Étiquette : France

  • Il y a cent ans… les premiers dispositifs de circulation à Paris

    Il y a cent ans… les premiers dispositifs de circulation à Paris

    Alors que le Code de la route faisait son apparition quelques jours auparavant, la préfecture de Paris déployait des mesures rendues « nécessaires » par le développement intense de la circulation dans la capitale. Les prémisses des feux tricolores pour canaliser le flux de voitures voyaient le jour ce 18 juin 1922. Ils étaient placés aux principaux carrefours où un disque indiquait l’arrêt ou la libre circulation aux automobiles. Le balbutiement donnait quelques fils à tordre à tout usager.

    Ainsi qu’un terre-plein central, un policier actionnait le dispositif pour alerter les administrés que le sens de circulation était libre avec « Passez » ou au contraire que vous deviez stopper en voyant le disque s’exprimer d’un « Halte ». Le chemin fut long explique C. d’Avron journaliste du quotidien Excelsior. En premier lieu, le docteur Goupil, de surcroît conseiller municipal, construisait un kiosque pour améliorer la circulation.

    En 1912, un exemplaire de ce « kiosque-signal » est placé à titre expérimental au carrefour situé à l’angle des rues Montmartre et du Faubourg-Montmartre. L’expérimentation n’étant pas satisfaisante, elle était jugée plus divertissante qu’utile, il sera démonté 20 jours plus tard. (Crédits : DR)

    Les ordonnances se suivent. La première le 10 juillet 1900 établit en quelque sorte une charte de la circulation. Les écrits du 10 février 1909, et du 28 juillet 1910 précède la quatrième du 24 juillet 1913 qui stipulait que les voitures devraient ralentir at s’arrêter aux points d’arrêts des omnibus et tramways, ou trolley, pour laisser les pétions descendre et traverser la chaussée sans risque de se faire écraser. Les 25 et 27 décembre 1921, les deux dernières rendaient obligatoire le sens unique de certaines voies, notamment pour les ancêtres des poids lourds.

    Surnommé « bâton Lépine », le bâton blanc est l’emblème des agents de circulation. En mars 1965, avec la réorganisation de la police, qui devient nationale, deux attributs disparaissent avec de l’équipement : la pèlerine et… le bâton blanc. Mais il apparaît à la main de Michel Galabru dans le film de Claude Zidi « Les Sous-doués ». (Crédits : DR)

    Louis Lépine au retour d’un voyage en Angleterre ramena comme souvenir le fameux bâton blanc qu’usaient les personnels des gardiens de la paix. La simplicité et surtout l’efficacité de l’homme et du matériel encourageaient la préfecture à en déployer davantage. Plus les jours effilochaient, plus la présence de véhicules était prégnante. Si bien, que chaque agent fut muni d’un bâton en noyer encaustiqué « à peu près aussi visible que le bâton passé au ripolin blanc ».

    Les premiers dispositifs pour aider les piétons à traverser des voies n’apparaissent qu’au début des années 1930. Le passant « n’aura qu’à appuyer sur un bouton, une lampe rouge s’allumera et les voitures devront stopper pour permettre à l’isolé de circuler ». Le tout accompagné d’une sonnerie, comme certains passages à niveau. (Crédits : DR)

    La catégorie qui deviendra reine, fut au départ des signaux de phares à feu clignotant de couleur blanche puis jaune, « placés comme guides de circulation ou régulateurs placés à un croisement » il faudra attendre l’année 1938 pour que les feux tricolores « rouge, jaune, vert » apparaissent.

  • Moses Staff s’attaque au réseau électrique israélien

    Moses Staff s’attaque au réseau électrique israélien

    Dans une vidéo de six minutes, les opérateurs derrière Moses affichent clairement la couleur, ils veulent plonger Israël dans le noir le plus complet, en s’attaquant au réseau électrique. Ils affirment s’être introduits dans le réseau, l’attaque aurait eu lieu mercredi 15 juin 2022. Le groupe a déclaré avoir ciblé l’Israel Electric Corporation, le plus grand fournisseur d’électricité dans les territoires occupés, ainsi que Dorad Energy Ltd, qui dessert des clients dans l’ensemble des régions, ainsi que le fournisseur de solutions techniques Reali Technologies Ltd.

    Le message publié à la fin de la vidéo ne souffre d’aucune ambiguïté : « we warned you that this is just the beginning … you will sink into the deep darkness very soon. We will strike you internally. Wait for our synthetics attacks ». Avec la vidéo est joint un fichier de 167,6 MB de données décompressées avec photos de construction et installation, plans détaillés… au total de 46 fichiers.

