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  • Mandiant victime du ransomware LockBit 2.0

    Mandiant victime du ransomware LockBit 2.0

    La société américaine de cybersécurité qui s’est fait connaître en février 2013 après avoir publié un rapport indiquant l’implication de la Chine dans l’espionnage informatique, mais également dans la participation à la réponse apportée à l’attaque contre Colonial Pipeline en mai 2021. Celle qui a été rachetée par FireEye en fin d’année 2013, avant d’en être séparée en juin 2021, a selon le site de fuite de LockBit 2.0 été la cible des opérateurs malveillants. Ils en revendiquent l’attaque et menacent de diffuser des informations sensibles à 22 h 35 ce 6 juin 2022.

    Aujourd’hui, lors de la RSA Conference la firme a annoncé le lancement de sa solution de protection contre les risques numériques qui exploite la puissance de la plateforme XDR multifournisseur Mandiant Advantage. Cela pour permettre une vue basée sur l’intelligence de la surface d’attaque globale d’une organisation et de l’activité ayant un impact sur l’entreprise sur le Deep et le Dark Web. La solution comprend les offres Mandiant et est conçue pour octroyer aux responsables de la sécurité d’atténuer de manière proactive les menaces avant qu’elles ne perturbent les opérations commerciales, explique la compagnie.

    Alors que Microsoft était pressentie pour un rachat, c’est Google qui allait pouvoir intégrer les services de Mandiant dans son offre cloud pour la coquette somme de 5,4 milliards de dollars. Mandiant est l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la cyberdéfense et de la réponse dynamique aux incidents. L’annonce était effectuée le 8 mars 2022.

    « Pour rester implacables face aux cyberattaques de plus en plus sophistiquées et persistantes, les défenseurs doivent également avoir un aperçu de la surface d’attaque externe », a déclaré Chris Key, directeur des produits chez Mandiant. « Grâce aux renseignements et à l’expertise de première ligne de Mandiant, Digital Threat Monitoring et la solution de protection des risques numériques de Mandiant permettent aux défenseurs de transformer rapidement et facilement les informations en action pour atténuer les risques et aider à garder une longueur d’avance sur les menaces. »

    Il est difficile de protéger une position, si cette dernière n’est pas connue. Une surface d’attaque externe est la somme des actifs qui peuvent être exploités lors d’une attaque. Cela va des noms de domaine, certificats SSL, protocoles aux systèmes d’exploitation, serveurs, appareils IOT et services réseau. (Crédits : Reposify)

    Le nouveau module « Digital Threat Monitoring » est conçu, assure Mandiant, pour surveiller en permanence Internet, y compris le Deep et Dark Web, les blogs, les marchés clandestins, les médias sociaux… pour aider les organisations à découvrir les différentes conversations sur leur marque, et plus encore.

    Alors que se déroule du 6 au 9 juin la RSA Conférence qui est le grand rendez-vous des professionnels de la Cyber Sécurité à San Francisco, l’un des leaders du domaine devrait voir des renseignements sensibles ou ultrasensibles se retrouver sur le site de fuite du Ransomware LockBit 2.0.

    Les utilisateurs bénéficient d’une notification précoce des menaces d’une attaque imminente ou d’une fuite de données ou d’informations d’identification non détectée existante, permettant une réponse et une correction plus rapides, promet Mandiant. Les opérateurs derrière le ransomware LockBit auraient probablement imité une attaque contre la société de cybersécurité pour faire valoir sa non affiliation à un groupe basé en Russie. « Notre groupe n’a rien à voir avec Evil Corp. Nous sommes de vrais hackers underground du darknet, nous n’avons rien à voir avec la politique ou les services spéciaux comme le FSB, le FBI, etc. Nous sommes un groupe multinational, notre programme de partenariat comprend non seulement des Russes, mais aussi des Américains, des Chinois, des Iraniens, des Ukrainiens et de nombreuses autres nations », peut-on lire dans la déclaration.

