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  • Il y a cent ans… l’Espagne surclasse la France 4 à 0

    Il y a cent ans… l’Espagne surclasse la France 4 à 0

    Le premier match international de football entre la France et l’Espagne se déroulait ce 30 avril 1922, sur le terrain du Stade Bordelais, au Bouscat. La foule considérable composée en majeure partie d’Espagnols, comme jouant à domicile, ce qui fut un atout conséquent. C’est donc sans grand suspens que La Roja étrille le Coq. Le premier quart d’heure fut observation avant que les attaquants ibériques placent quelques banderilles ici et là, au grand dam des spectateurs tricolores.

    La délégation française constituée par Jules Rimet, président de la fédération française de football, et les autorités bordelaises accueillirent leur voisin et adversaire d’un jour. Le Roi d’Espagne fut représenté par le gouverneur de Guipuzkoa, Pays basque espagnol. Il est 15 h 15, lorsque le coup d’envoi est sifflé. Les Ibériques prenaient l’avantage d’entrée, il ne fallait pas attendre plus de 17 minutes pour voir le cuir dans les buts de Friess, après l’avoir paré dans les pieds d’Alcantara. À, la remise en jeu, Domergue se laisse tromper, par Alcantara, qui se défit des arrières, fixe le portier et double le score.

    Les confrontations entre la France et l’Espagne connaissent une saveur particulière. (Crédits : Phillip Kofler/Pixabay)

    La France à travers Dubly tente, mais frappe sur la barre, sans cadrer plus que ça. Les Espagnols reprenaient alors les rênes du match, Alcantara s’échappe, centre sur Travieso qui reprend et transperce la défense et le portier, puis quelques minutes plus tard, le même footballeur double sa marque et porte à quatre le nombre de buts encaissés par les Bleus. La messe est dite. Les joueurs rentraient aux vestiaires sur le score de 4 à 0. Malgré la défaite, Dubly d’une virtuosité étourdissante, Hugues actif en défense comme en attaque et Vanco défenseur sortaient du lot, ne permettant pas aux locaux de rivaliser.

  • Conti copie les données du renseignement péruvien

    Conti copie les données du renseignement péruvien

    La menace des ransomwares lorsqu’elle est mise à exécution fait fuiter de nombreuses données sur le Darknet. Il arrive qu’elle soit sensible, voire très sensible, pour différentes raisons. Le Costa Rica en fait l’amère expérience. « Il faut environ 2 ou 3 jours pour télécharger le reste des informations, après quoi […] Nous voulons le dire une fois de plus : nous travaillons exclusivement pour les $$$. Nous ne poursuivons pas d’autres objectifs. » Les opérateurs sont passés un cran au-dessus en attaquant la Direction générale du renseignement péruvienne.

    Après avoir attaqué différentes organisations étatiques au Costa Rica, les opérateurs derrière Conti ont ajouté la Direction nationale du renseignement du Pérou à leur longue liste de victimes. Les assaillants affirment avoir volé des informations sensibles dans ses systèmes sans crypter les données. « Leur copie, un lien vers un chat secret dans le réseau TOR a été envoyé à cette adresse xxx, s’il vous plaît contactez-nous si vous ne voulez pas de telles conséquences qui se sont produites au Costa Rica […] Vous souffrirez très sérieusement si ces documents deviennent publics. La torture, l’intimidation et la surveillance, c’est ce qui fait la réputation du département du contre-espionnage. Presque tous les documents téléchargés sont classés secrets », affirment les opérateurs sur leur site de fuite.

    Des documents PDF classifiés ont également été publiés sur le site comme preuve de l’exfiltration des données. (Crédits : capture d’écran)

    Le quotidien El Financiero souligne que le site web du Ministère de la science, de l’innovation, de la technologie et des télécommunications (MICITT) a été modifié par Conti, en employant une plateforme obsolète par manque de ressources. Le ministère a assuré qu’il profitait de la situation pour en utiliser un nouveau afin de réhabiliter ses services en ligne. En plus de mettre en ligne chaque jour de nouveaux fichiers à télécharger (661,28 GB), les cybercriminels ont ajouté au fil des jours les noms d’autres agences gouvernementales du Costa Rica, divulguant ainsi les informations d’au moins cinq entités publiques, tels le ministère du Travail (MTSS), la caisse d’allocation familiale (FODESAF)…