    « Nous allons vous punir. L’objectif est clair, défini et précis. Ce n’est qu’une petite partie de notre accès à votre réseau électrique », a-t-il ajouté.
    « Vous serez bientôt dans le noir », conclut le groupe. (Crédits : capture d’écran)

    Les opérateurs derrière Moses staff avaient exfiltrés et publié des documents classifiés, à savoir des informations confidentielles des militaires israéliens, des états financiers, etc. par des cyberattaques sur l’infrastructure du régime israélien. En novembre 2021, l’organisation diffusait de multiples fichiers contenant les coordonnées de centaines de membres de l’armée israélienne, ainsi que des photos personnelles de Benny Gantz, le ministre israélien de la Défense et vice-premier ministre. Le groupe avait infiltré des caméras de surveillance en circuit fermé israéliennes, ce dans les territoires palestiniens occupés et Rafael Advanced Defense Systems, une entreprise israélienne de « technologie de défense », explique le site presstv.

    « Nous vous surveillons depuis de nombreuses années, à chaque instant et à chaque étape. Ceci n’est qu’une partie de notre surveillance de vos activités grâce à l’accès aux caméras de vidéosurveillance du pays. Nous l’avions dit, nous allons vous frapper alors que vous n’auriez jamais imaginé… », martèle le groupe. (Crédits : capture d’écran)

    Ils ont également piraté les systèmes israéliens le 14 novembre et publié 22 To de cartes en 3D des territoires occupés avec une précision de 5 cm, ainsi que les profils de dizaines de membres de l’unité secrète 8200 des FDI, avec CV et photos.

  • Il y a cent ans… la famine tuait en Russie

    Il y a cent ans… la famine tuait en Russie

    La famine qui a sévi en Russie de 1921 à 1922 effrayait les populations françaises et les journalistes qui relayaient des épisodes de survie du peuple russe. La principale cause est la sécheresse de 1921 qui toucha les régions tempérées de l’hémisphère nord de l’automne 1920 au début du printemps 1922. À Paris, il ne tombe que 267 mm de pluie dans l’année, ce qui en fait l’année la plus aride du XXe siècle, loin devant 1976 avec 440 mm. Entre le 20 mai et le 17 juillet 1921, il ne pleut que 18,6 millimètres.

    La seconde raison est anthropique, avec la désorganisation des moyens de production et de distribution en raison des réquisitions du communisme de guerre et de la collectivisation forcée. Des images qui hantent les chaumières de jusqu’aux steppes de l’Asie centrale. Chaque jour, des milliers de vies humaines dépérissent. Les cimetières trop petits sont délaissés, alors les défunts privés de sépulture sont abandonnés là où ils se trouvent, dans une cour, une rue, un chemin… Quant à ceux qui fraîchement ensevelie six pieds sous terre, les vivants — seule la peau reste sur leurs corps décharnés — se jettent sur leurs tombes, les ouvrent et arrache le défunt à sa dernière demeure avant de les couper en morceaux et de les dévorer.

    Lors de la première famine 1921-1922, cinq millions de morts sont à déplorés. Au plus fort des estimations, le nombre allait jusqu’à huit millions entre 1931 et 1933. Des paysans affamés, gisent dans la rue à Kharkov en 1933. (Crédits : Alexander Wienerberger/Diocesan Archive of Vienna/BA Innitzer)

    Le journaliste en ce 17 juin 1922 relatait que des réserves de chair humaine auraient été découvertes chez des fermiers, en Crimée. « À Karassoubazar, on a trouvé chez un Tzigane 17 corps d’enfants formant toute une salaison ». À Samara, plus un chien, ni un chat. Du côté de Volsk, l’horreur se lit sur les visages, les parents ne laissent pus sortir les enfants. Le soir venu, il faut se déplacer au milieu de la rue, c’est la règle si on veut survivre. Celui qui marche sur le trottoir est attrapé au lasso, il est entraîné à l’intérieur des maisons et…

    À Stavropol, les affamés se nourrissaient de paille, d’écorce, d’herbes, de bouses de vaches à laquelle on ajoutait une quantité ridicule d’orge ou de maïs. Cela rappelle la famine qui a touché Madagascar en 2021. Une décennie plus tard, une autre famine fera de 6 à 8 millions de morts. L’épisode russe semble être presque un mauvais et lointain souvenir, pourtant chaque jour, 25 000 personnes meurent de faim, décèdent, car elles n’ont rien à manger.

