Suite à la mobilisation des lithographes pour sauver l’un des leurs d’une saisie de meuble, afin de recouvrer l’impôt sur le salaire de 1919, d’une somme de 29,75 Anciens francs. Le ministre des Finances prenait une décision dans la journée, fait historique, qui est à marquer d’une pierre blanche. Les poursuites contre le lithographe mutilé et chargé de famille étaient suspendues. Mais surtout, il déposait un projet de loi visant à modifier le calcul de cet impôt. « De sages mesures », titrait L’Homme Libre.
Déjà le 30 mars 1922, les informations de la Presse écrite parisienne indiquaient que « l’impôt sur les salaires, du fait de la hausse du prix de la vie, est devenu il faut le reconnaître, très lourd pour certaines catégories de travailleurs. » La différence entre les Francs d’avant 1914 et de 1922 est conséquente. « Trois ou quatre mille francs d’à présent ne représentent guère plus de douze à quinze cents francs d’avant 1914 ».
Le traitement des impôts posait précédemment question. À ce sujet, le jeu des déductions subissait une réduction drastique, qui « normal autrefois, est aujourd’hui dérisoire ». La révision du taux de l’impôt porté par le ministre demandait au parlement d’en tenir compte. (Crédits : L’Homme Libre/BnF Gallica)
C’est le président français Raymond Poincaré, qui en 1914, avec l’imminence de la guerre, fait voter un impôt sur le revenu. En effet, la loi de 1914 établissait une taxation de 2 % sur les revenus des chefs de famille, mais aussi toute personne vivant sous leur toit. Puis, la loi du 31 juillet 1917, se superposent à cet impôt, six taxes proportionnelles cédulaires, c’est-à-dire par catégorie de revenu, à savoir :
l’impôt foncier sur les propriétés bâties et non bâties (5 %)
l’impôt sur les valeurs mobilières (6 %)
l’impôt sur les bénéfices des exploitations agricoles (3,75 %)
sur les bénéfices industriels et commerciaux (4,5 %)
sur les bénéfices des professions non commerciales (3,75 %)
Le ransomware Vice society a été détecté sur le réseau informatique de l’hôpital dans la journée du lundi 28 mars 2022. L’hôpital de Castelluccio à Ajaccio subit une cyberattaque qui paralyse l’ensemble des systèmes d’information. Ce qui a entraîné une interruption, dès le lendemain mardi, des activités de radiothérapie et d’oncologie, avertit l’établissement. Arrêt pour garantir la qualité et la sécurité des prises en charge, car les « ordinateurs » ont un rôle primordial (dosages, ciblages…).
Lundi 28 mars, peu après 10 h, le centre hospitalier de Castellucio alertait les usagers, familles et professionnels d’un tweet mentionnant d’un dysfonctionnement informatique. Contacté à propos de cet incident, l’établissement n’a pas encore répondu. L’ensemble des acteurs mobilisés finalise la mise en place d’une organisation permettant d’assurer la continuité des soins urgents des patients. « Les patients ont été individuellement prévenus », souligne l’ARS Corse.
⚠️🚨 Le @CHCastelluccio subit actuellement une panne informatique, nos équipes mettent tout en œuvre pour rétablir dans les meilleurs délais, merci de votre compréhension🚨
— Centre Hospitalier de Castelluccio (@CHCastelluccio) March 28, 2022
Après avoir divulgué les informations du Sénat argentin, le Ransomware-as-a-Service, Vice Society s’en prend à une institution de santé en Corse, mettant en possible danger les personnes des services d’oncologie.
Anecdotique, sur le fait, depuis que le prélèvement est perçu à la source. L’initiative de la campagne de l’Union des syndicats de la Seine était ardente contre cet impôt. Les adhérents renvoyaient en masse leur feuille d’imposition à leurs groupements respectifs. Cette manifestation du 29 mars 1922 avait également pour but de s’opposer à la circulaire du ministre des Finances, Charles de Lasteyrie du Saillant contre son recouvrement. La publication mentionne que les fonctionnaires ont les pouvoirs légaux de procéder.
