Ce n’est que le 8 avril 1922 que l’information est révélée. Dans la nuit du 6 au 7 avril, à un avion allemand atterrissait en Belgique, sur la commune de Welkepraett. Une patrouille militaire arriva expressément sur les lieux, se saisissant de l’appareil et des deux passagers. Les détenus furent amenés devant le commissaire de police de Verviers. L’un des aviateurs n’était autre que Heinrich Wandt rédacteur en chef du journal berlinois Die Freie Press et auteur du livre Etappenleven Gent.
Le célèbre ouvrage, traduit en français, raconte la vie menée par des officiers prussiens d’état-major pendant la guerre. Elle vient de jeter « un jour terrible sur l’immoralité » de la vie de ces militaires, soulevait Le Petit Parisien. Il tint un quotidien sur les délits commis au sein de l’étape pendant la guerre, dont des extraits furent publiés chaque semaine par le journal de gauche BerlinerFreiePresse à partir de janvier 1920. La mention des noms des officiers impliqués a incité le ministère de la Reichswehr à ouvrir une enquête en juillet 1920. Wandt fut condamné le 21 décembre 1920 à 6 mois de prison par la chambre pénale de Berlin-Moabit dans un procès pour confusion d’appellations. Lors d’un autre procès, un mandat d’arrêt fut émis contre lui le 6 septembre 1921. D’octobre 1921 à fin janvier 1922, il fut en détention préventive à Potsdam.
Les procès du Reichsgericht à Leipzig font partie de l’histoire menant plus de deux décennies plus tard à ceux de Nuremberg. (Crédits : BnF Gallica)
Puis, l’auteur Wandt s’était vu appréhender par la police à cause de la publication dudit livre. Personnellement menacé, dépouillé de ses biens, et victime de nouvelles plaintes pour injures. Le bureau de liquidation du corps de la Garde à Spandau lui transmit des dossiers pour sa défense. Cette circonstance lui fut imputée comme « incitation au vol qualifié et tentative de trahison de secrets militaires », et incarcéré sous l’inculpation du crime de haute trahison. Il réussissait à échapper à la surveillance des gardiens, et rejoignait Leipzig en voiture. Aussitôt évadé, et la police prévenue, elle promettait une récompense pour sa capture. Il se résigna à quitter l’Allemagne en avion. Peu après avoir survolé Cologne, le pilote recevait l’ordre d’atterrir à Aix-la-Chapelle. Le rédacteur en chef en fuite avait l’intention de gagner la Hollande, mais du se poser en Belgique.
C’est alors que la douane belge saisissait l’avion à Welkenraedt, arrêtaient Wandt et son pilote, ex-officier aviateur lieutenant Meebius, et les envoyèrent à Bruxelles. (Crédits : DR)
« Le procès ultra-secret du Reichsgericht, au cours duquel, bien que mon innocence ait été clairement établie, j’ai été condamné à six ans de réclusion, que je devais passer derrière les murs de la Bastille allemande. C’est de Potsdam que j’ai été accusé de trahison, c’est à Potsdam que j’ai été placé en détention préventive, et c’est “l’esprit de Potsdam”, si tristement célèbre dans tout le monde civilisé et toujours si omnipotent dans notre “république”, qui est à l’origine du sextuple crime judiciaire que notre cour suprême a commis contre moi le 13 décembre 1923 », écrivait-il dans la préface du « Prisonnier de Postdam »
Une panne d’électricité a plongé le pays dans le noir le plus complet dans la nuit de mercredi 6 à jeudi 7 avril 2022. Le réseau électrique de l’île a été privatisé en juin 2021 dans le but affiché de résoudre le problème des coupures de courant. Car PortoRico souffre de graves difficultés d’infrastructure depuis plusieurs années. Dernièrement un incendie de transformateur avait déjà provoqué une panne massive dans toute l’île.
En juin 2021, une panne provoquant un incendie était suivie par une cyberattaque du site de LUMA quelques heures plus tôt, sans qu’aucun lien officiel ne soit établi entre les deux incidents. Elle privait 400 000 personnes de courant sur l’île. Mercredi 6 avril 2022 vers 20 h 45, un dysfonctionnement non encore déterminé a entraîné un feu à la centrale électrique de Costa Sur, située sur la côte sud-ouest à l’extérieur de la ville de Guayanilla, « Le réseau électrique a subi une importante panne à l’échelle de l’île, probablement causée par une défaillance du disjoncteur de la centrale électrique de la côte sud. La cause exacte n’est pas connue à l’heure actuelle », expliquait la société LUMA. Les pompiers ont depuis éteint les flammes qui avaient touché deux sous-stations de la centrale, a indiqué le Bureau des services d’incendie de Porto Rico.
