Le ministère des Finances de Cuba a dénoncé, à travers les réseaux sociaux, la cyberattaque qui a eu lieu contre son site officiel dans la nuit de dimanche 3 à lundi 4 avril 2022. La revendication ne s’est pas fait attendre, les opérateurs derrière le ransomwareCuba affichaient un message demandant à un changement de régime. Les auteurs du délit ont modifié le titre de l’article pour le remplacer par leur slogan. La publication avait pour but d’informer les Cubains sur le projet de loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique ou d’intérêt social.
C’est une attaque qui prend une tournure plus politique que les infections en général. Elle fait suite à la proposition de loi sur l’expropriation. Selon le site WEB Granma cette dernière serait un moyen d’action de l’État pour la satisfaction d’intérêts généraux, comme une forme d’acquisition de biens et de droits pour le patrimoine de l’État. Il soutient les règles établies dans la loi 118, sur les investissements étrangers, du 29 mars 2014, sur l’expropriation dans ce domaine, et renforce les garanties juridiques pour les investisseurs étrangers.
Los trabajadores del Ministerio de Finanzas y Precios denuncian enérgicamente el hackeo realizado hace unos minutos al sitio web del organismo. Reiteramos nuestro apoyo unánime al Primer Secretario del PCC y Presidente @DiazCanelB. Por #Cuba y su Revolución #VamosConTodo
— Ministerio de Finanzas y Precios Cuba (@finanzasprecios) April 4, 2022
« Díaz-Canel Singaooo. Démocratie. Des élections libres. À bas la dictature. La liberté des prisonniers politiques. SOS Cuba. Allons-y. La patrie et la vie. Somos anonymes Cuba (La résistance numérique) », peut-on lire dans le message.
La ministre MeisiBolaños a réagi à la cyberattaque sur les réseaux sociaux. « Nous dénonçons fermement le piratage du site web des Finances, montrant un contenu qui ne correspond pas aux principes et valeurs patriotiques et révolutionnaires de nos travailleurs. Nous ratifions notre soutien au Parti communiste de Cuba (PCC), à Miguel Díaz-Canel et à la Révolution », a déclaré Mme Bolaños. Le site est actuellement hors service.
La deuxième leçon d’Albert Einstein, prix Nobel de physique 1921 « pour ses services rendus à la physique théorique, et en particulier pour sa découverte de la loi de l’effet photoélectrique », a eu lieu au collège de France, en présence d’initiés. Une sensation de huis clos, car la salle ne pouvait admettre que les seuls convives. Langevin, responsable de l’organisation avait envoyé trop d’invitations. Si bien, que malgré le carton en bonne et due forme, certains retardataires se sont vu refuser l’entrée de l’auditoire.
C’est dans une stricte intimité toute relative, que le physicien allemand a pu échanger avec les hôtes, car n’en déplaise à la relativité, personne de plus ne pouvait plus y loger. Les objections du Collège de France ont sans doute tenu en haleine les auteurs, tant le principe de la relativité défraie la chronique des connaissances. Le côté cocasse de la chose est que les autres conférences devraient se dérouler dans des salles plus petites encore. Le journaliste du FigaroFernandRigny s’amusait de cet effet.
La venue du scientifique allemand, Albert Einstein, à Paris fait salle comble au Collège de France. (Crédits : Le Figaro/BnF Gallica)
« Dans les temps passés, alors que l’univers semblait obéir aux lois de Copernic, de Galilée, de Newton, et que l’on croyait ces lois éternelles, la réponse aurait été celle-ci : cherchons une salle plus grande ! » Seule certitude, c’est l’incertitude, car avec AlbertEinstein, personne ne sait plus si l’univers est infini, si la Terre tourne, si les salles ont quatre dimensions ou davantage. Pour la prochaine, l’attente est réduite à cet expédient : envoyer moins d’invitations, s’amusait Fernand Rigny.
Ce jeudi 31 mars 2022, l’Institut national de cybersécurité (Incibe) avertissait que la société I-DE Redes Eléctricas Inteligentes, distributeur d’électricité du groupe Iberdrola avait subi une cyberattaque. Les données de 1,3 million de clients étaient exposées, bien qu’elle ait été résolue le jour même, le 15 mars, où elle a eu lieu, explique Incibe. Ce n’est que le lendemain, une fois la brèche colmatée, que l’entreprise a détecté des offensives massives qui n’ont pas atteint leur objectif, indiquait la compagnie.
