Blog

  • Un vent hivernal de cyberattaques de type ransomware en Europe

    Un vent hivernal de cyberattaques de type ransomware en Europe

    Les cyberattaques ne sont pas gelées par les températures. La Suède a subi le 20 janvier une attaque par ransomware avec une multitude d’incidents en cascade : universités médicale et d’agriculture, compagnie IT, commune, magasin… En Allemagne, un centre de formation pour adultes, un ministère en Tchéquie subit une attaque par déni de services, le Département de la Sarthe ou encore la révélation du ransomware LockBit qui a jeté son dévolu sur une université française, l’ICN creative business School.

    La Suède est en tête du classement des attaques cybernétiques ces derniers jours. Tietoevry qui stipule que l’un des centres de données est partiellement sous la coupe d’une cyberattaque de type ransomware. « Tietoevry a pris immédiatement et le plus haut niveau d’action pour enquêter sur la situation, en atténuer les effets et les résoudre. À ce stade, il n’est pas possible de dire combien de temps le travail prendra », martèle l’entreprise. Elle souligne travailler en collaboration avec les autorités compétentes. Mais la compagnie est fournisseur IT de plusieurs entreprises en Suède.

    Comme un château de cartes

    La mise en cascade des dysfonctionnements en Suède est exemplaire. Plus d’une dizaine d’entreprises subissent de plein fouet l’attaque cybernétique par ransomware de Tietoevry. De la municipalité de Bjuv, aux magasins de Granngården, l’université d’agriculture d’Uppsala, la chaîne de cinéma, les services financiers de Loomis, mais également les services de santé de la région d’Uppsala… S’il n’existe pas de risque immédiat pour l’ensemble des patients, l’accès aux dossiers médicaux est compromis pour le moment.

    La société Loomis est également impactée par la cyberattaque subie par le fournisseur de Tietoevry. (Crédits : capture d’écran/Loomis)

    La chaîne de cinéma Filmstaden est dans la même expectative. « En raison d’un incident informatique chez l’un de nos fournisseurs, il n’est pas possible d’acheter des billets sur le site web ou sur l’application. […] Pour cette raison, il peut y avoir des files d’attente plus longues que d’habitude au cinéma, veuillez donc arriver à l’heure. »

    Le ministère du travail Tchèque victime de cyberattaque

    Le ministère du Travail tchèque indique que depuis le 16 janvier 2024, un dysfonctionnement du système d’information AKRIS. Le communiqué indique que l’entité gouvernementale est attentive aux liens frauduleux diffusés par SMS et par courrier électronique. Elle encourage les concitoyens à faire de même. Sur les liens frauduleux diffusés par tous moyens « ils mènent à de faux sites qui se font passer pour le site officiel. Il s’agit de phishing, ne cliquez pas sur les liens. »

    Non loin de la Tchéquie, c’est un canton suisse qui essuie une attaque par déni de services le 19 janvier 2024. (Crédits : capture d’écran/Canton de Basel-Stadt)

    Entre 6 h 30 et 9 h, le 19 janvier dernier, le site du canton n’était pas accessible. Les informaticiens cantonaux ont pris des contre-mesures pour assurer le fonctionnement sans interférence, assure la communication. Les auteurs de l’attaque ne sont pas connus. Contrairement à Pozzi Italy dont l’attaque est affichée par le ransomware Medusa.

    Cyberattaques en France

    Le site d’information Actu Le Mans a révélé que le Département de la Sarthe avait subi un incident cybernétique ce mercredi 24 janvier. C’est le président du conseil, Dominique Le Mèner qui informait l’entité départementale lors du débat d’orientations budgétaire de 2024. Sur le site vitrine du ransomware LockBit apparaît l’école de management ICN Business School.

    Mais du côté du ransomware 8Base affiche le groupe Sweetco spécialisé dans la création en puériculture, en literie, dans les équipements individuels de protection (gants, chaussures) et pour les housses et tapis pour automobile. Mais aussi la ligue de l’enseignement en Isère fait partie des victimes comme le cabinet Arpege ou encore Malongo.

  • Violation de plus de 15 millions de comptes Trello

    Violation de plus de 15 millions de comptes Trello

    La divulgation faite le 22 janvier 2024 sur X (ex Twitter) n’a pas été infirmer ou confirmer par la maison mère de Trello. Pour autant, les conséquences potentielles d’une telle fuite peuvent être notables. Il faut indiquer que plus de 15 millions de comptes et les données sont en vente sur le dark web. Au menu, les prénoms, noms, noms ou pseudos, courriels et d’autres données sont désormais connu ou en devenir. S’il n’y a pas eu encore de communiqué officiel, l’entreprise est au fait de cette violation.

    Trello est une application de gestion de projet gratuite. Elle permet d’organiser sous forme de tableau, composé de colonnes, des projets. Inspiré de la méthode Agile Kanban, c’est l’outil incontournable destiné aux équipes pour la gestion de projet. The Cyber Express a reçu la réponse d’un porte-parole d’Atlassian qui affirme que « nous sommes au courant des affirmations d’un acteur de menace concernant les données de profil des utilisateurs de Trello. » Le cybercriminel « emo », affirme que la base de données mise en vente contient des informations telles que des courriels, des noms d’utilisateur, des noms complets et d’autres informations de compte.

    Atlassian assure prendre les mesures nécessaires et adéquates si la violation est confirmée par l’enquête en cours. L’entreprise demande à chaque utilisateur de veiller à toute activité suspecte, comme des tentatives de phishing, usurpation d’identité… (Crédits : DR)

    Cette affaire de violation présumée de 15 115 516 comptes remémore les bonnes conduites et la vigilance associée. Mais ce n’est pas la première fois qu’une information comme celle-ci arrive. En 2020 Craig Jones, directeur des opérations chez Sophos que Trello avait exposé des informations personnelles identifiables en 2020. C’est pourquoi, il faut inculquer une culture de la sécurité sur le WEB, avec chiffrement des données sensibles, l’authentification multifacteurs (MFA), renforcer les mots de passe unique…

  • Les nouvelles vont très vite sur un archipel (épis. 4/46)

    Les nouvelles vont très vite sur un archipel (épis. 4/46)

    Après avoir payé ses nuitées, salué Léo et les Portugais dans la field Station, c’est ce samedi 2 décembre 2023 que Flavien doit s’envoler, enfin en théorie. Une personne d’un âge certain, Anita doit voyager en compagnie de Flavien. Sauf qu’elle a une aversion envers le SARS-CoV-2. Bien sûr, Flavien possède tous les symptômes, comme celui de la grippe et autre maladie hivernale. Mieux vaut prévenir que guérir dit l’adage, ainsi il sera affublé d’un masque durant le périple.

