Tandis qu’outre-Atlantique, les États-Unis célébraient le 4 juillet 1922 le jour de l’Indépendance, commémorant la Déclaration du 4 juillet 1776, vis-à-vis de la Grande-Bretagne, outre-Rhin, une foule d’un bruyant silence envahissait les rues de Berlin. Dans le plus grand calme, la capitale semblait s’être endormie. Plus une voiture, bus ou tramway ne circulaient. Le point de rassemblement avait été fixé dans les quartiers huppés de Berlin, pour que la portée de la manifestation soit plus grande encore.
Dès une heure de l’après-midi, toute les usines et magasins du centre-ville et la banlieue avaient baissé les rideaux. Une rigueur quasiment militaire amenait les différents groupes de personne en bon ordre. Ce, comme les grandes artères mènent à la place de l’Étoile à Paris, chaque route, avenue, rue conduisant à l’avenue Kufurstemdam étaient noire de monde. En trois heures le défilé faisait résonner un silence assourdissant. Seules les nombreuses fanfares et musiques des syndicats ouvriers rompaient le calme ambiant.
Les manifestants arboraient soit le drapeau de l’Allemagne ou un drapeau rouge. Ils réclamaient les arrestations de Ludendorff, Helfferich et Eschrich, quand les pancartes criaient : « À bas la monarchie ! À bas la réaction ! ». (Crédits : L’Écho de Paris/BnF/Gallica)
Chose impressionnante, avec les différentes tensions suite aux réparations suite à la Première Guerre mondiale, sont les chants repris par la foule. « Pendant la durée du défilé, les manifestants chantèrent l’Internationale et la Marseillaise », raconte le journaliste deVillemus pour L’Écho de Paris. Il semblait de prime abord qu’elle s’était créée pour la République, mais avec le recul, le rédacteur penchait plus en faveur d’une démonstration de force des partis socialistes allemands.
Les données personnelles des clients de l’audioprothésiste auraient subtilisé par des opérateurs. Les intrus ont pu, selon Cnet, s’emparer des informations de l’enseigne, y compris les numéros de téléphone des clients. L’entreprise créée en 1976 compte pratiquement 600 centres auditifs en France. L’attaque aurait eu lieu avant le 1er juillet 2022. Une enquête diligentée par la firme est en cours, après avoir notifié la CNIL comme l’impose le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
« Madame, Monsieur, nous vous informons que nous avons subi un incident de sécurité au cours duquel un tiers non autorisé a malheureusement accédé à vos données personnelles ». C’est par ce courriel envoyé par MichaëlTonnard, directeur général d’Audika, vendredi 1er juillet 2022 que l’entreprise informait l’ensemble de ses clients en métropole. Lors de l’attaque, le ou les opérateurs malveillants auraient, semble-t-il, pu accéder aux prénoms, noms, numéros de client, adresses postales comme électroniques, numéros de téléphone. Jusqu’aux dates de naissance des utilisateurs disposant d’un compte en ligne.
Sur son site internet, la société dont l’expertise débute à la prise en charge des acouphènes, des troubles auditifs de l’enfant ou encore des implants, affirme traiter plus de 200 000 patients par an grâce à ses quelque 600 centres partout en France. (Crédits : Capture d’écran/Audika)
Le site de la boutique en ligne est en maintenance, le temps d’effectuer le constat des dégâts qui auraient être occasionnés. La crainte est que les clients soient impactés par des tentatives d’hameçonnage ou phishing, car les cybercriminels seraient à même de contacter un à un les clients pour leur soutirer des informations supplémentaires, comme des numéros de cartes bancaires. C’est pour cela que la marque conseille fortement chaque client à changer de mot de passe.
Inconcevable aujourd’hui, c’est pourtant ce que promettait le quotidien Le Petit Parisien à ses lecteurs, le 3 juillet 1922. Elles étaient réservées aux fidèles parmi les fidèles. Il suffisait à chaque personne de renvoyer, signé et dûment complété, le formulaire soit au journal, soit au marchand de journaux. La compagnie La Paix assurait alors chaque individu contre les accidents de toute nature, dans divers endroits. Ainsi, chaque lecteur serait couvert en France continentale, Corse, Algérie, Tunisie ou au Maroc, mais pas seulement.
