Êtes-vous heureux ? C’est quoi le bonheur ?

C’est une excellente question ? Comment savons-nous que nous sommes heureux ? Quel est ce ressentiment qui nous transporte à sourire, rire, vivre sans penser au lendemain ? La perception varie en fonction de l’âge, du pays, du sexe… . Le Larousse définit le fait d’être heureux par « Qui jouit du bonheur ». Ce terme est souvent associé à la bonne fortune, à la chance, une occasion… Que savons-nous du bonheur ?

Le mot bonheur se décompose en « bon » et « heur ». Le premier est le contraire de mauvais, et le second vient du latin Augurium, se référant au « présage tiré de l’observation des oiseaux ». Le tout premier sens fut chance. Il prit ensuite le sens d’une personne dont l’état d’esprit est comblé. Donc l’heur désigne ainsi un présage (augure, prédiction, prophétie), quel qu’il soit. D’où l’expression de « bon augure ». Mais alors, comment combler quelqu’un à part en satisfaisant tous ses désirs ? Sera-t-il heureux lorsqu’il aura tout ?

Depuis le 1er avril 2012, il existe un classement mondial du bonheur par pays, le World Happiness Report. En 2020, le classement « par indices de bonheur » les plus élevés du monde donne sont la Finlande, le Danemark, la Suisse, l’Islande, et la Norvège. Les pays ayant les plus faibles indices relatifs au bien-être sont l’Afghanistan, le Soudan du Sud, le Zimbabwe, le Rwanda, la Syrie, la Centrafrique, et la Tanzanie. « L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue », souligne un proverbe français. Il est ainsi aisément possible d’aligner ici et là plus de deux mille citations évoquant le bonheur, mais quelle est votre définition ? J’ai recherché à la manière journalistique cette réponse, et de manière intuitive.

Être heureux avec ma famille et profiter de la vie […] Je ne retournerais jamais à mon ancien mode de vie »

Didi Taihuttu

La première définition donnée, « pouvoir m’acheter ce que je veux, voyager, faire la fête, oui, faire la fête… » Ce qui est cocasse à la vue du reportage sur ARTE Regards dont le sujet est « Millionnaires du bitcoin », Didi Taihuttu explique qu’un jour son père le contacte pour l’informer d’une chose importante : « J’ai un cancer, il me reste un an à vivre ». L’homme riche d’une femme et trois filles, comme disait Grand Corps Malade à pris une décision primordiale à ses yeux. « Est-ce que je dois travailler comme un fou pendant dix ans, puis tomber malade et mourir, à 48 ans comme ma mère ou à 61 ans comme mon père ? » Deux mois après il vend ses deux sociétés, ses voitures et part en voyage avec sa famille. Malgré leur fortune, ils souhaitent retourner à une vie simple. « Être riche » en est une autre, mais qu’est-ce que la richesse ? Fabien Marsaud, dit « Grand Corps Malade » donne sa définition de la richesse « À partir d’une femme et d’un enfant » dans l’émission clique TV présentée par Mouloud Achour.

Malgré la tristesse d’une disparition, les personnes sur les Champs Élysées sont heureux de vivre ce moment. (Crédits : Romuald Pena)

Ensuite, « Aller au restaurant, boire un verre en terrasse, sortir en club, s’enjailler quoi ». Oui, le faites-vous pour être à la vue de tous, abhorrant une bouteille d’alcool, avec des bougies d’ambiance, ou fontaine d’artifice, afin de montrer « oui, je suis là ». Cela est compréhensible lorsque la population estudiantine s’amuse, pour autant, sont-ils plus heureux ? Peu importe, ils sont en création de souvenirs, de bons moments, d’euphorie, ne les jugez pas, ne soyez pas envieux, souriez pour eux, ils sont heureux des plaisirs simples.

Les acteurs Élodie Fontan et Philippe Lacheau entourent l’hôte et organisateur, Hervé Taieb en 2017.
Ce dernier est la cheville ouvrière du Royal Jump de Bertichères, à Chaumont-en-Vexin (60). (Crédits : Romuald Pena)

Comme ceux qui dans la commune de Chaumont-en-Vexin (60) ont assisté au Royal Jump de Bertichères, et croiser Élodie Fontan, Philippe Lacheau, Noémie Lenoir, ou d’assister au concert de Patrick Bruel… Être heureux de partager un moment malheureux, la phrase peut paraître nauséabonde, et pourtant. Lors des funérailles de Johnny Hallyday en décembre 2017, environ un million de personnes s’étaient donné rendez-vous sur l’avenue des Champs-Élysées, autour de l’Arc de triomphe, ou près de l’église la Madeleine pour communier de leur tristesse, mais en étant heureuses de vivre ce moment.

Autant viser la lune, car même en cas d’échec on finit dans les étoiles »

Oscar Wilde

La jalousie se définie par : « Mauvais sentiment qu’on éprouve quand on n’obtient pas ou ne possède pas les avantages obtenus ou possédés par un autre. » Pourquoi afficher sa jalousie pour un bien, pourquoi être jaloux de ce que possède l’autre, serez-vous plus heureux que maintenant en le possédant ? Le désir de jouir d’un avantage pareil à celui d’autrui n’est pas de la jalousie, mais de l’envie. Pourquoi vous contenter médiocrement de cela, visez plus haut, car « Autant viser la lune, car même en cas d’échec on finit dans les étoiles », disait Oscar Wilde. Alors soyez heureux de sa réussite, enviez-la, c’est à votre tour !