    Anita complètement effrayée obligera Flavien à porter un masque FFP2 sur l’ensemble du trajet, vol compris. Mais avant d’accéder à la piste, il faut parcourir quarante minutes en 4X4 sur un chemin « défoncé », fenêtres ouvertes, pour arriver à la piste d’envol. Le ciel est balayé par les vents. Tous restent tous à l’abri dans la voiture en attente des nouvelles du FIGAS (NDLR Service aérien du gouvernement des îles Falkland), hormis Flavien. « Je brave les éléments pour pouvoir ôter mon masque. Je m’allonge sur deux, trois bouts de géotextile qui traînent derrière la barricade de fortune qui protège la remorque anti-incendie », se confie-t-il.

    Pire qu’une traînée de poudre

    Les oies ont envahi la piste, Flavien est chargé par Tim de la libérer. « À peine ai-je effarouché les oiseaux, que j’entends le vrombissement du moteur. Ça y est je vais pouvoir continuer mon voyage, enfin… il n’est pas encore atterrit. » La direction du vent est à la limite de l’acceptable pour décoller, car l’atterrissage comme le décollage se font face au vent. Le départ est précipité, « j’ai juste eu le temps de dire au revoir que je suis positionné à l’arrière de l’avion. La pilote qui porte un masque placera Anita au milieu, avec une rangée de sièges d’écart. Je commence à comprendre que mon Covid est connu de tous désormais, j’espère ne pas être fiché et qu’ils vont vouloir m’accueillir sur toutes les îles… »

    Dix secondes suffisent pour notre décollage. Après l’avoir découverte sous un soleil radieux « je lui fais mes adieux sous un beau temps ou presque. » Ces quelques minutes remémorent les heures passées à chercher la perle rare ou à observer le débarquement des papous, la parade des albatros ou bien encore le jeu des dauphins, raconte Flavien.

    Après 25 min de vol, et presque aucune turbulence « me voilà sur l’île de Saunders ». Elle est à 85 km au nord-est de NewIsland. Ici, plusieurs pistes permettent aux pilotes d’atterrir, peu importe la direction du vent. À peine le temps de souffler que Louise me récupère avec son 4X4. « Amandine m’avait dit que c’était elle qui faisait régulièrement le tour des colonies pour guetter la potentielle arrivée de la grippe aviaire. D’ailleurs, il y a 1 semaine de ça, elle a découvert un cas chez un albatros à sourcil noir, mais depuis rien, on croise les doigts… » (Crédits : 165106/Pixabay)

    L’île de Saunders a été achetée par la famille Pole-Evans en 1987, mais elle est exploitée depuis 1948. L’île fonctionne principalement comme une ferme d’élevage de moutons et en possède 6 000. L’île est ouverte aux touristes du 15 septembre au 30 avril. Ces dates coïncident avec les périodes où la faune et la flore visitent Saunders. Un bateau arrive, « il passe toutes les six semaines, et vient récupérer la laine récoltée. »

    L’Île de Saunders : une terre d’élevage

    Louise me laisse quelques instants. « Je m’imprègne de cette ambiance complètement différente. Ici le ton n’est pas à la conservation, mais à l’agriculture, bien que les propriétaires y soient sensibles. » Louise revient chargée d’une bouteille de gaz et d’une carte d’accès à la WIFI. Ce qui permettra à Flavien de se connecter au bâtiment de la Neck, à 1 km de son futur bivouac. Le tarif est de 10 £ les 100 min, un prix qui effraierait la génération Z en France.

    Dans la bâtisse près duquel je patiente Louise, une personne guettait le « taxi », un anglophone d’une cinquantaine d’années. « Je ne comprends pas tout ce qu’il me raconte, il parle vite, mais une chose est sûre, il connaît Poitiers. Alleluia ! Le Poitou est connu jusqu’à l’autre bout du monde. »

    Durant les quarante minutes de trajet qui nous attendent, nous devrons, ouvrir et fermer la multitude de barrières qui clôturent les différents troupeaux de moutons.

    Après 16 km de montagnes russes « nous arrivons entiers, mais secoués » au Neck, les chambres d’hôtes. Louise montre où se servir en eau potable et où capter l’Internet. Le trio reprend le 4X4, pour que Louise pointe le Swiss Hôtel. « C’est ce fameux rocher qui va me protéger du vent durant mes prochaines nuits de bivouac », explique Flavien C’est d’ailleurs à partir de cet endroit que le gentleman anglais continuera seul son chemin vers Elephant Point.

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    Louise s’en va. Flavien la remercie et la salue. Puis les priorités s’affichent. Il est 12 h 30 quand il commence à monter sa tente. Puis s’empresse de manger pour descendre observer la ribambelle de manchots dispersés sur la plage. Une après-midi entière avec son appareil photo en main. « Manchots royaux, papous, de Magellan, sauteurs, impériaux». Le soir venu, il est temps de donner des nouvelles à tout le monde via le WiFi.

    Bercé par les vocalises des manchots

    Cela fait plus d’une semaine qu’il n’a pas établi de connexion avec le monde digital. « Voilà neuf jours que je n’ai pas activé Internet ! C’est la dégringolade de mails… je n’ai répondu qu’aux plus urgents. J’avais préparé une réponse automatique pour prévenir de mon absence. » Le SAS de retour à la société, Flavien profite de cette cabane pour faire le plein d’eau et entamer le kilomètre qui le sépare du Swiss Hôtel en quelques minutes, le ventre criant famine. « Il fait faim », s’écrit-il. La soirée, entrecoupée d’averses et d’éclaircies laisse place aux arcs-en-ciel.

    « Ma tente est entourée de terriers de manchots de Magellan. Quel émerveillement ! J’ai le temps de les observer pendant que je cuisine la tente ouverte. Petit détail, c’est le soir qu’ils poussent le plus de vocalises, mais ce n’est pas aujourd’hui que ça m’empêchera de dormir », confie l’aventurier.

    Les manchots de Magellan n’ont à priori pas été dérangés par les potentiels ronflements de Flavien, ni Flavien par leurs vocalises. Car la nuit s’est prolongée un plus plus qu’à l’habitude. « Je profite du soleil matinal pour me réchauffer et me concocter des flocons d’avoine avec du chocolat fondu… »

    Il part plein Nord-Ouest en direction d’Elephant Point. « Je suis censé y découvrir plein d’éléphants de mer, que je n’ai pas vus depuis Amsterdam. » Au rendez-vous sont présents une centaine à vue de nez, remarque-t-il, mais que des femelles et des immatures, pas un seul mâle reproducteur. (Crédits : Flavien Saboureau)

    Sur la lancée, Flavien s’attaque au sommet de l’Île, le Mount Harston avec ses 430 m (434 pour être précis). Au début de l’ascension, la marche s’effectue au sein de prairies défoncées par les moutons, puis chemin faisant, dans des milieux mieux préservés. Plus il grimpe, plus le vent souffle. « Là-haut, le vent est assourdissant et il fait pas chaud », grelotte-t-il. Pour le motiver, rien de tel que de découvrir des plantes qui lui sont inconnues : Viola tridentata, Lycopodium albofii, Cardamine glacialis, Lobelia pratiana, Chevreulia lycopodioides, Hydrocotyle chamaemorus. Satisfait, il redescend vers la cabane pour récupérer de l’eau avant de rallier sa tente « qui heureusement, n’a pas bougé. Je n’étais pas serein avec le vent qui règne sur cette île. Ce soir la pluie se fera entendre sur la toile de ma tente, quel plaisir d’être dessous ! » À suivre…

  • Le cyclone Belal est passé sur la Réunion, mais qu’est-ce qu’un cyclone ?

