maladresse dont il faisait preuve attendrit la belle demoiselle. Ils échangèrent, rirent, et burent quelques verres avant que le jeune retrouve ses amis avides de réponses. Il fit une moue de désolation avec un large sourire, le tout avec une mine guillerette, sous l’effet de l’alcool.

    Le jeune homme devenu un « joyeux drille » avait le sourire jusqu’aux deux oreilles. Défait de sa tentative de conquête, la belle était déjà prise. Mais, elle appréciait son esprit chevaleresque et respectueux. Tant et si bien qu’ils finirent par boire des verres ensemble. Le denier fut un cocktail qui fait rêver les hommes et qu’adore les femmes pour différentes raisons : un orgasme.

    (Crédits : aliceabc0/Pixabay)

    Le drille était au XVIIe siècle un soldat. En argot le drille est le costume du militaire qui serait en lambeaux. Tantôt déserteur, tantôt militaire défait d’une bataille. Démunis, les drilles commettaient parfois des vols, des agressions pour subvenir à leurs besoins. Une fois qu’ils avaient les moyens de leurs ambitions, ils se retrouvaient dans les tavernes, mais joyeusement. D’où l’expression un joyeux drille, est désormais synonyme de personne joviale.

  • Votre mot de passe est-il assez fort ?

    Votre mot de passe est-il assez fort ?

    La recrudescence des phishing, sweeping, Man-in-the-Middle, les attaques cybernétiques de type ransomware… et vos mots de passe volent en éclat. Des listes de mots de passe sont ainsi compilées en dictionnaire. L’opérateur malveillant qui souhaite accéder à vos données n’aura qu’à se servir de ces bases de données via des lignes de commandes… patatra !!! Vos données sont compromises, et votre vie privée ne l’est plus. Comment le rendre complexe, et surtout plus sécurisant ?

    Le mot de passe : quelle galère quand il s’agit de le choisir ! Comme de nombreuses personnes, la solution de facilité est de prendre le même pour tout. Ce qui facilite le travail des personnes malveillantes après le vol de votre mot de passe, pour ensuite être infecté par un ransomware. Tant que vous n’avez pas été victime tout va bien ? « Monumentale erreur ! » disait Arnold Schwarzenegger dans Last Action Hero en 1993. Cette formule est toujours d’actualité. Oui, il est difficile de retenir un mot de passe différent pour chaque inscription sur un site, une application… mais c’est nécessaire pour évitez les pires mots de passe et les catastrophes.

    Depuis 2019 jusqu’en 2022 le mot de passe « 123456 » est celui qui a trusté le meilleur classement. Il est premier en 2020 et 2021 et second en 2019 et 2022. Il représente à lui seul sur les quatre années 108 722 590 utilisateurs, soit la population totale de l’Espagne et de l’Italie réunie. Rassurez-vous « 123456789 » n’est pas loin avec 48 454 289 personnes l’ayant choisit. Pour clore le trio de tête, il ne manque que « 12345 » avec 36 144 521 choix.

    (Crédits : NordPass)

    L’évaluation s’effectue sur une base de données de 4,3 To extraite de sources accessibles au public, explique NordPass. En France les mots de passe suivants sont les plus plébiscités : 123456 (86656 personnes), 123456789 (38711 personnes), azerty (36579 personnes). Les trois nécessitent moins d’une seconde pour être déchiffrés.

    Choisir son mot de passe

    Peu importe le site où vous cherchez des conseils, ils sont quasiment identiques. Le site gouvernemental FranceNum relate l’importance de s’adapter avec la croissance rapide du piratage. Ainsi en 2020, un mot de passe de 8 caractères comprenant des lettres majuscules et minuscules, des symboles et des chiffres pouvaient être déchiffrés en 8 heures. « En 2023, il ne faut plus que 5 minutes. » Il préconise au minimum 11 caractères, et pour un solide au moins 17 caractères.

    Oui, sauf qu’il existe encore des sites où le nombre de caractères est limité à 8 voire 11, sans oublier les restrictions de caractères. Comment faire ? Le changer fréquemment dans ce cas et bien sûr, utiliser un gestionnaire de mot de passe. Alors, pourquoi ne pas choisir quelque chose de facile à se remémorer et qui n’apparaisse pas dans les dictionnaires de mots de passe ?