Un mouvement de foule entourait M. Julien Beaumont, raconte le quotidien Le Petit Parisien. Ce dernier, lithographe de profession, marié à une veuve de guerre, père d’un bébé de seize mois, ayant sa mère à charge, mutilé et pensionné de guerre à 40 %, n’a pas répondu aux sommations du percepteur. Les faits qui lui étaient reprochés, ne pas avoir liquidé ses impôts sur salaire de l’année 1919, soit 29,75 francs (4023.24 euros en 2021, selon l’INSEE). Il se vit signifier la saisie d’une armoire pour le solde de ses impôts.
Las d’attendre, les lithographes organisèrent un meeting sur le terrain de manœuvres, avenue Gambetta. (Crédits : Le Petit Parisien/BnF Gallica)
Forts des 1 300 membres du syndicat, ils faisaient cause commune, et décidèrent pour une durée de 24 heures de faire une grève générale des lithographes. Aussitôt dit, aussitôt fait, dès l’aube autobus, tramways, métros déversaient à la porte des Lilas un nombre grossissant à vue d’œil près du domicile de Julien Beaumont. Tandis que certains montaient la garde à l’intérieur du logement, d’autres s’installaient tout autour de la place des Tourelles dans les cafés, prêts à intervenir.
L’union faisant la force, le ministre des Finances, Charles de Lasteyrie du Saillant et personnalités politiques attiraient l’attention sur le cas Beaumont. Le percepteur du s’enquérir de renseignements détaillés sur la situation exacte dudit contribuable. Le Conseil national de la fédération des fonctionnaires avait voté un ordre du jour contre l’impôt sur les traitements :
Abaissement du taux de la cédule sur les traitements et salaires à 4 %
Le relèvement de 2 000 Anciens francs des taux d’exonération à la base
Application de a cédule sur les traitements et salaires de tous les abattements pour situation et charges de famille
La société américaine à but non lucratif, OKCIC est victime du ransomware Suncrypt. Elle se consacre à la fourniture de soins de santé pour les personnes qui ont souvent du mal à les obtenir, tant culturellement qu’en raison de l’absence d’assurance, du manque de prestataires dans certaines régions et de l’engorgement des salles d’urgence. De plus que ce soit le renouvellement des médicaments ou les services de vente par correspondance sont indisponible pour une durée inconnue.
La Clinique amérindienne d’Oklahoma City qui évoquait des « problèmes technologiques » a subi une infection de type ransomware. Suncrypt affirme avoir acquis plus de 350 Go de fichiers, notamment des bases de données de dossiers médicaux électroniques et des documents financiers. Les opérateurs proposent sur leur site de fuite 27 Mo compressés de preuves, soit 232,5 Mo au total.
L’Oklahoma City Indian Clinic (OKCIC) prend en charge 20 000 patients issus de plus de 200 tribus amérindiennes. Une indication sur leur site Web et leur compte Twitter s’excuse actuellement des problèmes technologiques rencontrés par les utilisateurs. (Crédits : capture d’écran)
La cyberattaque des opérateurs derrière le ransomwareSuncrypt contre OKCIC « contredit directement une déclaration qu’ils ont faite à ce site en septembre 2020 et que ce site a rapporté à l’époque ». Après avoir initialement attaqué un organisme médical, « ils avaient retiré l’entité de leur site de fuite et déclaré à DataBreaches.net qu’ils avaient soigneusement évité de verrouiller les systèmes de survie ou d’interférer avec les opérations hospitalières. »
ATTENTION PATIENTS: Due to the technological issues, the automatic refill line and mail order services will be down for an indeterminate amount of time. If you are needing refills, please call the pharmacy at (405) 595-3100. If available, please bring your prescription vials. pic.twitter.com/wBT63pgLTw
Les homicides volontaires de femme qualifiées de féminicides atteignent le nombre de 25, au 28 mars 2022. Malheureusement, ils faisaient déjà la une des journaux depuis plusieurs décennies, car ces assassinats existaient déjà… il y a cent ans. L’affaire du crime dit de la gare Saint-Lazare s’étalait sur la première page du quotidien Le Petit Parisien. Daniel-Alexandre Andrieux, 23 ans comparaissait devant les Assisses de la Seine sous l’inculpation de faux, usage de faux et assassinat de LeilaBausse âgée de 22 ans.