  • Attention aux arnaques à la Canicule

    Attention aux arnaques à la Canicule

    Les tentatives d’arnaques par courriels, sur des crimes de pédophilie, à l’assurance, aux comptes bancaires, compte personnel de formation… sont de plus en plus fréquentes, mais pas seulement. Nous sommes des dizaines, des centaines voire plusieurs milliers en France à recevoir des SMS pour nous vanter, ceci ou cela… La plupart du temps, pour ne pas dire, à chaque instant, c’est une arnaque. Donc, ne cliquez pas sur un lien parce que vous l’avez tout simplement reçu sur votre smartphone, prenez un temps de réflexion.

    Alors que Météo France annonce le passage en vigilance rouge de 12 départements à savoir la Charente (16), Charente-Maritime (17), Deux-Sèvres (79), Gers (32), Gironde (33), Haute-Garonne (31), Landes (40), Lot-et-Garonne (47), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82), Vendée (85) et la Vienne (86), il existe une autre alerte à prendre en considération. Les messages que vous recevez sur votre précieux, celui qui ne vous quitte pas, même aux cabinets d’aisances, que sont les toilettes. Les nombreuses fuites (Facebook, Hôpitaux…) suites à des attaques de sites, qu’elles soient par DDoS, brute force, hameçonnage… affichent vos données personnelles sur le DarkWeb où elles peuvent être vendues. Le but faire tout simplement du profit et gagner de l’argent.

    Le lien joint au SMS pointe en définitive sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Avec des outils, vous pourriez décortiquer son trajet, ainsi voir s’il passe par un tiers, pour vous voler vos informations privées (lieu de bornage, répertoire, type d’appareil, opérateur…) par exemple. (Crédits : capture d’écran)

    Souvent, comme sur l’exemple ci-dessus, et selon des sources, « le lien pointe d’abord sur une régie publicitaire et par conséquent, le petit malin se rémunère au passage. » Pour preuve, il suffit de se renseigner sur le site officiel (en faisant attention), ou en sur les réseaux sociaux ou encore en téléphonant. Car il n’existe pas de communication officielle ou de messages sur les réseaux sociaux expliquant la mise en place d’éventuels envois de SMS aux citoyens.

    L’entité étatique possède un dispositif digital de ciblage à savoir « des messages géolocalisés — via les réseaux sociaux, et des SMS — envoyés aux personnes les plus vulnérables dès qu’un département passera en vigilance jaune. » Au préalable chaque mairie aura collecté les numéros de téléphone des personnes dites fragiles, pour envoyer des recommandations à ce sujet (s’hydrater, fermer les volets…). Les personnes qui reçoivent donc les SMS sont connues des municipalités et inscrites à leur demande. Comme le dirait le sage, qui sans cesse s’époumone et rabâche de ne pas « cliquer » sur des liens suspects, prenz un temps de réflexion. Comme lorsque vous devez prendre la parole vous prenez une gorgée d’eau avant de commencer, retenez un temps votre doigt avant de cliquer sans réfléchir.

    C’est impressionnant d’entendre la nouvelle personne en charge du ministère de la Santé et des Préventions, Mme Brigitte Bourguignon, sur un point conférence indiquer, avec une certaine hésitation, que ses services ont envoyé plus de dix millions de SMS, le jeudi 16 juin 2022, sans que quiconque ne soit averti. D’autant que règne une certaine opacité, sur le fonctionnement, les règles de communication, surtout après ce que soulignait Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI lors du forum international de la #cybersécurité : « La pire des menaces est celle dont on parle le moins : la pression d’un espionnage étatique d’un niveau incroyable ». Non sans redouter que le jour où cette capacité deviendra offensive, au sens de destruction massive. « Ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux »

  • Le milieu médical infecté par l’informatique

    Le milieu médical infecté par l’informatique

    Les hôpitaux font souvent dans les gros titres de la presse à travers le globe. En Amérique du Nord, deux faits corroborent cette situation, le premier à Boston aux USA, le second à Laval au Québec. La conclusion est qu’il existe une probabilité non nulle que de très nombreuses données sensibles soient potentiellement compromises. Elles représentent plusieurs millions d’informations, qui sont les civilités des patients, mais également les personnels soignants actuels ou passés.