Dans le communiqué de presse, la multinationale ibérique de distribution d’électricité tente de rassurer ses abonnés en spécifiant que « nous vous informons que nous avons subi une cyberattaque de nos systèmes d’information. L’incident, qui a maintenant été rectifié, a entraîné l’accès aux données de certains de nos clients. Nous vous informons qu’en aucun cas ils n’ont eu accès aux données financières (compte courant ou carte de crédit) ou aux données de consommation électrique. » Seules les indications relatives au prénom, nom, le numéro d’identification, l’adresse de domicile, le téléphone et le courriel ont fuité. Ces seules données suffisent à établir des faux en écritures concernant les identités, mais aussi de pouvoir créer des contrats avec un nouveau fournisseur d’électricité. Une plainte auprès de la Brigade centrale d’investigation technologique de la police nationale et l’information de l’attaque pour l’Agence espagnole de protection des données ont été effectuées.
Des attaques auraient eu lieu à Cercanías, au Congrès des députés et dans d’autres institutions européennes. La société de IgnacioGalán est devenue jeudi 31 mars 2022 la première firme espagnole en valeur sur le marché boursier, et principal investisseur espagnol sur le sol américain pour les énergies renouvelables. (Crédits : capture d’écran)
Le quotidien El Mundo révèle qu’après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement américain aurait avisé la compagnie ibérique, qu’elle faisait partie des groupes susceptibles de subir une cyberattaque russe de grande envergure. Iberdrola n’a rien dit à ce sujet, seule confirmation, elle admet avoir essuyé des tentatives de piratage de ses bases de données qui ont affecté 1,3 million de clients. « Nous avons été avertis par les autorités américaines », indiquaient les sources d’Iberdrola, qui expliquent que cette recommandation était liée à « la situation critique que nous vivons », en référence au conflit armé entre la Russie présidée par Vladimir Poutine, et l’Ukraine de Wolodymyr Selenskyy.
Tandis qu’en 2022 surgit le scandale des EHPAD (Orpea), le 3 avril 1922, le quotidien Le Journal révélait que le directeur et le surveillant de l’asile de pupilles du Vésinet étaient suspendus de leurs fonctions. Durant le conseil municipal de la commune, MM. Michel Missoffe et Barthélemy Robaglia demandaient quelles avaient été les conclusions de l’enquête sur les faits d’une gravité sans nom qui s’étaient déroulés, il y a deux semaines. L’assemblée écoutait l’orateur rappeler les évènements de l’incurie du directeur, M. Martinet et de la violence du surveillant, M. Moreau.
Au nom des associations d’anciens combattants, les deux hommes dénonçaient que l’asile national du Vésinet, où l’on élevait, sous le régime de l’internat primaire, cent cinquante et un pupilles de la Nation, était le théâtre de faits d’une incontestable gravité. L’assemblée était choquée et s’exprimait avec force hurlant qu’il était « inadmissible que des enfants confiés à la garde de la nation, soient si mal nourris, mal soignés, mal habillés et de plus, brutalement frappés ». L’administration ayant reconnu les faits qui lui avait été signalé, qu’elle devait être en mesure des prendre des sanctions et de « déférer le brutal surveillant à la justice en vertu de l’article 312 du Code pénal ». Il encourait de un à seize mois de prison, plus une amende. « Il faut, dit-il, une sanction sévère, seule sanction que le public comprendra », ajoutait-il. Le directeur des services administratifs de l’enseignement à la préfecture de la Seine, M. Martzloff, affirmait que les comportements révélés avaient été grossis, ajoutant que l’enquête était en cours.
« On nous donnait des précisions singulièrement troublantes sur le pauvre menu de leurs repas. À midi un plat de légumes, et dessert quand on n’en prive pas ces pauvres enfants pour des périodes qui vont jusqu’à six mois. Le soir, pour le dîner une soupe poireaux et pommes de terre avec beaucoup d’eau, un plat de légumes et un dessert. » (Crédits : DR)
Il était reproché à « M. Moreau, bachelier préparant sa licence de droit, de brutaliser les enfants confiés à sa garde, de les gifler, de les mettre au piquet pendant des heures, voire de leur administrer des fessées publiques, il aurait même, brisé une canne sur la tête d’un élève », racontaient certains témoignages. Par principe de précaution, les sieurs Martinet et Moreau étaient suspendus séance tenante de leurs fonctions par le préfet de la Seine. Mais un autre scandale sous-jacent sortait lors de la réunion. Des recommandations politiques avaient placé un fonctionnaire qui n’était nullement préparé à cette mission, désormais « la direction des asiles de pupilles ne pourra être confiée qu’à des fonctionnaires de l’enseignement ». L’enquête en resta-là pour ne pas ébruiter l’affaire.
