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  • Il y a cent ans… contre la hausse du prix du pain

    Il y a cent ans… contre la hausse du prix du pain

    Tandis qu’en 2022, le prix des matières premières tel le blé, le tournesol… préoccupe les marchés et surtout les consommateurs, la question de la hausse du coût du pain inquiétait chaque français le 10 mai 1922. Au point que le ministre de l’Agriculture se saisisse de cette affaire au combien délicate d’après l’histoire française, comme pouvait le constater Marie-Antoinette d’Autriche. Bataille rangée entre le gouvernement et me syndicat de la boulangerie à Paris.

    Le dossier pris au sérieux fit réunion entre le préfet de la seine, M Autrand, le directeur des services de l’approvisionnement de Paris et le ministre de l’Agriculture M Chéron. Car la boulangerie souhaitait relever le prix au kilo à 1,10 francs. Les hommes avaient diligenté une enquête sur les conditions anormales de la flambée des tarifs des différents gruaux. Le 4 mai 1922, le syndicat des meuniers de Paris portait le cours des farines à 102 francs, or le blé coûtait entre 79 et 79, 50 francs.

    Il faut dire que l’année 1920 vit la valeur du pain doublé, qui n’était que les prémices des suivantes avec l’explosion du prix. En Autriche, la population rencontrait cette hausse astronomique, passant de 75 à 316 couronnes le kilo, pour atteindre les 500 au mois d’avril. (Crédits : DR)

    Fait stupéfiant pour l’époque, le prix de la farine sautait même à 104 francs, quand dans l’identique temps, le blé chutait à 78 francs. Le syndicat des boulangers souhaitait ardemment passer le prix du pain à 1, 10 francs des le 12 mai courant. Les gouvernants ne l’entendaient pas ainsi. mais cette réflexion ne teint que cette année 1922.

  • Il y a cent ans… le collier de Mlle Jane Marnac

    Il y a cent ans… le collier de Mlle Jane Marnac

    Le 9 mai 1922, Le Matin reparlait de l’affaire dudit collier de l’actrice Jane Marnac, aux prises à nouveau avec M Pierre Moch, courtier en bijoux. La première reprochait au second de ne pas avoir donné quoique ce soit en échange de la vente de son collier, pour a modique somme de 95 000 francs, hormis une hypothèque somme toute illusoire. L’enquête du commissaire aux délégations, M. Darru et l’instruction du juge M. Warain établissaient les faits. Les deux protagonistes se retrouvent devant la justice pour démêler le vrai du faux.

    Il est établi que M Moch avait bien vendu ledit collier pour la somme susdite au sieur Tom, diamantaire, qui avait cédé l’objet à un de ses confrères M Bloch, pour le même prix. L’épilogue de cette affaire qui tenait en halène les Parisiens devait se clore ce mardi après-midi. « J’ai désintéressé M Tom, lequel a désintéressé M Bloch, affirmait le courtier en bijoux. Nous sommes convoqués ensemble dans le cabinet de M Warain. Celui-ci après examen de notre arrangement signera la levée du séquestre, Mlle Marnac rentrera en possession de son collier et retirera sa plaine ».

    Alors qu’Alexandre Millerand revenait à Paris après une longue tournée présidentielle, l’affaire du collier de Jane Marnac trouvait son épilogue. (Crédits : Le Matin/BnF/Gallica)

    Ce que confirma l’actrice belge en ajoutant « que j’ai bon espoir et que si la chose a lieu, je suis toute disposée à oublier mes griefs. Mais attendons les événements, avant de pardonner et de nous réjouir », souriait la gracieuse divette. Pierre Moch se confiait au journaliste que « j’ai toujours été fort optimiste sur l’issue de ce conflit. Et tenez, une cartomancienne me l’avait prédit, assurant que tout sera terminé avant le 14 de ce mois, avait-elle précisé… »

  • La Guerre, késako ? (dernière partie)

    La Guerre, késako ? (dernière partie)

    En Europe, et qui plus est en France il n’apparaît y avoir qu’une seule actualité depuis deux mois, hormis l’élection présidentielle et les législatives à venir. L’information est le déroulement de la catastrophique « guerre » qui se tient présentement entre la Russie et l’Ukraine. Les Français comme tous les citoyens européens semblent découvrir, à travers écrans interposés des faits et récits qui divergent selon les intervenants, les lieux de débats et le politiquement correct… les médias nous content ce conflit, mais est-ce l’unique sur Terre ?

