Les gangsters feraient des scénaristes hors pair. Le 20 avril 1922, un audacieux vol était commis à bord du train omnibus 221. Il reliait la capitale phocéenne à Nice dès 8 h 10. Il faut dire que les malfaiteurs avaient tout prévu, le lieu, le montant du butin, même comment s’échapper sans encombre. L’attaque se produisait alors que le convoi venait à peine de s’engager sous le tunnel de Saint-Barthélemy que le mot action fut prononcé. Il est l’un des vols les plus spectaculaires.
Le lendemain de Pâques, vous vous dirigez vers votre cadre de villégiature pour profiter de la promenade des Anglais, quand peu après 8 h, un braquage se déroulait dans votre train. Dans le fourgon de tête avait été placée une caisse avec à son bord la somme de 220 000 francs d’époque (soit 25 501 453,82 € selon l’INSEE). À hauteur du tunnel Saint-Barthélemy, comme le quartier du 14e arrondissement de Marseille et la gare (fermée en 2007), les deux complices armés de revolvers et le visage noirci font irruption dans le fourgon. À l’intérieur le conducteur-chef Sandigliano et le wagonnier Claudier-Peneron. Surpris les deux hommes, ne purent que céder à l’invective des deux bandits, sous le joug d’une arme à feu.
« Leur taille moyenne, habillés proprement même avec une certaine élégance paraissaient parfaitement au courant de la marche du train 221 », insistait le journaliste. (Crédits : DR)
En possession du magot, les voleurs sautèrent à contre-voie qui ralentit en approchant de la Blancarde (quartier du 4e arrondissement de Marseille). Les deux individus disparurent presque instantanément. Un lampiste de la PLM qui avait aperçu la scène se jeta à leur poursuite en vain. La police et la sûreté de Marseille sont à leur recherche, dans un quartier connu en 1922 comme « assez désert comprenant un remblai, qui permettait aux audacieux filous de dissimuler avec aisance », concluait l’article de L’Action Française.
Si le calme du printemps apaise les tensions, sur la toile il n’y a pas de saisons. Les offensives informatiques ne s’arrêtent pas. Au sein de l’Italie, de multiples infections font étalage de données variées et diverses. Ainsi après celle perpétrée chez le groupe Ferrovie dello Stato, le ransomware Hive ayant infiltré l’infrastructure informatique de la grande entreprise italienne. Sans oublier la maison Armani et aujourd’hui 19 avril 2022, les renseignements de Martinelli Ginetto par le ransomware Conti.
Le transport italien et les informations de ses passagers semblent intéresser de nombreux opérateurs. Le 23 mars 2022, un incident informatique avait lieu. Les pirates auraient d’abord introduit un cryptolocker dans les systèmes pour bloquer des données, puis ont exigé une rançon de 5 millions de dollars pour les déchiffrer, obligeant la société à « suspendre la vente de billets dans les gares de toute l’Italie ». Précaution afin d’éviter d’autres risques de compromission qui pourraient mettre en crise d’autres systèmes informatiques, y compris ceux qui gèrent l’infrastructure. Une somme demandée sous un délai de trois jours faute de quoi elle doublait.
Capture d’écran de la discussion entre des individus et les opérateurs du ransomware Hive. « On ne sait pas qui a pris contact avec le cybergang […] puisque les identifiants pour accéder au backend ont été divulgués en ligne sur Twitch », souligne Redhotcyber. (Crédits : RHC)
Redhotcyber révèle que l’entreprise publique, équivalente à la SNCF en France, Ferrovie dello Stato adressait elle-même un message pour les usagers de Trenitalia : « Bonjour, en raison de problèmes de sécurité du réseau de l’entreprise, veuillez éteindre les ordinateurs même s’ils sont présents en mode de travail intelligent. Merci. »
Il semblerait que les cybercriminels auraient pénétré les infrastructures du groupe, à minima deux semaines auparavant, soulève Redhotcyber, mais le ransomware aurait été activé dans la nuit du 23 mars 2022. « Depuis ce matin, des éléments pouvant être liés à une infection par cryptolocker ont été détectés sur le réseau informatique de l’entreprise. Les activités de vérification sur le réseau sont en cours. Par mesure de précaution, certains utilisateurs des systèmes de vente physique de Trenitalia ont été désactivés. Par conséquent, il est temporairement impossible d’acheter des billets aux guichets et aux stations en libre-service, tandis que la vente en ligne est opérationnelle », communiquait la société.
