Des établissements hospitaliers italiens basés à Milan en Lombardie ont été touchés par une infection informatique. C’est l’autorité sanitaire locale (ASST) milanaise qui dès 3 heures du matin du 1er mai, essuie de graves problèmes techniques dans l’infrastructure informatique. Ainsi le fonctionnement de tous les sites de l’entreprise, de Buzzi à Melloni, et impliquant un total de 33 différents sites locaux. Les urgences sont dirigées vers d’autres établissements.
Quelques jours après l’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware, c’est l’Italie qui subit les foudres. Le problème concerne aussi bien les services hospitaliers que celui des urgences, ainsi que certains centres de vaccination, comme celui de Piazzale Accursio à Milan. L’une des premières mesures a été de détourner les urgences vers d’autres hôpitaux, tandis que les visites déjà programmées (ambulatoires et préhospitalisation) étaient garanties.
Le directeur général de l’ASST Santi Paolo et Carlo de Milan, Matteo Stocco, déclarait le 2 mai 2022 que « nous sommes entrés en état d’alerte hier après-midi lorsque les premières informations sont arrivées. Nous avons alerté les systèmes informatiques pour vérifier les éventuelles intrusions. Jusqu’à présent, je croise les doigts, nous n’avons eu aucun problème. »
Les services de sécurité informatique et la police ont été prévenus, envoyant leurs spécialistes sur site pour aider les techniciens. Les autorités affirment qu’une plainte sera déposée auprès des organismes compétents. (Crédits : ShenXin/Pixabay)
L’attaque du ou des opérateurs a rapidement provoqué les réactions de l’opposition, à savoir le parti démocratique lombard, au sein du conseil régional : « le blocage des systèmes informatiques des ASST Fatebenefratelli est très grave, tant pour les dysfonctionnements qu’il a générés que pour les implications qu’il pourrait avoir, expliquent les conseillers Samuele Astuti et Pietro Bussolati. Nous devons clarifier immédiatement et comprendre l’origine et la nature de l’attaque du hacker, s’il s’agit d’une tentative d’extorsion, comme cela s’est produit dans le Latium, ou d’un simple sabotage ».
Il s’agissait de l’attaque informatique « la plus grave jamais commise sur le territoire italien, selon le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti. Depuis le dimanche 1er août 2021, les services informatiques de la région où se situe Rome sont indisponibles en raison d’une cyberattaque. »
Malgré les mesures de sécurité accrues mises en place au cours des derniers mois tous les spécialistes compétents travaillent pour essayer de restaurer les systèmes qui, cependant, en raison de l’ampleur, de la portée et de l’extension. (Crédits : Milano Pavia TV/YouTube)
« Le fait est qu’en Lombardie, chaque hôpital a son propre logiciel de gestion, qui devrait mettre en œuvre de façon indépendante la sécurité, et cela n’a aucun sens, tant du point de vue économique de l’efficacité ». La Cour des comptes l’a également souligné, indiquant que la fragmentation des achats par les hôpitaux est un point de faiblesse et un gaspillage de l’argent public. La cybersécurité, aujourd’hui en particulier, doit être centralisée et renforcée.
Ah, notre très chère protection sociale que certains nous envient, mais savez-vous ce que c’est réellement ? Directement vous allez répondre la sécurité sociale, bonne réponse, quoiqu’incomplète. Elle est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui permettent aux individus, aux ménages de faire face financièrement aux conséquences des risques sociaux que nous rencontrons chaque jour.
Sous l’Empire romain, les compagnons d’esclavage se cotisaient pour aider la famille du défunt à supporter le risque du décès. L’Église en France prend en charge l’assistance aux plus démunis (vivre, habits…). À la fin du XIIe, Aliénor d’Aquitaine au crépuscule de sa vie fait rédiger des mesures pour la prévoyance des accidents et des morts de marins en service. Au XIIIe siècle, les Hôtels-Dieu sont les premiers établissements dédiés à l’accueil des indigents. Le 14 mai 1604, un fonds est créé pour la prise en charge des soins aux ouvriers mineurs blessés durant leur travail. Plus proche de nous, selon les écrits, à la date du 22 septembre 1673, par l’Édit de Nancy à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d’État à la Marine du roi Louis XIV en 1668. Il instaure ainsi une récompense et fidélise les meilleurs dans la Marine royale, et le lendemain une taxation de six deniers (monnaie française d’argent, créée à l’époque carolingienne et valant 1/12e de sous ou 1/240e de livre), l’équivalent de 2,5 % de la solde pour financer.