Elle poussait même à vous assurer jusqu’à la distance de trois milles des côtes que vous utilisiez tout type de moyens de transport, mis à la disposition du public. Du moment qu’il était conduit par le propriétaire, ou ses préposés, à l’exclusion bien sûr des aéroplanes. Ainsi la compagnie opposait risques et indemnités en fonction d’un accident de transport, de la rue, par suite d’incendie, blessures du fait d’animaux, du travail et les bénéficiaires en cas de mort. Puis après une éloquente liste de somme, ils étaient possible de recevoir de plus amples explications, à condition de faire parvenir à votre lettre une enveloppe affranchie portant le nom et adresse du signataire.
Une maxime connue et reconnue indique qu’« un assureur couvre le risque, mais ne le prend jamais ». (Crédits : Le Petit Parisien/BnF/Gallica)
« L’assurance est une opération par laquelle une partie, l’assuré, se fait promettre moyennant une prime ou cotisation pour lui ou pour un tiers, en cas de réalisation d’un risque, une prestation par une autre partie, l’assureur, qui prenant en charge un ensemble de risques, les compense conformément aux lois de la statistique », définissait Joseph Hémard, juriste et professeur de droit. Mais quels sont les différents types d’assurances en France ?
Elles sont au nombre de quatre :
Individuelle
Collective
De biens
D’activité
Au sein de chaque groupe plusieurs types. Elles sont celles qui vous couvrent, la complémentaire santé dite mutuelle, celle en cas de vie, en cas de décès, les prévoyances contre la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), obsèques… Le mieux étant de prendre rendez-vous avec votre compagnie et de faire le point souvent, autant pour éviter des déconvenues après un accident de la vie, mais aussi de ne pas payer plusieurs assurances pour le même risque.
Depuis le début 2022, alors même que l’environnement macroéconomique se dégrade, l’assurance vie poursuit sa croissance… (Crédits : Le Petit Parisien/BnF/Gallica)
Les chiffres de France Assureurs, nom d’usage de la Fédération française des Assureurs, du communiqué de presse du 30 juin 2022, affirment que les Français n’ont jamais autant épargné. L’entité représente 247 entreprises d’assurance et de réassurance, pour un total de 99 %. Les cotisations versées sur les plans d’épargne retraite ont fait un bon de 35 % en une année pour le montant de 524 millions d’euros. L’un des placements préférés des Français, l’assurance vie, atteint 65,6 milliards d’euros placés depuis le 1er janvier 2022. L’encourt est désormais de 1 847 milliards d’euros en mai 2022.
Il faut bien distinguer les phénomènes tendanciels, les risques que l’on a la possibilité d’analyser des événements soudains qui frappent de stupeur une population. »
Jean-Christophe Merer, directeur des risques Groupe de CNP Assurances
Un assureur prend toujours les devants. Les sociétés d’assurance évoquent d’ores et déjà les risques émergements à « l’horizon » 2035 dans le cahier de la prospective. Les sujets de préoccupation sont les transformations globales, à savoir le changement climatique, la biodiversité, les tensions croissantes sur les ressources naturelles vitales que sont l’air, l’eau, la terre. Mais également, la géoéconomie et géopolitique… Un exemple est celui d’un tremblement de terre de magnitude 6.2 sur l’échelle ouverte de Richter, dans la région de Nice, à Aspremont. Le coût estimé serait de 14 à 29 Md d’euros, avec la perte de 2500 personnes er 200 000 sans-abris. En cent ans, le monde des assurances n’a, comme la société et le nombre d’individus sur Terre, cessé d”évoluer.
Après quasiment un siècle de bons et loyaux services, l’horloge parlante n’est plus depuis le 1er juillet 2022. Elle est née en 1933, un 14 février à l’initiative de Ernest Esclagon. La génération Z n’a pas connaissance de cet outil qui berça celle de leurs parents. La fréquence de l’appel qui indiquait qu’ « au quatrième top il sera exactement… » n’a cessé de décroître pour devenir payante dans les derniers moments. Le fameux numéro 3699 comme la voix qui chantonnait aux oreilles des enfants devenus grands se sont éteints hier.