    L’auteur de cette déclaration s’offusque de la Presse Jaune avide d’article de faible qualité mais procurant de nombreux “click” sur leur site WEB. “Ce n’est pas parce que FoxConn sera attaqué par tous les affiliés de ransomware du monde que Maxim Yakubets se cache derrière leurs marques.” (Crédits : capture d’écran)

    Mandiant affirme après avoir examiné le communiqué de LockBit, la société a déclaré que les pirates pouvaient avoir d’autres motifs à l’esprit. « Sur la base des données qui ont été publiées, rien n’indique que des données de Mandiant ont été divulguées, mais l’acteur semble plutôt essayer de réfuter le blog de recherche de Mandiant du 2 juin 2022 sur UNC2165 et LockBit », déclarait la société à Cybernews. Tout laisse à penser, jusqu’à preuve du contraire que cette affaire soit une campagne de communication. Le site de fuite de LockBit montre un fichier intitulé « mandiantyellowpress.com.7z » dans lequel sont disponible quatre captures d’écran et deux photos de voiture de luxe. « J’ai été véritablement surpris de lire des tweets venant de la presse jaune, Mandiant ne sont pas des professionnels », explique le communiqué de LockBit. En ajoutant que « le fait que quelqu’un utilise des outils similaires ne peut pas être la preuve que l’attaque est faite par la même personne », et mentionne que tous les scripts et outils sont disponibles sur la toile (Forum, Google, Githab).

  • Il y a cent ans… la météo était capricieuse

    Il y a cent ans… la météo était capricieuse

    Un torrent de grêlon déferla ces derniers jours en France, comme le 6 juin 1922. Nombreux sont les témoignages de cette catastrophe tant sur les bâtiments, que sur la faune et flore sauvage, sans oublier les vignes, vergers ou champs cultivés. Au total samedi 4 juin 2022, 65 départements ont été mis en vigilance orange pour risque d’orages. Elle a été levée partout en France le lendemain matin, laissant place à la constatation des dégâts et la désolation.

    Les agriculteurs sont pris entre le marteau et l’enclume, car dépendant des caprices du temps. Les épisodes ont déversé à divers endroits des grêlons dévastateurs atteignant la taille d’une balle de ping-pong ou de tennis. Qu’est-ce qu’un grêlon ? Selon Météo France, nous pouvons parler de cela lorsqu’il se forme des particules de glace supérieure à 5 mm de diamètre. À l’instant où les particules ne dépassent pas le demi-centimètre de diamètre, sont plutôt opaques, tombent d’un cumulonimbus et rebondissent au sol sans se briser, on parle de grésil. De plus, les épisodes de grêle surviennent généralement lors d’orages violents, au sein de cumulonimbus. Moins d’un sur dix des fameux nuages produisent de la grêle atteignant le sol.

    Comme le découvrit Newton, avec l’histoire dite de la pomme, la gravité s’exerce sur Terre. Lorsque la particule possède un poids déployant une force plus conséquente que celle des courants ascendants du nuage, elle tombe : c’est l’averse de grêle. Logiquement, plus les cumulonimbus sont violents, plus ils génèrent de gros grêlons. (Crédits : MétéoFrance)

    Au vu de leurs tailles et formes, faisant la liaison entre la « terre » et le « ciel », il existe de forts courants ascensionnels et descendants entre la base du cumulonimbus, chaude et humide, et son sommet très froid. La glace se forme dans cet ascenseur nommé « colonne d’ascendance » autour de petites particules solides appelées noyaux glaçogènes. Ces impuretés proviennent d’éléments soit naturels (poussière, suie volcanique…), soit artificiels (rejets des réacteurs d’avion…).

    https://twitter.com/BaptisteC22/status/1533173586877358083?ref_src=twsrc%5Etfw
    L’histoire retient l’orage du 13 juillet 1788 comme d’une violence inouïe. Des landes jusqu’en Belgique, il laissera 1059 villages dévastés, ruinant une partie des récoltes céréalières d’une moisson qui s’annonçait déjà médiocre. La grêle tombera à Poitiers, Chartres (7 h), Rambouillet (8 h), Paris (8 h 30), Douai (11 h), Utrecht (14 h 30).

