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  • La protection sociale en France

    La protection sociale en France

    Ah, notre très chère protection sociale que certains nous envient, mais savez-vous ce que c’est réellement ? Directement vous allez répondre la sécurité sociale, bonne réponse, quoiqu’incomplète. Elle est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui permettent aux individus, aux ménages de faire face financièrement aux conséquences des risques sociaux que nous rencontrons chaque jour.

    Sous l’Empire romain, les compagnons d’esclavage se cotisaient pour aider la famille du défunt à supporter le risque du décès. L’Église en France prend en charge l’assistance aux plus démunis (vivre, habits…). À la fin du XIIe, Aliénor d’Aquitaine au crépuscule de sa vie fait rédiger des mesures pour la prévoyance des accidents et des morts de marins en service. Au XIIIe siècle, les Hôtels-Dieu sont les premiers établissements dédiés à l’accueil des indigents. Le 14 mai 1604, un fonds est créé pour la prise en charge des soins aux ouvriers mineurs blessés durant leur travail. Plus proche de nous, selon les écrits, à la date du 22 septembre 1673, par l’Édit de Nancy à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d’État à la Marine du roi Louis XIV en 1668. Il instaure ainsi une récompense et fidélise les meilleurs dans la Marine royale, et le lendemain une taxation de six deniers (monnaie française d’argent, créée à l’époque carolingienne et valant 1/12e de sous ou 1/240e de livre), l’équivalent de 2,5 % de la solde pour financer.

    En 1793, l’article 21 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reconnaît le droit pour chaque citoyen à l’assistance et à la protection sociale.

    Au XIXe siècle, chez nos voisins allemands, Otto von Bismarck, chancelier de son état mets en place le premier système complet d’assurances sociales. Puis sous la présidence de Félix Faure, la loi promulguée le 9 avril 1898, sur les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, tisse un peu plus le lien social. Pourtant, il fallut attendre encore près de cinquante ans, avec la fin de la seconde Guerre mondiale pour l’ordonnance du 4 octobre 1945. Il s’inspire des modèles allemand et anglais.

    Un dessin vaut plus que mille explications. (Crédits : Dessine-moi l’éco)

    L’article premier définit les dispositions générales : « Il est institué une organisation, de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptible de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent […] Des ordonnances ultérieures procéderont à l’harmonisation desdites législations et pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la sécurité sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévues par les textes en vigueur. »

    Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires. On ne peut pas déduire, plus de 2 € par jour pour les actes paramédicaux et plus de 4 € par jour pour les transports sanitaires. Avec un plafond annuel, de 50 € pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.


    L’article 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 pose les fondements de la sécurité sociale telle que nous al connaissons : « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »

    Depuis, elle ne cesse d’évoluer comme change la société :

    • Le 21 août 1967, quatre ordonnances réorganisent le régime général de la Sécurité sociale. Elle garantit la séparation financière des risques dans trois « branches » distinctes (santé, vieillesse, famille). Cette séparation est consacrée par la réalisation de trois entités, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), la caisse nationale des allocations familiales (CNAF). La gestion de la trésorerie des différentes branches est confiée à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS).
    • Le 25 octobre 1972, loi instituant la protection obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail.
    • Le 1er décembre 1988, loi créant le Revenu minimum d’insertion (RMI), prestation financée par le budget de l’État mais versée par les caisses d’allocations familiales.
    • En 1997, mise en place la carte vitale, puis 2007 l’arrivée de la seconde génération de la carte vitale
    • Le 27 juillet 1999, promulgation de la loi créant la Couverture Maladie Universelle (CMU)
    • En 2016, la Protection Universelle Maladie (PUMA) est un dispositif garantissant à toute personne qui travaille ou réside en France de façon stable et régulière la prise en charge de ses frais de santé
    • En 2017, la loi de modernisation de notre système de santé tend à rendre notre système de santé plus juste et efficace
    Les médicaments remboursés à 15% correspondent à la prestation PH2, à 30% PH4 et 65% PH7. Le montant de la franchise est de 0,50 € par boîte de médicaments, 0,50 € par acte paramédical, 2 € par transport sanitaire.


    Depuis que je me souviens, j’ai toujours entendu parler du « trou de la sécu ». Puis de la mise en place de la CRDS, CSG, sans oublier la fameuse participation forfaitaire (FRT) d’un euro, elle est plafonnée à 50 € par an et par personne comme la franchise médicale. Si je suis sûr que vous avez déjà eu cette ligne sur les documents de remboursement. Regardez bien, les 0,5 € pris par boîte de médicaments, et 1 euros par visite chez votre médecin traitant.

    Évolution du solde du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 1999 à 2021. La période traversée due au SARS-CoV-2 et l’instauration de Mon Espace Santé sont une évolution de la société. (Crédits : DR)

    Revenons en arrière, en 1991, c’est l’année d’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, mais aussi la création de la contribution sociale généralisée ou CSG est un impôt destiné à participer au financement de la protection sociale. En 2017, elle rapporte quatre-vingt-dix-neuf milliards, les impôts quant à eux soixante- dix-sept milliards. Sa petite sœur, la CRDS naquit en 1996. Pour ses sept ans, un point de CSG rapportait, en 2013, 12,3 milliards d’euros, tandis qu’un point de CRDS en rapportait 13,3.Pour autant, il semblerait que le régime drastique porte ses fruits. En effet, la Tribune écrivait en juin 2018 : « Presque sortie du rouge, la Sécu reprend des couleurs. […] Du jamais-vu depuis 2001. » Pourquoi l’État français se priverait d’une telle manne financière, autant proroger et diversifier la CSG. Le rendement de la CSG brute s’est élevé à 121,7 Md€ en 2020 pour l’ensemble de ses attributaires (branches famille, autonomie et maladie du régime général, FSV, Cades et Unédic), indique le rapport en 2022.

  • L’Archange du mont saint Michel

    L’Archange du mont saint Michel

    Un îlot de terre situé entre la Normandie de la Bretagne, à qui doit être rattaché ce lieu unique en son genre, peu importe. De nombreuses légendes entourent cet endroit mythique et mystique, connu dans le monde entier. Il est au sein de sa baie, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’UNESCO, depuis 1979. Habité depuis l’an 709, il ne cesse d’évoluer au gré des pèlerinages durant douze siècles, jusqu’à la Révolution française. Mais qui est donc l’Archange Saint Michel, dont la statue orne et surplombe la flèche de l’abbatiale ?

    Peu importe votre religion ou vos croyances, toutes respectées et respectables, ce n’est ici pas le propos, je vous invite à un voyage à travers le temps. Ce périple permet la compréhension comment le Mont Tombe est devenu, celui que le monde entier connaît sous le Mont saint Michel. La statue de cuivre dorée représente l’Archange Saint Michel, il est affublé d’une épée et d’une balance. Il est le prince de la milice des anges, guerrier et justicier. « Mi-ka-el » en hébreu signifie « qui est comme Dieu ». Il apparaît dans les écritures catholiques comme celui qui à la fin des temps se manifestera annonçant le Jugement dernier pour mener les troupes à l’affrontement contre l’Antéchrist.

    La représentation de l’Archange est visible à différents lieux, sur le dyke du Puy-en-Velay, les falaises en Lorraine, des tumulus funéraires à Carnac. Il est toujours, selon les légendes, situé à la porte de la terre et l’enfer, ou plus simplement aux frontières entre la vie et la mort. (Crédits : Dobby310/Pixabay)

    Présent dans les trois religions monothéistes, il est le messager et le gardien des passages. Michel est le prince de la milice céleste, mentionné dans le Livre de Daniel de la Bible hébraïque pour le judaïsme (מיכאל) et le christianisme, comme dans l’Apocalypse du Nouveau Testament pour le christianisme et également dans le Coran (ميكائيل) pour l’islam. Les plus anciennes mentions de son nom se trouvent dans des ouvrages israélites du IIIe et IIe siècle avant notre ère, où il est le chef des anges et des archanges et responsable de la protection d’Israël. « L’Exode d’Israël hors d’Égypte » est un récit biblique selon lequel les Hébreux, réduits en esclavage, s’émancipent pour revenir, sous la conduite de Moïse et Aaron, dans le pays de Canaan. « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas, car mon nom est en lui. […] Mon ange marchera devant toi » (Livre de l’Exode au chapitre 23).