    Nombre de caractèresChiffres seulsLettres minusculesLettres minuscules et majusculesChiffres, lettres minuscules et majusculesChiffres, lettres minuscules, majuscules et symboles
    4,5,6ImmédiatImmédiatImmédiatImmédiatImmédiat
    7ImmédiatImmédiat1 seconde2 secondes4 secondes
    8ImmédiatImmédiat28 secondes2 minutes5 minutes
    9Immédiat3 secondes24 minutes2 heures6 heures
    10Immédiat1 minute21 heures5 jours2 semaines
    11Immédiat32 minutes1 mois10 mois3 ans
    1714 heures18 000 ans2 milliards d’années48 milliards d’années380 milliards d’années
    186 jours481 000 ans126 milliards d’années1 trillion d’années26 trillions d’années
    Plus le mot de passe ou passphrase est long et diversifié, plus le temps nécessaire pour le déchiffrer sera long. Le but est comme la porte blindée, sécuriser et décourager le malfaiteur par rapport au gain espéré. La chute d’un ransomware et des cybercriminels en Ukraine est le parfait exemple. (Crédits : HiveSystems)

    Et si vous choisissiez une phrase ? Du style « Il s’est absenté sous un prétexte quelconque sans savoir où ». C’est un bon début et votre passphrase contient 59 caractères. Il faut avouer qu’il est plus simple à retenir que celui-ci « }4#atf^A~$jd6YD79zgD9_AC5a49kqJV23m.G7Gg,w4K5a-Lc!QS56:+(Y] » pour un même nombre de caractères, non ? La CNIL propose un outil pour générer un mot de passe solide. Ses préconisations sont d’avoir 1 nombre, une majuscule, un signe de ponctuation ou caractère spécial avec une douzaine de mots. L’exemple « Il s’est absenté sous un prétexte quelconque sans savoir où » peut alors devenir : « Il S’est absenté sous-1_prétexte quelConque 100 savoir houx ». C’est à chacun de trouver la bonne formule en fonction de l’usage.

    Fuites et failles

    Pour être sûr que votre mot de passe ne se trouve pas déjà dans un dictionnaire vous pouvez le passer à la moulinette de « Have i been pwned ». Pour rester sur le fameux « 123456 » le site WEB indique le résultat de plus de 37 millions de fois où celui-ci se trouve avoir fuité.

    Le 15 novembre 2023 sur Developpez, un article relate que la star-up Unciphered a découvert une faille en cherchant le mot de passe perdu par un client. Ce fameux client possède un compte où se trouvent 600 000 dollars en bitcoin. « Les experts d’Unciphered […] ont réalisé que le code utilisé pour le créer était également utilisé par des millions d’autres portefeuilles, et qu’ils pouvaient être piratés en quelques secondes. »

    Une vulnérabilité critique dans ownCloud est mise au jour par un article du 27 novembre 2023 sur IT-Connect. L’attaquant pourrait grâce aux failles récupérer le mot de passe administrateur.

    (Crédits : HaveIBeenPwned)

    Une dernière chose, dans cette partie de cache-cache, pensez à vider votre cache. Mais également si vous avez enregistré les mots de passe sur un fichier, et que pour plus de facilité vous utilisez Ctrl-C, Ctrl-V pour copier-coller votre mot de passe ou tout autre chose, attention. Prenez n’importe quel mot, phrase, sigle et copier le. Ainsi vous évitez de laisser la dernière chose copier en libre accès au prochain utilisateur, bienveillant comme malveillant. Ce qui peut-être pratique pour cacher le nom d’un cadeau, d’un restaurant, pour conserver la surprise.

  • Cyberattaques de l’Assemblée nationale et du syndicat pour l’assainissement parisien, SIAAP

    Cyberattaques de l’Assemblée nationale et du syndicat pour l’assainissement parisien, SIAAP

    Durant la période du vendredi 17 au dimanche 19 novembre 2023 deux attaques cybernétiques ont eu lieu en France. La première visait le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), l’autre est celle revendiquée par le groupe Kromsec contre l’Assemblée nationale. Le même groupe avait sévi en juillet de cette année : sa cible le ministère de la Justice. Il avait fait fuiter des données d’un millier de magistrats et d’avocats.