    Les averses de grêle, de façon générale, durent peu de temps et ne touchent que des superficies limitées. Mais dans certains cas, ces averses se multiplient au même moment à travers une même région. Sur une surface de 100 kilomètres carrés, de telles averses peuvent déverser en moyenne 300 milliards de grêlons en 5 à 10 minutes, ce qui correspond à une masse d’environ 50 000 tonnes. Le 6 juin 1922, dans la région comprise entre Saint-Pierre-sur-Dives et Mézidon, éclatait un orage d’une violence sans nom. Le sol était recouvert en quelques minutes d’une couche de 3 centimètres de grêlons. Les chaussées sont défoncées, des toitures entièrement jetées à terre, les récoltes ravagées sur plusieurs milliers d’hectares.

  • Il y a cent ans… les tanks débarquaient en Irlande

    Il y a cent ans… les tanks débarquaient en Irlande

    La paix fragile laborieusement édifiée selon les journaux par David Lloyd Georges n’aura été qu’un léger armistice. Car l’Irlande ne connaissait pas la trêve de la Pentecôte en ce 5 juin 1922, les troupes anglaises débarquaient, emplies de munitions et de tanks. Les incendies, meurtres, combats, tout le sinistre appareil de la guerre civile se mettait en place. Le casus belli est le traité anglo-irlandais, mais la guerre d’indépendance irlandaise mourrait dans l’œuf avec le gouvernement de Lloyd Georges.

    Tandis que les Anglais mettaient pied à terre en Irlande, les autorités britanniques arrêtaient un bateau à vapeur américain transportant du, mais. Venant de New York, les cales du navire, après visite, révélaient qu’en dessous de ladite cargaison se trouvait une importante quantité d’armes. Dans le même temps, des individus dérobaient dans les magasins de la mine se Sutton-Manor, non loin de Manchester 13 000 détonateurs, puis dans une mine de Shirdley 19 livres de poudre et 760 détonateurs étaient volés.

    La bataille de Pettigoe et Belleek a été le plus grand engagement militaire entre l’Armée républicaine irlandaise et les forces d’occupation britanniques en Irlande, ce depuis le soulèvement de Pâques de 1916. Pettigoe est à la fois commune de l’Eire et de l’Irlande du Nord (Crédits : An Sionnach Fionn)

    Peu avant midi, dans la ville de Pettigoe, un officier anglais annonçait au commandant sinn-feiners qu’il disposait d’un quart d’heure pour évacuer la commune. Une centaine obtempérèrent, mais des irréductibles se barricadèrent, mitrailleur en batterie prêtent à faire feu. Les troupes anglaises ouvrirent le feu par l’artillerie avant d’attaquer à la baïonnette. Six obus furent tirés, permettaient de débusquer les francs-tireurs irlandais cachés ici et là.

    Des volontaires de l’Armée républicaine irlandaise, en 1922. Ils portent un mélange entre les uniformes de l’IRA et des vêtements civils, typiques de la fin de la période révolutionnaire. (Crédits : An Sionnach Fionn)

    Un second contingent britannique débarqué de l’île de Boa traversait le bras de mer, pour arriver peu après 14 h. Ils prirent les sinn-feiners par-derrière. D’après la communication des troupes britanniques, il faisait état de trente morts et autant de blessés côté irlandais, l’arrestation du commandant et seize de ses hommes, contre un seul décès côté anglais.

  • Il y a cent ans… un tour d’Europe

    Il y a cent ans… un tour d’Europe

    La conférence de Gènes terminée, celle de La Haye pointe le bout de son nez. Le 4 juin 1922, les dissonances, rancœurs amertumes et tensions apparaissent ici et là. De la persécution religieuse en Russie, sept membres d’une même famille « pètent les plombs » en Italie, les fascistes de Mussolini sèment la pagaille, l’état de santé de Lénine préoccupe, l’organe gouvernemental russe en passe de s’effondrer, Poincaré chahuter dans la presse outre-Manche.