En 1793, l’article 21 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reconnaît le droit pour chaque citoyen à l’assistance et à la protection sociale.
Au XIXe siècle, chez nos voisins allemands, Otto von Bismarck, chancelier de son état mets en place le premier système complet d’assurances sociales. Puis sous la présidence de Félix Faure, la loi promulguée le 9 avril 1898, sur les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, tisse un peu plus le lien social. Pourtant, il fallut attendre encore près de cinquante ans, avec la fin de la seconde Guerre mondiale pour l’ordonnance du 4 octobre 1945. Il s’inspire des modèles allemand et anglais.
Un dessin vaut plus que mille explications. (Crédits : Dessine-moi l’éco)
L’article premier définit les dispositions générales : « Il est institué une organisation, de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptible de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent […] Des ordonnances ultérieures procéderont à l’harmonisation desdites législations et pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la sécurité sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévues par les textes en vigueur. »
Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires. On ne peut pas déduire, plus de 2 € par jour pour les actes paramédicaux et plus de 4 € par jour pour les transports sanitaires. Avec un plafond annuel, de 50 € pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.
L’article 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 pose les fondements de la sécurité sociale telle que nous al connaissons : « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »
Depuis, elle ne cesse d’évoluer comme change la société :
Le 21 août 1967, quatre ordonnances réorganisent le régime général de la Sécurité sociale. Elle garantit la séparation financière des risques dans trois « branches » distinctes (santé, vieillesse, famille). Cette séparation est consacrée par la réalisation de trois entités, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), la caisse nationale des allocations familiales (CNAF). La gestion de la trésorerie des différentes branches est confiée à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS).
Le 25 octobre 1972, loi instituant la protection obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail.
Le 1er décembre 1988, loi créant le Revenu minimum d’insertion (RMI), prestation financée par le budget de l’État mais versée par les caisses d’allocations familiales.
En 1997, mise en place la carte vitale, puis 2007 l’arrivée de la seconde génération de la carte vitale
Le 27 juillet 1999, promulgation de la loi créant la Couverture Maladie Universelle (CMU)
En 2016, la Protection Universelle Maladie (PUMA) est un dispositif garantissant à toute personne qui travaille ou réside en France de façon stable et régulière la prise en charge de ses frais de santé
En 2017, la loi de modernisation de notre système de santé tend à rendre notre système de santé plus juste et efficace
Les médicaments remboursés à 15% correspondent à la prestation PH2, à 30% PH4 et 65% PH7. Le montant de la franchise est de 0,50 € par boîte de médicaments, 0,50 € par acte paramédical, 2 € par transport sanitaire.
Depuis que je me souviens, j’ai toujours entendu parler du « trou de la sécu ». Puis de la mise en place de la CRDS, CSG, sans oublier la fameuse participation forfaitaire (FRT) d’un euro, elle est plafonnée à 50 € par an et par personne comme la franchise médicale. Si je suis sûr que vous avez déjà eu cette ligne sur les documents de remboursement. Regardez bien, les 0,5 € pris par boîte de médicaments, et 1 euros par visite chez votre médecin traitant.
Évolution du solde du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 1999 à 2021. La période traversée due au SARS-CoV-2 et l’instauration de Mon Espace Santé sont une évolution de la société. (Crédits : DR)
Revenons en arrière, en 1991, c’est l’année d’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, mais aussi la création de la contribution sociale généralisée ou CSG est un impôt destiné à participer au financement de la protection sociale. En 2017, elle rapporte quatre-vingt-dix-neuf milliards, les impôts quant à eux soixante- dix-sept milliards. Sa petite sœur, la CRDS naquit en 1996. Pour ses sept ans, un point de CSG rapportait, en 2013, 12,3 milliards d’euros, tandis qu’un point de CRDS en rapportait 13,3.Pour autant, il semblerait que le régime drastique porte ses fruits. En effet, la Tribune écrivait en juin 2018 : « Presque sortie du rouge, la Sécu reprend des couleurs. […] Du jamais-vu depuis 2001. » Pourquoi l’État français se priverait d’une telle manne financière, autant proroger et diversifier la CSG. Le rendement de la CSG brute s’est élevé à 121,7 Md€ en 2020 pour l’ensemble de ses attributaires (branches famille, autonomie et maladie du régime général, FSV, Cades et Unédic), indique le rapport en 2022.