Pannes en cascade
La panne a également interrompu l’alimentation en eau pour environ 100 000 foyers et entreprises, déclarait le gouverneur PedroPierluisi, citant l’autorité des aqueducs et des égouts de l’île. JoseColon, ingénieur en chef des télécommunications et des infrastructures de Porto Rico, expliquait que tous les clients de l’île avaient été privés d’électricité au départ, « parce que toutes les unités de production étaient hors service ». L’effet domino a atteint l’école, M. Pierluisi a suspendu les cours dans toute l’île jeudi et a demandé aux fonctionnaires non essentiels de rester chez eux. Seuls ceux « ayant des postes indispensables et d’urgence devront se présenter au travail », mentionnait-il dans une dépêche.
Los centros de diálisis han continuado atendiendo a sus pacientes como de costumbre. Uno de los cuatro hospitales que dializan ya tiene electricidad – Metropolitano San Juan – mientras que las demás unidades permanecen con generador. Seguimos pendiente.
— Dr. Carlos Mellado López (@crmelladolopez) April 7, 2022
LUMA est une coentreprise de Quanta Services et de la société énergétique canadienne ATCO, que le gouvernement portoricain a choisie pour reprendre l’exploitation du réseau de l’ancienne compagnie publique d’électricité, la Puerto Rico Electric Power Authority. La plupart des clients de l’île, qui compte environ3,2 millions d’habitants, étaient toujours privés d’électricité jeudi matin, selon les autorités. Une enquête est diligentée, car tous les équipements étaient à jour des inspections de maintenance.
Les pompiers ont circonscrit l’incendie. Depuis les autorités et les services compétents œuvrent à remettre à disposition la fée électricité dans chaque foyer de l’île. (Crédits : DR)
Jeudi soir, à 22 h 30 heure locale, la société travaillait au recouvrement du service pour ses clients avec plus de 380 200 rétablis à 22h00. « Nous continuons à travailler dur pour redémarrer les unités de production et les lignes à haute tension, notre objectif est de mettre en ligne 1 000 MW de puissance de production avant minuit ce soir. » Le rétablissement total pourrait être effectif ce vendredi 8 avril 2022, annoncent les autorités
Une offensive visant les systèmes d’information du département de l’Ardèche est subie depuis mercredi 6 avril 2022. Les services ardéchois n’ont donc pas pu utiliser leurs outils numériques pour travailler, mais rassurent que les administrés qu’ils ne sont pas affectés par une fuite de leurs données. Le réseau informatique interne est bloqué, empêchant certaines tâches des institutions départementales, mais surtout évitant que le code malveillant puisse se propager plus qu’il ne l’aurait déjà fait.
« Le système informatique interne de la collectivité départementale est momentanément immobilisé », explique le Département de l’Ardèche. L’entité affirme que les « équipes informatiques sont pleinement mobilisées pour identifier la source des problèmes et les résoudre afin de rétablir au plus vite les systèmes d’information réseaux. » Pour éviter la propagation, les systèmes informatiques ont été verrouillés. Ils rouvrent progressivement service après service, après vérification. « On a focalisé sur les priorités du Département (les ressources humaines, services aux usagers), pour que tout ce qui est prestations sociales et accompagnement du public soit rapidement remis en route », stipule Sandrine Genest, la première vice-présidente de l’Ardèche. Le retour à la normale prendra plusieurs jours, voire plusieurs semaines ou mois en fonction des ravages potentiels, chaque poste de travail devant être contrôlé minutieusement. Une plainte a été déposée ce jeudi 7 avril 2022.
Marseille, la métropole d’Aix-en-Provence, La Rochelle, la ville d’Angers, la Communauté de communes de l’Est lyonnais… Durant la nuit du 3 au 4 mars 2022 l’EPCIRives de Moselle a été la victime d’un ransomware. « Y a-t-il des villes de France non encore touchées ? » (Crédits : Frank Meitzke/Pixabay)
« L’immobilisation des réseaux informatiques n’affecte pas les usagers. L’enquête que nous avons menée n’a constaté à date aucune fuite de données » complète le communiqué envoyé ce mercredi soir, « des mesures d’organisation ont été mises en place pour assurer la continuité du service public ». Le 22mars2022, c’était la commune d’Aix-les-Bains qui rejoignait le banc de nombreuses villes françaises, ayant fait l’objet d’attaque informatique. Depuis les services informatiques sont fortement perturbés. Le lendemain, c’est Saumur et l’agglo qui remettent, au fur et à mesure leurs outils en fonctionnement.