    La presse britannique étrille la France et son président. Le Sunday Times titrait « La France contre l’Europe », l’Observer écrivait que « M Poincaré désire que la réunion de La Haye soit une conférence en camisole de force ». Car selon le tabloïd « il se peut que nous prenions l’engagement de garantir la frontière française d’avant 1870, mais en ce qui concerne les questions commerciales et financières, il faut que nous devenions absolument libres de favoriser nos propres intérêts comme nous l’entendons ». L’Écho d’Alger expliquait que la France pensait que l’Allemagne n’était ni désarmée, ni résignée, ni soumise et qu’elle cherche par tous les moyens à esquiver ses paiements. Le Sunday Times avec le flegme britannique donnait une leçon que « le seul remède qui puisse guérir les maux de l’Europe, c’est l’annulation des dettes de guerres interalliées et la destruction de l’œuvre financière du traité de Versailles ».

    Toutes les caméras du monde sont dirigées vers le jubilé de platine de la reine Élisabeth II, qui accéda au trône britannique le 6 février 1952. En France, Louis XIV régna du 14 mai 1643 au 1er septembre 1715, soit 72 ans, 3 mois et 18 jours. (Crédits : Brigitte Werner/Pixabay)

    En Russie, le mal dont souffre Lénine inspire de sérieuses inquiétudes, il aurait eu une attaque d’apoplexie cérébrale. Ce qui est une suspension plus ou moins complète de l’activité cérébrale, souvent liée à une hémorragie cérébrale qui, selon l’académie de Médecine est un « saignement au sein du parenchyme cérébral par suite de la rupture d’un vaisseau, constituant un accident pathologique majeur, dont le pronostic est le plus souvent grave, sinon réservé. » Si son leader est au chevet des souffrants, le pays l’est également. Le manque de ressources force les Soviets à réduire les dépenses, et le nombre de cadres chez les fonctionnaires. La situation est telle que la Tchéka ramenait à 80 000 le nombre de policiers. Quatre mille d’entre eux se retrouvaient du jour au lendemain, de l’autre côté de la barrière en devenant bandit.

    Les tensions nationalistes œuvrent en Italie, en Espagne comme en Allemagne. (Crédits : Brigitte Werner/Pixabay)

    Les fascistes de Benito Mussolini quittaient Bologne après leur démonstration de force, incendiaient deux coopératives, celle de Gagnarols et de Luvoledo. Mais comme la maison du peuple de Granarolo, les chemises noires mettaient le feu au matériel et le mobilier dans les rues des communes. Dans le village de Sasso-Carvaro, proche de Pesaro, sept personnes devenaient hors de contrôle, et « folles » selon les journaux. Après avoir incendié plusieurs maisons, ils dansaient autour d’elles. Les carabiniers aidés de citoyens arrêtaient les déments, mais ils s’échappèrent après avoir changé des coups de feu. Une escouade de carabiniers réussissait à les déloger de leurs demeures, dans laquelle ils s’étaient barricadés.

  • Il y a cent ans… l’Ukraine et les Soviets

    Il y a cent ans… l’Ukraine et les Soviets

    Le conflit armé entre la Russie et l’Ukraine affichera le centième jour demain 4 juin 2022. Il y a cent ans des accords à la suite de la conférence de Gènes avaient été trouvés le 3 juin 1922, explique le quotidien Le Gaulois. Le comité national ukrainien (CNU) et les délégués du gouvernement soviétique ukrainien. Ils faisaient contre mauvaise fortune bon cœur, et de par leurs ententes s’assuraient de jouir de leurs droits, sans interférence extérieure.

    Les échanges entre l’Ukraine et la Russie, ne date pas d’hier. Le pouvoir soviétique reprend définitivement pied en Ukraine au printemps 1919. Le 10 mars 1919, la République socialiste soviétique d’Ukraine est proclamée comme gouvernement autonome. Il faudra attendre la conférence de Gènes pour que les choses prennent un léger virage.