    Le syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne par un communiqué de presse indique être la victime d’une « cyberattaque d’ampleur ». Depuis vendredi 17 novembre, les « développements ce week-end de la cyberattaque […] en ont confirmé l’étendue et la virulence. » Selon le communiqué de presse les équipes sont à pied d’œuvre pour « empêcher au maximum la propagation depuis et vers l’extérieur de l’attaque repérée en fin de semaine. »

    L’entreprise est pour la seconde fois, en moins d’un mois la cible d’une cyberattaque. Le 24 octobre 2023, un message contenu dans un courriel frauduleux invitait le destinataire à cliquer. Il prétendait une migration de messagerie. « […] cette attaque a rapidement été maîtrisée et l’infrastructure informatique reste opérationnelle. »

    Une réaction en cascade s’enchaîna. Des messages furent émis vers d’autres administrations à partir du serveur d’envoi du SIAAP. Il serait dans la possibilité que durant l’attaque par courriel du mois d’octobre, une charge dormante soit déposée pour un déclenchement ultérieur, simple hypothèse et interrogation.

    (Crédits : jhenning/Pixabay)

    L’Assemblée nationale touchée une fois de plus

    Durant le même week-end, l’Assemblée nationale fait l’objet d’une attaque DDoS. Elle est revendiquée, preuve à l’appui par le groupe Kromsec. Le groupe n’en est pas à son coup d’essai. Œuvrant depuis 2022, ils divulguaient des informations personnelles de 1122 magistrats et avocats. Sur un canal Telegram, des coordonnées bancaires, courriels professionnels, civilités, numéros de téléphone… étaient exposés relate Nathalie Chiotis sur Cyberjustice. Samedi 18 novembre 2023, le collectif de hackers se targue sur sa chaîne Telegram d’avoir « accès à toutes les informations hébergées dans le système ».

    Le 27 mars 203, l’Assemblée nationale subissait une attaque DDoS du groupe russophone NoName057 (16). Cette fois c’est Kromsec qui revendique l’attaque contre la chambre basse ce 17 novembre 2023. Il y aurait également une exfiltration de données.

    Dans un message accompagnant les six captures avec des données comme preuve, le groupe indique aimer la France : « Chère France, nous avons un petit message pour toi. L’ancien pays où les droits de l’homme ont été mentionnés pour la première fois en Europe… Quelle est la raison de votre situation actuelle ? […] Nous pensons que cela changera dès que possible. Nous vous aimons. Mais que le gouvernement aille au diable ! »

    « Ils revendiquent l’attaque du site de l’Assemblée même si, pour l’instant, rien ne permet d’affirmer que l’opération a réussi. Ils m’ont également dit qu’ils avaient accès au système interne, mais je n’ai reçu aucune preuve », stipule Clément Domingo, alias SaxX (ingénieur en cybersécurité) au Parisien.

    (Crédits : capture d’écran/Kromsec)

    Kromsec, pirates en herbe ?

    Leur première annonce faisait grand bruit lorsqu’ils diffusaient, via trois liens des photos et informations d’environ 400 de Talibans présumés, relate Zataz. « Nous sommes là pour lutter pour la justice, l’égalité et les droits de l’homme. » Ils sont six a composer le groupe de pirates Kromsec selon les informations de Zataz. « c’est ainsi que les six adolescents [Spid3r – X3nocrates – Loki – Zeitbor – Novidades – Cr4x0n] cachés derrière le groupe de pirates Kromsec annonce vouloir aider le monde. »

    Ils apparaissaient sur des sites connus tels Raid Forum, Breached ou encore Hydra, proche des Anonymous sans y être affilié. Peu de temps après avoir commencé à vendre ou tenter de le vendre les données volées, l’un de leurs membres était arrêté par les forces de l’ordre, Cr4x0n.

    « L’un de nos chers membres, Cr4x0n, a été arrêté à la suite d’un rapport de police. La police n’était pas la seule impliquée […] et nous avons trouvé le fameux “espion”. Nous ne tolérons aucun type d’infiltration dans KromSec, que ce soit pour rapporter ou publier des informations en ligne », martèle le groupe.