Le complot qui vient d’être révélé le 4 mai 1922 fait froid dans le dos. Si le public le découvre, les forces de l’ordre l’ont mis au jour, il y a quelques semaines déjà. Il s’agit tout simplement d’une vaste organisation d’espionnage, dont la première indication parvenait au ministère de la Marine. Le commissaire de surveillance avertissait le service de renseignement de la disparition de documents secrets, intéressant nos constructions navales.
Après la construction navale, c’était au tour d’une poudrière du centre de la France de voir ses ouvrages s’évanouir. Les services de renseignements d’époque, sans systèmes d’information, trouvaient une correspondance adressée au secrétaire d’un groupement libertaire, dans laquelle un plan détallait l’état de la marine française, la construction des sous-maris, les stocks de matières premières… le tout était livré à intervalles réguliers aux agents des soviets en France, qui transmettaient à Moscou.
Jacques Oumstymchouck, dit François Bettemps paraissait vouloir confondre ce qu’il appelait « politique » avec espionnage. François Bettemps avait déjà connu le service de l’anthropométrie en 1920 pour entraves à la liberté du travail. (Crédits : David Mark/Pixabay)
L’Action Française expliquait que des embryons de centres d’espionnage existaient à Brest, Lorient, Toulon, dans les poudrières du centre de l’hexagone. Chose cocasse, ces courriers passaient par la capitale allemande. Les suspects, Henri Coudon, dit Méric et FrançoisBettemps subissaient le 4 mai 1922 leur premier interrogatoire. Le premier des deux voyaient des documents saisis chez lui, sur les chantiers de Saint-Nazaire, des détails précis sur l’expérimentation d’un phare pour suivre les avions, une note sur les moteurs diesels des sous-marins : « Il est très utile d’étudier de près les modes de propulsion de ces bâtiments. Mais nous croyons que la marine rouge aurait intérêt à traiter avec l’Allemagne et certaines maisons suédoises : intérêt technique, en ce qui concerne es moteurs légers, intérêt pécuniaire eu égard au change ».
Le suspect se défendait suggérant aux enquêteurs que tout ceci n’est qu’une simple réflexion de militant internationaliste admet Coudon. « Nous autres communistes, nous considérons la Russie comme notre patrie. C’est ainsi que j’ai été amené à dire que si la marine rouge adoptait tel ou tel procédé, cela pouvait être de son intérêt. »
Les accusés étaient Henri Coudon, Jacques Oumstymchouck, dit François Bettemps, le Russe Wladimir Kroprine et Mlle Marthe Morissonnaud. C’est au cours de son emprisonnement que Coudon se maria avec Marthe Morissonnaud, dactylographe à la Fédération unitaire des cheminots. (Crédits : L’Action Française/BnF/Gallica)
Mais la surprise venait de François Bettemps. Sous ce pseudo un sujet russe de confession juive en possession de 6 000 francs le jour de son arrestation, répondant au nom de Jacques Oustymtchouk. Comme source de ses revenus, il donna à entendre qu’il est « traducteur et guide-interprète pour les étrangers à Paris. Mes occupations ne me permettent pas de m’occuper de politique… je suis cependant inscrit à la 18e section du parti communiste » Adoptant le même système de défense, le journaliste laisse avancer sa plume en supposant qu’ils finiront par dire au juge « nous n’en faisons pas plus que Cachin : pourquoi n’inculpez-vous pas monsieur le député ? ». Condamné le 3 juin 1922, à une année d’emprisonnement et 500 francs d’amende, pour complot contre la sûreté de l’État, HenriCoudon fut incarcéré à Fresnes où il fit la grève de la faim pour obtenir le régime politique. Les trois autres accusés recevaient respectivement trois ans de prison et 1 000 francs d’amende pour JacquesOumstymchouck, dit François Bettemps, WladimirKroprine six mois et 200 francs d’amende et MartheMorissonnaud quatre mois et 50 francs d’amende.