    Le cyclone Belal est passé sur la Réunion, mais qu’est-ce qu’un cyclone ?

    Partout dans le monde la Presse a couvert le passage du cyclone Belal sur l’île de la Réunion ainsi que de l’île Maurice. Le message des autorités était explicite avec le passage en alerte violette. Quelles conditions sont nécessaires pour leurs formations ? Qu’est-ce que la chaleur océanique, l’évaporation et la convection ? Enfin les forces en action de la rotation Coriolis à la structure en couches ? Pourquoi le phénomène Gilbert a-t-il changé la façon de procéder face à cette force de la nature ?

    Le bilan est de trois personnes mortes suite au passage du cyclone Belal. La préfecture de la Réunion a annoncé à midi heure locale, 9 h en métropole la levée de l’alerte rouge. « Le cyclone Belal est désormais à plus de 255 km au sud-est de La Réunion. Il ne représente plus une menace pour notre territoire. Les conditions météorologiques s’améliorent ce mardi, même s’il faut garder une certaine prudence, avec des rafales de vent possibles jusqu’à 80 km/h dans les Hauts et 70 km/h sur le littoral », communique la préfecture.

    Qu’est-ce qu’un cyclone ?

    Selon le dictionnaire de l’Académie française un cyclone est une « perturbation atmosphérique qui s’établit autour d’une zone de basse pression, et qui se déplace en tournoyant sur elle-même. » Comme pour le rhum, l’appellation est différente en fonction de la région. L’ouragan (Cyclone tropical) dans la région des Caraïbes, de la mer des Antilles et du golfe du Mexique et le typhon dans les mers de Chine et dans l’océan Indien. Mais comment se forment-ils ?

    Les conditions propices au développement

    La genèse des cyclones repose sur un savant mélange de plusieurs ingrédients. Une température de surface des mers et océans d’au moins 26,5 °C. Elle agit comme un détonateur. L’énergie thermique, dégagée par ces eaux chaudes, devient l’étincelle provoquant le processus complexe de la formation cyclonique. Les cyclones, ces géantes manifestations atmosphériques, tirent leur énergie vitale des échanges de la température des mers et océans, du taux d’humidité et de l’instabilité atmosphérique.

    En premier lieu, le chaud et le froid amorcent une danse complexe et dévastatrice. La chorégraphie use de la chaleur comme un catalyseur, propulsant l’atmosphère dans un ballet de transformation énergétique.

    C’est l’évaporation, qui fait que l’air chargé d’humidité s’élève. Il amorce un cycle de convection. Ces mouvements créent des zones de basse pression, les antichambres des futurs cyclones.

    La convection se met en marche. Elle représente le cœur de l’énergie cyclonique. L’ascension alimente la terrible machine. Les premiers tourbillons se forment, ces derniers deviennent éventuellement des cyclones. La convection effectuée, c’est la force de Coriolis qui entre en jeu. Cette force dévie la trajectoire d’un objet en mouvement à la surface d’un objet en rotation.

    (Crédits : Zoom Earth)

    La force de Coriolis

    « Elle s’applique en particulier sur la Terre à tout corps en mouvement, par suite de la rotation de notre planète autour de l’axe des pôles », souligne le CNRS. Elle est maximale aux pôles et nulle à l’équateur. L’air en déplacement est dévié par la force de Coriolis, initiée par la rotation de la Terre, qui provoque le mouvement caractéristique des cyclones.

    La structure en couches émerge alors avec la montée de l’air chaud et humide. La convection atmosphérique donne naissance à des bandes nuageuses spiralées, cela forme la deuxième couche du cyclone.

    Au cœur du système, la troisième couche se développe. L’air continue sans cesse de s’élever et de tourner autour du centre du cyclone, créant l’eye-wall, une zone de vents violents. Au centre de ce dernier, l’œil du cyclone forme la quatrième couche, caractérisée par « des vents calmes et un ciel relativement clair ».

    En raison des rafales très violentes qui les accompagnent, pouvant dépasser les 300 kilomètres par heure, ils provoquent des dégâts considérables. Ils peuvent être accompagnés de pluies torrentielles et provoquer des vagues de submersion particulièrement destructrices.

    (Crédits : 12019/Pixabay)

    Ces phénomènes météorologiques sont régis par une échelle dite de Saffir-Simpson. Comme pour les tremblements de terre au Japon, les habitants apprennent à s’accommoder de Dame nature.

    Les plus gros cyclones

    Lorsque le cyclone atteint la terre, les dégâts sont toujours conséquents. Leur classification, l’impact sur la population et les infrastructures offrent un classement du moins destructeur au plus puissant.

    Le typhon Haiyan aux Philippines, le 8 novembre 2013 est répertorié comme le plus puissant des cyclones tropicaux. Ses vents ont atteint 315 km/h. Sandy touchait le 22 octobre 2012, les Antilles et la côte est des États-Unis. Les dégâts avaient été estimés à 52,5 milliards de dollars.

    Quand Katrina dans le golf du Mexique causait 100 milliards de dollars de dégâts le 29 août 2005 Nargis a dévasté la Birmanie. Les vents violents de 227 km/h causaient la mort de 140 000 personnes. En Chine, Nina le 5 aout 1975 provoquait le décès de 229 000 personnes, avec des vents à plus de 250 km/h. Le Bangladesh détient le triste record du nombre de personnes décédées, officiellement leur nombre est estimé entre 224 000 à 300 000, mais l’officieux atteindrait le demi-million.

    L’échelle de Saffir-Simpson a été développée en 1969, du nom des deux chercheurs.

    (Crédits : Keraunos)

    L’ouragan Gilbert est un cyclone de niveau 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson. Il est hors norme car la pression relevée est la plus basse jamais mesurée dans l’hémisphère nord, avec 888 hPa. Il est apparu le 8 septembre 1988 pour disparaître le 19. Il a été qualifié de tempête du siècle. La raison les nombreux records enregistrés : Il s’agit notamment de la taille, de la rectitude de la voie, de la pression atmosphérique, des précipitations et de l’énergie totale.

  • Cyberattaques… quels sont les coûts et conséquences ?

    Cyberattaques… quels sont les coûts et conséquences ?