    En novembre 589, la crue du Tibre déverse la peste partout dans Rome. Le pape Grégoire1er, successeur du pape Pelage II en octobre 590 dirige une procession contre cette dernière. L’Archange serait apparu au-dessus du mausolée d’Adrien. Essuyant son épée ensanglantée, la remettant au fourreau, l’épizootie aurait cessé séance tenante. (Crédits : DR)

    À la suite de la fin de l’épidémie à Rome, le mausolée d’Adrien prendra le nom de château de Saint-Ange, une église y sera consacrée sur la via Salaria, ancienne voie romaine. En 708, un sanctuaire est édifié sur le mont tombe. Charlemagne adoptait saint Michel comme « Protecteur et Prince de l’empire des Gaulles ». Le choix aurait pour origine un petit oratoire en forme de grotte construit saint Aubert, l’évêque d’Avranches, dédié à l’Archange saint Michel. Le nom complet est Le Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-mer. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-Sous-Terre, c’est-à-dire sous la nef de l’abbatiale. Puis, il apparaîtra une nouvelle fois dans un village nommé Domrémy-la-Pucelle, dans le département des Vosges (où on y mange d’excellente tarte aux brimbelles) à une jeune fille de 13 ans prénommée Jeanne, qui séjournait il y a quelques siècles à Poitiers.

  • Nouvelle fuite de données en France

    Nouvelle fuite de données en France

    Nombreuses révélations d’attaques informatiques dans la presse, sans compter celles qui ne le sont pas. Les opérateurs derrière ces offensives s’en prennent aux données, véritable mine d’or. Ainsi au Canada, 200 000 dossiers santé de patients et employés étaient copiés, 510 000 Français touchés par une fuite provenant de l’Assurance Maladie, un ransomware attaque l’hôpital de Castellucio, l’université neuchâteloise, puis deux cabinets médicaux dont 43 651 fichiers de la patientèle seraient diffusés.

    Le service de veille de Zataz révèle une nouvelle fuite de renseignements de français, c’est donc que plus de 700 000 personnes sont concernées. La base de données proposée par un pirate informatique affiche pas moins de 754 000 mails et mots de passe. Alors que les deux années passées ont bouleversé les façons de penser, agir, et de comportement, les individus avaient souffert du manque d’interaction, les étudiants en premiers. Alors, imaginez que cette fuite concerne en partie les Universités de Nantes et Poitiers.

    Orange et Wanadoo représentent plus de trois quarts des données qui pour 77, 35 % soit 583 926, les autres opérateurs également dans une moindre mesure : SFR (8, 64 %, 65 217), FREE (5,15 % 38898), BBOX (0,68 %, 5113), NEUF (3,78 %, 28 549)… (Crédits : ZATAZ)

    Tandis que le Département de l’Ardèche est toujours en prise avec l’attaque subie ces derniers jours, cette fois, c’est un combo de 754 955 adresses électroniques et mots de passe diffusés voilà quelques heures. Dans cette propagation malveillante, 583 926 clients Orange/Wanadoo et 65 217 pour Free. Trois universités y sont aussi présentes avec des comptes appartenant aux entités de Nantes et Poitiers. « Les données sont-elles récentes ? Difficile de le savoir même si une adresse d’un vieil espace numérique de la commune de Terssac s’y trouve. Un espace web inactif depuis 2020 », explique Damien Bancal de Zataz.

  • Il a cent ans… l’orgueil du gentleman cambrioleur

    Il a cent ans… l’orgueil du gentleman cambrioleur

    L’orgueil est une opinion plus qu’avantageuse qu’on a de sa propre personne. Du latin superbia, il détermine non l’égocentrisme, mais la considération de notre valeur, souvent aux dépens de celle due aux autres. Au XVIIe siècle la fierté était définie par quelqu’un de hautain et altier. L’Académie française lui octroie actuellement le « vif sentiment qu’on a de son mérite ». C’est toute l’histoire de Serge de Lenz.

    Le 26 mars 2022, l’Écho d’Alger relatait une affaire rocambolesque, Serge de Lenz cambrioleur mondain, n’entends pas laisser ses exploits être diminué par la cour. Interrogé le jeune homme qui n’en est pas à son coup d’essai interpelle le président de la chambre d’instruction. « J’ai même volé, en même temps une tabatière en argent ». La réaction du présumé malfaiteur répondait au doute émis par le juge. Ce dernier formulait une sérieuse incertitude au sujet d’un collier dérobé chez le bijoutier M. Servan dont le magasin se situe à Bordeaux. Le représentant du commerçant, qui assistait à l’interrogatoire déclarait « c’est bien vrai, nous avions négligé de signaler cette tabatière à la police ». Il n’en faut pas plus pour que triomphant, Serge de Lenz s’écriât « Vous voyez ! ». Son procès en Assises, en février 1923 pour vols qualifiés et recel le condamnera à 10 ans de prison ferme. En liberté conditionnelle en 1931, il s’installe à Dieppe, car interdit de séjour en Île-de-France.

    Qui est celui que la postérité a surnommé le « Gentleman Cambrioleur », allusion au célèbre personnage d’Arsène Lupin, créé par Maurice Leblanc à la même époque. Série à succès alors interprété par Georges Descrières, dont nos grands-parents ne perdaient pas une miette devant l’écran cathodique. (Crédits : AFP)

    Serge de Lenz est né le 7 novembre 1892 à Neuilly-sur-Seine, et meurt le 11 septembre 1945 à Issy-les-Moulineaux des suites de graves blessures. Fils d’Eugène de Lenz, banquier d’origine russo-balte, et de Marie Pontez, il fait des études au lycée Condorcet. Le 1er avril 1912, Serge de Lenz signe un contrat de cinq ans comme engagé volontaire dans la cavalerie, au 13e régiment de chasseurs. Moins d’un an après, il est réformé médical pour « hystéries et crises nerveuses constatées », le 7 février 1913 Livré à lui-même, Serge de Lenz multiplie ensuite les délits. Dès l’âge de 21 ans, Serge de Lenz est condamné à 10 mois de prison pour vol de voiture. Son parcours est impressionnant pour le commun des mortels. Pendant les années de guerre, il passera plusieurs fois en justice pour vols, faux et usages de faux totalisant plus de 5 ans de réclusion dont il n’accomplira que la moitié, purgeant le reste dans les « Bat’d’Af’ » sur décision du tribunal militaire.

    Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, à l’occasion gigolo bisexuel, il escroque et fait chanter ses victimes. (Crédits : DR)

    Le comte de Guise-Hitte, peintre américain séduit, révélera naïvement, l’emplacement de son coffre et de sa fortune. Le cambriolage est effectué fin octobre 1931, avant de fuir en Belgique. Extradé, De Lenz sera condamné aux Assises à dix années d’incarcérations pour vol qualifié en mai 1934, mais un vice de procédure fait casser le verdict. Rejugé en janvier 1935 devant la cour d’Assises de l’Eure à Évreux, l’homme sera libéré en décembre 1936 pour folie. De menus larcins rythmeront sa vie jusqu’à son enfermement au camp de Rouillé, dans la Vienne (86) avant son évasion en décembre 1941, le lieu n’avait que quatre mois d’existence. L’occupation nazie décrète la ligne de démarcation le 22 juin 1940, longue d’environ 1 200 km.