Les vêtements de ces enfants étaient, parait-il, déchirés et sales. Leurs chaussures étaient dans un état lamentable. Sans lacets, meurtries, les semelles trouées elles prenaient l’eau de toutes parts. Le gros grain des culottes, trop long, mettait en sang les mollets de ces enfants. Blessés par leurs bottines, deux enfants auraient eu des abcès au pied.
M. Martzloff semblait penser qu’une réprimande sévère au directeur de l’orphelinat, M. Martinet, ancien chef du matériel au ministère de l’Intérieur, serait suffisante, sauf qu’il reprit ses mauvaises pratiques. M. Martzloff revint à l’improviste, le 20 avril 1922. Il constata que les mêmes fautes étaient commises et les sévices encore exercés, il « entra dans une violente colère » et rédigea un rapport en ce sens. La Préfecture de la Seine crut devoir adoucir la version première du communiqué, affirmant que « la nourriture était bonne », ce que contestaient les enfants et les témoignages de plusieurs voisins.
Les faits incriminés étaient aussi parvenus à la connaissance de deux conseillers municipaux de Paris, MM. Barthélemy Robaglia et Michel Missoffe. Les deux élus de la capitale portèrent immédiatement, chacun de son côté, les faits qu’on leur avait signalés à la connaissance de M. Auguste Autrand, préfet de la Seine. Le Préfet leur répondit en mentionnant les visites effectuées à l’asile par M. Martzloff et en ajoutant qu’à la suite de ces visites une enquête avait été confiée au service du contrôle de la Préfecture.
Le récit des actes de MM. Michel Missoffe et Barthélemy Robaglia provoquait l’émoi dans une salle tout ouïe au récit du conseiller municipal de Paris le 22 avril 1922. C’est à ce moment que la presse s’empara de l’affaire. (Crédits : DR)
Les protagonistes furent traduits devant le conseil de discipline. Sur avis de celui-ci, le préfet, M. Autrand prononça quinze jours de retenue de salaire à M. Martinet, directeur régisseur de l’établissement, dix à MM. Moreau et Guenegan, surveillants et huit pour M. Dupotet, surveillant. De plus, le conseil émit le vœu que « dans l’intérêt du bon fonctionnement de l’Orphelinat du Vésinet, il soit procédé au remaniement du personnel de cet Établissement ». Les fonctionnaires furent déplacés. Il n’y eut pas de suite au pénal.
Impressionnant, monumental, incroyable… les superlatifs manquent tellement la fraude, révélée, qui émeut les États-Unis est gigantesque. Le plan d’aide du au SARS-CoV-2 sur le sol américain connu sous l’acronyme PPP a été détourné de sa vocation, épauler les personnes en maintenant leurs rémunérations, sauf que… pourquoi uniquement les Américains auraient été victimes de ce genre de malversation, pourquoi elle n’aurait touché que le seul sol américain, et pourquoi pas les autres pays que compte notre globe terrestre.
À défaut de jouer à la loterie nationale, il est plus facile, semble-t-il, de dérober, l’argent destiné à la survie financière des individus que de tenter régulièrement sa chance. Le fonctionnaire en charge de l’aide dite « Covid » déclarait à LesterHolt de NBCNews, que les programmes comme le « PPP » (Programme de protection des salaires) étaient structurés d’une manière qui était « une invitation » aux fraudeurs, mis en place par le gouvernement du président Biden. Que penseriez-vous, d’une personne qui passant devant un achalandage de commerçant en fruits et légumes prendrait une pomme, parce que l’étal n’est pas surveillé, est-ce une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui voyant une jeune femme en jupe, balayée pudiquement pas le vent d’été se permettrait une agression sexuelle au prétexte que sa tenue serait une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui… bref vous avez compris.