    Peu importe la cible touchée par une cyberattaque, elle subit des dommages. Plus l’offensive est sophistiquée, plus les conséquences peuvent être désastreuses. Les attaquants peuvent s’en prendre à vos terminaux de différentes manières. Les plus connues sont par le déni de service (DDoS), par ransomware ou rançongiciel… Si l’entreprise trinque, les clients également. Retour sur deux exemples parmi tant de victimes à chaque seconde : la commune de Saguenay au Canada et l’entreprise réunionnaise Colipays.

    La ville de Saguenay a été la cible en octobre 2023 d’une cyberattaque. Rapidement, les systèmes informatiques ont été mis en sécurité, et des mesures de protection étaient mises en place assurait la clinique. L’entreprise Colipays subissait une attaque cybernétique durant les périodes de Noël affectant la livraison de clients. Leur nombre selon la première estimation entre 200 et 500.

    Quel est le coût d’une cyberattaque ?

    Il est difficile de faire à brûle-pourpoint une estimation Il y a les coûts directs et ceux qui sont indirects. Les premiers sont facilement quantifiables, les seconds moins. Comme les terroristes, leurs buts sont de maximiser l’impact pour nuire à votre défense future. Aussi, ils cherchent à minimiser les frais de l’attaque pour un maximum de dégâts. L’attaque terroriste qui a marqué les esprits et celle contre les tours jumelles, le World Trade Center le 11 septembre 2021. Les conséquences se chiffrent, car « les dépenses de sauvetage et de déblaiement ainsi que les frais connexes ont été estimés à au moins 11 milliards de dollars. »

    Les coûts directs facilement quantifiables.

    Les coûts premiers sont la possible rançon ainsi que les frais de justice. Puis le renforcement des moyens de sécurisation, des données corrompues ainsi que la mise en conformité réglementaire. Les enquêtes techniques avec les notifications aux clients de l’intrusion, et les relations publiques.

    En octobre dernier, la ville canadienne de Saguenay est victime d’une cyberattaque. C’est à travers ses équipes informatiques, qui ont réagi rapidement, que les dommages n’ont pas été causés.

    Saguenay a dû dépenser de 35 000 à 40 000 $ pour répondre à une attaque informatique dont elle a été victime en octobre dernier.

    « Il n’y a absolument rien auquel les pirates ont pu avoir accès, a confirmé Dominic Arseneau, porte-parole de la Ville de Saguenay. Le rapport final disait que l’objectif des pirates n’était pas forcément de voler des données de la Ville, mais plutôt d’usurper l’identité de la Ville pour hameçonner d’autres personnes par la suite ».

    (Crédits : Mohamed Hassan/Pixabay)

    Peu après l’attaque de la commune, c’est la clinique qui subit les foudres. Le ou les personnes à l’origine ont eu accès aux prénoms, noms, adresses, numéros de téléphone, jusqu’au numéro d’assurance maladie et des informations sur leur couverture d’assurance. « Il est important de noter qu’à l’heure actuelle, nous n’avons aucune indication [voulant que] vos renseignements personnels […] aient été mal utilisés », expliquait le Dr Michel Bérubé, directeur médical de ladite clinique.

    Les coûts indirects

    Une entreprise victime d’une attaque peut voir son image ternie. La méfiance voire défiance peut s’installer chez les clients, les partenaires, jusqu’aux investisseurs. La marque Lise Charmel, groupe lyonnais avait été placé en redressement judiciaire suite à la cyberattaque qui avait bloqué l’entreprise un mois durant. La procédure judiciaire a été retirée de la période d’observation depuis le 30 septembre 2021.

    Le groupe recouvrait le chemin de la rentabilité et du chiffre d’affaires. C’est un petit « miracle » tout de même après « le black-out total » sur la production, mais aussi la création, les achats, la logistique, jusqu’aux e-mails.

    L’entreprise réunionnaise Colipays rétablit la vérité après la cyberattaque subie depuis les fêtes de fin d’année 2023. Le remboursement prévu au 15 janvier 2024 est décalé au vu du nombre de dossiers à traiter.

    « Si aucune date fixe de remboursement ne peut aujourd’hui être annoncée, nous pouvons juste à ce jour vous dire que tous nos clients seront remboursés, c’est notre engagement et notre promesse », communique Colipays sur Zinfos974. La gestion des réclamations via courriel les a conduits à renforcer leurs équipes. Vingt personnes, qui ont dû être formées à cette mission. (Crédits : Mohamed Hassan/Pixabay)

    Les conséquences se découvrent les unes après les autres. « Nous comprenons l’impact que cette situation peut avoir sur nos clients, et nous nous engageons à rembourser intégralement chaque personne victime du piratage », indique l’entreprise. D’autant que les réseaux sociaux se sont transformés en pugilat. LA transparence est de mise. Surtout après être entré en contact avec un groupe formé sur Facebook. « Certains commentaires excèdent la limite du raisonnable, car particulièrement virulent, et peuvent être sanctionnés judiciairement », martèle l’entreprise.

    La facture indirecte est toujours plus élevée

    Les coûts directs sont conséquents, mais ils sont minimisés par l’ampleur des coûts indirects. Ils sont l’augmentation des primes d’assurance, l’interruption des activités, la déprécation de la marque, la baisse du chiffre d’affaires, perte de confiance des clients voire des investisseurs… jusqu’au dépôt de bilan. Dans le monde digital dans lequel nous vivons, la protection des données et des infrastructures est plus qu’une nécessité absolue.

    La Capitale des Flandres cyberattaque indiquait un coût d’un million d’euros, qui est désormais estimé à 1,7 million relate La Voix du Nord. « Entre 50 et 60 % des PME ayant été victimes de cyberattaques mettent la clé sous la porte dans les dix-huit mois qui suivent », estime le directeur régional Grand Est d’Orange Cyberdefense, Gérard Vallet en réponse aux questions de L’Alsace.

    Près d’une année après avoir été la cible de hackers qui au moment des faits avait bloqué la quasi-totalité des systèmes informatiques, Clestra, fabricant bas-rhinois de cloisons pour bureaux et salles blanches, n’en finit pas de payer les conséquences de cette cyberattaque. Comme des sociétés outre-Atlantique.

    Clestra hauserman, victime d’une cyberattaque qui lui aurait coûté entre 7 et 8 millions d’euros, a entraîné sa mise en redressement judiciaire, les piratages informatiques peuvent avoir des répercussions très graves.