    Quel que soit le conflit, il est, et sera toujours regrettable de se rendre compte des atrocités que l’Homo Sapiens Sapiens est capable de commettre, ce sur les cinq continents, tant sur les morts, mutilés, tragédies humanitaire, victimes des bassesses de l’être humain. Si la communication est partie entière de la stratégie, que nous rencontrons avec l’affrontement situé sur le sol européen, elle est déjà traitée dans le précédent volet. Savez-vous, ou pouvez-vous imaginer le nombre de conflits qui se déroulent actuellement sur notre belle planète, qui est bleue comme une orange ? Pourquoi parle-t-on plus de celui-ci que des multiples autres ?

    Les pays où des affrontements armés impliquant des forces étatiques comme des groupes rebelles sont en cours. (Crédits : Statistica)

    Pour saisir la liste non exhaustive des conflits, guerre qui se sont déroulée hier, qui nous préoccupent aujourd’hui et nous terrifierons demain, il est nécessaire de porter un intérêt à la géopolitique. Ce terme qui peut être abscons, barbare est issu du grec gễ signifiant terre et de politikḗ pour politique. Elle est l’étude des rapports qui existent entre les données physiques, en particulier géographiques, et la politique des États. Plus simplement comment « ménager la chèvre et le chou ». C’est une méthode d’analyse de la politique étrangère pour comprendre, expliquer et prédire le comportement politique international à travers les variables dites géographiques. Maintenant, prenez comme paramètres d’ajustement des recherches sur le climat, la topographie, la démographie et les ressources naturelles.

    Au jeu d’échecs, les pièces les plus insignifiantes possèdent une importance capitale. Roi et pion contre roi seul est une des finales élémentaires du jeu d’échecs.
    « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage », donne la fable du Lion et du rat de Jean de la Fontaine. (Crédits : Antoine-Louis de Prémonville/Revue Conflits)

    La carte ci-dessus est extraite de l’article d’Antoine-Louis de Prémonville, écrit dans la revue Conflits, dont le titre est « La Nouvelle-Calédonie, un atout stratégique méconnu dans le Pacifique ». L’homme est diplômé des facultés de droit, sciences politiques et langues de l’université Jean Moulin-Lyon III. Titulaire d’un doctorat ès lettre, langues, linguistiques et arts. Il est officier de l’armée de terre, issu du 4e bataillon de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

    Ainsi, il est facile de comprendre, ou du moins dans saisir la moelle, que le territoire du bout du monde qu’est la Nouvelle-Calédonie, revêt une importance géopolitique. « Avec l’exacerbation des tensions liées à la rivalité économique sino-américaine et à la question de la souveraineté de Taiwan, le Pacifique est devenu le théâtre de confrontations à fleurets plus ou moins mouchetés entre les puissances. Le déplacement de l’arc des crises potentielles constitue indéniablement un défi pour la France », écrivait-il le 13 décembre 2021.

    Des garçons marchent dans la vieille ville de Benghazi, en Libye. (Crédits : Giles Clarke/Unocha)

    Les conflits

    Si l’en est un qui est devenu si banal aux différents journaux télévisés, c’est bien le conflit armé birman qui commença en 1948, il y a 74 ans. En lisant Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, vos souvenirs remontent. Seize années plus tard, c’est en Colombie que la poudre faisait chanter les armes. Les FARC retirées de la liste des organisations terroristes aux États-Unis en 2021, le pays de l’Oncle Sam était le soutien de l’armée colombienne contre les FARC. L’accord de paix de 2016 a mis fin à plus de cinq décennies d’un conflit armé qui a fait plus de 260 000 morts et des millions de déplacés. Il y a 49 ans, commençait la révolte Oromo en Éthiopie.

    DébutGuerre-ConflitLieuNombre de victimes estimées
    1948Conflit armé birmanBirmanie150 000 à 210 000
    1964Conflit armé colombienColombie Venezuela262 197
    1973Révolte OromoÉthiopie1500 à 8900
    1978Conflit armé afghanAfghanistan1 450 000 et 2 084 468
    1991Guerre civile somalienneSomalie Kenya550 000
    1996Insurrection de l’ADFRépublique démocratique du Congo
    Ouganda
    10 000 à 15 000
    1998Conflit ethniqueNigeriaplus de 70 000
    1999Conflit armé d’itirubiRépublique démocratique du Congo60 000
    2002Insurrection au MaghrebAlgérie, Bénin, Burkina Faso, Lybie
    Mali, Niger, Tchad, Togo, Tunisie
    plus de 25 000
    2003Conflit armé irakienIrakplus de 1 000 000
    Les estimations comprennent les pertes civiles et militaires, de la même manière que les décès indirects dus à la famine attachée au conflit, maladies et perturbations liées aux conflits, ainsi que les morts violentes. (Crédits : Political economy research institute/University of Massachusetts/ACLED/UN)

    L’Afghanistan, magnifique pays, théâtre d’affrontement meurtrier depuis plus de quatre décennies en cinq actes. La première partie oppose, entre 1979 et 1989, les moudjahids, soutenus par les États-Unis, le Royaume-Uni et des pays de majorité musulmane au régime communiste afghan, soutenu par l’URSS. Cette guerre aboutit à la chute du mur de Berlin (1989), de l’URSS (1991) et du régime communiste en 1992. Puis, l’Alliance du Nord, groupe armé musulman afghan, dirigé par le commandant Massoud, échoue face à la prise de pouvoir des taliban en 1996. La guerre se poursuit entre les deux groupes jusqu’au 11 septembre 2001, date à laquelle sont perpétrés les attentats terroristes du World Trade Center.