    Les ministères costariciens mettent tout en œuvre pour rétablir les systèmes d’information. « Au même titre que les entités dont les systèmes n’ont pas été mis à niveau et d’autres systèmes anciens qui n’ont pas été remplacés en raison de problèmes budgétaires. » (Crédits : capture d’écran)
  • Ransomware: Lockbit attaque Rio de Janeiro

    Ransomware: Lockbit attaque Rio de Janeiro

    Le ransomware Lockbit 2.0 affiche une nouvelle victime à son tableau de chasse. Au Brésil les proies d’attaque informatique qu’elles soient par déni de service, phishing… sont légion. Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 décembre 2021, le site internet du ministère de la Santé brésilien a été victime d’un ransomware. Peu de temps avant, plus de 226 000 fichiers totalisants 10 GB de renseignements se retrouvaient sur la toile : prénom, nom, courriel, numéros de téléphone, genre, dates de naissance, adresses et codes postaux, numéros de CPF.

    Le secrétariat d’État aux finances de Rio de Janeiro confirmait vendredi 22 avril 2022 qu’il était confronté à une offensive par codes malveillants de type ransomware sur ses systèmes d’information. « Dans une menace émise jeudi, l’attaquant demande de l’argent en échange de la non-divulgation de données prétendument volées aux ordinateurs de Sefaz. Ces informations représentent à peine 0,05 % des données détenues par le Secrétariat », selon la porte-parole. Ainsi le Ransomware-as-a-Service divulgue 420 Go de données en tout genre, photos, dossiers immobilier, numéros de série de pompes à eau, de moteur d’ascenseur…

    La Banque Centrale du Brésil a été victime vendredi 13 août 2021 d’une infection par ransomware, c’était la seconde en l’espace de quelques mois. En novembre 2020, c’était la Cour Électorale Supérieure du Brésil qui était paralysée pendant plus de deux semaines par une attaque. (Crédits : capture d’écran)

    Un représentant du secrétaire d’État aux finances de Rio de Janeiro a déclaré à The Record qu’après avoir été menacés par un cybercriminel qui a pénétré dans leurs réseaux, ils ont alerté le gendarme brésilien qui a pour charge de faire respecter la loi sur les crimes numériques. La cité attire les malfaiteurs, car elle est l’un des cœurs financiers de l’Amérique du Sud, son économie se classant au 30e rang des villes du monde en termes de PIB. Elle a exporté pour 32,5 milliards de dollars de marchandises en 2021.

  • Il y a cent ans… quand la bêtise régnait

    Il y a cent ans… quand la bêtise régnait

    Le 28 avril 1922, il est impressionnant de lire que « le soldat indigène peut devenir un instrument merveilleux » alors que la Première Guerre mondiale vient de finir et que la conférence de Gênes essaie de rétablir l’ordre économique planétaire. Le quotidien L’Homme Libre dépeint une étude dite « réaliste » sur l’organisation de ces troupes indigènes. Et en préambule le journal posait la question à savoir si amené des colonies, il serait utilisable dans la métropole, « abstraction faite des discours affirmatifs d’un tas d’incompétences » ?

    Ainsi, nous apprenons qu’il doit être remis à des éducateurs connaissant sa mentalité et son tempérament, car ils étaient, de pauvres êtres humains confiés à des officiers et sus-officiers ne n’intéressant pas assez à eux. Pas un seul gradé ne prenait en compte les mœurs et habitudes des tirailleurs sénégalais. Les mots s’enchaînaient pour décrire qu’une personne ne vivant pas dans le même pays pouvait avoir des us et coutumes si distincts des Français, de par leur religiosité, leur habitation, leurs vêtements… Il semblerait que selon le journal, ils arrivent illettrés. Or, au XXe siècle lorsque le service militaire était encore obligatoire, au même titre que Journée défense et citoyenneté (JDC) des tests de recopie du programme TV permettait de connaître le degré d’écriture et de lecture de chaque appelé. Depuis 1997, les tests d’évaluation à propos de la langue française (établis par l’éducation nationale), consistent surtout à repérer les personnes en décrochage scolaire ou ayant des troubles d’apprentissage. Sauf qu’en 1922, les pratiques étaient sûrement différentes.