    (Crédits : capture d’écran/Kromsec)

  • Un vrai fait divers de faux chèques

    Un vrai fait divers de faux chèques

    Entre réalité et roman policier, entrez dans le monde captivant des expressions françaises. Imaginez-vous des faits-divers racontés par un journaliste amoureux des expressions et tournures de phrases alambiquées. Entrez là où les mots relatent des histoires fascinantes de notre passé. Aujourd’hui, explorons trois formules pittoresques, chacune avec une origine intrigante. Une équipe de malfrats réalisaient de faux chèques le 21 novembre 1923, et se faisaient pincer.

    L’affaire remonte au 20 novembre 1923, lorsque la sûreté de Dijon arrêtait un homme soupçonné de faux. Comme le personnage d’Arsène Lupin, il possédait un sobriquet : Francesco Bagneto. De son vrai nom Victor Cerro, il avouait avoir touché 23 000 francs à Tours, 68 000 au Mans, pendant que ses complices présumés récupéraient 200 000 à Troyes, Sens et Nogent. La brigade mobile de Montpellier recherchait un dénommé Bottechi, dit Bocchi.

    « Oh, c’est intéressant comme fait divers », souffla d’admiration Sépa Phot

    « Quoi ? », répondit Séki

    Des faux chèques du montant de 68 723 francs chacun

    Elle comprit que les frasques de son très cher mari et les brides de cours de théâtre de sa jeunesse lointaine allaient ressurgir. Se plaçant au milieu du salon, il posait le journal sur la table, tout près d’une vase emplie de rose du jardin. Il s’affubla d’un ton sérieux, fronça les sourcils, prit un œil espiègle pour conter son histoire devant une assemblée conquise et désabusée.

    Dans une charmante ville au cœur de la France vivait un homme au charme singulier et particulier. Pour arriver à ses fins — voler des chèques et en falsifier — il faisait belle jambe. Se grimant à la manière d’Arsène Lupin ce personnage énigmatique se trouvait aujourd’hui au centre d’une affaire des plus intrigantes.

    Une affaire de faux chèques en bande organisée pour un montant régulier de 68 723 francs.

    (Crédits : Bruno/Pixabay)

    « Savais-tu que l’expression, ça me fait une belle jambe vient de la Renaissance ? À l’époque la mode masculine mettait en valeur les jambes moulées dans des chausses. Ainsi un homme qui voulait être regardé se faisait belle jambe »

    Menteur comme un arracheur de dents

    L’étau se resserrait sur la petite bande. Bagneto engaillardit de sa réussite au Mans, se déplaça le samedi matin à la succursale de la Banque Nationale de crédit (BNC) de Blois. Il présenta un faux chèque de 68 723 francs. Le caissier déclarait qu’il ne pouvait pas lui payer en intégralité. Il lui remit 10 000 francs, et demanda que le reste lui soit envoyé à Dijon.

    Peu après son départ, les employés se rendaient compte que le chèque était faux. Ils prévenaient la succursale de Dijon. Bagneto se dirigeait sans se méfier à la BNC et tombait dans une souricière. Ses explications ne tenaient pas longtemps face à l’enquête du juge Gorse.

    Bien qu’il mentait comme un arracheur de dents, il fut rapidement écroué. Mais le mystère restait entier. Comment un chèque portant les signatures nécessaires, pouvait-il être payé sans qu’une lettre soit émise au guichet payeur par la succursale ou le siège émetteur ?

    Le directeur, M. Pajot indiquait au quotidien Le Journal d’une possible complicité. N’y aurait il pas pu avoir de fâcheuses négligences, ou d’imprudences somme toute regrettables ?

    (Crédits : Peter H/Pixabay)

    L’expression « mentir comme un arracheur de dents » remonte au XVIIe siècle. Elle évoque les barbiers de l’époque qui, en plus de leur métier, faisaient office de dentistes et de chirurgiens. Puis les dentistes qui officiant sur les places publiques, proposer d’arracher les dents des badauds. L’astuce consistait à persuader les clients que l’arrachage de dents à l’aide d’une tenaille était… indolore.