    (Crédits : Mohamed Hassan/Pixabay)

    « C’est la principale raison qui a amené l’entreprise au dépôt de bilan », indique Amar Laadra, responsable CGT métallurgie. Le bilan de l’année 2022 des conséquences financières des cyberattaques envers les entreprises françaises est sans appel. Elles ont coûté 2 milliards d’euros à la France en 2022. Selon le cabinet de conseil Asterès, qui se fonde sur l’analyse de 385 000 cyberattaques en France en 2022. « La compromission des informations d’identifications est la première cause de violation pour 19 % des entreprises. L’hameçonnage qui arrive juste après touche 16 % des organisations. Il s’agit également de la cause de violation de données la plus coûteuse en 2022 pour 4,91 millions de dollars en moyenne », martèle le gouvernement. Malgré la prise de conscience des enjeux de la cybersécurité, les entreprises et collectivités restent mal protégées, avec un manque cruel de « culture informatique ».

  • Le célèbre « J’accuse » d’Émile Zola du 13 décembre 1898, sous fond de laïcité

    Le célèbre « J’accuse » d’Émile Zola du 13 décembre 1898, sous fond de laïcité

    Il y a plus de cent ans, que le célèbre écrivain lançait en moins de dix caractères le plus flamboyant plaidoyer. L’affaire Dreyfus divisait la France. Elle est une affaire d’État devenue conflit social et politique majeur de la Troisième République. Tout est issu de l’accusation de trahison portée au capitaine Alfred Dreyfus. Fin de l’année 1894, la condamnation et dégradation du capitaine Dreyfus est une erreur judiciaire documentée sur fond d’espionnage. Le climat de la France est profondément propice à l’antisémitisme.

    L’affaire Dreyfus est un camouflé de justice, au vu de son Histoire. Accusé à tort, il ne récupérera jamais le retard de grade et de solde qui lui ont été enlevés, mais gardera son Honneur contre vents et marées. Il fut tout d’abord condamné à la déportation à perpétuité, ainsi qu’à la dégradation publique en 1894. Cinq ans plus tard, sa peine est commuée à dix ans de réclusion. Il sera enfin acquitté le 12 juillet 1906.

    Révolution française, Religions et Laïcité

    Ces trois choses forment un triptyque qui érige la société. Elles sont imbriquées et indissociables. Mais pour comprendre, plusieurs périodes sont à prendre en compte. La IIIe République avec l’affaire dite Dreyfus, les fondements de l’article 10 de la Révolution française et la mise en application d’une loi la liberté de conscience.

    La IIIe République, ou la mise en application

    En 1894, la IIIe République est toute jeune. Elle atteint ses vingt-quatre ans. Mais déjà, les crises s’enchaînent : le boulangisme (1889), le scandale de Panama en 1892, et la menace anarchiste. Mais le point essentiel apparaît en décembre 1898, lorsque l’affrontement entre dreyfusards et antidreyfusards devient prégnant. Mais ce qui fera bouger les choses est que ce mouvement menace la stabilité de la République.

    (Crédits : Le Temps/BnF/Gallica)

    Leur texte fondateur est « L’Appel à l’union », paru le 23 janvier 1899 dans le journal Le Temps, appel au calme. Les dreyfusiens soutiennent la politique de Waldeck-Rousseau et prônent une laïcisation de la société.

    La Laïcité, késako ?

    Oui, mais qu’est-ce que la laïcité ? C’est un terme employé à tort et à travers. Chaque politique y va de sa définition. Elle est issue de la Loi du 9 décembre 1905, qui instaure la séparation de l’État et des Religions. Pour tenter de comprendre ce qu’est la Laïcité, il remonter à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Sous la Révolution française de 1789, la Convention projette de rendre l’école obligatoire et gratuite. Condorcet recommande un système d’enseignement laïc, ainsi que l’égalité entre filles et garçons en 1792.

    L’article 10 dispose que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. » Le 18 juin 1833, François Guizot, alors ministre de l’instruction publique fait voter une première loi relative à l’enseignement primaire.

    C’est en 1882 que la Loi passe via Jules Ferry. Il instaure de la même façon, je jeudi de repos pour tous les écoliers. D’où l’expression de la semaine des quatre jeudis et des trois dimanches.

    Puis le 9 décembre 1905, la loi de séparation de l’État et de l’Église. Dans son article 1er « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

    (Crédits : svklimkin/Pixabay)

    La liberté de conscience est donc de mise. Quelle est la définition de ce mot, car elle instaure les fondements de la laïcité ?

    La liberté de conscience

    Tout vient de ce terme. Mais comme la langue française est vivante, les sens et définition évoluent. Quelle est votre définition ? Que ressentez-vous lorsque vous entendez ce mot, que vous soyez une femme comme moi ou un homme, jeune ou moins jeune ? Pas facile à définir, n’est-ce-pas.

    La première édition de l’Académie française date de 1694. La conscience est la « lumière intérieure, sentiment intérieur par lequel l’homme se rend témoignage à lui-même du bien et du mal qu’il fait. »

    En 1878, elle est associée au Conseil de conscience. Ce Conseil qui était établi pour régler les affaires ecclésiastiques. Depuis la séparation de l’État et de l’Église donc des cultes en général, et surtout de la définition de 1935, la conscience est devenue, du moins sa liberté « pour chacun de croire ce qu’il veut et de conformer ses actes à ses croyances. »

    La loi comme tout texte juridique est issue des us et coutumes, qui deviennent Lois. Elles sont soumises à interprétation.

    (Crédits : Jose Romo/Pixabay)

    La laïcité est donc la liberté de conscience. Pour autant elle diffère, la conscience des expériences de vies, de votre culture, de vos origines… chacun possède son avis propre depuis la loi de 2004. Le partager peut engendrer des conflits, il est préférable quelques fois de se taire pour ne pas souffler de mauvaises idées. Car, comme disait l’inspecteur Harry en 1971 : « Les avis, c’est comme les trous de cul : tout le monde en a un ! »

  • De l’Île de l’Ascension aux Malouines (épis. 3/46)

    De l’Île de l’Ascension aux Malouines (épis. 3/46)

    Une nuit bercée, non par la Mer de la tranquillité, mais par la quiétude d’un vol non commercial. Un petit déjeuner au lit, ou presque, car c’est sur un siège de l’A330 que Flavien déjeune. Un réveil avec vue sur l’océan atlantique sud et l’île de l’Ascension en prime. À quelques secondes de l’arrivée, « c’est agréable de se requinquer ». Dans quelques minutes nous atterrissons sur l’île de l’Ascension (en photo), une île volcanique, sous juridiction anglaise, à mi-distance entre le Brésil et l’Afrique.

    À peine ils foulent le sol, qu’ils sont conduits dans un sas d’attente à ciel ouvert, mais la température de 24 degrés pallie l’ennui. Passionné, Flavien tente de saisir quelques plantes, sauf que « c’est à nouveau une base militaire, partagée entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Nous sommes étroitement surveillés. Je me suis fait reprendre quand l’idée m’est venue de photographier la flore. » Quelques clichés admettent un constat sans appel, « cette île d’aspect très désertique semble à avoir forcé l’Homme à planter plus de 400 espèces invasives ! De plus son utilisation militaire a fini d’anéantir la diversité de cette île dont les espèces endémiques se comptent désormais sur les doigts d’une main… » Unique once d’espérance sera l’observation d’une frégate de l’île de l’Ascension, le seul oiseau endémique de l’île, se rassure-t-il.