    Le soldat indigène à la une de l’Homme Libre, un paradoxe. Le film raconte la découverte de la guerre et de l’Europe, de l’Italie jusqu’aux portes de l’Alsace, par trois tirailleurs algériens et un goumier marocain, avec comme acteurs principaux Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Bernard Blancan et Sami Bouajila. (Crédits : L’Homme Libre/Gallica/BnF)

    « S’il est bien dressé et bien encadré » son attachement à de vrais « chefs » devient extraordinaire pouvait-on lire. Comme de lui laisser se plier au Coran, ne pas leur imposer de manger de la viande de porc, leur faciliter l’observance du ramadan… Mais il peut être « l’outil de défense nationale que produite le recrutement indigène […], mais encore faut-il apprendre à s’en servir et, pour commencer à ne pas froisser le tirailleur en le traitant de “Bico”, “sidi” ou “nase” ». À croire que la bêtise humaine est un pléonasme, car l’Homme semble démontrer qu’il est le seul mammifère doué d’une certaine intelligence, mais surtout qu’il est caractérisé par une grande bêtise.

  • Des câbles de fibre optique sabotés

    Des câbles de fibre optique sabotés

    Un sabotage en bonne et due forme a eu lieu durant la nuit de mardi à mercredi 27 avril 2022. Des câbles internet « stratégiques » ont été coupés en région parisienne et dans l’est de la France. Les perturbations ont touché les connexions des particuliers ainsi que les liaisons interrégionales. Le sectionnement, et l’espacement entre chaque césure ne laissent que peu de doute, cependant l’enquête a été confiée à la DGSI, le renseignement intérieur, et à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

    Selon Le Parisien, « la fréquence des coupures nocturnes à 10 minutes d’intervalle avait de quoi interloquer ». Les connexions à l’Internet ont été fortement perturbées aujourd’hui, mercredi 27 avril 2022, dans plusieurs grandes villes de France à la suite de « coupures volontaires d’importants réseaux de fibre, notamment les infrastructures de SFR/Altice France qui irriguent l’Hexagone ».

    Toujours d’après Le Parisien, lesdits câbles souterrains ont été sectionnés dans les secteurs de Fresnes-en-Woëvre (Meuse), Meaux et entre Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne) et le secteur de Le Coudray-Montceaux (Essonne). Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire mercredi soir pour « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », « entrave à un système de traitement automatisé de données » et « association de malfaiteurs ».

    Les câbles permettent de relier les grandes villes françaises entre elles, notamment pour des infrastructures critiques comme les centres de données.

    La Fédération Française des Télécoms a dénoncé « des actes de malveillance coordonnés et d’une ampleur sans précédent sur le réseau national ». « Nous coopérons avec les forces de police, de gendarmerie et de la justice pour poursuivre les auteurs de ces actes », précise l’association qui réunit les opérateurs. SFR a annoncé déposer plainte.

  • Le combat sportif et sociétal d’Alice Milliat

    Le combat sportif et sociétal d’Alice Milliat

    Impressionnant, lorsque l’on voit l’évolution des us et coutumes, tant au niveau sociétal que sportif, prenons l’exemple de l’éducation physique et de sa pratique. Les premiers Jeux olympiques de l’ère moderne datent de 1896. Aucune athlète féminine n’est conviée, car pour Pierre de Coubertin « le véritable héros olympique est l’adulte mâle individuel, le rôle des femmes étant […] de couronner les vainqueurs ». En 1900, des tournois de tennis et de golf féminins sont organisés en marge de la seconde olympiade.

    « Citius, Altius, Fortius », signifie : plus vite, plus haut, plus fort. C’est le prêtre dominicain Henri Didon qui est le premier à exprimer ces mots lors de la cérémonie d’ouverture d’une épreuve sportive scolaire en 1881. Pierre de Coubertin y est présent. Il les adopte pour en faire la devise olympique. « L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple, la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels », harangue l’article premier de la charte olympique.

    Le club Fémina Sport proposait de la gymnastique rythmique et dansée. Avec Alice, il s’ouvre à l’aviron, à l’athlétisme, au basket-ball, au football et à la barrette (ci-dessous). (Crédits : DR)

    Sauf qu’à l’époque, on pensait qu’avec leur faible constitution, un effort violent pourrait rendre les femmes stériles ou les tuer. Alors qu’elles donnent naissance à l’humanité depuis la nuit des temps, et lorsqu’on connaît la douleur provoquée par les contractions pendant un accouchement, cela prête à rire, vraiment.