L’affaire connue sous le crime de la gare Saint-Lazare, mis un terme à deux vies, celle de la victime Mlle Leila Bausse 22 ans et son meurtrier Daniel-Alexandre Andrieux 23 ans. Le fils d’un considérable minotier du Maroc, semblait selon le journal L’Humanité du 28 mars 1922, manquait d’un certain équilibre mental. Né en Russie, il appartenait à une famille des plus honorables. Son père dirigeait une importante minoterie au Maroc, alors que son grand-père était membre de la chambre de commerce de Casablanca. Mineur, il suivait ses parents du Maroc aux États-Unis que la presse surnommait les Amériques. Le jeune homme à tout juste 18 ans s’engagea. Après être démobilisé, il travailla comme dactylographe au sein de la société de constructions civiles et industrielles. Son employeur n’est autre que son oncle, M. Nicolas Perpignani, administrateur délégué de la compagnie, constituée le 24 juillet 1919.
Compte tenu de l’érosion monétaire due à l’inflation, le pouvoir d’achat de 15 000 Anciens francs en 1922 correspond à 17 387,35 Euros aujourd’hui. (Crédits : Alexas Fotos/Pixabay)
L’assassin, Daniel-Alexandre Andrieux, que les renseignements de police qualifiaient de violent et paresseux, était arrivé de Casablanca en novembre 1920. Il faisait connaissance de celle qui allait devenir sa petite-amie. L’homme possessif piquait des crises, si bien qu’au cours de l’une d’entre elles, il la frappa dans le bureau de son employeur. La jeune femme paya double, voire triplement la crise de jalousie de son amant. M. Perpignani mis les deux amants à la porte, mais versa régulièrement des sommes d’argent à son neveu. Éconduit, l’homme blessé se faisait de plus en plus pressant et présent, en harcelant la jeune femme. La compréhension, comme l’assimilation de la fin d’une relation semblait étrangère à Andrieux. Il usurpa la signature de son nouveau patron pour parapher un chèque de 6 400 francs pour fuir à l’étranger. Il la supplia, arguant avoir volé 100 000 francs et encourir une peine de 20 ans de travaux forcés, pour qu’elle le suivre… en vain.
Profitant de l’affolement général provoqué par son geste criminel, il réussit à se frayer un passage parmi la foule nombreuse. Tout en tirant sur ses poursuivants, il gagna le souterrain du Métropolitain, qu’il traversa avant de ressortir rue du Havre. (Crédits : cocoparisienne/Pixabay)
Depuis environ quinze jours, la jeune femme avait recouvré un emploi dans une minuscule boutique. Cette dernière installée cours du Havre sous le péristyle d’entrée d’accès à la salle des Pas-Perdus portait le nom de TeminusDactyl. Le 28 avril 1921, il insista une nouvelle fois pour qu’elle s’enfuie avec lui, une fois de plus elle répondit négativement. Sur le seuil d’un magasin proche de la gare, il sortit un revolver et la tua. Fuyant la scène du crime, une chasse à l’homme commença. Il s’engouffra dans la bouche de métropolitain, éloigna ses deux poursuivants, l’agent Baco et un employé de la gare, M. Paul Enfer en faisant feu à deux reprises, sans les toucher. Il en ressortit par la rue du Havre, puis emprunta la rue de l’Isly, entra au numéro 7. Il se mêla à la foule des ouvriers sortant, pour ensuite grimper dans le Printania, avant de redescendre dans la cave d’une maison voisine. Il s’y cacha une bonne partie de la nuit. Rebroussant chemin et se croyant en sûreté, il chercha à s’enfuir vers 2 h. Le veilleur de nuit le vit et l’arrêta. Le procès d’Assises le condamna aux travaux forcés à perpétuité et 15 000 Anciens francs de dommages et intérêts.
Deux histoires d’automobiles, contées dans l’Écho de Paris le 27 mars 1922, transformaient la vie de Gaston Valentin, Jean Le Gall et Pierre Sebié. Les voitures ne sont pas celles que nous connaissons aujourd’hui. La sécurité, le confort de conduite et autres améliorations ne vinrent qu’avec le temps, accidents, et prises de conscience de la dangerosité de l’être humain. Déjà les constructeurs, ou géniaux inventeurs, composèrent des véhicules terrestres à moteur avec, et sans permis, les dernières ont conservé le nom de voiturette.