Cela fait désormais plus de deux semaines que les bureaux de poste du pays sont bloqués à la suite d’une attaque perpétrée par des opérateurs informatiques, le 16 avril 2022. Celle qui distribue le courrier dans toute la Bulgarie compte plus de 6 000 ordinateurs, dont la moitié sont âgés de plus de quinze ans et sont vulnérables à de telles attaques faute de système de protection antivirus approprié, ou de mises à jour indispensables.
Mardi 3 mai 2022, c’est un véritable coup de massue que délivre KalinaKonstantinova, vice-première ministre pour la bonne gouvernance. Elle a demandé, ni plus ni moins, les démissions du directeur exécutif et du conseil d’administration des postes bulgares, lors d’une conférence de presse, faisant le point sur la situation. Depuis le 16 avril 2022, les bureaux de poste sont purement et simplement bloqués à la suite d’une attaque informatique. Le programme malveillant, qui a d’abord touché le bureau central de Sofia avant de se répandre dans le réseau, « était conçu de sorte à ne pouvoir affecter des données de la Russie et des anciennes républiques soviétiques », a expliqué conseiller gouvernemental VassilevVelitchkov
Mme Konstantinova a souligné que les postes bulgares sont une absolue priorité du gouvernement. Ce dernier a élaboré une stratégie pour sauver et moderniser l’entreprise, en travaillant dès le départ à sa mise en œuvre. (Crédits : BTA Photo)
Dans un message publié sur Facebook samedi, Mme Konstantinova a déclaré qu’en raison des mauvais résultats financiers, des investissements insuffisants dans la sécurité de l’information et la protection des données, les postes bulgares ont été constamment négligées, ajoutant que des équipements de seconde main ont été achetés pour les postes. En 2021, les pertes de l’entreprise s’élèvent à 13 millions de BGN (6.65 millions d’Euros), alors que le plan d’affaires prévoit un bénéfice de 100 000 BGN (51 139 €), a précisé Mme Konstantinova. Elle a souligné que la direction de l’entreprise n’avait fait aucun effort pour changer les choses. La vice-première ministre a rappelé que les postes bulgares sont une entreprise détenue à 100 % par l’État, qui compte 2 973 bureaux de poste et plus de 9 000 employés. L’investissement annuel est de 80 millions de BGN (près de 41 millions d’Euros).
« Nous avons trouvé une entreprise qui faisait systématiquement et constamment faillite. Le ministère des Finances du GERB a systématiquement sous-financé les postes bulgares », explique Mme Konstantinova. (Crédits : DR)
« Nous avons préparé un tout nouveau projet dans le cadre du plan de relance pour un montant de 100 millions BGN et il a déjà été approuvé », a déclaré Mme Konstantinova. « Les attaques se multiplient depuis la guerre en Ukraine », a souligné M. Velitchkov, évoquant une « cyberguerre destinée à semer l’inquiétude et l’instabilité ». Plusieurs sites internet officiels roumains, dont ceux du gouvernement et du ministère de la Défense, ont été victimes vendredi de cyberattaques revendiquées par un groupe prorusse. La Poste grecque (Elta) avait quant à elle été touchée en mars par une « cyberattaque », entraînant une « suspension temporaire » de certains des services de cette entreprise publique.
Le rapport du ministère des Solidarités et de la Santé vient de tomber sur les bureaux. Les quarante-deux pages du compte rendu annuel de l’observatoire des signalements d’incidents de sécurité des systèmes d’information pour le secteur santé dressent un tableau sans équivoque. Entre 2020, et l’année passée, le nombre d’incidents à tout simplement doublé, passant de 369 à 733. C’est aussi 582 établissements de santé qui ont été la cible d’une attaque.