    Pour Alice Milliat, modeste fille d’épiciers née aux XIXe siècles, les JO doivent être ouverts aux athlètes féminines. Elle n’est âgée que de 19 ans, lorsqu’elle quitte sa ville, Nantes pour devenir préceptrice dans une famille aisée de Notting Hill, quartier huppé de la capitale britannique. De par cette expérience, elle parle couramment anglais, mais apprend d’autres langues, qui selon les sources varient de trois à sept. Peu après son arrivée à Londres, elle rencontre son futur mari, Joseph Milliat, employé de commerce, et Nantais comme elle.

    Juste après son arrivée à la présidence, elle organise le premier Championnat de France d’athlétisme et match de football féminins officiels. (Crédits : DR)

    Le couple se marie en juillet 1904 au consulat de France. À l’occasion du décès de la mère d’Alice, ils rentrent en France en 1907. Quelques mois plus tard, elle se retrouve veuve à seulement 24 ans, et sans enfant. Elle décide donc de partir à Paris, où elle trouve un poste de sténographe-interprète. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale, que les choses bougent. Elle se rapproche alors de l’un des premiers clubs féminins de l’Hexagone, le Fémina Sport. Il est créé en 1911 par Pierre Payssé, ancien champion du monde de gymnastique, afin de poursuivre sa pratique de l’aviron. En 1915, Alice Milliat en devient la présidente.

    Il y aura des femmes aux JO de 1928 à Amsterdam (277 sur 2 883), qui, pour la première fois, comptent quatorze épreuves féminines en escrime, gymnastique, athlétisme et natation. L’IAAF propose, ce qu’elle accepte, à Alice Milliat de faire partie du jury des commissaires. Elle sera la seule avant longtemps. (Crédits : DR)

    Elle demande au comité international olympique d’organiser des épreuves féminines aux Jeux, en vain. Elle provoque en nommant les premiers Jeux olympiques féminins… condamnés suivant l’annonce par le CIO. « Malgré nos sollicitations pressantes et réitérées, le Comité olympique a toujours refusé d’adjoindre l’athlétisme féminin aux Jeux olympiques, riposte-t-elle. Nous allons prouver que nous sommes capables de conduire nous-mêmes nos destinées. »

    La cinquième édition des Jeux mondiaux féminins prévus en 1938 en Autriche n’aura finalement jamais lieu. Les fédérations nationale et internationale ne survivront pas au départ de la Française. Ci-dessus le défilé des compétitrices dans le Stade Phersing de Paris, plein à ras bord. (Crédits : BnF/Gallica)

    Le 20 août 1922, défiant les responsables du CIO, Alice Milliat organise une compétition qu’elle osera appeler « les premiers Jeux olympiques féminins » au stade Pershing à Paris. Pas moins de 77 sportives de France, des États-Unis, de Tchécoslovaquie, de Grande-Bretagne et de Suisse s’affrontent devant plus de 20 000 spectateurs. « Les gradins de la vaste arène étaient combles, et la grande tribune où on avait dû refuser du monde se drapait de toutes les claires couleurs des robes que le beau temps enfin revenu avait fait arborer aux spectatrices », rapporte, en première page, Rodolphe Darzens pour Le Journal du 21 août 1922. En athlétisme, lors de compétition plusieurs femmes s’effondraient à la fin de l’épreuve de 800 m en 1928, déclarée trop dangereuse, elle sera interdite jusqu’en 1960.

    Les idées progressistes du Prince Albert Ier, soutenu par Camille Blanc, président de la Société des Bains de Mer et de l’International Sporting Club de Monaco, apporte un soutien important au sport féminin. Les olympiades féminines ont lieu pour la première fois en 1921, avec tir aux pigeons (ci-dessus), tournois de lawn-tennis… (Crédits : MC)

    Dans un dernier baroud d’honneur, la Française écrit en 1935 au comité international olympique : « La FSFI […] demande au CIO d’exclure toutes manifestations sportives féminines des JO. Le CIO doit reconnaître la FSFI comme organisme international souverain pour la continuation de ses Jeux quadriennaux dont le cadre devrait être élargi pour admettre les sports féminins ayant figuré aux JO et ceux susceptibles d’être adjoints. […] La FSFI constate que le CIO a tendance à restreindre de plus en plus la participation féminine aux JO dans tous les domaines. Dans ces conditions, elle estime qu’il lui appartient de reprendre l’idée d’organiser des Jeux féminins mondiaux comportant tous les genres d’activité sportive féminine… » Las des attaques, elle jette l’éponge, et à la veille de la guerre, elle retrouve son métier d’interprète. Elle poursuit son existence dans l’anonymat le plus complet, jusqu’à sa mort, le 19 mai 1957, à l’âge de 73 ans, sans avoir réussi à concrétiser le combat de sa vie, de son vivant.