    Embarquement immédiat

    Du lieu d’attente, Flavien et ses co-voyageurs sont escortés militairement jusqu’à la porte de l’avion. Une fois assis, il ne reste plus que huit heures de vol avant de fouler le sol des Malouines. Comme dans les films d’action et d’aventure le fameux « synchronisation des montres » est de mise. « Nous reculons les aiguilles de trois heures, par rapport au fuseau horaire de l’Angleterre ». Peu avant 16 h (heure locale), l’avion atterrit en ce jeudi 23 novembre 2023. Pas de steward ou d’hôtesse pour annoncer la météo sur place. « À notre arrivée, il faut penser à enfiler la veste coupe-vent et le bonnet, le climat qui règne sur le tarmac vous met direct dans le bain. » Sans mauvais jeu de mots, l’eau est vraiment froide à cet endroit du globe.

    Après avoir patienté de nombreuses minutes que l’on inspecte une nouvelle fois mon passeport et un questionnaire que l’on avait pu nous distribuer dans l’avion, je rejoins la sortie du complexe après être passé au contrôle biosécurité. Là, Penguin Travel, un transporteur que Flavien avait commandé pour 22 £ il y a quelques semaines, l’attend avec mon prénom. Après cette arrivée de star de cinéma, direction le minibus avec d’autres membres du vol. La direction prise est Stanley, la capitale des Malouines. « Il nous faudra plus de 45 min de “route” pour rallier la ville. »

    Non loin de la base militaire, la route juste refaite surprend de son confort… mais rapidement le revêtement gravillonné devient majoritaire. « Aux Malouines, en dehors de la capitale et de la base militaire, il n’y a pas d’enrobé… »

    (Crédits : Flavien Saboureau)

    Comme prévu, le transporteur le déposera au 14, Drury Street. C’est à cette adresse, trouvée sur un blog, que « Mamie Kay » propose son jardin aux backpacker (randonneur en français) qui souhaitent installer une tente, moyennant un tarif de 5 £ la nuit. « Malheureusement elle a du mal à comprendre mon anglais, mais nous finirons par nous entendre. Je pourrais même prendre une douche pour un total de 8 £ ». Déjà 18 h, lorsque la tente est mise en place. Bien à l’abri « j’y laisse mon sac à dos, prends mon appareil photo et descends sur le front de mer. »

    Premier contact en terre du sud

    J’ai rendez-vous avec Amandine, une chercheuse française (écoépidémiologiste) qui m’a beaucoup conseillé pour ce voyage. On doit se retrouver au Waterfront bar pour 20 h. « À peine ai-je eu le temps de photographier quelques oiseaux et quelques plantes que je devine Amandine et son collègue, Léo, qui sortent de leur labo. » Flavien, Amandine et Léo font plus ample connaissance sur le chemin jusqu’au Waterfront. Là-bas, Amandine rencontre une de ses connaissances, une contrôleuse de pêche.

    Elle nous invite à venir manger ce soir dans une maison de Stanley où les contrôleurs de pêche se retrouvent. Nous nous y rendrons, c’est le gueuleton ! « Je devais aller sur l’île de New Island demain, mais Amandine ne trouve pas mon nom sur le plan de vol, tant pis je verrai ça demain. »

    Nous finirons là-bas est à minuit. Il me faut rentrer de nuit et tenter de rejoindre le jardin de Mamie Kay. Par chance, la capitale ne compte que 1 500 habitants alors je n’aurai pas de mal à retrouver ma tente.

    Le lendemain, direction le west store pour y acheter une carte sim, et donner des nouvelles à la famille. Le prix est comme tout ici, isolé donc un peu plus cher, 30 £. « Je n’arrive pas à l’activer… J’attendrai de revoir les deux Français avec qui j’ai rendez-vous ce soir. »

    (Crédits : Stanley/Port Stanley, from the air, 2005/02, by Tom L-C)

    En attendant, le temps est idéal, la journée superbe « alors j’en profite pour aller au Cap Pembroke, à quelques kilomètres de Stanley. Tout particulièrement à Gypsy cove, une magnifique baie où les manchots de Magellan me sont promis. »

    Malade au bout du monde

    Le week-end s’annonce radieux et enchanteur. Samedi 25 novembre, c’est le départ vers New Island, une île appartenant au Royaume-Uni, mais revendiquée par l’Argentine. Elle est située à plus de 230 km de la capitale Stanley. Une fois sur le sol, plusieurs destinations au programme. Field station, le mont Cliff Peak et Rookery pour son lieu d’observation idyllique. Durant cette semaine, des découvertes de faune et flore qui enchantent Flavien. Mais il déchante, car malade, avec des symptômes qui s’apparentent, semble-t-il, au fameux SARS-CoV-2.

    Le naturaliste spécialisé en botanique se réjouit de capturer en photographie quelques spécimens : Nassauvia gaudichaudii et Calceolaria fothergilii, côté faune c’est le Fur Seal qui se dévoile. Mais Flavien se sent patraque, il semble couver quelque chose.

    Le lendemain c’est au tour de Senecio vaginatus. Le séneçon lisse, est une espèce de plante à fleurs de la famille des asters, endémique des îles Falkland. Lundi 27 novembre au nord de New Island, il rencontre Ranunculus acaulis. La renoncule des dunes est une petite herbe charnue à fleurs jaunes qui pousse en tapis principalement près de la mer. Puis c’est au tour de Abrotanella emarginata dans le sud. Et Leucheria suaveolens (marguerite vanille) à Bold Point, comme Calandrinia sp. et le papillon Queen of the Falklands le 1er décembre.

    (Crédits : Ranunculus acaulis/Peter de Lange)

    Le lendemain, samedi Flavien range le gîte qui lui a été prêté durant sa convalescence, il est temps de partir vers une nouvelle destination. Mais avant tout payer l’hébergement et acheter de la nourriture pour les prochains jours sur l’Île de Saunders. À suivre…

  • Arnaques au bois de chauffage : 18 et 30 mois de prison

    Arnaques au bois de chauffage : 18 et 30 mois de prison

    Les malfaiteurs jouent sur la corde sensible… et sur la pénurie de produits de chauffage : bois et granulés. Le 9 janvier 2023, trois hommes âgés de 28 à 32 ans ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Rennes pour « escroquerie en bande organisée » et « blanchiment ». Ils sont condamnés à de l’emprisonnement ferme et des interdictions du territoire français. Entre janvier 2022 et juillet 2023, les trois individus avaient mis en place un réseau frauduleux de vente de bois de chauffage à prix cassé. Le montant de l’arnaque est au minimum de 100 000 euros.