    Des communes comme celle de Jardres dans la Vienne, propose un parcours le long de la ligne de démarcation. Le réseau de résistance Renard à travers le journal clandestin Le Libre Poitou s’opposa au régime nazi. Louis Renard fut arrêté en 1942, puis guillotiné à Wolfenbüttel. (Crédits : Centre châtelleraudais d’Histoire et d’Archives)

    Il retourne à Paris devenu sous l’Occupation nazie, paradis des malfrats et des collabos. La capitale grouille de trafiquants au marché noir et de faux policiers, que relate le film « La Traversée de Paris » avec Jean Gabin et Bourvil, réalisé par Claude Autant-Lara. Cet environnement propice aux larcins convient parfaitement à Serge de Lenz. Il rejoint la bande de Rudy de Mérode, espion français à la solde des Allemands, et se préoccupe plus particulièrement d’organiser le racket des cabarets et autres lieux de nuit.

    Dans ce camp furent internés des politiques, ceux qui émettaient des opinions opposées aux nazis et aux vichystes qui pourraient actuellement être qualifiés de complotistes. Ceux qui tentèrent de rejoindre l’Angleterre, des républicains espagnols, marchés noirs, droits communs, et les indésirables espagnols, russes, arméniens, italiens… (Crédits : Vrid Memorial)

    En février 1943, un particulier vient se plaindre d’un vol de 300 Louis d’or. Mais également d’avoir été molesté par des hommes affirmant être de la Carlingue, qui est le surnom de la Gestapo française. Après enquête interne, il s’avère que les coupables étaient des hommes de la bande de Mérode dont Serge de Lenz faisait partie. Explication orageuse entre les deux chefs de bande. Suite à de nouveaux incidents, Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, chef de la Gestapo française fit arrêter toute l’équipe de Neuilly par la police allemande et exigea leur déportation. Rien de mieux que d’éliminer la concurrence pour régner en maître des lieux. L’homme fut incarcéré à Fresnes avant d’être déporté à Oranienburg puis à Buchenwald. Libéré par les Américains, Lenz revint à Paris en 1945 et récupéra son magot caché avant sa déportation. Mais, il tenta de voler un de ses nouveaux compagnons du milieu qui le battit à mort, il décédera à la clinique d’Issy-les-Moulineaux le 11 septembre 1945 des suites de ses blessures.


  • À quand les devoirs des Hommes ?

    À quand les devoirs des Hommes ?

    Toutes et tous savent que demain, le 8 mars 2022, est la journée internationale des Droits des Femmes. Sur cette planète, nous avons, si les différents gouvernements à l’endroit où vous résidez vous donnent cette possibilité, des droits et des devoirs. Bien sûr, les lois régissent nos vies. Certaines sont là pour tenter de réparer les injustices, désagréments, délits ou crimes subis. Nous montrons toujours de l’index ce qui ne va pas, ce qui est dérangeant, ce qui entache nos libertés, mais rarement un geste du pouce, à défaut d’un sourire.

    Un devoir est une obligation particulière imposée par la morale, la loi, un règlement, les conventions sociales, etc. L’article 29 de la Déclaration universelle des droits de l’homme indique dans le premier alinéa que « l’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible. » C’est l’unique emploi du mot. L’article premier affirme que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Le respect de la loi est l’assurance que la liberté, les droits et la sécurité sont garantis pour tous. La violation des lois constitue toujours une faute qui peut vous valoir de lourdes sanctions pénales. D’ailleurs sur le territoire national français existent les conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD), qui sont d’accès gratuits et confidentiels. Car la loi reconnaît à chacun le droit d’être informé sur ses droits et devoirs, afin d’être en mesure de les mettre en œuvre.

    Faits divers et Justice

    Durant six mois, au début de l’année 2020, un homme de 54 ans a planqué des caméras-espionnes dans différentes toilettes publiques, Suisse. Selon l’ordonnance pénale du ministère public du Haut-Valais, révélée par le « Walliser Bote », l’homme consommait pendant de nombreuses années des films pornographiques à caractères zoophile et pédophile, avant de commettre ses délits dans les toilettes publiques. Le prévenu a été reconnu coupable, au mois de février 2022 de violations multiples dans les domaines privés et secrets, avec des appareils d’enregistrement, de vol, de violation multiple de domicile et de pornographie.

    Tout outil, comme le smartphone, possède deux sens, selon l’utilisation de son propriétaire qu’elle soit saine ou délictuelle. (Crédits : Erik_Lucatero/Pixabay)

    En juillet 2021, un homme de quasiment 30 ans a été condamné à 4 mois de prison avec sursis. Il capturait en vidéo l’intimité des femmes dans les toilettes du Zoo de Beauval. Pris en flagrant délit par le mari, le 5 août 2019, à Saint-Aignan-sur-Cher, le conjoint l’a attrapé et remis à la sécurité du parc. Le presque trentenaire avait confié aux enquêteurs être stimulé sexuellement par le fait de les regarder à leur insu, dans la plus stricte intimité.

    3 500 victimes recensées

    Un homme, père de trois enfants avait dissimulé son smartphone téléphone dans des toilettes de centres commerciaux, et une maternité. Au moins 400 victimes sur 200 Go auraient été filmées. Le tribunal de Saint-Brieuc l’a condamné ce mardi 26 juin 2018 à 9 mois de réclusion avec sursis et l’oblige à se soigner. Plus récemment à Nice, un trentenaire a écopé de quatre ans de prison dont trois avec sursis, d’une obligation de soins et d’indemniser ses victimes. Outre-Manche, un voyeur était incarcéré en 2015 pour avoir secrètement filmé des milliers d’inconnues dans les toilettes de cafés londoniens. Les enregistrements ont été réalisés pendant six ans à partir de 2009, avant qu’il ne soit arrêté après qu’une collègue découvre un appareil d’enregistrement, sur lequel figuraient des images du visage de l’auteur en train de cacher l’appareil.

    Des dossiers classés faute de preuves existent. Mais la science évolue sans cesse, réduisant au maximum l’impunité, et la tranquillité. (Crédits : herbinisaac/Pixabay)

    Chaque action engendre une réaction, un acte répréhensible sera toujours sanctionné, tôt ou tard. La cour d’assises de la Vienne a condamné un homme, accusé du viol sur une jeune femme, en octobre 1998 à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers, à 11 ans de réclusion criminelle, mercredi 2 mars 2022. Il a été rattrapé grâce à un papier de bonbon. « Ma cliente est victime doublement : elle a senti le souffle de la mort sur son cou et puis il y a eu ce viol : c’est-à-dire la profanation de l’intimité d’une fille de 21 ans, le vol de son innocence, de sa féminité. Il a volé son insouciance et la vie qu’elle devait avoir », rappelait Me Patricia Coutand.

    La journée des Droits

    Une journée internationale des Droits des Femmes ne va pas sans celle des devoirs. Celui de parler, de dénoncer un préjudice, une atteinte, quoique ce soit, sans aller jusqu’à la délation. Saviez-vous que toute personne requise pour aller témoigner devant la justice est obligée de le faire ? En cas de refus, le juge d’instruction peut l’y contraindre par l’usage de la force publique, et peut être poursuivi pour obstruction à la justice. Chaque individu décidant de se taire commet un délit. L’obligation de témoigner s’accompagne aussi de l’obligation de dire la vérité.

    L’éducation est un apprentissage, mais pas seulement scolaire. Il est le développement des facultés intellectuelles, morales et physiques, pour que les résultats de cette activité de développement permettent, dans le meilleur des cas de vivre ensemble en sécurité, harmonie. (Crédits : Sasin Tipchai/Pixabay)

    Sauf peut-être dans une assemblée où le mensonge et le parjure ne se conjuguent pas au temps de la politique. Le faux témoignage, lui, fait sous serment devant une juridiction est sanctionné au maximum par cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Avant de jouir de nos Droits que sont le respect, la tolérance, l’équité des traitements notamment dans le salaire… il est de notre devoir d’éduquer les Hommes, car sans éducation comment savoir ce qui est juste, de ce qui le l’est pas.