    Jeunes filles et leur famille déplacées par la violence à Kandahar, Afghanistan (Crédits : Charlotte Cans/Unocha)

    Pour contrer ce fléau, la guerre reprend, menée par une coalition occidentale et l’Alliance du Nord contre les talibans, mais se solde par un retrait des troupes américaines en août 2021 laissant la capitale, Kaboul, aux mains du régime taliban. Les droits n’existent plus sur cette terre. En juin 2021 « on comptait 5 183 personnes tuées ou blessées depuis le début de l’année parmi la population civile, dont 2 409 femmes et enfants. Plus des deux tiers (68 %) de ces victimes étaient imputables aux talibans et à d’autres acteurs non étatiques et 25 % aux Forces nationales afghanes de défense et de sécurité (FNADS) et aux autres forces pro-gouvernementales », relate le rapport d’Amnesty International.

    2003Guerre du DarfourSoudanplus de 300 000
    2004Guerre du KivuRépublique démocratique du Congo
    Rwanda, Burundi
    de 607 000 à 6 000 000
    2006Guerre du trafic de drogueMexiquede 230 000 à 350 000
    2009Insurrection de Boko HaramNigeria, Cameroun, Tchad, Niger358 000
    2011Guerre YéméniteYémen, Arabie Saoudite
    Émirats Arabes Unis
    377 000
    2011Guerre civile syrienneSyriede 350 209 à 606 000
    2011Guerre civile Soudan du SudSoudan du Sudplus de 380 000
    2012Guerre du MaliMaliplus de15 000
    2014Conflit russo-ukrainienRussie, Ukraineplus de 25 000
    2017insurrection djihadiste au MozambiqueMozambique, Tanzanie5 000
    2020Guerre du TigreÉthiopie, Érythrée, Soudande 300 000 à 500 000
    DébutGuerre-ConflitLieuNombre de victimes estimées
    Le crime de guerre a été défini pour la première fois en 1945 par le tribunal de Nuremberg chargé de juger les criminels nazis, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) les détaille dans son article 8. Comme tout crime pour être jugé, il faut des preuves irréfutables. (Crédits : Political economy research institute/University of Massachusetts/ACLED/UN)

    Pourquoi ce conflit occupe-t-il autant les médias ?

    C’est une excellente question. Il est a supposé qu’il se déroule sur la partie EST du continent européen, et que les habitants de la zone la plus large se sentent plus concernés, car il est à leur porte. De plus, chaque année, peut-on entendre que c’est la plus grande période sans guerre en Europe, de la part des dirigeants. Mais jean de la Fontaine, dans la fable le Corbeau et le Renard, tenait une réponse « Mon bon monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute », soufflait le renard au corbeau.

    Le nombre de veto utilisés par les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU depuis 1946. La Russie a opposé le sien à une résolution pour condamner « l’agression russe ». Le texte avait été co-rédigé par les États-Unis et l’Albanie, onze pays, dont la France, ont voté en faveur, la Chine, l’Inde et les Émirats arabes unis se sont abstenus. (Crédits : DR)

    Mais également, que la mémoire des individus est sélective, et que lorsque l’action se passe à plus de 50 kilomètres, elle est trop loin pour être impacté. Rappelez-vous du conflit basque 1959-2011 (1300 tués), conflit nord-irlandais 1968-1998 (3526 tués), la guerre en ex-Yougoslavie 1991-1999 (103 000 tués)… Aux portes de l’Ukraine, le conflit entre la Roumanie et la Moldavie du 2 mars au 21 juillet 1992 génère plus de 3 500 morts. La guerre en Tchétchénie causa entre 100 000 à 300 000 morts civils sur quasiment dix années de conflits. Comme les prémices du conflit qui nous occupe commencèrent en 2014, durant la révolte du 18 au 23 février. Elle met en opposition des forces pro-européennes et nationalistes ukrainiens, contre le gouvernement ukrainien (jusqu’à a sa chute) et des prorusses. Ce qui engendra l’annexion de la Crimée par la Russie, puis la guerre du Donbass qui fait suite aux cinq jours de février 2014. Le conflit oppose les Ukrainiens prorusses aux forces armées de l’Ukraine.