Gaston Valentin est un amoureux de la belle mécanique dirait-on. Passionné par les voiturettes automobiles, qui peuvent se conduire sans posséder le permis, il n’hésite pas à emprunter celle d’autrui. Ainsi l’homme déambulait, à La Celle-Saint-Cloud lorsqu’il vit une voiturette arrêtée sur la bordure. Ce terme était utilisé pour la première fois par le constructeur automobile français Léon Bollée. Il s’en servait pour désigner un tricycle de son invention. Il en déposa le nom, et ce mot, comme le frigo (qui est une marque) à la place du réfrigérateur, est au fil du temps passé dans le langage usuel. N’écoutant que son désir, il mit le moteur en marche, pris se aises en s’installant au volant puis démarra.
Les voiturettes se pilotaient sans permis, ni carrosserie. Inventée par Léon Bollée en 1895, elle est connue sous le nom de « tricar » au Royaume-Uni. (Crédits : Joost J. Bakker)
Sortant d’une boutique, le propriétaire courut derrière son véhicule et le voleur. Entendant des cris, GastonValentin se retourna, perdit la tête et fonça volontairement dans un arbre. Interrogé par le juge d’instruction, il avoua s’être emparé de l’automobile, car il la trouvait « trèsjolie ». Le magistrat chargea un médecin légiste de procéder à l’examen mental du prévenu, dans la mesure où il ne semblait pas jouir totalement de ses facultés.
Rupture de direction
Non loin de là, près de la Porte de Trappes, une issue moins heureuse se déroulait. Une automobile faisait une terrible embardée. Elle était pilotée par le mécanicien JeanLeGall, âgé de 35 ans, avec à ses côtés son ami PierreSebié. Selon les témoins de la scène, le véhicule roulait, subjectivement, à vive allure. La rupture de la colonne de direction les envoya brutalement dans le décor. « Les deux hommes furent grièvement blessés et ne tardèrent pas à expirer », écrivait le journal L’Écho de Paris.
Plus d’un demi-million de Françaises et Français affectées. Après la divulgation détectée en Bretagne, il y a quelques mois de cela, c’est encore une fois une fuite des données de santé qui potentiellement se retrouve sur la toile. Le secteur de la santé reste une cible de choix pour les cybercriminels, à l’instar de Lapsus$ et l’attaque du ministère de la Santé brésilienne, en 2021. Hasard du calendrier, quand en France, le gouvernement vient de lancer sa campagne pour « Monespacesanté », et que les premiers mails et courriers parviennent aux assurés de l’hexagone.
L’organisme annonce dans un communiqué avoir détecté une fuite de données affectant 510 000 de ses affiliés. Elle spécifie également que parmi les données dérobées se trouvaient « des données d’identités (nom, prénom, date de naissance, sexe) ainsi que des données relatives aux droits (déclaration d’un médecin traitant, attribution de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État, éventuelle prise en charge à 100 %) ».
En l’état des investigations, qui se poursuivent, 510 000 assurés sont concernés par cette fuite de données. Ceux-ci seront informés individuellement de cet incident et sensibilisés au risque accru d’hameçonnage dont ils pourraient faire l’objet. (Crédits : capture d’écran/Assurance maladie)
L’Assurance Maladie précise avoir détecté le phénomène aux alentours du 11 mars 2022, et explique que les adresses IP utilisées pour réaliser cette collecte d’informations ont été immédiatement bannies et les comptes compromis réinitialisés. Il ressort des premières analyses que les opérateurs ont pu se connecter à 19 comptes de professionnels de santé dont les adresses e-mail avaient été compromises. Elle indique que les personnes concernées par cette fuite de données seront prévenues individuellement et « sensibilisées au risque accru d’hameçonnage dont ils pourraient faire l’objet ». L’Assurance Maladie a adressé une notification à la CNIL le 16 mars 2022 et dépose ce jour une plainte pénale.