  • Carlos Solano Zúñiga condamné à 12 ans de prison pour viol

    Carlos Solano Zúñiga condamné à 12 ans de prison pour viol

    Un nom, et une affaire judiciaire qui hors du Costa Rica n’évoquent pas grand-chose. Il est pourtant retentissant sur place. Après plus de dix ans de procédures, l’homme de 77 ans, père biologique de Linda Liz et Nicole, ex-mari de Linda Díaz, femme d’affaires, est reconnu coupable d’abus sexuel aggravé, de corruption aggravée et de viol aggravé sur sa fille, Linda Liz Díaz, alors qu’elle était mineure. Il a fallu trois procès avant qu’une condamnation puisse être prononcée contre Carlos Solano.

    C’est une affaire de justice peu banale, qui erre dans ses méandres, usant de chaque recours. Le prévenu était présumé innocent des faits qui lui étaient reprochés, jusqu’à ces derniers jours. Les crimes portés à l’acte d’accusation sont abus sexuel aggravé, de corruption aggravée et de viol aggravé… sur la personne de Linda Liz Díaz. Il faut remonter en 2012, quand Linda Liz poursuivait son père pour des atrocités qui, selon elle, se seraient produites lorsqu’elle se rendait chez lui. À ce moment-là, il était divorcé de la mère de ses deux filles, Lynda Díaz. L’affaire a été portée une première fois devant les tribunaux en 2016, et Carlos Solano avait été acquitté. L’avocat de la plaignante avait interjeté appel. « Pour la victime, nous avons pu corroborer l’histoire des abus sexuels qui se sont malheureusement déroulés sur 7 ans, de l’âge de 6 ans jusqu’à ses 13 ans. Il a été validé et a fait l’objet d’un très long processus pénal qui a débuté en 2012 », a déclaré M. Oconitrillo.

    Lors du procès en appel, en 2019, le père a été condamné à 12 ans de prison pour six crimes d’abus sexuels et un de tentative de viol. Mais ce qui est stupéfiant est que Lynda Díaz portait un gilet pare-balles le jour où elle a dû témoigner, car toutes mère et fille sont placées sous le programme de protection des victimes et des témoins en raison des menaces dont elles auraient fait l’objet.

    Les agents de la section de protection des victimes gardent Lynda Díaz et sa fille Linda Liz Solano pour des menaces de mort présumées. (Crédits : Alejandra Portuguez)

    « À la fin de l’année dernière, j’ai reçu un appel téléphonique d’un fonctionnaire de la section des délits divers de l’Agence d’investigation judiciaire, qui m’a informé qu’il existait des informations confidentielles au niveau de la police concernant une menace potentielle pour la vie de Linda Liz et de sa mère », commentait l’avocat Fabio Oconitrillo aux juges. Le 17 mai 2019, Díaz se rendait au bureau du procureur et Linda Liz a fait de même 11 jours plus tard, elles ont remis comme preuve un enregistrement audio dans lequel une apparente attaque contre elles est planifiée.

    Carlos Solano, en chemise bleue se rendait toujours au procès en fauteuil roulant. (Crédits : Silvia Coto)

    Puis, début de juillet 2021, le troisième procès contre Carlos Solano Zúñiga, pour avoir prétendument abusé sexuellement de Linda Liz, avait été annulé et que la procédure entamée par la jeune femme de 28 ans devait désormais repartir de zéro. Le juge venait d’avoir un accident de voiture. Il convient de noter que cette procédure judiciaire a duré plus de neuf ans, appuyait NCR.

    « Carlos Solano, mon “père” biologique, a abusé sexuellement de moi et de ma sœur de l’âge de 6 ans jusqu’à mes 13 ans. Il m’a fallu des années pour l’accepter, pour m’accepter moi-même et pour me permettre de le dire. Aujourd’hui, à l’âge de 28 ans, j’ai passé les 9 dernières années à me battre dans un processus juridique sans fin, dans lequel j’ai voulu trouver justice pour un traumatisme qui continue à se perpétuer », était le cri poussé sur les réseaux sociaux d’une jeune femme costaricienne. « Je suis honorée d’avoir reçu tant de messages contenant les histoires d’autres femmes qui, comme moi, ont subi des abus sexuels et ont été abandonnées par le système juridique de notre pays », ajoutait-elle en juillet 2021.