En février 2021, la communauté d’agglomération, le CCAS et la ville de Chalon-sur-Saône étaient les cibles d’une attaque par ransomware. En juillet de la même année, lors du conseil municipal l’édile donnait des éléments sur le coût de la remise en état de marche des systèmes informatiques, pour plus d’un demi million, 550 000 euros exactement. Sur cette somme astronomique, plusieurs embauches sont en cours, dont celle d’un responsable de la sécurité des services informatiques (RSSI) et la restauration du parc. « On en sort grandi », se félicitait le maire. Grandi sûrement, moins fourni pécuniairement et plus riche d’expériences, c’est une certitude.
Il existe un discours, une langue qu’apprennent les officiers supérieurs dans l’Art de la Guerre, cours dispensé à l’École de Guerre. Il peut paraître abscons, obscur ou incompréhensible que les conflits devenant des Guerres soient régis par un langage, voir de bonnes manières. C’est ainsi qu’il apparaît une stratégie, une conduite de l’armée, terme utilisé à tort et à travers dans le domaine civil. Il n’y a également pas de gentils et de méchants, mais des belligérants ou neutre dans un conflit comme une guerre.
Les guerres ne sont plus politiques, mais religieuses, ou écologiques, mais sans nul doute climatiques selon l’évolution de notre planète et de nos comportements dans les années à venir. « Quelque soit le projet sur lequel on s’affronte, religieux, économique, idéologique, à partir du moment où il y a enjeu de pouvoir, entre collectivités, nous sommes dans le domaine politique », martèle MartinMotte. Le plus grand stratège du XIXe siècle Carl von Clausewitz affirmait que « la guerre est la continuation politique par d’autres moyens. La guerre est un caméléon ».
Il ne faut pas grand chose pour déclencher un conflit, une guerre, vous connaître vous et vôtre adversaire, et le final recherché, le reste est stratégie. La dépêche de « Ems » est un papier qui froissa l’Ego de Napoléon III pour le précipiter dans une guerre, alors que sa préparation n’était pas achevée. (Crédits : DR)
Le 29 septembre 1806, la Prusse mobilise son armée contre Napoléon. Le capitaine Clausewitz écrivit à sa fiancée qu’il ne doutait pas de la victoire. En quinze jours l’empereur anéantit sa confiance. L’officier est fait prisonnier de guerre, il passera deux ans en France et en Suisse. Il en tirera des enseignements qui changeront à jamais sa vision des conflits. « Le premier, le plus important, le plus décisif acte de jugement qu’un homme d’État, ou un commandant en chef exécute consiste dans l’appréciation correcte du genre de guerre qu’il entreprend, afin de ne pas la prendre pour ce qu’elle n’est pas et de ne pas vouloir en faire ce que la nature des circonstances lui interdit d’être ».
Culture, communication et stratégie
La stratégie selon le général André Beaufre est « l’art de la dialectique des volontés employant la force pour résoudre leur conflit. » De son côté le général de Gaulle assurait que « la culture générale est la véritable école du commandement ». Car si vous accumulez des connaissances en histoire, géographie, en politique, en économie sans oublier l’histoire des religions et des philosophies, vous obtiendrez une meilleure compréhension du camp antagoniste. Sun Tzu dans l’art de la guerre, le travail du stratège est de créer des conditions favorables. Puis vient le jeu de dupe, soit cacher ses troupes en les camouflant dans des localités, bois, forêts, ou au contraire laisser croire en intoxicant l’adversaire que les forces sont innombrables.
« L’opération fortitude de 1944, où les alliés ont déployé des chars factices sur la rive britannique du Pas-de-Calais pour faire croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu précisément dans le Pas-de-Calais », distille MartinMotte, Historien et directeur d’étude à l’École pratique des Hautes Études (EPHE). Ici un char américain. (Crédits : DR)
Dans l’émission spéciale de C politique la suite du 13 mars 2022, le général de divisionVincentDesportes, répond à RogerCohen, journaliste, chef du bureau du New-York Times à Paris indiquant que Poutine serait fou et irrationnel. « Il n’est pas tombé dans quelque chose qui est irrationnel, mais qui fait partie de sa propre rationalité […] Je crois que la plus grande erreur c’est de dire que quelqu’un est fou. Si vous voulez comprendre l’autre vous ne devez pas avoir une explication psychologique, vous devez chercher à comprendre quels sont ses intérêts, quel est son mode de raisonnement », martèle le Général.