La création textile touchée
Le 16 avril 2022, « il semble que la célèbre société de mode italienne Armani ait également été visée par les cybercriminels. L’attaque a été confirmée par la maison de mode milanaise », souligne Redhotcyber. Les systèmes d’information ont été placés hors d’usage par des cybercriminels mettant hors service certaines usines. Les spécialistes mandatés par la maison de couture auraient été occupés à repousser la menace, bien que limitée, qui a effectivement bloqué les systèmes informatiques du siège de Milan. Les usines de Mattarello-Trento et l’usine Antinea de Trissino, dans la vallée d’Agno, située dans la province de Vicence, ont rapidement repris leurs activités.
De nombreuses indications telles les taxes, photos de l’intérieur de certains lieux, des plans, des photocopies de pièces d’identité sont publiés. (Crédits : capture d’écran)
Le groupe de fabrication Martinelli Ginetto couvre la chaîne d’approvisionnement en textiles de maison haut de gamme et occupe une position de premier ordre au niveau mondial a été touché par le ransomware de Conti le 11 avril, et les opérateurs révèlent sur le site de fuite le 19 avril 2022 plus de 22 GB de données compressées. Le fichier Balazs contient 260 Mo d’informations et Pubblica Scan 163 Mo. Le dernier dispose de pièces d’identité, de factures dans douze dossiers différents classés par prénom. L’autre exemple affiche des plans de diverses usines, de photos, de cartes grises…
Les fêtes de Pâques se terminaient hier soir 19 avril 1922, et se déroulaient dans une atmosphère relativement calme et détendue, malgré une série de désordre qui eut lieu dans les quartiers de Belfast. Toujours sous fonds de mésentente entre catholique et protestant, des heurs, des drames, des embrasements sont légion. D’un côté des personnes, de l’autre des mitrailleuses tirant à balles réelles. De nombreux blessés, des maisons incendiées, des familles à la rue…
Plusieurs feux ont été allumés dans le quartier de Narrowdone à Belfast, le bilan affichait une quinzaine de demeures plus ou moins détruites et surtout plongées plusieurs clans à la rue. Les autorités irlandaises ordonnaient qu’elles soient hébergées dans des locaux municipaux. La pagaille engendrée a été mise au diapason à l’arrivée bruyante et dommageable des mitrailleuses. Le lendemain, les mêmes mitrailleuses crachaient encore leurs projectiles sur les habitants, manifestants… provoquant une centaine de blessés.
Deux officiers généraux en charge de l’organisation de l’armée de l’État libre étaient arrêtés à Kenmare, dans le comté de Kerry, par des éléments de l’armée républicaine. En protestation, ils entamaient une grève de la faim. (Crédits : Ben Kerckx/Pixabay)
Les faits-divers s’enchaînent à Paris comme ailleurs. Mais c’est le drame d’un jeune homme éconduit qui transforme la passion en haine. Charles, compagnon déchu et déçu s’ôte la vie d’un coup de revolver, croyant avoir atteint mortellement, celle qui hantait ses rêves, avant le retour de l’amoureux prodigue, Robert. Une tragédie où trois personnages prennent place : Juliette Eblé, Robert Charbonneau et Charles Saint-Saëns. La scène se déroulait au 19 rue Gide à Levallois où Louis Rouqier était maire le 18 avril 1922.