La croissance des évènements est conséquente, pour rappel en 2019 392 avaient été dénoncés. L’année 2021 a été marquée par de nombreux incidents majeurs liés à des attaques par ransomware (CH de Dax, Villefranche-sur-Saône ou Arles), mais aussi à l’exfiltration massive de données (AP-HP), et dernièrement le GHT. L’utilisation de courriels malveillants, autrement dit la technique dite de l’hameçonnage est très développée par les attaquants pour chercher à compromettre un système d’information.
incidents déclarés
structures déclarantes
demandes d’aides par CERT santé
Interventions d’appui
Suivi par le FSSI
Suivi par l’ANSSI
Information au CORRUSS (1)
2020
369
290
90
32
7
14
4
2021
733
582
189
80
17
36
17
En coordination avec le CERT Santé (Computer Emergency Response Team), l’ANSSI et le FSSI (Fonctionnaire de Sécurité des Systèmes d’Information) sont intervenus directement au profit de 37 structures de santé, dans le suivi de la gestion d’un incident ou l’appui à la réponse. (Crédits : Ministère des Solidarités et de la Santé)
Les victimes de ces attaques les plus graves sont pour 36 d’entre eux des établissements de santé publics, dont 19 opérateurs de services essentiels (OSE). Ces incidents étaient liés à des attaques par rançongiciel, des compromissions par chevaux de Troie, de comptes (AD, VPN ou messagerie), la vente d’identifiants sur Internet, l’exploitation de vulnérabilités sur des équipements de sécurité ou encore des dysfonctionnements graves de systèmes critiques. Deux cliniques privées et un EHPAD visé par un , et dix prestataires fournisseurs de services spécifiques santé et médico-sociaux
(Crédits : Ministère des Solidarités et de la Santé)
Les 603 signalements ont été effectués pour la majorité en jours et heures ouvrés (82 %). Ensuite 74 l’ont été après 18 h, 19 avant 9 h en jours ouvrés, seuls 37 durant les week-ends et jours fériés. L’état des incidents informatiques varie. Ils ont été résolus pour 240 en 2021 (162 en 2020), 231 en cours d’investigation (98 en 2020), 190 en cours de résolution pour 73 l’an passé. Les régions pour lesquelles le nombre de signalements est le plus important sont l’Occitanie et l’Île-de-France avec respectivement 92 et 81 signalements.
(1) : Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales
Le 3 mai 1922, avec une simplicité voulue ont été célébrées les obsèques de l’ancien président, M Paul Deschanel. Il connut la célébrité malgré lui. Au printemps 1920, il chutait accidentellement du train présidentiel en pleine nuit. Il est retrouvé par un garde-barrière, en pyjama. La cause de cette déconvenue, un état dépressif et le syndrome d’Elpénor. Il eut l’un des mandats les plus courts à la tête de la France sous la troisième République.
Si vous parlez de l’homme derrière le président, les anciens vous diront qu’il celui tombant du train présidentiel, en route pour Montbrison pour inaugurer un monument. La cérémonie se tenait en la chapelle paroissiale de Saint-Honoré d’Eylau. L’ancien président, Raymond Poincaré et le gouvernement se rendaient à la maison mortuaire. Alexandre Millerand en déplacement, fut représenté par le général Lasson et le secrétaire général de la présidence, M Petit. Malgré les satyres de la presse, une foule nombreuse était massée aux alentours.
Toute la ville de Paris s’arrêtait le long du cortège en ce 3 mai 1922, pour accompagne le défunt président M Paul Deschanel. (Crédits : DR)
Une délégation de mutilés et d’infirmières de l’institution nationale des invalides assistait aux obsèques après avoir déposé sur le cercueil une palme de bronze. La marche funèbre de Chopin conduisait la dépouille lors de la procession. Les couronnes offertes par le gouvernement, la ville de Paris… le conseil général et le préfet d’Eure-et-Loir, la maison des journalistes et la Belgique reconnaissante fleurissaient le convoi. Une foule silencieuse se trouvait tout le long du parcours, avenues Malakoff, du président-Wilson, boulevards des invalides, Montparnasse et de la rue Huygens. Inhumé au cimetière Montparnasse, dans le caveau familial, seul le discours de la pluie ponctua les derniers instants du président qui était opposé à la peine de mort, favorable au vote des femmes, à la proportionnelle, au développement du mutualisme…
Un tsunami a peut-être eu lieu au pays du pain de sucre. Les opérateurs derrière le ransomwareLV divulguent des renseignements appartenant au Centre de recherche et de développement des télécommunications brésilien (CPqD), avec semble-t-il tout ou partie de la base de données de reconnaissance faciale de la Banque centrale. Les attaquants revendiquent avoir volé 1,8 To, et ont divulgué des preuves ce lundi 2 mai 2022, à minuit heure locale.