    La délégation russe lors de la conférence de Gênes, de gauche à droite, Rakovsky, Vorovsky, Krassine, Litvinov (Crédits : Agence Rol/BnF/Gallica)

    Les échanges furent entre Christian Rakowsky, président du conseil des commissaires du peuple de la république socialiste et soviétique d’Ukraine, et Sergei Markotun, plus connu en tant que Serge Marcotoune, président du CNU. Les idées n’étaient pas partagées entre les deux pays, seule la frontière le fut. « Le comité national ukrainien considère que les liens fédératifs entre l’Ukraine et la Russie peuvent seuls garantir la sauvegarde de leur intégrité territoriale, et leur développement économique et politique », écrivait Rakowsky. Le CNU s’opposait à toutes intrusions étrangères, ainsi qu’à toute tentative armée dirigée contre le gouvernement actuel des deux pays. « La guerre civile ne pouvant provoquer que la ruine et assujettissement des deux peuples », martelait Rakowsky.

    Extraits des Documents Diplomatiques Français 1922, Volume 1 publié par le ministère des Affaires étrangères.

    Le rapprochement amical entre la France et la Fédération russo-ukrainienne tenait en aboutissement le rétablissement des relations économiques des deux États. Le CNU affinait dans le sens que pour l’activité soi pérenne, d’un côté entre la France et l’Ukraine et l’Ukraine et la Russie de l’autre. Toutefois, le CNU était désireux que son activité se développe avec le gouvernement soviétique de l’Ukraine, sous réserve de la non-opposition de la France. Par le traité de Riga, la Pologne reconnaît la République socialiste soviétique d’Ukraine, fixant par la même les frontières occidentales de l’État. Un mouvement armé et encouragé par les gouvernements occidentaux subsistera néanmoins un temps sur la rive droite du Dniepr. La création de la République socialiste soviétique d’Ukraine s’effectue le 30 décembre 1922 et obtient son indépendance le 24 août 1991.

  • Ransoware : attaques multiples en Argentine

    Ransoware : attaques multiples en Argentine

    Tandis que l’Argentine s’imposait 3 à 0 face à l’Italie, mercredi 1er juin 2022, dans un match de gala disputé à Wembley, deux entités sud-américaines se confrontaient à des cyberattaques rendues publiques. En premier, l’hôpital Julio Cecilio Perrando situé à Resistencia et la société Artear à Buenos Aires essuyait chacun une attaque informatique. Ces incidents des systèmes d’information rappellent celui subit par le Sénat argentin au mois de janvier 2022.

    La province de Chaco voyait son Tribunal supérieur de Justice (TSJ) annoncer que tous les services numériques étaient suspendus jusqu’au dimanche 16 janvier 2022, en raison de lignes de codes malveillantes qui avaient infecté les serveurs. Le 1er juin 2022, l’hôpital Perrando aurait selon les médias eu un message indiquant que pour récupérer leurs données chiffrées, l’organisme de santé devait acquitter une certaine somme.

    Les autorités n’affirment ni ne confirme s’il s’agit d’un ransomware, cependant les données seraient rendues illisibles, et pour pouvoir obtenir la clé de déchiffrement, il serait demandé une rançon, ce qui ressemble trait pour trait à la méthode d’un ransomware. (Crédits : DiarioNorte)

    La directrice, Nancy Trejo, a confirmé l’information au quotidien argentin « Diario Norte » ce qui s’était passé. Elle a toutefois assuré que cette mésaventure « n’affecte pas » les traitements aux bénéficiaires de soins et que les services sont assurés. « Toutes les procédures administratives et judiciaires ont été effectuées. […] les soins ambulatoires et hospitaliers sont totalement garantis. La seule chose à laquelle nous ne pouvons pas accéder est l’historique médical du patient, mais les soins ne sont pas entravés », confirme Nancy Trejo dans une interview accordée à Ciudad Television. Ce qui vient en contradiction à la déclaration d’un professionnel de santé ajustant que « vous ne pouvez pas accéder aux dossiers médicaux ou aux rendez-vous et il est difficile de visualiser des études telles que les tomodensitogrammes ou les radiographies ».