    Une attaque informatique contre l’entreprise Shields Health Care Group basée au Massachusetts pourrait avoir compromis l’identité et les informations médicales d’environ 2 millions d’individus. Elles pourraient contenir les prénoms et noms, les numéros de sécurité sociale, dates de naissance, adresses, diagnostics, les données de facturation, les numéros d’assurance et du dossier médical et d’autres informations médicales ou de traitement. Shields a déclaré être en train d’examiner les données touchées. L’attaque a été signalé au ministère américain de la santé et des services sociaux que le 27 mai 2022. Le rapport initial faisait référence à un incident concernant un serveur de réseau, qui a compromis les informations de plus de 50 clients du prestataire. La déclaration fournie par les représentants de Shields indique un accès non autorisé sur une période de deux semaines en mars. L’opérateur a acquis des données, mais la société n’a confirmé le vol qu’après sa première alerte de sécurité à la mi-mars.

    Il serait temps de renforcer les systèmes d’information des personnels hospitaliers, pour qu’il ne soit concentré que sur les soins à apporter. (Crédits : David Mark/Pixabay)

    Quand les individus malveillants n’arrivent pas à conduire une attaque en ligne… ils viennent dérober directement les ordinateurs sur place, c’est ce qu’a vécu le CHU de Québec. Les malfaiteurs sont entrés par effraction dans la nuit du 5 au 6 juin 2022. Les services de Police ont déjà procédé à des arrestations. Une partie du matériel volé a été récupéré, cela dit l’établissement ne peut pas présumer que les informations contenues n’ont pas été transférées à un tiers. Cette fois, la patientèle ne serait pas impactée, mais les personnels hospitaliers passés comme présents, soit environ 10 000. Toutes personnes affectées par ce bris potentiel de confidentialité seront contactées, assure le CHU. Cela concerne tout individu ayant travaillé entre le 1er mars 1991 et le 14 mai 2022. Cette fois encore des données intéressantes pour toutes personnes désireuses de commettre des délits ou crimes :

    • Prénom et nom
    • Adresse personnelle
    • Numéro de téléphone privé
    • Courriel
    • Date de naissance
    • Numéro de sécurité sociale
    • CV
    • Impôts…

    « Jusqu’à maintenant, rien ne nous indique que les données contenues sur le matériel informatique volé auraient été utilisées à des fins malveillantes ou frauduleuses ni qu’elles auraient été vendues à des tiers. Nous demeurons en contact continu avec le service de police de la Ville de Québec afin de connaître le niveau de risque associé à l’utilisation malveillante ou à la vente de ces données. » Au début de l’année, le Réseau de santé de Scarborough (SHN) dit avoir été victime d’une cyberattaque à la fin de janvier, révèle Ici Radio Canada, le 26 mai dernier. La personne pourrait avoir eu accès aux civilités, adresses, carte d’assurance maladie… de certains patients. Le regroupement de trois hôpitaux (Birchmount, Centenary et General) précise que des activités inhabituelles ont été détectées dans ses systèmes le 25 janvier. La brèche a été colmatée le 1er février 2022 assure le SHN, néanmoins, il offre à ses patients un service gratuit de surveillance du dossier de crédit par le biais de la firme TransUnion, et ce, pendant deux ans, si la demande est effectuée avant le 30 septembre.


  • L’Informatique, arme de destruction massive ?

    L’Informatique, arme de destruction massive ?

    Georges W Bush, président des États-Unis cherchait des armes de destructions massives sous les tables, lors du diner des correspondants de la maison blanche, ils semblent qu’elles ne ressemblent pas à ce quoi nous nous attendions : informatique. Certaines opérations sont documentées, d’autres secrètes. Les attaques les plus connues sont WannaCry, NotPetya/ExPetr, Stuxnet, DarkHotel ou Mirai. Les attaques par déni de service sont fréquentes, comme celles par brute force.

    Cloudflare a révélé ce mardi 14 juin 2022 avoir bloqué la plus importante attaque, à ce jour, par déni de services (DDoS), avec 26 millions de requêtes par seconde. L’opération a été menée la semaine précédente contre l’un des clients de l’entreprise. « L’attaquant à l’origine de l’attaque a utilisé un botnet de 5 067 appareils relativement puissant puisque chaque machine a pu générer environ 5 200 requêtes par seconde au moment du pic ». Omer Yoachimik, Product Manager chez Cloudflare affirme que « pour contraster la taille de ce botnet, nous avons suivi un autre botnet beaucoup plus grand, mais moins puissant de plus de 730 000 appareils. » L’opération se distingue par le recours à des requêtes HTTPS.

