Il y a cent ans… le prince Albert Ier de Monaco disparaissait

Le Prince Albert Ier de Monaco est décédé le 26 juin 1922, à l’âge de 73 ans. Transporté pour une grave intervention chirurgicale, il est mort d’une longue et douloureuse maladie intestinale à 16 h 50 à Paris. Opéré par le docteur Gosset, la chirurgie avait pleinement réussi, le prince était considéré comme hors de danger. Une violente crise d’urémie se déclarait samedi 25 juin. Ses familiers, sa petite fille S.A.R. la duchesse de Valentinois et son médecin le docteur Louet l’entourèrent lorsqu’il reçut les derniers sacrements.

Le prince héritier Louis de Monaco, colonel d’état-major du général Le Rond fut rappelé de Haute-Silésie, mais arrivera trop tard pour accompagner son père dans ses derniers instants. Le souverain, Albert Ier de Monaco, était surtout connu comme un homme de science, un scientifique, aux multiples facettes. Il s’occupa presque sa vie entière d’océanographie. Il crée sur le rocher un musée dont les collections œuvrent pour le respect, la connaissance et la sauvegarde. « Le Prince Albert Ier, mon trisaïeul, avait souhaité que Monaco se dote d’un Institut océanographique avec une feuille de route claire : faire aimer, connaître et protéger les océans. Aujourd’hui, cette vision montre toute sa pertinence, sa modernité et sa force », commentait S.A.S. le Prince Albert II de Monaco. Il existe également un lieu fondé par le prince, la maison de l’océan, à Paris.

Le Prince Albert Ier de Monaco avait élu associé étranger de l’académie des sciences en remplacement de Lord Kelvin en 1909. (Crédits : L’Écho de Paris/BnF/Gallica)

Il était le défenseur des grandes causes, de l’océanographie à la paléontologie, il en servit d’autres, toutes aussi nobles et somme toute plus dangereuses. Ainsi en février 1898, il réagit au « J’accuse… ! » de Zola publiée dans l’Aurore le 13 janvier 1898 en écrivant à ce dernier : « Votre déclaration contient les plus beaux sentiments qu’une âme puisse exprimer, elle honore l’humanité, elle ajoute un rayon à la gloire de la France […] ».

« Depuis longtemps j’affirme votre innocence parce que je la vois comme je vois la clarté du jour. Vous-même en vrai soldat vous l’affirmiez mieux que par des serments lorsque vous traversiez debout le champ du supplice », écrivit-il au Capitaine Dreyfus. (Crédits : Comité Albert Ier de Monaco)

Le 3 juillet 1899, il fait publier dans Le Figaro une lettre adressée à Mme Dreyfus et écrit au capitaine. Cette prise de position publique suscite des réactions passionnées. « Madame, vous avez défendu l’honneur de votre mari avec une vaillance admirable, et la justice triomphante vous apporte une réparation due. Pour aider les honnêtes gens à vous faire oublier tant de douleurs et de souffrances, j’invite votre mari à venir chez moi au château de Marchais, dès que l’œuvre sainte de la justice sera accomplie. La présence d’un martyr, vers qui la conscience de l’humanité tournait son angoisse, honorera ma maison. Parmi les sympathies qui sont à vous, Madame, il n’y en a pas de plus sincère ni de plus respectueuse que la mienne ».

Le Prince Albert II de Monaco lors de la visite de l’exposition « Un Prince en mouvement : Albert Ier de Monaco et les Moyens de Locomotion de son temps ». L’une des huit rétrospectives qui commémorent le centenaire de la disparition du Prince Albert Ier. (Crédits : Manuel Vitali/Direction de la Communication)

Il était un homme qui eut une importance cruciale, mais peu connue de ses contemporains. « J’ai découvert en faisant des recherches, le rôle majeur qu’il a joué au cœur dans les coulisses de l’histoire du début du XXe siècle. En fait, il a agi comme un intermédiaire entre le kaiser allemand Guillaume II et le président de la République française. Car à cette époque, ces deux-là ne se parlaient jamais […], il allait chasser à Rambouillet, il allait faire de la voile lors de régates de Kiel, il profitait de ces opportunités pour faire passer des messages », explique Yann-Antony Noghès interrogé à la sortie du film « Un combat pour la paix » par Monaco Info.

Elise Dardut

Épicurienne, je reste une jeune femme à l’aise dans son corps et dans sa tête. Je pense par moi-même, j’agis par moi-même, j’entends les conseils et n’écoute que mon intuition. « Le jour où l’homme aura la malice, la finesse et la subtilité de la femme, il sera le roi du monde… mais ce n’est pas pour demain », me chantait mon grand-père. Il m’a appris que « les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » (Coco Chanel) Depuis, je m’évertue, pour qui veut bien entendre et écouter, à distiller des graines ici et là, au gré du vent. Un proverbe indien explique que « si vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Si vous enseignez à une femme, vous enseignez à toute la famille » Il est temps d’inverser les rôles et admettre l’équité, non ?

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