Il a ce que, nous militaire, appelons un final recherché, il s’aperçoit qu’il n’y arrive pas […] il va donc progressivement monter en violence
Général de division vincent desportes. ancien directeur de l’école de guerre. c pol 13/03/22
DaphnéRousseau, journaliste à l’AFP, intervenait dans l’émission « C Politique la suite » du 13 mars 2022 sur France5 dont le titre était « L’Ukraine est-elle en train de gagner la bataille des images ? ». Elle indique qu’il est nécessaire de se méfier des images, mots et autres moyens de communiquer, car elle fut confrontée à une scène incroyable, sur le sol ukrainien. Elle raconte que les journalistes de différents médias sont invités par les services secrets ukrainiens à une conférence de presse avec dix prisonniers russes.
Propagande : nom féminin (latin congregatio de propaganda fide, congrégation pour propager la foi, de propagare, propager). Est l’action systématique exercée sur l’opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social : La propagande électorale. (Crédits : Tayeb Mezahdia/Pixabay)
« […] Puants, les larmes aux yeux, préparés par un petit briefing, lequel on entendait tout à travers la porte, comprenez ce que vous avez fait, regardez les gens que vous avez tué, vos mères pensent que vous êtes morts… puis ils alignent ces soldats face à des journalistes pour leur faire dire à quel point le président Poutine est fou […] ». La journaliste indique que les campagnes de propagande quelques soit le côté, peuvent et pourraient aller bien plus loin encore, et qu’en tant que journaliste il faut garder la tête froide. Et surtout se méfier des comparaisons, entre les images que les médias partagent et ce que vit la population, car il n’y a aucune mesure, et surtout coller le plus au réel.
La stratégie avant tout
Pour Sun Tzu, la planification stratégique doit commencer par l’étude des cinq facteurs fondamentaux que sont l’influencemorale, les conditionsmétéorologiques, le terrain, l’autorité du général et la doctrine. Tout dépend de votre force et de votre aptitude à communiquer dans le sens premier du terme. Ainsi la victoire découle d’une appréciation correcte du rapport de forces, chaque protagoniste se doit de fausser la perception de son adversaire en usant de dissimulation, de ruse et d’intoxication (opération fortitude) : « Proche, faites croire que vous êtes loin, et loin, que vous êtes proche ». La provocation est un moyen comme un autre. Bismarck en 1870, trafiquait la fameuse « dépêche d’Ems» pour humilier Napoléon III et le forcer à déclarer la guerre à la Prusse alors que l’armée française n’avait pas fini ses préparatifs.
Il obéit forcément à un mode de raisonnement
Général de division vincent desportes. ancien directeur de l’école de guerre. C pol 13/03/22
« Plus près de nous, il est probable qu’Al-Qaïda, en frappant le World Trade Center, a voulu pousser les États-Unis à une réaction irréfléchie, et de fait l’invasion de l’Irak n’a guère servi leur image internationale… », note MartinMotte. Le principal ennemi n’est pas celui auquel nous pensons. Comme dans la vie quotidienne, la seule limite est celle que vous vous imposez. « Connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles, vous ne courrez jamais aucun danger. Quand vous ne connaissez pas l’ennemi, mais que vous vous connaissez vous-même, vos chances de victoire ou de défaite sont égales. Si vous êtes à la fois ignorant de l’ennemi et de vous-même, vous êtes sûr de vous trouver en péril à chaque bataille ».
En ordre rangé
L’idéal dicte l’ordre des priorités. Ainsi, il faut s’attaquer à la stratégie de l’ennemi, et ne surtout pas le sous-estimer en le prenant pour fou. Chaque individu possède son raisonnement, il peut être à l’inverse du vôtre contradictoire, loufoque, voire grossier, mais il existe. L’entendre est saisir la voie de la réussite, le comprendre, la victoire. Transformer votre point faible, par ruse, tactique ou stratégie et rendre celui-ci votre plus grand atout. Autrement dit, manœuvrer pour inverser le cours de la bataille, afin d’obtenir une supériorité locale alors que vous êtres infériorité globale. « En conséquence, le général avisé veille à ce que ses troupes se nourrissent sur l’ennemi, car un boisseau de vivres pris à l’ennemi équivaut à une vingtaine des siens ».