    En moins de 30 secondes, ils ont lancé la bagatelle de 212 millions de requêtes. Elles provenaient de plus de 1 500 réseaux répartis dans un total de cent vingt-et-un États, principalement des États-Unis, du Brésil et de Russie. (Crédits : CloudFlare)

    Des pannes en Inde, qui ont été solutionnées, ont causé des problèmes de performance dans tout le pays. Ainsi Discord, l’assureur en ligne Acko, GitLab et la plateforme SaaS OSlash, comme des utilisateurs qui ont signalé des problèmes d’accès à Shopify, Udemy, Canva et Zerodha, rapporte DownDetector, un outil de surveillance du Web qui suit les rapports de panne. Le dysfonctionnement a été corrigé deux heures environ après son apparition. Un porte-parole de la société a déclaré que l’entreprise était confrontée à une panne dans « certaines parties de son réseau en Inde, en Indonésie et en Europe de l’Est », en précisant que la panne n’était pas imputable à une attaque. « La cause profonde du problème était une augmentation de la consommation de ressources due à la sortie d’un logiciel. Cloudflare a travaillé sur un correctif en quelques minutes, et le réseau fonctionne maintenant normalement », a-t-il ajouté.

    Les opérateurs usant le Ransomware-as-a-Service Vice Society revendiquent une attaque informatique à l’encontre du groupe Novelty qui affichait leur soutien à l’Ukraine, tout comme Agco. Une somme de 50 000 dollars avait été versée pour aider les communautés agricoles ukrainiennes concernées par le conflit armé avec la Russie. (Crédits : DR)

    Les différentes compagnies de production d’énergie comme Entega sont des cibles de choix par la pluralité des offres de services, donc de données. Les cyberattaques seraient-elles perpétrées au hasard ? Les opérateurs derrière les ransomwares sont des sociétés dont la finalité est de faire du profit. L’université de Pise en fait les frais, au vu du montant exigé par les opérateurs. D’autres émettent également un message politique, avec pour but de créer du chaos au sein des sociétés ciblées, quand il existe un espionnage étatique.

    Lors du Forum International de la #Cybersécurité, Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI pour quelques jours encore, expliquait que « si on devait se mettre des indicateurs, des ICP (Indicateur Clé de Performance), je ne suis pas sûr qu’on pourrait s’attribuer une très bonne note. Mais si on n’avait pas fait tout ce travail, ce serait encore pire. » Et de glisser une pointe d’humour dans un constat alarmant, en faisant référence au dernier rapport de l’ANSSI, « à lire si on n’est pas assez stressé ». Mais aussi à la situation du Costa Rica, en état d’urgence national depuis plus d’un mois « à cause d’un groupe criminel qui était censé avoir disparu suite à la crise en Ukraine », Conti pour ne pas le citer. « La pire des menaces est celle dont on parle le moins : la pression d’un espionnage étatique d’un niveau incroyable », poursuivait Guillaume Poupard. Non sans redouter que le jour où cette capacité deviendra offensive, au sens de destruction massive. « Ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux »

  • Il y a cent ans… suspicion de coup d’État en Allemagne

    Il y a cent ans… suspicion de coup d’État en Allemagne

    La cherté de la vie, que ce soit d’un côté ou de l’autre du Rhin, est réelle. L’Assemblée nationale en France maintenait sa confiance au ministre de l’Agriculture M Chéron. Le prix des matières premières, les importations et exportations, les discussions revenaient en boucle sur le coût de la vie. Les tensions suivant la Première Guerre mondiale ont fait naître des rancœurs parmi les différents belligérants, surtout en ce qui concerne les réparations. En Allemagne, des mouvances nationalistes faisaient déjà beaucoup de bruit, le 16 juin 1922.

    Tandis qu’en France, les dockers bloquaient le port de Marseille, pour obtenir que les salaires de nuit soient portés à 40 francs, la peur d’un coup d’État semblait probable outre-Rhin. Le 24 juin 1922 était annoncé de grandes manifestations nationalistes, elles se dérouleraient à Caub. Les futurs participants sont nommés : Ludendorff, et le député pangermaniste Wullé. Caub est l’endroit ou durant la guerre napoléonienne, le maréchal Gebhard Leberecht von Blücher passa le Rhin. De plus, les nationalistes souffraient de se livrer le 28 juin 1922 à une démonstration de force, jour de l’anniversaire de la signature du traité de Versailles. Les autorités craignaient des conflits sanglants, car deux camps s’opposaient : les classes ouvrières à la Ligue nationale des officiers et des soldats allemands. L’intention était de reproduire la nuit de la Saint-Barthélemy envers le gouvernement et la République, et l’histoire montrera la montée en puissance d’un caporal. Depuis le 29 juillet 1921, Adolf Hitler est le dirigeant incontesté du parti nazi : « il n’était alors qu’un agitateur de brasserie : une célébrité locale assurément, mais à peine connue ailleurs ».