    Le même jour de juin, Artear, a subi une attaque informatique touchant certains de ses systèmes et son réseau de données, selon les médias de la société. Arte Radiotelevisivo Argentino (Artear) est une société appartenant au Grupo Clarín qui se consacre à la production et à la diffusion de diverses chaînes de télévision telles que eltrece, TN, Magazine, Quiero, Volver, Canal á.

    Le quotidien Télam mentionne qu’un gazouillis (ci-dessus) sur le compte de Telenoche, supprimé peu après sa publication, indiquait que « la société, qui possède les principales chaînes de télévision, a subi un piratage apparemment par un groupe russe et pour lequel ils demandaient de l’argent en échange » et en a attribué la responsabilité à un « groupe russe ».

    Bien que la teneur de l’attaque ne soit pas encore connue, une note publiée dans Clarín souligne qu’à l’instant les opérateurs malveillants « n’ont pas demandé de rançon, mais il n’est pas exclu que cela se produise dans les prochaines heures […] ».

  • Il y a cent ans… l’armée fasciste de Mussolini à Bologne

    Il y a cent ans… l’armée fasciste de Mussolini à Bologne

    Sous l’ordre de leur leader, le 2 juin 1922 les fascistes italiens se pressaient à Bologne. L’histoire raconte les prémisses d’une catastrophe annoncée. Ils arrivaient par bandes, à bicyclettes méthodiquement. Des escadrons venant de Parme, de Mantoue et de l’Apennin toscan s’ajoutaient à ceux de Ferrare et de Modène. Au cœur même de ce rassemblement, une opposition entre les socialistes et les organisations agricoles soutenues par les fascistes de Benito Mussolini.

    La difficulté de résolution était de prendre des mesures de répression, mais surtout d’éliminer les raisons du conflit, sans compromettre les intérêts de la production paysanne. À la suite de la Première Guerre mondiale, la vie est dure et compliquée en Italie comme partout ailleurs. Ainsi, les fascistes comptent dans leurs 300 000 hommes de nombreux jeunes de la classe dite moyenne que la guerre a privés de leurs moyens d’existence. Sans travail, le plus clair du temps, intégrer une telle organisation permettait de toucher la solde réglée aux organisations fascistes par les associations anti-travaillistes, donc de vivre ou survivre bon gré, mal gré.

    « Rome et l’Italie sont deux termes inséparables. […] Nous rêvons l’Italie romaine, c’est-à-dire sage et forte, disciplinée et impériale. […] ce qui fut l’esprit immortel de Rome resurgit dans le fascisme […] », paroles de Mussolini le 21 avril 1922. (Crédits : DEZALB/Pixabay)

    Aux portes de Bologne, les troupes mussoliniennes s’installaient en campement quasi militaire, avec des quartiers généraux, où les précieux soldats touchaient leurs soldes. Leurs transparences s’arrêtaient à ce point. La provenance des fonds et les organisateurs militaires étaient cachés au public, strictement. L’attroupement de Bologne est une action de répressions suite à l’action de la Chambre. Le vote du parlement invalidait les députés n’ayant pas atteint l’âge légal. Sauf que les députés visés appartiennent presque tous à la droite fasciste de Mussolini.

    Le 27 octobre 1922, vingt-six mille hommes en armes marchent sur Rome. Médiocre opération militaire, mais un puissant symbole politique. Car la « Ville éternelle », siège du pouvoir, incarne une grandeur, un mythe dont la légende fasciste veut s’emparer. (Crédits : Alex1965/Pixabay)

    La presse qui doit être critiquée chaque fois doit être le quatrième pouvoir d’une démocratie. Le leader des chemises noires l’avait compris. Le comité fasciste d’Imola, chef-lieu d’arrondissement de la province, établissait une surveillance des journaux arrivant dans la ville. Tous ceux qui avait ne serait-ce qu’une ligne défavorable était immédiatement confisquée et brûlée, piétinant la « Liberté de la Presse », car dans tous conflits, la communication reste le nerf de la guerre.