    L’affaire débute en avril 2022. Suite à une première plainte déposée pour une simple valeur de 115 euros, les gendarmes du Finistère et la section de recherche de Rennes ont mené l’enquête. Leurs analyses mettaient en lumière une escroquerie d’ampleur internationale. Les trois condamnés avaient mis en place un réseau frauduleux de vente de bois de chauffage à prix réduit via la création de faux sites marchands. Leurs prix cassés offraient une offre particulièrement attractive sur un marché empreint de pénurie.

    18 et 30 mois de prison pour trois hommes

    Nadjiboulaye Kondoli est condamné à une incarcération de 30 mois avec une interdiction de 5 ans du territoire français. Ahmed Kondoli, son frère écope de 18 mois de prison avec sursis, tout comme Coffi Hounsa le troisième condamné, tous Béninois d’origine. C’est le délibéré dans le procès de l’affaire du bois de chauffage rendu ce mardi 9 janvier par le Tribunal Judiciaire de Rennes.

    Ils faisaient payer leurs clients par virement sur des comptes bancaires numériques à l’étranger, et changés régulièrement. « L’argent alimentait au final au Bénin des comptes. L’argent était ensuite retiré dans des distributeurs automatiques de billets », explique le Procureur de la République à Rennes, Philippe Astruc.

    Ces sites frauduleux se multiplient à grandes échelles, pour disparaître aussitôt les méfaits établis.

    Et pour les consommateurs qui se font avoir, peu de recours : « lorsqu’on fait un virement volontaire, on ne peut pas être remboursé par sa banque », relate Jacques Fleury, vice-président de l’association Ufc-Que Choisir à Nancy.

    (Crédits : Librexpression)

    D’autres propositions peuvent avoir l’air alléchante, comme celle ci-dessus de la marque Énergie Matériaux. L’offre au vu de la pénurie est imbattable. Une personne se renseigne, et contacte le site marchand. Le service client répond, tout semble normal. Après avoir effectué la commande et procéder au virement, silence total. Puis s’en suivent maints appels, le site n’est plus en ligne. « Vous avez été redirigé vers cette page […] bloquée par la DGCCRF pour vous protéger ». (NDLR. Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes)

    Comment se protéger ?

    Le témoignage d’un client est sans appel, un parmi tant d’autres. « Après un virement effectué pour achat 70 sacs de granulés […] demande de rajouter 69 euros sous prétexte que les prix ont augmenté […] marchandise non livrée et non remboursée […] plainte déposée au commissariat […] ». Quelques petites habitudes pour déterminer si vous avez à faire à un véritable commerçant, artisan… les mentions obligatoires sur un site WEB.

    L’entreprise doit être enregistrée au registre du commerce, elle doit posséder un numéro d’identification mentionné sur le site.

    Recherchez les mentions légales, pour une personne physique (microentreprise ou entreprise individuelle) le prénom et le nom de la personne responsable doivent apparaître. Pour une société, la dénomination sociale, sa forme juridique et le montant du capital social.

    Pour les activités commerciales, le numéro d’inscription au registre du commerce et des sociétés (RCS) et au registre national unique des entreprises (RNE). Mais également le numéro individuel d’identification (le numéro de TVA intracommunautaire) le cas échéant.

    (Crédits : capture d’écran/DGCCRF)

    Un smartphone de dernière génération neuf à moitié prix, des vêtements de luxe au prix d’une baguette de pain… sont des arnaques. Personne n’est à l’abri, les malfaiteurs sont de plus en plus compétents dans le maquillage de sites WEB. « Ça n’arrive pas qu’aux autres ». Si vous êtes victime de ce type d’arnaque, n’hésitez pas à faire un signalement de l’entreprise auprès de la DGCCRF sur la plateforme signal.conso.gouv.fr, conservez les preuves des échanges, les courriels, les SMS… et porter plainte auprès des forces de l’ordre, Gendarmerie et Police nationale.

  • Carrefour Financial Services subit une cyberattaque en Espagne avec exfiltration de données clients

    Carrefour Financial Services subit une cyberattaque en Espagne avec exfiltration de données clients

    Une alerte de sécurité sur le site WEB du groupe Carrefour explique que l’entité fait régulièrement « l’objet de tentatives d’usurpation de sa marque et de son logo à des fins frauduleuses. » Mais c’est de l’autre côté des Pyrénées que le géant français fait les gros titres de la presse espagnole. La partie financière a fait l’objet d’une cyberattaque durant les festivités de Noël. C’est au travers d’une lettre adressée aux personnes concernées que la chaîne française reconnaît les faits. Une intrusion non autorisée se serait soldée par une extraction des données.

    Le journal ibérique elDiario ayant eu accès audit courrier envoyé par la multinationale aux clients touchés, relate l’information. La branche « Carrefour Financial Services » aurait été victime d’une cyberattaque pendant la période des fêtes de fin d’année. Les renseignements volés sont des données personnelles (numéro de téléphone, carte d’identité) des coordonnées, le numéro d’identification et d’autres encore. Carrefour Financial Services garantit qu’en aucun cas « vos positions ou vos codes d’accès à Carrefour Financial Services ne sont compromis. »

    Elle est l’une des sociétés de financement les plus populaires en Espagne. Selon les données consultables de la Banque d’Espagne, elle dispose de plus de deux milliards d’euros en prêt auprès de ses clients.

    Elle propose sous forme de crédits des prêts allants jusqu’à 30 000 euros, ainsi que d’autres services de financement (ex : Crédit revolving)

    Les cybercriminels n’ont pas obtenu l’accès aux mots de passe, au solde du compte, mais aux identifiants, numéros de téléphone, prénoms, noms ou encore les adresses e-mail.

    (Crédits : capture d’écran/elDiario)

    Prudence face au phishing et à l’usurpation d’identité

    « Nous vous recommandons notamment de vous méfier des appels, emails ou SMS dont l’interlocuteur ou l’expéditeur n’est pas clairement identifié, il demande des informations comme votre numéro de compte, des informations de carte ou des codes d’accès et également d’être particulièrement prudent avec les liens inclus dans ces messages », explique l’entreprise. Les autorités et les spécialistes ibériques de la cybersécurité recommandent de signaler immédiatement tout incident à la banque. Mais également aux forces de l’ordre si par inadvertance l’on a fourni des coordonnées bancaires ou d’autres informations. L’Institut national de cybersécurité est joignable au 017, et d’un numéro de téléphone WhatsApp, le 900 116 117, pour répondre aux questions relatives à la sécurité. Il s’adresse aux citoyens, aux entreprises et aux professionnels concernés en Espagne, et est confidentiel.