L’art de la guerre peut s’apparenter aux échecs. Votre ouverture fixe l’attention de l’adversaire, ce qui vous rend extraordinaire est d’exploiter cette fixation en portant ailleurs un coup auquel l’ennemi ne s’attend pas. (Crédits : Rick Brown/Pixabay)
Alors, pour sortir d’un conflit, d’une guerre, il faut comprendre le but du belligérant adverse, ne pas le prendre pour fou, ne pas le sous-estimer, cerner son raisonnement… mettre en contraste l’histoire de la région, des peuples, ethnies, religions, politiques qui font ce qu’ils sont. Comme il est impossible de comparer l’Europe avec son histoire, à travers les siècles et confronter celle des États-Unis, sans adjoindre l’Histoire des Amérindiens. La guerre à son école, dont l’enseignement est distillé par des individus ayant les capacités à transmettre à d’autres, militaires, ayant la faculté de l’enregistrer et de l’appliquer sur le terrain. À suivre…
Le coût de la vie préoccupait déjà la population et les gouvernants en 1922. La cherté de la vie pour les petits retraités et les retraites des petits cheminots était à l’ordre du jour au Sénat. C’est ainsi que le 7 avril 1922, le projet d’achèvement des maisons à bon marché commencées avant la PremièreGuerremondiale, était adopté par la Chambrehaute. Elle suivait l’approbation de la convention monétaire ente la Belgique, la France, l’Italie et la Suisse du 9 décembre 1921.
Après avoir expliqué que le but fut de ramener à 12,5 % l’intérêt sur les marchandises transportées, il en venait la question des retraites des agents des chemins de fer d’intérêt local et des tramways, qui ne jouissaient précise L’Ouest-Éclair de régime de retraite unifié. Le montant touché serait selon le projet la moitié du traitement d’activité après trente années de bons et loyaux services. Le départ de l’âge à la retraite serait alors de 55 ou 60 ans, suivant que les agents appartenaient à un service actif ou sédentaire. La caisse de retraite sera alimentée par des montants de 5 % de cotisation sur les salaires, auxquels s’ajoutera une contribution étatique de 1 %.
Dans le cas ou la compagnie ne le pourrait, l’État et les collectivités y pourvoiront dans la proportion de 3/5 pour le premier et les 2/5 restant pour les autres. (Crédits : TrainConsultant)
Le site internet du ministère de la transition énergétique (MiTE) est hors service depuis le début de l’après-midi, ce 6 avril 2022. Alors que le conflit russo-ukrainien continu, l’agence Ansa émet l’hypothèse que l’attaque pourrait être attribuable à des groupes cybercriminels proches des Russes, le ministre Roberto Cingolani reste prudent à cette supposition. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure de vigilance après la détection de menaces extérieures sur le réseau. L’enquête pour connaître l’origine est en cours.
La manœuvre est dirigée par le ministère lui-même, sous la direction de son pensionnaire Roberto Cingolani, afin de freiner par précaution les « menaces externes détectées sur le réseau informatique », selon les termes mêmes du numéro un du ministère. Le ministre que « la sécurité est la priorité numéro un. Outre la sécurité énergétique, à l’heure où je vous parle, je peux vous dire que nous avons des menaces extérieures détectées sur le réseau informatique du ministère et que, par prudence, nous avons dû suspendre le fonctionnement de tous les systèmes informatiques du ministère ».
Pléthores d’interrogations surviennent. S’agit-il d’une attaque d’un acteur étatique compromis ou la conséquence d’une offensive d’un groupe d’opérateurs malveillants ? Il est intéressant de se questionner, mais il est trop tôt pour faire des suppositions affirmait, PierluigiPaganini (Crédits : DR)
Des sites transverses que gère MiTE pourrait souffrir de cette mise hors service. En effet, le département ministériel dirigé par Roberto Cingolani depuis le 13 février 2021 est responsable de la protection de la biodiversité, de l’énergie, de la lutte contre le changement climatique, des déchets, du développement durable, de l’eau et de la mer en Italie. Tel Sif (hxxs://sif-fitosanitari.mite.gov.it) qui informe sur les produits phytosanitaires utilisés pour « soutenir le choix des substances phytopharmaceutiques pour la défense des cultures agricoles », reste comme le site mère, hors ligne.