    Être mis sur la sellette

    Le vendredi 16 novembre 1923, Dursapt, dit Luigi Mazulla se faisait payer un chèque de 68 723 francs. L’homme présentait un passeport puis touchait la somme requise. Il prenait le temps de recompter avec assurance les billets avant de sortir sereinement. Le caissier reconnut l’indésirable dans la photo parue dans les journaux.

    Deux chèques de 68 723 francs présentés à Roubaix et Tourcoing étaient payés sans aucune difficulté, les avis de paiement étaient envoyés par l’agence de Carcassonne. Les lieux choisis l’étaient, car les mouvements de fonds sont considérables.

    À Sens, même modus operandi. Le chèque fut cette fois présenté au directeur de la succursale de la BNC. M Regnard examinait la signature, la confrontant avec l’avis de paiement. Les signatures étaient conformes.

    Le paiement s’effectuait, l’escroc Nigronni Giovanni prenait le soin de préciser les billets qu’il souhaitait pour le règlement. Mais rapidement les hommes furent mis sur la sellette face au juge. La bande comprenait Sacha Lonpam, Victor Cerro, Victor Dusarpt, Jeanne Kohler, et Julot le Bordelais. Ils furent écroués avant la condamnation.

    (Crédits : Le Journal/BnF/Gallica)

    La scène du tribunal est digne d’un récit médiéval, avec notre homme placé « sur la sellette ». Saviez-vous qu’autrefois, ce siège de bois était utilisé dans les tribunaux ? Il était un siège inconfortable, bas et sans dossier. Son but placer l’accusé en position d’infériorité lors des interrogatoires. Nos malfaiteurs se retrouvaient assis sur cette sellette, confrontés à ses accusateurs. « Il ne te reste qu’à prendre le chéquier pour aller faire les courses » conclut Séki en souriant.

  • « À la recherche des causes de la vie chère »

    « À la recherche des causes de la vie chère »

    Quel titre ronflant, qui n’a jamais eu autant d’échos qu’aujourd’hui ! Sauf que ce titre est celui du quotidien Le Matin, du 16 novembre 1923, il y a cent ans. Il suffit de faire l’expérience d’un passage en caisse de supermarché pour se rendre compte de la similitude. Les causes selon les avis et personnes diffèrent. Il suffit de voir durant la crise due au SARS-CoV-2, la pénurie de produits, malgré le travail sans relâche des chauffeurs routiers. La récession de la motte de beurre défrayait les chroniques, il est devenu de l’or.

    L’inflation est la seule courbe qui semble monter inéluctablement. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), les coûts de la vie ont augmenté entre janvier 2022 et janvier 2023 de 6 %. Dans son rapport du 15 novembre 2023, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente durant le mois de 0,1 %, mais de 4 % sur l’ensemble de l’année. Pour voir un bilan mensuel de l’Insee positif à la lecture, il faut remonter en octobre 2020 : « Les prix à la consommation sont stables sur un mois et sur un an. » Dans l’Histoire de France, le pain possède une place privilégié, de la Révolution française à aujourd’hui, un baromètre à lui tout seul.

    L’inflation, désormais connue de tous, est selon le dictionnaire de l’Académie française le « phénomène économique caractérisé par une hausse des prix générale et durable |…] ». L’Insee ajoute que c’est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par la fameuse augmentation. Mais il faut la différencier de l’augmentation du coût de la vie.

    Le montant de cette inflation est de 6 %, sauf que c’est une moyenne. Selon France inflation, l’indice des prix à la consommation ont crû depuis 2015 de 18 %.

    L’énergie a bondi de 60 %, l’alimentation de 31 %, les services de 13 %, les produits manufacturés de 5 % et la palme va au tabac avec 71 %.

    (Crédits : France-Inflation)

    L’IPC ou le « coût de la vie »

    Ce fameux coût de la vie fait vraiment parler. Lorsque les anciens, qui ont connu le franc, les cabines téléphoniques, les baladeurs, le gazole à moins d’un euro… parlent, ils disent c’était mieux avant. Ont-ils raison ? La période de crise due au SARS-CoV-2 a bouleversé les marchés laitiers et pas que. Le prix des produits de première nécessité ne cesse de croître.