Mon espace Santé
Hasard du calendrier, les premier courriels concernant « Mon espace santé » sont arrivés sur les boites mail cette semaine, en fonction de l’échéancier préétabli. Il contient « un Dossier médical partagé (DMP), ou espace de stockage et de partage d’informations médicales, une messagerie sécurisée, un agenda ainsi qu’un catalogue de services numériques de santé. » Selon le Ségur du numérique en santé, son ambition affichée est de « généraliser le partage fluide et sécurisé de données de santé entre professionnels et usagers pour mieux soigner et accompagner. » À l’instant même où des comptes de professionnels de santé viennent d’être « piratés ». Sera-t-il protégé à 100 % ? Rien de plus simple, la réponse est non. Je suis catégorique, car, je me suis amusée à effectuer le MOOC l’ANSSI. Vous y trouverez l’ensemble des informations pour « vous initier à la cybersécurité, approfondir vos connaissances, et ainsi agir efficacement sur la protection de vos outils numériques. Ce dispositif est accessible gratuitement. Le suivi intégral de ce dispositif vous fera bénéficier d’une attestation de réussite. » Il n’a pas vocation à déterminer votre choix sur « Mon espace santé », mais de voir plus clair sur ce qu’est l’Internet.
La fuite ne concernerait pas « les coordonnées de contact (e-mail, adresse, téléphone) et coordonnées bancaires, ainsi que les données relatives aux éventuelles pathologies/maladies et à la consommation de soins, ne sont pas concernées », assure l’organisme. (Crédits : capture d’écran/Assurance Maladie)
Deux points de vue vont alors s’affronter. Le premier est l’individu ultra connecté, qui ne peut pas faire un pas sans son ordiphone, ou smartphone. « Plus besoin de s’embêter à tout apporter à chaque visite médicale. Quand on a des enfants, c’est pratique. Dès que c’est opérationnel, je le ferais », explique une personne interrogée. De l’autre, des voix, comme la Quadrature du Net s’alarme. « Nous avons passé en revue les fonctionnalités de Mon Espace Santé et force est de constater qu’elles présentent des insuffisances alarmantes en matière de respect du consentement et de gestion des données de santé. » Vous avez le choix d’accepter la création, ou de vous y opposer. À défaut de choix, votre espace sera crée automatiquement. Si vous faites machine arrière, et que vous souhaitiez clôturer votre espace santé « vos données seront conservées 10 ans. Vous pouvez demander la suppression de toutes vos données, de celles de votre enfant ou de la personne majeure dont vous assurez la représentation lors de la clôture de Mon espace santé. » Votre choix sera le bon, car il est celui qui vous convient le plus.
Une société espagnole est la cible du ransomwareConti. Le 26 mars 2022, les opérateurs ont diffusé une partie non négligeable de données, soit 31,96 GB compressés. OCAGlobal est un groupe d’entreprises privées, dont le siège est en Espagne, qui se consacre aux activités d’inspection, de contrôle de la qualité, de certification, d’essais, de conseil et de formation. La multinationale ibérique offre ses services dans plus de 60 pays à travers le monde.
La compagnie emploie actuellement plus de 3 000 personnes dans des bureaux répartis dans plusieurs États à savoir l’Espagne, Andorre, Chili, Pérou, Mexique, Colombie, Bolivie, Maroc, Égypte, Afrique du Sud, Émirats, ArabieSaoudite, Inde, Portugal et Ukraine. Les renseignements en ligne, tel le document intitulé Madrid compressé exhibe 245 MB pour en fait délivrer 1,4 GB. L’archive contient des données de contrats anciens et de l’année 2022. Ces derniers affichent les coordonnées bancaires, adresse, lieu de l’entreprise, le nombre d’employés, l’activité… La direction de la qualité fournit dans le fichier de 188,18 MB les numéros de clients, leurs adresses, mais surtout ceux qui sont conformes à la législation suite aux différents contrôles, et ceux qui ne le sont pas.