  • Le professeur Luc Montagnier additionne (1re partie)

    Le professeur Luc Montagnier additionne (1re partie)

    Le prix Nobel de médecine 2008 est décédé, mardi 8 février 2022, à l’hôpital américain de Neuilly. Le fait d’armes que chaque personne retient de lui est la codécouverte du VIH. De 1972 à l’an 2000, il est une figure incontournable de l’institut Pasteur, fleuron de la recherche en France. Depuis l’arrivée du SARS-CoV-2, des scientifiques décriaient les théories du professeur, pour terminer discrédité, par ceux qui le portaient au panthéon de ses pairs. Qui était-il ? Quelles furent ses publications ? Avait-il tort ou raison ?

    Luc Montagnier né le 18 août 1932 à Chabris, dans le Berry, d’où était originaire sa mère. Son nom, l’homme qui vit dans les montagnes, fait référence à la région paternelle, l’Auvergne, qui est faite de riches plaines et de vieux volcans. Son père attrape, dans sa jeunesse, une arthrite streptococcique, qui procure des lésions irréversibles des valves aortiques. Ce qui l’exempte de service militaire et l’oblige à un travail sédentaire. Ainsi, il exerça et excella dans la profession de comptable. Il a commencé à travailler dans la région de Poitiers, puis s’est installé à Châtellerault. Âgé de cinq ans, il est victime d’un accident renversé par une voiture, après avoir traversé une nationale. Le résultat donne deux jours de coma, avec de multiples blessures dont quelques cicatrices restent visible.

    La seconde Guerre mondiale

    Deux années passent lorsque survient l’invasion nazi en 1940. « Mes parents et moi quittant leur maison (proche d’une gare risquée), fuyant sur les routes dans une petite voiture, et finalement plus exposés aux bombardements allemands pendant cet “exode” que si nous étions restés à la maison. » La première année d’occupation allemande a été terrible, raconte-t-il, les « ersatz » ne stimulaient pas mon appétit, alors que je rêvais de chocolat et d’oranges. Son père souffrait d’entérocolite chronique, tandis que son grand-père atteint d’un cancer du rectum, est mort en 1947 après de terribles souffrances.

    Luc Montagnier, avant d’être le professeur et prix Nobel de médecine en 2008 pour la codécouverte du virus VIH, fut un enfant, un adolescent puis un adulte additionnant de multiples et terribles expériences de vie. Toutes celles-ci ont orienter puis déterminer son avenir que nous connaissons. (Crédits : DR)

    « Cela m’a tellement affecté que c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé plus tard d’étudier la médecine et d’entreprendre des recherches sur le cancer. » Soulagé comme la plupart des personnes sur Terre de la fin de la seconde Guerre mondiale, il restera cependant marqué à vie. « Je ne pouvais pas oublier non plus la vision de tant de morts, civils et soldats, et les images de déportés maigres libérés des camps de concentration. Je détesterai les guerres et leurs atrocités pour le reste de ma vie. »

    Faculté de Poitiers

    Bon en physique, en chimie, et moindre en mathématiques, le jeune Luc s’inscrit à la fois à l’école de médecine et à la faculté des sciences de Poitiers. Le but révélé, commencer une carrière de chercheur en biologie humaine, la spécialité n’existait pas, que ce soit en médecine ou en sciences à Poitiers. Au commencement, les écoles et facultés étaient situés dans le centre ville, comme souligne la « Rue des grandes écoles ». Cette dernière relie la place du Maréchal Leclerc (place d’armes pour les poitevins), à la rue Gambetta, non loin du palais des Ducs d’Aquitaine. Accessibles à pied, il passait la matinée à l’hôpital et l’après-midi à suivre des cours de botanique, de zoologie et de géologie.

    Son mentor et professeur de botanique, Pierre Gavaudan en Janvier 1931 au sein du laboratoire de Botanique de la Sorbonne. (Crédits : DR)

    Son professeur de botanique, Pierre Gavaudan, était atypique, il lui doit, explique-t-il d’avoir ouvert son œil à ce qui était le début d’une nouvelle Biologie, la double hélice de l’ADN, la synthèse in vitro des protéines par les ribosomes et la structure des virus. Un présent de la part de son père déclenche ses premières recherches. Il positionnait chez lui, un appareil combinant une caméra de cinéma en accéléré et un microscope. Le futur prix Nobel de médecine étudiais un phénomène connu depuis 1908 sous le nom de phototaxie des chloroplastes. Elle est la propriété de certaines algues vivant à la surface des étangs d’orienter leur grand chloroplaste unique en fonction de l’intensité de la lumière.

    Poitiers pour Paris

    Soutenant ses travaux en petite thèse, au sein de la faculté de Poitiers, à tout juste 21 ans, Pierre Gavaudan, lui demandait d”effectuer des recherches sur les formes L des bactéries. Ce fut la première incursion dans le monde des bactéries filtrantes, soulignait-il. Dans ces années, les références sur ce sujet controversé n’existaient qu’à la bibliothèque de l’Institut Pasteur à Paris. Il quitte sa province et complète ses études de médecine en se rapprochant inexorablement de la neurophysiologie, la virologie et l’oncologie. Engagé à 23 ans comme assistant à la Sorbonne, il se passe deux années avant la première description de l’ARN viral infectieux du virus de la mosaïque du tabac par Fraenkel-Conrat et Gierer, et Schramm détermine sa vocation : devenir virologue en utilisant l’approche moderne de la biologie moléculaire… (suite)

  • Caresses de chat donne des puces

    Caresses de chat donne des puces

    Qui saute le plus haut, entre les puces de chien et celles d’un chat ? Combien de chromosomes « X » y a-t-il chez une fille ? Quel est le nuage qui provoque les orages parmi le gyrobus, le thrombus et le cumulonimbus ? Rassurez-vous, rien à voir avec une formule ou un balai magique concernant Harry Potter. Saviez-vous qu’il pleut sur Vénus… de l’acide sulfurique ? À quel âge, l’homme cesse de produire des spermatozoïdes ? Êtes-vous un adepte de la cryptozoologie ? Pas de panique ! Inspirez profondément, saupoudrez vos connaissances de poudre de perlimpinpin, ajoutez un zeste de curiosité et partons en l’exploration.

    Lors des repas des fêtes, il existe toujours un aliment, que ne pouvez pas voir en peinture, que vous n’aimez pas, donc commençons par un saut de puce. En France, la variété la plus couramment rencontrée chez nos êtres de compagnies que sont le chat et le chien, s’appelle Ctenocephalides felis. Elle mesure moins de deux millimètres (1, 5 mm). C’est une espèce d’insectes piqueurs holométaboles siphonaptères de la famille des Pulicidae, bref une puce de chat.

    Le saut d’une puce

    Pour nos amis les chiens, elle se nomme Ctenocephalides canis. Celle-ci est considérée comme nuisible, car elle peut être porteuse du ténia Dipylidium caninum, susceptible d’être transmis à l’être humain, entraînant la dipylidiose. Trop de latin tue le latin. Juste un dernier pour la route. Cette maladie est provoquée par un cestode, vous connaissez son cousin le Taenia solium, ou ver solitaire. Revenons à nos moutons, celle qui saute le plus haut est l’hôte du chien, avec des bonds de 15, 5 cm contre 13, 2 pour celle du chat. Le rapport entre la taille et sa cabriole dépasse le millier (1033). Soit pour un être humain mesurant 170 centimètres, une envolée de près de 176 mètres. Impressionnant, non ?