Juliette Eblé, née Delmont 28 ans, demeurait dans un hôtel meublé au 19 de la rue Gide, depuis deux ans. À un autre étage vivait un ouvrier cordonnier de 24 ans, Charles Saint-Saëns. Les deux voisins finirent forcément par se croiser, se saluer, se prendre d’amitié avant de devenir amants. Mais un grain de sable venait enrayer le rouage du couple en devenir. Le retour de son précédent amour, le mois précédent, du Mexique où il fut cuisinier durant cinq années. Robert Charbonneau aussitôt rentré, revint trouver sa chère Juliette pour lui conter fleurette. Ce qui devrait arriver se produisit, les deux hommes se rencontrèrent et devinrent jaloux l’un de l’autre. Juliette retomba sous le charme du cuisinier, ce qui poussa la jeune femme à rompre de Charles Saint-Saëns.
Le célèbre livre de John Gray, « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » aurait pu, peut-être, de lui éviter de tels actes. (Crédits : Manu Carrillo/Pixabay)
L’éconduit passa une dernière journée, un dimanche avec son ancienne amie, croyant certainement pouvoir recouvrer son amour. Sauf que lorsqu’une femme prend une décision, elle est très souvent ferme et définitive, faisant suite aux différents avertissements préalables. Vers 10 h 30, Charbonneau se présenta dans le même débit de boissons. Une discussion violente éclate. Puis l’ouvrier cordonnier laissa le jeune couple. Après avoir passé la soirée en compagnie de nouvel amant, et sortants du cinéma, elle rentra seule dans sa chambre.
La jeune femme semble déchaîner les gestes désespérés des anciens amoureux, souligne le journaliste. Déjà en 1920, elle vivait une semblable expérience, lorsque son ami corse, Henri Perretti, 28 ans s’ôtait la vie, car elle voulait le quitter. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)
Elle enleva son chapeau, son manteau, avant de pousser un cri d’épouvante, l’éconduit se tenait caché au pied du lit, un revolver pointé vers elle. « Ah ! enfin, je te tiens ! vociférait le cordonnier. Tu vas me payer de la vie le chagrin que tu m’as fait par ton abandon, à moins que tu ne veuilles reprendre la vie commune », racontait le journaliste. Tétanisée, elle ne put répondre si bien qu’il tira par trois fois, la touchant à deux reprises à la cuisse gauche. Elle se traîna sur la plier, où fort heureusement, Robert Charbonneau discutait encore avec l’hôtelier. L’ego le fit grimper jusqu’à la chambre de sa dulcinée, semble-t-il, pour se venger, il tomba sur porte close, avant de redescendre s’occuper de sa douce. Deux agents de police furent prévenus tandis que le cuisinier amenait la blessée à l’hôpital Lariboisière. Croyant son crime commis, l’éconduit s’ôta la vie d’une balle de revolver dans la tête. Les inspecteurs le retrouvèrent, avec une respirante, mais dans une mare de sang, il mourut lors de son transport vers Beaujon. L’état des blessures de Juliette Eblé fut déclaré non grave par les services d’urgence.
Rideau Hall est la résidence officielle du monarque et du gouverneur général du Canada, située au 1, promenade Sussex à Ottawa. Dans un communiqué de presse publié le 2 décembre 2021, le bureau du secrétaire général dévoilait qu’il y avait eu un accès non autorisé à son réseau interne. En vertu de la Loi sur l’accès à l’information, des courriels internes du gouvernement obtenus par la presse canadienne indiquent que les fonctionnaires étaient « incapables de confirmer l’étendue complète de l’information qui a été consultée ».