« Faites une demande, signez et dites-nous que vous avez vraiment droit à l’argent, indiquait Michael Horowitz, président du Comité de responsabilité de la réponse à la pandémie. Et, bien sûr, pour les fraudeurs, c’est une invitation. … Ce qui n’a pas été fait, c’est qu’il n’y a pas eu de contrôles minimaux pour s’assurer que l’argent parvenait aux bonnes personnes au bon moment. »
« Les procureurs ont déclaré que Mustafa Qadiri, 38 ans, d’Irvine, en Californie, a utilisé le fonds du programme de protection des salaires pour acheter trois voitures coûtant six chiffres chacune, dont cette Ferrari 458 Italia 2011. » (Crédits : Bureau du procureur des États-Unis, Los Angeles)
Les procureurs outre-Atlantique s’offusquent de ce qu’ils désignent comme la plus grande fraude de toute l’histoire des États-Unis. KevinChambers, qui a été nommé procureur en chef, a affirmé qu’il mettait en place des équipes pour analyser « une quantité presque choquante de données ». « Les gens ont acheté des maisons de vacances, des Bentley et des Rolex. Il se peut que nous ne récupérions pas tout l’argent, mais ce n’est pas le seul intérêt d’intenter ces procès », poursuivait-il. Sans oublier des manoirs, des vols en jet privé, des vacances de luxe…
TONIGHT: @LesterHoltNBC speaks with Michael Horowitz, the chair of the Pandemic Response Accountability Committee, about how the government is tracking down fraudsters who took advantage of Covid relief funds.
— NBC Nightly News with Tom Llamas (@NBCNightlyNews) March 28, 2022
L’escroquerie épique a été effectuée, d’après les procureurs, par des criminels individuels ou des groupes organisés utilisant des identitésvolées pour réclamer des allocations de chômage aux agences de main-d’œuvre des États qui versent les fonds fédéraux. « Chaque identité peut valoir jusqu’à 30 000 dollars de prestations », selon Horowitz.
Un exemple parmi tant d’autre passé comme à venir, le ministère de la Justice accusait une star de la télé-réalité d’Atlanta de fraude bancaire après avoir obtenu un prêt PPP de 3,7 millions de dollars. Elle aurait utilisé le produit de ce prêt pour acheter 85 000 dollars de bijoux (une montre Rolex présidentielle, un bracelet en diamants et une bague en diamants de 5,73 carats), pour louer une Rolls-Royce Wraith 2019, pour effectuer des paiements de prêt et pour payer 40 000 $ de pension alimentaire pour enfants. Au final, MauriceFayne écope de 17,5 ans de prison.
Maurice Fayne, qui a joué dans Love & Hip Hop, a été condamné par la justice de son pays à 17 années de réclusion criminelle pour conspiration et fraude électronique, fraude bancaire et fausse déclaration dans le cadre du fameux programme de protection des salaires (PPP). (Crédits : Gettyimages)
Une spoliation de l’aide aux personnes dans un besoin vital de survie dans un lieu où le rêve peut se transformer en cauchemar américain, et sans, à priori, aucun scrupule, jusqu’à preuve du contraire. Certains, indiquent les médias au pays de l’oncle Sam, auraient acquis leur richesse en participant à ce que les experts considèrent comme un vol de 80 milliards de dollars. Le montant présumé du préjudice, tant qu’un jugement ne déclare pas les prévenus coupables des crimes dont ils seraient accusés, s’ajouterait aux 90 à 400 milliards de dollars supplémentaires. Pour rappel la somme complète du PPP était de 900 milliards de dollars du programme d’aide. L’escroquerie totale, même si les estimations sont gonflées, pourrait rivaliser avec les 579 milliards de dollars. À ce jour, 178 ont été condamnées à dans des affaires dites de fraude au PPP, de nombreuses enquête sont encore en cours.
Le scepticisme est tenace évoque le journal Le Temps en ce 2 avril 1922, surtout lorsqu’il s’agit de médecine. La fièvre méditerranéenne, ou brucellose était vaincue annoncée le corps médical, à travers l’article du docteur HenriBouquet. La brucellose humaine est liée à celle du bétail domestique et aux produits laitiers crus provenant d’animaux infectés. Elle est devenue rare en France depuis la mise en place de mesures prophylactiques sévères prises à partir de 1975.