    Les spermatozoïdes sont de petites cellules amenant les chromosomes paternels à l’intérieur de l’ovocyte. La tête est composée du noyau (avec les chromosomes) et de l’acrosome (sac contenant les enzymes nécessaires à la pénétration dans l’ovocyte). Le milieu est très riche en mitochondries (énergie) et le flagelle propulse l’ensemble.

    L’avènement, chez les mammifères est le résultat du rendez-vous entre une cellule femelle, porteuse d’un chromosome X, et celle d’un spermatozoïde qui porte selon soit un chromosome X ou Y. (Crédits : Adobestock)

    En fusionnant, la rencontre produit une cellule unique composée de « XX » pour une fille et « XY » pour le garçon, ce peut importe le ressenti de la personne née femme ou homme. La chose cocasse est que l’homme fabrique des gamètes mâles tout au long de sa vie, alors que pour la femme, le développement d’ovule stoppe avec la ménopause. Quoi qu’il en soit, leurs nombres comme leurs qualités baissent avec le temps.

    La tête dans les nuages

    Pardon, le gyrobus, le thrombus et le cumulonimbus ne sont pas tous les trois des nuages, mais deux peuvent poser de graves dommages. Le premier est un véhicule de transport utilisant l’électricité. Il n’en existe plus d’actif en France. Contrairement au trolleybus en service à Poitiers (1943-1965) et Limoges (1943-1985), le gyrobus ne suivait pas une ligne électrique placée au-dessus d’eux. Le thrombus est un « caillot » de sang au sein du réseau veineux qui apporte la thrombose.

    Cette conséquence survient généralement au niveau des membres inférieurs, bloquant la circulation sanguine, totalement ou partiellement. Il existe deux grands facteurs de risques, l’un est l’insuffisance veineuse, l’autre, l’hypercoagulabilité du sang. La seconde peut apparaître dans de certains contextes (la grossesse, l’obésité, le tabagisme…).

    Le cumulonimbus est porteur d’orages, d’averses, de grêle… Ce géant de 5 à 15 km de large, peut s’élever, sous nos latitudes jusqu’à 15 km. Un spécimen de 1 km de large sur 10 km de hauteur contient 1 million de litres d’eau. À son sommet, il se heurte à la stratosphère et s’étale largement, ce qui lui donne sa forme générale d’enclume. (Crédits : Météo France)

    Donc, le dernier comme vous l’aurez deviné est le fameux nuage. En général, il se situe entre quelques centaines de mètres et 3500 m du sol. Il peut cependant atteindre l’altitude de 21 km, il dépasse parfois la tropopause. Il est responsable à lui-seul d’aspects météorologique conséquents. Le cumulonimbus est une véritable usine thermodynamique. Chaque seconde, un gros cumulonimbus peut aspirer 700 000 tonnes d’air et absorber ainsi 8 800 tonnes de vapeur d’eau. Il peut renvoyer à la surface terrestre 4 000 tonnes d’eau, sous forme d’eau liquide, de neige ou de grêle.

    La pluie de Vénus

    Déesse de l’amour, de la séduction, de la beauté féminine dans la mythologie romaine, elle est l’une des quatre planètes telluriques du Système solaire, ce qui signifie qu’elle possède un corps rocheux comme notre Terre. Deuxième planète par ordre d’éloignement de notre astre, l’atmosphère y est chaude et massive. La pression au sol est environ cent fois celle de la Terre (9,5 MPa), et la température très élevée, 460 °C.

    La chaleur régnant à la surface est le résultat d’un puissant effet de serre, l’atmosphère faisant écran au rayonnement thermique infrarouge du sol, explique Futura Sciences. Mais mieux encore, des composés soufrés sont présents dans l’atmosphère, alimentant l’épaisse couche de nuages située entre 50 et 70 kilomètres d’altitude, ce essentiellement constituée de gouttelettes d’acide sulfurique H2SO4.

    Selon une légende amérindienne, l’oiseau-tonnerre est un Dieu ayant pris l’apparence d’un oiseau gigantesque. Ses ailes, de 6 m d’envergure provoqueraient le tonnerre afin d’éloigner les humains de son territoire. Pour la nation sioux, l’oiseau-tonnerre est appelé « Wakinyan Tanka ». (Crédits : DR)

    La cryptozoologie est simplement l’étude des cryptides, vous voilà bien avancé ! Plus sérieusement, il s’agit de l’étude des animaux légendaires tels le Yéti, Bigfoot, le Monstre du loch Ness, le Kraken, l’Oiseau-tonnerre, l’Ogopogo, l’Olgoï-Khorkhoï, leTadzelwurm… Cette science peut se définir comme l’étude et la recherche d’animaux non officiellement répertoriés, mais signalés par des témoins, dont l’existence controversée repose sur des éléments considérés insuffisants par les zoologues. Pour autant, la réalité dépasse souvent la fiction, c’est ainsi l’histoire du Saola. S’il ne fut pas étudié ni estampillé cryptide avant sa découverte, il était perçu au même degré qu’un mythe par les explorateurs pendant très longtemps.

  • « Promenons-nous dans le bois »

    « Promenons-nous dans le bois »

    Cette comptine semble composée au XVIIe siècle, elle a bercé de nombreux enfants, maintenant expérimentés de la vie et de ses méandres. Pour autant, « Promenons-nous dans le bois », appelée aussi « Loup y es-tu ? » ne connaît aucune trace de son origine, son auteur et son mélodiste sont anonymes. Reprise depuis plusieurs années, elle est donc tombée depuis dans le domaine public. Cette comptine pour anges, assez rythmée, se constitue d’un refrain entraînant qui fait intervenir des bambins se baladant dans la forêt.

    « Loup y es-tu ? » est un jeu de cache-cache pour enfants sous fond d’une comptine, dont la scénographie nourrit toute la dramaturgie, écrit Georges Sebbag. Fréquemment lors de spectacle de fin d’année, nous voyons et entendons des marmots s’éparpiller en petits groupes sur la scène. Ils entonnent, sous les regards attendris des parents tout ouïe, une chanson à l’adresse du loup, qui est tapi dans un coin.

    Promenons-nous dans les bois
    Pendant que le loup n’y est pas
    Si le loup y était
    Il nous mangerait
    Mais comme il n’y est pas
    Il n’nous mangera pas.

    Puis le silence s’avance, et les bambins l’interpellent par un « Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ? »

    Le couvert représente la projection verticale des houppiers au sol. L’évaluation du couvert s’effectue sur une placette de 20 ares (25 mètres de rayon) pour les arbres recensables et sur une placette de 7 ares (15 mètres de rayon) pour les arbres qui ne le sont pas. (Crédits : Schäferle/Pixabay)

    Pédagogiquement, elle apprend aux chérubins, la connaissance des habits. Car à chaque couplet le loup revêt un nouveau vêtement. Par le jeu de la comptine, il mémorise les notions de stress de l’excitation, de peur. Que cache-t-elle côté grande personne ?

    Elle devient au bal masqué, un divertissement réservé aux adultes. Car comme le loup, il est aisé de se costumer afin d’observer. Le mot « loup » désigne précisément le déguisement de cuir noir revêtu par les invités du bal. Il est une sorte de « masque de velours noir que les femmes ont porté pendant quelque temps pour se préserver du hâle ; il n’était point attaché, et elles le tenaient avec un bouton dans la bouche ; ainsi dit parce que d’abord il faisait peur aux petits enfants », définit Le Littré.

    « Les femmes parurent ne se plus soucier de leur visage, et commencèrent à le cacher ; elles prirent un loup, et n’allèrent plus que masquées dans les rues, aux promenades, en visite et même à l’église » (Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 116, dans POUGENS). Ici, au carnaval de Beauvais. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    En effet, ce loup noir, en affectant le masque d’un loup et en se découpant sur le visage, dissimule d’autant mieux l’identité du participant au bal masqué qu’il fait briller ses prunelles (comme ci-dessus).