Elle fut le premier système automatisé du monde à donner ainsi l’heure dite légale française. Ceux nés après la victoire en coupe du monde de Football de la France en 1998, n’ont probablement aucune idée de ce qu’était. D’autant qu’il fallait composer le numéro à l’aide d’un téléphone qui n’a plus d’usage, à part dans les vide-greniers ou antiquaires, celui dit à cadran tournant. Demander à vos grands-parents, parents de simuler un appel, ils feront un geste étrange, composé des doigts tendus que sont le pouce et l’auriculaire, en repliant les autres.
L’histoire de celle qui a chanté aux oreilles des anciens est décrite en détail dans « Histoire des Inventions ». (Crédits : Alexa_Fotos/Pixabay)
La génération x semble nostalgique du temps qui passe : « les bonnes choses se perdent, les jeunes ont accès à des technologies et ne connaissent pas ce que nous avons connu ». Cela revient au même que de leur montrer une cassette audio avec la bande magnétique qui s’extirpe du boîtier avec un crayon dit de « papier », tout en leur disant « que peux-tu en faire ? » De la même manière, indiquer aux parents que vous venez de vous faire « ghoster » sur « IG », et que votre crush vous a « cropper », vous verrez leurs têtes se décomposer. Chaque génération connaît ses codes, us et coutumes. Ce n’est que l’évolution, et pardon de vous dire que vous êtes devenus ces « darons », et que vous approchez probablement des quinze années expériences après vos 25 ans.
L’inventeur, Ernest Esclagon, devant la création qui le rendit célèbre et lui survivra bien des années, l’horloge parlante. (Crédits : BnF/Gallica)
« On était à plusieurs millions d’appels par an en 1991. Il y avait une utilité qui était assez forte à l’époque, mais petit à petit, on a vu une érosion » explique à l’AFP Catherine Breton, directrice marketing chez Orange. Les derniers temps conjugués aux différents facteurs depuis 2020 avec le SARS-CoV-2 ont accéléré l’inéluctable chute pour ne plus atteindre que « quelques dizaines de milliers d’appels en 2021 ». Le service qui existait depuis 89, 4 mois et 17 jours, soit 32 643 jours, 47 005 920 minutes ou 2 820 355 200 secondes. Elle fait partie du patrimoine national, désormais pour connaître l’heure exacte, vous pourrez retrouver le temps officiel… sur le site internet de l’Observatoire de Paris, si vous avez bien sûr accès à l’internet.
En Italie, en Espagne et en Irlande, pour des raisons diverses, des tensions existaient ce 30 juin 2022. La guerre civile irlandaise faisait déjà de nombreux prisonniers, blessés et morts. Les pourparlers commerciaux entre l’Espagne et l’Allemagne suspendus jusqu’à nouvel ordre. L’Italie craignait que l’empire austro-hongrois se reforme, n’augurant aucune espérance de paix pour le futur. Mais tout autant sur l’accord italo-yougoslave ou l’arrivée sous-jacente de l’Italie fasciste des années 1922.
Les unités de l’État libre après une préparation militaire intense prenaient une partie du palais de justice à Dublin. Elles ont fait 33 prisonniers, et comptent comme pertes trois hommes et quatre officiers, en sus de dix blessés. « À trois heures quarante-cinq, ils échangeaient avec les troupes d’attaques une fusillade violente », racontait le quotidien L’Homme Libre. La communication dans les différents lieux de l’île était disparate, car les câbles téléphoniques et télégraphiques pour la plupart étaient rompus. La peur d’un soulèvement général des « rebelles » semblait prégnante. D’autant qu’une machine infernale s’installait à Talbot Street. Cette rue et ce coin de Dublin portent les stigmates de conflits passés et futurs. En octobre 1920, le républicain Seán Treacy de Tipperary a été abattu devant le magasin Republican Outfitters au numéro 94, juste après avoir été repéré par des agents britanniques en patrouille clandestine. Mais elle est également meurtrie par les 33 victimes des attentats de Dublin et Monaghan en 1974, dont la façade du mémorial érigé dans Talbot Street commémore cet événement.