  • Vers l’infini et… l’île de l’Ascension avant les Malouines (2/46)

    Vers l’infini et… l’île de l’Ascension avant les Malouines (2/46)

    Après une bonne nuit à l’auberge, qui s’est prolongée jusqu’à 9 h 30, grasse matinée oblige, direction la douche. Conscient des prochaines journées à venir, et du manque de commodités de l’homme comme de la femme moderne, il se réjouit d’un tel luxe. L’embarquement est à 18 h 30, largement le temps de pouvoir profiter de la légendaire Oxford. Autant pour sa célèbre université, son muséum d’histoire naturelle, que son architecture ou encore la course d’aviron légendaire contre Cambridge « The boat race ».

    Une nuit des plus silencieuse, sans avoir entendu le potentiel ronflement de ses compagnons de chambrée, a rechargé ses batteries. Les deux sacs en sécurité, l’aventurier s’en va découvrir « the city of dreaming spires » (en français « la ville aux clochers rêveurs »). À peine quelques pas effectués que l’émerveillement atteint Flavien. « Quelle surprise ! Cette ville fait partie des plus belles bourgades que j’ai pu visiter », se réjouit le jeune homme. De très nombreux jeunes arpentent la ville, remarque-t-il avant d’en saisir l’origine. Les universités et collèges y sont nombreux.

    Frenchman in Oxford

    Une fois n’est pas coutume, l’accès au musée est gratuit. À l’entrée du muséum d’histoire naturelle, il est préconisé de laisser le montant que l’on souhaite. L’organisation est semblable aux autres lieux, explique-t-il. Seule surprise est la lumière naturelle qui baigne et illumine cet endroit. « La toiture du bâtiment est une immense verrière. Ce qui change de la plupart des musées français que j’ai pu visiter et qui sont souvent sombres. »

    Durant la visite, un espace enchante Flavien. Une statue de Charles Darwin s’y trouve. Un signe du destin, ou un clin d’œil de l’univers qui l’attend ? « C’est sur les traces de ce très grand homme que je vais mener mon aventure », dit-il en souriant.

    Après près de deux heures de visite, où il a rencontré quelques organismes qui devraient être ses occupations prochaines, Flavien déambule dans la ville. Toute cette dépense d’énergie ouvre l’appétit. Il mange sur un pont qui surplombe un affluent de la Tamise, la rivière Cherwell, situé près du Jardin botanique. La température l’oblige à enfiler son bonnet, pour garder les idées bien au chaud.

    Il se confectionne des souvenirs en croisant des lieux et bâtiments, dont il avoue ne pas se souvenir immédiatement de leur nom.

    (Crédits : thierryjos/Pixabay)

    Poussant sa visite, il vient contempler La Tamise. « Fameux fleuve qui traverse la capitale britannique, qui est bien haut après les grosses pluies récemment tombées. » De naturaliste spécialisé en botanique, il affiche une part de lui méconnue comme poète. « Les lumières automnales sont magnifiques et les dernières feuilles colorées qui s’accrochent encore à leurs rameaux rendent l’ambiance “so british”. Il est donc inutile que je vous conseille de visiter ce magnifique centre historique à cette saison… »

    Avant dernier voyage en bus

    De retour à l’auberge de jeunesse et après récupération de ses deux sacs, direction l’arrêt de bus. L’attente du bus durera dix bonnes minutes. Mais dès son arrivée, il ne boude pas son plaisir : un bus impérial. Les fameux bus de couleur rouge autrement appelés double decker outre-Manche. « Je suis au tout début de la ligne. J’en profite pour m’asseoir devant à l’étage, pour admirer le paysage pendant la bonne heure qui m’attend. »

    Une multitude d’arrêts plus tard, environ quarante note-t-il et une bonne heure de trajet, il est aux portes de la base militaire de la RAF Brize Norton. Arrivé à destination avant 15 h 30 « me voilà donc avec trois heures d’avance, au moins je lui là avant la tombée de la nuit. C’est plus simple de me repérer… » Après s’être avancé dans la base militaire, où de nombreux panneaux vous démotivent de le faire, il se présente aux autorités militaires.

    « Ils me demandent de patienter deux heures dans une salle d’attente… Il est donc temps de commencer la lecture de l’un des récits de Darwin, “Voyage d’un naturaliste autour du monde”. »

    D’autres voyageurs arrivent, « il est temps pour moi d’aller chercher mon badge qui me permettra d’être autorisé à rentrer dans le cœur de la base ».

    (Crédits : Philipp Reiner/Pixabay)

    Une heure s’écoule, le dernier bus sur le sol britannique est annoncé. « Nous sommes six civils. Nous posons nos bagages en soute et nous voilà en chemin pour le terminal d’embarquement. » Notre groupe est dans les premiers à enregistrer nos bagages. « Je fais bien attention à prendre tout appareil électronique et batterie avec moi, ainsi que le briquet. Mon sac de 21 kg part sur le tapis, j’espère qu’ils ne vont pas trop le bousculer, il y a tout de même quelques objets fragiles à l’intérieur comme le panneau solaire. »

    Fin prêt pour le décollage

    Prêt ! Sauf que trois heures d’attente sont annoncées avant le check-in. « J’essaye d’être attentif à quelconque dialogue français… mais il faut que je me résigne, je suis le seul français à prendre ce vol aujourd’hui. » Sur les coups de 22 h, le fatidique passage sous les portiques. « Je croise les doigts pour qu’ils acceptent les nombreux plats lyophilisés que j’ai pris avec moi dans un petit sac… RAS ».

    « Après encore une longue et dernière heure d’attente, le numéro sur mon billet est appelé. Je peux enfin monter à bord, un A330 sur lequel est inscrit Air Tanker. C’est la première fois que je monte à bord d’un aéronef qui n’appartient pas à une compagnie commerciale. »

    La place est assez grande « pour que je puisse mouvoir mes guibolles, ouf ! » Léger bémol, aucune prise USB ou électrique pour recharger le portable. « J’ai bien fait de prendre avec moi la batterie qu’Anthony m’a prêtée pour le voyage »

    Comme tout voyageur dont les bagages sont limités en kilogrammes, il faut faire des choix. « N’ayant pas emporté de livres pour une question de poids, la lecture sera numérique, comme la musique. »

    (Crédits : Denis Doukhan/Pixabay)

    « Excuse me Sir, mais j’entends Big Ben qui sonne », chante Alain Souchon. « Minuit se lève en haut des tours », mais Flavien est toujours cloué au sol avec un nombre impressionnant d’avions sur le tarmac. « Il est 0 h 12 quand nous décollons pour l’île de l’Ascension. » L’avion n’emporte pas assez de kérosène pour rallier les Malouines et les 18 h de vol qui nous en séparent. « Si j’ai bien compris, demain matin nous nous arrêterons sur ce caillou perdu dans l’Atlantique pour nous ravitailler en carburant. » Bientôt deux heures, « il est temps de lâcher mon cellulaire pour essayer de trouver le sommeil, au moment même où nous passons au-dessus d’une métropole côtière, mon cerveau cogite. Réponse demain ? » À suivre…