La presse s’amusait d’un tel nombre de noms pour une seule maladie. Longtemps baptisée la fièvre de Malte, mais l’Angleterre craignait que cela nuise à l’une de ses possessions, et demanda à en changer le nom. Elle devint la fièvre de Chypre, puis celle de Naples, celle du Levant… il fut décidé de l’appeler fièvre méditerranéenne, pour ménager la chèvre et le chou. Elle fut observée dans divers coins du monde, mais en France, c’est en Provence comme en Corse qu’elle était étudiée avec beaucoup de soin par plusieurs médecins du Gard. Elle était reliée à la consommation de lait de chèvre.
Les conditions d’hygiène diffèrent de la campagne à la ville, mais également en fonction des individus. Mais c’est le fait de faire bouillir le lait qui rebuta le plus les gens, habitué à le boire tel qu’il était trait aux pis de la chèvre, nature. (Crédits : David Bruce/Wellcome Library, London)
La brucellose est une infection causée par plusieurs espèces de bactéries Gram négatives Brucella, caractérisée par de la fièvre et des symptômes touchant tout l’organisme. Elle est principalement contractée par contact avec des animaux infectés, en consommant du lait ou d’autres produits laitiers contaminés non pasteurisés, et également de la viande contaminée mal cuite. « Il n’était pas aisé d’enseigner aux gens ordinairement un peu frustes qu’elle menaçait la propreté minutieuse qu’exigeait leur préservation. Ils acceptaient pas volontiers les recherches que l’on voulait faire sur leurs troupeaux pour dépister les bêtes dangereuses », témoignait le Dr Henri Bouquet. Ce sont les travaux de MM. Nicolle et Conseil, de l’institut Pasteur de Tunisie qui ont amené un armement complet contre la brucellose.
Si l’assassinat de son prédécesseur, François-Ferdinand d’Autriche (et son épouse Sophie Chotek), fit couler de l’encre et le sang de millions d’Hommes, le nom de Charles 1er, prince impérial d’Autriche-Hongrie est moins connu dans les livres d’histoire française. L’Église catholique l’a déclaré bienheureux en 2004. Elle ne le fête pas le 1er avril, date de son décès, mais le 21 octobre, jour de son mariage. Il est pourtant à l’origine de profonde modification et des réformes sociales, en limitant le temps de travail des femmes et des enfants.
L’Ouest-Éclair fit de sa nécrologie un papier de tête en Une. L’homme qui ne fut empereur d’Autriche que durant un an, onze mois et vingt-et-un jours, marqua les esprits de nombreuses personnes. Charles de Habsbourg était né à Persenberg, le 17 août 1887, fils de l’archiduc Othon-Francois-Joseph, qui n’était qu’autre que le frère de l’archiduc héritier de la couronne. Il fut proclamé empereur d’Autriche sous le nom de Charles 1er et Charles IV roi de Hongrie.
Empereur d’Autriche sous l’appellation de Charles Ier, Charles IV roi de Hongrie et Charles III roi de Bohême, il fut le dernier monarque de ces États. Ci-dessus, Charles Ier passe en revue des troupes allemandes sur le front roumain, le 4 septembre 1917, tandis qu’il tâchait de trouver des voies de paix, avec la France et la Russie. (Crédits : DR)
Il renonça au pouvoir en Autriche le 11 et en Hongrie le 13 novembre 1918, car malgré ses hésitations et ses tentatives d’une paix, il était incapable d’obtenir étant sous la dépendance pleine et entière de L’Allemagne. La résidence de Funchal au Portugal lui fut assignée. Il épousa le 21 octobre, d’un mariage non arrangé, la princesse Zita de Bourbon-Parme, sœur des princes de Sixte et Xavier de Parme. Il décéda à 34 ans sans connaître le dernier de ses enfants Élisabeth. Son fils aîné, l’archiduc Otto, âgé de dix ans, deviendra alors le chef officiel de la maison de Habsbourg-Lorraine pour les quatre-vingts années à venir.
Elles sont deux banques à avoir informé leurs usagers de dysfonctionnement informatique ces derniers jours. La cyberattaque de la banque centrale de Tunisie, est revendiquée par le ransomwareConti, concernant celle de la République d’Haïti (BRH), qui affichait une anomalie encore le 30 mars 2022, aucune doléance à l’heure actuelle. Au sein du même pays, la banque de l’union haïtienne subissait depuis le début du mois de décembre 2021, du moins ses clients de fraudes à la carte bleue.