Au vu des attaques informatiques à travers le monde, qui depuis le début du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, se sont renforcées, la question d’une offensive par des opérateurs russes était posée lors de l’émission « Sportello Italia » de la RaiRadio1. « Impossible de répondre pour l’instant, les structures responsables sont en train de travailler, mais en ce moment, la sécurité doit être l’objectif de tous les Italiens », retoquait le ministre.
Trente sacs du courrier de l’Angleterre à l’Italie étaient dérobés dans un train, révèle le quotidien Le Matin. Le fourgon postal n° 17904 a été cambriolé stipulait le télégramme envoyé par le chef de la brigade mobile de Dijon au commissariat spécial de la gare du Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) à Paris. Il incitait les forces de l’ordre parisiennes à surveiller les voyageurs. L’énigme du train rapide 31 allant de Paris à Marseille tenait en haleine les lecteurs. Il avait quitté le terminal de Lyon à 20 h comme prévu.
Juste avant le départ de la gare de Lyon pour la cité phocéenne, l’allège postale avait accroché au milieu du convoi, un grand wagon du modèle Di-D2. La trame du convoi se composait d’une locomotive, deux wagons de voyageurs, puis un wagon-poste à boggies. Puis le fameux fourgon n° 17904 qui devait être détaché à Dijon, pour être dirigé vers la Suisse et l’Italie via Frasne et Vallorbe. La physionomie du wagon disparu se compose de deux compartiments, disposés de part et d’autre d’un couloir transversal, fermés par des portes, au sommet un poste-vigie. Pour permettre le chargement, des grandes portes à glissières sur les côtés du fourgon. Le contenu comprenait un ensemble de sacs plombés de correspondances diverses, des plis recommandés, des paquets, bref du courrier. Le tout réparti dans les deux compartiments, dont les portes furent closes avec le verrou habituel de sûreté, puis plombées.
Les différents types de courrier sont placés séparément dans des sacs scellés. Le cinéma à travers « TheBrain » de GérardOury avec Jean-PaulBelmondo et Bourvil racontait le hold-up d’un wagon de l’OTAN en 1969. Toute ressemblance est pure fiction. (Crédits : People and the Post, Postal History from the Smithsonian’s/National Postal Museum)
Arrivé en gare de Laroche-sur-Yonne, le train rapide devait s’arrêter six minutes. Les employés des chemins de fer français remarquèrent des races extrêmement visibles d’effraction sur les portes à glissières de l’un des compartiments. Ils entrèrent dans le wagon et constatèrent qu’une trentaine de sacs manquaient à l’appel. Les souvenirs d’un cambriolage du même type effectué 11 ans plus tôt, en septembre remontèrent. Les malfaiteurs seraient montés sur le toit en gare de Lyon, puis auraient pénétré dans le poste-vigie vide. Aucune valeur déclarée dans le courrier ne permettait aux policiers de connaître le mobile. Seule indication, les lettres et colis en provenance d’Angleterre étaient plus nombreux. L’enquête débutait le 6 avril 1922.
En Suisse, le Conseil d’État neuchâtelois expliquait qu’il avait progressé en matière de sécurité informatique, suite à l’infection de l’université le 18 février 2022. Mi-mars deux cabinets médicaux neuchâtelois sont la cible de hackers, qui ont publié sur le darknet les données de 43 651 fichiers médicaux, révèle une enquête du Temps. Ils avaient fixé un ultimatum pour le mardi 29 mars. Faute de percevoir une rançon, ils diffuseraient les renseignements. Ils sont passés à l’acte.
Cette nouvelle attaque informatique, et le partage des données font l’effet d’une claque. Les opérateurs qui usent, compilent des lignes de codes dans un but malveillant qui produisent des attaques ont la plupart du temps, plusieurs longueurs d’avance sur les personnes qui œuvrent à la protection, et s’adaptent aux mesures de sécurité. Après la cyberattaque à l’Université le 18 février 2022, le canton a réduit l’indisponibilité de l’infrastructure informatique et amélioré la capacité de résister à une offensive au niveau des systèmes centraux. « Selon le dernier audit, la défense informatique est bonne », a ajoutéCrystelGraf conseillère d’État. Le canton avait lancé le 7 mars 2022, pour une durée de dix mois une campagne de prévention.