    Différence entre Bois et Forêt

    Durant le texte de la comptine, toute l’action se passe dans le bois. Mais que représente ce terme ? Qu’est-ce qu’une forêt ? La première définition est « un lieu ou terrain planté d’arbres », tandis que la forêt est « une grande étendue ou un terrain planté d’arbres ». Une forêt est plus importante, oui, mais encore ? Tout est donc une question de superficie.

    Petit rappel de mesure et de surface

    UnitéSymboleAire en mètre carrés (m2)
    Le kilomètre carrékm21 000 000
    L’hectomètre carréhm210 000
    Le décamètre carrédam2100
    Le décimètre carrédm20.01
    Le centimètre carrécm20.000 1
    Le millimètre carrémm20.000 001
    La surface d’un carré se calcule par sa longueur multiplié par elle-même. Ainsi un hectomètre équivaut à cent mètres.
    Le parc de Blossac à Poitiers est d’une surface de 0.09 km2, 9 ha, 900 ares, 90 000 m2 ou 90 000 centiares.

    Le bois est un territoire occupant une étendue supérieure à 4 ha, comportant des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à 5 mètres à maturité in situ, un couvert arboré de plus de 10 % et une largeur d’au moins 20 mètres. Les bois font partie de la surface forestière. Comment fait-on pour avoir la correspondance entre les mètres et kilomètres carrés, ares et hectares ?

    Correspondancem2km2caaha
    1 mètre carré (m2)10.000 00110.010.000 1
    1 kilomètre carré (km2)1 000 00011 000 00010 000100
    1 centiare (ca)10. 000 00110.010. 000 1
    1 are (a)1000. 000 110010.01
    1 hectare (ha)10 0000.0110 0001001
    Un vieux métier peu connu est le métayer. Il est un agriculteur profitant d’une terre avec les matériels et animaux du propriétaire, et partageant de moitié, avec lui, les fruits de son labeur. Les métairies pouvaient être assez importantes et l’exploitation pouvait aller jusqu’à 50 ha. En cas de doute sur le calcul, il suffit de se rendre ici.

    La forêt est un territoire occupant une superficie d’au moins 50 ares (5 000 m2) avec des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à cinq mètres à maturité, un couvert arboré de plus de 10 %, et une largeur moyenne d’un minimum de 20 mètres.

    Un arbre est, quant à lui, un végétal ligneux (sauf liane) ayant une tige nue et non ramifiée dès la base. Il est d’une grandeur supérieure, ou égale à cinq mètres ou susceptible d’atteindre cette dimension à maturité. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    Tandis qu’un bosquet est un territoire occupant une superficie supérieure ou égale à 5 ares et inférieure à 50 ares (de 500 à 4 999 m2). Il doit comporter à minima 4 arbres non alignés capables d’atteindre une hauteur supérieure à 5 mètres à maturité in situ, un couvert arboré de plus de 40 % et une largeur d’au moins 20 mètres. Les bosquets ne font pas partie de la surface forestière. Bonne balade, pendant que le loup n’y est pas.

  • « Alea jacta est »

    « Alea jacta est »

    Cette locution que j’ai ouïe, peu ou prou, dans les palabres de comptoirs est latine. Elle signifie « le sort en est jeté », ou « les dés sont jetés », que Jules César aurait prononcé le 10 janvier 49 av. J.-C. ce juste avant le passage du fleuve Rubicon. Vous souvenez-vous d’une expression exaltée d’une bouche en 2013, par une certaine Nabilla « Allô ! T’es une fille, t’as pas de shampoing ? ». D’où est issu ce fameux mot que tout un chacun indique en « décrochant » son téléphone ?

    Il existe ainsi pléthores de locution de la langue française, en 2021, que nous usons sans qu’elles ne disparaissent. Par acquit de conscience, je viens vous les conter. Je viens de glisser la première, innocemment. Le terme « acquit » est dérivé du verbe « acquitter ». Depuis le début du XIXe siècle, cela désigne le fait de reconnaître un individu non coupable des charges qui pesaient contre elle. Elle est usitée depuis le XIe en d’autres circonstances. La première est lorsque nous acquittons, ou libérons, une personne d’une dette ou obligation. Dans « qui paye ses dettes s’enrichit », elle acquitte quelque chose. Ainsi, acquitter une dette, c’est la régler. Comme pour sa parole, une promesse, c’est la respecter ou la remplir. C’est pourquoi acquitter sa conscience est l’action de ce que nous croyons devoir faire, selon ce que nous dicte notre conscience. Ce faisant, on la libère du poids qui aurait pu peser dessus si on n’avait pas fait le nécessaire. Si l’expression « par acquit de conscience » est apparue au milieu du XVIe siècle, elle a été peu utilisée durant ceux des sciences (17e) et des lumières (18e), puisqu’on lui préférait la variante « à/pour l’acquit de sa conscience », aujourd’hui disparue. « J’ai résisté longtemps. J’avais déjà donné deux fois ma signature, mais pour l’acquit de ma conscience, le cœur n’y était pas comme on dit. » L’usage de cette expression sous-entend, le plus souvent, un manque de conviction totale : « Je l’ai fait par acquit de conscience, pour m’éviter d’éventuels scrupules, mais sans être vraiment convaincu que c’était indispensable. »

    L’affaire de l’exécution des Rosenberg

    Le 19 juin 1953, l’exécution de Julius et Ethel Rosenberg aux États-Unis, condamnés pour trahison fait couler beaucoup d’encre. Imaginez l’avocat chargé de leurs défenses, est-il « l’avocat du diable » ? Cette expression identifie celui qui défend une cause choquante ou perdue d’avance, mais aussi le moyen de faire du bruit, du buzz. Le bourdonnement provoqué est une technique marketing consistant à susciter du bouche-à-oreille autour d’un événement, d’un produit ou d’une offre commerciale et, ce faisant, des retombées dans les médias. Cela procure le plaisir de scandaliser ceux qui n’admettent pas qu’on puisse aller dans ce sens, par exemple lors d’une campagne pour l’élection présidentielle en France. Ce qui n’a rien à voir avec Buzz l’Éclair, bien entendu. Mais revenons à nos moutons.

    « Le droit à la légitime défense est un droit reconnu à tout sujet de droit international en tant que droit protecteur. Ce droit se trouve très souvent manipulé par les États puissants dans le cadre de la protection de leurs intérêts individuels au détriment de la souveraineté de certains États dits faibles. » (Crédits : Ezequiel Octaviano/Pixabay)

    Il y a parfois de supposés coupables (Klaus Barbie, défendu par Me Vergès) ou des causes difficilement défendables au vu de l’atrocité des crimes choquante ou l’immoralité reprochée. Et pourtant, tout le monde doit pouvoir être défendu, même ce satané diable, considéré par certains comme responsable de tant d’infâmes vilenies. Ou encore l’Affaire judiciaire française Deulin, qui s’est déroulée en 1987. Les circonstances étranges du suicide de Janine Deulin, âgée de 33 ans, valent à son époux Jean-Pierre d’être suspecté de meurtre et emprisonné. Le procès a lieu en 1990. Jean-Pierre Deulin est acquitté grâce à son avocat, Me Dupond-Moretti. L’enquête a conclu à une mort volontaire sans en connaître la raison. Cette locution du XVIIIe siècle vient de l’Église, l’advocatus diaboli était un religieux qui, au cours de l’étude préalable à la canonisation d’une personne, devait rechercher tout ce qui pouvait trahir l’influence du diable, dans son comportement. Ce rôle a été supprimé par le pape Jean-Paul II en 1983.