Conti revendique sur son site de fuite l’attaque de la banque centrale de Tunisie, qui eut lieu le 23 mars 2022. L’organisme bancaire annonçait hier 30 mars, que les premiers éléments de l’enquête ont confirmé que toutes les informations sont saines et sauves et que l’attaque a touché les serveurs de l’interface du site. Le serveur mail et le guide ont été la cible de piratage. « Cette attaque a été maîtrisée grâce aux efforts coordonnés entre les services de la BCT et ceux de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI). Toutes les données du système d’information de la BCT sont intègres et intactes », soulignait-elle dans un communiqué.
Dans le fichier Hosts.csv est indiqué, sur 1560 lignes, les DNS Host names indispensables pour que les administrateurs des systèmes puissent identifier la machine sur laquelle ils doivent intervenir. De plus, sont stipulés les OS des systèmes d’information, dont certains sont encore sous Windows XP. (Crédits : capture d’écran)
« Le site de la banque centrale de Tunisie a été réactivé dans la soirée de dimanche 27 mars 2022 », renseignait Tuniscope. De l’autre côté de l’Océan Atlantique, non loin de Cuba, de la Floride, et de la République dominicaine, les banques de la République d’Haïti souffrent. Déjà en décembre 2021, plusieurs consommateurs de la Banque de l’Union haïtienne (BUH) témoignaient d’avoir été victimes de piratage sur leurs comptes bancaires, notamment via Mastercard. En janvier 2022, l’organisme cernait les problèmes. « Nous savons combien de clients ont été victimes ainsi que les montants en question (…), mais cette information est interne et confidentielle à la banque et ne peut être divulguée », explique ArielleTovarLévêque, du département de marketing et de communication de la BUH au journaliste JamesonFrancisque.
Les données exfiltrées par les opérateurs derrière le ransomware Conti fournissent de précieuses indications critiques sur les différents systèmes d’information de la banque centrale de Tunisie. Microsoft a mis fin au support le 8 avril 2014 pour XP. Entre autres, il n’y a plus de mises à jour et la base virale de WindowsDefender n’est plus gérée. (Crédits : capture d’écran)
En quelques secondes seulement, admettait la BUH, ce sont plus de 400 comptes ciblés. Ces transactions, comme c’est le cas pour John Ronard, ont eu lieu dans des pays lointains : Hong Kong, Nigeria, Singapour, Australie… Les informations volées ont été revendues sur le Darknet, ce qui a engendré d’autres attaques sur une même carte. Ainsi, en moins d’une minute, des centaines d’autorisations ont pu être obtenues par les hackers.
La peur envahit la République d’Haïti et ses habitants, déjà victimes de fraudes à carte bancaire en décembre 2021. Il y a 3 jours, « le site de la Banque de la République d’Haïti (BRH) n’est plus accessible depuis la matinée de ce lundi 28 mars », informait TripFoumiEnfo
« Chat échaudé craint l’eau froide », stipule l’adage. C’est en ce sens que TripFoumi avertissait que « le site de la BRH inaccessible, on craint qu’il ne s’agisse d’un piratage informatique […] TripFoumi Enfo a tenté à maintes reprises d’accéder au site de ladite banque. Peine perdue. Il semble avoir une panne technique. Notre rédaction a aussi vérifié les pages Twitter et Facebook de la BRH. Aucune information y relative n’a été communiquée. Du piratage ? On ne le sait pas. Mais cela est inquiétant, quand on sait qu’il s’agit de la Banque centrale du pays. » Même constat chez HaïtiStandard, « au moins une banque commerciale du pays était l’objet de piratage informatique, durant les jours passés. Ce qui avait provoqué une grogne chez des habitants de certaines communes situées dans le département de l’Ouest. La BRH serait-elle l’objet elle aussi de piratage? Une affaire à suivre… »
Le 31 mars 1922, veille du premier avril, ÉtienneGrosclaude accuse l’Allemagne d’avoir inventé la machine à détraquer le monde, dit la « Maboulite ». Dont la fabrication activement poussée au sein des établissements de M. Stinnes. Elle aurait été, selon les dires de M. Grosclaude, journaliste dirigée sur la commission des réparations suite à la 1re Guerre mondiale, sur la conférence des ambassadeurs puis celle de Washington. L’homme publie à l’époque un livre dont le titre est « La machine ronde a perdu la boule ».