Le groupe cybercriminel a publié deux adresses, en guise de preuves, sur leur site de fuite domicilié sur le dark web. Les deux URL donnent accès à plusieurs répertoires. L’un contenant uniquement le sous-répertoire QA, où se retrouve des tests logiciels et processus, puis un autre comportant les sous-répertoires clients, procédures et projets de la banque centrale.
La banque centrale du Brésil n’a pas encore communiqué sur le sujet. (Crédits : capture d’écran)
Ils ont également effectué une capture d’écran de VSphere prétendument de CPqD, y compris la carte qui pointe vers toutes les machines virtuelles gérées par cette instance. L’un des écrans publiés montre le stockage d’informations de ladite machine supposée, dans le cas d’un poste de travail sur lequel se trouvent deux périphériques de stockage locaux : un disque de 1,03 To et un disque de 109 Go, en plus d’un stockage réseau de 349 Go.
Les suppositions vont bon train outre-atlantique, mais l’enquête déterminera l’étendue des dégâts. (Crédits : capture d’écran)
Selon Renan Peixoto, journaliste au GloboNews, le CPqD serait un système de données blockchain, chargé de stocker les informations d’identité numérique. Le Centre de recherche et de développement des télécommunications est chargé des projets d’identité numérique décentralisés, comme FinID, présenté en mars 2020. L’identité a été présentée à LIFT, un programme coordonné par Bacen, il y a deux ans.
Le traditionnel mouvement effectué lors du 1er mai faisait déjà les gros titres le 2 mai 1922. L’Humanité titrait « Les incidents du premier mai et les mensonges de la presse bourgeoise ». À cette époque mouvementée de l’histoire de France, n’existaient pas les réseaux sociaux ni les outillages informatiques, pourtant le contrôle de l’information semblait être la clé de voûte d’un système qui entonnait le chant du cygne de la IIIe république sous Alexandre Millerand.
Qui croire quand le politique s’oppose au 4e pouvoir qu’est la presse ? Retour sur la journée du 1er mai 1922. L’Ouest-Éclair indiquait qu’« à 17 h 30 les manifestants, biens qu’encadrés par des gardiens de la paix, se sont emparés des grilles d’arbres et après les avoir brisées, se sont servis des morceaux de fonte comme projectile qu’ils ont lancé sur les agents. Ces derniers ont alors chargé les manifestants. Rue des Écluses-Saint-Martin, Marcel Cachin, député communiste a été vivement pris à parti par un rédacteur du journal du matin et frappé au visage. » En Angleterre et en Espagne aucun incident. L’Action Française relate que « vers 5 heures 30, au même endroit, un groupe de manifestants a voulu arracher les grilles des arbres pour les briser et en jeter les morceaux sur les agents. Ceux-ci se sont précipités pour disperser les anarchistes. Marcel Cachin et André Berthon, les deux députés communistes se sont alors interposés pour accuser les agents de provocation. » Le parlementaire Cachin prenait un vigoureux coup de poing dans l’œil de la part d’un civil.
Les manifestations du 1er mai ne datent pas d’hier. Les heurts entre force de l’ordre et participants sont déjà relatés en 1922. (Crédits : Jean-Philippe Fourier/Pixabay)
Dans le quotidien Le Journal, un autre son de cloche. « Une de ces bagarres éclata rue des Écluses-Saint-Martin. Des agents furent blessés à coup de pierre et de morceaux de grilles d’arbres. Dans un groupe MM. Marcel Cachin et André Berthon, députés communistes, Daniel Renoult et quelques révolutionnaires accusaient les agents d’avoir commencé. Un de nos confrères, M. de Bœver, mutilé de la guerre, médaille militaire et croix de guerre, déclara que c’étaient les manifestants qui avaient attaqué les gardiens de la paix »
Toute déclaration de manifestation, selon les lois en vigueur, doit être déposée en préfecture. En cas de non-dépôt ou de refus d’autorisation, la loi indique que ce rassemblement est interdit, et qu’une réponse appropriée à la discrétion des autorités est mise en place. (Crédits : fsHH/Pixabay)
Le député s’exclamait que « ce sont des agents provocateurs en désignant un groupe de journalistes »
« Voici mon coupe-file, répliqua M De Boever, et je ne vous permets pas de parle de provocateurs. Voulez-vous rétracter vos paroles ? »
Le silence fut la seule réponse.
