Il y a cent ans… le marié se trompait de sœur

Imaginez-vous que vous allez assister au mariage de votre meilleure amie. Sauf que tout ne se passera pas comme prévu, bien au contraire. Les fiançailles suivirent d’une année pour que le couple puisse, selon la tradition, convoler. Dans l’Ouest-Éclair, un chapitre du roman « De l’Amour et de la Pitié », par Jacques Grandchamp semblait être à propos. « Si j’avais su », murmurait Sigisbert allongé sur son lit. Comme le personnage d’Aliette dans ledit roman, la promise et sa famille, allait se souvenir de cette journée toute leur vie.

La cérémonie était sur le point de se dérouler, ce vendredi 24 mars 1922 à Genève. Le capitaine hongrois Oserheim était fiancé avec la seconde des trois filles de M Brionner à Bregentz. Cependant, l’aînée éprise du militaire se résolut à se marier avec lui coûte que coûte. Elle imagina un plan que seules les fictions pouvaient supposer, il y a cent ans.

Les droits des Femmes n’étaient pas ceux qu’ils sont aujourd’hui. L’audace n’était pas non plus une qualité recherchée. (Crédits : L’Ouest-Éclair/BNF Gallica)

Elle se substitua à sa sœur, couverte d’un voile épais elle se présenta à l’autel. Ce ne fut qu’après la cérémonie nuptiale que le marié s’aperçut de la supercherie. Furieux, le jeune épousé prit ses affaires pour se rendre à Budapest séance tenante. Il entamait les démarches nécessaires pour faire annuler l’union. Le journal ne dit pas si la cadette finit par se marier avec le capitaine ni comment la benjamine vécut cette étrange cérémonie.

Fidel Plume

Équilibriste des mots, j'aime à penser qu'il existe un trésor au pied de chaque arc-en-ciel. Un sourire éclaire la journée de la personne qui le reçoit. Elizabeth Goudge disait : « La gratitude va de pair avec l'humilité comme la santé avec l'équilibre. »

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