    L’indice est calculé chaque mois par l’Insee. Il existe pour mesurer l’évolution générale des prix des biens et des services consommés par les Français. La prochaine publication au Journal Officiel est le 15 décembre 2023. « Il permet d’adapter sa consommation pour une meilleure maîtrise de ses dépenses et de son pouvoir d’achat. » Merci, sans cette définition je serais perdue pour gérer mes dépenses !

    Ce fameux indice, hors tabac sert à l’indexation de nombreux contrats privés, les retraites, à revaloriser le SMIC selon trois catégories souligne le site WEB du service public : ensemble des ménages — hors tabac, ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé — hors tabac, ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie — hors tabac.

    (Crédits : Alexa_Fotos/Pixabay)

    L’évolution des prix

    Ce qui semble anormal ou illogique est de passer faire ses courses aux supermarchés en comparant son chariot. La quantité de produits achetés semble dérisoire au vu du prix final, surtout quand vous n’avez pas changé vos habitudes de consommations. Pour comparer les prix, il faut avoir une base : le salaire minimum de croissance (SMIC). En 1980, au commencement le montant brut est de 2317,42 francs. Le SMIC en 1992 est de 5629,39 francs (858,20 €), en 2023 1747,20 euros, soit 11 460,88 francs. Il était de 1521.22 euros brut en 2019.

    ProduitsPrix en euros% du SmicPrix en euros% du SmicPouvoir d’achat en euros% du SmicEvolution
    Baguette de pain (1 kg)2.12 (1992)0.2474.06 (2023)0.2321380.49 (2022)0.294+26,72 %
    Lait pasteurisé entier (1 l)0.84 (1992)0.0971.21 (2019)0.0791284.60 (2019)0.094+18.98 %
    Beurre extra fin (250g)1.39 (1992)0.1612.20 (2019)0.1441284.60 (2019)0.171+18.75 %
    Huile d’olive vierge extra (1 l)4.54 (1992)0.5297.43 (2019)0.4881284.60 (2019)0.578+18.44 %
    Carottes (1 kg)0.83 (1998)0.0962.08 (2023)0.1361284.60 (2019)0.161+18.38 %
    Sucre en morceaux (1 kg)1.10 (1992)0.1280.98 (2019)0.0641284.60 (2019)0.076+18.75 %
    Gazole (1 l)0.54 (1992)0.0631.91 (2023)0.1091380.49 (2022)0.138+26.06 %
    Supercarburant 98 (1 l)0.77 (1992)0.0891.94 (2023)0.1111380.49 (2022)0.140+26.12 %
    Place de cinéma5.18 (1992)0.60310.30 (2023)0.5891380.49 (2022)0.746+26.65 %
    Consultation médecin généraliste22.79 (1992)2.65525.00 (2023)1.4301380.49 (2022)1.810+26.57 %
    Paquet de cigarettes (20)1.50 (1992)0.17411.50 (2023)0.6581380.49 (2022)0.833+26.59 %
    Timbre (vert)0.33 (1992)0.0381.16 (2023)0.0661380.49 (2022)0.084+27.27 %
    Lorsque l’on compare les prix en fonction du SMIC entre 1992 et 2023, ils sont stables. Sauf si vous prenez en compte la valeur du pouvoir d’achat déterminée par l’Insee. L’évolution montre l’écart entre le pourcentage du SMIC en 2019 et 2023, et la valeur du pouvoir d’achat. (Les montants indiqués des prix sont des moyennes)

    La part des intermédiaires dans le coût de la vie

    Le coût des carburants possède une part dans les prix, la chute de la valeur de l’euro début 2021 où il s’échangeait à 1, 22689 dollars pour atteindre 0, 9749 en septembre 2022. Depuis il est remonté timidement au-dessus de un euro. Mais comment expliquer qu’il est préférable, économiquement de faire venir un produit par bateau ? Le coût de revient de sa production est moins cher qu’en France. Que dire de la qualité ?

    Les lecteurs du quotidien Le Matin s’interrogeaient, « Si la vie renchérit, la faute n’en est-elle pas à l’augmentation des tarifs des transports ? » Dans le tableau dressé le 16 novembre 1923 le prix de transport est celui fixé par les chemins de fer par kilogramme, puis le prix moyen est aussi en kilogramme.