Prévue pour le 8 avril 2022, la publication d’informations du site de prise de rendez-vous suisse a été reportée par les opérateurs derrière le ransomware Lockit 2.0. En Suisse OneDoc peut être assimilé à Doctolib en France. (Crédits : capture d’écran)
Les données exfiltrées suite à l’attaque de l’université s’avéraient plus sensibles que nous pouvions penser jusqu’à présent expliquait le journal Le Temps. Selon l’enquête, certains fichiers divulgués rapportent un conflit entre professeurs ou le licenciement d’un collaborateur, des courriels de la Police judiciaire neuchâteloise, des documents de justice… Sur la diffusion du 30 mars 2022, les pièces contenaient des listes de patients, leurs prénoms et noms, adresse, numéro de téléphone, fixe et portable, profession, date de naissance… Mais ce n’est pas tout, de nombreuses informations concernant pathologies, examens médicaux s’affichent sur le Darknet, comme savoir si un patient est séropositif, consomme de la drogue, etc. Ils ont été retirés le jour même suite au second ultimatum aux cabinets médicaux de payer la rançon.
Le chat et les souris
Remises en ligne, puis enlevées, puis… des échanges entre les opérateurs et les cabinets médicaux, auraient eu lieu, pour qu’un nouveau délai soit fixé au 8 avril, relate le journal Le Temps. Vendredi soir, un expert du darknet affirmait qu’« il est possible que les cabinets, voire les autorités politiques, négocient désormais avec les pirates pour payer une rançon. » Plusieurs faisceaux pourraient indiquer que l’un des cabinets aurait réglé une somme pour récupérer ses données dès le 22 mars, suppose Arcinfo. « Il faut un vrai électrochoc en Suisse, appuie David Billard, professeur associé à la Haute École de gestion de Genève (HÉS GE) et spécialisé en cybersécurité. Les organisations professionnelles (médecins et autres) devraient se prendre en main et commencer par faire un état des lieux de la capacité numérique de leurs adhérents (ou membres de leur organisation professionnelle). Lorsque l’on va voir un médecin ou un avocat, on s’attend à recevoir un avis médical ou un conseil juridique de qualité. De la même façon, on devrait avoir l’assurance que les informations que l’on échange soient traitées avec le même professionnalisme. »
Les Médecins communiquent
Le communiqué des médecins de Chaux-de-Fonds affirment qu’ils ont été la cible d’un ransomware, sans pour autant avoir fait preuve d’imprudence. Et non, ils ne s’acquitteront pas de la demande d’extorsion, se conformant ainsi aux recommandations des autorités et des spécialistes de cybersécurité. « Suivant le conseil des autorités, nous avons choisi de ne pas payer de rançon. Premièrement, il n’y a aucune garantie que cela aurait influencé le comportement des pirates informatiques et que les données ne seraient pas publiées, à un moment ou à un autre. Deuxièmement, le cabinet ne souhaitait pas financer le crime organisé et encourager ces actes de chantage », écrivent-ils.
Le cabinet touché par l’attaque regroupe les Drs Marjorie Cosandey Tissot, Monika Nobel, Julie Meyrat et Marco Salvi, Francine Glassey Perrenoud (avant 2021), André-Philippe Méan (avant 2013), Marc Pierrehumbert (avant 2013), Ivana Babic (avant 2013) et Robert Muenger (avant 2014) sont également concernés. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)
Si, les données volées ne sont pas accessibles à tout un chacun, elles figurent sur le darknet. Le risque de voir des tiers s’en emparer, pour des tentatives d’usurpation d’identité, d’escroquerie… est réel. Il est donc nécessaire de changer ses mots de passe, et se méfier de toute demande urgente ou pressante, qu’elle soit effectuée par téléphone, courrier ou mail. En cas de doute, ne pas hésiter à contacter la police pour être conseillé, conclu le quotidien suisse Le Matin.
Le nombre de patients et d’employés touchés par l’attaque informatique des systèmes de santé de Terre-Neuve-et-Labrador l’année dernière continue d’augmenter. Elle avait eu lieu le 30 octobre 2021, à la suite de laquelle les systèmes de santé régionaux de la campagne canadienne Terre-Neuve-et-Labrador et Labrador ont fermé leurs réseaux et annulé des milliers de rendez-vous médicaux. Les conséquences d’une infection par codes malveillants de type ransomware peuvent durer plusieurs mois, voire plus…
Le ministre de la Santé, John Haggie déclarait le mardi 2 novembre 2021 qu’on ne pouvait pas encore déterminer précisément l’ampleur de l’arriéré qui serait créé par la cyberattaque présumée ni sur le temps qu’il faudrait pour reconstruire et restaurer les services. Elle avait conduit à la fermeture des réseaux des systèmes de santé régionaux, annulant ainsi des milliers de rendez-vous médicaux. Les conséquences visibles concernaient immédiatement les systèmes de santé en Central Health, Santé de l’Est, Western Health et les régies régionales de la santé Labrador-Grenfell, mais aussi les contribuables tant au niveau de leurs santés que des données de celle-ci.