« On n’est pas sans inquiétude pour la Société des Nations », écrivit L’Action Française. D’ailleurs les divisions entre la France, l’Angleterre et l’Amérique qui ne s’entendaient pas, renforçaient le sentiment de folie ambiante. Tous en sortie de la Première Guerre mondiale et de l’épidémie de peste de 1918, ne pensaient qu’à une chose, reconstruire, alors qu’ils « rapetassaient ». Subtilité de la langue française où ce terme pourrait encore être utilisé aujourd’hui pour définir les actions de certains. Le Littré détermine tel que le fait de « raccommoder grossièrement de vieilles hardes, de vieux meubles, en y mettant des pièces prises de côté et d’autre ».
Frédéric, Étienne Grosclaude, né le 2 juin 1858 à Paris et mort le 7 janvier 1932 à Paris avenue Kléber, était journaliste, chroniqueur et humoriste français. Il était promoteur de la colonisation dans la deuxième partie de sa vie. (Crédits : diaan11/Pixabay)
La cocasserie de l’instant était soulevée. Car la mission de rebâtir l’Europe était dévolue à des individus qui devaient se rencontrer à Gènes si « Lénine vit jusque-là, et si Lloyd George ne change pas d’avis une fois de plus. » Les divergences entre le premier ministre du Royaume-Uni et le président du conseil des commissaires du peuple de l’URSS étaient fréquentes, une guerre de communication. Ironiquement, le journal concluait que la maboulite dérangeait alors les cerveaux d’hommes d’État. « Folie universelle, tel serait donc l’aboutissement du règne de la démocratie qui, à son aurore, mettait sur les autels la déesse Raison… »
Le conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine est partie prenante de nos vies, que nous soyons indifférents, partisans d’un pays ou de l’autre, tout un chacun possède une conviction, un ressenti. Mais qu’est-ce que c’est une guerre ? La population journalistique, ainsi que les invitées des programmes télévisuels, radiophoniques, et écrits, émettent leurs opinions sur l’atrocité de la Guerre. Alors VladimirPoutine serait le méchant, et VolodymyrZelensky le gentil, mais est-ce aussi simple ? Existent-ils d’autres conflits ou guerres sur Terre ?
Débutons par le plus facile, la définition du terme en langue française. La guerre est selon Le Larousse une « lutte armée entre États. La guerre entraîne l’application de règles particulières dans l’ensemble des rapports mutuels entre États ; elle commence par une déclaration de guerre ou un ultimatum et se termine par un armistice et, en principe, par un traité de paix qui met fin à l’état de guerre. » Comme souvent, une action est rythmée et codifiée par le droit international.
« Si vis pacem, para bellum » est une locution latine, qui se traduit par « Si tu veux la paix, prépare la guerre ». Elle représente le concept de paix armée. (Crédits : Amber Clay /Pixabay)
La guerre est une querelle qui prend des proportions démesurées, elle existe par conséquent depuis que la planète Terre compte à minima deux individus. C’est un moyen de régler un différend, quand la méthode pacifique échoue. « La guerre en Ukraine nous horrifie tout particulièrement parce qu’elle est aux portes de l’Union européenne. » Ce qui n’est donc pas le cas des conflits ou guerres à travers le globe terrestre. Car l’Europe ne connaît plus la guerre, dite classique, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945. Elle fut réveillée brutalement le 24 février 2022 par l’invasion directe d’un État, l’Ukraine par un autre État, la Russie.
Guerre et paix
Le vieux continent se targuait, il y a encore quelques temps de ne pas connaître la guerre depuis plus de 70 ans. L’alternance de la paix et de la guerre était autrefois « normale ». Le droit de la guerre est un droit international. Il procède d’usages militaires devenus coutumes. Elles sont codifiées par des conventions négociées, signées, ratifiées par des États, réunies ou non en Organisations. « Avant 1945, les manuels de droit international avaient deux parties (comme tout livre de droit) : le droit du temps de paix, le droit du temps de guerre. Depuis la Charte des Nations Unies, succédant au Pacte de la Société des Nations, la compétence de guerre des États a été restreinte à la légitime défense (individuelle ou coalisée) face à l’agression, et, hors légitime défense, elle a été transférée au Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) », explique DavidCumin, maître de conférences (HDR) à la Faculté de droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3 à la Marina Brillié-Champaux, responsable de pôle éditorial chez Dalloz.