La paisible citée de Dublin, porte les traces d’un conflit civil qui demeure entre les briques des murs. (Crédits : Paolo Trabattoni/Pixabay)
L’Italie semblait redouter la reconstitution d’un État austro-hongrois. L’Epoca se faisait écho d’appréhension, car le journal relatait que « nous pouvons espérer régler tous les différends italo-allemands avec le gouvernement résidant à Berlin, mais avec un gouvernement résidant à Munich, nous n’aurions aucune espérance de paix ». Sauf que la politique étrangère fasciste prit place le 31 octobre 1922, elle reposa sur un compromis entre les inclinations personnelles du chef du gouvernement, Benito Mussolini, et le correctif que lui apportait la prudence et la vision à long terme des diplomates. Dès le 3 novembre 1922, en poste trois jours plus tôt, Mussolini expliquait à quelques presses étrangères que l’Italie voulait « être traitée par les grandes nations du monde comme une sœur, non comme. une servante », qu’elle n’avait pas l’intention de « marcher sur les pieds des autres nations », mais qu’elle entendait « faire respecter sa dignité ».
La firme britannique de cybersécurité Sophos a publié son rapport 2022 concernant l’état de la menace « rançongiciel » dans le monde de la santé. Les résultats promulgués indiquent une augmentation de 94 % des attaques par rançongiciel ciblant les organismes de santé interrogés. En 2021, 66 % des établissements de santé avaient été touchés par ces attaques, contre 34 % en 2020. Ils ne sont pas visés au hasard, car ils se classent au premier rang, avec 61 % des organisations payant une rançon afin de récupérer les données chiffrées.
Cette année, 5 600 professionnels de l’informatique, dont 381 dans le secteur de la santé, issus de 31 pays ont participé à l’étude de Sophos. Le secteur de la santé s’améliore grandement dans la restauration des données après une attaque informatique. Les ransomwares étant de plus en plus fréquentes et répandues, les organisations sont devenues plus aptes à gérer les conséquences. C’est pourquoi la quasi-totalité des organismes de santé (99 %) touchés par un ransomware en 2021 réapproprie une partie des informations chiffrées, soit une augmentation de 93 % par rapport à l’année dernière. Si certains usent des données de sauvegarde, près de deux tiers (61 %) ont déclaré avoir payé une rançon pour les restaurer et 33 % avoir utilisé d’autres moyens. Parallèlement, 44 % des entités de santé ayant subi une attaque au cours de 2021 ont mis une semaine pour se remettre de celle-ci, tandis que 25 % d’entre elles ont mis jusqu’à un mois pour récupérer leurs données, et plus encore pour le reste.
Le coût approximatif suite aux impacts de la dernière attaque par ransomware (en prenant en compte les temps d’arrêt, le temps des personnes, coût des appareils, coût du réseau, perte d’opportunité, des ransomwares payés, etc.). 3 702 organisations de santé ont été touchées par un ransomware. (Crédits : Sophos)
Le secteur de la santé est celui qui a acquitté au total la plus petite valeur de rançons, alors qu’il est en tête de liste pour le volume des paiements, il est en fait en bas pour le montant déboursé. Si l’on examine plus en détail les rançons versées par le secteur de la santé, explique Sophos « on constate que 60 % d’entre elles sont inférieures à 50 000 USD. Seuls trois répondants ont déclaré que leurs organisations ont déclaré que leur organisation avait payé 1 million de dollars US ou plus. » Dans l’ensemble, le montant réglé est le plus faible — environ 197 000 dollars — de tous les secteurs cités contre une moyenne mondiale de 812 000 dollars américains. Mais les dommages ne s’arrêtent pas au seul montant de la rançon. La moyenne mondiale du coût de remédiation d’un organisme de santé victime d’un rançongiciel s’élève à 1,85 million de dollars US.