« Nous comprenons maintenant plus que jamais l’importance d’une vigilance continue et la nécessité de renforcer nos systèmes pour prévenir de futures attaques », a également soutenu Haggie. Espérons qu’en France un maximum de protection entoure Mon espace santé. (Crédits : urformat/Pixabay)
Plus de cinq mois après, il existe désormais un aperçu, puisque le nombre de patients et d’employés touchés par cet événement ne cesse d’augmenter. Lors d’un appel aux journalistes mercredi 30 mars 2022, DavidDiamond, le directeur général du district sanitaire de l’Est de la province a affirmé que des dossiers avaient été copiés. « Plus de 200 000 fichiers ont été pris sur un lecteur réseau dans l’environnement informatique d’Eastern Health », a-t-il déclaré. Une partie de ces dossiers peut renfermer des renseignements sur les patients et les employés. Les différentes agences procèdent à un examen manuel pour déterminer le nombre exact de fichiers qui contenaient des informations personnelles ou de santé. « Ces informations peuvent inclure le diagnostic médical, le type de procédure, le numéro du MCP (Medical Care Plan) et les informations sur le fournisseur de soins de santé pour certains services de soins de santé qui sont fournis par la médecine de laboratoire, dans les programmes de chirurgie, de soins du cancer et de cardiologie, entre autres. Il peut également inclure des informations relatives aux ressources humaines et à l’administration. »
Les faits divers, et les techniques de la Police scientifique ont évolué au fil du siècle. Le plus dur dans une investigation est sans doute de prouver l’origine du crime face à un faible faisceau d’indices. C’est ainsi que le 5 avril 1922, et malgré une très sérieuse enquête, la police n’a pu établir pour quel mobile l’Égyptien Leibowitz a été assassiné, mardi, avenue des Gobelins. Une accumulation de dette aurait la primeur des suppositions chez les forces de l’Ordre parisiennes, pour expliquer sa mort.
C’est au 10 bis avenue des Gobelins, dans le XIIIe arrondissement de Paris que Mme Garry, maman d’un artiste peintre connu, habitait depuis un certain nombre d’années avec son fils, M. Charley Garry, et sa jeune femme. Ce dernier, chargé de mission par le ministère des Colonies, était parti pour l’Afrique du Nord laissant à Paris sa conjointe et sa mère. Or l’épouse était appelée à l’Île de Ré pour affaire de famille. La mère de famille, Mme Garry restait donc seule dans son appartement, mais recevait quotidiennement la visite d’une de ses nièces, Mme Suzanne Guichard. Le portrait dressé par le journaliste de l’époque en faisait une jeune femme élégante, aimant à rire et à bien vivre.
Cette jeune femme avait fait la connaissance d’un Levantin, nommé PaulLeibowitz. Il était sans situation bien définie, mais portant « beau et mis avec élégance, en dépit d’une absence de pécune qu’il ne cherchait pas à dissimuler. » (Crédits : L’Homme Libre/BnF Gallica)
Dans l’après-midi de ce mardi 4 avril 1922, Mme Suzanne Guichard recevait de son ami un pneumatique ainsi conçu : « Viens ce soir, 6 heures, avenue des Gobelins : je vous réserve, à ta tante et à toi, une bonne surprise. » L’expéditeur était présent, mais gisait dans une mare de sang. Quelle ne fut pas l’horreur de la jeune femme en arrivant chez sa tante de trouver, le corps de son amant au milieu de l’atelier. Les cris poussés attirèrent les voisins qui accoururent, tandis que la concierge envoyait chercher la police. Qui plus est lorsque dans une pièce attenante à l’atelier on découvrit, le corps de Mme Garry. L’enquête a établi que Leibowitz était un individu criblé de dettes et il est supposé qu’il a tué pour voler sa victime. La nièce a été gardée à la disposition du commissaire de police.