Il y a cent ans… un asile d’aliénés anglais devient fou

Une scène tragique se déroulait à Nottinghman relate L’Homme Libre le 17 avril 1922. Les infirmières et infirmiers de l’asile demandèrent aux autorités administratives d’améliorer le régime alimentaire. Suite au rejet de la requête, les personnels soignants prirent la décision ferme de priver de soins et de nourriture les pensionnaires de l’asile, jusqu’à ce que satisfaction leurs soient donnée. Comme il fallait s’y attendre, les résidents perdirent complètement la boule.

Ils devinrent furieux et commencèrent à détruire le matériel de l’établissement. La direction, désemparée appela la police en renfort. La stupeur et surprise des agents des forces de l’Ordre furent absolues. Toutes issues barricadées, les policiers reçurent différentes sortes de projectiles lancés depuis les fenêtres du premier étage, par les soignants. Sauf qu’un détail important leurs échappa, les pensionnaires se trouvèrent au rez-de-chaussée, et au complet. Les policiers arrivèrent à entrer, et furent assaillis par les aliénés libérés de toute entrave.

Les tensions existaient déjà entre les États-Unis et le Mexique en 1922. En cause des levées de séquestres sur des terres pétrolifères. Elle devrait augmenter la production d’or noir et baisser le coût des carburants, comme quoi la vie est un éternel recommencement. (Crédits : L’Homme Libre/BnF/Gallica)

Ne pouvant faire usage de leurs armes à feu, un combat corps à corps s’engagea. Un fou mordu l’un d’entre eux à la gorge et décéda par étranglement, un autre eu les yeux crevés. Il fallut attendre les pompiers avec les pompes pour extirper les malheureux. Arrêter le personnel soignant fut transporté de l’asile à la prison municipale. Les policiers durent cette fois-ci affronter le courroux de la population, car ces derniers voulurent lapider les infirmiers et infirmières sur le trajet, montrant l’indignation populaire.

Romuald Pena

Journaliste et curieux de nature, j’aime les mots et ce qu’ils chantent aux oreilles qui les entendent. « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité », assurait Pablo Neruda. Ainsi j’apporte des faits, des faits, encore et toujours des faits, car : « Nous ne pouvons être condamnés à pire, à juger les autres, à être des juges. » (Le Testament d’Orphée, de Jean Cocteau)

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