Ici, le 11 novembre 1918, succomba le criminel orgueil de l’empire allemand, indiquaient les vainqueurs. C’est à l’initiative de M. Fournier-Sarlovèez, maire de Compiègne à l’Est du département de l’Oise et de Beauvais, se dressera bientôt un monument en forêt compiégnoise. Le wagon servant à la signature de l’armistice y sera déposé au centre même de l’esplanade. L’histoire fera que la rancœur d’un certain caporal de la Première Guerre mondiale détruira la relique, après y avoir fait signer la reddition sans condition de la France du Maréchal Pétain.
Le futur sera, dans la clairière où l’on voit encore la trace des chemins de fer qui supportaient les wagons des vaincus et le wagon des vainqueurs. (Crédits : Xavier Renoux/Oise Tourisme)
Comme l’indiquait la presse du 28 juin 1922, « on ne voit à l’emplacement où le train des plénipotentiaires humiliés s’arrêta respectueusement à quelques mètres de notre général vainqueur, on ne voit, sous les grands arbres de la forêt, que des plaques de bois à demi fendues. L’une porte cette inscription ; Train du Maréchal Foch ; l’autre : Train des délégués allemand. » Voici ce qu’était le monument dressé en forêt de Compiègne. Or, la Ligue des chefs de section prenait l’engagement d’y mettre un autre. Ils souhaitaient que des plaques indiquent que Foch était là, et que le général Winterfeld également. La volonté de marquer les esprits était grande, tandis que des négociations concernant le règlement des dettes dites de guerre s’engageaient.
Les monuments de la clairière et le monument des Alsaciens Lorrains furent démontés et transportés en Allemagne avec le wagon. Le carrefour de l’Armistice est détruit, l’abri du wagon rasé. Ils seront retrouvés en Allemagne et réinstallés pour l’armistice du 11 novembre 1946. (Crédits : Association wagon de l’Armistice)
Le 11 novembre 1918, Foch recevait le visage impassible, « l’aveu de leur impuissance ». La volonté de la Ligue était d’avoir un monument pour le 11 novembre 1922. « Nous scellerons sous une dalle lourde et indestructible, le cadavre du criminel orgueil. Nous nous y engageons ». La veille de l’armistice, le 21 juin 1940, les soldats allemands extrayaient la voiture, après avoir abattu un mur du musée abritant le wagon de l’Armistice depuis 1927, pour l’amener à son emplacement du 11 novembre 1918, en prévision du passage de Hitler. La dalle fut détruite par les nazis dès la capitulation de la France, le 22 juin 1940, pour être reconstruite quelques années plus tard.
Une cyberattaque se déroulait la semaine dernière contre l’université de médecine située à Innsbruck en Autriche. Le week-end du 18 au 19 juin 2022, la faculté ressentait d’importantes pannes. Les premiers symptômes d’une attaque informatique apparaissaient samedi matin vers 8 h. Puis peu de temps après le site était momentanément indisponible, indiquait-elle dans un communiqué en ligne. Le rétablissement des services est déjà en cours précisait-elle, en collaboration avec des experts externes et sous haute pression.
Après le gouvernement de la région de Carinthie, c’est au tour de l’Université de médecine d’Innsbruck de se battre contre une attaque de rançongiciel. Le ransomware BlackCat chiffrait les systèmes d’information et demandait une rançon de 5 millions de dollars américains pour obtenir la clé de déchiffrement. Les opérateurs paralysaient également le tribunal administratif et la Cour des comptes. Quant à l’université, elle a entre-temps, pu rétablir une grande partie des systèmes perturbés. La distribution de nouveaux mots de passe pour 2 200 collaborateurs et environ 3 500 étudiants débutait lundi 20 juin.
« Malgré nos mesures de sécurité étendues, il a été possible, grâce à un procédé criminel hautement professionnel et ciblé, de s’attaquer aux systèmes informatiques de l’Université de médecine d’Innsbruck et de chiffrer des données. Actuellement, il n’existe aucune preuve que des informations ont été volées. » (Crédits : MUI/Mair)
Vice Society a ajouté l’université de médecine d’Innsbruck à son site de fuite, en dévoilant une liste non exhaustive de documents qui proviendraient de la cyberattaque de la semaine précédente. Un parcours des données divulguées montre que certains comportent le papier à en-tête de l’université, les signatures des professeurs et d’autres éléments, laissant penser qu’elles soient authentiques.