    Dix mois après la prise d’armes par la guérilla des FARC qui a détruit près de 250 maisons et fait 5 morts parmi les policiers et 18 parmi les civils, la population, avec le soutien du gouvernement d’Antioquia, a organisé une marche de briques pour reconstruire son village. Grenade, octobre 2001. (Crédits : Jesús Abad Colorado)

    « Maintenant nous avons besoin de décisions du Conseil de sécurité pour la paix en Ukraine. Si vous ne savez pas comment prendre cette décision, vous pouvez faire deux choses. Soit exclure la Russie en tant qu’agresseur et à l’origine de la guerre afin qu’elle ne bloque pas les décisions relatives à sa propre agression. Puis faire tout ce que nous pouvons pour mettre en place la paix. Ou l’autre option est de montrer que nous pouvons nous réformer ou changer (…). S’il n’y a pas d’alternative, la prochaine option serait de carrément vous dissoudre », a soutenu Volodymyr Zelensky. Pour qu’une résolution, quelle qu’elle soit, adopté il est nécessaire d’obtenir l’acceptation des cinq membres permanents de l’ONU, que sont la Chine, la Russie, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Ce qui est humainement étrange est de voir des personnes qui soutiennent Volodymyr Zelensky et d’autre Vladimir Poutine, comme chaque spectateur le ferait pour son candidat privilégié d’un télé-crochet, mais que savez-vous de l’histoire de ce pays ?

    Il est alors préférable de saisir le contexte géopolitique, l’histoire des pays, de leurs voisins, de leurs constructions, de leurs présidents… mais prendre en considération un fait, que dans un conflit, il n’existe pas de bon ou de méchant comme dans les contes enfantins, mais au minimum deux belligérants.

  • Il y a cent ans… les singuliers procédés de la Police

    Il y a cent ans… les singuliers procédés de la Police

    Dans un dossier de produit stupéfiant, nous retrouvons Mlle Gaby de Naval, jeune vedette de cinéma, mais également Jane Marnac, connue précédemment pour l’affaire du collier de perles, et M. Moch qui encore une fois est au centre et fait partie intégrante de l’intrigue. Les deux femmes portaient plainte conjointement contre le sieur Moch. L’actrice qui jouait dans « la brèche d’enfer » en 1923, se trouvait à nouveau devant la justice, cette fois la cour d’appel la jugeait pour détentions de stupéfiants.

    Le 8 mai 1922, la comédienne se retrouvait devant les tribunaux pour un évènement qui remontait à l’année 1916. Alors qu’elle séjournait dans une station thermale au sein de Basses-Pyrénées, nom des Pyrénées-Atlantiques jusqu’en 1969, une de ses lettres fut ouverte. C’était sur commission rogatoire qu’un courrier adressé à l’artiste fut saisi au bureau de poste. Ouverte, 50 centigrammes de cocaïne, soit un demi-gramme était contenu dans l’enveloppe. L’expéditeur identifié, une information judiciaire fut ouverte contre l’officier aviateur et Mlle de Naval.

    Depuis le 1er septembre 2020, l’usage de stupéfiant peut être sanctionné par le paiement d’une amende forfaitaire de 200 €. Le paiement de cette amende met fin aux poursuites judiciaires (article L. 3421-1 du Code de la santé publique modifié par la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019). (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    Le pilote bénéficia de la loi d’amnistie, mais en 1920, l’actrice fut condamnée à un mois d’emprisonnement par défaut. Puis six ans après l’affaire, la police judiciaire la menaçait d’incarcération. Sans son opposition au jugement, elle aurait effectué sa peine. En 1922, la 11e chambre correctionnelle la condamnait à huit jours de prison avec sursis. Ayant interjeté appel, elle comparaissait ce lundi 8 mai 1922, avec son conseil Me Claretie. L’avocat insista sur le fait que « sa cliente n’avait pas reçu ladite lettre qui lui était destinée et que des poursuites ne pouvaient être engagées ». La cour ne put qu’acquitter Gaby de Naval, en justifiant sa décision qu’« il n’était pas établi que l’accusée avait demandé de la cocaïne et que par conséquent aucune intention délictueuse ne pouvait être retenue à sa charge ».