    L’homme fils d’Émile Rathenau, fondateur d’AEG, est de confession juive. Le 17 juillet 1933, l’organisation paramilitaire Stahlhelm et le chef de la brigade Ehrhardt, affichent leur vision du futur en honorant publiquement les assassins de Rathenau au château de Saaleck. (Crédits : Le Journal/BnF/Gallica)

    Deux mois après la signature du traité de Rapallo, le 24 juin 1922, le ministre des Affaires étrangères, Dr Walther Rathenau était assassiné à coups de grenade et de tirs de revolver. Les dispositions du gouvernement en danger indiquaient que par décret spécial, « toutes les manifestations susceptibles de troubler l’ordre et le calme et de mettre en danger la patrie vont être interdites ». Les rassemblements prévus le 28 juin contre le traité de paix et la question de la responsabilité allemande dans la Première Guerre mondiale étaient, d’ores et déjà, prohibés. Quatre jours après l’assassinat de Rathenau, un communiqué officiel de la préfecture de police annonçait les noms des meurtriers présumés. Il s’agissait de Ernest Werner Techow, 21 ans, Fischer dit le pécheur, 25 ans, Knauer, dit Koener, 25 ans, appartenant à l’organisation Consul qui exécuta 354 personnes de 1919 à 1922.

  • Il y a cent ans… la Cour permanente de Justice internationale

    Il y a cent ans… la Cour permanente de Justice internationale

    La cour pénale internationale de La Haye qui juge les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre est connue de tous. Mais elle ne doit pas être confondue avec la cour internationale de Justice ou tribunal pénal international. Cette dernière a été créée en 1945, après la Seconde Guerre mondiale, pour remplacer la Cour permanente de justice internationale (CPJI), instaurée par la Société des Nations (SDN). Mais qu’elle cette Cour qui vit le jour le 14 juin 1922 ?

    Cent ans, un âge honorable pour une entité juridique ! La Cour permanente de justice internationale exista du 14 juin 1922 au jour de sa dissolution, le 18 avril 1946. Sa création résulte de l’article 415 du traité de Versailles et de l’article 14 du pacte de la SDN. Elle fut la première juridiction internationale permanente dotée d’une compétence générale. La CPJI a permis d’éclairer de nombreux aspects du droit international et a ainsi contribué au développement de ce dernier.

    Le comité consultatif de juristes réuni dans la grande salle de justice du Palais de la Paix, en juillet 1920. Ce comité était chargé de préparer le Statut de la future Cour permanente de Justice internationale. (Crédits : Livre sur La Cour permanente de Justice internationale)

    L’idée de créer une cour de justice internationale remonte à la première Conférence de la paix, qui se tint à La Haye en 1899 et qui aboutit à l’adoption d’une convention pour le règlement pacifique des conflits internationaux prévoyant la création d’une Cour permanente d’arbitrage.

    Il existe de grands arrêts issus de la Cour :

    • L’affaire du vapeur Wimbledon. La Cour a rendu l’arrêt condamnant le gouvernement allemand à réparer le refus d’accès au canal de Kiel le 21 mars 1921.
    • L’affaire du vapeur Lotus. La Cour donne raison à la Turquie suite à la collision entre le navire français Lotus et le Boz-Kourt, entraînant la mort de huit ressortissants turcs. Elle n’a pas agit en contradiction de l’article 15 de la Convention de Lausanne du 24 juillet 1923
    • L’affaire des concessions Mavrommatis en Palestine en 1924 puis finalement l’arrêt est prononcé le 10 octobre 1927.
    • L’affaire de l’usine de Chorzów. Le gouvernement polonais était tenu de payer une indemnité au titre du préjudice subit Sociétés anonymes Ober-schlesische Stickstoffwerke et Bayerische Stickstoffwerke
    « La voie judiciaire est ouverte à M. Mavrommatis pour obtenir la réparation du dommage qu’il prétend avoir souffert de par l’inaccomplissement des obligations que le Haut-Commissaire pour la Palestine avait assumées envers lui à la suite des contrats du 25 février 1926. » (Crédits : CPJI)