La divulgation est régulièrement la conséquence d’un refus de paiement de la rançon exigée. L’entreprise AON s’était résolu à payer 40 millions de dollars. (Crédits : capture d’écran)
OCAGlobal compte huit divisions commerciales mondiales : Inspection statutaire, contrôle de la qualité et assistance technique, essais, inspection maritime et des marchandises, certification, conseil et avis technique, formation et inspection technique des véhicules. D’autant plus de domaines qui intéressent les cybercriminels à divers titres.
L’orgueil est une opinion plus qu’avantageuse qu’on a de sa propre personne. Du latin superbia, il détermine non l’égocentrisme, mais la considération de notre valeur, souvent aux dépens de celle due aux autres. Au XVIIe siècle la fierté était définie par quelqu’un de hautain et altier. L’Académie française lui octroie actuellement le « vif sentiment qu’on a de son mérite ». C’est toute l’histoire de SergedeLenz.
Le 26 mars 2022, l’Écho d’Alger relatait une affaire rocambolesque, Serge de Lenz cambrioleur mondain, n’entends pas laisser ses exploits être diminué par la cour. Interrogé le jeune homme qui n’en est pas à son coup d’essai interpelle le président de la chambre d’instruction. « J’ai même volé, en même temps une tabatière en argent ». La réaction du présumé malfaiteur répondait au doute émis par le juge. Ce dernier formulait une sérieuse incertitude au sujet d’un collier dérobé chez le bijoutier M. Servan dont le magasin se situe à Bordeaux. Le représentant du commerçant, qui assistait à l’interrogatoire déclarait « c’est bien vrai, nous avions négligé de signaler cette tabatière à la police ». Il n’en faut pas plus pour que triomphant, Serge de Lenz s’écriât « Vous voyez ! ». Son procès en Assises, en février 1923 pour vols qualifiés et recel le condamnera à 10 ans de prison ferme. En liberté conditionnelle en 1931, il s’installe à Dieppe, car interdit de séjour en Île-de-France.
Qui est celui que la postérité a surnommé le « Gentleman Cambrioleur », allusion au célèbre personnage d’ArsèneLupin, créé par MauriceLeblanc à la même époque. Série à succès alors interprété par GeorgesDescrières, dont nos grands-parents ne perdaient pas une miette devant l’écran cathodique. (Crédits : AFP)
Serge de Lenz est né le 7 novembre 1892 à Neuilly-sur-Seine, et meurt le 11 septembre 1945 à Issy-les-Moulineaux des suites de graves blessures. Fils d’Eugène de Lenz, banquier d’origine russo-balte, et de Marie Pontez, il fait des études au lycée Condorcet. Le 1er avril 1912, Serge de Lenz signe un contrat de cinq ans comme engagé volontaire dans la cavalerie, au 13e régiment de chasseurs. Moins d’un an après, il est réformé médical pour « hystéries et crises nerveuses constatées », le 7 février 1913 Livré à lui-même, Serge de Lenz multiplie ensuite les délits. Dès l’âge de 21 ans, Serge de Lenz est condamné à 10 mois de prison pour vol de voiture. Son parcours est impressionnant pour le commun des mortels. Pendant les années de guerre, il passera plusieurs fois en justice pour vols, faux et usages de faux totalisant plus de 5 ans de réclusion dont il n’accomplira que la moitié, purgeant le reste dans les « Bat’d’Af’» sur décision du tribunal militaire.
Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, à l’occasion gigolo bisexuel, il escroque et fait chanter ses victimes. (Crédits : DR)
Le comte de Guise-Hitte, peintre américain séduit, révélera naïvement, l’emplacement de son coffre et de sa fortune. Le cambriolage est effectué fin octobre 1931, avant de fuir en Belgique. Extradé, De Lenz sera condamné aux Assises à dix années d’incarcérations pour vol qualifié en mai 1934, mais un vice de procédure fait casser le verdict. Rejugé en janvier 1935 devant la cour d’Assises de l’Eure à Évreux, l’homme sera libéré en décembre 1936 pour folie. De menus larcins rythmeront sa vie jusqu’à son enfermement au camp de Rouillé, dans la Vienne (86) avant son évasion en décembre 1941, le lieu n’avait que quatre mois d’existence. L’occupation nazie décrète la ligne de démarcation le 22 juin 1940, longue d’environ 1 200 km.