  • Ransomware: Massey-Ferguson à l’arrêt

    Ransomware: Massey-Ferguson à l’arrêt

    Dans un communiqué de presse, la société AGCO, fabricant et distributeur mondial d’équipements agricoles, a annoncé que le 5 mai 2022, elle a fait l’objet d’une attaque par ransomware qui a affecté certaines de ses installations de production. L’usine française basée à Beauvais est à l’arrêt. Elle avait déjà subi un incident lorsque la pénurie de composants électroniques avait stoppé les lignes de réalisation en avril 2022. La compagnie fournira des mises à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

    AGCO est un géant dans le domaine, avec un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards de dollars, il emploie 21 000 personnes, et possédant des marques comme Fendt, Massey Ferguson, Challenger, Gleaner, et Valtra. Selon le communiqué de presse, « les serveurs informatiques de la multinationale Massey-Ferguson ont fait l’objet d’une infection par codes malveillants de type ransomware ». Les conséquences sont immédiates, plusieurs sites de production sont stoppés en Chine, aux États-Unis, en Allemagne et également en France. « Il est demandé à chaque collaborateur de se connecter au numéro vert […] à partir de 17 heures vendredi 6 mai afin de connaître nos possibilités de reprise lundi 9 mai », est-il écrit dans un mail transmis aux employés, relate le Courrier Picard. S’il est encore trop tôt pour établir un lien entre la cyberattaque et le conflit russo-ukrainien, toutes suppositions vont bon train.

    « On était en poste, et soudain il y a eu des manipulations qu’on ne pouvait plus faire sur les lignes de production. On a attendu un peu et finalement la direction nous a demandé de rentrer chez nous », témoigne un salarié au quotidien le courrier Picard. (Crédits : FTV)

    BleepingComputer mentionnait que « AGCO a annoncé qu’elle faisait don d’argent et de semences aux agriculteurs des zones touchées par la guerre en Ukraine, de sorte que le scénario selon lequel des hacktivistes russes la cibleraient pour cette prise de position n’est pas improbable. » Effectivement une somme de 50 000 dollars a été versée pour aider les communautés agricoles ukrainiennes concernées par le conflit armé avec la Russie, à l’initiative de BOSRCH. Le 21 mars 2022, le président Joe Biden avait mis en garde envers une augmentation des cybermenaces russes contre les entreprises américaines et la nécessité de préparer des défenses contre les attaques.

    AGCO est toujours en train d’enquêter sur l’étendue de l’attaque, mais il est prévu que ses opérations commerciales soient affectées négativement pendant plusieurs jours et potentiellement plus longtemps pour reprendre complètement tous les services selon la rapidité avec laquelle la Société est capable de réparer ses systèmes. (Crédits : FBI)

    « Cette attaque contre AGCO survient quelques semaines à peine après la publication par le FBI d’une mise en garde contre les attaques par ransomware visant le secteur agricole américain », explique Craig McDonald, vice-président de la gestion des produits chez BackBox, société spécialisée dans les solutions d’automatisation, de sécurité et de gestion des réseaux. Le rapport indiquait que les attaques étaient potentiellement synchronisées. « Le FBI informe les partenaires du secteur de l’alimentation et de l’agriculture que les ransomwares pourraient être plus susceptibles d’attaquer les coopératives agricoles pendant les saisons critiques de plantation et de récolte, perturbant les opérations, causant des pertes financières et ayant un impact négatif sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire. »

    Le FBI a noté des attaques par ransomware contre six coopératives céréalières pendant la récolte de l’automne 2021, et deux au début de 2022 pourraient avoir une répercussion sur la saison de plantation en bouleversant l’approvisionnement en semences et en engrais. (Crédits : DR)

    En mars 2022, une firme céréalière de plusieurs États a essuyé une agression de Lockbit 2.0. Entre le 15 septembre et le 6 octobre 2021, six coopératives céréalières outre-Atlantique subissaient des cyberattaques par ransomware, notamment Conti, BlackMatter, Suncrypt, Sodinokibi et BlackByte. Certaines entités ciblées ont dû complètement arrêter leur production, tandis que d’autres ont perdu leurs fonctions administratives. En juillet 2021, une compagnie de logiciels de gestion d’entreprise a découvert une activité malveillante sur son réseau, qui a ensuite été identifiée comme étant HelloKitty/Five Hands ransomware. L’acteur de la menace a demandé une rançon de 30 millions de dollars américains.

    Que ce soit la Direction nationale du renseignement péruvien, la municipalité de Quito, le Costa Rica ou la société française Delcourt infecté par LockBit 2.0, chaque entreprise est une potentielle victime, qui plus est lorsque l’architecture de leurs sites est un vrai gruyère, avec un manque cruel de sécurité élémentaire. (Crédits : capture d’écran)

    Le constructeur de tracteurs subit de plein fouet la crise des composants et les problèmes d’approvisionnement consécutifs aux événements liés au SARS-CoV-2. Il y a une dizaine de jours, les lignes de production avaient été interrompues quarante-huit heures en raison de l’absence d’accumulateurs (batteries) qui équipent les machines agricoles et de la pénurie de pneus dont la fabrication est elle-même contrariée par l’insuffisance de constituants comme le noir de carbone.