Des documents récemment divulgués révèlent que l’attaque informatique d’un réseau informatique interne à RideauHall a été décrite par des fonctionnaires comme un « cyberincident sophistiqué » dans les jours qui ont précédé l’annonce de la faille de sécurité au public, relate la CBC. Tous les gestionnaires ont été incités « à réfléchir sur les renseignements gérés par leur unité respective » et à soulever leurs inquiétudes, selon l’ébauche du texte rédigé le 17 novembre 2021 qui devait être transmis aux employés.
« C’est si complexe, nous ne pouvons pas individuellement rendre les organisations imputables, dit Mme Bernier. L’amplitude de ces failles informatiques et leurs conséquences sont telles que nous avons besoin d’un contrôle assez puissant pour rendre imputables toutes les organisations détenant des données personnelles. » (Crédits : DR)
Le 2 décembre 2021, « le Bureau du secrétaire du gouverneur général (BSGG) a été informé d’un accès non autorisé à son réseau interne. Le BSGG a immédiatement pris des mesures pour renforcer son réseau et collabore actuellement avec le Centre canadien pour la cybersécurité dans le cadre de l’enquête en cours », communiquait Rideau Hall.
En France, Sadeco, Collège Ostéopathique de Bordeaux, Département de l’Ardèche… voient leurs données volées publiées sur les sites de fuites. Le ministère des Finances du CostaRica vient de subir une attaque informatique de la part de Conti, qui diffusera 1 TB de données dès le 23 avril 2022 annonce les opérateurs. (Crédits : capture d’écran)
CiaraTrudeau, porte-parole du Bureau du secrétaire, affirmait qu’un échange avait eu lieu avec les employés de Rideau Hall et « les partenaires externes qui ont pu être touchés par l’incident ». Elle a refusé de fournir plus de détails, tout comme EvanKoronewski, porte-parole du Centre de la sécurité des télécommunications (CST), qui souligne que l’agence ne peut pas donner des précisions sur la cyberattaque. « Bien que l’enquête visant à déterminer la nature et la portée de l’intrusion soit toujours en cours, le BSGG poursuit son travail avec les experts et prendra d’autres mesures pour renforcer son réseau au besoin. Il a également communiqué avec le Commissariat à la protection de la vie privée à la suite de l’incident. » Le piratage des banques de données est devenu de plus en plus attrayant pour les cybercriminels, a répondu ChantalBernier, ancienne commissaire à la protection de la vie privée du Canada par intérim. « C’est sans risque, très bon marché et très rentable, a-t-elle déclaré dans une interview. Malheureusement, il y a aussi beaucoup de piratage soutenu par l’État ».
Une scène tragique se déroulait à Nottinghman relate L’Homme Libre le 17 avril 1922. Les infirmières et infirmiers de l’asile demandèrent aux autorités administratives d’améliorer le régime alimentaire. Suite au rejet de la requête, les personnels soignants prirent la décision ferme de priver de soins et de nourriture les pensionnaires de l’asile, jusqu’à ce que satisfaction leurs soient donnée. Comme il fallait s’y attendre, les résidents perdirent complètement la boule.
Ils devinrent furieux et commencèrent à détruire le matériel de l’établissement. La direction, désemparée appela la police en renfort. La stupeur et surprise des agents des forces de l’Ordre furent absolues. Toutes issues barricadées, les policiers reçurent différentes sortes de projectiles lancés depuis les fenêtres du premier étage, par les soignants. Sauf qu’un détail important leurs échappa, les pensionnaires se trouvèrent au rez-de-chaussée, et au complet. Les policiers arrivèrent à entrer, et furent assaillis par les aliénés libérés de toute entrave.
Les tensions existaient déjà entre les États-Unis et le Mexique en 1922. En cause des levées de séquestres sur des terres pétrolifères. Elle devrait augmenter la production d’or noir et baisser le coût des carburants, comme quoi la vie est un éternel recommencement. (Crédits : L’Homme Libre/BnF/Gallica)
Ne pouvant faire usage de leurs armes à feu, un combat corps à corps s’engagea. Un fou mordu l’un d’entre eux à la gorge et décéda par étranglement, un autre eu les yeux crevés. Il fallut attendre les pompiers avec les pompes pour extirper les malheureux. Arrêter le personnel soignant fut transporté de l’asile à la prison municipale. Les policiers durent cette fois-ci affronter le courroux de la population, car ces derniers voulurent lapider les infirmiers et infirmières sur le trajet, montrant l’indignation populaire.