    « Maintenant nous devons attendre parce qu’il devrait se pourvoir en cassation. Dans 15 à 22 jours ils doivent présenter ce recours, et attendre deux ou trois mois pour la résolution complète », commentait l’ex-mannequin. (Crédits : Instagram)

    La sentence avait été prononcée par le tribunal de Pavas le mardi 7 septembre 2021, dans le cadre d’un procès en référé qui avait été ordonné par la cour d’appel du deuxième circuit judiciaire de San José. En plus de la peine de prison, Solano avait été condamné à payer 25 millions de Colons (environ 35 000 €) pour le préjudice moral subi par Linda Liz. Fabio Oconitrillo, l’avocat de Díaz, expliquait que la somme que la famille recevra suite à la condamnation serait directement versée à une fondation qui accompagne les victimes de crimes sexuels.

    Une nouvelle fois, la troisième, le prévenu a été reconnu coupable des chefs d’accusation. « Aujourd’hui, la sentence contre Carlos Solano Zúñiga, le père biologique de mes filles Lindaliz et Nicole, a été confirmée. Qu’est-ce que cela signifie ? Après 10 ans, je ne sais pas combien de fois nous avons été en procès, ils ont fait appel, nous avons fait appel, c’est la troisième fois que ma fille a eu raison, que cela s’est produit », a-t-elle déclaré jeudi 21 avril 2022.

  • Il y a cent ans… le double crime d’Auch

    Il y a cent ans… le double crime d’Auch

    Le 26 avril 1922, l’instruction de l’affaire du crime de l’impasse du moulin de Saint-Martin entre dans une phase décisive, relatait le journal quotidien Le Matin. Les services d’ordre, dont les investigations conduites par les commissaires Hennet et Claverie ont donné les résultats escomptés. Elles ont mené à l’arrestation des présumés coupables de l’assassinat du boulanger Dihlan et de la fille Jourdana. Le supposé complice est également en état d’arrestation.

    Le premier des deux, le soldat Roger Vigneau de la 17e section CÔA, âgé de 22 ans, marié et père d’un enfant, avait préalablement donné sa version dudit crime. Mercredi soir, aux alentours de 19 h 30, son caporal qui avait vainement poursuivi de ses assiduités Marie Jourdana l’entraîna chez le boulanger Dihlan. Une altercation commença se poursuivant en une dispute. Ledit boulanger affirmait que cette fille ne se trouvait pas dans la maison, et ne l’avait pas vue depuis plusieurs jours. Le soldat aperçut le chapeau et la fourrure restée au rez-de-chaussée, trahissant donc la présence de la jeune femme.

    Un coup de sang prit le caporal, lorsque le boulanger septuagénaire voulut le mettre à la porte. L’amoureux éconduit ne l’entendait pas de cette oreille. Comme dans les bonnes séries, il prit une bouteille qui brisa sur le crâne de l’artisan. Ce denier s’empara d’un fusil pour se défendre, face à un homme rompu à son utilisation. Il arracha l’arme des mains du mitron, pour lui assener plusieurs coups au visage, avant de lui porter un coup de couteau au cou.

    La femme malheureusement entendit le bruit causé par l’agression du boulanger, c’est ce qui précipita sa perte. (Crédits : Chinh Le /Pixabay)

    Marie Jourdana, attirée par le bruit descendit l’étage. Un déchaînement de violences s’empara du militaire qui déversa sa colère sur la jeune femme sans défense. Coups de pied et de poing la frappèrent, avant que l’homme ne la pendît au loquet de la porte.

    Les deux militaires regagnèrent leurs casernes raconte le journal Le Matin. Georges Patte, 21 ans, du 88e d’infanterie arrivé à Agen à 18 h 14 a été immédiatement transféré à la maison d’arrêt. Vigneau déclarait qu’il l’avait aidée à pendre Marie Jourdana. Le soldat interrogé passait aux aveux. Il aurait achevé d’un coup de rasoir le boulanger, et aidé à pendre la femme. De plus, il parait selon les enquêteurs qu’en se rendant au lieu du crime, le but était le vol, car les deux assassins ont dérobé une somme considérable. Patte complétait par le fait que Vigneau lui indiquait qu’il y avait un coup à faire, dans la région de Saint-Clair, une maison habitée par deux vieillards et une servante. Le refus d’une permission par leur capitaine empêcha de mettre le projet à exécution.