  • Il y a cent ans… un drame pour une mèche de cheveux

    Il y a cent ans… un drame pour une mèche de cheveux

    Une affaire peu ordinaire comme recèle et pourrait conter la grande salle des Pas-Perdus des différents palais de justice, qu’il soit de France ou de Navarre. Imaginez-vous devant un miroir, votre sœur cadette, votre fille, votre cousine… qui du haut de ses quinze ans se regarde et s’amuse de cette mèche rebelle, et de son doigt malicieux fit tournoyer cet épi afin de l’accommoder avec son envie. Sauf que le 7 mai 1922, une mèche fut l’origine d’un drame familial sur fond d’ivresse.

    Renée Bétounie, quinze printemps, assise devant son boudoir frisait une mèche indisciplinée. Quand tout à coup, le paternel, en état d’ivresse manifeste, se saisit d’une paire de ciseaux et coupa nette ladite guiche. Pourquoi ? Tout bonnement parce que René Jules Octave Bétounie père de la jeune Renée n’aime pas cela. Il ne s’arrêta pas au simple fait d’avoir commis le crime d’avoir sectionné des cheveux sans être coiffeur, non, il le signifia en termes crus, injurieux et orduriers à sa fille. Tétanisée, elle se retenait même de respirer, seule une larme coulait tant la tension était palpable.

    La violence prend de nombreuses formes, mais celle qui laisse des traces profondes n’est pas forcement celle que l’on imagine. (Crédits : Ryan McGuire/Pixabay)

    Le journaliste tentait d’apaiser la cruauté de la scène en imaginant qu’elle aurait pu être couchée sur la toile par Jean-Baptiste Greuze. L’artiste français (1725-1805) ajoutait aux couleurs claires et lumineuses, un réalisme d’influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Il capturait ainsi les détails des décors et des costumes, à travers ses œuvres, tel le portrait de Madame de Courcelles, le portrait de la Comtesse du Berry, ou de la jeune fille à la rose

    L’incident et sa violence ne plut aucunement à Mme Bétounie son épouse, lui reprochant son attitude et le paya de sa vie. Son mari saoul, jeta sa femme sur le lit, empoigna la paire de ciseaux, et lui enfonça « le long, pointu et aiguisé instrument de couturière dans le flanc », la tuant sur le lit conjugal, devant sa princesse de quinze ans. Le meurtrier présumé fut reconnu coupable, mais au vu de ses six enfants à charge, il fut condamné à quatre années de prison avec sursis.

  • Cyberattaque: de Châteauroux à Lugo

    Cyberattaque: de Châteauroux à Lugo

    Rien à voir entre les deux villes, l’une dans le centre de la France, l’autre dans la Galice en Espagne. Toutes deux ont au minimum un point en commun, avoir subi dernièrement une cyberattaque. La première abrite le siège social de l’office public d’habitat d’Indre (OPAC 36), et la mairie de Lugo capitale de la province du même nom. En France, l’organisme gère les données de 17 000 locataires et leurs familles, et la cité espagnole plus de 97 000 habitant.

    Le conseil municipal de Lugo a été victime jeudi 5 mai 2022 d’une cyberattaque, relate La Voz de Galicia. Une enquête de la police nationale est en cours, un signalement a été effectué au Centre national de cryptologie. La commune souhaite aborder la question avec la plus grande prudence, néanmoins des sources proches des forces de l’ordre ont confirmé qu’il s’agit d’une arnaque téléphonique. L’escroquerie dite du phishing touche généralement de nombreuses entreprises, mais plus rarement une administration locale, comme dans ce cas.

    « Il semble qu’il s’agisse d’une attaque spécifiquement dirigée contre l’institution locale, car elle a été menée en utilisant des données spécifiques comme appât et très étroitement liées à l’activité de l’administration », souligne Lara Méndez. (Crédits : EP)

    L’Unité de lutte contre la criminalité spécialisée et violente (UDEV), la section de la police chargée des investigations, s’est déjà mise au travail, et elle fait des demandes pour obtenir plus d’informations afin de faire la lumière sur l’incident. Il ne s’agirait donc pas d’une intervention visant à recueillir des informations. Sauf, que cette cyberattaque intervient alors que, sur le plan national ibérique, l’affaire Pegasus d’espionnage des dirigeants indépendantistes catalans et le vol d’informations sur leurs téléphones portables par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, et la ministre de la défense, Margarita Robles, font l’objet de discussions.