En deux jours la GuardiaCivil annonce avoir arrêté trois personnes soupçonnées de cultiver sur 67 hectares de marijuana. Puis elle désarticule la logistique du trafic de drogue sur la CostaDorada avec 51 individus détenus et plus de dix tonnes de haschisch et dix « narco bateaux » ont été saisis. Le matériel confisqué a une valeur d’environ 30 millions d’euros. Les opérations Maius et Drift ont permis le démantèlement de deux organisations criminelles dédiées a la contrebande sur la Costa Dorada.
Le 13 avril 2022, la Guardia Civil, dans le cadre d’une opération conjointe avec la police régionale de Navarre, a détricoté la plus grande plantation en Europe de haschisch. L’opération a conduit à l’arrestation de trois personnes en Navarre quand une enquête est diligentée pour deux individus au Paysbasque. Les chiffres sont à dimension industrielle, car 415 000 plants ont été détruits, dont la valeur marchande aurait pu être vendue pour 30 millions d’euros pour être transformée en CBD (cannabidiol) et autres dérivés. Puis, l’ensemble une fois transformé pouvait atteindre les 100 millions d’euros sur le marché.
Un hectare équivaut à 10 000 m2, les proportions du terrain du CampNou sont de 105 m sur 68, une piscine olympique mesure 50 par 25 m. Soit pour le premier 7140 m2, et 1250 pour le bassin olympique. La comparaison est donc de près de 94 (93,84) terrains de football barcelonais et 536 bassin olympique. (Crédits : Guardia Civil)
L’enquête débutait au milieu de l’année 2021, lorsqu’un agent émettait un doute sur la légalité d’une grande culture de chanvre. L’investissement économique que l’exploitant avait réalisé, ainsi que la destination de la Suisse ou l’Italie, pays connus pour leur transformation vers la fabrication de produits dérivés du CBD (interdit en Espagne) ont éveillé des soupçons. À ce moment-là, les deux entités policières commençaient les investigations dans les villes d’Artajona et d’Olite. Communes où elles ont trouvé onze plantations de chanvre avec quelque 415 000 plants pour une superficie de 67 hectares.
Su precio en el mercado podría haber alcanzado los 100 millones de euros.
Lors de la fouille de l’entrepôt, 23 000 autres plants, en train de sécher, ont été saisis. Le poids total mesuré est de 50 740 kilos, selon la Guardia Civil.
Maius et Drift
Le 14 avril 2022, la Guardia Civil, communiquait cette fois sur l’opération Maius qui a pris fin le 30 mars 2022. Le démantèlement d’organisations criminelles consacrées au trafic de drogue à Tarragone, qui fournissaient services, et logistique pour l’introduction de haschisch sur la Costa Dorada. La société de service œuvrait dans le delta de l’Ebre. Leur prestation faciliter la mise à l’eau de narco bateaux, et besoins aux institutions pour amener le produit sur la côte de Tarragone (carburant, de la nourriture, du stockage, logement aux équipages). Ils allaient également jusqu’à proposer un service de sécurité pour ne pas être repérés par les forces de police durant les travaux préparatoires ou lors des expéditions elles-mêmes.
