Il y a cent ans… un drame pour une mèche de cheveux

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Une affaire peu ordinaire comme recèle et pourrait conter la grande salle des Pas-Perdus des différents palais de justice, qu’il soit de France ou de Navarre. Imaginez-vous devant un miroir, votre sœur cadette, votre fille, votre cousine… qui du haut de ses quinze ans se regarde et s’amuse de cette mèche rebelle, et de son doigt malicieux fit tournoyer cet épi afin de l’accommoder avec son envie. Sauf que le 7 mai 1922, une mèche fut l’origine d’un drame familial sur fond d’ivresse.

Renée Bétounie, quinze printemps, assise devant son boudoir frisait une mèche indisciplinée. Quand tout à coup, le paternel, en état d’ivresse manifeste, se saisit d’une paire de ciseaux et coupa nette ladite guiche. Pourquoi ? Tout bonnement parce que René Jules Octave Bétounie père de la jeune Renée n’aime pas cela. Il ne s’arrêta pas au simple fait d’avoir commis le crime d’avoir sectionné des cheveux sans être coiffeur, non, il le signifia en termes crus, injurieux et orduriers à sa fille. Tétanisée, elle se retenait même de respirer, seule une larme coulait tant la tension était palpable.

La violence prend de nombreuses formes, mais celle qui laisse des traces profondes n’est pas forcement celle que l’on imagine. (Crédits : Ryan McGuire/Pixabay)

Le journaliste tentait d’apaiser la cruauté de la scène en imaginant qu’elle aurait pu être couchée sur la toile par Jean-Baptiste Greuze. L’artiste français (1725-1805) ajoutait aux couleurs claires et lumineuses, un réalisme d’influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Il capturait ainsi les détails des décors et des costumes, à travers ses œuvres, tel le portrait de Madame de Courcelles, le portrait de la Comtesse du Berry, ou de la jeune fille à la rose

L’incident et sa violence ne plut aucunement à Mme Bétounie son épouse, lui reprochant son attitude et le paya de sa vie. Son mari saoul, jeta sa femme sur le lit, empoigna la paire de ciseaux, et lui enfonça « le long, pointu et aiguisé instrument de couturière dans le flanc », la tuant sur le lit conjugal, devant sa princesse de quinze ans. Le meurtrier présumé fut reconnu coupable, mais au vu de ses six enfants à charge, il fut condamné à quatre années de prison avec sursis.

Commentaires

Une réponse à « Il y a cent ans… un drame pour une mèche de cheveux »

  1. […] chemise. La version de l’épouse, maman de cinq enfants déclarait que son mari était revenu ivre mort, aux alentours des 2 heures. Comme d’habitude il donnait de grands coups de pied dans le lit […]

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