L’offensive par ransomware à l’origine des perturbations passées n’a à priori débouché sur aucun versement, ou dans une impasse, d’une somme quelconque. Ce qui pourrait expliquer la divulgation en ligne des données. (Crédits : Capture d’écran)
Au début du mois de juin, les opérateurs derrière le Ransomware-as-a-Service Vice Society avaient fait des ravages dans la ville italienne de Palerme, privant 1,3 million de personnes de la jouissance des services de la municipalité. Parmi les autres victimes répertoriées récemment par Vice Society figurent l’établissement scolaire « Carmel College » au Royaume-Uni, l’hôpital italien Macedonio Melloni, l’université du Michigan grand valley…
Un père de famille de sept enfants, journalier et honnête pensait connaître son épouse. Or, elle semblait n’être comblée par son époux Émile Jeanblanc. Durant plusieurs jours voire des semaines entières, l’épouse et mère de famille ne passait un kopeck de son temps au domicile conjugal. Lassé des absences de sa femme, il partit la chercher par monts et par vaux. Et se retrouva le 27 juin 1922 à comparaître devant la 14e chambre correctionnelle pour violation de domicile.
En ce mois d’avril 1922, M. Jeanblanc se résolut à mettre un frein aux joies de l’adultère de sa femme, qui « oubliait ses devoirs de mère et d’épouse ». Il décida de la prendre la main dans le sac, en flagrant délit. Le 25 d’avril, Mme Jeanblanc sortait sous prétexte d’aller faire des provisions. Son mari, suspicieux, suivie sa dulcinée, l’épia et la vit entre subrepticement chez un ses bons amis. Plutôt que de retourner nourrir sa fratrie, à l’heure où ses enfants attendaient impatiemment leur mère pour se mettre à table, exaspéré il franchit le seuil de l’immeuble. Mais il fut stoppé dans son élan par le concierge, manu militari. Furieux, il déclara en faisant mine de se retirer : « je sais où elle est, maintenant, et je les aurai tous les deux ».
Ne pouvant passer par l’escalier, il emprunta une échelle, pour atteindre le lieu de l’adultère. (Crédits : DR/Pixabay)
Le concierge le crut parti. Quelques instants après, le mari cocu revenait avec une échelle, et à l’insu du gardien, il appliqua l’échelle sur la façade de l’immeuble pour s’introduire par une fenêtre du premier étage, en la brisant. Les deux amants surpris se réfugièrent dans une pièce voisine où ils s’enfermèrent à clef, mais leur dépit précipité ils oublièrent leurs vêtements. Le mari trompé s’en saisit. Pensant se retirer par le même chemin, le concierge réapparaissait. Mais M Jeanblanc avait descendu quasiment l’ensemble des échelons en brandissant de manière triomphale les vêtements de son rival, que le concierge criait « Au voleur ! »
La condamnation fut à l’époque fonction de la violation de domicile. Son but est d’amener la preuve du délit, du crime par tous les moyens, ce qui est légal, mais dangereux. Car la Justice peut condamner ladite personne du crime ou délit effectué pour apporter ladite preuve. (Crédits : Gerd Altmann/Pixabay)
Le désarroi, les protestations et le déshonneur du mari furent complets lorsqu’il se faisait attraper par des gardiens de la paix. « Je les ai pris en flagrant délit », s’écria-t-il. Devant la 14e chambre correctionnelle, l’homme s’écriait que « je faisais mon constat d’adultère ». « Mais vous n’aviez pas la qualité pour remplacer le commissaire de police », dit le président. Après la plaidoirie de son conseil Me Pierre Lœwel, le tribunal infligea pour le principe une amende de cinquante francs d’amende, pour ne pas avoir fait appel à la police et son commissaire. L’histoire ne dit pas ce qui se passa par la suite entre les époux…
Le Prince Albert Ier de Monaco est décédé le 26 juin 1922, à l’âge de 73 ans. Transporté pour une grave intervention chirurgicale, il est mort d’une longue et douloureuse maladie intestinale à 16 h 50 à Paris. Opéré par le docteur Gosset, la chirurgie avait pleinement réussi, le prince était considéré comme hors de danger. Une violente crise d’urémie se déclarait samedi 25 juin. Ses familiers, sa petite fille S.A.R. la duchesse de Valentinois et son médecin le docteur Louet l’entourèrent lorsqu’il reçut les derniers sacrements.