  • Parafe : pagailles aux aéroports de Roissy et d’Orly

    Parafe : pagailles aux aéroports de Roissy et d’Orly

    Le mercredi 1er juin 2022, une panne nationale du système Parafe (passage rapide aux frontières extérieures) a affecté plusieurs aéroports français et même la gare du Nord. Il n’y a pas eu d’annulation, mais des retards. Le système en question contrôlé par la Police Aux Frontières permet via la reconnaissance faciale de contrôler l’authenticité d’un passeport et de vérifier la ressemblance de la photo avec son détenteur.

    Les premiers soucis techniques ont été décelés mardi soir, « sans pour autant causer le moindre impact » à ce moment-là, selon Paris Aéroport. L’exploitant a affirmé d’un Tweet que la panne était à présent terminée et qu’un « retour progressif à la normale » s’engageait. Les deux aéroports parisiens que sont Orly et Roissy Charles de Gaulle, ont été touchés, la gare du Nord également ainsi que tous les autres aéroports français ayant des liaisons à l’international, et donc équipés de ce système.

    Il s’agirait d’une panne liée à la consultation des fichiers. Lorsque les passagers scannaient leur passeport, l’accès aux fichiers police ne se faisait pas, alors le passager restait coincé à l’intérieur du sas. (Crédits : Éric Piermont/AFP)

    Les premiers retards auraient été enregistrés ce mercredi matin, où certains passagers de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle ont dû patienter plus d’une heure le temps que la situation se régule. « Dans les autres aéroports, le temps d’attente était d’une vingtaine de minutes », assure Paris Aéroport. Le dispositif Parafe, concerne le contrôle lorsque vous passez une frontière vers ou depuis un État hors de l’espace Schengen. Il est réservé aux citoyens européens, d’où les retards causés en Gare du Nord pour les voyageurs à destination du Royaume-Uni.

  • Ransomware et cyberattaque au Costa Rica

    Ransomware et cyberattaque au Costa Rica

    Le 8 mai 2022, le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, déclarait l’état d’urgence national. La mesure était prise à la suite d’attaques informatiques envers les systèmes gouvernementaux perpétrés par les opérateurs derrière le Ransomware-As-A-Service, Conti. Hier 31 mai 2022, c’est la Caisse de sécurité sociale du Costa Rica (Caja Costarricense de Seguro Social : CCSS) qui venait de subir une attaque par codes malveillants.

    Aux premières heures du 31 mai 2022, la Caisse de sécurité sociale costaricienne essuyait une attaque informatique. Peu de temps après l’avoir détecté, tous les systèmes d’information sont par mesure de précaution, hors service annonçait la CCSS. Les tentatives d’accès ont détecté à 2 heures du matin, moment où les premières actions ont été immédiatement prises pour télécharger préventivement tous les systèmes d’information et éviter les dommages aux bases de données et aux processeurs. « Nous travaillons […] pour déterminer la marche à suivre et la manière de lever les systèmes critiques », a confirmé le directeur des technologies de l’information et de la communication de la CCSS, Roberto Blanco Topping.

    Une conférence de presse de plus de 45 minutes retransmise en vidéo a permis aux différents intervenants de confirmer que la CCSS a été la cible d’une attaque informatique de type ransomware, et de la conduite à tenir pour les personnes recevant des soins, et ceux à venir. (Crédits : capture d’écran/CCSS/Facebook)

    Depuis le début du mois de mai 2022, la CCSS coordonne et travaille avec le ministère des Sciences, de l’Innovation, de la Technologie et des Télécommunications et la Commission nationale d’urgence, dans le but de renforcer les actions visant à améliorer la portée de la cybersécurité institutionnelle. Lors d’une conférence de presse, l’organisme de santé a confirmé que l’attaque a, pour l’instant, touché 2 % de ses serveurs, de sorte qu’elle devra les examiner un par un pour exclure tout problème. « L’institution, lorsqu’elle a détecté le problème, a fermé les systèmes et restreint l’accès. Nous avons déconnecté tout Internet pour empêcher le cryptage et l’encapsulation des informations sur les serveurs. Nous avons, à ce jour, 30 serveurs touchés sur plus de 1 500, ils sont déjà identifiés, donc c’est assez contrôlé », informait Álvaro Ramos, président exécutif de la Caja.