    Une cyberattaque paralysait le système informatique du bailleur social Deux-Sèvres Habitat depuis le mardi 15 juin 2021. (Crédits : OPAC36)

    À moins de 850 kilomètres à vol d’oiseau, la commune de Châteauroux. C’est par un message sur Facebook que l’OPAC36 informait, le vendredi 6 mai 2022 à 15 h 20, ses locataires que « le 4 mai 2022, nous avons été la cible d’une attaque informatique. Dès que nous en avons eu connaissance, nos équipes se sont immédiatement mobilisées pour gérer et répondre à cet incident. Nous avons par ailleurs engagé des experts en cybersécurité afin d’identifier et de sécuriser rapidement notre environnement de travail. » L’office indique la possibilité que certaines données personnelles aient été consultées. La politique de protection des données à caractère personnel donne un aperçu des informations que le bailleur social aurait potentiellement été amené à collecter :

    • Données d’identification : prénom, nom, numéro de carte d’identité et/ou passeport, nationalité, titre de séjour, lieu et date de naissance, signature, numéro unique d’enregistrement, etc.
    • Données de contact : adresse postale, adresse électronique, numéros de téléphone (domicile, portable, professionnel)
    • Situation familiale : état civil, situation maritale, situation parentale, lien de parenté, etc.
    • Données professionnelles : situation professionnelle, coordonnées de l’employeur, nature du contrat, etc.

    « À ce stade, rien ne nous indique que des informations personnelles, quelles qu’elles soient, aient été utilisées à mauvais escient. Restez tout de même vigilants, si vous recevez des communications non sollicitées […] Nous tenons à nous excuser pour la gêne occasionnée et nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation. Merci de votre compréhension », concluait le bailleur.

  • Il y a cent ans… une mère séquestre son fils

    Il y a cent ans… une mère séquestre son fils

    Une rencontre qui ne sied pas à tous peut engendrer quelques désagréments dans une vie de couple. Comme l’œuvre célèbre de William Shakespeare Roméo et Juliette, avec cette fois-ci une fin moins tragique, quoique. Nous sommes le 6 mai 1922 quand L’Écho de Paris se fait justement l’écho de cette histoire peu banale. Nous sommes avant en l’année 1913, deux jeunes personnes font connaissance à Londres, et se plurent. Suite logique, les fiançailles précédèrent le mariage qui fut célébré pendant l’été de 1914.

    Un jeune homme étranger, duc et cousin d’un souverain régnant rencontra une jeune femme anglaise d’une beauté sans égale et cultivée. Cette douce personne habitait dans le West End de la capitale britannique avec ses parents. La religion aurait pu être un frein, mais l’amour produit des miracles. Le duc catholique, c’est la jeune fille protestante qui se convertit. La mère du mari ne l’appréhenda pas de cette oreille, mais pas du tout, elle devait avoir une union pour le bien de la famille, j’entends le bien financier de la famille. En effet, ayant appris l’union officialisée par le mariage, elle se rendit en Angleterre, effectua des démarches auprès de l’ambassadeur, du clergé jusqu’à un coup de fil au Vatican, pour annuler l’alliance, en vain.

    Les contes ne se finissent pas toujours bien, parfois c’est le prince qui est enlevé, laissant la princesse seule et désemparée. (Crédits : Olessya/Pixabay)

    La jeune duchesse déclarait qu’après avoir passé une partie de la lune de miel à Folkestone, son époux fut enlevé et détenu captif à Paris. Quelques jours plus tard, elle reçut une lettre de sa douce moitié l’invitant à se rendre à Calais, pas pour acheter de la dentelle, mais pour se retrouver. Sauf que la belle-mère ne l’entendit toujours pas de cette oreille. Elle commanda un train spécial pour ravir son fils une demi-heure avant ledit rendez-vous. Tant et si bien, que la jeune duchesse ne revit jamais plu son époux, n’obtint aucune compensation financière, mais aurait, selon ses dires eu témoignage de la sympathie du roi son cousin.

  • Il y a cent ans… le pétrole russe

    Il y a cent ans… le pétrole russe

    Le pétrole russe est toujours d’actualité, même cent ans après. En effet le 5 mai 1922, lors de la conférence de Gènes, Le Petit Parisien relatait qu’elle était une belle monnaie d’échange. Car, il y a un siècle la Russie avait du pétrole en abondance et fort bien placé pour une exploitation facile. Les gisements de la précieuse huile minérale se trouvent en quantité aux abords de la mer Caspienne. Selon les statistiques de 2020, la Russie occupe le 6e rang mondial des réserves d’or noir.

    En 1922, les bolcheviks commençaient par confisquer, ou socialiser avec l’URSS, toutes les exploitations de Bakou. « Il semble que n’ayant plus d’or, et personne ne voulant de leur papier-monnaie, ils aient songé à les offrir pour avoir un peu d’argent frais, à une grande firme britannique pétrolière. » Ce serait si simple, sans une ou deux petites choses insignifiantes. « Quelques-unes de ces concessions qu’on offrirait à des financiers britanniques appartiennent à des sociétés belges ou françaises », écrivait le journaliste.