Le prince héritier Louis de Monaco, colonel d’état-major du général Le Rond fut rappelé de Haute-Silésie, mais arrivera trop tard pour accompagner son père dans ses derniers instants. Le souverain, Albert Ier de Monaco, était surtout connu comme un homme de science, un scientifique, aux multiples facettes. Il s’occupa presque sa vie entière d’océanographie. Il crée sur le rocher un musée dont les collections œuvrent pour le respect, la connaissance et la sauvegarde. « Le Prince Albert Ier, mon trisaïeul, avait souhaité que Monaco se dote d’un Institut océanographique avec une feuille de route claire : faire aimer, connaître et protéger les océans. Aujourd’hui, cette vision montre toute sa pertinence, sa modernité et sa force », commentait S.A.S. le Prince Albert II de Monaco. Il existe également un lieu fondé par le prince, la maison de l’océan, à Paris.
Le Prince Albert Ier de Monaco avait élu associé étranger de l’académie des sciences en remplacement de Lord Kelvin en 1909. (Crédits : L’Écho de Paris/BnF/Gallica)
Il était le défenseur des grandes causes, de l’océanographie à la paléontologie, il en servit d’autres, toutes aussi nobles et somme toute plus dangereuses. Ainsi en février 1898, il réagit au « J’accuse… ! » de Zola publiée dans l’Aurore le 13 janvier 1898 en écrivant à ce dernier : « Votre déclaration contient les plus beaux sentiments qu’une âme puisse exprimer, elle honore l’humanité, elle ajoute un rayon à la gloire de la France […] ».
« Depuis longtemps j’affirme votre innocence parce que je la vois comme je vois la clarté du jour. Vous-même en vrai soldat vous l’affirmiez mieux que par des serments lorsque vous traversiez debout le champ du supplice », écrivit-il au Capitaine Dreyfus. (Crédits : Comité Albert Ier de Monaco)
Le 3 juillet 1899, il fait publier dans Le Figaro une lettre adressée à Mme Dreyfus et écrit au capitaine. Cette prise de position publique suscite des réactions passionnées. « Madame, vous avez défendu l’honneur de votre mari avec une vaillance admirable, et la justice triomphante vous apporte une réparation due. Pour aider les honnêtes gens à vous faire oublier tant de douleurs et de souffrances, j’invite votre mari à venir chez moi au château de Marchais, dès que l’œuvre sainte de la justice sera accomplie. La présence d’un martyr, vers qui la conscience de l’humanité tournait son angoisse, honorera ma maison. Parmi les sympathies qui sont à vous, Madame, il n’y en a pas de plus sincère ni de plus respectueuse que la mienne ».
Le Prince Albert II de Monaco lors de la visite de l’exposition « Un Prince en mouvement : Albert Ier de Monaco et les Moyens de Locomotion de son temps ». L’une des huit rétrospectives qui commémorent le centenaire de la disparition du Prince Albert Ier. (Crédits : Manuel Vitali/Direction de la Communication)
Il était un homme qui eut une importance cruciale, mais peu connue de ses contemporains. « J’ai découvert en faisant des recherches, le rôle majeur qu’il a joué au cœur dans les coulisses de l’histoire du début du XXe siècle. En fait, il a agi comme un intermédiaire entre le kaiser allemand Guillaume II et le président de la République française. Car à cette époque, ces deux-là ne se parlaient jamais […], il allait chasser à Rambouillet, il allait faire de la voile lors de régates de Kiel, il profitait de ces opportunités pour faire passer des messages », explique Yann-Antony Noghès interrogé à la sortie du film « Un combat pour la paix » par MonacoInfo.