    Elle s’éteint pour engendrer la Cour internationale de Justice qui constitue l’organe judiciaire principal des Nations unies, toujours d’actualité. « Elle fonctionne conformément à un Statut établi sur la base du Statut de la Cour permanente de Justice internationale et annexé à la présente Charte dont il fait partie intégrante. »

  • Attaque informatique contre l’allemand Entega

    Attaque informatique contre l’allemand Entega

    Le fournisseur d’énergie électrique, entre autre, situé à Darmstadt, en Allemagne est victime d’une cyberattaque. Elle se serait produite dimanche 12 juin 2022. Le lendemain après-midi, Jochen Partsch, maire de la commune, évoquait dans un communiqué qu’une « grave attaque de pirates informatiques » aurait affecté, outre Entega, l’entreprise immobilière de la ville, Bauverein AG, la compagnie de transport urbain Heag mobilo et Heag-Holding. L’enquête est en cours.

    Lors d’une conférence téléphonique lundi à l’heure du déjeuner, Jochen Partsch s’est entretenu avec les entreprises concernées sur la situation. Les cyberattaques font partie de l’actualité, avec une prégnance quotidienne quelque peu préoccupante. Après que la société de location de voitures Sixt ait été victime d’une attaque de pirates informatiques il y a quelques jours, c’est Entega qui en subit les conséquences. L’approvisionnement énergétique n’a pas été affecté, le contraire aurait pu être dramatique, car la firme fournit à ses consommateurs de l’eau, de l’électricité et du gaz.

    Le groupe d’élimination des déchets et de services de Francfort FES est un client de l’opérateur de centres de données de Darmstadt Count and Care, qui appartient lui-même à la société d’énergie Entega AG et est devenu la cible d’une attaque de pirates informatiques dimanche 12 juin 2022. (Crédits : kalhh/Pixabay)

    En effet avec ses plus de 30 filiales, l’entreprise est active dans les domaines de la production, commerce et distribution d’énergie, et de télécommunication ainsi que de l’approvisionnement en eau potable. Elle exploite des installations pour l’épuration des eaux usées, l’incinération des déchets et propose des services de mesure, de facturation et d’informatique pour le secteur de l’énergie, un objectif de choix pour des individus malveillants.

    Partsch ajoutait que « tout sera mis en œuvre pour que les services soient à nouveau pleinement disponibles pour les citoyennes et citoyens le plus rapidement possible ». Outre Entega, Count + Care et les services municipaux de Mayence, les sites Internet de Heag Mobilo, Heag Mobibus, Bauverein, le portail client de l’entreprise de gestion des déchets EAD ainsi que la société Digitalstadt sont toujours hors ligne ce mercredi 15 juin, seul Bauverein a recouvré sa visibilité.

    Le porte-parole de l’entreprise d’Entega, M Ortmanns ne s’est pas épanché sur une possible exfiltration, ou une utilisation des données de bénéficiaires. Il est resté évasif que les origines de l’attaque, renvoyant logiquement au secret de l’instruction, car l’enquête policière est en cours.

    Selon le porte-parole d’Entega, il faudra attendre plusieurs jours avant que tout soit à nouveau opérationnel. L’enquête ne serait pas seulement menée par l’Office fédéral et régional de la police criminelle, mais aussi par le Cyber Competence Center (Hessen3C) du ministère de l’Intérieur de la Hesse. Les spécialistes informatiques de l’entreprise sont au chevet du malade 24 heures sur 24 depuis dimanche. Selon son estimation, « des professionnels étaient à l’œuvre, qui ont agi de manière ciblée et avec beaucoup d’énergie criminelle ». Des groupes de hackers russes tels que Killnet avaient mis en garde contre de possibles attaques il y a quelques semaines à peine.

  • Il y a cent ans… la conférence de la Haye et les dettes russes

    Il y a cent ans… la conférence de la Haye et les dettes russes

    Celle de Gènes se terminait quelques jours auparavant que ces beaux messieurs se retrouvaient déjà aux Pays-Bas. En premier lieu, les experts allaient déterminer leur réunion préparatoire, le 15 juin 2022. Puis six jours après, les représentants techniques et le nom des États participants seraient connus. Enfin le 26 juin, deux commissions, toujours de spécialistes, l’une composée des puissances ayant donnée leur agrément, et l’autre ceux de la Russie allaient discuter. L’Allemagne était toujours exclue.