L’opération Drift s’est achevée mardi 12 avril avec l’arrestation de 30 personnes à Alicante, Tarragone, Barcelone, Murcie et aux Baléares et de deux en France. L’organisation a acquis ses bateaux en Galice et au Portugal. Après les avoir transportés en Catalogne, ils les ont élaborés dans leur propre atelier situé à Cambrils. (Crédits : Guardia Civil)
L’intervention a permis la saisie de 5 bateaux d’une valeur de 900 000 euros et plus de 5 700 kg de haschisch, d’une valeur de plus de 19 millions d’euros, ont été confisqués. L’identité des auteurs d’autres confiscations de marijuana de près de quatre tonnes, qui avaient été effectuées précédemment à Vinaroz et en France, a été clarifiée, explique la Guardia Civil.
La première apparition sur le vieux continent date du XIVe siècle, avec le « pain d’espessez » en 1372 selon le « dictionnaire historique de la langue française » d’AlainRey. Mais c’est pour les empereurs de Chine, comme le papier hygiénique, que fut inventé le pain d’épice. Il s’agissait du « mi-king » un pain de froment et au miel, mis au point au Xe siècle sous la dynastie Tang. Il aurait été apporté en Europe par les combattants mongols, appréciant sa haute valeur énergétique.
Le 16 avril 1922, l’inauguration de la fameuse foire était solennellement effectuée par la troupe, précédée par une retraite aux flambeaux au départ de la caserne de Reuilly, passant ainsi d’airs guerriers à des divertissements pacifiques. Un des pontes affirmait la locution latine « Si vis pacem, para bellum » (Si tu veux la paix, prépare la guerre). Une fois ouverte, vous trouviez baraques de tir, loteries, manèges, boutiques où se vendent des bonbons, sans oublier le cochon de pain d’épices, qui à la guise des visiteurs s’appelait Constantin ou Agénor. « Vous avez d’ailleurs tout le temps, car la foire ne sera terminée que le 15 mai », expliquait le journaliste GilbertCharles du Figaro.
Parmi toutes les jeunes filles alertes, les gens s’essayaient à deviner la reine de la foire aux pains d’épices 1923, alors que celle de 1922 sera élue le 27 avril. (Crédits : jbundgaa/Pixabay)
Le temps incertain, même il y a cent ans, « si le soleil consent à n’être pas trop timide et si la pluie se mêle d’apprendre la discrétion », les terrasses aménagées par les bistrots aux alentours de la foire, devraient se remplir comme celle de la place de la Comédie à Montpellier par un beau temps de printemps. Pour ceux que les liquides pourraient égayer voire enivrer comme l’export-cassis, quand d’autres sonorités les accompagneront près des chevaux de bois, tel le Beau Danube Bleu, la Hongroise.
Le terme a été utilisé le 12 avril 2022 par le président américain Joe Biden, puis par le Premier ministre canadien, Justin Trudeau pour qualifier les actions perpétrées en Ukraine. Biden a accusé son homologue russe Vladimir Poutine de mener un « génocide » en Ukraine. Ce mot était jusque-là employé par Volodymyr Zelensky, mais jamais par l’administration de l’oncle Sam. En France, Emmanuel Macron tempérait son usage, au grand dam du pouvoir ukrainien, jugeant sa position de « décevante », mais qu’est-ce qu’un génocide ?
L’Organisation des Nations unies, anciennement la Société des Nations, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale définissait le « génocide ». Il est issu du grec genos (race) et du latin cide (tuer). Il désigne l’extermination physique, intentionnelle, systématique et préméditée d’un groupe humain ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines. L’expression est employée pour la première fois par son créateur, RaphaëlLemkin (1900-1959), réfugié polonais de confession juive, professeur de droit international aux États-Unis. Marqué par les violences de masse en Arménie (1915), il souhaitait un nouveau terme pour définir et rendre compte de l’ampleur, de la nature des crimes nazis. S’il n’est pas encore usité lors du procès de Nuremberg (1945-1946).