    Les causes, en 2023 seraient multiples. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine, forcément celui également au proche orient entre le Hamas et Israël, l’après confinement dû au SARS-CoV-2, la relance budgétaire massive, mais également la dépréciation de l’euro face aux monnaies telles que le dollar et le franc suisse.

    Sans oublier les tensions géopolitiques avec l’énergie dite fossile, l’effet de l’offre et de la demande et sans aucun doute la politique monétaire des baques centrales. L’inflation touche toute l’Europe. Pour encore combien de temps ?

    (Crédits : Le Matin/BnF/Gallica)

  • Le département du Loiret et la « Com Com » Bresse Louhannaise touchés par des cyberattaques

    Le département du Loiret et la « Com Com » Bresse Louhannaise touchés par des cyberattaques

    Une nouvelle cyberattaque contre une collectivité française. Durant dans la nuit du 5 au 6 novembre 2023, l’incident informatique se serait déroulé. C’est le département du Loiret qui a été ciblé par des pirates informatiques. Depuis la communauté de communes, Bresse Louhannaise a fait son apparition sur le site de fuites du ransomware LockBit. Les dernières attaques L’EHPAD de Marigny-le-Lozon, le 13 octobre 2023, les hôpitaux de Vittel et Neufchâteau, et l’entreprise Le Tillet en novembre.

    Les opérateurs à l’origine de l’attaque des serveurs du Département du Loiret ont ciblé leurs victimes le week-end dernier. Par mesure de précaution, la réception et l’envoi de mails, l’accès aux serveurs ou à certains logiciels métiers ont été interrompus, explique la communication du Département. Une plainte a été déposée. L’enquête est en cours avec Orange Cyberdéfense. Leur but est de déterminer précisément l’origine et les conséquences de cette attaque.

    Depuis le 7 novembre, les équipes du Département sont à pied d’œuvre pour « résoudre » cet incident. L’accueil téléphonique est depuis accessible au 02 38 25 45 45 assure le service de communication.

    La mutualisation des ressources informatiques du CD et du SDIS a suite à l’attaque imposé la décision d’isoler immédiatement les serveurs du SDIS 45 afin de les protéger.

    La direction du SDIS 45 rassure les Loirétains et les Loirétaines dans son communiqué de presse : « Aucune conséquence n’est à déplorer sur le fonctionnement des numéros d’urgence 18/112 et la prise en charge des citoyens. Le SDIS du Loiret continue à répondre aux appels et à porter secours aux victimes. »

    Revendications du ransomware LockBit

    Les revendications des attaques par ransomware de l’entreprise Le Tillet et de la communauté de communes Bresse Louhannaise sont apparues le 5 novembre 2023.

    Sur les 376 attaques mondiales (en octobre 2023) affichées et revendiquées se trouve en tête du classement l’Amérique du Nord. En Europe, le Royaume-Uni et l’Irlande arrivent en tête avec 32 cas, dans l’est, l’Allemagne-Autriche-Suisse se contente de 20, l’un des niveaux les plus bas depuis le début de l’année.

    Valéry Rieß-Marchive, rédacteur en chef de LeMagIT note dans l’un des derniers articles qu’« après plusieurs mois marqués par des revendications de cyberattaques en grand nombre, détonant avec les observations en France et les tendances passées, octobre pourrait bien signaler le retour d’une forme de normalité. »

    Malheureusement, les fuites de données sont toujours fréquentes. Celle concernant le site LinkedIn affole les compteurs. Comme l’explique Zataz, ce sont 35 millions d’individus qui se retrouvent dans la nature. Plus particulièrement leurs adresses électroniques, fonctions, identités, entreprises… Le pirate à l’origine de ceci signe « du nom du groupe de hacker étatique américain Equation Group », écrit Damien Bancal.