  • Il y a cent ans… l’affaire du collier de Jane Marnac

    Il y a cent ans… l’affaire du collier de Jane Marnac

    Cette histoire rappelle l’affaire du collier de la Reine, où, selon l’œuvre d’Alexandre Dumas, les quatre mousquetaires sauvaient la réputation de la Reine, évitant une guerre toute souhaitée. Le véritable fait est lorsque le cardinal de Rohan tombe en disgrâce auprès de Marie-Antoinette d’Autriche, pour des mœurs licencieuses. Soucieux de regagner sa confiance, l’homme d’Église est prêt à tout. Il acquiert, en qualité de prête-nom un somptueux collier de 650 diamants, pesant 2 800 carats, sur les conseils avisés de Mme de La Motte.

    « Tu imagines chérie, l’histoire du collier de la Reine me fait penser à celui de Jane Marnac », s’écriait Sépa.

    « De qui parles-tu ? », rétorqua Séki

    « L’affaire du collier de la Reine, est une histoire de bijoux qui a failli coûter la tête du cardinal de Rohan »

    « Ah, bon. Je croyais que c’était la Reine qui… »

    « Oui, mais ça n’a pas arrangé son impopularité, surtout quand on sait que nous sommes à trois ans de la Révolution française. Je parcourais le site du Château de Versailles et j’ai lu l’histoire du fameux collier »

    « Raconte, ça m’intéresse », souffla Séki

    « Alors, je la fais courte. Le cardinal de Rohan est tombé en disgrâce auprès de Marie-Antoinette d’Autriche, pour des mœurs licencieuses. Il se fait avoir par Mme de La motte, descendante d’un fils naturel d’Henri II de Valois, qui se prétend amie de la souveraine. Pour recouvrer ses bonnes grâces, elle lui fait acheter un collier de 650 diamants, pesant 2 800 carats. Et sers de prête-nom pour la reine, sur les conseils de Mme de La Motte. »

    Les colliers font briller les yeux de celles qui les portent, et ce ceux qui les convoitent. (Crédits : Château de Versailles)

    « Son prix est astronomique malgré une baisse à 1,6 million de livres. Moyennant un échelonnement du paiement en quatre fois sans frais sur deux ans, les bijoutiers, Böhmer et Bassenge remettent le collier au cardinal le 1er février 1785, lequel le donne à Mme de La Motte, qui disparaît avec ses complices. »

    « Non ? Il s’est fait piquer le collier », questionna Séki.

    « Oui »

    Le cardinal sera jugé devant le Parlement de Paris en mai 1786. Contre toute attente, il est blanchi. Jeanne de Valois-Saint-Rémy connue sous le nom de Mme de La Motte, et ses complices sont arrêtés et jugés. Elle sera marquée au fer rouge du « V » de voleuse. Bien qu’innocente, la reine fait finalement figure de coupable. Le scandale, c’est elle ! Elle a voulu la perte du cardinal qu’elle déteste.

    « Tu ne me dis pas tout, vas-y raconte la suite… comment elle s’appelle, Jarnac ? Marnoc ? »

    « Jane Marnac, je ne peux rien te cacher, s’amusa Sépa. Alors écoute, je vais te lire l’article d’une chronique sur une autre affaire de collier qui s’est déroulé, il y a cent ans »

    Il prit une gorgée de son café au lait sucré d’une cuillère de miel, se racla le gosier et adoptant sa plus belle voix conta l’histoire du collier de perles de Jane Marnac. Le 25 avril 1922, artiste de théâtre et de cinéma, elle est à l’affiche de la pièce la « Belle Angevine », à Paris. Elle décidait, raconte L’Écho de Paris de se séparer d’un de ses colliers, car il « avait cessé de me plaire ». Elle confia ledit collier à un certain M. Moch, tout en glissant qu’elle avait un « crush » pour un collier que « j’avais admiré au cou d’une personne se sa connaissance ». Comble du bonheur, cette dernière souhaitait s’en défaire.