Des communes comme celle de Jardres dans la Vienne, propose un parcours le long de la ligne de démarcation. Le réseau de résistance Renard à travers le journal clandestin Le Libre Poitou s’opposa au régime nazi. Louis Renard fut arrêté en 1942, puis guillotiné à Wolfenbüttel. (Crédits : Centre châtelleraudais d’Histoire et d’Archives)
Il retourne à Paris devenu sous l’Occupation nazie, paradis des malfrats et des collabos. La capitale grouille de trafiquants au marché noir et de faux policiers, que relate le film « La Traversée de Paris » avec Jean Gabin et Bourvil, réalisé par Claude Autant-Lara. Cet environnement propice aux larcins convient parfaitement à Serge de Lenz. Il rejoint la bande de Rudy de Mérode, espion français à la solde des Allemands, et se préoccupe plus particulièrement d’organiser le racket des cabarets et autres lieux de nuit.
Dans ce camp furent internés des politiques, ceux qui émettaient des opinions opposées aux nazis et aux vichystes qui pourraient actuellement être qualifiés de complotistes. Ceux qui tentèrent de rejoindre l’Angleterre, des républicains espagnols, marchés noirs, droits communs, et les indésirables espagnols, russes, arméniens, italiens… (Crédits : Vrid Memorial)
En février 1943, un particulier vient se plaindre d’un vol de 300 Louis d’or. Mais également d’avoir été molesté par des hommes affirmant être de la Carlingue, qui est le surnom de la Gestapo française. Après enquête interne, il s’avère que les coupables étaient des hommes de la bande de Mérode dont Serge de Lenz faisait partie. Explication orageuse entre les deux chefs de bande. Suite à de nouveaux incidents, Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, chef de la Gestapo française fit arrêter toute l’équipe de Neuilly par la police allemande et exigea leur déportation. Rien de mieux que d’éliminer la concurrence pour régner en maître des lieux. L’homme fut incarcéré à Fresnes avant d’être déporté à Oranienburg puis à Buchenwald. Libéré par les Américains, Lenz revint à Paris en 1945 et récupéra son magot caché avant sa déportation. Mais, il tenta de voler un de ses nouveaux compagnons du milieu qui le battit à mort, il décédera à la clinique d’Issy-les-Moulineaux le 11 septembre 1945 des suites de ses blessures.
Les États-Unis possèdent de multiples prisons, pourtant la plus célèbre est Alcatraz, située dans la baie de San Francisco. En France, il y avait la Bastille, sa prise survenue le mardi 14 juillet 1789 à Paris, est l’un des événements inauguraux et emblématiques de la Révolution française, mais pas que. Une autre bien moins connue est celle du mont saint Michel, ou à l’instar du film « L’homme au masque de Fer » elle vit défiler d’innombrables condamnés, en vit mourir et nourrie bien des fantasmes, jusqu’à sa fermeture au milieu du XIXe siècle.
Suite à la visite de Louis XI en 1472, que l’ancienne abbaye du Mont-Saint-Michel est transformée en prison d’État. SA décision aurait porté sur le confort précaire et la situation géographique, en plus de la qualité des fortifications. Celui que l’on surnommait l’Universelle Aragne avait fait faire un somme conséquente de cellules, sans doute pour cloîtrer ses opposants. Il semblait exceller en ce domaine, grâce à son principal fabricant HansFerdargent. La première fut faite en février 1471 et servit à enfermer le cardinal la Balue. Trois années plus tard, une fut installée à l’hôtel des Tournelles, à Paris. En 1476, on en construisit une troisième, dans la cour de la Bastille, pour GuillaumedeHaraucourt, évêque de Verdun. En 1479, Louis XI établit trois forges dans son château du Plessis-lès-Tours, pour y faire faire, sous ses yeux, plusieurs cages de fer. Des preuves indiquent l’existence de deux d’entre elle à Loches, une à Chinon au sein de la forteresse royale, une à Angers et une au Mont-Saint-Michel.