« Eh bien ! Je vous méprise, reprit le confrère, et tout député que vous êtes … »
L’élu esquissa un geste selon le rédacteur du quotidien Le Journal, mais de Bœver le gifla à deux reprises, en ajoutant : « Maintenant, voici ma carte, je suis à votre disposition… »
Le mobilier urbain peut être employé à diverses choses, au même degré que le couteau peut vous aider à découper votre repas, comme d’agresser ou de tuer. Vous ne pouvez pas empêcher, ni tout prévoir, ni tout protéger. (Crédits : 30bis Studio/E.Belondrade)
Pourtant, un autre quotidien proposait une version différente. L’Écho de Paris racontait que le député Cachin traita M de Boever « d’agent provocateur ». L’homme élu de la IIIe République leva le poing sur son adversaire, mais le coup porta sur un gardien de la paix. L’agent le lui rendit largement. Ce fut le signal pour débuter la bagarre. « Vous êtes un être méprisable », jeta de Bœver. La phrase juste close deux gifles retentissantes volèrent sur les joues du député. « Si demain, je n’ai pas de nouvelles, ajouta de Bœver, j’irai vous gifler à la chambre. » C’est durant cette altercation que la foule excitée commença par arracher les grilles des arbres et à lancer des morceaux de fontes à la tête des agents et des gardes municipaux.
Attention à vos gestes. Si la gifle légère peut être poursuivie comme une voie de fait, la gifle appuyée relève des coups et blessures volontaires (Article R 624-1 du Code pénal). Vous pouvez être relaxé comme condamné à amende et dommages et intérêts, mais aussi peine de prison avec sursis ou ferme. (Crédits : Nika Suchá/Pixabay)
L’Humanité n’était pas de cet avis. « Les agents excités, ivres de colère, ont frappé à coups de matraque les manifestants et les passants inoffensifs aux alentours de la Grande-aux-Belles. C’est une constatation que nul homme honnête ne peut nier. Mais comme le préfet Leullier a le front de déclarer que ses agents n’ont jamais employé de matraque, tous les journaux, grands et petits, répètent le mensonge. » Quant à l’incident de la rue des Écluses-Saint-Martin, « les élus ont constaté les brutalités des agents, ont protesté comme c’était leur devoir devant les chefs des assommeurs ». Le journal L’Humanité n’était pas tendre avec la presse. « On n’en finirait pas si on voulait relever toutes les canailleries et les ordures dont la presse prostituée est remplie à l’occasion de la manifestation. Si, du moins, les travailleurs savaient tirer la leçon de ces faits qui se répètent lors de chaque mouvement ouvrier ».
À travers ces passages d’articles issus de la Bibliothèque nationale de France, il est compréhensible que l’information soit issue du point de vue, de l’endroit où vous situez, et surtout qu’il faut croiser vos sources au minimum trois fois. Existe-t-il un changement, une continuité, une amélioration entre l’année 1922 et 2022, c’est à vous de seul de juger.
Imaginez-vous en terrasse d’un bar, que ce soit en bord de mer, à la cime d’un mont, ou dans une ville quelconque, mais qui vous est chère, sirotant un café. Qu’il soit crème, « cafe solo » en Espagne, un « petit noir » ici comme ailleurs, vous appréciez, surtout lorsqu’il est accompagné d’une friandise, d’un gâteau. Il semble que depuis quelque temps, le prix des grains est augmenté. En 1922, le précieux connaissait déjà un coût conséquent, au point de ne pas gâcher une marchandise même tombée à l’eau.