    L’interrogation prépondérante suite à la Première Guerre mondiale, est celle des réparations et méandres des négociations entre belligérants. Ainsi, la conférence avait pour but « d’étudier la question de reprise des relations générales avec la Russie, en se conformant aux résolutions de Cannes », expliquait Pierre Bruneau, journaliste à Excelsior. Trois sujets au centre de l’intrigue : les dettes, la propriété privée et les crédits. Le pensionnaire du 10 downing Street martelait qu’elles devaient être examinées par lesdits experts « conformément au bon sens qui régit les affaires du monde entier ».

    Trois thèses s’affichaient :

    • la thèse française appuyée par la Belgique
    • la thèse anglaise soutenue par l’Italie
    • le point de vue des Russes

    Les Dettes

    L’empire russe avait contracté deux types de dettes, celles d’avant et d’après-guerre. Les premières concernaient les fonds accordés durant la guerre par les alliés, puis les créances d’avant 1914 comme le fameux emprunt russe auprès des Français. D’ailleurs le gouvernement souhaitait que son homologue soviétique prenne les mesures nécessaires pour faire face à ses engagements.

    Dette de guerre (en millions)568,2 (£)0115 (Francs-or)282,136 ($)950 (Francs-or)36,723 (Lire)255 (Yen)0
    Dette totale (en millions de Francs-Or)19 0003 5003 5002 00025 000005 000
    PaysAngleterreAllemagneBelgiqueÉtats-UnisFranceItalieJaponHollande, Suisse et pays scandinaves
    Les dettes d’avant-guerre auprès de la Belgique s’élevaient à 525 millions de Francs-Or, et de 16 308 millions pour la France. Dont plus de 14 milliards de Francs-Or contractés par les deux peuples pour les « Emprunts-Russes ».

    La propriété privée

    La France et la Belgique n’avaient pas signé le document le 2 mai 1922 suite aux divergences sur la propriété privée. Il faut dire que la France avait en Russie, dix sociétés minières de charbon et trois de fer à Donetz, quatre entreprises métallurgiques, une de produits explosifs, de soude, de ciment, de sel gemme… Les Belges possédaient trente-sept compagnies minières, charbonnières et métallurgiques, seize fonderies et ateliers de construction, trois de pétroles, quatre de produits chimiques, etc. L’ensemble représentait une valeur commerciale en 1922 de 8,7 milliards de Francs or pour la France et 2,35 pour le « Plat Pays ».

    Les cartes réalisées par le Journal Excelsior montraient les intérêts économiques Belges et Français au sein de la Russie. (Crédits : BnF/Gallica/Excelsior)

    L’hexagone n’admettait pas la réquisition des biens sans « une juste et préalable indemnité, de plus la restitution doit être la règle et la compensation effective l’exception ». Les Britanniques ne l’entendaient pas comme ceci. « Que le gouvernement russe restitue la propriété saisie par lui ou qu’il dédommage les propriétaires » sous la réserve que les biens à restituer doivent être offert d’abord à leurs anciens propriétaires appuyait Pierre Bruneau.

    « Le traité avec l’Angleterre est une base effective pour la reconnaissance expresse de notre nationalisation de la terre et d’entreprises, de la répudiation des dettes et de toutes les autres conséquences de notre révolution », écrivait le dirigeant soviétique Kamenev dans la Pravda le 24 septembre 1924. (Crédits : BnF/Gallica/Excelsior)

    Pris entre le marteau et l’enclume, l’empire soviétique devait, pour obtenir des crédits, reconnaître les dettes et indemniser les propriétaires des biens spoliés. La promesse politique de Tchitcherine déclarant « respecter les intérêts des petits porteurs d’emprunts russes » n’engageait que ceux qui écoutèrent le politique. « En 1997, 6 ans après la dissolution de l’URSS, Boris Eltsine passait un accord avec Paris pour mettre définitivement fin au contentieux sur les titres russes. Les 400 millions de dollars obtenus de la Fédération de Russie en 1997-2000 par la France ne représentent qu’environ 1 % des sommes réclamées à la Russie soviétique par les porte-paroles des créanciers français représentés par l’État [57]. Il faut également souligner que l’accord entre la Russie et le Royaume-Uni du 15 juillet 1986 a permis l’indemnisation des porteurs britanniques pour 1,6 % de la valeur actualisée des titres », explique le site CADTM.