« Oui, j’ai parlé de génocide parce qu’il est devenu de plus en plus clair que Poutine essaie simplement d’effacer l’idée de pouvoir être ukrainien et les preuves s’accumulent », martelait Biden. Le 23 décembre 2021, il signait la loi sur la prévention du travail forcé chez les Ouïghours, dans le contexte du génocidaire au Xinjiang. (Crédits : Al Drago/REUTERS)
Il est aujourd’hui présent dans l’article 6 du statut de la Cour pénale internationale. La résolution 96 du 11 décembre 1946, de l’ONU définit le génocide de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
Meurtre de membres du groupe
Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe
Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle
Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe
Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe
L’adoption de la convention sur le génocide date du 9 décembre 1948, et entre en vigueur le 12 janvier 1951. Si 149 États l’ont signé, peu d’entre eux ont ratifié les 18 traités internationaux relatifs aux droits de l’homme. D’ailleurs, la convention ajoute dans l’article III que seront punis les actes suivants, à savoir, le génocide, l’entente en vue d’en commettre un, l’incitation directe et publique à le commettre, sa tentative et la complicité dans le génocide. À ce jour, trois génocides sont reconnus par l’ONU. Elle admet le génocide des Arméniens perpétré par l’Empire ottoman, en 1915-1916, celui des Juifs par les nazis, de 1941 à 1945, et le génocide des Tutsis commis par le pouvoir hutu, au Rwanda, en 1994.
Violences et Génocides
La différence entre violence menée contre une ethnie et un génocide est l’apanage des historiens, et juristes. Ainsi, l’Allemagne reconnaît, en 2015 les cruautés contre les Héréros et les Namas en Namibie entre 1904 et 1905. Le massacre des Cambodgiens de 1975 à 1979 est discuté, l’objectif des Khmers rouges ayant été dans un but d’uniformisation idéologique, ethnique et religieuse. Leur peuple et non de destruction (près de 2 millions de morts). Les brutalités perpétrées durant la guerre de libération du Bangladesh en 1971, une campagne de viol des femmes et l’épuration ethnique font partie de la répression à outrance de la rébellion bengalie par l’armée pakistanaise et des milices islamistes.
Justin Trudeau tenait des propos similaires à la déclaration d’Emmanuel Macron : « Je dirais que la Russie a déclenché d’une manière unilatérale une guerre brutale, qu’il est maintenant établi que des crimes de guerre ont été faits par l’armée russe et qu’il faut maintenant en trouver les responsables ». (Crédits : Sean Kilpatrick/La Presse canadienne)
Sans oublier celles que subirent les Amérindiens par le peuple qu’allaient devenir les citoyens des États-Unis d’Amérique, mais il est juridiquement nécessaire de définir, voire d’élargir le terme de Génocide. Des historiens défendent le principe de la prise en compte de certains massacres, ou mortalités de masse, qui permettrait d’éviter une forme de banalisation. Des cas évoluent, tels la suite donnée à la Guerre du Darfour, et emprisonnement de Omar el Bechir. Le 14 décembre 2019, il est incarcéré pour deux ans. Il est mis en accusation par la Cour pénale internationale pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans le cadre de la guerre du Darfour, sans être à ce jour, jugé… car non rendu par la République du Soudan à la CPI.