    PaysVenezuelaArabie SaouditeCanadaIranIrakRussieKoweït
    Réserves prouvées en 2019 (milliards de barils)303,8297,6169,7155,6145107,2101,5
    Part mondiale (en pourcentage)17,5217,169,798,978,366,185,85
    Les réserves mondiales de pétrole selon les chiffres publiés en 2020, sur les stocks de 2019.

    Mais la préoccupation venait d’outre-Atlantique, car les États-Unis sont aussi un des grands producteurs. Les démentis s’enchaînaient lors de la conférence. Le directeur de Shell, à l’époque Sir Robert Waley Cohen, contredisait la rumeur selon laquelle il aurait conclu un accord avec le gouvernement russe. « Il est parfaitement exact que depuis la révolution russe, nous avons essayé de recouvrer les terrains pétrolifères qui nous appartiennent en Russie, mais nous avons refusé de participer à un règlement qui n’offrirait pas les mêmes avantages aux autres intéressés. » En 2022, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a présenté ce mercredi 4 mai un sixième paquet de sanctions contre la Russie, afin de « tarir » le financement du conflit mené par Vladimir Poutine, soumis à la validation des États membres.

  • Cybersécurité: attaque et riposte en Espagne

    Cybersécurité: attaque et riposte en Espagne

    La mairie de catalane de Caldes de Montbui travaille à la restauration du système informatique municipal après la cyberattaque subie le week-end du 1er mai 2022. La commune expliquait dans un communiqué, avoir activé les protocoles et outils de protection de ses serveurs, étape essentielle avant le rétablissement de la gestion administrative locale. C’est alors que l’annonce du gouvernement approuvant un plan national de cybersécurité prévoyant un investissement de plus de 1,2 milliard tombe à point nommé.

    L’édile, Isidre Pineda, est apparu hier, 4 mai 2022 pour demander au public toute la patience et la coopération possibles dans cette « regrettable et grave situation exceptionnelle » et a assuré que « tous les protocoles sont rigoureusement suivis pour défendre l’intégrité télématique de la mairie de Caldes de Montbui ». Le conseil municipal est toujours en train d’évaluer les effets de l’infection et affirme que le rétablissement des services ne sera pas immédiat et sera progressif. Parallèlement, l’acte criminel a été signalé aux Mossos d’Esquadra et à l’Agence catalane de cybersécurité.

    Les institutions publiques basques ont été averties de la possibilité de recevoir une cyberattaque « de façon imminente ». La menace est là et, fin mars, le gouvernement espagnol a approuvé le plan national de cybersécurité, doté d’un budget de 1,2 milliard d’euros, soit 200 millions de plus que prévu initialement.

    L’approbation de la loi sur la cybersécurité 5G était prévue par le plan de redressement, de transformation et de résilience pour le second semestre de l’année, mais le conflit russo-ukrainien a accéléré le processus et la directive a été entérinée par décret. Pour faire face au choc géopolitique, le gouvernement a approuvé le 29 mars 2022 le Plan national de réponse à l’impact de la guerre, qui s’articule autour de huit objectifs. Ils sont de :

    • La baisse du prix du gaz, de l’électricité et des carburants.
    • Soutenir les secteurs et entreprises les plus touchés et les groupes les plus vulnérables
    • Renforcer la stabilité des prix
    • Sécuriser les approvisionnements
    • Protéger la stabilité financière
    • Accélérer le déploiement du plan de relance
    • Améliorer l’efficacité énergétique
    • Renforcer la cybersécurité

    Le plan mobilise jusqu’à 16 milliards d’euros d’aides directes, de réductions d’impôts et de mesures de liquidité, avec des actions choc jusqu’au 30 juin, ainsi que des mesures plus structurelles pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, de l’autoconsommation et du stockage de l’énergie afin d’adapter le marché de l’électricité à un environnement de forte hausse du prix des technologies marginales.

    Le gouvernement valide un plan national de cybersécurité prévoyant un investissement de plus de 1,2 milliard. (Crédits : Alberto Ortega/El Periodico)

    Le Conseil des ministres a approuvé mardi 3 mai 2022 le Plan national de cybersécurité, qui sera finalement doté d’un investissement de plus de 1,2 milliard d’euros, contre un annoncé précédemment, comme l’a expliqué lors d’une conférence de presse la première vice-présidente et ministre de l’Économie, Nadia Calviño. Elle a souligné l’importance de la mise en œuvre de ce plan afin de pouvoir « répondre de manière appropriée à l’augmentation actuelle du risque géopolitique ». Ce nouveau programme comprend également 150 actions, dont la création du centre opérationnel de cybersécurité de l’administration générale de l’État, qui a été attribué en février à Indra et Telefónica.