La charte des Nations Unies stipule en préambule que « nous, peuples des nations unies résolues à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances. » (Crédits : konferenzadhs/Pixabay)
Le CSNU est l’organe exécutif de l’Organisation des Nations unies (ONU), il ne dispose pas de forces armées. L’ONU est une organisation internationale regroupant actuellement 193 États membres. Elle a été instituée le 24 octobre 1945 par la ratification de la Charte des Nations unies signée le 26 juin 1945 par les représentants de 51 États. Elle remplace alors la Société des Nations.
Un État attaqué répondra militairement par l’exercice de son droit à la légitime défense, comme ses alliés. Le Conseil de sécurité des Nations Unies peut condamner et sanctionner l’État « recourant à tort à la force armée ou autoriser les États tiers volontaires à recourir à la force armée contre l’État agresseur ou ayant rompu la paix ».
Guerre légale et illégale
Le plus ancien texte évoquant la licéité ou non d’une guerre est le Code de Hammurabi. Ce texte juridique babylonien daté d’environ 1750 av. J.-C., reste à ce jour le plus complet des codes de lois connus de la Mésopotamie antique. En droit international, il n’y a pas de légalité au sens strict d’une guerre. Il y a des guerres licites ou illicites, en jus ad bellum et/ou en jus in bello.
« Le droit international humanitaire a pour but d’assurer la protection des victimes de la guerre et de leurs droits fondamentaux, ce à quelque partie qu’elles appartiennent. C’est la raison pour laquelle le jus in bello doit rester indépendant du jus ad bellum », explique le comité international de la croix rouge (CICR). (Crédits : WikiImages/Pixabay)
Le premier, Le Jus ad bellum est le droit à la guerre en latin. Il désigne l’ensemble de critères justifiant l’engagement dans une guerre. jus in bello est la façon de la faire. Le droit international autorise une entité politique à prendre les armes dans trois cas :
La légitime défense, lorsque cet État est victime d’une agression de la part d’un autre État (art. 51 de la Charte des Nations Unies)
L’assistance aux Nations Unies (art. 2, § 5 et 42 à 47), qui vise à rétablir la paix face à une menace pesant sur l’ensemble de la communauté internationale
La lutte armée pour la libération nationale dans le cadre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, impliquant la lutte contre les régimes racistes.
Les Nations Unies à travers le CSNU peuvent en théorie intervenir. Pour cela la résolution doit être adoptée par neuf voix sur quinze, sans le veto exprès de l’un des cinq membres permanents, qu’est la Russie. Le CSNU est paralysé en cas de conflit mettant aux prises l’un des membres permanents usant du veto. En jus in bello, elle est licite lorsque d’une part, elle est ordonnée par un État, une Organisation intergouvernementale compétente militairement, un MLN, une organisation armée reconnue (par le belligérant adverse, des États tiers ou le CSNU), d’autre part, « celle livrée pour la défense du pays face à une agression ou livrée avec l’autorisation du CSNU ou livrée pour l’autodétermination d’un peuple face au colonialisme ».
« Le droit international humanitaire a pour but de limiter les souffrances causées par la guerre en assurant, autant que possible, protection et assistance aux victimes. Il traite donc de la réalité d’un conflit sans considération des motifs ou de la légalité d’un recours à la force », indique le CICR. (Crédits : Fathromi Ramdlon/Pixabay)
Les principes généraux ont valeur coutumière. Parmi les plus importants, figure le principe de distinction des combattants et des non-combattants, des objectifs militaires et des objectifs non militaires. Il est ainsi interdit de viser délibérément les civils, mais pour autant « il n’est pas interdit de les toucher si les dommages collatéraux ne sont pas inutiles ou excessifs par rapport à l’avantage militaire direct et concret attendu », écrivent ChristianNadeau, JulieSaada dans « Guerre juste, guerre injuste ». Si des civils participent directement aux hostilités, il devient donc licite de les attaquer, comme s’ils participent indirectement ou s’ils sont suspects d’une participation, alors « il est licite de les surveiller, évacuer ou interner. » À suivre…