    « Alea jacata est »

    Âgée de deux millénaires, la locution émise par Jules César est toujours d’actualité. Il l’aurait prononcé 49 ans avant notre ère. Car à la tête de son armée venant de Gaule, il a franchi le Rubicon, prêt à affronter le consul Pompée qui dirigeait Rome. Ce jour — là, César prenait un double risque, celui de transgresser une loi (il est interdit à tout général de franchir ce fleuve avec ses troupes) et de perdre sa guerre contre Pompée. De la même manière qu’un postulant à un concours remet sa copie, il a dû ressentir le frisson du joueur qui lançant les dés, qui peut en seul instant, tout perdre ou tout gagner. Alea, en latin, signifiait « jeu de dés » ou « » et, par extension, il a désigné le sort ou le hasard. Par conséquent, une fois que les dés sont jetés, la décision prise ou l’action lancée, il n’y a plus qu’à patienter pour constater ce que le sort aura bien voulu décider. Cela stipule aussi un choix embrassé irrévocablement, quelles qu’en soient les conséquences.

    Ah, que de petits mots peuvent changer votre vie ! Nabilla Benattia en prononçant cette phrase lançait sa « carrière ». Considérée comme peu intelligente voire complètement imbécile, cette personne est-elle depuis plus de dix ans en train de prendre les gens pour des idiots en laissant croire qu’elle l’est ? (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    « Allô ! T’es une fille, t’as pas de shampoing ? Allô ! Non, mais allô quoi ! », s’offusquait Nabilla dans une émission de « télé-réalité ». Cette formule d’accueil placée au début d’une conversation téléphonique est bien plus qu’une interjection. Officiellement, c’est en mars 1876 qu’Alexander Graham Bell fait fonctionner son téléphone. Pour marquer ce moment historique, il prononce une phrase d’une profondeur haletante : « Monsieur Watson, veuillez venir dans mon bureau, je vous prie. » Dès 1880, la mise en relation entre personnes se fait par des « hallo » venus de halloo, salutation prononcée au début des conversations dans la contrée d’origine. Cependant, il remonterait au temps des bergers normands installés en Angleterre après l’invasion de Guillaume le Conquérant au XIe siècle, bergers qui s’appelaient ou rassemblaient leurs troupeaux par des halloo (l’anglo-normand hallœr signifiait « poursuivre en criant »). Ce dernier perdit son h pour devenir « allô ». Depuis, chaque pays connaît son interjection pour commencer une conversation téléphonique.

    Moi, tatillon ! Non !

    Il n’est pas si difficile de le prouver. Certains aimeraient à dire que c’est « chercher une aiguille dans une botte ou meule de foin ». Autrement dire vouloir réaliser une chose extrêmement délicate. Si l’expression n’est que peu ou prou usée par les étudiants ou jeunes actifs, Madame de Sévigné l’employait déjà en 1652 (la date d’apparition de cette expression est quant à elle inconnue). Le sens semble être suffisamment limpide. Quiconque a déjà tenté de retrouver une personne dans une foule, chercher une bague sur une plage en saisit l’essence et l’origine de la locution « chercher une aiguille dans une meule de foin ». Est-ce plus facile de trouver un brin de paille dans une botte d’aiguilles ? À défaut de me piquer un nombre incalculable de fois, je m’en lave les mains de vouloir le prouver. Les transitions sont parfois capillotractées, j’en conviens, comme celle-ci.

    Dans les pays « développés », il suffit de tourner un robinet pour voir couler l’or bleu sans discontinuer. 90% de la population mondiale (6,8 milliards de personnes) avait accès au moins à un service de base, consistant en un point d’eau amélioré nécessitant un trajet de 30 minutes aller-retour au maximum pour aller chercher de l’eau. (Crédits : Abdul Momin/Pixabay)

    Saviez-vous que les ablutions, qui signifient « faire sa toilette », est une expression dérivée de pratiques religieuses ? En effet le terme vient du latin ablutio issu du verbe abluere qui voulait dire « laver ». Dans de nombreuses religions, elles sont un acte rituel de purification par l’eau. Chez les musulmans, l’ablution avant la prière est obligatoire. Elle doit être faite avec de l’eau (ou de la terre propre si l’on est en voyage). Dans chaque mosquée, il doit y avoir une salle des ablutions qui isole la salle de prière du monde profane. Chez les catholiques, les ablutions se pratiquent au cours d’une messe, avant la communion, lorsque le prêtre fait verser un peu d’eau sur ses doigts pour les laver. À l’époque où les messes étaient en latin, le prêtre récitait un psaume commençant par « Lavabo inter innocentes manus meas » (je laverai mes mains parmi les innocents). Si Vincent Lagaf‘ en avait effectué un tube au temps du « Top 50 », vous avez reconnu là un mot qui vous est familier. Le terme Lavabo a ensuite été transposé aux ablutions profanes et a d’abord servi à désigner le meuble de toilette portant la cuvette et le pot à eau (broc). Il n’y a pas si longtemps que l’eau courante est arrivée dans toutes les chaumières, comme les douches. Nombreux Poitevins comme Français ont connu les douches publiques, comme l’était par exemple auparavant le bar « Au WC » à Poitiers, ou encore les établissements de bain boulevard Chasseigne. Puis, avec la modernisation, la cuvette en faïence que vous connaissez bien et dans laquelle vous faites vos ablutions.

  • Vous êtes vous déjà fait arnaquer ?

    Vous êtes vous déjà fait arnaquer ?

    C’est une sensation désagréable, voire vexante. « Non, pas moi ?!? » Pourtant, s’il est une chose, hors mis devant la mort et au sein des cabinets d’aisances, où nous sommes tous égaux, c’est bien devant devant la malveillance, la malhonnêteté de tout un chacun. Elles sont multiples, car les canaux le sont avec. Courriel, SMS, impôts, signalement de contenu pédophile sur votre ordinateur, loterie…Comment déjouer les tentatives d’escroqueries ? Quelle conduite à tenir ? Que faire ?

    Je viens vous conter une histoire qui m’est arrivée, il n’y a pas plus d’une huitaine. Créant une annonce pour la vente d’un véhicule d’occasion sur un site bien connu en France, Le Bon Coin pour ne pas le citer, des coordonnées sont visibles et consultables par n’importe quel quidam. Ce qui est plus que logique pour que les potentiels acquéreurs contactent le vendeur. Rien de choquant de prime abord, et pourtant. Une personne s’adresse au propriétaire dudit véhicule par message, une discussion s’engage, où l’individu demandant la confirmation du prix fixe de la voiture, il se décide de l’acheter sans même l’avoir vu. Dès cet instant, il faut mettre l’alerte en vigilance (première méfiance). Puis sous prétexte d’« être en déplacement durant deux semaines » l’homme se propose de régler la moitié de la somme par transfert (deuxième méfiance). Alors que le site le Bon Coin suggère un paiement sécurisé, afin d’éviter les arnaques.

    La Poste n’autorise pas l’envoi d’argent en liquide par le biais de ses services. Les billets de banque et les pièces métalliques de monnaie font même partie des objets interdits par l’entreprise au même titre que les produits stupéfiants ou encore les articles de contrefaçon. (Crédits : capture d’écran)

    Comme convenu, il transmet des documents par voie électronique avec un message. Puis en ces termes, tente de prouver sa, soi-disant, bonne foi :

    Les malfaiteurs présumés fonctionnent à l’identique, jouant sur la corde sensible. Mais pour autant, il faut garder la tête froide, jamais la Banque Postale ne vous demandera de confirmer sur un numéro de téléphone mobile une transaction qui plus est pour renvoyer de l’argent. (Crédits : capture d’écran)

    Soyons diligents, et naïfs. Je vérifie sur l’application d’une société de transferts de fonds de Western Union, via suivi de transfert. Tout me parait correct, car validé par la couleur verte de l’espoir. De ce fait, par un beau samedi matin, je me rends, tout guilleret, aux bureaux de la poste de Chauvigny, profitant par la même du marché qui s’y tient. Après avoir rempli en bonne et due forme les documents nécessaires au retrait d’argent, je les propose à la préposée.