En 2022, le tarif du « jus » croît, certains diront que c’est normal, d’autres que c’est dû au conflit russo-ukrainien, quoi qu’il en soit se retrouver en terrasse d’une cité de province est régler deux euros, rend cher ce modeste plaisir. Le 1er mai 1922, MM Miguet et Lhéritier furent inculpés de spéculation illicite, tromperie sur la qualité de la cargaison vendue et infraction à la législation des douanes, toit un programme. Pour comprendre, il faut utiliser la Doloréane de « Retour vers le Futur » au mois de février 1922, dans la ville du maire et ancien premier ministre Édouard Philippe, présidée à l’époque par Léon Meyer. Un chaland remontait la Seine depuis la ville portuaire chargée de 70 000 kg de café vert et de cacao, en direction des docks de La Villette. À la hauteur de Vernon, le pont du transporteur éclatait projetant la précieuse cargaison dans le fleuve. Les personnes mirent un certain temps à récupérer tous les sacs. À l’ouverture, il était devenu invendable, un prix de 2 000 francs fut convenu pour l’enfouir dans les carrières de sable de Draveil-Vigneux.
Interrogés, ils se défendirent indiquant vendre la cargaison non en café mais comme engrais. (Crédits : Engin Akyurt/Pixabay)
C’est à ce moment que Élie Miguet intervenait. Le négociant en matières premières, se rendit acquéreur des 70 tonnes de café pour la modique somme de 5000 francs, deux fois et demie le précédent montant, une aubaine. Il vendit dix tonnes à Lhéritier, au prix de 50 francs le quintal, soit la même somme qu’il venait de dépenser pour la totalité de la cargaison. Ce dernier, torréfia le café impropre, le conditionna en sachet de 500 grammes. Pour faire sa marge, il triplait le prix atteignant 150 francs les 100 kilogrammes pour les commerçants. Les détaillants débitaient la livre de café à 2, 5 francs, soit un franc de bénéfices. Le service des fraudes eu vent de ce trafic juteux et leur présenta la noté, salé aux sieurs Miguet et Lhéritier.
Un hôpital japonais de Fujiidera a été frappé le 27 avril 2022 par une cyberattaque qui serait le résultat d’un ransomware. Le code malveillant informatique exige une rançon, et empêche les patients d » accéder a leurs dossiers médicaux (DME). L’établissement connu sous le nom d’Aoyama de la ville de Fujiidera, dans la préfecture d’Osaka, a vu un examen extérieur illégal et le personnel n’a pas pu consulter aux DME de dizaines de milliers de bénéficiaires stockés sur le serveur de l’hôpital.
Selon un entretien avec le département de police d’Osaka et l’hôpital, aucune fuite d’informations n’a été confirmée, ni démentie. Les services de l’ordre ont consulté l’hôpital dans le cadre de l’enquête sur les circonstances de cette attaque. Selon l’hôpital, les imprimantes ont commencé à fonctionner toutes en même temps avant l’aube du 23 avril 2022, et une grande quantité de papier avec du texte en anglais a été imprimée. Les mots anglais « pay » et « ransom », qui suggèrent un virus de type rançon, sont également affichés sur l’écran de l’ordinateur.
En réponse à cette situation, Shigeyuki Goto ministre de la Santé, du Travail et du Bien-être a révisé les directives relatives aux mesures de sécurité pour les établissements médicaux, qui citent les mesures contre les « ransomwares » comme un problème urgent. Ci-dessus, le quartier général de la police préfectorale d’Osaka. (Crédits : DR)
À l’hôpital, les soins tels que la médecine interne, la chirurgie et la radiologie sont effectués, et comme il y a 87 lits, « nous poursuivons actuellement les soins médicaux en utilisant des données préliminaires, mais le temps d’attente pour les patients externes sera plus long ». En 2018, certains dossiers médicaux n’ont pas pu être consultés à l’hôpital municipal de la ville d’Uda, préfecture de Nara. Le Japon est malheureusement coutumier du fait. L’année dernière, à l’hôpital municipal de la ville de Tsurugi, préfecture de Tokushima, les dossiers médicaux électroniques et les systèmes comptables cryptés, et nous avons cessé d’accepter de nouveaux patients pendant approximativement deux mois, sauf pour les maternités. En janvier 2022, les hôpitaux de la ville de Kasugai, préfecture d’Aichi, subissait des dommages sensiblement identique, avec l’impossibilité d’accéder à environ 50 000 dossiers en ligne.