    Sur un document de sept pages, l’ensemble des hôpitaux mentionnent les différents numéros de téléphone à contacter pour obtenir des renseignements. Conti a exfiltré 672,19 GB de données de différentes organisations gouvernementales, comme le ministère des Finances. (Crédits : DR)

    Les analyses ne permettent pas de certifier ni d’affirmer la date de reprise dite normale des systèmes, mais ils semblent afficher un optimisme à toute épreuve. « Nous devons effectuer un processus de vérification, mais, contrairement au piratage du ministère des Finances, il n’y a pas de demande de rançon sous forme d’argent et il est fort possible qu’ils n’aient pas réussi à crypter le système ni la base de données. Il nous semble, à titre préliminaire, qu’ils n’ont pas encapsulé les systèmes ou la base de données », a-t-il ajouté.

    « Les ordonnances doivent être manuelles, la pharmacie doit donner les médicaments et rédiger les ordonnances manuellement, bien sûr cela entraîne un retard, cependant, les services sont renforcés pour ne pas affecter le patient. »

    Pour autant une liste de numéros de téléphone a été mise à la disposition du public. Car le service de radiothérapie est totalement arrêté à l’hôpital Mexico. C’est ce qu’a confirmé le directeur du centre médical, Douglas Montero, lors d’une interview accordée à Teletica. La première conséquence de la cyberattaque de la CCSS. « En réalité, c’est tout l’hôpital qui est touché, les zones médicales, cliniques et administratives », a déclaré M. Montero.

  • Il y a cent ans… le Code de la route entrait en vigueur

    Il y a cent ans… le Code de la route entrait en vigueur

    Le fameux Code de la route, qui nous permet une fois en poche de passer la conduite, pour voguer sur les routes d’ici et des vacances, à nous la liberté, entrait en circulation le 1er juin 1922. Les journalistes de l’époque indiquaient que du point de vue juridique, le code a été fixé par décret, donc il n’abroge pas les lois préexistantes sur la voirie, il porte uniquement des règles de circulation routière. Le texte est commenté par M Joseph Noullens chef du service de la voirie au ministère des Travaux publics.

    Seul intérêt, ou pas selon vos capacités, il y a cent ans les discussions sur les compétences et les peines continueront comme dans le passé, car aucune disposition ne précisait les règles obscures des sanctions applicables aux contraventions. Il sera rappelle le rédacteur indispensable « aux usagers de la route, riverains, agriculteurs, piétons, cyclistes, automobilistes, voituriers ». En 1922, il était traduit en anglais, espagnol.

    Les sons stridents et à notes multiples étaient interdits, déjà. Le ministère des Travaux et la préfecture de police tombaient en accord pour l’autorisation de la trompe électrique et du « clakson ». (Crédits : Classic Cycle)


    Néanmoins quelques imperfections dut à son jeune âge. Le code n’autorise dans la traversée des agglomérations que la trompe. Elle est l’ancêtre du klaxon que tout un chacun use et abuse en ville. Elle était constituée d’une poire en caoutchouc. Alors que Jules Grandin à travers les données de l’Insee détermine les départements où nos amis les animaux qu’ils soient Vaches, Moutons, Cochons… les troupeaux posaient question en 1922. Le Code de la route stipulait qu’ils ne devaient pas occuper plus de la moitié de la chaussée, que la nuit ils devaient être couverts par un signal lumineux ou sonore. Qu’en cas de croisement de deux troupeaux, ils devaient être séparés au minimum de 1,5 m !