Désormais chevalier de l’ordre de la Légion d’Honneur, Jean-Claude Beïret Montagné reste incollable sur de nombreux domaines. (Crédits : Romuald Pena)

D’autres vous diront le plaisir de partager leurs passions. C’est ainsi que Jean-Claude Beïret Montagné affichait son sourire à l’exposition des TSF (Télégraphie sans fil) dans la commune de Thiron-Gardais (28). Cet ancien ingénieur radio électricien, devenu électronicien est incollable sur le sujet. Il était heureux d’expliquer aux curieux le fonctionnement des radios que nous écoutons désormais sur nos smartphones. Se promener au sein du jardin du Collège Royal et Militaire de Stéphane Bern, en contemplant le travail de Louis Benech. « Dans ce métier, ce qui est merveilleux, c’est que l’on n’est jamais sûr de ce que l’on fait, de comment les choses vont évoluer. Il y a plein de paramètres que l’on ne maîtrise pas, des sous-sols qu’on connaît mal, les éléments climatologiques… Tout cela est passionnant ! », répondait le jardinier d’exception à l’Écho Républicain.

En pleine séance de la chambre haute, le Premier ministre, les sénateurs et membres du gouvernement font les lois. (Crédits : R.P.)

Certains vous diront qu’ils ont eu la chance d’accéder aux lieux où s’exerce le pouvoir comme le Sénat. Déambuler au sein de la chambre haute, suivre un pensionnaire du Palais du Luxembourg toute une journée. Approcher les ministres en poste, avoir l’exclusivité d’être dans l’hémicycle en leurs présences. Se rendre compte que dans cet espace prennent place, les deux personnages les plus importants de l’État Français, le Premier ministre Édouard Philippe et Gérard Larcher, respectivement 2e et 3e. Ou encore d’accéder au tarmac d’un circuit automobile, entouré de voitures d’exceptions, de Porsche, de Ferrari, Lamborghini, et, voir un papy de 76 ans vivre son rêve de gosse en participant au Championnat de France de formule 3000, au volant de sa monoplace.

Le bonheur passe souvent par de simples espiègleries, comme le Prince Philip Mountbatten, duc d’Édimbourg et Prince consort du Royaume-Uni qui porte le costume d’un garde gallois, sous l’œil amusé de la Reine Élisabeth II. (Crédits : Reuters)

Le bonheur, ou le sentiment d’être heureux semble être fugace, mais réel. Il se retrouve lorsqu’un petit-fils offre un citron du jardin à sa grand-mère. Lorsqu’on se promène en forêt, lors du partage d’un gâteau entre deux enfants, qui ne se jugent pas, car ils sont des enfants (l’adulte est un enfant qui s’ignore). Le simple fait de proposer son aide à deux personnes âgées pour les aider à descendre de gros cartons de leur voiture, aider quelqu’un à traverser une voie de circulation. Le simple fait de prêter attention à l’autre, saluer par un bonjour n’importe qui que vous croisez, ramasser des choses tomber au sol pour autrui, sourire à une personne pour le simple fait de lui sourire, être présent, sans rien dire, lors de moment douloureux pour autrui, regarder le soleil se lever ou se coucher sur l’océan, ou ailleurs…

Un simple pas de deux peut suffire à procurer du bonheur, il faut vivre l’instant présent, comme le couple de danseurs lors d’une fête à Méru (60). (Crédits : R.P.)

Nous sommes heureux de voir le nombre croissant de personnes nous suivant sur « nos réseaux sociaux », cela est nécessaire à notre époque, mais rappelez-vous que vous êtres des millions, voire des milliards devant votre écran d’ordinateur, de smartphone, de tablette… à regarder ce que fait l’autre, mais seul. Le côté positif de cette période est de pouvoir se recentrer sur l’humain. Alors, soyez heureux, le masque que vous portez ne vous empêche pas d’être heureux, de rire, de sourire, de savourer la vie, de vivre bien au contraire.

Les végétaux que sont les fleurs connaissent également le bonheur, seule la définition change. Comme le bonheur est différent d’un individu à un autre,
d’une ethnie à une autre… Car peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. (Crédits : Ina Lübeck Hertel/Pixabay)

Avons-nous besoin réellement de quantifier le bonheur, comme toutes ses choses qui ne sont pas matérielles, pas vraiment ? La vie heureuse est faite de choses simples, le bonheur est simple et ne s’achète pas, il se vit ! Rappelez-vous qu’il est plus important de vivre ses rêves que de rêver sa vie : « Souriez à la vie et soyez heureux ! »

Fidel Plume

Équilibriste des mots, j'aime à penser qu'il existe un trésor au pied de chaque arc-en-ciel. Un sourire éclaire la journée de la personne qui le reçoit. Elizabeth Goudge disait : « La gratitude va de pair avec l'humilité comme la santé avec l'équilibre. »

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