    Après avoir appâté le poisson, le pêcheur resserre petit à petit l’étau autour du coup de sa potentielle victime. (Crédits : capture d’écran)

    Celle-ci après avoir vérifié les données, elle me tient ces propos : « Comment dire, il n’y a rien sur ce transfert, par un seul centime ». Une discussion s’instaure, expliquant le pourquoi du comment. Quelques dizaines de secondes plus tard, nous nous retrouvâmes tels des chalands à déambuler entre les fumets, criés et autres plaisirs, au milieu du marché. À cet instant, je me fais plus naïf que je ne suis, bien que l’humilité est un sentiment et un état d’esprit à user chaque jour. Je me permets d’envoyer une réponse pour connaître la réaction du soi-disant acquéreur.

    Le message qui mit le feu aux poudres. (Crédits : capture d’écran)

    C’est après l’avoir reçu que l’individu m’appelle avec un autre numéro de portable, sûrement un téléphone prépayé comme dans les films d’espionnage. Les échanges qui suivirent furent hauts en couleur. En premier lieu, il m’ordonna à mots couverts de le mettre en relation avec la personne propriétaire de ladite voiture. Je refusais catégoriquement, il commence à s’énerver, devenir désobligeant. Lorsque je lui explique que la préposée confirme l’absence de l’argent, il répond « vous n’avez pas suivi les instructions, et vous me traitez de voyou ? » Durant onze minutes, le monologue non du vagin, mais de la vente s’éternisa. « Puisque c’est comme ça, je vais retirer l’argent, tant pis pour vous », me dit-il pour me faire paniquer. N’étant pas dupe, je fis mime d’abonder dans son sens, et de respecter à la lettre lesdites instructions… que je ne fis pas, bien entendu. Désappointés, mais heureux d’avoir débusqué tels des furets, les malhonnêtes gens, ils ne nous restent qu’à regagner nos pénates, forts de cette expérience.

    Tout semble normal. Le service client de Western Union, agréable au demeurant, me confirme que ce transfert n’est pas destiné à la France. Me laissant à demi-mot comprendre que cette méthode d’hameçonnage est fréquente et que la société en souffre, tous comme les consommateurs. (Capture d’écran)

    L’après-midi, je me rends à Poitiers au tabac-presse Le Diplomate, situé à l’angle de la rue Carnot et celle du Petit Bonneveau, sachant que ces derniers proposent des transferts tels que celui cité. Sur l’application du commerçant, tout parait valide également. Il me conseille très justement de contacter le service client, et m’invite à l’informer des suites lorsque j’aurais plus de renseignements. Le dimanche, trépasse, après avoir dégusté pendant le dîner, un petit salé et ses légumes, suivis par une tarte aux pommes maison. Ce qui me conduisit à un lundi plein d’enthousiasme. Je décide donc de me rendre à la grande poste, tout près du commissariat de Police de la cité pictave, rue de la Marne. Je suis au fait que le transfert ne contient pas un kopeck, ou du moins pas un qui me soit destiné. Patientant au sein du hall, un préposé me reçoit. Comme tout un chacun, l’employé de la Banque Postale m’indique qu’il ne saisit pas comment cela est possible de voir la supposée transaction validée, et invalidée au même instant. Je quitte la personne et l’ouvrage architectural. J’apprendrais que la transaction existe réellement, mais pas vers un pays situé à côté de la France.

    L’attestation d’envoi qui n’est qu’un faux grossier. Une personne de confiance m’invite à observer l’impression entre le Oui et le Non, le fameux numéro de téléphone pour valider le transfert, les frais comme la loi inexistante, qui se veut être une pâle imitation de la Loi n° 2012-354 du 14 mars 2012, bref… (Crédits : capture d’écran)

    Comment déjouer les arnaques ?

    Attention, tout ce qui est trop beau, est vraisemblablement une imposture, une escroquerie ou une tentative. Un I-Phone 13 Pro Max à 500 euros est un exemple, tout comme le Galaxy Z Fold3 5G à 800 €, ou encore l’OPPO Find X3 Pro 5G à 600 €, fuyez si cela est une annonce d’un vendeur en ligne ! Soyez sur vos gardes ! Demandez à quelqu’un de confiance, ou sur l’Internet dans un moteur de recherche mentionnez les coordonnées fournies, tel le numéro de téléphone. S’il vous apparaît de nombreuses occurrences pour une imposture, c’est sûrement le cas. Des sites référencent les arnaques par le biais des personnes à travers la France, comme par exemple Signal Arnaques. Pareil, lorsque vous recevez un courriel des impôts pour un remboursement, taxe d’habitation, règlement d’impayé… contactez-les… vous serez fixé et rassuré. « Si effectivement une action est requise de votre part vis-à-vis de l’administration fiscale, vous retrouverez cette information dans votre espace privé sur le site www.impots.gouv.fr. De plus, si vous aviez à bénéficier d’un remboursement, celui-ci se ferait automatiquement. Il ne transiterait jamais par votre carte bancaire, mais serait directement versé sur le compte que vous avez enregistré auprès des services fiscaux », assure la DGFIP. Il existe aussi l’arnaque à la loterie, au colis, à l’amour, au signalement de contenu pédophile sur votre ordinateur, au logement, à l’emploi, du scamming.

    ATTENTION , grosse arnaque , j’ai reçu mon pli par la poste comme indiqué. J’ai payé la modique somme de 755 € oui vous avez bien compris !!!!! Je me suis connecter avec le code de la carte, voila et maintenant j’attends, j’ai tous simplement perdu 755 € alors faite gaffe

    Une victime

    Comprenant sans coup férir que cette démarche est de l’arnaque, ou plus véritablement de la tentative d’escroquerie, j’ai contacté Western Union. La personne du service client m’a confirmé que sans transfert d’argent, il ne portait pas les faits à la connaissance de la justice. Que « pour les transferts sans problème, mais qu’il ne faut jamais régler ou se faire payer une somme par ce moyen ». Là où le bat blesse est la somme supplémentaire au montant attendu. Après avoir joint son complice présumé (le directeur fictif d’une Banque Postale) par téléphone, il demande pour assurer la transaction, et la sécuriser de reverser les 180 €. Gaussons-nous, car notre bonhomie entre en jeu. Une fois que vous avez réalisé, en toute bonne foi, le « remboursement » du trop-perçu, vous êtes victime d’une escroquerie. Il est déjà trop tard. Demandez un chèque de banque en horaires d’ouverture, cela vous permettra de vérifier la véracité et solvabilité auprès de la banque concernée.

    Quelle conduite à tenir ?

    J’ai effectué un signalement sur le portail dédié, et cela va de soi, sur le site marchand. Vous souhaitez déposer plainte ? Plusieurs possibilités, rendez-vous au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez, ou adressez votre plainte par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire de votre domicile.Vous pouvez également déposer une pré-plainte sur le site du ministère de l’Intérieur. Dans les faits que l’on peut signaler, il existe les catégories suivantes :

    • Pédophilie ou corruption de mineur sur Internet
    • Incitation à la haine raciale ou provocation à la discrimination de personnes en raison de leurs origines, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap
    • Menaces ou incitation à la violence
    • Trafic illicite (stupéfiants, armes, etc.)
    • Mise en danger des personnes
    • Incitation à commettre des infractions
    • Spam
    • Injure ou diffamation
    • Escroquerie
    • Terrorisme : menace ou apologie
    « Si vous êtes témoin ou victime de faits nécessitant une intervention immédiate de services de police ou de secours, par exemple : ne agression, un accident, un incendie, vous ne devez pas utiliser ce site, mais composer le 17 sur votre téléphone », rappellent-ils. (Crédits : Gouv.fr)

    Pour rappel l’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. L’escroquerie, comme la tentative est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 1 000 000 euros d’amende lorsque l’escroquerie est commise en bande organisée. « Prenez soin de vous, et faites très attention, les malfaiteurs n’ont aucun scrupule. »