Envolées lyriques de dirigeants
Outre-Atlantique, les prises de parole sont devenues joutes verbales s’amusant de la communication, pour permettre ou non de diriger les sentiments des différents peuples, sans que ces derniers ne puissent vérifier les dires des journalistes et médias. « Il est de plus en plus clair que Poutine essaie simplement d’effacer l’idée même de pouvoir être un Ukrainien », développait le président américain lors d’un déplacement dans l’Iowa. Pour l’homme d’État, il est avare de doute, « Nous laisserons les juristes décider au niveau international s’il s’agit ou non d’un crime, mais il me semble que c’est le cas ». JakeSullivan, conseiller à la sécurité nationale enchérissait, car « sur la base de ce que nous avons vu jusqu’à présent, nous avons vu des atrocités. Nous avons vu des crimes de guerre. Nous n’avons pas vu un niveau de privation systématique de la vie du peuple ukrainien qui s’élève au niveau du génocide. »
President Biden: "Your family budget, your ability to fill up your tank, none of it should hinge on whether a dictator declares war and commits genocide a half a world away." pic.twitter.com/bRiE5u2sRz
Joe Biden affirmait que les « preuves s’accumulaient » sur les « choses horribles qu’ont faites les Russes en Ukraine », il prédisait que le monde « en découvrirait encore davantage sur la dévastation ». Un autre président américain, Georges W. Bush persuadait quasiment l’entièreté de la planète Terre que des armes de destructions massives se trouvaient en Irak… l’Histoire amène toujours la vérité, tôt ou tard… Plus au nord, Justin Trudeau estime « qu’on peut de plus en plus parler de génocide » en Ukraine. Il évoquait d’ailleurs que les atrocités perpétrées par « […] l’armée russe, que Poutine est en train de commettre en Ukraine », sont « tout à fait inacceptables » mentionnant notamment les attaques délibérées contre des civils et l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre, mais pas au point d’envoyer des troupes de l’OTAN sur le terrain.
Le président russe Vladimir Poutine dénonçait le 15 février 2022, lors d’une conférence de presse organisée à la suite des entretiens russo-allemands que « selon nos estimations, ce qui se passe aujourd’hui dans le Donbass est un génocide. » (Crédits : Oleksandr Klymenko/REUTERS)
Sur la tempérance du président français, le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, OlegNikolenko, réagissait promptement, jugeant « décevante » la position de la présidence française. « S’ils sont vrais, de tels propos sont très blessants pour nous », déclarait VolodymyrZelensky lors d’une conférence de presse commune avec les chefs d’État polonais, lituanien, estonien et letton, en visite à Kiev. « Je ferai de mon mieux pour discuter de cette question avec M. Macron aujourd’hui. Si ce n’est pas le cas, alors demain, quand il trouvera le temps », a-t-il ajouté. La Russie, de son côté, se défend en dénonçant une « mise en scène » et des « falsifications » orchestrées par les Ukrainiens et destinées à lui nuire. Il y a donc un enjeu intellectuel et pédagogique dans l’emploie du terme « génocide » à bon escient, comme « stratégie ». Une typologie des violences de masse existe, ce qui donne des nuances d’approches. L’ethnocide est l’éradication culturelle d’un groupe sans qu’il n’y ait nécessairement massacre de masse, l’épuration ethnique est son éradication d’un territoire, et le politicide qui est le massacre d’un groupe pour raisons politiques.
Le syndicat des acconiers ouvre le registre des organisations du port de Londres, en 1866. En août 1911, le syndicalisme connut une résurgence, comparable à celle de 1889, qui se manifesta par une grève générale des ouvriers de la manutention portuaire. Alors qu’à la veille du conflit, le Syndicat des dockers décupla ses effectifs (de 2 000 à 20 000 membres), tandis que celui des arrimeurs doublait (de 4 000 à 8 000). C’est peu dire que les organismes de défense des salariés présentent une véritable opposition en Angleterre.
Si bien que le 15 avril 1922, eut lieu un lock-out monstre outre-Manche. L’Homme Libre expliquait que les négociations commencèrent le 13 avril pour se clôturer à 5 h ce jour. Pas d’entente après un marathon entre les représentants des patrons et les délégués des 47 institutions syndicales (trade-unions). Sauf que pour une fois, la question concernait le droit des dirigeants. La demande était que ceux-ci émettent un préavis avant toute modification, et surtout après s’être tenu une discussion entre employeurs et employés.
La marée de protestation était considérable, car pas moins de 600 000 ouvriers prévoyaient de bloquer toute activité si les négociations n’aboutissaient pas. La fédération des mécaniciens indiquait que le lock-out durerait encore à minima trois mois. (Crédits : Hessel Visser/Pixabay)