    L’actrice belge interprétait en 1922 La Belle Angevine de Maurice Donnay et André Rivoire, au théâtre des Variétés. (Crédits : DR)

    Elle lui confia le bijou composé de 137 perles, évalué à 150 000 francs. Peu de jours passent lorsque Moch déclarait qu’il était obligé d’engager le collier pour 50 000 francs, et qu’il avait besoin de cette somme pour recouvrer une dette contractée par le jeune personne. En échange, Jane Marnac devait recevoir une hypothèque sur l’hôtel particulier qu’elle possédait. « L’hypothèque, le collier, je les ai vainement attendus », soufflait l’actrice. Manque de chance, la jeune souffrait et partit un mois plus tard. Jane Marnac voulut récupérer son bien, sauf que… Moch avait engagé les perles « comme je l’avais autorisé »

    C’est alors que dans une vente aux enchères, elle le vit. La propriétaire l’avait acquis pour 95 000 francs. « J’avais remis à M Moch une perle montée en bague. Inutile de dire dans cette affaire que je n’ai pas touchée un sou, que dis-je, un sou, même pas un centime ». L’épilogue est à la hauteur de l’affaire. « Le plus drôle, c’est que jadis ce collier me déplaisait ; maintenant, je vous l’avoue, je serais heureuse, bien heureuse d’en rentrer en possession. »

    « C’est dingue. Comme quoi, c’est lorsque l’on perd quelque chose que l’on se rend compte de sa valeur »

    « Oui, c’est pour ça je mesure chaque jour la chance de t’avoir à mes côtés », coupa Sépa

    « Rhooo, tu es bête », rougit-elle malgré les cinquante années de mariages consommés, tout en l’embrassant tendrement sur la joue.

  • Il y a cent ans… une brève histoire de sports

    Il y a cent ans… une brève histoire de sports

    Le sport évolue sans cesse, tant pour sa pratique elle-même que pour l’ouverture de l’équité. Les pistes en tartan voient leurs athlètes au sol pour récupérer des efforts effectués. Or, plusieurs femmes s’effondraient à la fin de l’épreuve de 800 m en 1928, déclarée trop dangereuse pour le sexe faible, elle est interdite jusqu’en 1960. C’est en 1922 au stade Pershing de Paris que se produisent les jeux mondiaux féminins, et à Monte-Carlo les Olympiades féminines… du chemin a été parcouru depuis.

    Le 24 avril 1922 se déroulait une rencontre internationale de hockey. L’équipe de France dominait la Suisse par 3 buts à rien. Le noble art produit deux matchs, l’un en Angleterre mettant aux prises Charles Ledoux et Tommy Harrison, puis pour le titre de champion de France des poids moyens entre Maurice Prunier et Balzac. La Coupe de Paris verra s’affronter sur terrain vert les équipes du Club athlétique des sports généraux face à l’Union sportive suisse qui ont battus respectivement, le Red Star 2 à 0 et le Club Français 3 à 1.

    Dépasser les 30 kilomètres par heure au volant d’une quadrilette était une prouesse, en 1922. Ici, une Peugeot Quadrilette type 161 de 1922. Pour 9900 francs vous pouviez acquérir une Cyclecar avec capote phare et roue de rechange, une usure des pneus presque nulle, quatre cylindres, trois vitesses, deux places et une marche arrière. (Crédits : Thomas Bersy)

    Le sport automobile pensait déjà faible consommation. Le troisième concours du bidon de cinq litres organisé par Auto-Médica et Vélo-Sport fertois remportait un véritable succès. Imaginez que votre véhicule terrestre à moteur doit parcourir à une moyenne supérieure de 30 km/h la plus grande distance avec en tout et pour tout 5 litres de carburant. La vitesse n’a pas de comparaison avec celle atteinte par la Bugatti Chiron ni sa consommation moyenne de 22, 5 litres aux 100 kilomètres, le résultat de l’épreuve est pour les 750 cm3 :

    • 1. Marcel Grémillon sur Peugeot 198, 360 km
    • 2. Henri Petit sur Peugeot 185, 578 km
    • 3. Mme Lavie sur Peugeot 153, 260 km

    En 1100 cm3, le podium est composé de :

    • 1. M Neuilly sur Mathis 93, 520 km
    • 2. M Godard sur Mathis 86, 140 km

    Pour les voitures légères à quatre places, M Remoncol sur Peugeot parcourt 45, 200 lm et sur les cinq places et plus, M Lavie sur Renault affiche 76, 250 km. Il met en exergue les quadrilettes pour un triple succès. L’évolution de l’économie de carburants est impressionnante en une seule année, car l’année 1921 M Petit parcourait 117, 1 km. Cette année la distance arpentée augmente de 81, 260 km.