  • Cyberattaques d’entreprises portuaire et de transports aux Pays-Bas, du fournisseur Internet de 72 communes en Allemagne

    Cyberattaques d’entreprises portuaire et de transports aux Pays-Bas, du fournisseur Internet de 72 communes en Allemagne

    Les conflits ne se déroulent pas seulement par des forces armées. Ils se produisent également sur le WEB. Ainsi la politique, la géopolitique ont un lien étroit avec l’actualité sur la toile. Si le ou les auteurs de l’attaque par ransomware des municipalités allemandes ne sont pas encore connus, l’identité de l’attaquant des entreprises aux Pays-Bas l’est : NoName057(16). Les attaques cybernétiques sont aussi des offensives contre un pays en fonction de la conjoncture, des conflits ou des divergences d’opinions.

    Les Pays-Bas vont débloquer une enveloppe d’un demi-milliard d’euros pour acheter et livrer des munitions à l’Ukraine, a annoncé Kajsa Ollongren, la ministre de la Défense des Pays-Bas, lors de sa visite en Ukraine. Elle indique que les Pays-Bas souhaitent continuer à fournir « un flux constant de munitions » à Kiev, car les combats ne peuvent continuer que dans le cas où leurs besoins en munition perdurent assure la ministre. La réponse des organisations pro-russes ne s’est pas fait attendre. Suite au conflit armé entre l’Ukraine et la Russie, des attaques des systèmes d’information sont perpétrées. L’annonce effectuée par la ministre néerlandaise de la Défense, jeudi 2 novembre 2023, ne déroge pas à la règle.

    Le groupe revendique les attaques des sites néerlandais, mais pas seulement. Des entreprises allemandes, italiennes suédoises ou tchèques. Si les Pays-Bas ont contribué à hauteur de 2 milliards d’euros, un article de Le Monde stipule que la France aurait participé pour 3,2 milliards d’euros. (Crédits : Capture d’écran/NoName057(16))

    Par des attaques de déni de services (DDoS), les opérateurs derrière NoName057(16) revendiquent et affichent leurs méfaits. Ainsi les attaques étaient dirigées vers le port de Den Helder, Allgobus et Arrival. Si le site WEB du port est de nouveau opérationnel, ce n’est pas le cas pour les deux autres victimes.

    Impossible d’accéder aux différents sites. Le groupe NoName057(16) avait attaqué l’administration suisse ainsi que l’Assemblée nationale en 2023.(Crédits : capture d’écran/Arriva)

    En plus la compagnie ferroviaire Arriva Netherlands, filiale de la Deutsche Bahn, a eu quelques sueurs froides dernièrement. Un hacker éthique a contacté l’entreprise pour leur dévoiler une faille. Celle-ci se trouve dans le formulaire de contact explique Wilbert Elting sur le site de Leeuwarder Courant. Les personnes malveillantes pouvaient accéder aux prénoms, noms, aux adresses électroniques, aux numéros de téléphone et dates de naissance des voyageurs ayant utilisé le formulaire dernièrement. Le formulaire a été mis hors ligne. « Une fois que nous aurons rétabli la sécurité, elle sera de retour en ligne », assure Tineke Witteveen pour la compagnie.

    72 municipalités allemandes attaquées par ransomware

    Une attaque massive durant la nuit du 29 au 30 octobre 2023, a paralysé les administrations dans plusieurs villes et districts de l’ouest de l’Allemagne. Pas moins de 72 municipalités sont ainsi limitées dans leurs mouvements des systèmes d’information. Un groupe de hackers inconnu a chiffré les serveurs du fournisseur de services municipaux local, Sodwestfalen. Les communes sont principalement dans l’État de Rhénanie du Nord-Westphalie, dans l’ouest de l’Allemagne. Le communiqué s’efforce d’être transparent sur l’actualité de Southwestphalia.

    Heureusement, les réseaux sociaux permettent de prévenir les usagers de l’indisponibilité des services en ligne. Les remises en marche des différents ordinateurs révèlent leurs lots de problèmes. Les autorités assurent les citoyens de mettre tout en œuvre pour le rétablissement, mais qu’il peut prendre un certain temps.

    L’Office fédéral allemand pour la sécurité de l’information (Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik ou BSI) est au fait de l’incident, et une enquête est en cours. The Record explique que les procureurs allemands ont déclaré aux médias locaux qu’ils s’employaient actuellement à déterminer l’ampleur des dommages, quels services étaient touchés et qui étaient responsables de l’attaque. Ils s’attendent à une « enquête complexe et longue ».