Au temps des moines, Dubourg séjourna un an dans la cage de fer, punis es prisonniers d’État n’y passaient généralement que quelques jours. L’interstice de trois carrés sur l’estampe correspond au passage nécessaire de l’écuelle. (Crédits : Dessin de Louis Boudan, 1699/Bibliothèque nationale)
Il faudra attendre que Madame de Genlis raconte dans ses Mémoires, le pire cachot qu’il soit possible de voir. « Pour y arriver, on été obligé de traverser des souterrains si obscurs qu’il fallait des flambeaux ; et après avoir descendu beaucoup d’escaliers, on parvenait à une affreuse cave où était l’abominable cage. J’y entrai avec un sentiment d’horreur. » Le cachot en question est une cage de bois consolidée de ferrures d’environ 2, 5 m et de 2 m de côté. D’autre étaient bien plus infamante, les fillettes où Louis XI poussait le vice à suspendre la cage de fer à un anneau pour qu’elle oscille au moindre des mouvements du prisonnier.
« Il y avait aux parois deux ou trois petites fenêtres, si drument treillissées d’épais barreaux de fer qu’on n’en voyait pas la vitre. La porte était une grande dalle de pierre plate, comme aux tombeaux. De ces portes qui ne servent jamais que pour entrer. Seulement ici, le mort était un vivant », écrit VictorHugo dans Notre-Dame de Paris. (Crédits : DR)
Victor Hugo relate l’existence de cages utilisées sous Louis XI pour incarcérer les prisonniers d’état, et nomme ces cages « Fillettes du Roy ». Il faudra attendre quelques décennies supplémentaires pour apprendre qu’elles sont en réalité de pesants fers que l’ont fixait aux chevilles des détenus et qui étaient lestés d’un boulet de fer accroché à une lourde chaîne. Autant dire que vous renonciez rapidement à toute tentative d’évasion. Si vous hésitiez, et pour faire rentrer dans le rang les plus hardis, un traitement de faveur leur était réservé.
Les personnels de la prison d’État vous posaient des fers destinés à lier à la fois les bras, les jambes, le corps et le cou, le Graal en la matière. Voici des menottes de mains et de pieds, chaînes de cou, similaires à celles utilisées dans les prisons par le roi Louis XI. (Crédits : Hjart)
L’abbaye fortifiée de tours et de remparts est une citadelle imprenable défendue par la mer. Elle fut durant des décennies un impitoyable univers carcéral avec ses cachots insalubres, ses sombres oubliettes et ses cages de fer. Des milliers de prisonniers, hommes, femmes, enfants, déportés politiques, chouans, bagnards, ou encore princes de sang y furent enfermés. D’ailleurs, Avedick dit aussi Vertabied, le patriarche des Arméniens est accusé de persécuter les catholiques par Louis XIV qui le fait enlever à Constantinople. Il sera conduit et séquestré dans la tour Perrine du Mont-Saint-Michel du 10 novembre 1706 à décembre 1709, date de son transfert Bastille. Certains ont vu en lui le fameux Masque de fer.
Louis XI visitant le cardinal La Balue, 1883, peinture d’histoire présentant une vision romancée des « Fillettes », devenues légendaires. (Crédits : Peinture de Jean-Léon Gérôme)
Entre 1666 et la Révolution française, 153 personnes passent dans les cellules du Mont, souvent « exilés » à la demande de leurs familles qui payaient une pension, comprise entre 600 et 1 200 livres. Des cellules plus « agréables », où si l’on en croit les moines, les prisonniers auraient été bien traités. Ils recevaient une demi-livre de pain blanc, du beurre, du fromage et une pinte de cidre au petit-déjeuner. « Le 4 janvier 1842, le directeur Firmin Bonnet remit en liberté le nommé Jean-Pierre selon avis du procureur du Roi d’Avranches qui donnait avis que Sa Majesté Louis-Philippe avait daigné faire à cet individu remise du reste de la peine de 2 ans d’emprisonnement pour vol d’un drap de lit prononcé contre lui le 19 novembre 1840 par le tribunal correctionnel de Châteaulin », relate RobertSinsoilliez dans Prisonniers au Mont-Saint-Michel. La prison fermée en 1863 aura eu pour mérite de sauver l’abbaye de la destruction, mais elle laisse l’édifice dans un état de délabrement avancé. En 1874, l’abbaye est classée monument historique et sa longue restauration commença.